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mardi 10 février 2026

God Save the Tuche de Jean-Paul Rouve (2025) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

God Save the Tuche de Jean-Paul Rouve serait-il le témoin d'un regain d'intérêt de la part du public hexagonal pour la comédie franchouillarde ? La réponse semble être positive si l'on tient compte des chiffres ''faramineux'' qu'obtint le cinquième volet de la franchise avec ses trois millions d'entrées. Un chiffre rêvé pour nombre de comédies françaises à n'avoir pas même dépassé les cinquante ou cent-mille entrées durant leur diffusion en salle... Nous allons malgré tout commencer par une anecdote tout à fait saisissante : Car n'en déplaise à celles et ceux qui ont détesté les cinquièmes aventures des Tuche, Jean-Paul Rouve a ici réussi le tour de force de convaincre le Roi du Royaume-Uni Charles III, son épouse la Reine Consort Camilla, ainsi que le chanteur britannique Sir Elton John à participer dans leur propre rôle au tournage du film. Un exploit qui balaie évidemment tous les défauts inhérents à l'écriture, à la mise en scène et à l'interprétation......................... T'y a cru, patate crue ? Pour ce cinquième et dernier rattrapage de 2025 (parce qu'après ça, faudra voir à tourner la page), c'est donc avec God Save the Tuche que l'on conclue cette courte série de longs-métrages qui l'année dernière m'avaient échappé. Et pas des meilleurs s'agissant de cette purge qui prouve une fois encore que '' Le Grand Déplacement '' de la comédie française sur le territoire britannique n'est pas la meilleure idée que le cinéma hexagonal ait eu ces vingt ou trente dernières années (Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté de Laurent Tirard demeurant l'un des plus piteux exemples)... God Save the Tuche, c'est un peu l'idée que l'on peut se faire lorsque l'on veut comparer sa projection à la mort par hypothermie. S'enfermer dans une salle de cinéma pour y voir projeter voilà près d'un an sur grand écran ou désormais chez soi, sur support physique ou dématérialisé est un peu comme de se retrouver emprisonné dans une chambre froide à attendre que la température baisse au point que l'on ressente fatigue, confusion, engourdissement pour finir enfin par un arrêt respiratoire...


Notons que dans le cas de God Save the Tuche, la comparaison s'arrête très précisément au moment où le froid cause une certaine désorientation. Laquelle peut être alors éventuellement comparée au désordre, au chaos, au cataclysme déclenché dans notre cerveau par une profusion de vannes sorties probablement tout droit des tiroirs poussiéreux conservant les archives de feux Les Robins des Bois. Devant tant d'indigence, débitées à la vitesse d'une machine à compter les billets dépensés pour l'achat des millions de places, Jean-Paul Rouve ainsi que les scénaristes Philippe Mechelen, Julien Hervé et Nessim Chikhaoui n'ont alors de cesse que d'étouffer les spectateurs sous un flots de blagues et de situations aussi gênantes qu'inefficaces. Mais si la sensation de mourir par le froid n'est paraît-t-il pas la pire façon d'expirer, nous engluer de centaines de phrases jouant pour la plupart sur le concept de ''jeux de mots'' n'est elle, pas non plus la plus mauvaise idée qu'aient eu les auteurs du film. En effet, autant mourir de froid semble être moins rude que de périr noyé ou brûlé, autant accumuler les gags toutes les quatre ou cinq secondes dans l'espoir que certains d'entre eux fonctionnent a des chances, parfois, de fonctionner. Nous retrouvons la clique habituelle, l'acteur, scénariste et réalisateur prenant la suite d'Olivier Baroux et réunissant à son tour Isabelle Nanty, Claire Nadeau, Pierre Lottin, Sarah Stern, Théo Fernandez et dans le rôle du petit-fils Jiji, le jeune Aristote Laios qui après avoir joué dans Yao de Philippe Godeau en 2018 intègre désormais la famille Tuche. Notons enfin, les présences d'Elise Larnicol dans le rôle de la Reine d'Angleterre, Bernard Menez dans celui du Roi ou encore le britannique Ray Johnson dans celui de Sir Elton John...

 

lundi 17 mars 2025

On fait quoi maintenant ? de Lucien Jean-Baptiste (2024) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Le truc avec ce genre de comédies françaises, c'est que l'on sait généralement très exactement à quoi s'attendre. Alors que nous hésitions entre le dernier long-métrage de Lucien Jean-Baptiste et À toute allure de Lucas Bernard, un problème de lecture ayant condamné ce dernier à un report, c'est donc sur On fait quoi maintenant ? que nous avons finalement jeté notre dévolu. Après avoir multiplié les rôles au cinéma et à la télévision où il incarna notamment le psychanalyste Franck Marchand dans la série Caméra café, Lucien Jean-Baptiste est passé pour la première fois derrière l'objectif en 2009 avec La première étoile. Première intervention en tant que réalisateur et première comédie pour un artiste qui au fil de cette toute nouvelle carrière ne fera qu'empiler les œuvres très légères et foncièrement dispensables. Statut auquel n'échappe donc pas On fait quoi maintenant ? qui comme les précédentes souffre d'une écriture trop légère ainsi que d'une mise en scène et une interprétation bien trop lisses pour véritablement marquer les esprits. Comme d'autres avant lui, Lucien Jean-Baptiste raccorde au ton humoristique de sa nouvelle comédie des thématiques sociales comme la reconquête du marché du travail, le retour à la vie active après des années de dépression et celui d'une ancienne star de la télévision que tout le monde ou presque a oublié depuis sa disparition des écrans radars. Le réalisateur et les trois scénaristes avec lesquels il a planché sur le script auraient pu se contenter de réunir ces trois profils en une seule et même personne mais les quatre hommes en ont décidé autrement en partageant les rôles autour de Lucien Jean-Baptiste lui-même, Isabelle Nanty ainsi que Gérard Darmon. Le premier est licencié après des années de bons et loyaux services. La seconde est cloîtrée chez elle et sous médicaments anti-dépresseurs depuis que son compagnon l'a quittée. Quant au dernier, il fut le célèbre animateur d'une émission intitulée Juste une question et qui depuis connaît des graves soucis d'argent et espère convaincre son père avec lequel il entretient des rapports difficiles d'accepter de revendre le manoir familial. Problème : parmi les trois scénaristes l'on retrouve Christophe Dutheron, lequel a lui-même écrit et mis en scène les deux volets des Vieux fourneaux ainsi que Fêlés l'année dernière.


Et comment dire.... Si ce dernier est encore tout à fait supportable, son ''diptyque'' mettant en scène Pierre Richard, Eddy Mitchell et Roland Giraud sembla donner une idée assez précise de ce que doit être une fin de vie en Ehpad ! Pas drôles, déprimants de désuétude, ennuyeux, Les vieux fourneaux 1 & 2 rejoignirent d'emblée la catastrophique carrière de réalisatrice de Michèle Laroque ! On supposera donc que sa participation au dernier long-métrage de Lucien Jean-Baptiste ne pouvait avoir comme conséquence qu'une œuvre molle et totalement désengagée au niveau de l'humour. C'est vrai, et ce, durant les deux premiers tiers qui confinent à la naïveté. Une écriture sinon indigente, du moins très scolaire. Une vision has-been de l'humour à la française durant laquelle certaines séquences enfoncent le clou à travers ce que l'on devine être la ''Dutheron's Touch''. Le meilleur exemple demeurant sans doute ce passage très gênant et totalement ringard montrant Jean-Pierre Savarin (Gérard Darmon) au temps de sa gloire, lorsqu'il animait son émission dans un décor et une esthétiques générale glauquissimes !!! Isabelle Nanty est fidèle à son jeu d'actrice et hystérise parfois le personnage de Véronique qu'elle incarne. Ça fait parfois sourire mais reste insuffisant pour que l'on s'attache véritablement à son personnage. Quant à Lucien Jean-Baptiste, il ne s'en sort pas trop mal même si là encore, il ne risque pas de remporter un premier prix de ''L'Actors Studio''. Est notamment invitée aux festivités, Zabou Breitman. Elle y interprète le rôle de Chachou, l'épouse d'Alain qu'incarne donc Lucien Jean-Baptiste. C'est sans doute elle qui s'en sort le mieux en abordant son personnage sous un angle plus sérieux que ses partenaires. Si On fait quoi maintenant ? apparaît souvent comme étant tout à fait superficiel, on finit pourtant par s'habituer aux personnages et à les trouver parfois touchants (comme lors de cette scène durant laquelle Jean-Pierre rend visite à son père alors que celui-ci est en train de mourir). Mais pour le reste, le film demeure trop léger, trop simpliste dans son écriture et son interprétation. Une comédie à découvrir lorsque l'on n'a vraiment rien d'autre à se mettre sous la dent...

 

mardi 18 février 2025

Quatre Zéros de Fabien Onteniente (2024) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Vingt-trois ans après avoir réalisé la comédie Trois Zéros, le cinéaste français Fabien Onteniente est revenu en octobre dernier avec la suite des aventures d'Alain Colonna. Désormais écrit par le réalisateur lui-même et Antonin Fourlin, Quatre Zéros confirme d'abord une chose : que Fabien Onteniente vit dans un autre monde, à une époque révolue dans laquelle il semble se complaire au point de perpétuellement vouloir le reproduire chaque fois qu'une idée de scénario lui vient en tête. Quatre Zéros est ainsi le digne héritier de la franchise Camping, de Jet Set, de Disco ou encore de All Inclusive. On aura rarement vu un réalisateur et scénariste demeurer aussi fidèle à son propre style que le cinéaste français. Les États-Unis ont John Waters et nous, en France, nous avons Fabien Onteniente. Ce qui, en soit, n'est pas annonciateur d'une très bonne nouvelle. Mais plutôt d'une très mauvaise. Surtout si l'on est allergique à cette vision passéiste, voire même extrêmement ringarde de la société française. Fabien Onteniente semble être resté bloqué dans les années 2000. Et plus précisément en 2002, année où sort Trois Zéros, lequel attire le public en masse puisque plus d'un million et deux-cents mille spectateurs viendront assister à l'arrivée dans l'équipe de France de l'excellent joueur de football, Tibor Kovacs qu'incarna Lorant Deutsch. De l'ancienne équipe d'interprètes il ne reste ''malheureusement'' pas grand monde. Samuel Le Bihan est aux abonnés absents. Lui qui incarnait le rôle de Manu, l'agent du jeune prodige du football laisse donc désormais la place à Paul Deby. Et comme Fabien Onteniente n'a pas eu l'air de vouloir trop se fouler ou plus simplement rappeler le personnage qu'interprétait à l'époque Samuel Le Bihan, le réalisateur a choisi la simplicité en donnant à ce nouveau caractère le même prénom. Manu (Paul Deby) découvre à son tour un nouveau phénomène du ballon rond. Un certain Kidane qu'interprète le jeune Mamadou Haïdara qui jusque là n'était apparu sur grand écran que dans La vie de ma mère de Julien Carpentier il y a deux ans. De manière si grossière que l'évocation de son arrivée sur notre territoire transpire une certaine idéologie, Fabien Onteniente aborde le sujet des migrants et du périple qu'ils rencontrent lors de leur traversée de leur pays d'origine jusqu'aux frontières hexagonales.


Un prétexte en réalité hautement fallacieux puisque le réalisateur et son scénariste vont assez peu s'intéresser par la suite à ce tout nouveau personnage puisque les séquences qui lui seront consacrées se compteront sur les doigts d'une seule main. Non, ce qui intéresse avant tout Fabien Onteniente et Antonin Fourlon est de décrire ce que semble être devenu depuis longtemps le monde du football. Un univers déjà lucratif à l'époque mais qui désormais attire une faune que l'on présentait il y a longtemps comme retranchée aux stricts abords des cités HLM. Désormais, la ''racaille'' s'invite aux festivités (comment nommer autrement les quelques énergumènes qui pour le compte d'un certain DZ vont jusqu'à intimider les parents de l'agent du nouveau prodige?). Si les types en survêt, le bling-bling et le football vous donnent des aigreurs d'estomac, Quatre Zéros apparaîtra à vos yeux comme une anthologie du mauvais goût. Gérard Lanvin reprend le rôle d'Alain Colonna avec cet air renfrogné qui est devenu sa marque de fabrique tandis qu'Isabelle Nanty rendosse celui de sa sœur Sylvie. Elle est désormais la compagne de José Pinto (Didier Bourdon), le propriétaire d'un restaurant qui marche mal et qui embauche son fils Manu ainsi que Kidane, le prodige du foot en question. Attirant la convoitise de concurrents, tel DZ qu'interprète le rappeur français Kaaris, Sylvie décide de faire appel à son frère qui depuis les événements du précédent long-métrage se la coule douce à Tahiti... Avant même de sortir en salle, Quatre Zéros était déjà totalement largué. Le style '' Fabien Onteniente'' pue aussi fort qu'une fosse septique complètement bouchée. Tous les travers de ses anciens projets transpirent ici. De cette incapacité à moderniser sa démarche au fil de ses comédies, le réalisateur accouche d'une œuvres qui tente d'évoquer des thématiques actuelles sous une forme incroyablement démodée. C'est ainsi qu'apparaissent dans leur propre rôle d'anciennes personnalités du football, tels Rolland Courbis, Guy Roux, Jean-Pierre Papin, Karl Olive ou encore le footballeur brésilien Rai. Mais à moins d'être un passionné du ballon rond, il y a peu de chance pour que les toutes nouvelles générations de supporters reconnaissent certaines de ces figures du foot venues cachetonner ou rendre service à Fabien Onteniente. Bref, Quatre Zéros s'avère plutôt affligeant, pas drôle et totalement déconnecté du monde moderne.

 

mercredi 11 mai 2022

Alors on danse de Michèle Laroque (2022) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Dévorée par son orgueil, Michèle Laroque a tout entreprit pour que son précédent long-métrage Chacun chez soi ne souffre pas de l'épidémie de Covid-19 en repoussant sans cesse sa sortie sur grand écran. Suite à son inénarrable purge intitulée Brillantissime sortie deux ans auparavant, le second montrait des signes d'amélioration qui ne pouvaient être que probables vue l'étendue des dégâts dont les spectateurs furent les premières victimes en 2019. Bousin de cette année là, le premier long-métrage de l'actrice, humoriste et malheureusement désormais réalisatrice Michèle Laroque semblait être annonciateur d'un projet visant à ruiner la carrière de ses interprètes. Kad Merad, Françoise Fabian, Gérard Darmon ou Pascal Elbé pour Brillantissime. Stéphane de Groodt, Lionel Abelanski, Alice de Lencquesaing ou Olivier Rosemberg pour Chacun chez soi. Et aujourd'hui, avec son troisième long-métrage intitulé Alors on danse, les nouvelles victimes de ce funeste casting réunissant des vedettes vieillissante du cinéma français s'appellent désormais Isabelle Nanty, Thierry Lhermitte, Patrick Timsit ou Antoine Duléry. D'emblée, le spectateur sera marqué par l'affiche de ce troisième film. Car si Alors on danse évite de peu le titre de plus mauvaise comédie française de l'année 2022 (la réalisatrice peut d'avance remercier Ahmed Hamidi dont le nullissime Le Médecin imaginaire est sorti il y a quelques semaines seulement), l'affiche concentre à elle seule ce que représente de manière générale le cinéma de Michèle Laroque. Soit, tout le ringard qui imprime autant cette surface de papier glacé où trônent les quatre principaux interprètes que le contenu du film lui-même s'y exprime avec un sens inné du ridicule qui confine au génie !


Si la mise en scène de Michèle Laroque et le scénario de Stéphane Ben Lahcene sont complètement à la ramasse, des trois longs-métrages de la réalisatrice, celui-ci demeure encore le plus ''convenable''. Persiste tout de même le sentiment de vieillesse instantané condamnant irrémédiablement le film à faire les beaux jours des maisons de retraite et les services de gériatrie des hôpitaux. Sans une once d'originalité, Michèle Laroque déroule un récit ultra convenu. Celui d'une sexagénaire qui découvre que son mari la trompe depuis deux ans et qui après avoir choisi de quitter la demeure familiale retrouve sa sœur qu'elle n'a pas revu depuis un long moment. Thierry Lhermitte a beau trôner aux côtés d'Isabelle Nanty, de Patrick Timsit et de l'actrice et réalisatrice, son personnage n'en est pas moins effacé. Tant mieux pour lui puisque cela lui permettra de se faire oublier lorsque le bilan cinématographique annuel sera dressé en fin d'année. Il demeure un fort contraste entre les personnages de Danie (la sœur de Sandra, épouse de l'adultérin Paul incarné par Antoine Duléry) qu'interprète Isabelle Nanty. Fort en gueule, réac, débordant d'énergie, avec celui de Roberto qu'incarne Patrick Timsit, lui-même relativement posé et réfléchi...


Alors que le dernier long-métrage de Gaspar Noé Vortex aborde sans complexe la fin de vie d'un couple incarné par Françoise Lebrun et Dario Argento, le spectateur a plus de chance de prendre un véritable coup de vieux devant Alors on danse que devant le témoignage intense du réalisateur franco-argentin. Aussi déprimant qu'un dernier jour de vacances précédent la rentrée, le film de Michèle Laroque arrive près de quarante années trop tard. Lorsque la chaîne Canal+ n'était pas encore née et que seuls Antenne2 et FR3 pouvaient concurrencer la première chaîne nationale. Lorsque encore le Streaming, les services VOD ou plus généralement Internet ne permettaient pas encore de choisir d'autres programmes que ceux imposés par les trois premières chaînes françaises. Oui, dans ces années quatre-vingt où les postes de télévision à gros culs diffusaient leur comptant de téléfilms auxquels, sans doute, Alors on danse n'aurait pas fait honte. Aujourd'hui fade et sans surprise, Michèle Laroque passant en outre son temps à se positionner face caméra, cette comédie qui n’effleure en réalité que le concept est une tragédie. Pour toutes celles et ceux qui ont travaillé dessus. Donné de leur temps. Financé la chose à hauteur d'un peu plus de sept millions d'euros. Brillantissime aura cumulé en l'espace de deux mois environ six-cent dix-mille entrées. Chacun chez soi quant à lui aura attiré cent-cinquante sept mille spectateurs. Ces dernier auront semblé avoir cependant fait preuve d'un regain d'intérêt pour le cinéma de Michèle Laroque puisque sur une période plus courte que pour son second long-métrage, Alors on danse à quant à lui atteint le score de deux-cent trente-quatre mille tickets vendus dans l'hexagone. Autant dire que malgré ce score relativement piteux, on risque d'entendre encore parler de Michèle Laroque ''réalisatrice'' dans les années qui viennent. Tout en étant mauvais bien que son dernier bébé soit le plus regardable des trois longs-métrages qu'elle a mis en scène, on peut faire le pari qu'en continuant à s'améliorer au fil du temps, Michèle Laroque parviendra un jour à réaliser une vraie bonne comédie. Mais au bout de combien de films ? Dix ? Vingt ? Trente ? Pas sûr qu'il y ait d'ici là encore du monde pour payer sa place de cinéma...

 

dimanche 9 janvier 2022

Les Tuche 4 d'Olivier Baroux (2021) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

L'année 2022 commence mal. 1Er janvier. Premier jour de l'année. Première comédie ratée. À dire vrai, et pour être tout à fait honnête, un film datant de 2021. Presque du siècle dernier si l'on tient compte du ringard qui mine le récit de la première à la dernière seconde. Fallait pas s'attendre à autre chose de la part d'Olivier Baroux qui avec Les Tuche 4 insiste une fois de plus sur ses personnages ultra-caricaturaux. Jean-Paul Rouve que l'on a connu en meilleure forme durant sa collaboration avec les anciens membres de la troupe Les Robins des Bois ne retrouve pas le génie des personnages qu'il incarnait alors. Elle est loin l'émission Radio Bière-Foot (la radio de la bière et du foot à la télé). Disparu Monsieur Orange... Même le Jeff du premier volet de la franchise que l'on pouvait encore raisonnablement apprécier ne fait plus que se singer lui-même. Et dire que l'on risque de les revoir tous, les membres de la famille originaire de Bouzolles, dans un futur cinquième volet. Mais que les fans (s'il en reste) de Jeff, de Cathy, de Stéphanie, de Wilfried et de Donald se rassurent. Les Tuche 4 n'atteint tout de même pas les tréfonds de l'ignominie dans lesquels se vautrèrent notamment la purge de Michèle Laroque, brillantissime de 2017, Francis Gnibre et Eric Carrière avec leur daubesque Les Municipaux, trop c'est trop ! l'année suivante ou encore Nicolas Benamour et son infâme Mystère à Saint-Tropez en 2021. Ce qui ne justifiera cependant pas pour autant les piètres qualités du long-métrage d'Olivier Baroux pourtant parfois capable de proposer de bonnes surprises comme L'italien en 2010. Il va bien falloir qu'un de ces jours l'acteur-réalisateur pense à mettre un terme à cette trop longue saga familiale qui ne fait malheureusement plus rire grand monde (en dehors de quelques spectateurs s'esclaffant sporadiquement)... 

 

Dans cette nouvelle séquelle, Jeff et sa famille vont accueillir la sœur de sa bien-aimée. Une Maguy qu'interprétera Isabelle Nanty désormais dans un double-rôle. Nouveau venu, l'acteur Michel Blanc dans le rôle de son époux Jean-Yves qui plutôt que de relever une sauce plutôt fade apparaît plutôt inconsistant. Presque aussi peu disposé à apparaître à l'image que son personnage semble être gêné de vivre. Jeff et ce dernier ne s'entendant plus vraiment depuis que le second a osé couper l'herbe sous le pied du premier lors d'une vente aux enchères dix ans auparavant, on se retrouve devant l'un de ces films confrontant deux individus se détestant copieusement traité sous le ton de l'humour. Enfin........ en théorie. Car concernant les rires, comme déjà décrit au dessus, ceux-ci sont aux abonnés absents. Se déroulant l'approche des fêtes de fin d'année, Tuche 4 n'apporte rien. N'innove jamais. Le film évoque la confrontation entre une grosse entreprise de vente et de distribution (l'ombre d'Amazon n'est pas loin) et une petite boite reconvertie dans la fabrication de jouets de Noël. Si l'idée est bonne bien qu'éculée, son exécution est par contre totalement bâclée. Ce moment terriblement jouissif lors duquel le petit dévorait le géant entre Eddie Vuibert/Richard Anconina et Denis Vierhouten/Daniel Prévost dans La vérité si je mens 2 est ici résumé à très peu de chose. Comme un cahier des charges qui aurait été imposé et que le réalisateur et ses quatre scénaristes (!!!) se seraient chargés de mettre en scène de la manière la plus insignifiante qui soit... 

 

Si en théorie Michel Blanc aurait dû apporter une valeur ajoutée au film, il n'en est rien. Presque effacé, il interprète un personnage odieux et opportuniste comme le cinéma en a charrié tant avant lui. Une resucée sans saveur. Un humour, des répliques et des attitudes qui tournent désormais en boucle et vide depuis les origines de la franchises remontant tout de même douze ans en arrière. Olivier Baroux profite de la période pour nous pondre un conte de Noël pour beaufs (ceux qui aiment danser sur La danse des Canards ou sur les chansons de La Compagnie Créöle risquent d'apprécier) dans lequel apparaît également François Berléand dans le rôle de Pierre Noël (Je sais, je sais...) qui au mieux enchantera les plus jeunes d'entre nous. Mais à choisir, si vous voulez vraiment prendre votre pied devant une comédie familiale sur le thème de Noël, préférez redécouvrir l'excellent Santa & Cie de (et avec) Alain Chabat... Bon allez, j'avoue... J'ai rigolé... Une fois... Et très franchement. Lors de la séquence qui, fruit du hasard, sort totalement du contexte du film pour nous replonger dans ces fausses pubs qu'étaient capables de mettre en scène les Nuls et Les Inconnus il y a longtemps de cela. Mais trente seconde de rire sur un peu plus de cent minutes, ça fait quand même mal au porte-monnaie...

dimanche 16 mai 2021

Les Tuche d'Olivier Baroux (2011) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Grosse comédie de potache, la première d'une lignée dont le troisième avatar devrait logiquement sortir cette année, Les Tuche d'Olivier Baroux porte en elle toute la légèreté de la savoureuse bande de guignols, Les Robins des Bois. Et ça n'est d'ailleurs pas un hasard si l'on retrouve en tête de gondole Jean-Paul Rouve qui malgré une carrière sur grand écran beaucoup plus honorable que celle de la plupart de ses acolytes du passé (excepté pour Marina Foïs qui elle aussi a su se prendre en main avec infiniment plus de rigueur que les autres membres de la troupe) sait parfois se relâcher, comme dans le cas présent. Car avec le personnage de Jeff Tuche, ce patriarche aux commandes d'une famille originaire de la ville imaginaire de Bouzolles (Salin-de-Giraud ayant en réalité servi de décor pour les besoins du film) ressemble à s'y méprendre à l'animateur de l'émission Radio Bière-Foot à laquelle était également rattaché Maurice Barthélémy. Celui qui incarna également sur scène un certain Monsieur Orange dont la particularité était de se fondre dans le décor interprète ici le rôle d'un père de famille au fort accent provenant de ce qu'il est de coutume d'appeler désormais les Hauts de France. Apparemment pas très finaud mais très attaché à certaines valeurs et surtout à sa famille constituée de son épouse Cathy (attachante et touchante Isabelle Nanty), fan absolue de Stéphanie de Monaco (elle rêve de la rencontrer), de Donald (Théo Fernandez, le surdoué de la famille), de Stéphanie (Sarah Stern), caricature même de la blonde pas très maline, idolâtrant au passage une certaine Paris Hilton, de Wilfried (Pierre Lottin), fan de rap et de voitures customisées et de Mamie Suze (Claire Nadeau), laquelle est particulièrement portée sur l'alcool et notamment sur la Suze, la chose ayant de lourdes conséquences sur son parler...


Tout ce petit monde se retrouve millionnaire et descend alors à Monaco se frotter aux habitants de cette petite principauté indépendante avec tout ce que cela peut sous-entendre de problèmes d'intégration. Car si ce quatrième long-métrage d'Olivier Baroux co-scénarisé en compagnie de Philippe Mechelen n'a l'air que de n'enclencher qu'une succession de vannes pas toujours très subtiles, il faudra malgré tout (et surtout au delà de l'avis pratiquement général des critiques) penser le film comme une certaine critique sociale, si petite soit celle-ci. Laquelle démontre fort heureusement dans le cas présent que même les coutumes et les comportements les plus ''archaïques'' peuvent donner naissance à une véritable relation entre individus de milieux sociaux radicalement différents. Et c'est même cette différence qui va tout d'abord nourrir ici l'amitié entre les Tuche et leurs voisins constitués essentiellement de Mouna (Fadila Belkebla), Salma (Karina Testa) et Jean-Wa (Sami Outalbali), d'abord réticents à rencontrer leurs nouveaux voisins avant de devenir de réels amis et confidents...


Les vannes fusent à peu près toutes les cinq ou six secondes, Jean-Paul Rouve/Jeff Tuche détenant sans doute le record parmi tous les interprètes. Pour ne pas trop alourdir son sujet par des blagues déjà très nombreuses, Olivier Baroux convie Isabelle Nanty/Cathy Tuche à apaiser le rythme telle une soupape de sécurité. Dans des décors signés Perine Barre et des costumes conçus par Sandra Gutierrez parfois absolument délirants, Les Tuche apparaît parfois comme une bande-dessinée live, joyeuse et surtout très colorée. Surtout, le film joue sur le contraste entre les habitudes un peu ''ringardes'' de cette famille originaire ''din Ch'Nord'' et le comportement éminemment précieux de la bourgeoisie sise à Monaco. Outre les interprètes déjà cités l'on retrouve également Guy Lecluse que l'on a l'habitude de retrouver chez cet autre acteur/humoriste qu'est Dany Boon, Jérôme Commandeur dans le rôle savoureux de Hermann du Country Club ou encore la regrettée Valérie Benguigui en snob de ce même Country Club. Olivier Baroux qui ici offre également une toute petite apparition à son fidèle compagnon de toujours Kad Merad (dans le rôle d'un poissonnier) apparaît lui-même à l'écran dans la peau du voisin irascible, Monnier. On pourrait citer encore Pierre Menès, Alain Doutey, Pierre Bellemare, Pascal Vincent (des Robins des Bois) et bien d'autres. Des guest en nombre pour une comédie certes, ultra légère mais qui rencontrera un grand succès en salle avec plus d'un million et demi d'entrée en onze semaines d'exploitation. Depuis, on connaît la suite : deux séquelles en 2016 et 2018 et un quatrième volet qui ne devrait logiquement pas tarder à voir le jour...

 

samedi 5 septembre 2020

Serial Lover de James Huth (1998) - ★★★★★★☆☆☆☆



Premier long-métrage du réalisateur et scénariste français James Huth, Serial Lover est un ovni cinématographique qui vit le jour sur grand écran en 1998. L'auteur de Brice de Nice (et de sa séquelle Brice 3 ''parce que le 2, je l'ai cassé !'') ou de Rendez-vous chez les Malawas l'an passé nous offrait il y a plus de vingt ans un spectacle hors du commun, parfois cadré comme du Jean-Pierre Jeunet/Marc Caro période Delicatessen, à l'humour noir et grinçant comme du Gustave Kervern/Benoît Delépine et à l'enrobage ultra coloré et donc tout aussi cheap qu'une vieille affiche publicitaire américaine des années cinquante nous vantant les mérites d'une bouteille de lait ou d'une cuisine. C'est dans ce contexte où passent de vieux standards surannés à l'image du Only You des Platters que l'actrice Michèle Laroque, ancienne transfuge de l'émission La Classe présentée par Fabrice sur FR3 dans les années quatre-vingt et qui fit ses tout premiers pas au cinéma quinze ans plus tôt, interprète le rôle de Claire Doste, éditrice de romans policier pour les Éditions Dangereuses qu'elle convie sur une idée de sa sœur Alice ses quatre anciens petits amis afin de choisir lequel parmi eux, elle prendra pour futur époux. Mais alors que la soirée débute à peu près normalement entre la jeune femme, Charles, Hakim, Sacha et Chichi, un terrible accident va tout remettre en question. Alors qu'elle prépare la suite du dîner dans la cuisine, Claire plante malencontreusement le couteau qu'elle a dans les mains entre les omoplates de Sacha qui meurt quelques instants plus tard...

Cachant le corps dans le réfrigérateur, la jeune femme tente de sauver les apparences auprès de ses trois autres convives. Malheureusement pour elle, la suite des événements vont confirmer que, décidément, ça n'est pas sa soirée. Alors qu'elle pensait pouvoir tranquillement fêter ses trente-cinq avec ses anciens compagnons, Claire va passer les pires heures de son existence : non seulement les morts vont s'enchaîner, mais de plus, elle recevra à plusieurs reprises la visite des inspecteurs Eric Cellier et Bruno Helgen qui enquêtent sur une série de cambriolages ainsi que celle des cambrioleurs en questions Giuseppe et Pino. Et pour corser le tout, des dizaines de personnes vont s'inviter à la fête, n'arrangeant pas les affaires de Claire qui cherche à faire disparaître le corps de ses amants... Sur un scénario écrit par le réalisateur lui-même ainsi que par Romain Berthomieu (K-Roof en 2002), Serial Lover est donc une comédie noire qui malgré les apparences n'est pas tirée d'une pièce de théâtre ou d'une bande-dessinée. Et pourtant, le lieu quasi-unique (outre la cage d'escalier de l'immeuble) demeurant l'appartement de l'héroïne et l'esthétique ultra coloré des décors et de certains personnages font du premier long-métrage de James Huth une sorte de BD live totalement déjantée qui ne se retient absolument pas lorsqu'il s'agit notamment d'évoquer la mort des divers amants de l'héroïne interprétés par les savoureux Michel Vuillermoz, Zinedine Soualem, Gilles Privat et Antoine Basler...

Avec une énergie folle que n'épargnent malheureusement pas quelques micro ventres mous durant la première moitié du long-métrage, James Huth s'amuse à mélanger comédie noire et enquête policière dans un contexte de fête pré-apocalyptique qui à la fin fera de l'appartement de Claire Doste, le décor idéal d'une œuvre sur la fin du monde. Car le réalisateur ne ménage ni ses personnages, ni les décors éminemment kitsch qui participent à l'étrangeté de l’œuvre. Si dans un premier temps Serial Lover s'avère parfois vidé de toute substance, le film trouve heureusement son rythme de croisière durant la seconde moitié. Et si Michel Vuillermoz et les autres finissent malheureusement par disparaître du récit, d'autres viennent prendre la relève. En effet, parmi les fêtards venus s'amuser à la fête organisée par la sœur de l'héroïne interprétée par Élise Tielrooy, on retrouve notamment Isabelle Nanty, Philippe Vieux et Patrick Ligardes dans le rôles des cambrioleurs mais aussi et surtout, une grande partie des Robins des Bois en les personnes de Jean-Paul Rouve, Pierre-François Martin-Laval, Marina Foïs et Maurice Barthelemy, Élise Larnicol et Pascal Vincent manquant à l'appel. Quant aux deux inspecteurs chargés de mettre la main sur les cambrioleurs qui sévissent actuellement dans le quartier, ils sont interprétés par les excellents Albert Dupontel et Didier Bénureau. À vrai dire, c'est en réfléchissant sur l'humour de chacun des interprètes conviés à la fête que l'on peu même sans avoir encore découvert Serial Lover se faire une petite idée de son contenu...

Le long-métrage de James Huth n'est certes, pas inoubliable. Il n'y a même aucune raison de lui octroyer un quelconque statut d’œuvre culte. Seulement voilà, malgré des défauts d'écriture qui parfois se révèlent gênants, on passe un moment plutôt agréable. Entre le charme de Michèle Laroque et d'Elise Tielrooy, le cynisme d'Albert Dupontel, la présence des Robins des Bois, des cadrages parfois très originaux (certaines contre plongées donnent le vertige) et quelques idées de scénario franchement revigorantes à l'image du cadavre jeté par la fenêtre atterrissant dans une benne à ordures ou Philippe Vieux et Patrick Ligardes réinterprétant a cappella le célèbre standard des Platters ''Only You'', Serial Lover est une comédie noire originale, visuellement soignée accompagnée par la musique de Bruno Coulais, entre rêveries et Cha-cha-cha...

jeudi 14 février 2019

Le Mystère des Jonquilles de Jean-Pierre Mocky (2013) - ★★★★☆☆☆☆☆☆



Le très prolifique Jean-Pierre Mocky a sans doute atteint l'un de ses records personnels en réalisant pas moins de six longs-métrages en 2013. Dont Le Mystère des Jonquilles, adaptation du roman The Daffodil Mystery que l'écrivain et journaliste britannique Edgar Wallace écrivit en 1920 et qui vit le jour chez nous pour la première fois en 1931 sous le même titre que sa très lointaine adaptation cinématographique. Mais Jean-Pierre Mocky n'étant pas Guy Hamilton, Sidney Lumet ou John Guillermin, inutile d'espérer y voir le renouveau du genre policier, celui mâtiné à l'origine, et au hasard, par des auteurs de la trempe d'Agatha Christie. Le Mystère des Jonquilles, lui, fait partie des œuvres les moins convaincantes de l'auteur de quelques œuvres pourtant aussi réjouissantes qu'étonnantes réalisées par le passé (Le Miraculé, Litan, la Cité des Spectres Verts, La Grande Lessive, Un Drôle de Paroissien, etc...).
Pourtant, la faute n'incombera pas à un casting aussi hétéroclite que bancal, un aspect qui se veut rédhibitoire mais participe pourtant à la légende d'un cinéaste qui décidément ne fait rien comme les autres.

Jugez sur place : Richard Bohringer dans le rôle de Merlin, Denis Lavant dans celui de Sam, Isabelle Nanty interprétant Willard, et Alain Bouzigues, ancien transfuge de la sympathique équipe de la série télévisée Caméra Café, dans le rôle de Lannes. Troisième rôle chez Mocky pour ce dernier qui à ce jour a tourné cinq longs-métrages auprès du cinéaste. Parmi les héros de cette drôle de farce, bien entendu, Jean-Pierre Mocky lui-même. S'offrant le rôle principal du détective Tarling. Celui-là même auquel est d'abord confiée la charge d'enquêter sur une sombre histoire de vol d'argent dans un grand magasin, propriété de Lannes, justement. Se refusant à chercher des poux dans les cheveux de la charmante Odette Ridier (l'actrice Laura Mélinand qui semble n'avoir joué à ce jour que dans deux longs-métrages, le second étant X-Rated d'Arnaud Toussaint), congédiée par son patron pour s'être refusée à lui devant ses avances. Ce dernier, retrouvé mort dans d'étranges circonstances, le détective Tarling se voit désormais contraint par son supérieur d'enquêter non plus sur une simple histoire de vol, mais de meurtre. En ligne de mire : Odette Ridier, qui pour avoir été licenciée se trouve dans la posture idéale de la coupable. Tarling va alors tout faire pour la disculper et faire tomber le véritable assassin de Lannes.

Vu sous cet angle descriptif et résumé de manière succinct,  Le Mystère des Jonquilles a encore des chances d'attirer les amateurs d'Hercule Poirot, de Miss Marple et consorts. Mais à vrai dire, le film de Jean-Pierre Mocky se révèle particulièrement navrant. Mais attention. N'allez pas le répéter trop fort car les fans de ce cinéaste engagé dans un cinéma hyper-productif et financièrement miséreux, risqueraient de vous en vouloir. Sans être particulièrement fasciné par la filmographie du personnage, j'avoue y être cependant attaché. C'est peut-être la raison pour laquelle j'insiste toujours, et ce, de manière régulière, pour lui offrir une place au chaud sur Cinémart. L'artisan Jean-Pierre Mocky a beau nourrir ses films d'un incalculable lot de défauts, son style unique mérite que l'on s'y arrête, ne serait-ce que pour un court instant. Ici, on retrouve la fâcheuse habitude qu'à le cinéaste de se contenter des premières prises. Du moins, c'est ce que semblent révéler la majeure partie des scènes qui auraient mérité d'être répétées plusieurs fois. La maîtrise des textes n'étant pas immédiatement acquise, même par les plus grands, il n'est pas rare de constater des erreur d'interprétation qui nuisent naturellement au récit. Les interprètes ont donc bien du mal à rendre crédible leur interprétation, la palme revenant sans doute à Jean-Pierre Mocky lui-même. C'est d'autant plus triste que parmi les interprètes de renom, se cache la toute jeune Laura Mélinand, qui même si elle aborde parfois son personnage sous l'angle de la théâtralisation, se révèle bien meilleure que ses pairs. Visuellement, on se retrouve face à du Mocky pur jus. C'est laid, « télévisuel » et n'a aucun style si ce n'est celui, je le répète, de son auteur. Quant au génial compositeur Vladimir Cosma, il signe une partition musicale sans intérêt. Le Mystère des Jonquilles ne rend donc pas honneur à Edgar Wallace, ni à ses interprètes dont on se demande encore ce qu'ils sont venus chercher dans cette galère... Triste !

mardi 29 janvier 2019

Alad'2 de Lionel Steketee (2018) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆



Avant d'aller « savourer » (non, j'déconne) Le Repaire du Vers Blanc de Ken Russell, petit détour vers la comédie française... non pas celle avec un trait d'union mais celle qui absorbe une partie de nos économies quand nous vient l'envie d'aller nous détendre dans les salles obscures. Trois ans après les aventures nanardesques d'Aladin dans Les Nouvelles Aventures d'Aladin, ça n'est pas Arthur Benzaquen qui remet le couvert dans cette suite intitulée Alad'2, mais le Lionel Steketee de triste mémoire qui vomit notamment sur les écrans français les pitoyables Nouvelles Aventures de Cendrillon en 2017. Cela n'étonnera personne (à part les décérébrés qui sont sortis de la salle le sourire aux lèvres, pardon pour eux), mais les dernières aventures du héros d'Aladin ou la lampe Merveilleuse sont à l'image du premier : navrantes, désespérantes, immatures, et indignes de bénéficier d'une sortie en salle.
En même temps, espérer ne jamais voir la suite des péripéties de Kev' Adams en terres marocaines était couru d'avance. Budget du premier Aladin, 16 millions de dollars américains. Soit, approximativement quatorze millions d'euros. Résultat au box office au bout de douze semaines : un peu plus de quatre millions quatre-cent mille entrées. Si l'on multiplie ce nombre en estimant la place à huit euros (ce qui peut varier en fonction de l'heure de passage et la salle de cinéma), le film aurait rapporté trente-cinq millions et deux-cent mille euros. Soit bien plus du double du financement initial. Ce qui ne pouvait évidemment que donner envie au producteur Daniel Tordjman de relancer la mécanique une seconde fois en ne revoyant le financement qu'à une hausse toute relative puisque Alad'2 a été financé à hauteur de dix-neuf millions d'euros « environs » (on va pas chipoter pour cent-mille malheureux euros, hum?).

Masochistes, les français ? Pétés de thunes aurais-je envie de hurler. Parce qu'après le succès du premier, qui peut aisément se comprendre, une fois découvert le désastre, on pouvait supposer que le public hexagonal se serait rendu dans les salles obscures en marchant à reculons. Si tel a été le cas pour une partie des français qui s'étaient rués dans les salle trois ans auparavant, deux million trois-cent mille d'entre eux y sont retournés l'année passée. Sans doute les décérébrés évoqués plus haut. Rien n'a changé. Ou plutôt si : c'est pareil, mais en pire. Les fans de blagues Carambar et les gamins qui se chahutent naïvement sous le préau de leur école ont sûrement été aux anges. En effet, Alad'2 ne vole pas bien haut. Et même si bas que la plupart des vannes échouent à faire rire le spectateur un minimum exigeant. On ne demandait pas au film la richesse des dialogues de certaines comédies cultes (au hasard, Le Diner de Cons, Un Air de Famille, Le Père Noël est une Ordure), mais quand même. Kev' Adam est égal à lui-même ; Tout comme Jamel Debbouzze qui n'a toujours pas compris que de reproduire sans cesse le même schéma ne fera jamais de lui un acteur. Les deux têtes d'affiches peuvent bien se ridiculiser, en réalité, on s'en fiche un peu. Mais que Jean-Paul Rouve, Isabelle Nanty, et même Gérard Depardieu viennent s'échouer sur cette île de désolation artistique demeure incompréhensible...

Heureusement de passage, on aura tôt fait d'oublier leur participation au projet. Impossible d'avoir pitié pour un Daniel Tordjman qui malgré des résultats moins importants que pour le premier long-métrage, a largement récupéré sa mise. Non, ce qui demeure navrant, c'est qu'en France, rares soient les cinéastes capables d'honorer un genre qui connut pourtant son heure de gloire à différentes époques. Louis de Funès, Pierre Richard, L’Équipe du Splendid, Jean-Pierre Bacri/Agnès Jaoui, ça vous parle ? Alad'2, c'est le degré zéro de l'humour. Une écriture bâclée qui se fiche allégrement du public. Un scénario tenant en deux ou trois lignes (et encore), un casting en partie basé sur le modèle du caméo dont la routine n'a plus la même saveur que lorsque le principe se révélait ponctuel. Pourtant, ce type de cinéma attire encore le public. Mais pour combien de temps ? Reste de très belles images... Mais ça fait cher la carte postale, non ?

mercredi 23 mai 2018

Les Tuche 3 d'Olivier Baroux (2018) - ★★★★★★☆☆☆☆



Après les Tuche à Monaco en 2011 avec Les Tuche, les Tuche aux États-Unis avec Les Tuche 2 : Le Rêve américain en 2016, cette fois-ci, l'équipe au grand complet revenait sur les écrans français fin janvier 2018 pour une aventure les menant tout droit jusqu'à l'Elysée avec Les Tuche 3. Olvier Baroux, l'ancien complice de Kad Merad est toujours aux commandes et la petite famille est toujours interprétée par le même groupe d'actrices et d'acteurs. A savoir, Jean-Paul Rouve dans le rôle de Jeff Tuche, Isabelle Nanty dans celui de son épouse Cathy, Sarah Stern dans la peau de leur fille Stéphanie, Pierre Lotin dans celle de Wilfried, le fils aîné, ainsi que Théo Fernandez qui reprend le rôle du fils cadet Donald, continuant ainsi de dénoter par rapport aux autres membres de la famille bien que l'acteur soit moins présent à l'écran dans ce troisième épisode.Même s'il est moins bien que le premier long-métrage de la saga désormais célèbre de la richissime famille de ch'tis, Les Tuche 3 surpasse pourtant le second qui était quelque peu décevant.On y retrouve également l'actrice Claire Nadeau dans le rôle d'une Mamie Suze toujours autant prise de boisson ainsi que Ralph Amoussou dans le rôle de Georges Diouf, le fiancé de Stéphanie.

Et justement, tout va mal pour la jeune femme : son petit ami refuse d'avoir un enfant avec elle, et c'est le clash. Du côté de Wilfried, c'est la même chose. Divorcé de son époux, il continue de se saper comme un rappeur. Quant à Théo, alors que les portes de Polytechnique lui sont grandes ouvertes, il refuse d'y aller. Comme le dit si bien sa maman, le cadet est en pleine crise d'adolescence. Alors qu'elle-même continue à préparer de bons petits repas à base de frites à sa famille, Jeff, lui est préoccupé par autre chose. Alors qu'il est désormais maire de Bouzolles, il constate avec désarroi que le TGV qui devait selon lui faire un arrêt à la gare de Bouzolles ne fait que passer devant. Le père de famille décide donc de se présenter aux élections présidentielles. Mais alors que peu croient en lui et qu'il est le sujet de moqueries de la part de ses principaux adversaires, tous sont au cœur de scandales qui ruinent leurs chances de passer le premier tour.. Jeff se retrouve finalement au second tour face au président sortant, le sinistre Papin...

Ce troisième volet des aventures des membres de la famille Tuche risque de faire grincer certaines dents quant d'autres se réjouiront de la découvrir au sommet de l'état, à la présidence de la république. On y retrouve le même humour que dans les précédents volets avec un surcroît de causticité dû au portrait peu élogieux qui est fait des hommes d'état, ici souvent jugés d'escrocs. Les gags ne sont pas toujours très fins (et même rarement il faut le reconnaître) mais on s'amuse beaucoup d'autant plus que les répliques s'enchaînent à une vitesse folle. Parmi les nouveaux venus, nous noterons la présence de Scali Deypeyrat dans le rôle de Bichon, Philippe Magnan dans celui de Papin, l'ex-président de la République, et la participation éclaire de Marc Duret dans la peau de Laurent Dupuis, candidat au second tour, s'excusant de l'emploi fictif dont bénéficie son épouse alors même qu'il est accusé de trafic de stupéfiants, de trafic d'organes, de braquage, et de proxénétisme !!!

On pardonnera au film sa grande légèreté de ton. Plus que la critique, c'est l'humour qui tient le haut du pavé et rappelle celui de la troupe des Robins des Bois. Les Tuche 3 n'est certes pas la meilleure comédie d'Olivier Baroux (qui y interprète toujours le rôle de Monnier) mais pas la plus mauvaise non plus. A voir une fois suffira, d'autant plus que l'on risque malheureusement de l'oublier assez rapidement. Mentions spéciales tout de même pour le couple formé par Rouve et Nanty ainsi que l'interprétation de Pierre Lottin qui n'a jamais personnifié de manière aussi convaincante, le personnage hautement caricatural de Wilfried...

mercredi 21 mars 2018

Sélection de 3 films à voir, à revoir... ou à éviter (8)

Comme promis, je vous propose un article (pas tout à fait) entièrement consacré à la lycanthropie. Aux Loups-garous. A ces grosses bêtes à poils qui lors des nuits de pleine Lune hurlent et dévorent ceux qui ont le malheur de croiser leur route. Le premier long-métrage dont j'aimerais parler est Le Loup-garou de Londres. L'un des meilleurs dans sa catégorie et sans aucun doute, l'un des plus célèbres également. Réalisé par le cinéaste américain John Landis, réalisateur éclectique, auteur de The Blues Brothers, Un Fauteuil pour Deux, Série Noire pour une Nuit Blanche ou encore Cheeseburger Film Sandwich. Si An American Werewolf in London est si réputé, c'est avant tout parce qu'il eut l'insigne honneur de présenter ce qui allait demeurer jusqu'à présent, comme la plus belle transformation d'un homme en loup-garou. Un travail remarquable que l'on doit à l'un des plus grands spécialistes en matière d'effets-spéciaux de maquillage, le new-yorkais Rick Baker. Une scène de quelques minutes seulement mais qui fait définitivement partie de la légende. Une épreuve physique que le spectateur pourra tout autant que la victime de cette malédiction, ressentir dans sa propre chair. Mains, pieds, torse, oreilles, visages, le corps tout entier de l'acteur David Naughton sera recouvert de latex pour les besoins de cette impressionnante transformation. L'ouvrage de Rick Baker marquera tellement les esprits qu'il recevra l'Oscar des meilleurs maquillages en 1982 ainsi qu'un prix similaire à l''Académie des films de science-fiction, fantastique et horreur la même année. Anecdote intéressante : c'est en découvrant le film et la fameuse scène de transformation que le chanteur pop Michael Jackson eut l'idée d'engager John Landis à la réalisation de son clip Thriller. On ne sera d'ailleurs pas étonnés d'apprendre que le maquilleur participa lui-même à la conception des nombreux maquillages parsemant ce clip vidéo anthologique.
Outre l'excellent casting, Le Loup-garou de Londres propose une intrigue simple, ponctuée de moments horrifiques très marquants (le passage dans les landes ou celui situé dans le métro londonien) à d'autres davantage versés dans l'humour. A ce titre, le film peut se targuer d'accumuler des ruptures de ton étonnants et dont l'un des points culminants demeure lorsqu'àprès avoir massacré six personnes au hasard sous sa forme monstrueuse, David fuit le zoo où il s'est réveillé entièrement nu. On passe donc de l'angoisse au rire et ce, grâce à la mise en scène intelligente de John Landis qui ne sacrifie jamais un courant au profit d'un autre. Malgré la différence séparant ces deux genres, il demeure une certaine homogénéité dans la succession de scènes. Outre la transformation, il demeure un autre effet redoutablement efficace se situant dans le personnage incarné par l'acteur Griffin Dunne ( le galérien noctambule de After Hours de Martin Scorsese, c'est lui), lequel, zombifié après avoir perdu la vie au début du film, erre tel un mort-vivant se décomposant à mesure que son personnage apparaît à l'écran. Le Loup-garou de Londres est une excellente réussie qui malgré ses trente-sept ans n'accuse pas son âge. Tout au plus pourrons-nous lui reprocher un manque de rythme lors du passage un 'poil' trop long se déroulant au chevet de David mais à part cela, le film de John Landis est parmi les deux ou trois meilleurs films de loups-garous de toute l'histoire du cinéma fantastique. A découvrir donc pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore. A noter qu'une suite infâme fut réalisée longtemps après par le cinéaste britannique Anthony Waller. Une production franco-britannico-américano-néerlando-luxembourgoise, rien que cela, ce qui n'empêcha pas Le Loup-garou de Paris d'être incroyablement mauvais. A croire que les loups-garous n'étaient pas encore en mesure de s'adapter au climat parisien... ❤❤❤❤❤❤❤💔💔💔

Wolfen quant à lui est un long-métrage un peu à part dans la filmographie consacrée à la lycanthropie puisque davantage que des loups-garous, le récit tourne autour d'une bande de loups s'attaquant aux habitants de New-York, de jour, comme de nuit. À la différence du mythique individu se transformant en animal lors des nuits de pleine Lune, le film propose une relecture laissant supposer que l'on est face à un ou plusieurs individus atteints d'une malédiction proche de celle du Loup-garou de Londres ou de Hurlements. Si dans la forme, Wolfen mêle policier, horreur et fantastique, dans le fond, il s'agit surtout pour le cinéaste Michael Wadleigh de dresser le portrait d'une Amérique colonisée par l'homme blanc. Une terre appartenant autrefois aux amérindiens, lesquels sont désormais symbolisés à travers les créatures qui hantent la ville et vengent l'extermination de leur ancêtres par le sang. Celui de l'homme blanc. L'acte d'expropriation est ici matérialisé à travers des immeubles effondrés, détruits pour qu'y surgisse à la place, de nouveaux ensembles au profit de l'unique homme blanc. Les indiens d'Amérique ayant été déchus de leur biens n'ont plus désormais que leurs coutumes et l'alcool auxquels se raccrocher. Ridiculisé, l'homme blanc génère finalement à lui seul les soupçons tournant autour de l'identité du ou des tueurs. Dewey Wilson (l'acteur Albert Finney) enquête auprès de de la psychologue Rebecca Neff (Diane Venora) sur une série de meurtres dont furent les premières victimes un promoteur immobilier et son épouse. Entre rationalisation des événements et coutumes indiennes ancestrales, Wolfen hésite jusqu'au bout à livrer les clés du mystère. Filmé à la première personne, l'agresseur qui devient par la même occasion invisible aux yeux du spectateur est hypothétiquement décrit comme un loup lors de l'autopsie de l'une des victimes sur laquelle ont été retrouvés des poils. Adapté du roman de Whitley Strieber, The Wolfen, le film de Michael Wadleigh est une intéressante parabole sur le sort accordé aux indiens d'Amérique mais n'oublie pas d'y injecter dans son intrigue, une bonne dose de séquences horrifiques particulièrement convaincantes.
En effet, les scènes gore ne manquent pas, entre membres arrachés et décapitations. En grande partie tourné dans des lieux sinistrés de la ville de New York, une partie de celle-ci a de plus été fermée au public durant le tournage lorsque pour les besoins de l'intrigue, plusieurs loups y ont été lâchés. Parfois mystique, souvent angoissant, jamais ennuyeux, Wolfen livre un message d'humanité sur l'identité et le déracinement. Un classique du genre à redécouvrir d'urgence...❤❤❤❤❤❤❤💔💔💔

Pour terminer, on passe à tout à fait autre chose avec Serial Lover du cinéaste français James Huth. Rien qu'à l’énoncé du titre, on se doute déjà du contenu de ce qui se révèle être une comédie à la tête de laquelle on retrouve l'humoriste et actrice Michèle Laroque. Entourée d'une belle brochette d'acteurs français, elle incarne le rôle de Claire Doste, Directrice des Editions Dangereuses, un peu triste à l'idée de fêter ses trente-cinq ans alors qu'elle n'a pas encore choisi celui de ses ex amants qui partagera sa vie. C'est pour quoi un soir, la jeune femme invite à dîner Charles, Chichi, Hakim et Sacha, les anciens amants en question parmi lesquels se trouve sûrement le futur homme de sa vie. Mais alors que la soirée a débuté depuis un moment, l'un des convives meurt, tué accidentellement par Claire dans la cuisine. Après avoir caché le corps dans le réfrigérateur, Claire doit non seulement composer avec les trois autres mais doit se montrer méfiante car les inspecteurs Cellier et Helgen fouillent au même moment tous les appartements de l'immeuble à la recherche de deux cambrioleurs...
Serial Lover laisse une très étrange impression. Entre le sentiment de s'être fait arnaquer et celui d'avoir passé un moment totalement déjanté en compagnie d'une horde de seconds rôles sympathique, le spectateur a le choix de classer le film James Huth dans le registre du nanar ou de la comédie macabre assumant sa 'Zéditude'. Décors typiques des années quatre-vingt à base de néons et de meubles façon 'Ikea' et comportements étranges de la part de certains interprètes, nul doute que l'on est en présence d'un Objet Filmique Non Identifié. Si la première partie est poussive et donne envie de fuir une œuvre que l'on aura un peu trop tôt fait de considérer comme une niaiserie mal scénarisée, mal dirigée, mais aussi, mal interprétée et lorsque les morts commencent à s'enchaîner et que Michèle Laroque se doit d'assurer malgré la présence inattendue de dizaines d'invités surprises et des très collants inspecteurs incarnés par Albert Dupontel et Didier Bénureau, le film prend une tournure plus sympathique. Au hasard, on retrouve les acteurs Michel Vuillermoz, Zinedine Soualmen, Isabelle Nanty (totalement barrée), ou encore les membres de la troupe des Robins des Bois au complet. Au final, une comédie très, très, très légère mais qui met de bonne humeur. Toutefois, mieux vaut ne pas en abuser...❤❤❤❤❤💔💔💔💔💔
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