Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


Affichage des articles dont le libellé est Pierre Lottin. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pierre Lottin. Afficher tous les articles

mercredi 20 mai 2026

Animal Totem de Benoît Delépine (2025) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Provenant à l'origine du mot Ototeman issu des peuples autochtones anishinaabe d’Amérique du Nord, le terme Animal-Totem se rattache désormais plus simplement à l'idée de désigner un animal auquel l'on s'identifie. C'est aussi le titre du dernier long-métrage de Benoît Delépine que ce partenaire habituel de Gustave Kervern réalise et écrit cette fois-ci en solitaire. Bien que les deux hommes aient collaboré sur près d'une quinzaine de projets en commun, il arrive parfois que l'un et l'autre prennent leurs distances pour mettre en scène des œuvres indépendantes. Benoît Delépine réalisa ainsi en 2010 le court-métrage Comme un chien, en 2014 Enfin la fin et l'année suivante le téléfilm Groland, le gros métrage aux côtés de Christian Borde tandis que Gustave Kervern tourna le court Ya basta ! en 2010, le long Je ne me laisserai plus faire en 2024 alors que son dernier projet à l'heure actuelle intitulé Voilà, c'est fini en est à sa phase de post-production... Animal Totem a beau avoir été écrit à une main, celle de Benoît Delépine, le réalisateur, scénariste, acteur et figure emblématique de l'émission de télévision diffusée sur Canal+, Groland, n'en a pas pour autant perdu de son mordant. L'auteur confie à l'acteur Samir Guesmi le rôle de Darius six mois avant son apparition dans l'excellent Grand Ciel d'Akihiro Hata dans lequel il incarnera le rôle d'un syndicaliste prénommé Saïd. Dans Animal Totem, celui-ci incarne un homme qui prétend à qui lui prête une oreille distraite qu'on lui a volé ses papiers et toutes ses affaires lors de son arrivée à l'aéroport de Beauvais. Tout sauf... une valise à roulettes fort heureusement reliée à son bras gauche par une paire de menottes. À pied, et sur des dizaines de kilomètres, le voilà, chemin faisant et lors de rencontres inopinées, lancé dans une aventure qui doit le porter jusqu'à un rendez-vous d'une importance capitale... Considérant son dernier long-métrage davantage comme un conte moderne que comme une simple comédie noire dont il se fait généralement le chantre aux côtés de son ami Gustave Kervern, Benoît Delèpine explique la genèse d'Animal Totem à travers le souvenir d'un père agriculteur originaire de Picardie qui usait de produits insecticides mais aussi et surtout d'un combat écologique réel mené contre la présence d'une usine chimique qui eut pour conséquence l'abandon de sa construction. Le film est donc lui-même un message écologique parsemé de rencontres inattendues...


C'est ainsi que Darius croise la route d'une jeune anarchiste (Solène Rigot dans le rôle de Coli) qui vole les riches, celle d'un ASVP (pour Agent de surveillance de la voie publique), d'un amateur de MMA et de réseaux sociaux (Jonas Dinal dans le rôle de ''Tiger King''), d'un moniteur de tir à l'arc et même d'un étrange personnage, poète à ses heures, interprété par Patrick Bouchitey, qui voit en outre en noir et blanc et semble percevoir Saïd tel que le scénario de Benoît Delépine ne semble pas encore disposé à le dévoiler aux spectateurs. Car derrière sa bonhomie, sa passion pour la nature et les animaux parmi lesquels l'homme cherche justement à dénicher son ''Animal-Totem'', Saïd cache derrière un costume qui à bien y réfléchir peut nous aiguiller sur sa fonction première, un individu beaucoup moins calme et tranquille qu'il n'y paraît. Filmé dans un cinémascope qui réduit la lisibilité à travers deux bandes noires qui dévorent plus de la moitié de l'image, Animal Totem est parsemé de plans en grand angle. Mais surtout, le dernier film de Benoît Delépine semble n'avoir pas grand chose à nous raconter, l'écriture demeurant parfois d'une déprimante simplicité. Pourtant, le potentiel est là et l'on retrouve parfois la noirceur de l'ex duo, notamment lorsque le personnage central du récit évoque la composition d'un bidon de produits chimiques insecticide découvert dans un champ et dont la composition rappelle à Darius celle du traitement administré à sa mère lors de sa chimio ! Et jusqu'à cette séquence jouissive, rencontre entre notre héros et un infâme chasseur incarné par Gérard Boucaron, qui en outre est au centre d'un projet de construction d'usine chimique qui risque d'avoir des conséquences lourdes sur la faune et la flore de la région ! Tout ce qui précède la rencontre entre les deux hommes prend alors tout son sens à ce moment très précis et ce film que l'on pouvait jusqu'à maintenant considérer de si petit qu'on aurait oublié son existence à peine quelques jours après sa projection prend désormais une ampleur beaucoup plus importante. Au final, Animal totem est une sympathique comédie noire et écologique, sans doute mineure dans la carrière de son auteur. Un Benoît Delépine que l'on espère voir très vite collaborer de nouveau avec Gustave Kervern sur un prochain projet de long-métrage...

 

mardi 10 février 2026

God Save the Tuche de Jean-Paul Rouve (2025) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

God Save the Tuche de Jean-Paul Rouve serait-il le témoin d'un regain d'intérêt de la part du public hexagonal pour la comédie franchouillarde ? La réponse semble être positive si l'on tient compte des chiffres ''faramineux'' qu'obtint le cinquième volet de la franchise avec ses trois millions d'entrées. Un chiffre rêvé pour nombre de comédies françaises à n'avoir pas même dépassé les cinquante ou cent-mille entrées durant leur diffusion en salle... Nous allons malgré tout commencer par une anecdote tout à fait saisissante : Car n'en déplaise à celles et ceux qui ont détesté les cinquièmes aventures des Tuche, Jean-Paul Rouve a ici réussi le tour de force de convaincre le Roi du Royaume-Uni Charles III, son épouse la Reine Consort Camilla, ainsi que le chanteur britannique Sir Elton John à participer dans leur propre rôle au tournage du film. Un exploit qui balaie évidemment tous les défauts inhérents à l'écriture, à la mise en scène et à l'interprétation......................... T'y a cru, patate crue ? Pour ce cinquième et dernier rattrapage de 2025 (parce qu'après ça, faudra voir à tourner la page), c'est donc avec God Save the Tuche que l'on conclue cette courte série de longs-métrages qui l'année dernière m'avaient échappé. Et pas des meilleurs s'agissant de cette purge qui prouve une fois encore que '' Le Grand Déplacement '' de la comédie française sur le territoire britannique n'est pas la meilleure idée que le cinéma hexagonal ait eu ces vingt ou trente dernières années (Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté de Laurent Tirard demeurant l'un des plus piteux exemples)... God Save the Tuche, c'est un peu l'idée que l'on peut se faire lorsque l'on veut comparer sa projection à la mort par hypothermie. S'enfermer dans une salle de cinéma pour y voir projeter voilà près d'un an sur grand écran ou désormais chez soi, sur support physique ou dématérialisé est un peu comme de se retrouver emprisonné dans une chambre froide à attendre que la température baisse au point que l'on ressente fatigue, confusion, engourdissement pour finir enfin par un arrêt respiratoire...


Notons que dans le cas de God Save the Tuche, la comparaison s'arrête très précisément au moment où le froid cause une certaine désorientation. Laquelle peut être alors éventuellement comparée au désordre, au chaos, au cataclysme déclenché dans notre cerveau par une profusion de vannes sorties probablement tout droit des tiroirs poussiéreux conservant les archives de feux Les Robins des Bois. Devant tant d'indigence, débitées à la vitesse d'une machine à compter les billets dépensés pour l'achat des millions de places, Jean-Paul Rouve ainsi que les scénaristes Philippe Mechelen, Julien Hervé et Nessim Chikhaoui n'ont alors de cesse que d'étouffer les spectateurs sous un flots de blagues et de situations aussi gênantes qu'inefficaces. Mais si la sensation de mourir par le froid n'est paraît-t-il pas la pire façon d'expirer, nous engluer de centaines de phrases jouant pour la plupart sur le concept de ''jeux de mots'' n'est elle, pas non plus la plus mauvaise idée qu'aient eu les auteurs du film. En effet, autant mourir de froid semble être moins rude que de périr noyé ou brûlé, autant accumuler les gags toutes les quatre ou cinq secondes dans l'espoir que certains d'entre eux fonctionnent a des chances, parfois, de fonctionner. Nous retrouvons la clique habituelle, l'acteur, scénariste et réalisateur prenant la suite d'Olivier Baroux et réunissant à son tour Isabelle Nanty, Claire Nadeau, Pierre Lottin, Sarah Stern, Théo Fernandez et dans le rôle du petit-fils Jiji, le jeune Aristote Laios qui après avoir joué dans Yao de Philippe Godeau en 2018 intègre désormais la famille Tuche. Notons enfin, les présences d'Elise Larnicol dans le rôle de la Reine d'Angleterre, Bernard Menez dans celui du Roi ou encore le britannique Ray Johnson dans celui de Sir Elton John...

 

dimanche 6 avril 2025

En fanfare d'Emmanuel Courcol (2024) - ★★★★★★★★★☆

 


 

Acteur, scénariste et réalisateur, Emmanuel Courcol est revenu l'année dernière avec En Fanfare, quatre ans après avoir mis en scène la sympathique comédie dramatique Un triomphe dans laquelle le personnage d'Etienne Carboni qu'interprétait Kad Merad animait un atelier de théâtre dans l'objectif de faire participer plusieurs détenus afin de monter la pièce En attendant Godot de Samuel Beckett. Autre lieu, autres personnages, autre intrigue, En fanfare n'en est pas moins le ''frère jumeau'' de cette comédie carcérale situant cependant cette fois-ci la majeure partie de son intrigue dans la ville de Walincourt située dans les Hauts de France. C'est là-bas que vit Jimmy Lecocq, employé dans les cuisines d'une entreprise vouée à la fermeture malgré les protestations des employés qui y siègent afin d'empêcher la direction de faire vider les locaux de leurs outils de travail. Jimmy, c'est Pierre Lottin, acteur originaire d'Issy-les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine qui s'est surtout fait remarquer du grand public grâce à son interprétation de Wilfrid, le fils de la famille Tuche dans la série de films éponymes créés et adaptés par Philippe Mechelen et Chantal Lauby et mis en scène sur grand écran par Olivier Baroux, l'ancien partenaire de Kad Merad dans le duo Kad et Olivier. Autre interprète principal d'En fanfare, Benjamin Lavernhe incarne le rôle de Thibaut Desormeaux. Un chef d'orchestre et compositeur de renommée internationale qui pendant une répétition fait un malaise. Lors d'un examen médical, le jeune homme apprend qu'il est atteint d'une leucémie et qu'il doit impérativement trouver un donneur de moelle osseuse afin de guérir de la maladie. Thibaut apprend en outre qu'il a un frère qu'il n'a jamais connu et qui potentiellement pourrait lui venir en aide. Ce frère, c'est justement Jimmy ! La rencontre entre les deux hommes ne se fait pas sans heurts. Jimmy accepte mal l'existence d'un frère qu'il juge d'emblée avoir été privilégié tandis que lui a été élevé dans des conditions nettement plus... ''laborieuses'' ! Reprenant vaguement l'idée du protagoniste découvrant qu'il a un frère qu'il n'a jamais connu, le long-métrage d'Emmanuel Courcol évoque sensiblement Jumeaux mais pas trop d'Olivier Ducray et Wilfried Méance qui deux ans avant la sortie d'En fanfare mettait en scène Ahmed Sylla et Bertrand Usclat dans les rôles de deux frères improbables (l'un étant noir et l'autre blanc) issus en outre de milieu diamétralement opposés. À la seule différence que le long-métrage d'Emmanuel Courcol lui demeure éminemment supérieur tout en étant parfois d'une gravité accrue.


Le duo que forment Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin fonctionne à merveille et à plein régime. Accompagnés par une troupe d'interprètes du cru formant la fanfare du titre, Thibaut va apporter son aide aux musiciens tout en essayant de convaincre son frère Jimmy qu'il est capable de diriger lui-même la fanfare. Si En Fanfare offre parfois la sensation de se complaire dans une certaine caricature du monde ouvrier du nord de notre pays avec ses figures imposées, socialement ''instables'' d'un point de vue intime et comportemental et où le chômage semble toucher ses habitants plus que partout ailleurs dans l'hexagone, Emmanuel Courcol offre en réalité à ses personnages et par contraction à ses interprètes, un véritable écrin ou altruisme et humanisme côtoient les dures réalités de la vie. Et où, semble-t-il deux mondes, deux univers peuvent se télescoper pour n'en faire plus qu'un. Sans jamais s’apitoyer sur l'un ou l'autre de ses deux personnages principaux, le réalisateur et les scénaristes Khaled Amara, Oriane Bonduel, Irène Muscari et Marianne Tomersy, nous offrent l'un de ces rares moments de magie qui tantôt font rire aux éclats et parfois touchent au cœur. En outre, le récit prend des chemins de travers tout à fait inattendus alors que tout semblait plié d'avance. Drôle et émouvant, En fanfare est surtout magistralement interprété par Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin mais aussi par Sarah Suco et le reste du casting parmi lesquels les spectateurs remarqueront notamment l'actrice Ludmila Mikaël dans le rôle de la mère de Thibault. Malgré ses sept nominations aux Césars 2024 dont celle du meilleur film, meilleur acteur et révélation masculine (pour, respectivement, Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin) ou meilleur scénario, le film d'Emmanuel Courcol n'a remporté aucun prix. Il aura fallut attendre le mois de septembre pour voir cette comédie dramatique remporter le prix du meilleur film de la part du public au Festival international du film de Saint-Sébastien...

 

dimanche 9 janvier 2022

Les Tuche 4 d'Olivier Baroux (2021) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

L'année 2022 commence mal. 1Er janvier. Premier jour de l'année. Première comédie ratée. À dire vrai, et pour être tout à fait honnête, un film datant de 2021. Presque du siècle dernier si l'on tient compte du ringard qui mine le récit de la première à la dernière seconde. Fallait pas s'attendre à autre chose de la part d'Olivier Baroux qui avec Les Tuche 4 insiste une fois de plus sur ses personnages ultra-caricaturaux. Jean-Paul Rouve que l'on a connu en meilleure forme durant sa collaboration avec les anciens membres de la troupe Les Robins des Bois ne retrouve pas le génie des personnages qu'il incarnait alors. Elle est loin l'émission Radio Bière-Foot (la radio de la bière et du foot à la télé). Disparu Monsieur Orange... Même le Jeff du premier volet de la franchise que l'on pouvait encore raisonnablement apprécier ne fait plus que se singer lui-même. Et dire que l'on risque de les revoir tous, les membres de la famille originaire de Bouzolles, dans un futur cinquième volet. Mais que les fans (s'il en reste) de Jeff, de Cathy, de Stéphanie, de Wilfried et de Donald se rassurent. Les Tuche 4 n'atteint tout de même pas les tréfonds de l'ignominie dans lesquels se vautrèrent notamment la purge de Michèle Laroque, brillantissime de 2017, Francis Gnibre et Eric Carrière avec leur daubesque Les Municipaux, trop c'est trop ! l'année suivante ou encore Nicolas Benamour et son infâme Mystère à Saint-Tropez en 2021. Ce qui ne justifiera cependant pas pour autant les piètres qualités du long-métrage d'Olivier Baroux pourtant parfois capable de proposer de bonnes surprises comme L'italien en 2010. Il va bien falloir qu'un de ces jours l'acteur-réalisateur pense à mettre un terme à cette trop longue saga familiale qui ne fait malheureusement plus rire grand monde (en dehors de quelques spectateurs s'esclaffant sporadiquement)... 

 

Dans cette nouvelle séquelle, Jeff et sa famille vont accueillir la sœur de sa bien-aimée. Une Maguy qu'interprétera Isabelle Nanty désormais dans un double-rôle. Nouveau venu, l'acteur Michel Blanc dans le rôle de son époux Jean-Yves qui plutôt que de relever une sauce plutôt fade apparaît plutôt inconsistant. Presque aussi peu disposé à apparaître à l'image que son personnage semble être gêné de vivre. Jeff et ce dernier ne s'entendant plus vraiment depuis que le second a osé couper l'herbe sous le pied du premier lors d'une vente aux enchères dix ans auparavant, on se retrouve devant l'un de ces films confrontant deux individus se détestant copieusement traité sous le ton de l'humour. Enfin........ en théorie. Car concernant les rires, comme déjà décrit au dessus, ceux-ci sont aux abonnés absents. Se déroulant l'approche des fêtes de fin d'année, Tuche 4 n'apporte rien. N'innove jamais. Le film évoque la confrontation entre une grosse entreprise de vente et de distribution (l'ombre d'Amazon n'est pas loin) et une petite boite reconvertie dans la fabrication de jouets de Noël. Si l'idée est bonne bien qu'éculée, son exécution est par contre totalement bâclée. Ce moment terriblement jouissif lors duquel le petit dévorait le géant entre Eddie Vuibert/Richard Anconina et Denis Vierhouten/Daniel Prévost dans La vérité si je mens 2 est ici résumé à très peu de chose. Comme un cahier des charges qui aurait été imposé et que le réalisateur et ses quatre scénaristes (!!!) se seraient chargés de mettre en scène de la manière la plus insignifiante qui soit... 

 

Si en théorie Michel Blanc aurait dû apporter une valeur ajoutée au film, il n'en est rien. Presque effacé, il interprète un personnage odieux et opportuniste comme le cinéma en a charrié tant avant lui. Une resucée sans saveur. Un humour, des répliques et des attitudes qui tournent désormais en boucle et vide depuis les origines de la franchises remontant tout de même douze ans en arrière. Olivier Baroux profite de la période pour nous pondre un conte de Noël pour beaufs (ceux qui aiment danser sur La danse des Canards ou sur les chansons de La Compagnie Créöle risquent d'apprécier) dans lequel apparaît également François Berléand dans le rôle de Pierre Noël (Je sais, je sais...) qui au mieux enchantera les plus jeunes d'entre nous. Mais à choisir, si vous voulez vraiment prendre votre pied devant une comédie familiale sur le thème de Noël, préférez redécouvrir l'excellent Santa & Cie de (et avec) Alain Chabat... Bon allez, j'avoue... J'ai rigolé... Une fois... Et très franchement. Lors de la séquence qui, fruit du hasard, sort totalement du contexte du film pour nous replonger dans ces fausses pubs qu'étaient capables de mettre en scène les Nuls et Les Inconnus il y a longtemps de cela. Mais trente seconde de rire sur un peu plus de cent minutes, ça fait quand même mal au porte-monnaie...

mercredi 23 mai 2018

Les Tuche 3 d'Olivier Baroux (2018) - ★★★★★★☆☆☆☆



Après les Tuche à Monaco en 2011 avec Les Tuche, les Tuche aux États-Unis avec Les Tuche 2 : Le Rêve américain en 2016, cette fois-ci, l'équipe au grand complet revenait sur les écrans français fin janvier 2018 pour une aventure les menant tout droit jusqu'à l'Elysée avec Les Tuche 3. Olvier Baroux, l'ancien complice de Kad Merad est toujours aux commandes et la petite famille est toujours interprétée par le même groupe d'actrices et d'acteurs. A savoir, Jean-Paul Rouve dans le rôle de Jeff Tuche, Isabelle Nanty dans celui de son épouse Cathy, Sarah Stern dans la peau de leur fille Stéphanie, Pierre Lotin dans celle de Wilfried, le fils aîné, ainsi que Théo Fernandez qui reprend le rôle du fils cadet Donald, continuant ainsi de dénoter par rapport aux autres membres de la famille bien que l'acteur soit moins présent à l'écran dans ce troisième épisode.Même s'il est moins bien que le premier long-métrage de la saga désormais célèbre de la richissime famille de ch'tis, Les Tuche 3 surpasse pourtant le second qui était quelque peu décevant.On y retrouve également l'actrice Claire Nadeau dans le rôle d'une Mamie Suze toujours autant prise de boisson ainsi que Ralph Amoussou dans le rôle de Georges Diouf, le fiancé de Stéphanie.

Et justement, tout va mal pour la jeune femme : son petit ami refuse d'avoir un enfant avec elle, et c'est le clash. Du côté de Wilfried, c'est la même chose. Divorcé de son époux, il continue de se saper comme un rappeur. Quant à Théo, alors que les portes de Polytechnique lui sont grandes ouvertes, il refuse d'y aller. Comme le dit si bien sa maman, le cadet est en pleine crise d'adolescence. Alors qu'elle-même continue à préparer de bons petits repas à base de frites à sa famille, Jeff, lui est préoccupé par autre chose. Alors qu'il est désormais maire de Bouzolles, il constate avec désarroi que le TGV qui devait selon lui faire un arrêt à la gare de Bouzolles ne fait que passer devant. Le père de famille décide donc de se présenter aux élections présidentielles. Mais alors que peu croient en lui et qu'il est le sujet de moqueries de la part de ses principaux adversaires, tous sont au cœur de scandales qui ruinent leurs chances de passer le premier tour.. Jeff se retrouve finalement au second tour face au président sortant, le sinistre Papin...

Ce troisième volet des aventures des membres de la famille Tuche risque de faire grincer certaines dents quant d'autres se réjouiront de la découvrir au sommet de l'état, à la présidence de la république. On y retrouve le même humour que dans les précédents volets avec un surcroît de causticité dû au portrait peu élogieux qui est fait des hommes d'état, ici souvent jugés d'escrocs. Les gags ne sont pas toujours très fins (et même rarement il faut le reconnaître) mais on s'amuse beaucoup d'autant plus que les répliques s'enchaînent à une vitesse folle. Parmi les nouveaux venus, nous noterons la présence de Scali Deypeyrat dans le rôle de Bichon, Philippe Magnan dans celui de Papin, l'ex-président de la République, et la participation éclaire de Marc Duret dans la peau de Laurent Dupuis, candidat au second tour, s'excusant de l'emploi fictif dont bénéficie son épouse alors même qu'il est accusé de trafic de stupéfiants, de trafic d'organes, de braquage, et de proxénétisme !!!

On pardonnera au film sa grande légèreté de ton. Plus que la critique, c'est l'humour qui tient le haut du pavé et rappelle celui de la troupe des Robins des Bois. Les Tuche 3 n'est certes pas la meilleure comédie d'Olivier Baroux (qui y interprète toujours le rôle de Monnier) mais pas la plus mauvaise non plus. A voir une fois suffira, d'autant plus que l'on risque malheureusement de l'oublier assez rapidement. Mentions spéciales tout de même pour le couple formé par Rouve et Nanty ainsi que l'interprétation de Pierre Lottin qui n'a jamais personnifié de manière aussi convaincante, le personnage hautement caricatural de Wilfried...

lundi 8 février 2016

Les Tuche 2 : Le Rêve Américain de Olivier Baroux (2016)



Voilà cinq ans que Jeff Tuche a offert à son épouse Cathy le cadeau de ses rêves : rencontrer Princesse Stéphanie de Monaco. Désormais, la famille mufti-millionaire vit de ses rentes et Jeff, propriétaire d'une entreprise florissante prône le travailler moins pour gagner plus.Mamie Suze boit toujours autant, Stéphanie est fiancée à la star du football Georges Diouf, Wilfrid, fan de tuning, rime sur des paroles rap et Donald a quitté Bouzolles pour Los Angeles afin d'y parfaire son anglais. Là-bas, il y a fait la connaissance de la jolie Jennifer Carrington dont les parents sont très riches. Pour ne pas faire tâche durant un repas organisé par ceux-ci à l'attention de leur fille et de son petit ami Donald, ce dernier fait croire aux Carrington que son père Jeff est un grand chirurgien spécialisé dans la reconstruction faciale, persuadé que de toute manière, les deux familles ne se rencontreront jamais.

Et puis, Donald doit bientôt revenir en France. De plus, Ron Carrington, le père de Jennifer fait comprendre au jeune garçon qu'il préfère qu'il ne voit plus sa fille. Mais après avoir écrasé six fois de suite l'ancien champion d'échec dans sa propre discipline, Donald est finalement accepté par Ron. Malheureusement pour lui, Cathy, Jeff, Stéphanie, Wilfried et mamie Suze débarquent de Bouzolles afin de lui faire une surprise pour son anniversaire...

D'abord connu comme humoriste auprès de son camarade Kad Merad, Olivier Barroux a quelque peu changé son fusil d'épaule et si l'on continue à le voir apparaître dans quelques long-métrages, il semble cependant plus enclin désormais à réaliser qu'à être dirigé par d'autres. Huit films au compteurs en tant que cinéaste, avec parfois peu de réussite (Mais qui a Retué Pamela Rose?) et quelques très bonnes surprises (L'Italien). Il revient donc en 2016 avec la suite des Tuches réalisé en 2011. Cette fois-ci, Olivier Barroux met les petits plats dans les grands et nous offre un voyage au pays du rêve américain. Ayant plutôt apprécié la première apparition cinématographique de la famille de ch'tis (bien plus que celle de Dany Boon et son Bienvenue Chez les Ch'tis) bien qu'il me fut difficile d'en supporter une seconde vision, ma compagne et moi attendions avec ferveur cette suite dont la bande-annonce était pleine de promesses. On retrouve les mêmes interprètes qu'en 2011. L'ancien Robin des Bois Jean-Paul Rouve, à ses côtés la très attachante Isabelle Nanty, l'immortelle Claire Nadeau en mamie Suze (cette femme ne vieillit pas, je vous l'assure), Sarah Stern dans le rôle de Stéphanie, jeune femme un peu superficielle mais au très fort caractère. Théo Fernandez dans le rôle d'un Donald qui, vu son jeune âge, a bien changé depuis le premier opus, et enfin Pierre Lottin, celui qui sans doute tire le mieux son épingle du jeu avec son imitation parfaite du jeune ch'tis.

A leurs côtés, on découvre de nouveaux visages : ceux des parents de Jennifer (Alice Morel Michaud), le français Ken Samuels et la canado-américaine Susie Almgren. Richard Robitaille dans celui de Roger Cerisier, le voisin canadien, et même le cinéaste lui-même dans le rôle de Monnier, voisin à Bouzolles de la famille Tuche. Les Tuche 2 : Le Rêve Américain n'est pas mauvais, mais il laisse un goût un peu amer. Si quelques rires aux éclats ont surgit durant la séance, le reste du temps, le public ne s'est pas vraiment poilé. En tendant l'oreille, on pouvait entendre des critiques pourtant élogieuses et au sortir de la salle les spectateurs arboraient un visage satisfait. De là à dire que le film est drôle, disons que quelques scènes ont pu marquer les esprits, et pas forcément les plus amusantes. Quelques excellentes idées ont fort heureusement émaillé un récit attendu (convenu?) comme celle durant laquelle on découvre les Tuche, fans de La Petite Maison dans la Prairie, réinterpréter le générique à leur façon. Il manque à cette suite ce choc des cultures qui aurait pourtant apporté beaucoup à un scénario qui se contente de gags plutôt lourds, du niveau des Robins des Bois ou des Deschiens, pourtant excellents, mais qui prennent un sacré coup de vieux.

Si Les Tuche 2 : Le Rêve Américain n'est pas si drôle qu'on l'attendait, on passe cependant un moment agréable, mélange de satisfaction (d'où l'intérêt de se vider l'esprit au cinéma) mais de déception aussi (cette suite est bien moins amusante). On n'en voudra cependant pas à Olivier Barroux ni à toute l'équipe du film. Tous sont tellement attachants qu'on leur pardonne les failles de cette suite...


Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...