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mardi 10 février 2026

God Save the Tuche de Jean-Paul Rouve (2025) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

God Save the Tuche de Jean-Paul Rouve serait-il le témoin d'un regain d'intérêt de la part du public hexagonal pour la comédie franchouillarde ? La réponse semble être positive si l'on tient compte des chiffres ''faramineux'' qu'obtint le cinquième volet de la franchise avec ses trois millions d'entrées. Un chiffre rêvé pour nombre de comédies françaises à n'avoir pas même dépassé les cinquante ou cent-mille entrées durant leur diffusion en salle... Nous allons malgré tout commencer par une anecdote tout à fait saisissante : Car n'en déplaise à celles et ceux qui ont détesté les cinquièmes aventures des Tuche, Jean-Paul Rouve a ici réussi le tour de force de convaincre le Roi du Royaume-Uni Charles III, son épouse la Reine Consort Camilla, ainsi que le chanteur britannique Sir Elton John à participer dans leur propre rôle au tournage du film. Un exploit qui balaie évidemment tous les défauts inhérents à l'écriture, à la mise en scène et à l'interprétation......................... T'y a cru, patate crue ? Pour ce cinquième et dernier rattrapage de 2025 (parce qu'après ça, faudra voir à tourner la page), c'est donc avec God Save the Tuche que l'on conclue cette courte série de longs-métrages qui l'année dernière m'avaient échappé. Et pas des meilleurs s'agissant de cette purge qui prouve une fois encore que '' Le Grand Déplacement '' de la comédie française sur le territoire britannique n'est pas la meilleure idée que le cinéma hexagonal ait eu ces vingt ou trente dernières années (Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté de Laurent Tirard demeurant l'un des plus piteux exemples)... God Save the Tuche, c'est un peu l'idée que l'on peut se faire lorsque l'on veut comparer sa projection à la mort par hypothermie. S'enfermer dans une salle de cinéma pour y voir projeter voilà près d'un an sur grand écran ou désormais chez soi, sur support physique ou dématérialisé est un peu comme de se retrouver emprisonné dans une chambre froide à attendre que la température baisse au point que l'on ressente fatigue, confusion, engourdissement pour finir enfin par un arrêt respiratoire...


Notons que dans le cas de God Save the Tuche, la comparaison s'arrête très précisément au moment où le froid cause une certaine désorientation. Laquelle peut être alors éventuellement comparée au désordre, au chaos, au cataclysme déclenché dans notre cerveau par une profusion de vannes sorties probablement tout droit des tiroirs poussiéreux conservant les archives de feux Les Robins des Bois. Devant tant d'indigence, débitées à la vitesse d'une machine à compter les billets dépensés pour l'achat des millions de places, Jean-Paul Rouve ainsi que les scénaristes Philippe Mechelen, Julien Hervé et Nessim Chikhaoui n'ont alors de cesse que d'étouffer les spectateurs sous un flots de blagues et de situations aussi gênantes qu'inefficaces. Mais si la sensation de mourir par le froid n'est paraît-t-il pas la pire façon d'expirer, nous engluer de centaines de phrases jouant pour la plupart sur le concept de ''jeux de mots'' n'est elle, pas non plus la plus mauvaise idée qu'aient eu les auteurs du film. En effet, autant mourir de froid semble être moins rude que de périr noyé ou brûlé, autant accumuler les gags toutes les quatre ou cinq secondes dans l'espoir que certains d'entre eux fonctionnent a des chances, parfois, de fonctionner. Nous retrouvons la clique habituelle, l'acteur, scénariste et réalisateur prenant la suite d'Olivier Baroux et réunissant à son tour Isabelle Nanty, Claire Nadeau, Pierre Lottin, Sarah Stern, Théo Fernandez et dans le rôle du petit-fils Jiji, le jeune Aristote Laios qui après avoir joué dans Yao de Philippe Godeau en 2018 intègre désormais la famille Tuche. Notons enfin, les présences d'Elise Larnicol dans le rôle de la Reine d'Angleterre, Bernard Menez dans celui du Roi ou encore le britannique Ray Johnson dans celui de Sir Elton John...

 

jeudi 3 août 2023

Opération Lady Marlène de Robert Lamoureux (1974) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

 

Né le 4 janvier 1920 et décédé quatre-vingt onze années plus tard le 29 octobre 2011, Robert Lamoureux fut tour à tour acteur, réalisateur, scénariste et même poète ou parolier. Il laissa derrière lui un très important héritage artistique, écrivant des poèmes et des chansons, montant sur les planches de théâtre, écrivant diverses pièces, jouant des dizaines de rôles au cinéma, participant à l'élaboration d'une vingtaine de scénarii et réalisant lui-même sept longs-métrages dont la célèbre trilogie La septième compagnie. Robert Lamoureux consacra d'ailleurs sa carrière de réalisateur exclusivement à la comédie. Même lorsqu'il commence à s'attaquer au premier volet de sa fameuse trilogie intitulé Mais où est donc passée la septième compagnie ? dont l'action se situe en juin 1940 lors de la débâcle. Lors de sa sortie en salle, le film approche les quatre millions d'entrée et s'avère donc l'un des plus grand succès de l'année 1973 en obtenant la troisième place du classement des films français. Robert Lamoureux s'écarte alors un temps de la comédie de guerre puisque l'année suivante sort sur les écrans de cinéma son quatrième long-métrage, Impossible pas français. En 1975, deux films réalisés par le cinéaste sortent en salle à cinq mois d'intervalle. Deux œuvres prenant comme cadre la seconde guerre mondiale. Après le succès de Mais où est donc passée la septième compagnie ? deux ans auparavant, on aurait pu penser que la prochaine comédie de guerre de Robert Lamoureux ferait directement suite aux événements situés dans le premier volet de ce qui deviendrait bientôt une trilogie et pourtant... Alors que On a retrouvé la septième compagnie allait bien sortir en cette fin d'année 1975, c'est une toute histoire qu'allait décider de nous raconter pour commencer le réalisateur. Abandonnant ses mythiques protagonistes au profit de tous nouveaux personnages, Robert Lamoureux se lance donc dans le projet Opération Lady Marlène. Un choix délicat, étonnant même, puisque l'on pouvait supposer qu'il profiterait immédiatement du succès de Mais où est donc passée la septième compagnie ? pour lui donner une suite. Il faudra donc patienter quelques mois et profiter d'ici là de cette rocambolesque mais néanmoins courageuse aventure mettant principalement en scène Michel Serrault dans le rôle de Paulo et Bernard Ménez dans celui de Clovis...


Deux français qui chacun à leur manière font de la résistance face à l'envahisseur allemand. L'un pratique le marché noir et fourni à celles et ceux qui normalement ne peuvent se le permettre de quoi se nourrir. Profitant ainsi des alertes durant lesquelles les français se cachent dans les caves pour s'introduire chez eux et leur dérober des victuailles. L'autre est un ancien soldat au service du commandant Moulinot (Pierre Tornade qui, une fois encore, reprend du service et gagne un grade en comparaison de celui dont il bénéficiait dans Mais où est donc passée la septième compagnie ?). Ne supportant ni la présence allemande, ni les collaborateurs, il a la gifle facile et la distribue à quiconque a le malheur d'être du côté de l'envahisseur. Les deux hommes, qui jusque là ne se connaissaient pas se rencontrent dans le métro parisien lors d'un accrochage entre Clovis et un ''collabo''. Dès lors, ils ne vont plus se quitter et vont même être chargés d'une mission par un général interprété par Robert Lamoureux lui-même : l'opération Lady Marlene... À vrai dire, Opération Lady Marlène n'est pas vraiment une comédie de guerre puisque si même le récit est intégré au temps de l'occupation et que l'on y voit régulièrement des soldats allemands, contrairement à la trilogie et la plupart des films du genre l'on n'y assiste jamais vraiment à de quelconques affrontements entre français et allemands. Le long-métrage a majoritairement été tourné dans la capitale. L'on y découvre notamment le Champ de Mars, la Tour Eiffel, la Basilique du Sacré-cœur, la rue de Rivoli, les Stations de Métro Gambetta et Porte des Lilas ou bien même les toits de Paris ou ses égouts... Si l'on devait comparer Opération Lady Marlène et le premier volet de la trilogie La septième compagnie, la perte de qualité est notable. On assiste aux péripéties de nos deux héros sans véritable entrain. Peu amusant, le duo fonctionne nettement moins bien que le trio précédemment formé par Pierre Mondy, Aldo Maccione et Jean Lefebvre. Et pourtant, dans le genre comédie de guerre franchouillarde, le cinquième long-métrage de Robert Lamoureux se situe très nettement au dessus de la plupart de ses représentants. Même Bernard Ménez dont la présence à l'écran est généralement synonyme de ''nanar'' voire de ''navet'' fait le taf ! Bref, une comédie qui se laisse regarder... une fois, mais certainement pas deux. Notons tout de même l'étonnante présence dans le rôle de Georgette de l'actrice autrichienne, Sybil Danning (Meteor de Ronald Neame en 1979 ou Hurlements 2 de Philippe Mora en 1985)...

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