Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

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dimanche 20 septembre 2026

Flesh-Eating Mothers de James Aviles Martin (1988) - ★★★★★★☆☆☆☆


 

 

Bien que Flesh-Eating Mothers du réalisateur, scénariste, producteur et monteur américain James Aviles Martin puisse parfois paraître unique en son genre, comme nous le découvrirons plus tard, il n'est pas rare d'y voir certaines similitudes avec quelques productions horrifiques qui connurent en leur temps un traitement nettement différent puisqu'ils ''arrosèrent'' littéralement les pages des magazines spécialisés tandis que cette petite production est probablement davantage connue sur son territoire d'origine qu'en France. Plus qu'un simple film d'horreur ou d'épouvante mâtiné de comédie noire, Flesh-Eating Mothers est aussi et surtout une satire sociale dans laquelle le cinéaste s'attaque directement à la cellule familiale américaine des années 80. Dans une banlieue apparemment idyllique ou tandis que les hommes rapportent l'argent tandis que leurs épouses s'affairent à la maison, l'on découvre rapidement que rien n'est véritablement ce qu'il paraît être. Une mère de famille alcoolique, une seconde adultère, un père qui bat son épouse, bref... pas de quoi envier cette petite communauté qui bientôt va être au centre d'une très curieuse épidémie. L'occasion pour James Aviles Martin de traiter des maladies sexuellement transmissibles en cette décennie des années quatre-vingt où cinq ans plus tôt le virus responsable du SIDA fut enfin identifié. Alors que Roddy Douglas (Louis Homyak) trompe sa femme avec une autre, celui-ci déclenche une épidémie dont les origines restent troubles mais dont les conséquences s'avèrent aussi effroyables qu'étonnantes ! En effet, tandis qu'il traine sa queue à peu près partout dans le quartier, l'homme transmet une curieuse maladie qui se déclare uniquement chez les femmes qui ont eu des enfants. Le cinéaste appuyant encore davantage sur la responsabilité des épouses adultérines puisque le virus ne semble pas avoir de conséquences sur celles qui n'ont pas d'enfants et qui donc par contraction sont considérées comme libres de toute responsabilité ! Au centre du récit se détachent trois groupes d'individus. À commencer par plusieurs adolescents. Des amis, des camarades de classe directement visés par les mères en furies puisqu'il s'agit de leurs rejetons. Culpabilisant, ils se liguent afin de mettre un terme aux horreurs qui vont se propager durant une longue nuit dont l'ambiance rappelle parfois celle du petit film culte que réalisa en 1984 Douglas Cheek, C.H.U.D. (pour Cannibale, Humanoïde, Usurpateur et Dévastateur)...


Seconde catégorie de personnages apportant la caution scientifique, le docteur Lee Grouly (Michael Fuer) et son assistante Felicia Codd (Carolyn Gratsch) qui passeront leur temps à observer le virus à travers un microscope avant de trouver de façon scénaristiquement rudimentaire, un vaccin ! Enfin, troisième catégorie de personnages : les flics. Un patchwork d'individus qui fait état de la corruption de l'institution. Car en dehors du shérif Clyde McCormick (Mickey Ross), la police est décrite soit comme incompétente, comme corrompue (à travers le rôle du commissaire interprété par Ken Eaton), soit carrément psychotique (l'officier Hitchcock qu'incarne Morty Kleidermacher). Flesh-Eating Mothers précède d'une année le beaucoup plus populaire Parents de Bob Balaban dans lequel un adolescent soupçonnera ses parents de pratiquer le cannibalisme. Car en effet, et c'est bien là l'excellente surprise du long-métrage de James Aviles Martin, dans Flesh-Eating Mothers, les mères adultères choppent le virus et se transforment en cannibales ! D'où un certain nombre de séquences plutôt remarquables pour ce genre de petite production dont le budget ne doit pas dépasser les quelques dizaines de milliers de dollars. Nos mères de familles arrachent de gros morceaux de chair à pleines dents pour le plaisir des amateurs de séquences gore pas trop regardants sur la qualité des effets-spéciaux ici, forcément prosthétiques. Une horreur mêlant donc les sujets du sexe, de la transmission d'une maladie et de ses étonnantes conséquences comme des années en arrière le cinéaste canadien David Cronenberg avait l'habitude de traiter certains de ses sujets. Comme pour Shivers en 1975 ou Rage l'année suivante. En outre, James Aviles Martin tord ici le concept de cocon familial bienveillant et réconfortant en inversant les fonctions de protectrice de la mère en la transformant en véritable prédatrice. Bref, si Flesh-Eating Mothers souffre de ses limites budgétaires, il n'en reste pas moins une sympathique série B horrifique méconnue qui mérite d'être (re)découverte...



 

samedi 19 septembre 2026

Sans Toit ni Loi d'Agnès Varda (1985) - ★★★★★★★★☆☆



Il est des personnages dans la vie de tous les jours que l'on n'oublie pas. Dans le septième art aussi d'ailleurs. Sandrine Bonnaire fait partie de ces actrices remarquables qui ont imprimé de leur seule présence bon nombre de longs-métrages. Il n'y a qu'à la contempler dans La Cérémonie de Claude Chabrol ou dans Monsieur Hire de Patrice Leconte pour se rendre compte du potentiel de cette actrice française qui un jour de juin 1982, à l'âge de quinze ans, eut la bonne idée d'accompagner sa sœur Corinne à un casting pour le film de Maurice Pialat, A Nos Amours. Alors que Sandrine n'a pas la prétention de figurer au générique, c'est pourtant elle que le cinéaste prendra dans son film. C'est ainsi que la carrière de l'actrice débute réellement puisque jusqu'à maintenant, elle n'avait fait que de la figuration dans deux autres longs-métrages. Elle remportera d'ailleurs pour sa prestation dans le film de Pialat le César du meilleur espoir féminin. César encore puisque en 1986, et en interprétant le rôle principal du film qui nous intéresse ici, elle remportera cette fois-ci le César de la meilleure actrice.
Oui, il existe des personnages que l'on n'oublie pas, et Mona, de son vrai nom Simone Bergeron est de ceux-ci. Une jeune femme sans attaches, sans toit ni lois donc, ni personne pour lui dicter sa conduite ou la remettre dans le droit chemin. Ça n'est pas que Mona soit une voleuse (elle ne fera rien pour dérober à un compagnon de passage le petit poste de radio sur lequel elle lorgnait pourtant) mais on le sait dès les premières minutes, la jeune femme finira tristement, son corps reposant raide comme un morceau de bois dans un fossé. La cinéaste Agnès Varda remonte le cours de l'histoire de cette vagabonde qui marche sans but précis, fait des rencontres, et laisse surtout derrière elle une curieuse impression. La cinéaste française a choisi de ne juger ni son héroïne, ni celles et ceux qui croisent sa route. Une route semée de quelques embûches. On la verra violée, humiliée, questionnée, rejetée, mais aussi la proie d'une curiosité que l'on aurait pu croire malsaine mais qui en réalité demeure protectrice envers cette jeune femme qui, durant un instant, trouve l'épaule réconfortante d'une platanologue, une certaine Mme Landier, très justement interprétée par l'immense actrice Macha Méril.

Agnès Varda filme son œuvre sans concession au divertissement. Ou si peu. A travers les pseudos-témoignages de tous ceux qui l'ont rencontrée durant les quelques jours qui précèdent sa mort tragique, on n'en apprendra pas beaucoup sur Mona à part qu'elle fut secrétaire avant de tout abandonner. Sur son passé tout comme sur ce qui l'a menée à vivre en marge de la société. Sandrine Bonnaire est habitée par son personnage et n'hésite pas à donner de sa personne lorsqu'il s'agit d'incarner une femme libérée de toutes contingences. Les cheveux sales, un vieux cuir que l'on imagine sentir très mauvais, une tente pour maison et un caractère mêlant insouciance et méfiance. Voilà ce qui caractérise sans doute le mieux cette jeune clocharde dont l'unique but semble être de trouver de quoi manger.Ses petits amis sont comme elle. Des marginaux. Pas forcément à la rue, mais des individus qui inquiètent les ménagères de cinquante ans qui n'osent pas les accueillir sur le pas de leur porte.
Avec Sans Toit ni Loi, la cinéaste Agnès Varda réalise ce qui demeure sans doute chez nous comme LA référence sur les conditions de vie des sans-abris. Qu'elle ait tout abandonné sur un coup de tête ou non, on trouve son héroïne forcément touchante. D'autant plus que l'on devine une certaine douceur sous cette crasse, Sandrine Bonnaire esquissant de temps en temps un joli sourire avant de se renfermer à nouveau. En tout cas, un film qui marque les esprits. Un petit bijou...

vendredi 18 septembre 2026

Kyma, l'onde mystérieuse de Romain Daudet-Jahan (2026) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

La science-fiction sur grand écran, en France, est suffisamment rare pour que l'on s'intéresse aux quelques propositions qui sortent ponctuellement sur grand écran. À vrai dire, l'on est plus proche ici du fantastique même si sous certains aspects le film hésite entre un genre et un autre... Derrière un titre que l'on pourrait confondre avec celui d'une aventure surréaliste et pleine de mystère, Kyma, l'onde mystérieuse de Romain Daudet-Jahan est une plongée au cœur de la campagne française où vivent Tony (Jules Lefebvre) et ses deux seuls véritables amis Zoé (Lucie Loste Berset) et Ousmane (Mamadou Haidara). Le réalisateur et scénariste qui jusque là ne s'était contenté que de tourner une poignée de courts-métrages et un documentaire intitulé Off the Records et consacré à la tournée asiatique du pianiste de jazz italien Giovanni Mirabassi semble ici particulièrement inspiré par le cinéma fantastique américain des années quatre-vingt. Celui de Steven Spielberg, de Joe Dante, de Richard Donner (période Les Goonies) ou de Rob Reiner, auteur du formidable Stand by me adapté de la nouvelle The Body de Stephen King... Le cinéaste réduit ici au maximum son casting puisque en dehors des trois adolescents, du père de Tony (Stéphan Guérin-Tillié)et de sa mère Mylène (Eve Duranceau), une zoologiste québécoise qui n'interviendra que sur le tard pour cause de déplacement sur la terre de ses origines, le Canada, apparaissent à l'image de rares antagonistes dont un Solal interprété par Patrick d’Assumçao qui assume très clairement l'emploi de la violence pour obtenir des aveux de la part d'Emile, qui est donc le père du jeune garçon après qu'il ait été kidnappé... Expliquer pourquoi Kyma, l'onde mystérieuse n'est ni un mauvais film ni une excellente surprise n'est en soi, pas véritablement une gageure. Pas mauvais, non, puisque malgré toute une série d'éléments qui confirment que rien de fondamentalement inédit ne se déroule devant nos yeux, le long-métrage se regarde sans réel déplaisir...


Il faut par contre se mettre une chose en tête : n'avoir vraiment rien de mieux à faire d'autre que de se rendre dans l'une des quelques salles qui le diffusent encore sur grand écran car sinon, ce n'est certainement qu'au bout d'une poignée de minutes que l'on choisira peut-être de quitter les lieux pour trouver une occupation nettement plus passionnante... Sans vouloir marteler le fait qu'avec Kyma, l'onde mystérieuse Romain Daudet-Jahan ne fait que signer un ersatz de comédie fantastique pompant un genre dont les origines se chiffrent en plusieurs dizaines d'années, son petit budget d'à peine un million d'euros lui vaut toutes les excuses du monde. Pas d'effets spectaculaires en dehors de quelques vrombissements et rugissements provenant d'une créature qui par contre vaut probablement le détour puisqu'elle est pour le coup et cette fois-ci, véritablement inédite. L'onde du titre. Aussi mystérieuse que le prétend l'affiche mais qui semble être directement liée aux travaux de recherche du père de Tony. D'où cet intérêt majeur de la part d'une organisation gouvernementale secrète dont fait donc partie Solal mais aussi un certain Major (l'acteur Quentin D’Hainaut) et plusieurs agents. L'armée, une fois de plus représentée sous sa forme la plus sombre, opportuniste et employant des méthodes parfois radicales. L'une des faiblesses de Kyma, l'onde mystérieuse est finalement d'être arrivé des dizaines d'années en retard. Après qu'une horde de cinéastes et de scénaristes aient déjà conçu la totalité des scripts basés sur ce type de projets. N'ayant donc pour lui aucune possibilité de pallier aux faiblesses scénaristiques d'un script écrit par le réalisateur en collaboration avec Émilie Dubois, Romain Daudet-Jahan parvient difficilement à maintenir le cap de l'intérêt pour n'être que le brouillon ''exécuté'' postérieurement des œuvres auxquelles les spectateurs prendront peut-être un malin plaisir à le comparer. Une œuvre, au fond, presque lovecraftienne dans sa conception d'une créature invisible et rétro-futuriste dans son concept d'hommage au cinéma américain de type Teen-Movie cher aux années quatre-vingt...

 

jeudi 17 septembre 2026

Disforia de Christopher Cartagena González (2025) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Franchement ? Je ne suis pas peu fier de ne pas avoir partagé le même engouement que la plupart de celles et ceux qui ont découvert Disforia du réalisateur, scénariste et producteur originaire d'Elche en Espagne, Christopher Cartagena González. Par trop effrayé à l'idée de ressembler à ces vagues de mollusques qui se ruent sys-té-ma-ti-que-ment devant les salles de cinéma dès qu'un film de super-héros, de zombies, de fantômes ou comme ici de cinéma de science-fiction dystopique, je ne me voyais pas assumer, le regard empli de tristesse et de honte, le fait d'être contrevenu à certains de mes principes. Lesquels, je l'avoue, se font pourtant régulièrement et tragiquement la malle... Cela fait des mois, si ce n'est des années que je hurle sur tous les toits que l'avenir de l'horreur au cinéma et sur le petit écran est moins organique que psychologique. Et voilà que débarque donc l'inattendu Disforia sur lequel reposait tous les espoirs d'un féru ET de science-fiction dystopique ET d'horreur ''pissecologique'' comme j'aime à le susurrer à l'oreille de ma modeste petite personne ! Cependant, cette psychologie, que l'on espère évoquée avec profondeur et sensibilité n'est qu'un objet de marketing surfait et surtout, relativement mensonger. Comme si l'aspartame avait le goût et la forme d'un morceau de sucre sans en être vraiment ! Tout le monde devrait logiquement s'accorder sur le fait qu'il n'y a rien de véritablement original dans la description d'un couple et de leur jeune fille désirant s'éloigner des grandes villes devenues de véritables souricières depuis que le monde s'est transformé en ce qu'il s'apprête probablement à devenir dans celui que nous connaissons. Pour son premier long-métrage, Christopher Cartagena González s'attaque à l'effondrement de notre société consécutive à une crise économique majeure. Esther (Fariba Sheikhan), Tomás (Eloy Azorin) et leur fille Say (Noah Casas) partent se réfugier dans leur maison de campagne, loin du bruit, de la fureur et de la violence citadine. Une demeure qu'ils ont prévu de vendre afin de quitter l'Espagne pour se rendre en France. Si l'idée d'un récit se déroulant en partie dans notre pays est plutôt séduisante sur le papier, à l'écran, ne croyez sans doute pas retrouver les vertes prairies de l'Hexagone puisque aucun des trois protagonistes n'aura le temps de passer la frontière pour y trouver refuge ! En effet, la petite famille reçoit la visite de Vera (Claudia Salas) avec laquelle Tomás a communiqué à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux. Venue théoriquement acheter la demeure, la jeune femme fomente en réalité des projets beaucoup plus sombres que le simple achat d'une maison de campagne...


Découpé en deux parties, Disforia confronte le spectateur en servant un premier acte servant de révélateur aux maux intérieurs qui touchent le couple. Isolés dans leur habitation, le film est tout d'abord un huis-clos dans lequel sont évoqués le suicide, l'instinct maternel et donc l'isolement, rendant l'ensemble, il est vrai, quelque peu inconfortable. Un long moment passé en compagnie d'un couple dont on ne saisit pas toujours ce qui différencie le réel du mensonge. Horreur psychologique ? Oui, certes, mais parfois d'un chiant qui confine définitivement à l'ennui. Jusqu'à ce que débarque comme un cheval au galop ruant dans les brancards, Vera, jeune adepte des réseaux sociaux, tendance ''Dark Web''. Un sujet plutôt rares mais ici parfois central et surtout évoqué à la manière d'un script écrit par la main d'un auteur qui ne connait visiblement pas grand chose en matière de psychologie. Ouais, parce que Disforia, outre le fait que le long-métrage de Christopher Cartagena González se complaise à fourvoyer l'intimité de ses héros à travers une dystopie qui vire au Home Invasion, se joue de toute sobriété pour n'être rien de plus, rien de moins qu'une œuvre bâtarde où l'envahisseuse délivre ''son message'' en un minuscule coup de cuillère à pot ! Question psychologie, on repassera. Aucune tension, aucun suspens concernant ce nouveau personnage qui en l'espace de quelques dizaine de secondes montre son vrai visage. Il faut dire qu'avec ses quatre-vingt minutes, son auteur n'a pas le temps de tergiverser et plonge ses protagonistes dans un bain de violence que ces derniers redoutaient si jamais ils avaient pris la décision de demeurer en ville. Sans aucune finesse et sur un ton d'un classicisme à peine perturbé par le concept de violence filmée en direct à l'attention d'abominables followers en attente des exactions commises par Vera, Disforia s'avère être en fait d'une triste banalité... que l'on conseillera donc à celles et ceux qui demeurent néophytes en matière d'horreur psychologique, de science-fiction dystopique ou de Home Invasion et surtout pas à celles et ceux qui en ont un peu marre qu'on les prenne pour des vaches à lait en leur servant sans cesse la même recette...

 

mercredi 16 septembre 2026

Stream de Michael Leavy (2024) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

S'il y a bien un film dont on n'avait rien de spécial à attendre, c'est Stream du réalisateur, scénariste, producteur et monteur américain Michael Leavy. Produit par la société de production Fuzz on the Lens Productions dont l'équipe se décrit comme une famille de passionnés de cinéma parmi lesquels l'on retrouve l'auteur de Stream mais également son frère Jason Leavy (lequel incarne en outre le rôle du tueur connu ici sous le nom de Joueur numéro 1), le dernier long-métrage en date de l'auteur de nombreux courts-métrages n'a semble-t-il bénéficié que d'une sortie en salle réduite avant d'être proposé sur différentes plateformes de streaming. La trame de l'histoire s'avère relativement étrange, peu commune et dans un sens, plutôt intrigante. En effet, Michael Leavy et son frère Jason ainsi que les scénaristes Robert Privitera et Steven Della Salla nous content les mésaventures de la famille Keenan qui pour ressouder ses liens prend la décision de passer son prochain week-end dans un hôtel du nom de The Pines et dont le gérant est un certain Monsieur Lockwood. Une décision que ne partage pas Taylor (Sydney Malakeh) qui vient tout juste d'être arrêtée par la police pour avoir volé de l'alcool dans un magasin. Avertie par la police que la prochaine fois elle risque la prison, son père Roy (Charles Edwin Powell) la prévient que qui cela se reproduit, il la laissera réfléchir à la situation dans sa cellule. Le jeune Kevin (Wesley Holloway) est par contre quant à lui très impatient de partir en week-end. Surtout lorsqu'il apprend qu'il va pouvoir assister à un spectacle dès le lendemain. Féru de jeux vidéos, le garçon va avoir ici un rôle très important. Contrairement à la mère de famille Elaine (Danielle Harris), laquelle va connaître un triste sort... En effet, aussi inattendu que cela puisse paraître, le séjour va virer au cauchemar pour la plupart des clients de l'hôtel qui ne s'attendaient sûrement pas à être les candidats d'une sorte de jeu de massacre lors duquel chacun allait devoir involontairement mettre sa vie en danger. Doté d'un important réseau de caméras de surveillance, l'hôtel recèle une pièce regroupant de nombreux écrans vidéos permettant à Monsieur Lockwood de voir en temps réel ce qui se déroule dans les différents lieux. Mais ce que l'on découvre ensuite est au delà de notre imagination. En effet, suivi par de très nombreux internautes qui ont lancé des paris sur la vie et la mort de chacun des clients, le gérant de l'hôtel orchestre ce jeu macabre depuis cette pièce... D'une durée étonnamment longue pour un slasher, Stream dépasse les deux heures. Ce qui se ressent malheureusement tout au long de l'aventure. Le film aurait en effet mérité que son auteur resserre quelque peu l'intrigue en évacuant toutes les séquences qui ne servent pas à grand chose...


Des scènes bavardes et inutiles qui ne font que rallonger artificiellement l'intrigue ! Filmé directement en vidéo, le long-métrage de Michael Leavy ne bénéficie pas d'une patte visuelle particulière et s'avère même assez vilain. Fort heureusement, le film possède quelques atouts non négligeables qui permettent de retenir l'attention des amateurs de film d'horreur. À commencer par les plus anciens qui grâce à une partie du casting se verront renvoyés au bon souvenir de ce cinéma de genre dont les années quatre-vingt déployèrent une toile immense d’œuvres dont la qualité encore aujourd'hui incontestable. C'est ainsi que dans le rôle du gérant l'on retrouve tout d'abord l'acteur Jeffrey Combs, surtout connu pour avoir interprété le rôle de Herbert West dans le film gore culte Re-Animator de Stuart Gordon en 1985. Mais Stream s'ouvre d'abord sur une séquence montrant l'enlèvement, la séquestration et le meurtre de la précédente gérante de l'hôtel, Linda Spring. Un personnage incarné par l'actrice Dee Wallace. Habituée aux films d'horreur, les amateurs ont pu notamment la découvrir dans La colline a des yeux de Wes Craven en 1977, Hurlements de Joe Dante en 1981, Cujo de Lewis Teague en 1983 ou encore dans Critters de Stephen Herek (sans oublier son rôle dans le film de science-fiction de Steven Spielberg E.T. L'extraterrestre en 1982), nous ne la verrons que quelques minutes avant qu'elle ne soit assassinée ! Parmi les légendes du cinéma d'horreur et d'épouvante à apparaître à l'image l'on signalera également les présences de Tim Curry, surtout connu chez nous pour avoir interprété le rôle de Grippe-Sou dans l'adaptation télévisuelle du roman It de Stephen King sous le titre Il est revenu en 1990, de Bill Moseley, le Chop-Top de Massacre à la tronçonneuse 2 de Tobe Hooper en 1986 ou encore celle de Tony Todd, légendaire interprète du Candyman dans le film éponyme de Bernard Rose en 1992... En dehors de l'intérêt de redécouvrir quelques-une des icônes du cinéma d'horreur parfois cachées sous une apparence qui ne permet pas de les reconnaître, Stream est surtout recommandable pour ses scènes d'horreur. Des meurtres bien gore, bien crades réalisés à l'aide d'effets-spéciaux de maquillage prosthétique. Si ce n'était sa trop longue durée et son aspect visuel, Stream aurait certainement pu devenir un film culte... Ce qu'il n'est malheureusement pas...

 

mardi 15 septembre 2026

Ne nous fâchons pas de Georges Lautner (1966) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Désormais reconverti dans le commerce de location de bateaux, l'ancien gangster Antoine Beretto (Lino Ventura) reçoit la visite de deux anciens complices (dont l'un est interprété par André Pousse) qui tentent d'échapper à la brigade anti-gang en passant la frontière italienne. Sans argent et ayant besoin de faux papiers, ils demandent à Antoine de les aider à quitter le pays par bateau. Bien qu'il soit rangé des affaires, l'homme finit par accepter de les aider et se rend à Cagnes-sur-mer où vit son ami de longue date Jeff (Michel Constantin) qui décide de lui venir en aide. Première étape de leur périple, retrouver Léonard Michalon (Jean Lefebvre), un escroc qui vit caché et qu'un gangster britannique du nom de McLean (Tommy Duggan) traque depuis qu'il a découvert, photos à l'appui, que ce pleutre individu s'intéresse à son futur projet criminel... Réalisé par Georges Lautner, Ne nous fâchons pas met en scène des interprètes que l'on aura souvent l'habitude de voir l'accompagner dans un certain nombres d’œuvres qu'il signera entre le milieu des années soixante et celui de la décennie suivante. Sans exhaustivité, l'on notera notamment la présence de Lino Ventura et Jean Lefebvre dans Les tontons flingueurs en 1963, le premier dans la fausse suite intitulée Les barbouzes l'année suivante et le second dans Quelques messieurs trop tranquilles en 1973 dans lequel nous retrouverons également André Pousse. Michel Constantin donnera à nouveau la réplique à la sublime Mireille Darc dans La valise en 1973. Quant à Robert Dalban qui incarne ici le tout petit rôle de l'embaumeur, il apparaîtra lui-même dans plusieurs œuvres signées de Georges Lautner, de L’œil du monocle en 1962 jusqu'à Attention, une femme peut en cacher une autre ! en 1983 et dans lequel il incarnera le rôle d'un serveur de restaurant...


Bien que l'intrigue de Ne nous fâchons pas prenne pour cadre le milieu des gangsters du milieu des années soixante, Georges Lautner et ses scénariste Jean Marsan, Marcel Jullian et Michel Audiard choisissent de traîter le sujet sur le ton de la comédie. Ironisant dès le départ et à travers le seul titre du long-métrage sur la situation des personnages puisque l'on constatera très rapidement que le calme que certains d'entre eux tentent de s'imposer ne tient qu'à un fil. D'ailleurs, en ancien gangster sanguin, Lino Ventura administrera son comptant de baffes en direction d'un Jean Lefebvre/Léonard Michalon trouillard et manipulateur. Si dans la forme Georges Lautner impose un ton léger et humoristique, cet aspect du long-métrage est surtout renforcé par les dialogues de Michel Audiard avec lequel il collabora sur de nombreux films au titre desquels on peut citer, toujours et encore, Les tontons flingueurs, mais également Le pacha avec Jean Gabin en 1968, On aura tout vu en 1976, Mort d'un pourri avec Alain Delon en 1977 ou encore Le guignolo en 1980 et le superbe Le professionnel un an plus tard avec Jean-Paul Belmondo. Comédie policière à haute teneur en excentricité, Ne nous fâchons pas vaut bien bien évidemment pour le jeu toujours aussi remarquable de ses interprètes, ici tout en fausse sobriété, désabusés par la somme de situations qu'ils auront à vivre et supporter durant plus d'une heure trente. Un quartet de protagonistes confrontés à un riche homme d'affaire anglais entouré par une ribambelle de complices tous vêtus comme de jeunes étudiants britanniques des années soixante. Pour celles et ceux qui connaissent et apprécient le groupe de métal australo-britannique AC/DC, l'ombre de ce qui deviendra une dizaine d'années plus tard comme l'une des plus grandes icônes du genre en la personne d'Angus Young plâne au dessus de ces dizaines de ''clones'' pourtant créés bien avant lui ! Mais son excentricité, Ne nous fâchons pas la délivre également à travers la bande musicale du pianiste, compositeur et arrangeur musical originaire de Mouvaux dans le Nord, Bernard Gérard. Ayant longtemps collaboré avec le chanteur Pierre Perret, c'est surtout son emploi de premier assistant aux côtés du mythique François de Roubaix qui se ressent ici dans ses différentes compositions. Ne nous fâchons pas est une excellente comédie. Sans doute pas la meilleure de son auteur, mais retrouver Lino, Michel, Jean et bien évidemment la délicieuse Mireille qui interprète ici le rôle de l'ancienne compagne de Léonard Michalon, Eglantine, est un plaisir sans cesse renouvelé...

 

lundi 14 septembre 2026

Horror House on Highway 5 de Richard Casey (1985) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Bon, heu, alors, hum.... Comment démarrer cette critique sans heurter la sensibilité des rares fans de ce film plus qu'étonnant qui jouit d'un statut d’œuvre véritablement culte dans son pays d'origine ? Une fascination sans doute impossible à expliquer chez nous lorsque de l'autre côté de l'Atlantique l'on supprime une série pour défaut d'audimat quand bien même fut-elle d'une exceptionnelle qualité. Le chiffre, le chiffre, toujours le chiffre, au détriment du puissant intérêt qu'une œuvre peut engendrer chez une partie du public. Bien que Horror House on Highway 5 n'appartienne de toute évidence pas à la catégorie des blockbusters ni des chefs-d’œuvre du cinéma hollywoodien dont les auteurs se revendiquent pourtant ''prétentieusement'' être d'origine, le premier long-métrage du parfait inconnu qu'est chez nous Richard Casey dont la carrière se résume à une poignée de clips musicaux et trois longs-métrages (dont un Horror House on Highway 6 en 2014) est on ne peut plus étrange. Curieux, dans sa manière de s'inviter sans y avoir été convié dans le grand tourbillon du cinéma fantastique et d'épouvante lorsqu'il convoque le personnage du Docteur Mabuse créé par l'écrivain luxembourgeois Norbert Jacques et adapté pour la première fois par le cinéaste allemand Fritz Lang en 1922 avec Doktor Mabuse, der Spieler en ne modifiant son patronyme que d'une seule lettre ajoutée (un R entre le A et le B). Ou lorsque en cette année 1985, il s'amuse des codes du slasher, du survival et du shocker estampillé ''années soixante-dix'' en pillant certaines des idées les plus folles de classiques de l'horreur tels que La colline a des yeux de Wes Craven ou Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper. Avançant son concept avec le peu de prudence requise mais au contraire avec une prétention et une vigueur qui n'appartiennent qu'à ceux qui ''osent'' malgré de faibles moyens budgétaires...


Sur un ton humoristico-horrifique, Richard Casey met en scène les étudiants Louise Kingsley (Susan Leslie), Sally Smith (Irene Cagen) et le fumeur de haschisch Michael Simpson (Michael Castagnolia) qui sur demande de leur professeur d'histoire acceptent de se rendre dans une région isolée de Californie afin de se renseigner au sujet de Frederick Bartholomew, un ancien scientifique allemand lié au développement des fusées V-2 durant la Seconde Guerre Mondiale. Là-bas, Sally fait la connaissance d'un certain Dr. Marbuse (Phil Therrien) qui pourrait lui apporter de précieuses informations concernant l'homme en question. Pendant ce temps là, ses deux camarades de classe vont se retrouver piégés dans une zone géographique ou sévit un tueur en série dont le visage est caché derrière un masque de l'ancien président des Etats-Unis, Richard Nixon ! L'une des caractéristiques principales de Horror House on Highway 5 qui pour certains possède un certain attrait propre au bordel généralisé qui règne au sein du récit est justement cette absence de réelle continuité scénaristique. Le chaos est presque total et le jeu confondant d'amateurisme de tous les interprètes finissent de donner au long-métrage de Richard Casey une aura que l'on ne rencontre généralement même pas dans les pires séries Z ! S'il est probable que de part son ambiance ''inédite'' et son approche sans commune mesure avec les deux classiques cités plus haut puisse séduire dans un premier temps le public, malheureusement, Horror House on Highway 5 est si mauvais que l'on finit davantage par subir le spectacle plutôt que de le savourer. Et pourtant, ce mélange entre slasher, satanisme, évocation des heures les plus sombres de l'histoire mondiale, occultisme ou présence de parasites cérébraux avait de quoi contenter les fans absolus de cinéma d'horreur. Malheureusement, fauché comme les blés, joué par des acteurs qui n'en sont pas réellement et mis en scène à grands coups de pelles, le film de Richard Casey n'est en réalité perceptible dans son originalité qu'à travers son invraisemblable bande sonore notamment composée par Suzanne McDermott et Kraig Grady. Un collage sonore, parfois bruitiste mais aussi musical, hétéroclite et très probablement enregistré dans le garage d'un lotissement abritant des américains de classe moyenne, la bande musicale donne à l'ensemble une étrange nature d’œuvre brute et psychédélique. Mais pour le reste, mon dieu ce que Horror House on Highway 5 peut être mauvais...

 

dimanche 13 septembre 2026

Omega Syndrome de Joseph Manduke (1986) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Allez, on va parler d'un ''anecdotique'' nanar qui a vu le jour en 1986, soit la même année que Le maître de guerre de Clint Eastwood, Highlander de Russel Mulcahy, Top Gun de Tony Scott ou encore Aliens, le retour de James Cameron. Quel rapport entre ces quelques exemples et Omega Syndrome du producteur, scénariste et réalisateur américain Joseph Manduke ? Aucun, bien évidemment. Si ce n'est qu'en terme d'action, les spectateurs auront eu le privilège cette année là de se tourner davantage vers ces quelques ''classiques'' du septième art plutôt que du côté de cette œuvre hypothétiquement insignifiante pour celles et ceux qui ne se rangent pas du côté de ce genre tant apprécié des amateurs de longs-métrages de troisième, voire, de quatrième catégorie. Et pourtant, au vu du casting, si peu grandiose fut-il, nous pouvions être en droit d'attendre un produit d'une qualité nettement supérieure. Ken Wahl, notamment connu pour avoir joué dans Les Seigneurs de Philip Kaufman mais resté surtout célèbre pour avoir incarné le rôle principal de Vincent Terranova dans la série policière Un flic dans la mafia interprète ici celui de Jack Corbett, un ancien soldat du Vietnam dont la fille (incarnée par Nicole Eggert) est enlevée par deux membres d'un groupuscule néo-nazi.. Chacun d'entre eux portant sur l'avant-bras un signe distinctif représentant le signe Omega (d'où le titre, mais cela, vous l'avez déjà compris). Vraiment pas de bol pour cet ancien vétéran dont l'épouse est morte voilà des années, dont la fille vit désormais avec son grand-père et dont il n'a accès qu'un week-end par mois. Autant dire que Corbett est très remonté (information à prendre avec des pincettes vue la mollesse avec laquelle il réagit!) contre cette bande de suprémacistes blancs dont l'une des têtes ''pensantes'' est Yo-Yo. Un type violent, psychotique et interprété par l'acteur Xander Berkeley qui plus tard apparaîtra dans Terminator 2 : Le Jugement dernier de James Cameron ou Candyman de Bernard Rose mais également dans de nombreuses séries télévisées. Afin de l'épauler dans ses recherches, Corbett fait appel à son ancien compagnon d'arme Phil Horton qu'incarne de son côté l'acteur George DiCenzo (Rencontres du troisième type de Steven Spielberg, La Neuvième Configuration de WilliamPeter Blatty, Retour vers le futur de Robert Zemeckis). Notons ensuite la présence à l'image de l'acteur Doug McClure qui en France s'est fait surtout connaître avec les séries Echec et Mat et Le virginien dans le courant des années soixante...


Omega Syndrome débute par le meurtre raciste d'un homme de couleur et de sa compagne alors qu'ils se baladaient tranquillement dans les rues de Los Angeles. Un crime brutal, abjecte, gratuit, qui laisse présager un film extrêmement violent. Et donc, une histoire de vengeance implacable. On pense tout d'abord au Commando de Mark L. Lester qui un an plus tôt mettait en scène Arnold Schwarzenegger et dans lequel celui-ci incarnait l'ancien soldat des commandos d'élite de la Delta Force John Matrix lancé à la poursuite des ravisseurs de sa très charmante jeune fille jouée par la délicieuse Alyssa Milano. Pourtant, rien de comparable entre ce petit classique de l'action et le film de Joseph Manduke. Lequel cumule tant de tares que les lister mériterait presque un ouvrage complet et entièrement dévolu à sa conception ! D'un classicisme à toutes épreuves puisque reprenant le concept de l'ancien soldat qui reprend les armes face à une autorité inefficace, Omega Syndrome est d'une déprimante pesanteur. Non pas que le film soit sombre, désespéré ou quoi que ce soit qui définisse l’œuvre comme un parangon de noirceur mais la mise en scène et l'interprétation sont telles que l'ennui s'installe presque immédiatement. La promesse d'une action trépidante n'étant pas assurée par la direction d'acteurs du réalisateur ni par le jeu des différents interprètes, le film s'enfonce dans un marasme souvent pénible à supporter. Reste alors un espoir. Celui, le seul, auquel ont généralement accès les spectateurs hexagonaux. Et en effet, à ce titre, le doublage est encore ici pour ce genre de long-métrage relativement médiocre, l'un des rares attraits. Il semble en effet qu'en France, l'intérêt pour cette petite production américaine ait été si faible qu'en post-synchronisation le nombre de doubleurs n'ait pas dépassé le mirobolant chiffre de deux ! D'ailleurs, faites vous-même l'expérience. Lancez le film, fermez les yeux et devinez qui parle. Parce qu'entre les deux anciens G.Is, les flics, les néo-nazis, le journaliste et ''tutti quanti'', il est souvent impossible de noter la moindre différence d'intonation. Preuve que pas plus de deux ou trois doubleurs français furent à la manœuvre. Rendant ainsi l'ensemble imbuvable. Fort heureusement, l'on a parfois droit à quelques répliques sorties d'un univers parallèle qui forcent le spectateur à tenir jusqu'au terme du récit. Sinon, rien de neuf à l'horizon...

 

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