George Marsh fête son
départ à la retraite en compagnie de ses collègues et de travail
et de sa fille Samantha. Cette dernière s'invite pour la toute
dernière journée de travail de son père qui aura lieu le
lendemain. Malgré les avis partagés, Sam accompagne l'équipe de
mineurs six-cent pieds sous terres dans le but d'extraire du charbon.
Mais rien ne se passe
comme prévu et lors de l'extraction de la roche sédimentaire, deux
mineurs dévoilent une nouvelle galerie. Cette découverte coïncide
avec un tremblement de terre qui provoque la chute des poutres
préservant la stabilité du plafond. L'équipe toute entière se
retrouve bloquée au fond de la mine. Plusieurs membres meurent et
l'un d'eux, Mundy, se retrouve avec une vilaine blessure à la jambe.
Afin de parer au manque
d'air qui risque de se manifester dans les heures qui viennent,
George et les autres décident de se réfugier dans la Chambre, une
pièce pourvue d'assez de nourriture, d'eau et d'oxygène pour tenir
jusqu'à l'arrivée des secours. Mais alors que les hommes sont enfin
à l'abris, des bruits extérieurs leur font penser qu'il y a
peut-être d'autres survivants. Confiant la garde de Mundy à a fille
Samantha, George quitte l'abri en compagnie de ses hommes et part à
la recherche d'éventuels survivants...
Le film de Ben Ketai
s'ouvre sur la toute fin des événements qui vont nous être contés
pour ensuite nous plonger dans un huis-clos particulièrement
étouffant et retranscrivant assez fidèlement le contexte angoissant
dans lequel doivent travailler les mineurs de fond. Beneath
se targue d'être basé sur un fait-divers réel authentique survenu
à Brackett en 2013 et dans lequel un groupe de mineurs s'est
retrouvé piégé à près de deux-cent mètres de profondeur.
Curieusement (ou
volontairement), l’œuvre du cinéaste rappelle quelques grands
moments de frissons bien connus des amateurs de sensations fortes. En
effet, Beneath possède un arrière-goût de The
Descent de Neil Marshall et de Sanctum de
Alister Grierson. L'affiche du film est d'ailleurs presque un
copier/coller de celle de ce dernier. Contrairement au film de Neil
Marshall, celui de Ben Ketai demeure énigmatique jusqu'à la fin
concernant l'entité qui ronge l'esprit de l'équipe de mineur. Bien
que quelques indices viennent étayer une forte impression de menace
réelle mais fantastique, on reste un peu dans le flou et ce, même
jusqu'à la toute dernière minute.
L'un des principaux
atouts de l’œuvre est bien cette oppression quasi permanente et
qui ne cesse de s'accentuer qui démarre aussitôt que les mineurs
descendent au fond du trou. Et pour accentuer ce malaise évident, le
cinéaste insiste sur les yeux écarquillés et le visage crispé de
son héroïne (interprétée par l'actrice Kelly Noonan) pour nous
foutre la pression. Si le film ne parlera pas à certains, il est
certain que les claustrophobes de tous poils ne resteront pas
insensible devant cette œuvre en permanence plongée dans le noir.
Et même si les personnages manquent de profondeur, on s’intéresse
surtout au sort qui leur est réservé et à ces pseudos fantômes
qui viennent gâter leur étouffantes péripéties. Ben Ketai rempli
parfaitement son rôle et Beneath contient tout ce
qu'il faut pour en faire un bon petit film d'épouvante
claustrophobe...







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