En attendant d'aller voir
dans les jours prochains la toute nouvelle itération
cinématographique basée sur l'univers du jeu vidéo créé par
Capcom, Resident
Evil,
mieux que de me refarcir l'intégralité des œuvres sorties depuis
sur grand écran, sur support physique ou numérique, j'ai choisi de
m'intéresser au très superfétatoire Résident
débile
dont la définition même n'arrive pas vraiment à coller au
sentiment de désespoir qui peut étreindre le spectateur devant un
film aussi pitoyable. Mais l'appeler Resident à
chier
ou Resident je viens de voir l'une des plus
grosses merdes qu'il m'ait été donné l'occasion de contenpler
n'ayant
bien évidemment aucun sens, devenu tributaire d'une licence
vidéoludique qui ne lui a pourtant rien demandé, Laurent Coiffic
n'aura ''marqué'' de son empreinte le septième art qu'à trois
occasions. Directeur de la photographie en 2017 sur Les
4 sales locataires de
Cyril Étesse, voix-off sur le court métrage Revolution
de Joffrey Schmitt en 2024, il commença et termina donc sa carrière
de réalisateur en l'an 2000 avec Résident
débile dont
il serait carrément osé d'expliquer le sens hautement ironique et
parodique du titre à celles et ceux qui connaissent le jeu vidéo
dont il s'inspire. À la lecture du script de Laurent Coiffic, de
Stephen Moret et de Christopher Croce, tout laissait plus ou moins
supposer une œuvre certes parodique mais fidèle au terreau
d'origine. Que nenni puisque si la division des forces spéciales
S.T.A.R.S.
(pour Special
Tactics and Rescue Service)
est évoquée tout comme certains personnages iconiques de la
franchise comme Albert Wesker sont présents à l'écran, ne rêvons
tout de même pas d'une aventure humoristique reprenant les
différentes étapes des premiers jeux vidéos. La ville de Racoon
City est ici remplacée par la forêt de Racon ! Une forêt qui
ressemble d'ailleurs moins à celles de Mallemoisson, de Rialsesse ou
des Bertranges en France qu'à un petit parc agrémenté d'une flore
dont les espèces n'ont pas le moindre intérêt. Tout commence
lorsqu'un couple en mode ''Un gars, une
fille''
dont le cinéaste pille sans vergogne la typographie et la musique
meurt attaqué par un zombie. Afin d'enquêter sur place, le colonel
Albert Wesker fait notamment appel à deux anciens camarades de la
guerre du Vietnam Spring Fellow Hawk et Dur Snake Source...
Mais
tandis que le groupe devra affronter des ''hordes'' de zombies, ils
devront également faire face à d'anciens adversaires en les
personnes de Heinrich Kroeger, Sniper Waf et Fluide Snake Octopus...
Que dire, hum, hum. Comme l'aurait sans doute si bien définit le
philosophe Jacquouille la Fripouille, Résident
débile,
c'est de la grosse merdasse ! Une parodie, certes, des jeux
Resident
Evil mais
aussi de la licence Metal
Gear Solid,
mais il faut voir dans quel état le réalisateur laisse les
spectateurs qui après à peine moins de soixante-dix minutes
finissent avec moitié moins de neurones que les quelques zombies qui
râlent à l'écran. On pourrait facilement hurler devant ce naufrage
qui renvoit même à l'état de chef-d'œuvre la pire parodie
officielle de n'importe quel film d'horreur ou thriller ayant vu le
jour sur grand écran. Pourtant, en remontant sur les origines du
concept et sur l'expérience calamiteuse de son auteur Laurent
Coiffic lors de ses études de cinéma dans une école qu'il jugea de
merdique alors qu'il avait déboursé l'astronomique somme de
trente-mille francs pour un résultat qui frisa le néant, l'on a
déjà beaucoup moins envie de lui taper sur les doigts. Un budget de
dix-mille balles et une équipe d'acteurs recrutés parmi ses amis,
Laurent Coiffic fait ce qu'il peut, avec ses faibles moyens
financiers, le peu d'expérience des interprètes et de sa mise en
scène. Le plus drôle ne se situant pas dans les dialogues mais
bien dans l'évocation des différentes sources d'inspiration du
réalisateur car sans craindre le ridicule celui-ci cite David
Fincher, Ridley Scott, Hideo Kojima ou encore John Woo ! Laid,
mal joué et trèèèèèèèès rarement inspiré côté dialogues
et situations même si certaines références peuvent faire sourire
(le coffre à diamants et la petite ritournelle de la licence Zelda
comme seul exemple), Résident débile
est vraiment pénible. Sans avoir demandé aucune licence, le
bonhomme agrémente l'ensemble de toute une série de références
musicales puisque Laurent Coiffic a '''emprunté'' diverses sources
issues de plusieurs jeux estampillés Resident
Evil,
tout comme l'on peut entendre les thèmes du Retour
vers le futur,
de Benny Hill,
ou des jeux Rainbow
Six
et Parasite
Eve...
Bref, à éviter de toute urgence !



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