Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

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dimanche 5 juillet 2026

Se7en de David Fincher (1995) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

Il y eut une époque où tout ce que touchait David Fincher ou presque se transformait en or. ALIEN³ en 1992, Se7en en 1995, Fight Club en 1999 ou encore Zodiac en 2007... Alors qu'est attendu pour cette fin d'année 2026 son dernier long-métrage The Adventures of Cliff Booth, écrit par Quentin Tarantino et dont la diffusion est prévue sur Netflix pour novembre aux États-Unis et un mois plus tard pour le reste du monde, retour sur le véritable phénomène que représenta Se7en à l'époque de sa sortie. Digne successeur du glaçant Manhunter que réalisa une décennie auparavant Michael Mann, le second long-métrage de David Fincher est à l'exacte croisée des chemins entre son premier film, ALIEN³, dont il su redéfinir les codes esthétiques et narratifs pour proposer une œuvre moite, étouffante, dans un milieu carcéral à l'échelle d'une planète toute entière et les thrillers les plus sombres. Un long-métrage au mieux inconfortable pour les uns et au pire, carrément ennuyeux pour les autres... Fort heureusement, armé d'un scénario en béton signé d'Andrew Kevin Walker qui juste avant signa celui de Souvenirs de l'au-delà de Brett Leonard avant d'écrire ceux de The Game et Fight Club de David Fincher, de 8 millimètres de Joel Schumacher, de Sleepy Hollow : La Légende du cavalier sans tête de Tim Burton ou encore celui de Wolfman de Joe Johnston, le réalisateur américain allait signer en cette année 1995 l'un des thrillers les plus sombres et efficaces de l'histoire du cinéma. Également accompagné d'une équipe technique hors pair parmi laquelle l'on trouve le compositeur attitré de l'immense David Cronenberg, Howard Shore, ou le directeur de la photographie franco-iranien Darius Khondji, tout commence avec le générique de Kyle Cooper. D'une conception qui laissera sur le cul tout ceux qui le découvrirent pour la première fois, inspirant par la suite d'autres auteurs, celui-ci se fond à la perfection au thème du récit. Une parabole construite autour du principe des sept péchés capitaux. Révélant la nature humaine profondément atteinte par la foi du tueur qui pour chacun de ses meurtres va mettre en scène la victime et cacher sur le lieu du crime des indices permettant aux inspecteurs William Somerset et David Mills de poursuivre leur enquête tout en découvrant peu à peu les intentions de celui qui se fait appeler John Doe. Héritier direct de Manhunter, donc, mais aussi d'Angel Heart d'Alan Parker ou du très déstabilisant Spoorloos (L'Homme qui voulait savoir) de George Sluizer, Se7en aura lui aussi fait des petits de par le monde, comme en Espagne avec Marshland d'Alberto Rodriguez, en Belgique avec De Behandeling de Hans Herbots, en Corée du sud avec Memories of Murder de Bong Joon-ho et au Canada avec l'amusant Resurrection de Russell Mulcahy. Sans doute pas le plus réussi de tous mais en tout cas celui qui en reprend les codes jusqu'à devenir le miroir nanardesque du film signé de David Fincher quatre ans auparavant !


Dans les rôles principaux de Se7en l'on retrouve Brad Pitt et Morgan Freeman. Le premier incarne l'inspecteur David Mills. Jeune flic fougueux et impulsif, marié à Tracy qu'incarne Gwyneth Paltrow, il accompagne pour sa dernière mission l'inspecteur William Somerset qu'interprète donc de son côté Morgan Freeman. Un flic très proche de la retraite, beaucoup plus tempéré et avançant avec sagesse... De ce duo apparemment antinomique, David Fincher accouche d'un buddymovie qui n'a rien de comparable avec les comédies américaines qui ont pour habitude de lier deux tempéraments aux antipodes l'un de l'autre. Ici, le contexte est morbide, délétère, glaçant et étouffant. Le cinéaste met en scène des meurtres rituels abominables. Entrecoupés de séquences plus ''classiques'' qui permettent d'introduire le spectateur dans l'intimité de ses personnages et ainsi de les rendre attachants. L'invitation de l'inspecteur William Somerset chez le couple Mills étant d'ailleurs à ce sujet, très significative. Il n'est plus seulement question pour Tracy d'unifier la relation professionnelle entre son mari et son collègue mais bien de faire de ce duo incompatible l'équipe idéale chargée de mettre la main sur celui qui fait trembler toute la ville. Séquence qui permettra en outre d'éveiller la morale et les émotions du spectateur lorsque surviendra la séquence finale alors même que la présence de la jeune femme se réduira à quelques courtes scènes seulement. Curieusement, David Fincher élude la présence des médias, préférant donc se concentrer presque exclusivement sur l'enquête de ses deux inspecteurs. Le cinéaste signe ainsi un grand film. Qui non content d'être d'un pessimisme extrême est aussi et surtout d'une construction absolument diabolique. Visuellement superbe bien que s'inscrivant dans un univers désespérément sombre, Se7en est surtout interprété par un quatuor d'interprètes remarquables. Morgan Freeman, Gwyneth Paltrow, Brad Pitt et... un quatrième acteur dont l'identité fut tenue secrète jusqu'à la sortie du film en salle. Et même jusqu'à son apparition à l'écran puisque son nom n'apparaissait pas lors du générique d'ouverture. D'ailleurs, je tairai son identité au cas où certains n'auraient toujours pas découvert ce très grand thriller du cinéma américain... Bref, du très grand cinéma...

 

samedi 4 juillet 2026

Cycle Bernard Menez - Le chêne d'Allouville de Serge Pénard (1981) - ★★★★★☆☆☆☆☆



Au cœur de la bataille qui se joue entre le maire et les adjoints de la commune française d'Allouville, et son curé (autour duquel se sont ligués les villageois), un arbre. Le Chêne d'Allouville. Plus vieux représentant de son espèce, dont l'âge est estimé à 1300 ans, et qui risque de souffrir d'un projet d'élargissement. Une route doit en effet être construite, et passant justement tout prêt de cet ancêtre millénaire, le député Charles Crétois a prévu d'y faire passer ce projet qui divise élus et villageois. Crétois peut compter sur le maire du village auquel il a promit la légion d'honneur. Afin de sauver leur précieux bien, les habitants d'Allouville se réunissent autour du vieil arbre et barricadent le village. Bientôt une compagnie de CRS débarque afin de les en faire déloger...
Voici donc le récit de ce long-métrage réalisé par le cinéaste français Serge Pénard et dans lequel se retrouvent une nouvelle fois Bernard Menez et Henri Guybet qui tournèrent déjà ensemble en 1975 dans Pas de Problème de Georges Lautner et un an après Le Chêne d'Allouville dans Ça va faire mal ! de Jean-François Davy.
Le Chêne d'Allouville n'est pas que le cœur d'une intrigue écrite à quatre mains par Alphonse Boudard et Serge Pénard mais existe réellement. Situé au centre du village d'Allouville-Bellefosse, son âge est estimé entre 800 et 1200 ans. Classé monument historique en 1932, il a été en de multiples occasions le fruit de rénovations consécutives au dégradations perpétrées par le temps et le tourisme.

Concernant l’œuvre de Serge Pénard, il s'agit avant tout d'une petite comédie franchouillarde principalement interprétée par Bernard Menez qui endosse ici l'habit de curé du village. A ses côtés, Jean Lefebvre dans le rôle de son père, Albert Lecourt, Henri Guybet dans celui du frère, ainsi que Pierre Tornade dans le rôle du maire Henri Brainville et Philippe Nicaud dans celui de Charles Crétois, le député. Le Chêne d'Allouville, c'est le combat presque inégal entre les autorités et une poignées d'hommes et de femmes qui vivent par et pour leur terre. Serge Pénard développe l'idée de respect. Envers la nature, l'environnement, et tout ça à travers un village tout entier que le modernisme tente de défigurer. Il décrit avec légèreté et simplicité, des querelles de villages intestines. Bernard Menez , Jean Lefebvre et Henri Guybet campent des paysans forts sympathiques qui ont le naïf sentiment de pouvoir changer l'ordre des choses. D'une certaines manière, le cinéaste se moque ouvertement des autorités ici représentées par la Gendarmerie, la compagnie de CRS et le maire (voir la scène durant laquelle deux CRS urinent devant une grange). Pierre Tornade paraît interpréter le même éternel rôle auquel il nous a souvent habitués. Lui est adjoint le personnage de Roger Dubois, « nerveusement » interprété par l'excellent François Dyrek.

L'aventure, si elle n'est pas vraiment drôle, permet tout de même de passer un agréable moment. Bernard Menez y interprète l'un de ses meilleurs rôles (l'expression demeurant toute relative). Le Chêne d'Allouville mérite mieux que l'étiquette de nanar qu'on lui colle un peu trop facilement...

vendredi 3 juillet 2026

Citizen Vigilante d'Uwe Boll (2026) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Voilà un projet plus qu'intriguant s'agissant du dernier long-métrage de l'allemand Uwe Boll. Mais soyons clairs : l'auteur de House of the Dead, de Bloodrayne, de Rampage de Zombie Massacre et de beaucoup d'autres longs-métrages n'est théoriquement pas du genre à être attendu au tournant puisque son importante filmographie est essentiellement constituée de navets, voire de nanars... Cependant, Citizen Vigilante pourrait marquer le retour de l'allemand vers un cinéma plus traditionnel tout en cherchant à provoquer les âmes les plus ''pures''. De celles qui dans une certaine frange de la population accordent sans doute beaucoup trop importance à l'immigration tout en se voilant la face sur les conséquences néfastes qu'elle puisse avoir. Du moins est-ce apparemment le discours d'Uwe Boll qui avec Citizen Vigilante jette non pas un pavé dans la mare mais carrément une montagne de roche en fusion qui eut pour conséquence de le voir bannir dans son propre pays. Et lorsque l'on entend parler d'interdiction, ou de bannissement comme dans le cas de ce dernier long-métrage, forcément, cela attise la curiosité. Et il faut dire que malgré une forme très en accord avec le cinéma habituel de Uwe Boll, celui-ci reflète les contradictions entre des valeurs qui prônent le droit d'asile depuis la loi fondamentale de 1949 inscrite dans la Constitution de l’Allemagne de l’Ouest révélant ainsi des valeurs humanistes, et une réalité devant laquelle certains préfèrent se voiler la face : l'immigration illégale d'où émerge parfois des mœurs incompatibles avec la société occidentale et une violence qu'évoquent couramment et principalement les médias de droite quand d'autres préfèrent les ignorer. C'est donc bien sur cette réalité que certains chercheront toujours à masquer qu'Uwe Boll ouvre les hostilités. Avec cette jeune femme qui au sortir de ses emplettes est agressée gratuitement par un homme de couleur. Égorgée en plein jour, celle-ci meurt en quelques secondes, laissant derrière elle un tout jeune orphelin. Tandis que les médias relèguent cette tragique information, un justicier très apprécié des internautes qui expriment la volonté d'en voir plus comme lui fait le ménage dans la ville. Tout commence par une leçon donnée à trois adolescents qui refusent de payer leur ticket de bus et se poursuit par un certain nombre de meurtres visant notamment les responsables du chaos qui est en train de mener le pays à un marasme social, économique, politique et judiciaire mais aussi directement ceux qui commettent sur le sol de leur terre l'accueil, des meurtres ou des viols...


Avec tout l'absence de finesse qui le caractérise, Uwe Boll enchaîne les assassinats commis par celui qu'il iconise auprès d'un peuple qui se montre donc très enthousiaste. En outre, le rôle de Sanders, le justicier en question, est incarné par l'acteur américain Armie Hammer. L'interprète du justicier connaît depuis 2021 de gros soucis avec la justice puisqu'il a été soupçonné de viol, d'agressions sexuelles et psychologiques. Bien que la police de Los Angeles n'ait pas réuni suffisamment de preuves pour l'inculper et le faire condamner, la carrière d'Armie Hammer redémarre assez mollement. Écarté du tout Hollywood, il joue désormais principalement dans de petites productions indépendantes à l'image de Citizen Vigilante, justement, où il semble mimer le personnage incarné par Bob Odenkirk dans Nobody d'Ilia Naïchouller... En dehors du fait que le dernier long-métrage d'Uwe Boll soit parfois très politiquement incorrecte tout en étant objectivement le reflet d'une réalité concrète, Citizen Vigilante reste quand même une très mauvaise expérience. Non pas en raison du message véhiculé mais parce que la mise en scène est comme très souvent chez son auteur la ''coquille'' qui fait tout s'effondrer. Si au départ le film devait s'intituler The Dark Knight, les propriétaires de la marque associée au personnage de DC Comics Batman ont demandé à ce que soit changé le titre. Si le vigilantisme est un type de film qui a notamment fleurit à travers la saga Death Wish dans les années soixante-dix sans que cela n'émeuve quiconque au point de faire interdire le film sur son territoire d'origine, c'est bien parce qu'Uwe Boll évoque les thèmes de l'immigration, de l'islamisation, d'une politique et d'une justice défaillantes que le film rencontre des problèmes dans son pays. Il n'est pas impossible que Citizen Vigilante vienne combler l'appétit de certains détraqués en terme de nouvelle solution finale concernant cette fois-ci l'immigration extra-européenne, maghrébine et subsaharienne, mais en dehors de la polémique, il faut surtout bien se mettre en tête que le film est d'abord un énorme étron qui au-delà de son extrémisme est vraiment une purge à tous les étages ! Bref, du Uwe Boll pur jus !

 

jeudi 2 juillet 2026

L'autre côté de la violence (Roma, l'altra Faccia della Violenza) de Marino Girolami (1976) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

En soixante-dix huit longs-métrages et en trente-deux ans de carrière, le réalisateur italien Marino Girolami a touché à tous les genres et a même laissé derrière lui à l'attention des amateurs de nanars horrifiques, le ''légendaire'' Zombi Holocaust connu en France sous le titre La terreur des zombies ! Autant dire que est à l'opposée de ce film d'horreur qui fait hurler de rire lors des soirées arrosées tout en étant capable d'endormir le sauvage sagement assis tout seul devant sa télé. Sorti chez nous sous le titre L'autre côté de la violence le 06 juillet 1977 soit un an tout rond après sa diffusion dans les salles italiennes, Roma, l'altra Faccia della Violenza est un thriller d'excellente facture. Ce que l'on appelle dans son pays d'origine, un Poliziottesco. Sous-genre du film policier qui s'inscrit dans le contexte des Années de Plomb qui entre la fin des années soixante et le tout début des années quatre-vingt marquèrent le pays à travers des tensions politiques débouchant sur des actes de terrorisme et sur une violence généralisée. Si le long-métrage de Marino Girolami s'en tient tout d'abord à un sujet principal, celui d'un petit groupe de policiers traquant une bande de quatre voyous adeptes de vols, d'agressions physiques, de viols et de meurtres, Roma, l'altra Faccia della Violenza se distingue ensuite par sa critique sociale. Confrontant une jeunesse radicale qui par manque de perspective d'avenir ou par simple snobisme vis à vis du monde adulte et de la société en général s'engage dans une violence et une révolte extrêmes. Le film démarre pourtant de manière classique. Quatre criminels conquièrent les rues de la ville à la recherche de mauvais coups. Jusqu'au jour où ils dépassent les limites et causent la mort d'une jeune femme lors d'une soirée chic se déroulant dans une luxueuse demeure. Lorsque le père de la jeune victime, le Docteur Alessi (Anthony Steffen), apprend que celle-ci n'a pas survécu à la balle qu'elle a reçu dans la poitrine, il se rend, furieux, jusqu'au commissariat où il critique la mollesse de la police. Et notamment celle du Commissaire Carli qu'interprète à l'écran l'acteur Marcel Bozzuffi...


Un flic qui dans ce contexte particulièrement tendu où la jeunesse s'égare et où la pègre est prête à en venir directement aux mains face aux quatre criminels qui lui fond du tort, s'avère capable de contenir sa colère. Profondément humain comme en témoigne notamment son rapport au jeune marginal Stefano (Umberto Liberati) auquel il tente d'apporter un peu d'aide, Carli se retrouve devant une affaire relativement complexe à mener. Entre un témoin du meurtre qui se rétracte après avoir reçu une alléchante proposition d'acquisition d'un magasin de fleurs, des suspects qui n'en sont finalement plus, un père épris de vengeance qui va mener à bien une ''odyssée'' meurtrière afin d'éliminer les véritables coupables du meurtre de sa fille, des gosses de riches intouchables et entourés d'avocats véreux, il est clair que le commissaire va avoir du pain sur la planche. À l'époque de sa sortie en salle, Roma, l'altra Faccia della Violenza fut interdit chez nous aux moins de seize ans. D'une violence tout relative en comparaison de ce qu'étalent de nos jours nombre de longs-métrages, il est vrai que le contexte dans lequel évoluent les personnages s'avère assez âpre. Des fusillades en pagailles qui parfois font des victimes innocentes tuées à cause d'une balle perdue. Le père de famille subissant notamment une agression de la part de trois des quatre voyous qu'il traque. Un double viol commis dans une serre. Et puis des séquences de courses-poursuites assez énergiques, avec des flics qui préfèrent passer leur temps à tirer des coups de semonce en l'air tandis que les criminels, eux, laissent derrière eux nombre de cadavres. Notons que le film offre une séquence particulièrement gratinée durant laquelle un criminel en fuite se fait écraser par un autobus. Avec ce que cela peut sous-entendre comme conséquences sur le corps de la victime. Une scène bien gore ! Écrit par Marie-Claire Solleville, Vincenzo Mannino et Gianfranco Clerici, Roma, l'altra Faccia della Violenza est accompagné par une sympathique partition musicale signée deVince Tempera, Fabio Frizzi et Franco Bixio. Bref, un très bon, et même un excellent Poliziottesco...

 

mercredi 1 juillet 2026

The Baby de Ted Post (1973) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Notamment connu pour avoir mis en scène l'acteur Clint Eastwood dans le western Pendez-les haut et court en 1968 et dans les secondes aventures de l'inspecteur Harry Callahan Magnum Force en 1973, pour avoir réalisé le film de science-fiction Le Secret de la planète des singes en 1970 ou pour avoir dirigé Peter Falk dans deux épisodes de la série télévisée policière Columbo intitulés Immunité diplomatique et Question d'honneur en 1975 et 1976, Ted Post fait partie de ces cinéastes qui au détour d'une ou plusieurs œuvres s’intéressèrent à des cas assez particuliers. S'agissant de The Baby qu'il co-réalisa aux côté de l'assistant-réalisateur Jesse Corallo sur la base d'un script écrit par Abe Polsky, le récit tourne autour d'une bien étrange famille composée de trois femmes, une mère et deux filles, et d'un fils mentalement déficient ! Le bébé du titre, c'est lui ! L'incongruité de cette histoire peu commune commence dès que l'on découvre le ''pedigree'' de l'acteur David Mooney qui incarne justement le rôle du bébé : alors âgé de trente-deux ans, cet interprète d'une quinzaine de téléfilms, épisodes de séries télévisées et longs-métrages cinématographiques y apparaît portant des couches et se comportant tout au plus comme un enfant de deux ou trois ans. Vivant dans un cercle familial que l'on peut considérer de matriarcal, celui qui se fait appeler ''Baby'' attise la curiosité d'Ann Gentry (l'actrice Anjanette Comer, laquelle interpréta notamment le rôle de la charmante Kinita dans La Bataille de San Sebastian du réalisateur français Henri Verneuil en 1968), une assistante sociale chargée d'enquêter sur l'étrange famille dominée par la présence de la mère, Mrs. Wadsworth (Ruth Roman). Accompagnée de ses deux filles Germaine et Alba (Marianna Hill et Suzanne Zenor), la quinquagénaire élève son fils d'une trentaine d'années comme s'il s'agissait d'un bébé. Cherchant à l'éloigner de toute emprise extérieure, la venue d'Ann dans son foyer va causer certains dommages au sein de la famille... Typique d'une époque qui charriait autant de bons films à l'attention du grand public que de longs-métrages beaucoup plus obscures, The Baby est donc un OFNI...


Le long-métrage mêle l'épouvante à un contexte social oppressant, où tous les membres d'une même famille semblent être atteints de tares psychologiques. Concernant Marianna Hill qui incarne donc ici le rôle d'Alba, on se souvient surtout de son rôle dans le film d'horreur culte Messiah of Evil signé de Willard Huyck et Gloria Katz en 1973. Soit, la même année que The Baby. Mais aussi et surtout, l'actrice marqua de sa présence un autre western interprété ET réalisé par Clint Eastwood. Le mythique L'homme des hautes plaines dans lequel Marianna Hill interprétait le rôle de la nymphomane Callie Travers ! En dehors de l'absurde idée d'un trentenaire se promenant en couche, à quatre pattes, bavoir sous le menton et incapable de parler sans que cela n'émeuve quiconque dans l'entourage des Wadsworth, le plus surprenant reste sans doute l'attitude de l'assistante-sociale. Qui plus que de se révolter face à cette mère qui cultive l'état de retard mental de son fils semble tout d'abord y participer en relayant elle-même un comportement qui n'arrange rien à l'évolution mentale de ''l'enfant'' ! En outre, le script cultive un certain mystère autour de la jeune femme qui dès que l'on cherche à en savoir davantage sur son époux, apparemment décédé, reste muette ! Si dans la catégorie des films d'horreur ou d'épouvante l'on a déjà vu nettement plus radical, The Baby reste malgré tout relativement dérangeant sous certains aspects. Quelques séquences inenvisageables font pourtant partie du ''package''. Comme cette scène, invraisemblable, où pour calmer le fils Wadsworth, sa baby-sitter lui donne le sein ! Notons que David Mooney est assez convainquant. Et même si l'on découvre rapidement que les gazouillis ne sortent pas directement d'entre ses lèvres mais de celles d'un doubleur en post-synchronisation, son attitude, sa gestuelle et ses mimiques semblent témoigner de son apprentissage auprès de très jeunes enfants... Si le contexte semble réellement délirant même si le film a malheureusement tendance à tourner en boucle, réalisateurs et scénaristes ne nous avaient pourtant pas préparés au final sans doute encore plus fou qui clôt le récit. Bref, un film à part...

 

mardi 30 juin 2026

Maigret et l'Affaire Saint-Fiacre de Jean Delannoy (1958) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Un an après avoir tourné ensemble Maigret tend un piège, le réalisateur et scénariste Jean Delannoy et l'acteur Jean Gabin se retrouvent sur le tournage de Maigret et l'Affaire Saint-Fiacre. Affecté à la police judiciaire du onzième arrondissement de Paris au 132, boulevard Richard-Lenoir, le Commissaire Divisionnaire Jules Maigret se rend cette fois-ci à Saint-Fiacre, dans l'Allier où il est né en 1987. L'occasion pour lui de retrouver bien des années après son départ pour la capitale française certains des habitants de ce petit village imaginaire qui n'a donc rien à voir avec ceux situés en Seine-et-Marne, en Loire-Atlantique ou dans les Côtes-d'Armor. C'est sur la demande de la comtesse de Saint-Fiacre interprétée par l'actrice Valentine Tessier qu'il se rend donc dans le village qui l'a vu grandir. En effet, la vieille dame qui connaît bien Jules pour l'avoir côtoyé durant son enfance a reçu une lettre anonyme qui annonce sa mort prochaine lors de la messe du Mercredi des Cendres. Chargé de sa sécurité, le Commissaire ne parvient cependant pas à éviter le drame et le jour annonçant la mort de la Comtesse, celle-ci est retrouvée morte à l'église tenue par l'abbé Jodet (Michel Vitold). Maigret fait la connaissance de son fils Maurice (Michel Auclair), de son secrétaire, le critique d'art Lucien Sabatier (Robert Hirch) et retrouve de vieilles connaissances, tel le docteur Bouchardon (Paul Frankeur) ainsi que le régisseur du château de la Comtesse, Gautier (Camille Guérini), son épouse Adèle (Hélène Tossy) et leur fils Émile (Serge Rousseau)... Très rapidement, le Commissaire remarque l'attitude plus qu’ambiguë de certains d'entre eux. Le fils de la Comtesse, grand amateur d'humour noir se révèle très dépensier et ne venait rendre visite à sa mère qu'à la seule occasion de lui soutirer de l'argent. Quant à Lucien Sabatier, il semble avoir participé à la vente d'un nombre incalculable de tableaux de grande valeur ayant appartenu à la vieille dame...


L'intrigue se déroulant dans un petit village et le Commissaire Maigret ayant fait seul le voyage jusqu'au lieu où se déroule l'action, les personnages qui orbitent généralement autour de lui son absents du récit. Ici, comme il le souligne d'ailleurs très rapidement, les intérêts financiers sont l'une des premières raisons qui poussent un individu à commettre un meurtre. Ce qui laisse entendre que ses deux premiers suspects en les personnes du fils et du secrétaire pourraient l'un comme l'autre avoir ''planifié'' la mort de la Comtesse qui, en outre, était atteinte de graves problèmes de cœur. Ce que savait son médecin, le docteur Bouchardon, lequel vient alors s'ajouter à la liste des suspects ! Au fil de l'intrigue l'on découvre que les hypothétiques responsables de la mort de la Comtesse qui pour l'instant passe pour une mort naturelle consécutive à une crise cardiaque sont plus nombreux qu'il n'y paraît. Changeant totalement d'atmosphère en comparaison des lugubres artères de la capitale filmées tel le quartier de Whitechapel dans Maigret tend un piège, Maigret et l'Affaire Saint-Fiacre a pourtant été majoritairement tourné à Paris. Le village tel que le décrit à l'origine Georges Simenon dans son roman éponyme qu'adaptent donc ici Jean Delannoy, le scénariste et journaliste Rodolphe-Maurice Arlaud ainsi que le dialoguiste Michel Audiard (déjà présent à l'écriture des dialogues dans Maigret tend un piège) lui fut inspiré par celui de Paray-le-Frésil, lui-même situé dans l'Allier, à une courte distance de Moulins qu'il cite d'ailleurs à de nombreuses reprises puisque l'un des suspects, le critique d'art et secrétaire de la Comtesse Lucien Sabatier, affirme qu'il s'y trouvait au moment même où une fausse information envoyée au journal qui l'emploie désignait la mort du fils de la Comtesse...


Si à travers cet élément l'on comprend comment la vieille dame est morte, il reste encore à savoir comment elle a appris la fausse nouvelle et surtout, qui est l'auteur de la lettre anonyme et de l'information mensongère... Maigret et l'Affaire Saint-Fiacre repose plus ou moins sur un concept semblable à celui instauré par la britannique Agatha Christie. D'un côté comme de l'autre de la Manche, l'anglaise et le français attachent une grande importance à la psychologie des personnages. C'est ainsi que dans Maigret et l'Affaire Saint-Fiacre, une grande place est réservée à l'étude comportementale des principaux protagonistes. D'ailleurs, le Commissaire Maigret ira jusqu'à réunir un total de six suspects lors d'un dîner organiser au sein du château même de la Comtesse de Saint-Fiacre. Immense bâtisse à l'étage duquel repose toujours la dépouille de la victime et aux pieds de laquelle sera déposé l'un des éléments essentiels du récit. Autre piège ici tendu par Maigret afin de tromper le coupable et ainsi mettre à terme à cette difficile enquête policière. Comme précédemment avec Maigret tend un piège, Jean Delannoy fait appel à une importante partie de l'équipe technique employée lors du tournage un an en arrière. Concernant le casting, s'il diffère du précédent, actrices et acteurs ici présents s'avèrent tout aussi remarquable. En commissaire débonnaire mais inflexible, Jean Gabin est parfait. L'acteur reviendra une troisième et dernière fois sous les traits du Commissaire Maigret en 1963 dans Maigret voit rouge, cette fois-ci réalisé par Gilles Grangier...




 

lundi 29 juin 2026

Maigret tend un piège de Jean Delannoy (1958) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

Parmi les romans écrits par Georges Simenon, certains ont été davantage adaptés au cinéma et à la télévision que d'autres. On peut notamment citer Le chien jaune, Pietr-le-Letton ou La nuit du carrefour datant tous les trois de 1931 mais celui qui semble avoir eu le plus de succès auprès des cinéastes reste probablement Maigret tend un piège. Et pour cause : ce roman très proche du fait-divers entourant le cas irrésolu de Jack l’Éventreur a connu une première version cinématographique en 1958 réalisée par Jean Delannoy avant d'être adapté en Angleterre par trois fois en 1962, 1992 et 2016 avec The Trap de Terence Williams, Sets A Trap de John Glenister et Maigret Sets a Trap dans lequel l'acteur britannique Rowan Atkinson reprenait le rôle du commissaire Maigret... En Italie, Renato de Maria réalisa en 2004 le téléfilm La Trappola, adaptation transalpine du roman. Les Pays-Bas eux-mêmes se penchèrent dessus à travers cet autre téléfilm que fut Maigret zet een val en 1968 et dont l'auteur fut le réalisateur néerlandais Rob Geraerds. Quant à la France, outre le long-métrage de Jean Delannoy en 1958, le thème fut repris en 1996 au sein de la série Maigret. Placé en vingt-troisième position, l'épisode simplement intitulé Maigret tend un piège fut réalisé par Juraj Herz et tout comme lors des cinquante-trois autres, le rôle principal fut tenu par l'imposant Bruno Cremer...


Mais retour, donc, à la fin des années cinquante et plus précisément en 1958. Si le long-métrage incarné par Jean Gabin et par plusieurs interprètes parmi lesquels certains deviendront de grandes vedettes du cinéma ou de la télévision repose donc en effet sur l'ouvrage de Georges Simenon, la fidélité ne semble pas être à l'ordre du jour dans une adaptation qui fait fi de certaines identités, change le nom de certains quartiers, ajoute des personnages qui n'existaient pas à l'origine et va même jusqu'à ajouter une double activité à l'un des protagonistes les plus essentiels du récit en la personne d'Yvonne Maurin qu'interprète Annie Girardot et qui retrouve Jean Gabin après lui avoir déjà donné la réplique dans Le rouge est mis de Gilles Grangier en 1957. Après avoir interprété de petits rôles, la carrière de l'actrice est ainsi lancée sur des rails grâce au rôle ambigu de cette femme volage, épouse depuis six ans d'un homme qui au lit n'est jamais parvenu à la satisfaire... Notons ensuite parmi les stars du cinéma à venir, la présence de Lino Ventura qui dans le rôle de l'inspecteur Torrence interprète un personnage relativement secondaire auquel le script de Jean Delannoy, Michel Audiard et Rodolphe-Maurice Arlaud n'octroie que quelques rares interventions. Une présence à l'image plus physique qu'orale...


Nous sommes à Paris et depuis quelques mois, un individu sème la terreur dans la capitale en assassinant de jeunes femmes brunes et physiquement plutôt bien charpentées. Toujours le même mode opératoire : des coups de couteau dans le corps et des vêtements lacérés. Le sexe ne semble pas être la raison première puisque le légiste ne constate jamais aucun viol sur les victimes. Rapidement jugé de très orgueilleux, l'assassin prévient le Commissaire Maigret chaque fois qu'il vient de commettre un meurtre. C'est alors qu'intervient Louise (Jeanne Desailly), laquelle émet l'hypothèse selon laquelle le tueur prend de l'assurance au fil des meurtres. Ce qui donne à son mari l'idée de tendre un piège à ce dernier en faisant croire que le coupable vient d'être arrêté... Un concept pas inintéressant mais qui ne donnera pas vraiment ses fruits. Car l'intérêt de Maigret tend un piège est ailleurs. Dans la psychologie du meurtrier, décrite au fil d'un interrogatoire passionnant lors duquel Jules Maigret tend le véritable piège du titre. Celui qui mènera finalement le coupable à avouer indirectement ses meurtres. Cependant, et comme cela arrive parfois chez Georges Simenon et notamment chez celui qui demeure sans conteste le plus célèbre personnage créé par l'écrivain, rien n'est jamais aussi simple ni définitivement acquis... À travers un récit qui mêle amour, adultère, déviance sexuelle et crimes en séries, Jean Delannoy filme un Paris en noir et blanc, nocturne et relativement sombre. Tourné dans le Marais contrairement au roman qui situait l'action à Montmartre, Maigret tend un piège est donc bien une brillante variation sur le thème de Jack l’Éventreur. La scène d'action rappelant bien évidemment le caractère lugubre du quartier de Whitechapel où le célèbre tueur en série britannique commis cinq abominables crimes à la fin du dix-neuvième siècle...

 

dimanche 28 juin 2026

Les tueurs fous de Boris Szulzinger (1972) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Quatre longs-métrages en tant que réalisateur au compteur, pas un de plus. Nathalie après l'amour en 1970, Les tueurs fous en 1972, Tarzoon : la honte de la jungle en 1975 et Mama Dracula en 1980... Boris Szulzinger aura donc passé le plus clair de son tant à produire des films que de mettre en scène des histoires aussi curieuses que celle qui concerne justement Les tueurs fous. Reposant néanmoins sur un authentique fait-divers qui défraya la chronique judiciaire française au tout début des années soixante-dix, le long-métrage raconte la folle expédition meurtrière de deux jeunes individus. Installés chez un journaliste interprété par Georges Aminel, les bruxellois Roland et Dominique vivent de rapines et semblent fascinés par les armes à feu. Lorsqu'ils découvrent chez leur hôte plusieurs fusils, les deux hommes, incarnés à l'écran par Roland Mahauden et Dominique Rollin s'en emparent pour aller s'entraîner au tir dans une décharge. Une fois leur entraînement terminé, ils remontent à bord de la voiture qu'ils ont récemment volée et patientent jusqu'à ce qu'une première cible vivante débarque dans leur champ de vision. Un homme déboule alors en motocyclette et les deux hommes le suivent de très près. Zigzaguant sur une route située en bordure d'une forêt, l'un d'eux se penche à l'extérieur du véhicule et commence à tirer sur le pauvre homme qui finit par s'effondrer au sol. Transportant ensuite le cadavre plus profondément dans les bois, ils se prennent en photo à ses côtés avant de téléphoner au journaliste, de lui donner rendez-vous dans un bar et ainsi lui confier les clichés qu'ils viennent tout juste de prendre... Aussi absurde qui puisse paraître le comportement de Dominique et Roland, cette attitude semble montrer un désordre psychologique relativement important chez nos deux protagonistes. Deux esprits libres de toute contrainte, qui volent des voitures au grand jour, pillent des cadavres à l'image de cette femme d'âge avancé qu'ils assassinent sans raison apparente et se moquent ouvertement de leurs victimes. Souvent comparé à Orange Mécanique de Stanley Kubrick dont il ne partage évidemment pas les qualités mais plutôt le thème de l'ultra violence, Les tueurs fous, également connu sous son premier titre En pleine gueule est donc basé sur la série de meurtres que commis un an en arrière Alain Grenouille...


Un criminel qui aux côtés d'un adolescent âgé de seulement seize ans prénommé Robert s'attaqua à plusieurs personnes. Entre le 28 et le 31 juillet de l'année 1971, les deux criminels tuèrent un ouvrier d'une usine Simca-Chrysler et un employé de station-service de dix-huit ans et blessèrent un mécanicien, un garde-forestier ainsi que femme d'une cinquantaine d'années... Contrairement à Alain Grenouille qui apporta une explication s'agissant des meurtres qu'il commis avec son jeune complice, expliquant ainsi qu'il voulait selon ses propres termes ''se venger de cette vacherie de société'', le scénario de Boris Szulzinger, Pierre Bartier et Michel Gast laisse les spectateurs dans le flou. Dans un esprit Queer assez peu courant pour l'époque, le réalisateur définit ses deux assassins à travers une orientation sexuelle qui semble sortir des normes pour être ici définis comme un couple homosexuel. Le journaliste qui les accueille étant lui-même attiré par l'un des deux hommes. Témoignant de leur peu d'appétence pour les femmes, ils se refuseront à l'une d'entre elles qui une fois au lit essuiera un double refus d'avoir un rapport avec elle ! Si de nos jours rien ne semble pouvoir faire reculer la communauté LGBTQ+ s'agissant de son exposition à l'image, la présence ici de deux homosexuels étant en outre motivés à l'idée de disséminer autour d'eux un maximum de cadavres peut sembler parfois incommodante. De plus, une fois mis en parallèle avec les meurtres isolés commis sur notre territoire et depuis quelques années par des ''assassins en herbe'', Les tueurs fous peut s'envisager comme une œuvre visionnaire, où le meurtre est accompli de manière froide et distanciée. Ici, le polaroid remplaçant en outre le téléphone portable tandis que les locaux du journalisme précèdent les futurs réseaux sociaux. Si la société enfante objectivement des monstres froids, immoraux et indifférents aux actes dont ils sont les auteurs, Les tueurs fous témoigne de l'impuissance de l'état à régler ce type de problèmes. Plus de cinquante ans après, rien n'a malheureusement changé et tout semble même avoir empiré...


 

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