Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

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dimanche 15 mars 2026

Scream 7 de Kevin Williamson (2026) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

N'ayant jamais été fan de la franchise initiée par le scénariste Kevin Williamson, ici à la réalisation et à l'écriture et par Wes Craven pour lequel j'ai malgré tout conservé une certaine admiration pour à peu près tout ce qu'il mit en scène avant le premier volet datant de 1996, voir débarquer sur grand écran le septième opus sobrement intitulé Scream 7 ne m'a fait ni chaud, ni froid. Et pourtant, c'est bien grâce ou à cause de températures oscillant entre les douze et quinze degrés que j'ai décidé de tout faire pour ne pas demeurer statique en cette journée pluvieuse du 15 mars 2026. Direction le cinéma le plus proche pour découvrir ce que d'aucun juge déjà comme l'un des pires épisodes de la saga. Pire, parait-il, que le précédent, que je n'ai pas eu le bonheur ou la malchance de voir depuis sa diffusion en salle il y a trois ans tout rond ! Ne connaissant de la franchise que les premier et second épisode, c'est donc avec l'esprit pratiquement neuf (l'un et l'autre datant de 1996 et 1997) que j'ai passé la porte donnant sur une large salle, pratiquement vide en dehors de quelques post-adolescents qui à l'époque du premier Scream ou de sa séquelle immédiate ne devaient être encore que des gamins. Une quinzaine de spectateurs disséminés dans une salle qui devait compter deux ou trois-cent places et parmi eux, un couple de vieilles personnes sans doute en mal de frissons qui allaient cependant repartir avec un pouls ne dépassant pas les soixante battements par minute... Car à moins de n'avoir jamais vu un seul film d'horreur de leur vie, il y avait peu de chance pour que le cœur sans doute unit par l'amour de ce charmant couple s'emballe devant des jumpscares que personne de censé n'oserait produire de nos jours. Et pourtant, c'est bien ce qu'a fait Kevin Williamson. En d'autres lieux, en d'autres temps scénariste mais aujourd'hui, reprenant les rênes du bébé qu'il créa avec l'auteur des cultissimes La colline a des yeux, La dernière maison sur la gauche, Les griffes de la nuit ou Le sous-sol de la peur... Scream 7 semble s'adresser à deux types de spectateurs. Avec évidemment, une prédisposition pour le fan de base, qui connaît les précédents volets sur le bout des doigts, connaît chaque personnage, chaque réplique et chaque meurtre. Absente du sixième opus, Neve Campbell réapparaît dans le rôle de Sidney Prescott. Poissarde mère de famille en conflit avec sa fille Tatum (Isabel May) et désormais marié à l'officier de police Mark Evans (Joel McHale).


Retour également pour Courteney Cox, toujours dans le rôle de la journaliste Gale Weathers et qui débarque ici dans l'aventure comme un cheveu dans la soupe lors d'une apparition aussi soudaine qu'invraisemblable ! Réapparaissent également Jasmin Savoy Brown et Mason Gooding dans les rôles de Mindy et Chad Meeks-Martin. Une présence absolument inutile qui ne sert apparemment qu'à nous rappeler qu'ils furent présents aux génériques des cinquième et sixième opus. Plus étonnant est le ''retour'' du personnage de Stuart Macher, l'un des deux tueurs du premier Scream de 1996 qui mourrait à la fin et qui dans Scream 7 fait donc un retour profitant de l'intelligence artificielle. Parmi les nouvelles têtes, l'on notera la présence à l'écran de Kraig Dane dans le rôle de Karl Gibbs, un ancien patient d'hôpital psychiatrique mais aussi et surtout celle d'Anna Camp dans celui de Jessica Bowden, la ''sympathique'' voisine de Sidney et mère d'un Lucas (Asa Germann) fan de films d'horreur quelque peu instable... Tout ce petit monde orbite autour d'un script qui n'apporte évidemment rien de plus à une saga qui a déjà fait le tour complet de tout ce que l'on peut voir dans n'importe quel slasher. Et pourtant, malgré des critiques souvent fort mitigées, le long-métrage de Kevin Williamson se regarde sans déplaisir. Si l'on peut comprendre que les fans puissent ressentir une certaine lassitude, le néophyte, ou du moins celui ou celle qui n'a pas mis les pieds dans cet univers depuis au moins quinze ou vingt ans peut y trouver matière à passer un agréable moment. Par contre, inutile d'espérer ressentir le moindre effroi. Depuis plus de cinquante ans qu'existe le genre (merci Mario Bava), cuisiné à toutes les sauces, des plus réalistes aux plus improbables, être surpris, sursauter, avoir peur ou même se passionner pour des personnages qui manquent cruellement de caractérisation est devenu illusoire...

 

samedi 14 mars 2026

Les Nouvelles Aventures de Cendrillon de Lionel Steketee (2017) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆



Les mythes ont la vie dure. Tout comme le désastreux diptyque consacré au personnage d'Aladin (Les Nouvelles Aventures d'Aladin d'Arthur Benzaquen en 2017, Alad'2 de Lionel Steketee l'année dernière), Cendrillon, le personnage retranscrit par Charles Perrault à partir de version orales en 1697 a lui aussi connu les misères d'une adaptation calamiteuse. Cette fois-ci, le responsable de cette infamie qui ferait passer la filmographie des Charlots pour de véritables chefs-d’œuvre cinématographiques est... heu... ben... Lionel Steketee. Comme quoi. Pourquoi tenter de faire mieux lorsque l'on peut faire pire ? Le plus fou est d'imaginer que l'on puisse accepter de produire une chose pareille. En même, temps, on ne sait jamais à l'avance à quoi ressemblera le produit. Financé par Daniel Tordjman, lequel a également produit les deux volets d'Aladin, Les Nouvelles Aventures de Cendrillon part d'un principe simple : adapter de façon libre l’œuvre de Charles Perrault en y injectant tous les poncifs à la mode.
Que l'on soit d'accord ou pas avec le principe consistant à aborder des thèmes aussi courants que délicats que le communautarisme, l'homosexualité, ou que sais-je encore, l'oeuvre de Lionel Steketee tente avec humour de s'emparer sans la moindre finesse de quelques-uns de ces sujets que certains considèrent avec démagogie comme de véritables brûlots, alors qu'il ne faudrait point n'y voir d'autre que des tentatives, certes maladroites, d'appropriation de thématiques à la mode. Noyées, bien entendu, dans un récit convenu par avance. Ou comment faire du neuf avec du vieux. Quoique en matière de neuf, Lionel Steketee et son scénariste Daive Cohen (déjà à l'action sur les deux volets d'Aladin, c'est dire si le cinéaste devrait penser à changer de scénariste) ont bien du mal à nous intéresser à ce sujet mainte fois remanié au cinéma, au théâtre, à la télévision ou en littérature.

Pourtant, au départ, tout semblait partir sur de bonnes bases. Malgré un duo réalisateur/scénariste dont la présence au générique pouvait dès le départ inquiéter l'amateur de comédies françaises, le casting suffisait à convaincre certains de faire le premier pas vers les salles obscures le jour de la sortie du film : Marilou Berry et sa mère Josiane Balasko, mais également Arnaud Ducret, Didier Bourdon, Vincent Desagnat et Jérôme Commandeur pour les principaux interprètes. La première dans le double rôle de Julie et Cendrillon, la seconde dans ceux de la voisine de l'héroîne et la belle-mère de Cendrillon, et les suivant incarnant respectivement Marco et Le Prince Marco, le patron de Julie et le Roi, Gilbert et le Prince Gilbert, et le dernier interprétant le rôle unique du Duc. Lionel Steketee n'amuse que lui en intégrant un caméo de Kev Adams en Aladin sous la forme d'une pauvre photo, ou le personnage de Blanche Neige et de sept nains renommés pour l'occasion en Vénère, Relou, Péteur (quelle finesse de l'entendre émettre des flatulences), Feignasse, Boloss, Teubé et Cécoin.

Les Nouvelles Aventures de Cendrillon passe de la vie un brin tristounette de Julie au conte qu'elle adapte pour l'enfant que le fils de son patron lui confie pour la soirée. Une reconstitution haute en couleurs mais pas vraiment convaincante. Tout y étant de carton-pâte, on supposera que le réalisateur prévoyait de concentrer toute son attention sur le jeu de ses interprètes. Sauf qu'ici, tout sonne faux, et de toute manière, le récit est tellement connu et rabâché qu'il faut vraiment avoir des nerfs d'acier pour tenir jusqu'au bout. Pas drôle pour un sou malgré la présence d'un Arnaud Ducret bien dans son élément, Les Nouvelles Aventures de Cendrillon est de surcroît assez vulgaire et désobligeant. Le réalisateur nous assène quelques séquences façon « comédie musicale » parfaitement insipides. Au mépris de ses spectateurs, futurs téléspectateurs et acheteurs éventuel du dvd, Lionel Steketee signe l'une des pires comédies françaises de 2017. Et même l'une des pires tout court... A éviter...

vendredi 13 mars 2026

The Soldier's Revenge de David Worth (1986) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Ancien vétéran de la guerre du Vietnam ayant dénoncé les exactions de l'armée américaine lors d'une mission qui fit de nombreuses victimes innocentes, Frank Morgan (l'acteur John Savage) est accueilli froidement par la population de sa ville natale. Considéré comme un traître à la nation, il est pris à partie par certains habitants qui voient son retour d'un mauvais œil. Tandis qu'il est contraint d'affronter plusieurs d'entre eux, cet ancien pilote d'avion est engagé par Beatriz (Maria Socas), une jeune femme contrainte de transporter des armes jusqu'en Amérique latine où le chef d'un groupe de mercenaires révolutionnaires retient son père prisonnier. L'occasion pour Frank de fuir ceux qui en veulent à sa peau. Arrivé à destination, il rencontre Ricardo (Edgardo Moreira), le chef de la résistance en question. Mais alors que l'un des membres du groupe armé annonce que le père de Beatriz est finalement mort lors d'un ''accident'', Frank tente de convaincre Ricardo d'abandonner toute tentative de renverser l'état, prônant ainsi un retour à la paix. Ce que n'entend bien évidemment pas d'entreprendre le chef des rebelles qui décide alors de faire exécuter les deux américains... Divisé en trois parties, la ''revanche'' promise par The Soldier's Revenge va prendre pourtant des allures de message pacifiste. Prenant ainsi le contre-pied de l'un des classiques du genre, le Rambo signé en 1982 par le réalisateur américain Ted Kotcheff avec dans le rôle-titre, l'acteur Sylvester stallone. Alors que dans ce dernier, le héros mettait à feu et à sang la petite ville forestière de Hope après en avoir été chassé par le shérif Will Teasle qui le traqua ensuite avec ses adjoints au cœur d'une région montagneuse, le protagoniste de The Soldier's Revenge prend le parti de fuir la ville pour aider sa partenaire féminine lors d'un raid à l'étranger particulièrement dangereux. Alors que l'on s'attend à ce que la ''revanche'' du titre prenne place en Amérique Latine et non plus sur le territoire des États-Unis, rien ne va véritablement se dérouler comme le petit film d'action et de guerre que le long-métrage de David Worth semble être. Au vu de certaines séquences comme celle renvoyant Frank Morgan dans le passé, au moment juste où il constatait l'effroyable spectacle d'un village vietnamien dont tous les habitants ou presque avaient été tués, l'on comprend que le budget alloué au tournage du film n'a sans doute pas dû dépasser les quelques centaines de milliers de dollars. Et quel meilleur exemple pour confirmer cette impression que ce passage lors duquel notre héros affronte deux soldats ennemis dans ce qui semble être un sous-bois et certainement pas l'un de ces paysages exotiques qui font la particularité de pays étrangers tels que le Vietnam...


Une scène témoignant du caractère miséreux des moyens financiers consacrés à un film dont son auteur va pourtant tout mettre en œuvre pour cacher ses défauts derrière quelques séquences plus ambitieuses que ne le permettent le budget ! Alors que la première partie est percluse de défauts, entre la séquence souvenir en question ou la bagarre dans le bar filmée de telle manière qu'elle devient parfaitement illisible, le voyage en avion de Frank et Beatriz précédant leur arrivée en terre étrangère améliore quelque peu le contenu du long-métrage. Et ce, même si certains inserts plutôt curieux demeurent des choix qui restent encore très énigmatiques. Comme ces deux ou trois plans qui voient les mains des deux principaux protagonistes se frotter l'une à l'autre tandis qu'ils évoquent leur désir commun. Drôles de plans qui semblent avoir été produits en d'autres lieux et en d'autres temps. The Soldier's Revenge se poursuit ensuite alors que l'avion a finalement atterrit à quelques dizaines de kilomètres de sa destination en raison d'une panne annoncée de carburant. Sur un petit aéroport... Le hasard faisant d'ailleurs bien les choses puisque Ricardo et plusieurs de ses hommes les y attendent justement... Si l'on observe le fait que l'avion devait tenir jusqu'au bout et atterrir quelques cinquante kilomètres plus loin, comment expliquer que le chez de la rébellion se trouve dans ce petit aérodrome, perdu au milieu de nulle part ? Faisant parfois fi de toute vraisemblance, The Soldier's Revenge est surtout en manque de séquences véritablement musclées. Quelques explosions et fusillades agrémentent il est vrai le récit, mais pour un film qui se veut être la vengeance d'un soldat de l'armée américaine, le film de David Worth montre très rapidement ses limites. Au final, l'on tient là une bisserie typique des années quatre-vingt. Entre film de guerre, d'action et drame à la psychologie résiduelle. Bref, une petite série B à réserver tout d'abord aux amateurs du genre...

 

jeudi 12 mars 2026

Cold Storage de Jonny Campbell (2026) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Cold Storage de Jonny Campbell ou comment faire l'expérience d'une œuvre cinématographique dont son auteur assume mal les répercussions irrévérencieuses et audacieuses que son script aurait pu susciter. Un scénario moins barge à l'écran que sur le papier et l'intervention (étonnante et anachronique) d'un Liam Neeson qui semble s'être perdu sur le plateau de tournage d'un film qui ne sied pas vraiment au phénomène de castration dont son personnage est affublé ''terminent'' ce qui aurait pu sur le court, moyen ou long terme, devenir un film culte. Mais non, sans doute trop périlleux pour Jonny Campbell dont le seul fait d'arme sur grand écran fut le pourtant sympathique Alien Autopsy en 2006 tandis qu'il poursuivit majoritairement sa carrière à la télévision. Vingt ans après son premier long-métrage, voici que le cinéaste s'intéresse à nouveau à un phénomène issu de l'espace.Un organisme ayant accompagné la chute de Skylab, cet authentique laboratoire spatial américain qui connut une irrémédiable chute jusqu'à la surface de notre planète où il vint s'abîmer dans les eaux de l'océan indien le 11 juillet 1979 lors de son entrée dans l'atmosphère. À cet événement bien réel, le réalisateur ainsi que le scénariste et écrivain David Koepp (lequel s'est ici inspiré de son propre roman) ajoutent donc une nouvelle forme de vie microscopique prenant de très inquiétantes proportions. Tout comme l'infection se propage en général de manière relativement foudroyante dans la majeur partie des cas de films dits d'infectés, les champignons, dans Cold Storage, prolifèrent à vitesse grand V pour un résultat dont l'efficacité et les conséquences s'avèrent redoutables. Là encore, il s'agit d'une hypothèse qui n'est malheureusement confirmée qu'à une échelle plutôt réduite puisque sous ses allures de petite production dont le budget est difficile à évaluer faute d'informations à son sujet, le long-métrage de Jonny Campbell est une assez grande déception. Quelques effets gores plutôt ''sympatoches'' mais une mise en scène et une interprétation plutôt mollassonne.  
 
Pas de quoi sauter au plafond alors qu'au même moment Sam Raimi revient à ses premières amours avec son excellent Send Help ! Liam Neeson semble avoir pris un sérieux coup de vieux dans cette nouvelle (et pseudo) itération de l'ancien membre des Forces Spéciales américaines qu'il incarna dans Taken de Pierre Morel en 2008, ici transformé en ancien militaire ayant participé près de quatre décennies auparavant à la recherche et à la découverte d'un micro-organisme d'origine extraterrestre. Mettant ainsi à nue grâce à des capacités exceptionnelles de construction psychologique, la personnalité d'Abigail (Ellora Torchia), sous-fifre de l'armée américaine lors d'un échange téléphonique qui va devenir dans l'ombre, son alliée lorsqu'il devra retrouver un échantillon du champignon enfermé dans la pièce principale d'un laboratoire dissimulé aux yeux de tous derrière l'un des murs d'un entrepôt de stockage. Lieu principal de l'intrigue où travaillent Naomi (Georgina Campbell) et Travis (Joe Keery), deux jeunes adultes un peu trop curieux qui vont être en partie la cause d'une fuite du micro-organisme de type cryptogamique. Car en effet, plus que de se propager rapidement, le champignon en question va avoir de drôles de répercussions sur quiconque entre en contact avec lui. Et pas seulement les humains, mais les animaux également comme le démontreront un chat (celui de Naomi) et, plus curieux encore, un cerf ! Les attentes et la surprise ne faisant pas plus d'effets qu'un pétard mouillé après moins d'une demi-heure, Cold Storage semble en revanche multiplier les références même s'il faut être très observateur (ou dérangé du ciboulot) pour s'en apercevoir. Prenons par exemple le comportement de Naomi et de Travis. Après avoir vu, revu et re-revu en large et en travers le film culte de Dan O'Bannon Le retour des morts-vivants, il m'est par exemple difficile de ne pas évoquer l'échange entre les personnages de Frank et de Freddy lorsque le 3 juillet 1984 le premier parla au second d'une commande arrivée par erreur dans l'entrepôt de fournitures médicales d'Uneeda où les deux hommes travaillaient. Comparez donc la séquence où Frank évoquait à l'époque l'existence des fûts renfermant des morts-vivants et leur découverte par Freddy dans la cave à celle où Naomi et Travis décident de descendre dans un ancien complexe scientifico-militaire..... Hum ? Tout comme la scène d'intro, d'ailleurs, qui ne peut que renvoyer qu'à celle du classique de la science-fiction que réalisa en 1972 le cinéaste Robert Wise, The Andromeda Strain. En cherchant, bien on pourra rallonger la liste de quelques autres exemples. Mais au fond, en dehors de ces sympathiques petites anecdotes et quelques rares séquences gores et rythmée, Cold Storage, qui se veut être une comédie d'horreur n'est jamais vraiment drôle. Et cela, en raison d'une écriture relativement terne. Le film tourne en boucle et malgré sa courte durée il paraît parfois bien long. Au final, Cold Storage se regarde sans réel déplaisir mais il s'oubliera malheureusement très vite...

 

mercredi 11 mars 2026

Bone Lake de Mercedes Bryce Morgan (2024) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Sage (Maddie Hasson) et Diego (Marco Pigossi) partent en week-end rejoindre une somptueuse demeure isolée et bordée par un lac. En ménage depuis plusieurs années, ils ont la mauvaise surprise de constater qu'un autre couple a réservé lui aussi la même propriété. Choisissant de faire contre mauvaise fortune bon cœur, ils acceptent de partager la maison avec Cin (Andra Nechita) et Will (Alex Roe). Mais alors que les premières heure de la journée se déroulent sans réelles difficultés, au fil du temps qui passe, ces derniers se montrent curieux vis à vis de Sage et de Diego. Voire invasifs et même toxiques. À ce titre, la réalisatrice, scénariste, productrice, directrice de la photographie Mercedes Bryce Morgan a bien du mal à conserver le mystère entourant les personnages de Cin et Will. Deux individus diamétralement opposés à ceux qui vont devoir subir questions et rapprochements physiques dont ils se seraient bien passés... Alors que Diego a l'intention de profiter du week-end pour demander Sage en mariage, un fait relativement courant dans ce genre de production, il est clair que sa compagne n'est pas vraiment prête à se faire passer la bague au doigt. Caricatural jusque dans ses derniers retranchements, Bone Lake se veut un mélange entre film d'horreur, thriller et érotisme. Un jeu auquel se prêtent volontiers les quatre interprètes même si en matière des uns et des autres des genres que la cinéaste s'emploie à injecter au scénario de Joshua Friedlander, l'effet est souvent plus amusant que véritablement angoissant. Relativisant le concept d'érotisme dans une œuvre qui n'en conserve du principe que quelques bribes, les acteurs se montrent par contre relativement timide en terme de nudité. Pas une fesse ni même le moindre téton ou presque ne déborde du cadre. Le sexe n'est ici qu'une question de point de vue servant à tester la fidélité d'un couple confronté à deux individus qui s'aiment d'un amour franc mais aussi déviant comme le démontrera la suite des événements. Rien de véritablement révélateur ici puisque contenu dans un certain nombre de twists dont la plupart se dévoilent bien en amont de leur exposition à l'écran, les effets de surprises tant recherchés par Mercedes Bryce Morgan tombent à l'eau. Mais pas dans celle de ce lac qui malheureusement se veut être un objet de suspens alors même que des plans arrivant bien trop tôt dans l'histoire ne font que confirmer que la cinéaste n'a fait que s'emmêler les pinceaux, trop empressée à dévoiler le contexte réel dans lequel baigne chacun des protagonistes...


Quatre longs-métrages, quelques téléfilms et des épisodes de séries télévisées au compteur n'ont semble-t-il pas entraîné Mercedes Bryce Morgan à perfectionner son art de la mise en scène. Ou bien même celui de la direction d'acteurs. Car si l'on devine un certain potentiel chez ses interprètes, dirigés à la truelle, ils ont l'air tous les quatre de sortir tout juste de leurs études de théâtre, projetés au cœur d'une œuvre qui sur le papier était pourtant prometteuse. Cependant, rien ne va. Réalisation bancale, rythme lymphatique, scénario et mise en scène débilitants. Chaque séquence est prévisible, Mercedes Bryce Morgan prenant en outre le spectateur par la main lorsque le couple Sale/Diego évoque l'hypothétique présence de caméras de surveillance... On se dit, alors, que non, la réalisatrice ne va tout de même pas oser... Qu'elle a bien dû trouver une alternative expliquant certains faits relatés par Will ou Cin et que Sale et Diego devraient être logiquement les seuls à connaître. Mais non, une fois de plus, Mercedes Bryce Morgan tombe dans le panneau et n'offre jamais au spectateur le sentiment d'être surpris par un twist qu'il n'avait pas vu venir. Ah si ! Quand même. Vers la fin. Un événement qui pour le coup pourra surprendre le public ! L'intérêt de ce genre de production étant habituellement de générer un sentiment de malaise face au comportement d'individus psychologiquement instables mettant en péril l'existence d'un autre couple, l'efficacité d'un tel concept vu, revu, rabâché maintes fois peut fonctionner peu ou prou sur certains spectateurs mais certainement pas sur ceux qui sont rompus à ce genre d'exercice... dont on devine en outre la conclusion... plutôt sanglante il est vrai. Au final, Bone Lake ment sur la marchandise. Pas ou peu de sexe, des effusions de sang retranchées vers la fin du récit et un script intéressant mais abordé de manière bancale...

 

mardi 10 mars 2026

La soupe aux choux de Jean Girault (1982) - ★★★★★☆☆☆☆☆




Ça n'est pas tant le film qu'il m'importe ici d'évoquer mais celui qui me conseilla fortement, presque à genoux, de faire l'effort de le redécouvrir plus de quarante ans après sa découverte à la télévision... J'espère que chacun s'accordera à dire que La soupe aux choux est une sombre merde, mais si d'aventure quelques malveillants s'apprêtaient à laisser des commentaires assassins, je préfère tout de suite les prévenir : au premier qui affirmera que l’œuvre de Jean Girault fut et reste d'une importance considérable dans le paysage cinématographique français ainsi que dans la carrière de son auteur et de son acteur fétiche, je menacerai alors de voter le 15 mars prochain pour Sébastien Delocu aux élections municipales ! Et si ce même commentateur persiste ou si d'autres se joignent à lui à la curée, alors, en 2017, je voterai pour Jean-Cul Mélenfion ! Voilà, c'est dit... Pour en revenir à cet ''ami'' qui eut l'outrecuidance d'évoquer dans un authentique premier degré, je le cite, ''Que les États-Unis ont leur E.T l'extraterrestre Steven Spielberg et qu'en France, nous avons La soupe aux choux'', je lui répondrai qu'avec davantage de culture, de ''bon sens'' et d'ironie crasse, il aurait tout aussi bien pu évoquer Rencontre du troisième type! Car c'est tout d'abord de cela dont il s'agit dans ce qui demeure pour le réalisateur français ainsi que pour sa star Louis de Funès, leur avant-dernier long-métrage avant disparition des radars (les deux hommes mourront à un an d'intervalle). Aux côtés de l'une des plus grandes vedettes de la comédie française à laquelle certains ont l'infâme effronterie de lui apposer comme descendant naturel dans le registre de l'humour l'inconsistant Jamel Debbouze, l'on retrouve Jean Carmet dans l'un de ces personnages qu'il affectionnait et qui contrairement au personnage qu'incarne Louis de Funès lui va comme un gant. Il faut dire que malade, essoufflé, amaigri et parfois doté d'affligeantes lignes de dialogue, on n'a pas très envie de voir Louis de Funès dans cet état. Au bord de l'auto-caricature, presque pathétique même si, il est vrai, l'arrivée tardive et le passage éphémère de la jolie et pétillante Christine Dejoux dans le rôle de La Francine apporte une plus-value, Louis de Funès n'est malheureusement plus que l'ombre de lui-même. Adaptation du roman éponyme de l'écrivain et scénariste français René Fallet, La soupe aux choux signe la fin d'une hégémonie. Celle d'un acteur qui su attirer des millions de spectateurs en salle et devant leur poste de télévision tout en incarnant des individus presque majoritairement veules, autoritaires, tyranniques, pleutres devant les hommes de pouvoir et despotiques devant les faibles. 

 

La soupe aux choux dénote d'ailleurs fortement en comparaison des rôles que Louis de Funès interpréta par le passé. En somme, en incarnant Claude Ratinier, dit ''le Glaude'', l'acteur s'est apaisé pour donner la réplique au plus vieux compagnon du protagoniste qu'il incarne en la personne de Francis Chérasse, dit ''le Bombé''. Rôle qui est donc tenu par un Jean Carmet nettement moins présent à l'image que l'acteur-vedette d'une grande majorité des comédies de l'époque. Si ''bizarrement'', beaucoup se réfèrent à la séance de pets du long-métrage, la vérité est que La soupe aux choux est peut-être moins grotesque qu'il n'y paraît. Car au delà des flatulences de nos deux vieilles peaux récalcitrantes à la modernité, le film de Jean Girault évoque malgré tout quelques thématiques pas du tout inintéressantes. Comme les projets de transformation du milieu rural en complexe moderne, la solitude, la perte d'un être cher (qui en outre donne lieu à des retrouvailles relativement touchantes entre le Glaude et la Francine) ou l'indéfectible amitié entre deux hommes... Et puis, il y a cette rencontre improbable entre le Glaude et la Denrée. Un extraterrestre de la planète Oxo attiré par les bruits de pets des deux septuagénaires !?! Pour camper le rôle de la Denrée, l'acteur Jacques Villeret. Comme le veut l'adage ''Le ridicule ne tue pas'', l'acteur survivra à ses deux partenaires pour ne disparaître que vingt-trois ans plus tard, en 2005. Dire que le costume de l'extraterrestre est ridicule est un euphémisme. Confirmer que son étrange façon de s'exprimer est absurde est une évidence. Mais malgré le contraste qui s'opère entre la ruralité du contexte et l'arrivée de la science-fiction dans un genre et une approche qui ne s'y prêtaient pas forcément à de quoi surprendre. Du moins pendant quelques instants et SURTOUT, si l'on n'a jamais vu ou entendu parler de La soupe aux choux... Ouais, bon, ben c'est bien beau tout ça mais le film de Jean Girault ressemble sacrément à un nanar... plutôt ennuyeux dans ses grandes largeurs. Probablement le film de chevet de Delocu et de mon ami, d'ailleurs... Notons malgré tout la célèbre et inoubliable bande musicale analogique de Raymond Lefebvre qui est demeurée dans toutes les têtes...


lundi 9 mars 2026

The Substitute de Robert Mandel (1996) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

Parmi les longs-métrages mettant en scène jeunesse et gangs américains, certains s'illustrent à travers l'environnement dans lequel évoluent leurs personnages. Riches de faits-divers qui ont sans doute plus ou moins inspiré réalisateurs et scénaristes, l'on pu notamment voir évoluer James Belushi dans The Principal de Christopher Cain en 1987, Michelle Pfeiffer dans Dangerous Minds de John N. Smith en 1995, ou encore Samuel L.Jackson dans One Eight Seven de Kevin Reynolds deux ans plus tard. Entre ces deux derniers exemples est venu s'incarner dans le rôle d'un ancien militaire devenu mercenaire, l'acteur Tom Beranger. Premier volet d'une quadrilogie dans lequel celui-ci interprète le rôle de Jonathan Shale, The Substitute  de Robert Mandel débute son action alors qu'il mène auprès de ses hommes une mission à l'étranger. Mais alors que celle-ci s'est couronnée de succès, le groupe se retrouve malgré tout au chômage. Au même moment, la compagne de Jonathan est agressée par l'un des membres d'un gang dirigé par Juan Lacas. Un étudiant violent que Jane Hetzko (l'actrice Diane Venora) tente de faire renvoyer après qu'elle ait été menacée par ce voyou tandis que le principal de la Columbus High School où la jeune femme enseigne estime qu'il n'y a pas suffisamment de preuves pour le mettre à la porte. Ancien policier, Claude Rolle (Ernie Hudson) refuse donc de renvoyer Juan Lucas qui envoie donc l'un des membres de son gang attaquer l'enseignante. Fort heureusement, Jonathan arrive au moment opportun afin d'éviter le pire pour sa compagne. Mais le mal est fait : la jeune femme se retrouve malgré tout avec la jambe plâtrée et incapable de faire cours à ses élèves. Préoccupé par la situation de danger qui plane au dessus d'elle, Jonathan décide de se faire passer pour un professeur bardé de diplômes afin d'intégrer la Columbus High School et ainsi se retrouver à donner des cours aux élèves de Jane. Si les débuts sont difficiles, ce prof de substitution de la classe va pourtant rapidement happer l'attention de ses élèves. Du moins d'une grande partie d'entre eux puisque au fond de la classe, Juan Lacas ne l'entend pas de cette oreille... Dans cet excellent film dramatique mâtiné d'une bonne dose d'action qu'est ce premier volet de la saga The Substitute, Tom Beranger campe le personnage idéal. Charismatique et doté de facultés physiques accumulées lors de son expérience dans l'armée, l'homme va non seulement s'opposer à la virulence de son jeune élève mais en outre démasquer un vaste réseau de drogue... Charismatique, certes, mais également doté d'une assurance qui va permettre au personnage de ne pas se laisser impressionner ou intimider par une partie de la faune qui arpente les couloirs du lycée...


Plus qu'un banal film d'action qui ne reposerait que sur l'affrontement perpétuel entre un ancien soldat caché sous une fausse identité (celle du professeur d'histoire James Smith) et un groupe d'individus parfois surarmés, The Substitute ne prend jamais son public pour un imbécile et le scénario de Roy Frumkes, Rocco Simonelli et Alan Ormsby développe un véritable récit autour de son large panel de protagonistes. Du groupe de mercenaires qui orbitent autour du personnage central. Quatre individus ayant chacun leurs spécificités. Quatre personnages interprétés par d'excellents acteurs, William Forsythe incarne un électron libre relativement instable à travers Hollan, un spécialiste des explosifs. Raymond Cruz joue le rôle de Joey Six, l'expert en armes du groupe. Luis Guzmán campe celui de Rem, un tireur d'élite. Quant à Richard Brooks, il incarne le personnage de Wellman qui dans The Substitute et au sein du groupe est chargé de la coordination et de la logistique. Surtout, leur implications évitent les écueils du film bourrin dans lequel le Héros pourrait à lui seul défaire une organisation criminelle. Notons également que le script développe la relation entre Jane et Jonathan même si là encore, le réalisateur le fait de manière réfléchie, subtile, évitant ainsi l'engourdissement du récit. Et puis, il y a évidemment celles et ceux qui vivent au quotidien le rapprochement avec le problème qui intéresse directement le personnage interprété par Tom Beranger. À commencer par Glenn Plummer qui incarne le professeur Darrell Sherman, ou encore ces deux élèves que sont Jerome Brown (Shar-Ron Corley) et Lisa Rodriguez (Maria Celedonio). Deux personnages types qui veulent s'en sortir et qui donnent un peu d'espoir là où l'on pense que tout est foutu. Action, violence, drame, mais aussi comédie puisque parfois le script se laisse aller à quelques fantaisies comme la fameuse séquence des ''fibres'' mettant en scène Cliff De Young dans le rôle de Matt Wolfson ou cette caricature ultra-revendiquée de ce pseudo-personnage de film d'action matérialisé à l'écran par l'acteur Willis Sparks dans le rôle de John Janus. Notons enfin, pour les amateurs de Hip-Hop, une bande sonore majoritairement consacrée à ce genre musical dont la sélection brille de nombreuses pépites. Bref, un film pour tous. Un régal permanent. Une œuvre beaucoup plus fine et intelligente qu'elle ne pouvait le laisser présager au départ...

 

dimanche 8 mars 2026

La pire mère au monde de Pierre Mazingarbe (2025) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Avec son titre qui renvoie à une tripotée de comédies tournant autour d'éternels conflits familiaux, La pire mère au monde est trompeur. Pour son premier long-métrage après six courts réalisés entre 2010 et 2019, Pierre Mazingarbe se penche sur les rapports conflictuels qui opposent la substitut du procureur Louise de Pileggi et sa greffière de mère, Judith. N'étant pas déplaisante à contempler, l'ancienne ''Miss Météo'' du Grand Journal animé sur Canal+ par Michel Denisot, Louise Bourgoin, débute sa carrière au cinéma après que Fabrice Luchini lui ait conseillé de se présenter au casting de La fille de Monaco d'Anne Fontaine en 2008. Elle y décrochera au final l'un des deux rôles principaux... Un début de carrière au cinéma plutôt prometteur puisqu'elle enchaînera par la suite les interprétations sur grand écran et à la télévision, dans différentes séries télévisées... À ses côtés, l'ancienne humoriste........ Mince ! Comment s'appelle-t-elle déjà ? Aidez-moi, siouplez ! Bah, si. Souvenez-vous : Celle qui a pour habitude d'abandonner ses amis au moment où ils ont probablement besoin d'un maximum de soutien. Celle qui déballe sa vie quand personne ne veut d'elle comme interprète principale ou secondaire d'un nouveau projet cinématographique histoire de rester dans la lumière. Ou bien celle qui prétendait être la première ''AU MONDE'' à avoir annoncé son homosexualité alors qu'une recherche de quelques secondes sur le net suffit à la discréditer... Ben non, rien à faire, j'me souviens plus de son nom. Mais c'est pas grave, puisque le film tourne surtout autour de sa partenaire. Un peu comme si Pierre Mazingarbe lui avait offert le second rôle par pitié. Ou parce qu'elle le supplia peut-être à genoux de lui offrir le rôle de cette acariâtre mère qui au fond, lui va comme un gant ! Mais sans doute me trompe-je... Manipulateur, le titre ? Oui, effectivement. Ou alors, le réalisateur et scénariste s'est-il planté au moment de faire le choix de tourner une comédie. Ce que La pire mère au monde n'est pas vraiment. Ou alors, noire, mais là encore, le cinéaste échoue à dérider les spectateurs tant l'on reste fermé devant la confrontation entre mère et fille dans ce qui se rattache en réalité davantage au thriller. Développant, il est vrai, mais avec un niveau de psychologie relativement bas, la relation tendue entre une Louise et une Judith qui se détestent promptement...


Si bien que l'on a du mal à croire à cette farandole d'injures et de grimaces prenant place au sein d'un récit policier traitant d'un réseau de drogue touchant directement un chenil et son propriétaire, le toujours excellent Gustave Kervern incarnant ici le rôle de Dante Lounas. Et puisque l'humour, noir, connaît quelques faiblesses d'ordre scénaristique, Pierre Mazingarbe fait appel à la compositrice française Julie Roué afin d'appuyer son approche de la comédie qu'il désire être donc plutôt sombre avec une bande musicale parfois sinistre. Ce qui réussit d'ailleurs plutôt bien lorsque le cinéaste choisit de mettre de côté l'humour pour plancher davantage sur cette histoire écrite aux côtés de Thomas Pujol et Sara Wikler et dans laquelle, le réalisateur développe l'idée de chiens-mules facilitant le transport de cocaïne ! Pierre Mazingarbe tente en outre la critique facile et acerbe quand au manque de moyens ou de motivation de la justice lorsqu'il s'agit de traiter du Viol à travers une réplique qui tombe totalement à plat ! Compliqué, également, pour le réalisateur et scénariste de justifier l'animosité qui existe entre la fille et la mère. Ou de traiter des ambitions contrariées de Louise face à son insupportable rival Enguerrand de Rostein de Zboube interprété par Johann Cuny. Oscillant entre comédie faussement noire et thriller moite parfois en mode ''Seven du pauvre'', le film de Pierre Mazingarbe ne parvient jamais à rendre touchantes ou attachantes l'une et l'autre des principales interprètes. Pas même lorsque leurs rapports tendent à davantage de proximité comme lorsque est annoncé la rechute du cancer dont est atteinte Judith. Un personnage suffisamment froid et impersonnel pour que l'on se fiche royalement de son sort. Une protagonistes qui donc est incarnée par.......... Ben, non ! Rien à faire ! Impossible de me souvenir de son nom...

 

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