Un
vieil homme, Henrik Vanger, fait appel au journaliste Mikael
Blomkvist afin d'enquêter sur la disparition de sa nièce Harriet
survenue quarante ans plus tôt alors qu'elle n'avait que seize ans.
Alors qu'il vient d'être condamné pour diffamation à l'encontre du
financier Hans-Erik Wennerström. En effet, le journaliste a écrit
et publié dans le magasine Millenium, dont il est le rédacteur en
chef, une série d'articles accusant Wennerström d'avoir détourné
plus de soixante millions de couronnes et de sêtre livré à un
trafic d'armes. Condamné à verser au financier une somme de
cent-cinquante mille couronnes et à trois mois de prison ferme,
Mikael Blomkvist a devant lui, six mois avant de purger sa peine.
C'est
ainsi qu'il prend du recul avec son entourage et plus précisément
le journal Millenium. Une fois rendu auprès de HenrikVanger, Mikael
accepte de travaille pour le vieil homme. Réunissant toutes les
informations concernant Harriet contenues dans des cartons accumulés
par le vieillard, Mikael parvient à mettre en parallèle toute une
série de meurtres dont les premiers remontent dans les années
soixante et la disparition d'Harriet. Mikael découvre dans le
journal intime de celle-ci de curieuses annotations. Des prénoms
suivis de séries de chiffres. Malheureusement pour lui, ces derniers
ne donnent rien. C'était pourtant sans compter sur Lisbeth
Salander, une jeune femme de vingt-quatre ans instable, au look de
gothique, mais redoutablement efficace quand il s'agit de traquer la
moindre petite information sur telle ou telle personnalité. Elle a
d'ailleurs enquêté de son côté lors de l'affaire
Blomkvist-Wennerström et a découvert que malgré le verdict du juge
lors du procès, le journaliste était blanc comme neige. Ayant
piraté l’ordinateur de Mikael à son insu, la jeune femme suit les
différentes étapes dans l'enquête sur Harriet. Voyant que le
journaliste peine à avancer, Lisbeth prend le risque de l'aider en
lui envoyant de l'aide par mail après avoir consulté les étranges
annotations.
C'est
ainsi que Mikael finit par comprendre qu'il est suivit de près par
la jeune femme et qu'il décide de la contacter afin qu'elle l'aide à
élucider cette étrange affaire dans laquelle l'un des nombreux
membres de la famille Vanger semble mouillé...
Män
som hatar kvinnor
est tiré du roman à succès Millenium
du suédois Stieg Larsson dont la trilogie s'est vendue jusqu'à
maintenant à plus de cinquante millions d'exemplaires. Thriller
imparable, Män
som hatar kvinnor est
un film parfaitement construit autour d'une disparition, d'un
journaliste enquêtant sur l'affaire, et de la jeune femme qui le
rejoint bientôt afin de faire équipe avec lui. Mêlant subtilement
l'histoire personnelle de la jeune Lisbeth et l'enquête sur la
disparition de Harriet, le puzzle mit en place par le cinéaste Niels
Arden Oplev et par les scénaristes Nikolaj Arcel et Rasmus
Heisterberg est diablement complexe et efficace. On se passionne très
vite pour cette histoire somme toute banale qui devient au fil de
l'intrigue de plus en plus passionnante.
Et
puis, il y a cette histoire qui dans un premier temps sert de
parallèle au sujet principal. L'intrigante Lisbeth, confrontée à
ses démons (qui nous seront partiellement et très subtilement
révélés) mais aussi son nouvel et abominable tuteur Nils Bjurman
(l'excellent mais effroyable Peter Andersson) qui se comporte avec
elle comme un véritable monstre ayant un pouvoir qu'il se découvre
sans limites. Cette confrontation entre les deux personnages a
d'ailleurs des effets épidermiques chaque fois que Lisbeth vient
frapper à la porte de l'horrible tuteur qui détient la seule chose
dont ait besoin pour l'instant la jeune femme : l'argent qu'elle
gagne grâce à son talent mais que Nisl Bjurman est décidé à ne
lui verser qu'au compte-goutte.
Michael
Nyqvist campe un journaliste désabusé par le verdict qui lui est
tombé dessus, mais qui au contact de la jeune et frèle Lisbeth
reprend du poil de la bête. Leur enquête les mènent bien au delé
de ce qu'ils auraient pu imaginer. Les spectateurs eux-mêmes
assistent à un tourbillons d'éléments qui, mis bout à bout
révèlent l'ampleur de l'affaire à laquelle le duo doit faire face.
Et puis, on ne regrettera pas les deux heures trente que dure le film
car jamais l'ennui ne pointe le bout de son nez. Le sujet est si bien
maîtrisé que l'on y croit sans douter et surtout sans jamais
pouvoir imaginer qui peut se cacher derrière le masque du tueur.
D'autant plus que la fin nous réserve son lot de surprises.
Män
som hatar kvinnor est
donc un petit chef-d’œuvre. Encore un venu de Suède, un pays qui
décidément recèle d'innombrables trésors.





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