Troisième volet d'une franchise sud-coréenne qui une fois arrivée à son terme devrait compter au total huit longs-métrages, Beomjoidosi 3 prouve une fois de plus la vigueur du cinéma asiatique en matière de thriller et d'action. Après un premier film signé de Yunsung Kang en 2017 et un second réalisé par Lee Sang-yong en 2022, le retour de l'inspecteur Ma Seok-do ne s'est pas longtemps fait attendre puisque le troisième opus n'est sorti qu'un an après le deuxième. Toujours aussi frais, toujours aussi drôle et toujours aussi percutant, l'un des plus célèbres acteurs sud-coréen du nom de Ma Dong-seok reprend donc du service dans ce rôle iconique qui le voit désormais promu ainsi que ses coéquipiers dans l'unité d'enquête métropolitaine où il va cette fois-ci avoir maille à partir avec un très important réseau de drogue japonais dirigé par un certain Ichijo (l'acteur Jun Kunimura) qui dans ce volet produit une nouvelle drogue qu'il exporte en partie vers la Corée du sud et que réceptionne le yakuza Hiroshi (Yoon Kang) avec lequel est en outre en affaire le flic totalement corrompu, Joo Seong-cheol (Lee Jun-Hyuk) qui laisse donc se faire les transactions entre le Japon et la Corée du Sud moyennant de fortes sommes d'argent. Mais tandis que l'inspecteur Ma Seok-do et ses hommes parviennent à faire tomber Hiroshi et ainsi récupérer vingt kilos de cette nouvelle drogue se présentant sous forme de pilules bleues, Joo Seong-cheol et plusieurs subalternes tout aussi corrompus que lui tendent un piège à l'inspecteur et s'emparent de la drogue qu'ils proposent de revendre pour trente millions de dollars à une certaine Présidente Jin (Shim Young-eun), une redoutable cheffe d'un syndicat de la drogue chinoise. Bon, si tout à l'air au départ assez confus et que l'on peut éventuellement s'emmêler les pinceaux entre les divers prota/antagonistes du récit, il faut savoir une chose. Beomjoidosi 3 tourne principalement autour de trois ou quatre personnages. Notre inspecteur Ma Seok-do, toujours aussi pince-sans-rire mais aussi capable de sortir les poings lorsqu'il en ressent la nécessité, le flic corrompu, Joo Seong-cheol et la Présidente Jin. Autour d'eux gravitent des personnages plus ou moins secondaires...
À l'image du chef du réseau de drogue japonais Ichijo, de son meilleur tueur à gages, Ricky (excellent Munetaka Aoki), de Tomo (Ahn Se-ho) qui n'est autre que l'homme de main de Hiroshi et bien évidemment de la poignée d'inspecteurs qui travaillent main dans la main avec Ma Seok-do. Une fois bien intégrée la liste de ces personnages, tout devrait se faire dans une certaine sérénité. Car une fois absorbée la caractérisation de chacun, Beomjoidosi 3 n'est rien moins qu'un bonheur de cinéma d'action, drôle mais aussi parfois très violent, où les changements de rythme et de ton sont perpétuels. L'incarnation de Ma Dong-seok est toujours aussi savoureuse tout comme celle des interprètes qui gravitent autour de lui comme notamment cet inspecteur qui s'autorise perpétuellement à tempérer l'attitude de son supérieur souvent tenté d'aligner les gifles et les coups de poings autour de lui. Brillamment écrit par Kim Min-Sung et transposé à l'écran par Lee Sang-yong, le script mêle très intelligemment trois lignes bien distinctes et qui pourtant s'entremêlent avec ce brio que l'on reconnaît souvent dans le cinéma asiatique en général et sud-coréen à proprement parler. Les intérêts de chacun se percutent, s'enchevêtrent et au final, c'est le spectateur qui en sort vainqueur, conquis d'avoir assisté à un spectacle coloré, sans doute peu novateur en comparaison d'autres œuvres issues de ce pays très riche et généreux en la matière mais qui s'avère être un véritable coup de boost qui vous plonge dans la bonne humeur. Dès l'année suivante a été réalisé le quatrième opus sobrement intitulé Beomjoidosi 4 tandis que le cinquième volet, Beomjoidosi 5 est actuellement dans sa phase de production et devrait logiquement voir le jour l'année prochaine. Quant aux volets 6, 7 et 8, nous n'avons pour l'instant aucunes informations les concernant...
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