Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

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samedi 13 juin 2026

L'Empire des Fourmis Géantes de Bert I. Gordon (1977)



Marilyn Fraser a l'intention de mettre tous les atouts de son côté. Elle doit vendre en effet un terrain marécageux en convainquant d'éventuels acheteurs qu'ils pourront en faire une zone résidentielle. Entouré par la jungle, le terrain est accessible par bateau. C'est ainsi que la jeune femme s'y rend accompagnée d'un certain nombre d'acheteurs potentiels.
Ce que Marilyn et ses invités ne savent cependant pas, c'est que la zone est infestée de fourmis géantes qui ont muté en raison de la présence de déchets toxiques dont elles se sont nourries.

Pour Marilyn et les autres, la seule solution pour échapper à la morsure de ces monstres est de fuir à travers la jungle. A bord d'une barque, ceux qui ont réussi à s'échapper de l'enfer ne sont pas encore au bout de leurs surprises : parvenu jusqu'en ville, le groupe se retrouve aux prises avec un shérif et ses adjoints particulièrement nerveux. En effet, sous l'emprise des créatures qui gazent littéralement leurs victimes emmenées de force dans une usine produisant des céréales, les autorités ont choisi d'obéir aux ordres des fourmis géante qui sont de les nourrir...

L'écrivain britannique Herbert George Wells est mondialement connu pour avoir écrit quelques-unes des œuvres littéraires de science-fiction les plus célèbres : La Machine à Explorer le Temps, L'Île du Docteur Moreau, L'Homme Invisible ou encore La Guerre des Mondes. Adapté de la nouvelle The Empire of the Ants, L'Empire des Fourmis Géantes n'est pas un premier coup d'essai pour le cinéaste américain Bert I. Gordon puisqu'un an auparavant, soit en 1976, il s'était déjà inspiré de H.G.Wells pour son long-métrage Soudain... les monstres adapté du roman de science-fiction The Food of the Gods and How It Came to Earth. Alors qu'il y exhibait diverses créatures victimes de mutations les ayant transformées en créatures géantes, cette fois-ci, seules les fourmis semblent atteintes par les effets néfastes de déchets radioactifs rejetés dans la nature par l'homme.

Si son précédent film n'était déjà pas un modèle de réussite, L'Empire des Fourmis Géantes est quant à lui, un ratage complet ! Une vraie bouse cinématographique qui malgré la volonté du cinéaste et visiblement celle des interprètes qui, les pauvres, font ce qu'il peuvent pour rendre crédible un scénario qui ne l'est jamais, est l'exemple type d'ouvrage mal fini. On a beau y retrouver quelques têtes bien connues du septième art et de la télévision (Joan Collins de la série Dynastie, Robert Lansing que l'on retrouvera onze ans plus tard dans une œuvre similaire signée Terence H. Winkless, Voyage au bout de l'horreur, Robert Pine (CHIPs), ou encore Albert Salmi (Brubaker)), le film ne rempli jamais son contrat. Pas le moindre sentiment de peur ou d'angoisse. Les interprètes ont beau gesticuler dans tous les sens, on n'y croit pas un seul instant.

La faute sans doute à des effets-spéciaux qui lors de la sortie de film étaient déjà cruellement datés. Quand à l'histoire, à part quelques passages durant lesquels certains personnages se montrent peu courageux (Robert Pine en l’occurrence), on se fiche du sort de chacun tant la psychologie de la plupart d'entre eux à été mise à l'écart. Quand au passage montrant le shérif et ses adjoints forcer les habitants du village à accepter leur sort en les gazant à l'aide de phéromones produites par les fourmis, on nage en plein ridicule. A oublier très vite donc...

vendredi 12 juin 2026

Hokum de Damian McCarthy (2026) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Ni vraiment un film d'horreur ou d'épouvante, ni tout à fait un thriller et non plus une œuvre exclusivement tournée vers le fantastique, Hokum est pourtant un peu de tout cela. Un mélange plutôt digeste, harmonieux et rafraîchissant. Pourtant, en mélangeant les genres, le film échappe au titre du meilleur film de l'année dans l'une ou l'autre de ces catégories. Se dispersant ainsi tout en produisant des effets relativement efficaces, l'aventure de son principal protagoniste est plus une balade de santé dans un contexte maintes fois remanié qu'une véritable et horrifique expérience de cinéma d'épouvante ! Des jumpscares à foison, accompagnés par de sinistres apparitions. Entre fantômes blafards, sorcières ou démons, difficile de catégoriser ces freaks qui échappent ponctuellement à l'obscurité pour surgir en un instant aux côtés de Ohm Bauman, héros de cette aventure, hautain, méprisant, bref, le genre de personnage que l'on serait enclin à fuir et pour lequel l'on n'éprouve pas le moindre sentiment d'empathie. Et ce même lorsque l'on apprend pour quelle raison il vient s'installer pour une semaine dans l'une des chambres d'un hôtel situé en Irlande. Auteur du très sympathique Caveat en 2020 et deux ans plus tard de Oddity que je m'apprête à découvrir bientôt, c'est donc avec régularité que le réalisateur et scénariste irlandais Damian McCarthy poursuit son œuvre dans le domaine de l'horreur et du fantastique avec un troisième long-métrage situant la quasi totalité de ses scènes d'action dans un hôtel isolé de la campagne irlandaise. Se sentant responsable du décès de sa mère, morte il y a longtemps lors d'un accident domestique, Ohm, dont le père est mort peu de temps après de chagrin et d'ivresse répétée, a pris la décision d'aller disperser les cendres de ses parents dans la souche d'un arbre auprès duquel pose sa mère sur une photo prise à l'époque par son père. Assez peu délicat avec le personnel, Ohm s'attire cependant la sympathie de Fiona (Florence Ordesh), jeune barmaid de l'établissement pleine de vie qui lui raconte que la chambre nuptiale est fermée à clé depuis des années suite à la découverte d'une sorcière enfermée depuis à l'intérieur et à double tour. D'abord intrigué, Ohm boit plus que de raison et part finalement se coucher dans sa chambre...


Le lendemain, ne répondant pas aux appels répétés de Fiona qui l'attend devant sa porte, l'un des employés de l’hôtel ouvre sa chambre et la jeune femme découvre le client pendu à une corde. Fort heureusement, l'employé et Fiona parviennent à lui sauver la vie de justesse et Ohm passe plusieurs semaines à l’hôpital. Dès son retour à l'hôtel, il apprend que la jeune femme a disparu lors d'une fête de Halloween organisée par les responsables de l'établissement... Si d'autres films fantastico-horrifiques traitèrent bien avant lui du thème du deuil, Damian McCarthy l'évoque avec une sensibilité peu commune dans ce genre d'exercice cinématographique. Porté par des interprètes qui se comptent sur les doigts d'une main mais surtout par un environnement au charme typiquement irlandais puisque le tournage eut lieu dans le comté de Cork, justement situé en Irlande. Si les séquences extérieures ont été majoritairement tournées à West Cork, certains intérieurs comme ceux de l'hôtel furent par contre recréés en studio au West Cork Film Studios à Skibbereen. Le Bilberry Woods Hotel du long-métrage est donc un lieu fictif, majestueusement décoré et aussi chaleureux qu'inquiétant. Damian McCarthy exploite ces décors à merveille, en ajoutant de menus détails qui tentent de cultiver l'effroi. À commencer par ce carillon qui ne cesse de sonner ou cette cloche directement reliée à la chambre nuptiale, celle-là même où une légende veut donc qu'une sorcière y serait enfermée. Film à l'ambiance pesante, aux sursauts multiples (lesquels n'auront pourtant sans doute d'effet que chez les plus jeunes spectateurs) aux décors sombres mais extrêmement détaillés, aux apparitions foudroyantes mais inutilement répétitives et à la bande musicale efficace, Hokum est principalement incarné par Adam Scott, Peter Coonan, David Wilmot et Florence Ordesh. Plus qu'un film de fantômes ou de sorcellerie, le long-métrage de Damian McCarthy vire au film d'enquête policière et paranormale plutôt convainquant. L'on prendra malgré tout les louanges de certains critiques avec des pincettes car si Hokum est effectivement un très bon film, il ne révolutionne pourtant aucun des genres auxquels il se raccroche...

 

jeudi 11 juin 2026

Aquarium de Frédéric Grousset (2004) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Que peut-on obtenir avec trois-mille euros de budget et un script tenant sur une simple feuille A4 ? Réponse : Aquarium. Après deux courts-métrages réalisés en 2002, le réalisateur, producteur et scénariste français Frédéric Grousset s'attaquait en 2004 à un type spécifique de projet cinématographique sous forme de huis-clos concentrant six personnages (trois femmes et trois hommes) confinés entre les quatre murs d'une pièce hermétiquement close. Un principe pas vraiment novateur en cette année 2004 puisque sept ans plus tôt, Cube de Vincenzo Natali reposait déjà sur le même principe même si les protagonistes avaient le choix de passer d'une pièce à une autre en bravant un certain nombre de pièges. À dire vrai, le long-métrage de Frédéric Grousset se rapproche davantage de Saw de James Wan sorti la même année aux États-Unis et un an plus tard en France. D'étonnantes similitudes qui pourraient faire croire que l'un des deux aurait éventuellement pu s'inspirer du second mais n'empiétons pas sur ce genre de terrain pour nous concentrer sur l'objectif premier consistant à évoquer les qualités et les défauts d'Aquarium. Ouais, parce que si l'on devait finalement faire la comparaison entre Saw et celui-ci, le film de Frédéric Grousset ne fait évidemment pas le poids. En même temps, James Wan bénéficia d'un budget d'un million et deux-cent mille dollars quand le français ne disposa que d'une somme quatre-cent fois inférieure. Expliquant en des termes propres à une idéologie dystopique la fonction de cette ''boite'' où des personnalités diverses et variées qui ne se connaissent ni d'Eve ni d'Adam se retrouvent enfermées, le long-métrage de Frédéric Grousset implique des protagonistes qui à l'extérieur n'auraient probablement pas eu de raisons de se côtoyer. L'intérêt étant d'ailleurs ici de faire interagir des hommes et de femmes de milieux sociaux et de caractères différents. Ici, l'ombre d'une certaine télé-réalité plane en outre au dessus des personnages, dont les moindres mouvements sont scrutés à l'aide d'une caméra positionnée en hauteur. La seule différence avec une émission du type Loft Story étant qu'ici ne demeure aucun recoin permettant d'échapper à l’œil de la caméra...


Une voix raisonne ponctuellement, édictant des règles strictes auxquelles nos six prisonniers sont contraints de se tenir. À défaut de quoi, c'est la mort assurée. Pas le temps de faire connaissance avec les personnages outre que leur prénom et leur profession. Mais qu'ont-ils pu bien faire à l'extérieur pour devoir se retrouver enfermés dans cette pièce nue qui au fil du temps ressemble de plus en plus à une tombe à mesure que les jeux (car il s'agit tout d'abord de cela) déclinent tout un tas de perversités ? Aquarium oppose deux types d'attitudes. Tandis que la voix (et donc celui qui se cache derrière) semble vouloir tester chaque prisonnier pour en tirer le meilleur (ou le pire) et ainsi donc n'en conserver qu'un seul à la fin, les six victimes de ce sinistre ''cirque'' vont devoir collaborer même si l'on devine rapidement que l'espoir de survie est pour la majorité d'entre eux, totalement illusoire... Coté casting, peu ou pas d'acteurs connus puisque Karen Bruere n'a ensuite tourné que dans un épisode de la série Candice Renoir dix ans plus tard, Abel Divol est apparu dans un épisode de Plus belle la vie en 2011 et Caïn l'année suivante, Capucine Mandeau ayant notamment figuré au casting de RRRrrrr !!! d'Alain Chabat, tandis que le reste du casting constitué de Julien Masdoua, Michel Robin et Sophie Talon n'a également tourné que dans une poignée de séries ou téléfilms en dehors du premier dont la carrière est au contraire étoffée d'une cinquantaine de projets parmi lesquels il a lui-même réalisé le téléfilm 24 minutes chrono en 2005. D'une manière générale, le concept étant ce qu'il est, toute la force d'un tel projet repose sur l'écriture et l'interprétation. S'agissant du jeu des actrices et acteurs, ça va même si l'on oscille parfois du côté de l'amateurisme. Du côté de l'écriture, Frédéric Grousset et le scénariste, réalisateur et producteur Jean Mach font assez vite le tour de la question même si le dernier acte réserve une surprise relativement inattendue. Bref, un tout petit film tourné avec amour et passion. Pas de quoi se relever la nuit mais tout de même touchant dans son engagement...

 

mercredi 10 juin 2026

Bustin' Loose d'Oz Scott et Michael Schultz (1981) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Cela fait un peu moins d'un an que je n'avais pas abordé la Blaxploitation et c'est pourquoi j'ai choisi aujourd'hui d'évoquer Bustin' Loose d'Oz Scott et Michael Schultz même si ce dernier n'est pas crédité au générique. S'agissant d'Oz Scott, il débutait là sa carrière de réalisateur. Poursuivant très sporadiquement et très tardivement son œuvre sur grand écran puisqu'il ne réalisa que deux autre longs-métrages avec Spanish Judges en 2000, Home Run Showdown en 2012, il a surtout été l'auteur d'innombrables épisodes de séries télévisées dont trois épisodes de Fame en 1986, deux de Cosby Show en 1990 et 1991, un pour Les experts en 2001 et a beaucoup plus récemment mis en scène des épisodes pour Law & Order: Organized Crime, S.W.A.T, Kingdom Business ou encore Agent Stoker... Quant à Michael Schultz, si celui-ci n'apparaît pas au générique, il n'en est pas moins aussi important que son homologue puisque avant de s'être lui aussi tourné vers le petit écran, il réalisa notamment les comédies musicales cultes Car Wash et Sergeant Pepper's Lonely Hearts Club Band en 1976 et 1978 ! S'agissant de Bustin' Loose, ce film datant de 1981 met en scène Richard Pryor ainsi que Cicely Tyson, deux interprètes de la communauté afro-américaine très réguliers dans le courant des années soixante-dix/quatre vingt puisque le premier est notamment connu pour avoir joué dans Silver Streak d'Arthur Hiller en 1976, The Wiz de Sidney Lumet en 1978, Brewster's Millions (Comment claquer un million de dollars par jour?) de Walter Hill en 1985 ou encore Critical Condition (Toubib malgré lui) de Michael Apted deux ans plus tard alors que la seconde est apparue dans l'excellente mini-série Roots (Racines) en 1977, le film catastrophe The Concorde... Airport '79 de David Lowell Rich ou encore dans un certain nombre de téléfilms dont The Marva Collins Story de Peter Levin dans lequel elle incarna le rôle d'une enseignante afro-américaine très impliquée dans l'éducation de ses élèves malgré la désapprobation du directeur de l'établissement qui condamnait ses méthodes d'enseignement. Une personnalité ayant d'ailleurs réellement existé et dont l'approche et l'attention auprès des adolescents sont similaires ou presque à celles de Vivian Perry, personnage cette fois-ci de fiction qu'incarnait donc déjà en 1981 Cicely Tyson...


Personnalité forte, qui après la fermeture de l'école où elle donnait des cours à des élèves difficiles cherche à prendre sous son aile huit d'entre eux qui n'ont toujours pas trouvé de place dans un nouvel établissement, Vivian va pouvoir compter sur le soutien de Joe Braxton. Un petit criminel sans réelle envergure qui jusque là volait et abusait d'honnêtes citoyens. Tandis qu'il échappe de justesse à la prison, son avocat Donald Kinsey le contraint à accepter de conduire un bus en très mauvais état afin d’accompagner sa petite amie Vivian ainsi que ses huit élèves jusqu'à une ferme appartenant à sa tante située à des milliers de kilomètres de distance. Plutôt réfractaire, Joe finit par accepter. Le voyage est long et difficile. L'homme a beaucoup de mal à supporter les cris des enfants et d'être traité comme simple chauffeur de bus par Vivian. Mais au contact de Martin, de Samantha, d'Ernesto, de Harold, d'Anthony, de Linda, de Julio et d'Annie, Joe va s'assagir et même se faire accepter par Vivian qui jusque là se montrait plutôt réticente envers lui... Comédie sociale dramatique sous forme de road movie, Bustin' Loose n'est certes pas le genre de long-métrage dont on conserve un souvenir impérissable. Et pourtant ces quelques portraits d'adolescents dont une jeune nymphomane, un aveugle, un mythomane ou encore un pyromane sont parfois touchants. Sans pour autant verser dans le larmoyant, Richard Pryor est très exactement à la place à laquelle on a l'habitude de le voir : dans le plus pur style qui est le sien et qui le montre une fois encore dans le rôle du pitre qui se dépatouille dans des situations parfois improbables. Le film d'Oz Scott et Michael Schultz est également interprété par l'acteur afro-américain Robert Christian qui dans sa courte carrière a tout de même joué dans ...And Justice for All de Norman Jewison en 1979 ou bien Prince of the City de Sidney Lumet en 1981. Dans le cas de Bustin' Loose, il interprète l'antagoniste du récit en la personne de l'avocat de Joe et du fiancé de Vivian qui après un quiproquo va tenter de mettre des bâtons dans les roues du petit groupe de voyageurs en partance pour l’état de Washington. Le film sera en outre l'occasion pour nos personnages de croiser la route de membres du Ku Klux Klan et celle d'un banquier véreux et de ses sbires. Sympa, sans plus...

 

mardi 9 juin 2026

Dracula : A Love Tale de Luc Besson (2025) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

''Optio ironiae activata...''

 

Deux heures et neuf minutes plus tard... Cent vingt-neuf minutes, sept-mille sept-cent quarante secondes, sept-mille sept-cent quarante milliards de nanosecondes................ Vu sous cet angle, cela peut paraître une éternité. Mais à l'échelle d'une vie ou d'une année, c'est peu de chose. Par contre, à celle d'une journée, il faut être préparé à n'avoir rien prévu de particulier qu'il s'agisse que l'on prévoie de projeter le film en matinée, dans l'après-midi ou plus ou moins tard dans la soirée... L'important étant tout d'abord de se mettre dans d'excellentes conditions si l'on veut pouvoir bénéficier des qualités qu'il faut pour digérer ce qui semble être non seulement le meilleur film de Luc Besson, la nouvelle référence en matière de vampirisme au cinéma, et donc la plus remarquable adaptation du roman de l'écrivain irlandais Bram Stoker ! Parce que sorti de cette expérience parmi les plus inoubliables dans l'existence d'un cinéphile ou d'un cinéphage, l'on ne peut qu'accorder à Luc Besson le crédit d'avoir renoué avec le meilleur de son art tout en calmant les ardeurs de ses plus virulents détracteurs... Oubliez donc la vision de Francis Ford Coppola qui en 1992 signait Dracula, un authentique navet auquel ressemble il est vrai Dracula : A Love Tale de Luc Besson. Détail qui fut notamment relevé par les fans de l'américain mais qui se justifie ici amplement lorsque l'on découvre devant notre écran l'ampleur du travail accordé aux costumes, aux décors, aux effets-spéciaux, à la mise en scène ou à l'interprétation. Dès les premières minutes et cet épique combat face à l'Empire Ottoman, le Prince Vladimir joue de sa superbe, de sa force, de son courage et d'un charisme indéniable. Chorégraphie au cordeau, maintenant ainsi une lecture simple mais parfaitement lisible des affrontements. L'on devine déjà que le cinéaste français n'est pas là pour rire mais bien pour donner une leçon à toutes celles et ceux qui souvent le critiquent. Gonflé à bloc et produisant une œuvre qui n'a pas peur de s'écarter du roman original, Luc Besson ose tout. Jusqu'à même laisser diffuser des messages très contemporains mais qui pourtant n'avaient pas cours à l'époque où se déroule l'action. Sans évoquer ouvertement le personnage d'Abraham Van Helsing, Luc Besson confie à l'acteur austro-allemand Christoph Waltz le rôle d'un prêtre chasseur de vampires. Plus étonnant, Guillaume de Tonquédec incarne celui du docteur Dumont. Et tandis que Zoë Bleu incarne la Princesse Elisabeta ainsi que Mina Murray et que de son côté Ewens Abid interprète le jeune clerc de notaire Jonathan Harker, l'on s'étonne moins de retrouver Caleb Landry Jones dans le rôle-titre puisque Luc Besson l'avait déjà engagé sur son dernier long-métrage en 2023, Dogman..... S'agi[crssshhh]t, de la bande mus[pschhhhhh] de Danny El[Frrrrrrrr]n...................


''Optio ironiae desactivata... ''


Et merde ! Mon esprit s'était mis en mode ''second degré''... Vu que je n'ai pas l'intention de tout reprendre depuis le début, je vais essayer d'être concis : Dracula : A Love Tale, c'est quoi ? Juste un énième exercice de style engagé par un Luc Besson qui comme souvent n'en fait qu'à sa tête. Résultat, ce film, qui copie de manière éhontée l’œuvre remarquable de Francis Ford Coppola est d'abord un agréable divertissement si tant est que l'on s'accorde sur le fait qu'il n'est rien d'autre qu'un nanar sans doute involontairement drôle pourtant typé ''Premier degré''. Malgré tout, une question subsiste généralement : Luc Besson fut-il conscient au moment de tourner son dernier long-métrage du ridicule qu'il mettait en œuvre lors de séquences aussi remarquablement navrantes que la scène du bal ou celle, justement, de ''l'épique combat'' entre l'armée du Prince Vladimir et celle de l'Empire Ottoman ? Lucas Fabiani... Retenez bien ce nom. Réalisateur d'une tripotée de courts-métrages et de clip musicaux, il est surtout ici le monteur du film de Besson. Et que dire si ce n'est qu'entre le montage lors de l'affrontement dont la lisibilité est presque aussi désastreuse que celle de l'infâme Taken 3 signé de ce tâcheron d'Olivier Megaton en 2015, des fondus et des effets-visuels qui confinent au plus haut grade pour Lucas Fabiani de Maître es de l'archaïsme, Dracula : A Love Tale est surtout l'occasion de voir combien le cinéma de Luc Besson est dépassé, voire ridicule. Passéiste dans son ADN et incapable de se remettre en question, il agit en outre comme un enfant se croyant à l'abri du regard des adultes. Surtout lorsque sans vergogne il ''pique'', allez, on va dire qu'il ''s'inspire'', de l'une des affiches du Nosferatu de Robert Eggers sorti un an auparavant (genre, ça va pas s'voir) ou qu'il emprunte justement au Dracula de Coppola la plus part des idées scénaristiques et esthétiques. Bref, rien de vraiment nouveau sous le soleil puisque Luc Besson continue ponctuellement d'offrir de douces gourmandises. De quoi fournir aux critiques acerbes de ses détracteurs matière à se foutre de lui tout en alimentant la fascination qu'il exerce encore chez certains d'entre nous. D'autant plus dommage que le film profite parfois de décors ou de costumes réellement stupéfiants et d'une bande musicale signée de Danny Elfman en accord avec son sujet...

 

lundi 8 juin 2026

Nuremberg de James Vanderbilt (2026) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

À l'issue de la seconde guerre mondiale, les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et l'Union soviétique signent l'Accord de Londres, lequel établit un tribunal militaire international autorisé à poursuivre les criminels de guerre notamment pour crime contre l'humanité. Tandis que le procès auquel devront faire face de hauts responsables du régime nazi parmi lesquels se trouve le numéro 2 et bras droit d'Adolf Hitler, Hermann Göring, s'apprête à s'ouvrir, le psychiatre Douglas Kelley est dépêché en 1945 à la prison de Mondorf-les-Bains au Luxembourg afin d'expertiser l'état mental de hauts dignitaires nazis qui y furent enfermés après leur arrestation. Commandant en chef de la Luftwaffe entre 1935 et 1945, Reichsmarschall à partir de 1940, successeur officiel d’Hitler mais aussi signataire l'année suivante d’un ordre demandant la mise en œuvre de la Solution Finale visant à exterminer le peuple juif présent sur le territoire européen, Hermann Göring fait évidemment l'objet de toutes les attentions de la part de Douglas Kelley. Le long-métrage de James Vanderbilt n'est pas le premier à traiter du sujet puisque parmi les quelques tentatives à avoir vu le jour, l'on peut citer Judgment at Nuremberg de Stanley Kramer en 1961 avec Spencer Tracy, Burt Lancaster, Maximilian Schell, Marlene Dietrich, Judy Garland et Montgomery Clift ou le téléfilm québécois en deux partie intitulé Nuremberg et réalisé cette fois-ci par Yves Simoneau en 2000, avec Alec Baldwin, Brian Cox, Christopher Plummer ou encore Jill Hennessy dans les rôles principaux... Sorti le 28 janvier dernier en France, le Nuremberg de James Vanderbilt est une œuvre ambitieuse qui relate notamment la complexité des relations que développa le psychiatre Douglas Kelley ici incarné par l'acteur égypto-américain Rami Malek (la série Mr. Robot et le biopic consacré au groupe américain Queen, Bohemian Rhapsody) avec Hermann Göring, interprété quant à lui par Russell Crowe qui pour se fondre dans son personnage accepta de prendre du poids (lequel sera évalué aux environs de 125 kilos), d'observer les caractéristiques physiques et comportementales de l'ancien officier nazi, d'en apprendre davantage sur les faits historiques et enfin d'apprendre l'allemand afin d'apporter de la crédibilité à son incarnation... Pour autant, le long-métrage ne se présente non pas sous l'angle exclusif du procès de Nuremberg à l'issue duquel douze des vingt-deux prévenus furent exécutés par pendaison mais décrit très précisément la relation entre Hermann Göring et Douglas Kelley...


Des rapports qui apparaissent quelque peu ambigus, générant un certain malaise pouvant même bizarrement créer chez le spectateur une certaine forme d'empathie vis à vis du criminel de guerre. Le choix d'explorer dans cette première partie les relations entre les deux hommes rappelle une œuvre traitant d'un parti-pris similaire qui en 2021 concernait les transcriptions d'authentiques conversations ayant eu lieu entre le tueur en série américain Ted Bundy et l'agent spécial du FBI Bill Hagmaier. No Man of God d'Amber Sealey mettait déjà en lumière l'humanité d'un homme considéré alors de monstrueux après qu'il ait été reconnu coupable de plusieurs dizaines de meurtres. Alors, que penser d'un individu qui participa à l'élaboration d'un schéma visant à exterminer plusieurs millions de personnes ? Sur ce point, Nuremberg parvient à rendre ''attachant'' un personnage ô combien monstrueux lui aussi. Mais dont l'arrogance est beaucoup moins prégnante à l'image qu'elle ne l'était du temps de son vivant. Le scénario de James Vanderbilt, lequel repose sur The Nazi and the Psychiatrist de Jack El-Hai dans lequel l'écrivain revenait sur la relation entre le nazi et le psychiatre, explore effectivement la part d'humanité chez un Hermann Göring formidablement interprété par Russell Crowe et questionné par un Douglas Kelley lui aussi parfaitement incarné par Rami Malek même si ses différents ''tics'' faciaux dont il est affublé donnent la sensation qu'il n'a toujours pas intégré l'idée qu'il s'est enfin débarrassé des prothèses dentaires qu'il portait sur le tournage de Bohemian Rhapsody ! Qu'il s'agisse des alliés ou des nazis, chaque acteur est à sa place et gère parfaitement ses responsabilités. Notons malgré tout que parmi eux se dégage la courte mais néanmoins très émouvante présence de l'acteur britannique Leo Woodall qui dans le rôle du sergent Howie Triest apportera notamment sur un quai de gare et auprès de Douglas Kelley, un très émouvant témoignage. Belle reconstitution, mise en scène honorable bien que très conventionnelle, et musique passe-partout signée de Brian Tyler mais qui se fond parfaitement dans le décor. Bref, pas un chef-d’œuvre et sans doute encore moins le témoignage le plus bouleversant s'agissant de cette période sombre de notre histoire (en dehors du court et authentique document projeté lors du procès et ici ''imposé'' aux spectateurs dans toute son atrocité) mais une intéressante expérience de cinéma tout de même...


 

dimanche 7 juin 2026

Assault de Sidney Hayers (1970) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Retour dans le passé avec Assault du réalisateur et monteur britannique Sidney Hayers qui huit ans plus tôt avait réalisé le film d'horreur Burn Witch Burn en 1962. Nous sommes en 1970 et l'auteur de nombreux épisodes de séries télévisées parmi lesquelles beaucoup sont devenues populaires en France, Sidney Hayers signe avec Assault un giallo à l'anglaise, genre pourtant propre au cinéma italien et qui côtoie ici le slasher avec son tueur dont l'identification parviendra aux enquêteurs ainsi qu'aux spectateurs sur le tard. Afin d’asseoir objectivement et sans ambiguïté le film dans le genre giallo, le cinéaste intègre au casting l'actrice originaire de Belper dans le Derbyshire, Suzy Kendall. Interprète entre autre de L'oiseau au plumage de cristal (L'Uccello dalle Piume di Cristallo) de Dario Argento la même année où elle incarnait l'un des rôles principaux à travers le personnage de Giulia ou de Torso (I Corpi Presentano Tracce di Violenza Carnale) de Sergio Martino dans lequel elle allait interpréter trois ans plus tard celui de l'étudiante Jane, Suzy Kendall apparaît désormais sous les traits de la professeur d'art Julie West. Donnant des cours dans une école pour jeunes filles, l'une de ses élèves prénommée Tessa (la chanteuse et actrice Lesley-Anne Down) est agressée à la sortie, à l'issue de la journée, sur le chemin censé la mener chez elle. C'est en prenant un raccourci à travers les bois que l'adolescente est effectivement attaquée par un inconnu aux mains gantées de noir (référence direct au giallo) qui l'agresse sexuellement avant de l'abandonner, toujours bien vivante, mais traumatisée. Mutique, la jeune fille est alors transférée dans les services psychiatriques du Docteur Bartell (Anthony Ainley) et confiée aux bons soins de son collègue le Docteur Greg Lomax (James Laurenson). Tandis que ce dernier tente d'aider Tessa à retrouver la parole, le surintendant en chef Velyan (Frank Finlay) mène l'enquête afin de mettre la main sur le violeur. Entre-temps, ce dernier a fait une seconde victime, toujours issue de l'école d'art, mais qui cette fois-ci est retrouvée morte après avoir été étranglée. Après que Julie et plusieurs de ses élèves se soient rendues en forêt afin de retrouver l'adolescente qui plus tôt ne donnait plus signe de vie, la professeur d'art découvre à l'arrière-plan de sa voiture l'assassin penché sur son élève. Devenue témoin du meurtre, la jeune femme décide d'aider la police à retrouver l'assassin. Une collaboration à laquelle apportera en outre son soutien le Docteur Lomax...


Comme souvent dans ce genre de production et à cette époque, Meurtre à haute tension Assault (titre français du long-métrage) charrie son lot de personnages ambigus. Et parmi eux, Leslie Sanford, responsable de l'intendance de l'école d'art et accessoirement l'époux de Miss Sanford (Dilys Hamlett), directrice de l'établissement avec laquelle ils forment un duo typique des gialli italiens transposé ici en Angleterre. Incarné par un Tony Beckley fièvreux, inquiétant et reluquant de manière répugnante les jeunes élèves en uniforme, l'homme semble de toute évidence attiré par ces jeunes et jolies adolescentes vétues de jupes courtes sur lesquelles il ne peut s'empêcher de jeter des regards insistants. Mais à caricaturer à ce point le personnage, tout porte en réalité à croire que l'on essaie de tromper le spectateur qui à force de tomber sur des oeuvres de ce types n'ont plus l'habitude de tomber dans le piège. La tentative, si tant est qu'elle puisse fonctionner durant quelques minutes, ne tarde pas à tomber à l'eau et c'est donc au tour d'autres protagonistes d'éveiller les soupçons. Tandis que la séquence suivant l'agression de Tessa est curieusement expédiée, l'on ne nous épargne rien des investigations menées sur la seconde victime. La scène de crime s'avère en effet plutôt réaliste même si le réalisateur a pris soin de couvrir les parties du corps les plus ''sensibles'' de la jeune actrice afin de ne pas heurter la sensibilité des spectateurs de l'époque. Tout le charme de l'Angleterre de ce début des années soixante-dix s'exprime à travers cette oeuvre qui malgré tout n'atteint jamais vraiment les qualités de ses homonymes transalpins. Comme dans tout bon ou mauvais Slasher/Giallo, l'on découvrira une fois de plus que l'assassin était l'un des moins suspects même si, ouais, là encore, le coupable (faisant partie de la poignée de protagonistes principaux) commence à avoir une curieuse attitude bien avant que le couperet tombe. Notons enfin la présence dans le rôle de l'imbuvable et beaucoup trop entreprenant journaliste du récit de l'acteur anglais Freddie Jones, notamment connu pour son rôle de Sid Buckland dans Terreur sur le Britannic (Juggernaut) de Richard Lester ou celui de Bytes dans Elephant Man de David Lynch...

 

samedi 6 juin 2026

The Dunwich Horror de Daniel Haller (1971) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Sorti sur les écrans au tout début des années soixante-dix, The Dunwich Horror met principalement en scène l'acteur américain Dean Stockwell, lequel incarne avec finesse et charisme le suppôt d'une incarnation du Mal dont on saisit mal les origines. Sauf qu'elle semble être au centre du fameux Necronomicon, ouvrage imaginaire créé par l'écrivain américain H.P.Lovecraft dans les années vingt et qui a servi à diverses occasions au cinéma (la trilogie originelle The Evil Dead de Sam Raimi demeurant sans doute LA référence en matière de ''démonologie'' et d'usage du dit ouvrage). S'il demeure un terme qui colle à la peau de l'écrivain, c'est bien ''l'indicible''. Cette chose qui ne peut être montrée ni décrite, au centre de nombreux ouvrages et d'adaptations sur grand écran, et dont The Dunwich Horror peut se targuer d'offrir l'une des plus remarquables définitions lors du meurtre de l'un des personnages féminins du récit. Grotesquement traduit chez nous sous le titre Horreur à volonté, le long-métrage de Daniel Haller est typique de cette vague de films d'épouvante fixant comme objectif de décrire tout ou partie de ce qui entoure la sorcellerie, le Diable et toutes les coutumes qui orbitent autour de ces deux sujets. Héritier démoniaque d'un arrière grand-père condamné au bûcher, rejeté par les habitants de Dunwich dont les croyances chrétiennes s'éloignent des siennes, Wilbur Watheley tente d'entrer en possession du Necronomicon qui dorénavant est exposé dans un musée et appartient au docteur Henry Armitage (l'acteur Ed Begley). Envoûtant littéralement la jeune Nancy Wagner (l'actrice Sandra Dee) qui accepte que Wilbur consulte un court instant le rarissime ouvrage, ce dernier est présenté au docteur qui lui reprend des mains avant de prendre congé. Alors que le jeune homme vient de manquer le bus qui était censé le ramener à Dunwich, Nancy lui propose de le ramener chez lui en voiture... Le personnage de Wilbur développe ici un stratagème visant à se servir de la jeune femme à des fins inquiétantes...


The Dunwich Horror est clairement l'ancêtre de Frayeurs de Lucio Fulci. Comme une préquelle au chef-d’œuvre macabre du réalisateur italien, lequel se rapporte d'ailleurs lui aussi à la nouvelle de H.P.Lovecraft...


Selon une légende propre aux Watheley et au Necronomicon, il existerait en effet une race antérieure à l'espèce humaine que des cérémonies et le sacrifice d'une jeune vierge permettrait de faire revenir dans notre monde. C'est donc autour de ce sujet que tourne le long-métrage de Daniel Haller qui plus qu'un film d'action est une œuvre d'incantations et de visions hallucinogènes typiques de l'époque. Dean Stockwell est véritablement habité par son personnage qu'il incarne avec la maniérisme et afféterie, scandant d'un ton suave et s'exprimant avec douceur, charmant une Nancy dont on ne sait jamais vraiment si le seule regard de Wilbur suffit à l'envoûter ou si les forces du mal entrent en action. Décoctions, rites sataniques, incantations sont au programme d'une œuvre qui impose un rythme lent aussi ensorcelant que peut l'être Dean Stockwell lui-même. Un individu qui malgré ses intentions finit par bizarrement devenir attachant, surtout face à la cruauté des habitants de Dunwich lorsque ceux-ci tentent de lui interdire d'enterrer son grand-père dans le cimetière de la ville ! On sent déjà pointer la conclusion de ce récit en forme d'hommage à toutes ces créatures du bestiaire fantastique qui terminent leur existence traqués, emprisonnés, puis menés au bûcher comme le furent leurs aînés. Bien qu'inspiré de la nouvelle L’Abomination de Dunwich (The Dunwich Horror) de H.P.Lovecraft, The Dunwich Horror prend parfois de grandes libertés. Ce qui par contre paraît tout à fait logique étant donné que le film fut tourné au tout début des années soixante-dix (soit, quarante et un an après la première parution de la nouvelle sur le territoire américain dans le magazine Weird Tales), c'est le côté hallucinogène de certaines séquences et notamment celles lors desquelles l'on découvre des scène de sabbats bariolées totalement psychédéliques. The Dunwich Horror est une excellente surprise, un peu lente, certes, mais Dean Stockwell absorbe littéralement l'attention du spectateur. À découvrir bien entendu en version originale, ne serait-ce que pour son interprète principal, donc, mais aussi pour cette séquence évoquée plus haut, laquelle fait intervenir l'indicible lors d'un climax absolument dément !

 

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