Alors qu'il a quasiment
consacré l'entièreté de sa carrière à tourner des clips vidéos
pour divers artistes musicaux, le réalisateur, scénariste et
producteur américain Marc Klasfeld s'est lancé pour la seconde fois
dans la mise en scène d'un long-métrage plus de vingt années après
avoir réalisé et écrit la comédie satirique The L.A. Riot
Spectacular.
En 2026, l'auteur de plus de cent-cinquante clips vidéos réalise
donc son second projet cinématographique à travers non plus la
comédie mais le cinéma d'horreur, d'épouvante et de fantastique
avec Do Not Enter.
Un film de genre dont il existe d'innombrables copies mais qui
toujours et à jamais font le beurre de celles et ceux qui usent d'un
indéfectible opportunisme pour se faire de l'argent. Et ce, quoi
qu'il en coûte. Surtout lorsqu'il s'agit de prendre les spectateurs
pour des imbéciles ou pour des ''patients'' atteints de sénilité,
incapables qu'ils semblent être de voir qu'on leur ressort chaque
année, la même partition. Faisant preuve ici d'un tout petit brin
d'imagination puisque l'intrigue se déroule non plus dans une
maison, un appartement ou un manoir hanté mais dans un hôtel qui a
fermé ses portes après que l'épouse du directeur ait été
assassinée et que le propriétaire des lieux ait lui-même disparu !
Je sais, et ma compagne ne cesse de me le répéter, mais il est
interdit de proférer certains mots. Comme de dire qu'un film est une
merde. Qu'un album de musique est une merde. Qu'une peinture est une
merde. Qu'un ouvrage littéraire est une merde. Qu'une bande-dessinée
est une merde. Ou que Jean-Luc Mélenchon est une merde même si
concernant ce dernier, l'envie de l'écrire excite mes cellules
grises et fait palpiter la pierre qui me sert de cœur... Tout débute
ici de la pire des manières. Car après un générique qui attise
tout de même la curiosité, la présentation de quatre des
protagonistes qui vont évoluer durant le récit est on ne peut plus
ratée. Quatre influenceurs, propriétaires d'une chaîne qui
n'attire même pas cent spectateurs par vidéo. Et pourtant, Cora
(Francesca Reale), Vernon (Shane Paul McGhie) ainsi que Diane
(Adeline Rudolph) et son compagnon Rick (Jake Manley) se démènent
pour proposer du contenu original et addictif. Mais rien n'y fait.
Pas même lorsque de nuit, ils se jettent d'une rame de métro lancée
à pleine vitesse lors d'une séquence absolument invraisemblable...
Cependant, l'idée leur vient ensuite de s’introduire dans un hôtel
désaffecté historiquement chargé...
Des
meurtres, des disparitions et un magot paraît-il, astronomique, sur
lequel jamais aucun visiteur n'a réussi à mettre la main ! Con
comme un balai, Jake rappelle aux autres membres du groupe des
Creepers
qu'ils forment tous ensemble, l'une des lois qui le régissent :
documenter puis disparaître. Mais surtout, le plus important, on ne
touche à rien. T'as raison Coco. En gros, si les personnages
trouvent le pognon, il leur est conseillé de le laisser à sa
place... Tu parles ! Accompagnés d'un cinquième larron du nom
de Balenger (Laurence O'Fuarain), Cora, Diane et les autres
apprendront bientôt que sa présence au sein de l'hôtel n'est pas
le fruit du hasard. Il faut avouer que pour l'instant, Do
Not Enter
a tout du bon gros navet pour adolescents boutonneux en mal de
frissons pour enfants de moins de cinq ans. Les interprètes sont
mauvais et le réalisateur semble pour l'instant bien incapable
d'instaurer la moindre ambiance malgré des décors qui valent le
détour... Fort heureusement débarquent ensuite à l'image trois
bons gros connards formant quant à eux un groupe d'individus
particulièrement violents. À commencer par JD (Kai Caster) qui au
début avait beaucoup de mal à suivre les règles des Creepers
avant de rejoindre ses nouveaux amis Mack et Tod (Brennan Keel Cook
et Nicholas Hamilton) et dont le second est un fieffé psychopathe.
Leur présence relance l'intrigue qui se révèle alors plus
mouvementée qu'auparavant. Ajoutant à cela, une créature qui hante
les lieux et qu'incarne quant à lui Javier Botet, acteur espagnol
atteint du Syndrome
de Marfan.
Une maladie lui ''octroyant'' des spécificités physiques hors
normes qui lui ont ouvert les portes du septième art et notamment
celui du cinéma d'horreur puisqu'il devint célèbre en incarnant le
rôle de Tristana Medeiros dans la franchise horrifique de Paco Plaza
et Jaume Balagueró, [•REC].
Marc Klasfeld tentant d'ailleurs de reproduire la traumatique
séquence située au dernier étage de l'immeuble où près de vingt
ans en arrière le long-métrage des deux réalisateurs espagnol
situait son action, mais sans avoir une once de leur génie.
Difficile de noter Do not Enter
avec objectivité. Entre certaines séquences véritablement nulles
et d'autres qui maintiennent un certain intérêt, le film du
cinéaste américain mérite à peine la moyenne. Et encore faut-il
savoir à ce titre se montrer bienveillant envers Marc Klasfeld, ses
interprètes ou son équipe technique...
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