Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


vendredi 17 juillet 2026

Shǔ wáng de Lǐ Bǐng (2025) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Voilà pourquoi j'aime tant le cinéma japonais ou sud-coréen et pourquoi il m'arrive très souvent d'éprouver si peu d'empathie pour celui qui nous vient de Chine. J'avais beau me dire qu'une fois de plus l'expérience serait probablement à la hauteur de mes maigres attentes, c'est pourtant avec espoir que je me suis lancé dans la projection de Shǔ wáng de Lǐ Bǐng sorti à l'internationale sous le titre Evil of the Rat. Xia Tian (Zhào Qiàn) et ses amis Lin Feng (Dǒng Yán-Lěi), Bai Xi (Zhāng Jié) A Kai (Zhāng Céng-Céng) et Xiao Jing (Zhang Yu-Xin) sont sur la route lorsqu'au cœur d'une forêt ils tombent sur une jeune fille apeurée qui demande leur aide. Au volant de son gros 4x4, A Kai stoppe tout net sur demande de Xia Tian qui au sortir du véhicule ne trouve aucune trace de la gamine. Déboule alors un type à moto qui recherche justement la petite fille. Cachée sous la voiture du groupe d'adolescents, son père l'enjoint de venir vers lui et repart en sa compagnie vers une ancienne usine désaffectée où tous les habitants et employés sont censés avoir quitté les lieux. Inquiète au sujet de la petite fille, Xia Tian propose à ses amis de s'y rendre afin de s'assurer que rien ne va lui arriver de mal. Lorsque tous les cinq ils arrivent devant les portes de l'usine, ils sont accueillis par l'inconnu qui plus tôt est venu récupérer la gamine et par un second homme plutôt réfractaire à leur présence. Cependant, Xia Tian leur demande si elle et ses amis peuvent dormir sur place pour la nuit. Tandis qu'il lui semble avoir reconnue la jeune femme (qui est journaliste et en outre responsable en partie de la fermeture de l'usine), le premier des deux hommes accepte d'accueillir le petit groupe. Durant la soirée, et alors qu'ils sont enfermés dans le dortoir où ils sont déjà censés dormir, Xia Tian et ses quatre compagnons décident d'investiguer au cœur même de l'usine afin de retrouver la petite fille. Ce qu'ils vont découvrir dépassera cependant de très loin ce qu'ils avaient imaginé... Car en effet, au centre du récit de Shǔ wáng écrit par le scénariste chinois Kui Hu se trouve une usine dont le sous-sol est envahi par de milliers de rats tous dirigés par l'un d'entre eux...


D'un blanc immaculé et surnommé le Roi des Rats par ceux qui vivent et travaillent encore sur place, la présence au sein de l'établissement de la petite fille prend tout son sens lorsque l'on apprend qu'elle est capable de communiquer avec les.......... rongeurs ! Enfin, avec celui qui dirige les autres... Bon, on va pas se voiler la face durant cent-sept ans en faisant croire qu'au delà de l'idée on ne peut plus originale entourant l'intrigue le film pourrait être réussi puisque au contraire, celui-ci s'avère en fait très mauvais. Copieusement interprété par de jeunes acteurs qui comme souvent dans ce genre de production horrifique n'ont pas grand chose à se mettre sous la dent question dialogue, on a droit à des protagonistes inintéressants au possible : Un couple d'amoureux, une amie jalouse, un ''bon gros'' et un copain un peu lâche qui ne veut surtout pas s'impliquer dans des tâches qui pourraient mettre son existence en danger. Shǔ wáng est d'abord et avant tout un film d'exploration dans un décor ma foi, plutôt creepy même si les poils des bras n'ont jamais vraiment l'occasion de se hérisser ! Le jeu d'acteur, la mise en scène et la bande musicale transforment un sujet plutôt alléchant en une œuvre atrocement plate, lisse, sans la moindre aspérité. En bref, un film d'horreur familial qui risque d'ennuyeux les spectateurs dès lors qu'ils auront dépassé les cinq ou six ans. Il n'y a par conséquent jamais matière à se réjouir. Même pas dans ce contexte d'usine désaffectée envahie en outre par des milliers de rats en images de synthèse. À ce propos, les effets-spéciaux sont à l'aune de la piètre qualité du long-métrage : soit, to-ta-le-ment ratés !!! Incapables de dissimuler leurs origines ''informatiques'', on pouvait encore espérer que le sujet du complot industriel qui vient s'installer au beau milieu du récit rehausserait le niveau, mais non, rien à faire, le naufrage est total !

 

jeudi 16 juillet 2026

Voices of Desire de Chuck Vincent (sous le pseudonyme de Mark Ubell) (1972) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Derrière le pseudonyme de Mark Ubell se cache le réalisateur, scénariste, producteur, monteur et acteur américain Chuck Vincent. Décédé à l'âge de cinquante et un ans, il aura tout de même eu le temps de réaliser plus d'une cinquantaine de longs-métrages dont un certain nombre de films pornographiques dans le courant des années soixante-dix avant de se lancer dans la série B dans le milieu des années quatre-vingt. En 1972, il signe le très étrange Voices of Desire que les amateurs bien avisés considèrent comme une version ''adulte'' (puisque érotique), psychédélique et underground du Répulsion de Roman Polanski. En effet, dans le cas de Voices of Desire comme dans celui de Répulsion, les deux longs-métrages mettent en scène une jeune femme psychologiquement fragile. Là où l'un et l'autre prennent des chemins différents concernent leur attitude vis à vis de la sexualité. Si en 1965, Carol (Catherine Deneuve) éprouvait de grandes difficultés de communication avec les hommes en l'enfermant dans une psychose provoquant chez elle une véritable révulsion envers eux, le portrait d'Anna (Sandra Peabody) est déjà beaucoup plus difficile à dépeindre. Mais tout comme chez Roman Polanski, la narration passe chez Chuck Vincent par des phases hallucinatoires qu'il est complexe de dissocier des quelques séquences lors desquelles la jeune femme semble avoir repris ses esprits. Une première chose saute aux yeux : le budget ! Estimé à neuf mille dollars, il rejoint celui de petites productions indépendantes de l'époque parmi lesquelles l'on peut notamment citer le film culte Carnival of Souls de Herk Harvey auquel Voices of Desire est parfois comparé pour son approche surréaliste. Profitons d'ailleurs de cette occasion pour citer l'excellent Messiah of Evil de Willard Huyck et Gloria Katz, autre grand classique de l'horreur psychologique qui faisait également la part belle à un environnement anxiogène, peuplé d'êtres étranges impliqués dans un univers plus ou moins onirique...


S'agissant de Voices of Desire, le film met donc tout d'abord en scène la jeune Anna lors d'un interrogatoire mené par un détective puis un psychiatre pour lesquels Chuck Vincent choisit d'entretenir une certaine ambiguïté en choisissant de ne pas relier ces personnages au nom de leur interprète respectif. Un choix qui semble être directement lié avec cette volonté d'entretenir le doute entre ce qui relève du réel et ce qui tient du fantasme. Si l'on comprend graduellement que l'interrogatoire mené par le psychiatre est directement lié aux événements qui seront ensuite relatés, il est par contre assez difficile de connaître les intentions du détective lorsque à son tour il interroge la jeune femme. Aurait-elle commis un crime ? Toujours est-il que l'on découvre l'un des nœuds du problème : Anna est en effet assaillies en permanence par des voix. Qu'elle se trouve chez elle ou dans la rue, des voix masculines l'enjoignent de les rejoindre. D'évidence, l'intention de Chuck Vincent n'est pas ici de résoudre l'épineux problème qui ronge littéralement son héroïne même si l'on comprendra plus tard l'une de ses origines. À l'issue d'un récit branlant, qui sent très fortement l'amateurisme et le manque de moyens, la situation finale s'avère la même qu'au départ. Et même s'ils s'y mettent à deux pour l'aider, Anna semble condamnée à revivre sans cesse la même situation. D'une durée n'excédant pourtant pas les soixante et onze minutes et malgré qu'il soit considéré comme un film culte par un petit groupe d'individus pour son approche du septième art franchement atypique et underground, Voices of Desire est souvent pénible à regarder. Déjà fort mal maîtrisé par un Chuck Vincent qui hésite entre érotisme, fantastique, épouvante, horreur psychologique et visions surréalistes (des thèmes qui pourtant restent fascinants), le long-métrage est surtout constitué d'une bonne moitié de scènes de nudité lors desquelles l'actrice Sandra Peabody entre en contact physique avec des personnages de sexe masculin et féminin. Une multitude de séquences qui ont énormément de mal à éveiller la libido tant elles sont répétitives et tout sauf aphrodisiaques ! C'est long, très long, trop long et toujours accompagné d'une musique dont la répétitivité finit par taper sur les nerfs ! L'un des rares atouts du film se situe surtout dans cette vision de l'érotisme sur grand écran qui dénote totalement avec ce que l'on a l'habitude de voir. Au final, la promesse de vivre une expérience similaire aux quelques exemples de longs-métrages cités plus haut n'est pas vraiment tenue et Voices of Desire ne reste au fond qu'une curiosité que l'on n'aura pas forcément envie de voir une seconde fois...

 

mercredi 15 juillet 2026

La Isla de la Muerte de Mel Welles (1967) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Les distributeurs français ont parfois de drôles d'idées. Comme celle, par exemple, d'avoir traduit La Isla de la Muerte du réalisateur, scénariste et acteur américain Mel Welles par Le baron vampire. À ne pas confondre bien évidemment avec Baron vampire (Gli Orrori del Castello di Norimberga) que réalisera cinq ans plus tard l'italien Mario Bava. Un titre français d'autant plus absurde qu'il aiguille le spectateur dans une mauvaise direction en le poussant à croire que les personnages du récit seraient confrontés à un suceur de sang aux dents longues alors que La Isla de la Muerte est en réalité beaucoup plus proche du roman de Herbert George Wells L'Île du docteur Moreau (The Island of Dr. Moreau) dans lequel un naufragé du nom d'Edward Prendick échouait sur une île et y découvrait la présence d'un savant fou (le Docteur Moreau du titre), un homme de science totalement obsédé à l'idée de transformer des animaux en êtres humains... Ici, le concept est à peu près le même à la seule différence où le Baron von Weser qu'incarne à l'écran l'acteur américain Cameron Mitchell est fasciné à l'idée de créer des espèces végétales mutantes. Un peu à la manière d'un whodunit qui dégénérerait pour se transformer au final en un film horrifico-fantastique, l'intrigue débute sur le continent où un homme harangue la foule en promettant la visite d'une île paradisiaque remplie d'une flore luxuriante. Six personnes prennent place à l'arrière de son véhicule et font donc route en voiture, puis à bord d'un ferry. À leur arrivée, ils sont les témoins d'un drame lorsque à bord d'une seconde voiture le chauffeur écrase accidentellement l'un des employés du propriétaire des lieux. L'homme meurt sur le coup mais le Baron von Weser les console en leur expliquant que la victime était atteinte de troubles mentaux. Une fois rassurés, les six convives pénètrent l'immense demeure de leur hôte... L'invraisemblable traduction française du titre s'explique de deux façons. La première étant que la région a été désertée par des villageois superstitieux convaincus que des vampires vivent sur l'île...


Quant à la seconde, nous ne la découvrirons que bien plus tard, après que l'on se soit par erreur forgé l'idée selon laquelle des ''descendants'' de Dracula sont responsables des quelques morts qui surviendront durant le récit ! Bien que le scénario de Mel Welles, d'Ernst Ritter von Theumer et de Stephen Schmidt se résume à ce que ce type de cinéma d'épouvante nous habitue généralement, le réalisateur dresse une galerie de personnages pas inintéressante. Outre l'énigmatique Baron et son serviteur Baldi (l'acteur Mike Brendel) qui fait figure d'ersatz du Igor de l'univers de Frankenstein, nos six touristes forment un groupe on ne peut plus hétéroclite et pour certains, relativement excentriques. Dans cette dernière catégorie nous citerons Cora Robinson (l'allemande Kai Fischer), femme adultère, alcoolique et un brin nymphomane qui se jette sur tout ce qui bouge au grand dam de son vieil époux, James (le suédois Rolf von Nauckhoff). Toujours dans la même catégorie, citons ensuite Myrtle Callahan (l'espagnole Matilde Muñoz Sampedro), une sexagénaire superstitieuse qui s'affole à la moindre occasion et qui n'aura de cesse que de trouver dans l'un des autres convives, le suspect idéal : le Professeur Julius Demerist (l'allemand Hermann Nehlsen). Botaniste de profession qui a toujours l'air d'avoir un balais profondément enfoncé entre les fesses, il se passionne pour les activités du Baron jusqu'à lui proposer de travailler à ses côtés. Cette étonnante galerie de personnages est complétée par un très joli couple. D'un côté, l'architecte David Moss (l'espagnol George Martin), jeune ''élégant'' particulièrement prévenant. Surtout s'agissant de la magnifique Beth Christiansen qu'interprète quant à elle la superbe actrice originaire de Grenade, Elisa Montés. Sympathique petit film d'horreur, La Isla de la Muerte ne trompe son monde pas très longtemps. Et même si certains meurtres sont exécutés hors champ histoire de cultiver le plus longtemps le mystère quant à leur auteur, il est assez facile d'imaginer que le tueur n'est peut-être pas celui qu'évoque le titre français. Notons qu'à l'internationale le long-métrage fut affublé de divers titres, tels l'assez peu gouleyant Bloodsuckers, mais également Slaughter of the Vampires ou Island of the Doomed...

 

mardi 14 juillet 2026

Violated ! d'Albert Zugsmith (1975) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 




 

Après une longue carrière de cinéaste étalée sur vingt et un ans et constituée d'une vingtaine de longs-métrages dont une partie fut consacrée à la Sexploitation, le réalisateur, scénariste et producteur américain Albert Zugsmith a donné son tout dernier tour de manivelle en 1975 avec Violated !. On ne débattra pas bien longtemps ici sur le sens à donner à ce titre puisque le viol est justement au centre de ce récit dont au moins un tiers des séquences est justement consacré à des agressions d'ordre sexuel dont les victimes sont toutes des femmes. Jolies et notamment interprétées par René Bond et Susanne Suzan, elles sont les proies d'un violeur insaisissable. Pourtant, la police ne ménage pas sa peine puisque l'inspecteur chargé de l'enquête, le détective Purvis (Wes Bishop), multiplie les interrogatoires s'agissant d'hommes ayant été aperçus sur les lieux des crimes au moment même où ils furent commis. De quoi alimenter la suspicion et ainsi noyer le poisson quant à l'identité du violeur. Un criminel qui, s'il n'assassine pas ensuite ses victimes, leur laisse un ''cadeau''. Un souvenir sous forme de croix gammée gravée à même la chair. Qui sur un avant-bras, qui sur le sein droit. Typique du cinéma d'exploitation américain des années soixante-dix où sexualité et violence allaient de paire, Violated ! met en scène une victime qui plutôt que d'attendre désespérément que la police arrête le coupable choisit de se faire vengeance. Avec l'aide de son ami Quentin Judson (Jay Scott sous le pseudonyme de Billy Buzby), que la police a pourtant soupçonné durant un certain temps et avec celle de Midge Lewis (l'actrice Suzanne Suzan), une autre victime du pervers qui elle aussi a gardé des séquelles physiques et psychologiques, Terry Murphy (René Bond) décide de tendre un traquenard afin de piéger le violeur et ainsi lui faire payer tous ses crimes. Mais d'ici à ce que notre trio mette au point leur projet de vengeance, Violated ! Ne va être qu'une succession de scènes de viols. Lors desquelles nos interprètes féminines ne rechignent pas à se mettre à poil. Et notamment René Bond, laquelle n'a vraiment pas froid aux yeux puisque avant d'être agressée, Albert Zugsmith prendra quelques temps pour la filmer entièrement nue sous sa douche...


La mise en scène et l'interprétation n'étant pas de première qualité, le réalisateur joue donc sur la violence du propos. Dans un contexte où le cinéaste traite curieusement de végétarisme comme s'il pouvait être perçu comme une tare aussi critiquable que la désinvolture avec laquelle certaines femmes qui cherchent l'aventure passent des petites annonces explicites dans des journaux spécialisés, le scénario écrit conjointement avec William Maron aborde en outre la difficulté des victimes à convaincre les autorités. Le détective Purvis demeurant l'exemple parfait du flic sceptique. Entre l'enquête, inefficace (et ce malgré les allers-retours répétés en salle d'interrogatoire) et un violeur qui fait de sa ''profession'' un acte quasi quotidien, le retour à l'auto-défense est donc déclenché par la voie d'une victime au fort tempérament, rendu sans doute un peu ''fragile'' psychologiquement. Surtout lorsque l'on sait dans quelles mesures Terry est capable de faire payer à son bourreau l'agression dont elle fut la victime. Et dans quelle autre son ami Quentin est capable de la suivre dans la voie de la déraison. Démarrant de manière relativement dérangeante puisque plutôt réaliste (attrait typique de ce genre de production plus ou moins fauchée), Violated ! vire ensuite dans sa dernière partie vers une certaine forme de grand-guignol même si les amateurs d'hémoglobine n'en auront malheureusement pas pour leur argent ! Tandis que le relâchement de la police semble être de plus en plus une évidence (une laxité accentuée en outre par une musique étrangement guillerette et proprement inappropriée lors d'un repas en extérieur entre l'inspecteur et son collègue), le final se met en place. Alors qu'un énième suspect en la personne d'un carreleur passionné de sculpture sur bois est pour Terry et ses deux complices le coupable idéal, l'on assiste à une vengeance qui dépasse presque de loin l'acte de viol. Alors que le suspect ''idéal'' se retrouve ''savoureusement'' grillé sur une chaise électrique de conception artisanale fabriquée par Quentin, l'on découvre le véritable visage du violeur. Son passé entrant directement en résonance avec ses actes. Mais pire encore puisque en grand provocateur, Albert Zugsmith suggère que beaucoup de violeurs se cachent derrière de tout aussi nombreux hommes...

 

lundi 13 juillet 2026

Carnage (Corruption) de Robert Hartford-Davis (1968) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Ce qui saute aux yeux lorsque l'on découvre pour la toute première fois le septième long-métrage du réalisateur, producteur et scénariste britannique Robert Hartford-Davis est la relation qu'entretient son film avec un classique de l'épouvante hexagonale. En effet, même si le traitement infligé à Corruption et aux yeux sans visage de Georges Franju est sensiblement différent, l'un et l'autre s'inscrivent dans une certaine idée de la culpabilité, de la beauté et de la réparation. De manière beaucoup plus frontale et directe, le cinéaste britannique explore l'obsession entourant le personnage central. Et même celle de sa compagne, dont il est fou amoureux et dont il est en partie responsable de l'accident qui l'a défigurée ! Jaloux, le chirurgien plasticien Sir John Rowan, tente de maintenir son emprise sur Lynn Nolan (Sue Lloyd), mannequin de profession qui lors d'une dispute entre son compagnon et un photographe du nom de Mike Orme (l'acteur Anthony Booth) a reçu un projecteur en plein visage. Ruinant ainsi la carrière de la jeune femme, John Rowan n'a alors plus qu'une idée en tête : réparer sa faute en expérimentant un procédé chirurgical basé sur l'emploi d'un laser et de l'hypophyse qu'il prélève tout d'abord sur le cadavre d'une jeune femme reposant à la morgue avant d'être poussé par Lynn à l'extraire directement sur le corps de jeunes femmes qu'il agresse et tue. Car si les résultats se révèlent très positifs, les effets s'avèrent malheureusement temporaires... Quatre ans après The Black Torment, c'est la seconde fois que Robert Hartford-Davis réalise un film d'horreur. Et pour cela, il confie le scénario à Derek et Donald Ford qui semblent donc s'inspirer de l’œuvre du cinéaste français. Qu'ils aient été officiellement ou non sensibles au sujet du long-métrage de Georges Franju, Corruption reste de toute manière considéré comme une réinterprétation de ce chef-d’œuvre de l'épouvante à la française. Dépouillé de toute la poésie qui faisait partie intégrante des Yeux sans visage, le long-métrage de Robert Hartford-Davis s'inscrit ensuite dans une contre-culture typique de l'époque et au sein de laquelle le protagoniste principal à bien du mal à s'intégrer. Dans une Angleterre post soixante-huitarde (le film sort en décembre 1968 au Royaume-Unis), le film confronte un chirurgien établit comme étant l'un des meilleurs de sa profession à un monde alors en pleine mutation. Que l'on pourrait considérer, si l'on se positionne du côté de John Rowan, comme étant dégénérée. Tandis qu'il est le représentant symbolique d'une vieille garde campée sur des valeurs supposément ''rétrogrades'' ou du moins ''traditionnelles'', la séquence situant son action lors de la soirée peut se voir comme une confrontation culturelle et sociale entre l'ancien monde et celui qui à cette époque très précise est en train de bouleverser la société britannique. D'une contenance plutôt rigide, le chirurgien est ainsi confronté à la décadence d'une jeunesse sexuellement libérée, aux coutumes vestimentaires extraverties, plongé ainsi dans un univers qui ne lui appartient pas...


D'où son objection lorsqu'il constate cet esprit de liberté qu'il refuse d'accorder à sa compagne, préférant la maintenir sous une certaine emprise de peur qu'elle ne lui échappe. De ce constat revendiquant d'une part le maintient sous son joug de la jeune femme, une contradiction s'impose pourtant, le chirurgien acceptant alors contre son grès de se lancer dans un périple meurtrier qui, pour l'époque, se révèle relativement graphique en terme de scènes d'horreur. Incarné par un Peter Cushing que l'on avait généralement l'habitude de voir dans des rôles de ''gentils personnages'', l'acteur britannique interprète là un individu troublant. Le représentant d'une certaine morale qui dans le contexte de l'époque fait figure d'anomalie jusqu'à ce que la folie s'empare du personnage. Si certaines séquences s'avèrent relativement pénibles de part leur redondance, les meurtres expriment quant à eux le manque d'objectivité du personnage qui se sait condamné à commettre des meurtres puisque l'efficacité du traitement qu'il applique à Lynn reste de toute manière temporaire. Robert Hartford-Davis dézingue ici l'ordre moral en créant chez le chirurgien un désintérêt progressif pour l'éthique face à une Lynn qui risque de lui échapper. S'agissant des quelques meurtres étalés à l'image, on peut supposer qu'ils furent un choc pour une partie du public, peu habituée à assister à un tel étalage de violence sur grand écran. Robert Hartford-Davis use d'ailleurs de procédés qui accentuent la folie du personnage. Contre-plongée, utilisation d'un objectif grand angle permettant de déformer le visage de l'assassin, les proportions du meurtrier sont ainsi déformées. L'on remarquera la résistance des victimes, prouvant que d'origine, le chirurgien n'est pas ''constitué'' afin de commettre des meurtres. Notons en outre que Robert Hartford-Davis s'amuse à filmer les crimes en vue subjective. Positionnant non pas la caméra dans le dos du tueur mais dans celui des jeunes femmes qu'il assassine. Notons enfin cette conclusion pleine d'interrogations et que l'on a bien du mal à s'expliquer. Tandis que John Rowan semble rendre son dernier souffle, visage face caméra, l'intrigue remonte le fil du récit jusqu'à ce moment très précis précédant le drame qui eut lieu lors de la soirée. Quel est donc le sens de cette fin de récit ? J'attends toujours et encore la réponse...

 

dimanche 12 juillet 2026

Colony (Gunche) de Yeon Sang-ho (2026) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Auteur de dix longs-métrages live et d'animation dont quatre entièrement consacrés au phénomène des infectés, le réalisateur sud-coréen Yeon Sang-ho est donc revenu cette année avec Gunche (Colony)... Dix ans après Seoul Yeok (Seoul Station) et Busanhaeng (Dernier train pour Busan) et six années après Bando (Peninsula), voici donc le retour des créatures parmi les plus virulentes du cinéma d'horreur. Cependant, il ne faut pas considérer Gunche comme le quatrième volet d'une éventuelle tétralogie mais davantage comme une œuvre à part dans la filmographie de son auteur même si une fois encore, Yeon Sang-ho s'approprie des créatures existant depuis des décennies puisque George Romero et David Cronenberg furent les premiers à évoquer leur existence à travers The Crazies en 1973 et Shivers deux ans plus tard. Attendu de pied ferme par celles et ceux qui vouent une véritable passion pour Dernier train pour Busan depuis sa sortie sur les écrans en 2016, d'autres virent probablement et avec nettement plus de méfiance l'arrivée du long-métrage dans les salles françaises le 27 Mai dernier. En effet, après les deux premiers volets de sa franchise, entre un Seoul Station entièrement tourné en animation et un Dernier train pour Busan tourné avec de vrais interprètes dans des décors réels, Peninsula s'avéra une véritable douche froide malgré sa prometteuse bande-annonce. Autant dire que Colony est pour Yeon Sang-ho sa dernière chance de remettre les pendules à l'heure s'agissant du thème des infectés. À défaut de quoi, le sud-coréen sera définitivement contraint de changer de braquet pour ne plus s'intéresser qu'à des sujets qui sortent de l'ordinaire. Comme pour son prochain projet intitulé Lost Paradise qui en est à sa phase de post-production et qui s'intéresse cette fois-ci au fils d'une femme disparue depuis neuf confronté à de sombres secrets inscrits dans un monde où la frontière entre réel et virtuel reste floue. Concernant Colony, après avoir ''balancé'' des hordes d'infectés dans une station de métro, puis dans un train et enfin carrément dans toute la péninsule coréenne, cette fois-ci Yeon Sang-ho retourne à des considérations moins ambitieuses que lors de sa précédente approche du genre puisque l'intrigue se déroule désormais dans un immeuble de plusieurs dizaines d'étages notamment constitué d'un immense centre commercial mais aussi d'une société et d'un laboratoire de biotechnologie. C'est donc bien là que se déroule l'action qui tout d'abord n'est pas sans rappeler le Dawn of the Dead (Zombie) de George Romero ou dans une moindre mesure le [•REC] de Paco Plaza et Jaume Balagueró. Du premier, Colony emprunte le centre commercial et du second, il reprend l'action située sur plusieurs étages...


Mais alors que l'un et l'autre sont devenus deux classiques d'un genre qui évolua de manière fort étonnante (les zombies du premier devenant ainsi les infectés du second), il n'est pas certain que Colony demeure comme l'une des dates importantes d'un genre qui a connu tellement de visions personnelles et de détournements (entre classiques, nanars et parodies plus ou moins bien senties) que l'on a finit par prendre le sujet dans le sens d'un ''Running Gag''. Un terme qui sied d'ailleurs formidablement bien au dernier long-métrage du cinéaste sud-coréen car au risque de blesser celles et ceux qui tiennent déjà à assurer leur entourage ainsi qu'eux-mêmes qu'ils ont selon eux assisté à la projection d'un nouveau monument du genre, Colony n'a que peu d'intérêt en dehors d'une seule bonne, très bonne idée conçue par le cinéaste et son scénariste Choi Kyu-sok lors de l'écriture du script : faire évoluer ses créatures au fil du récit. En invoquant en outre la sociologie des fourmis. Désormais capables de communiquer à travers un réseau de pensée unique et grâce à une substance organique et visqueuse qui s'étend de plus en plus, l'idée semble effectivement géniale mais repose sur un ou plusieurs concepts déjà existants : à titre d'exemples et concernant exclusivement l'évolution des créatures, l'on évoquera une fois de plus George Romero qui à travers Day of the Dead en 1986 et Land of the Dead en 2005 avait fait évoluer ses zombies vers plus ''d'humanité''... Et c'est sans compter sur d'autres exemples encore plus probants parmi lesquels Warm Bodies de Jonathan Levine ou la série In the Flesh de Dominic Mitchell dans laquelle les zombies étaient réinsérés socialement... S'agissant du concept de colonie, c'est à un autre type de fiction qu'il faut se référer. Et quel plus bel exemple que de citer le Collectif Borgs de l'univers Star Trek dans lequel ces créatures mi-organiques, mi-cybernétiques assimilent d'autres espèces tout en étant eux-mêmes régis par une conscience collective... ? Malgré les apparences, Colony innove donc assez peu. D'une durée excédant de peu les deux heures, le film est inutilement long. Beaucoup d'action catapultant une poignée de protagonistes mal caractérisés pour un remue-ménage qui épuise autant les spectateurs que les héros eux-mêmes. Au final, le dernier long-métrage de Yeon Sang-ho se regarde avec plaisir tout en étant souvent d'une déconcertante banalité. Et c'est un admirateur avec à son compteur plus d'une centaine d’œuvres du genre découvertes à ce jour qui vous le dit !

 

samedi 11 juillet 2026

Silent Retreat de Ace Jordan (2015)



Zac, Meigan, Dale, Tedi, Lira et Rita sont tous réunis dans une demeure située en pleine forêt afin de participer le temps d'un week-end à un séminaire organisé par la société de médias qui les emploie. Lira en a profité pour se faire accompagné de son petit ami Joël. Entre elle et Redi, les disputes sont perpétuelles entre ces deux employés qui ne peuvent se souffrir. Zac et Meigan partagent l'une des chambres à l'étage, quant à Tedi, il dort au rez de chaussée. Coordonné par Dale, assisté par Rita, le séminaire sera entrecoupé de moments de détente. Rita en profitera la première en allant dès lendemain matin de leur arrivée se promener dans la forêt réputée être habitée par de nombreux ours. Mais un gardien veille. Il s'appelle Earl Warren et habite dans une cabane pas très éloignée de la maison où vont passer trois jours les six séminaristes.

Le soir-même, Meigan est très inquiète. En effet, Rita n'est pas rentrée de sa promenade matinale et personne ne semble l'avoir revue depuis. Dale tente de la rassurer en lui expliquant que la jeune femme connaît bien les lieux et qu'elle s'est sans doute arrêtée quelque part pour la nuit. Mais très vite, les événements vont s'enchaîner. Lorsque le lendemain, tout le monde part finalement à la recherche de la disparue, Dale et Tedi, qui ont prévu de leur côté d'aller rendre visite au gardien, constatent que si la porte d'entrée est ouverte, l'une des pièces de la cabane a quant à elle été soigneusement fermée à clé. Chacun cherche de son côté, mais le temps passe et Rita est toujours introuvable...

Curieux que ce film signé Ace Jordan a de quoi laisser sceptique. Lorgnant tout d'abord du côté du fantastique avec l'étrange apparition d'un jeune garçon qui ne semble être visible que par le personnage de Zac, Silent Retreat prend un virage à cent quatre vingt degré et se transforme alors en thriller mâtiné de slasher. Du moins c'est ce le cinéaste semble avoir choisi, mais ne nous trompons pas. Si le film manque cruellement de cohésion dans la mise en œuvre de son scénario, et si la forme et le fond demeurent inégaux l'un envers l'autre (la première faisant défaut au second), il y a un petit je ne sais quoi qui rend Silent Retreat attachant.

Ça part dans tous les sens. Le récit ne sachant sur quel pied danser. On se doute bien que ce qui paraît évident au premier abord n'est qu'un leurre pour tromper le spectateur, mais cela est devenu une telle habitude au cinéma, que l'on réfléchi désormais systématiquement au sujet des quelques éventualités qui s'offrent à nous. Le plus fascinant demeurant sans doute l'une de ces dites éventualités délivrée à travers des bandes magnétiques retrouvées et scrupuleusement écoutées par Meigan.
Au final, Silent Retreat se laisse tranquillement regarder. On ne sait finalement trop quoi en penser. Ni un chef-d’œuvre, ni une série Z. Il a pour lui de posséder un scénario à tiroirs qui aurait sans doute mérité un peu plus d'attention. Concernant l'interprétation, les différents interprètes font très bien leur boulot. A voir donc, pour se faire une idée de la chose...


vendredi 10 juillet 2026

Le pont de Cassandra (The Cassandra Crossing) de George P. Cosmatos (1976) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Lorsque trois écoterroristes s'introduisent dans des locaux scientifiques de l'Organisation Mondiale de la Santé à Genève, l'un d'eux est abattu par des agents de la sécurité, le second est blessé puis emmené à l’hôpital tandis que le dernier parvient à prendre la fuite. Malheureusement, pour lui et pour son complice, les deux hommes sont entrés en contact avec une souche de la peste pulmonaire. Si le premier meurt rapidement de la maladie, le second est parvenu à s'échapper pour ensuite monter clandestinement à bord d'un train reliant la gare de Genève à celle de Stockholm. L'armée américaine envoie à Genève le colonel du renseignement militaire Stephen Mackenzie (Burt Lancaster), lequel est chargé de mener les opérations tandis que le docteur Elena Stradner (Ingrid Thulin) est tenue d'étudier le cas du suspect transporté à l’hôpital afin de trouver une solution pour éviter le pire : En effet, maintenant que l'officier de l'armée américaine et la spécialiste en microbiologie et en santé publique connaissent l'origine de la maladie et savent que dans un train transportant plus de mille passagers se trouve un clandestin atteint de la peste pulmonaire, tous deux vont mener un combat pour éviter que l'affection dont est atteint l'écoterroriste ne s'étende en dehors du train... En pleine période de l'âge d'or du film catastrophe, Le pont de Cassandra (The Cassandra Crossing) de George P. Cosmatos relève de plusieurs courants cinématographiques puisqu'il empiète également sur les domaines du thriller et de la stratégie géo-politico-militaire. Ici, plus que la maladie, laquelle sert de lien entre les personnages et le caractère pernicieux de l'intervention de l'armée américaine, c'est bien d'un message anti-militariste qu'il s'agit puisque les valeurs humanistes sans cesse actionnées à travers le discours et l'attitude de la plupart des protagonistes enfermés dans un train lancé à vive allure entrent en résonance avec la logique militaire qui veut que le principal objectif soit de minimiser les conséquences d'une épidémie. Comme très souvent dans ce genre de production qui cette fois-ci prend place dans un train et non plus à bord d'un avion ou d'un paquebot, les rôles principaux sont tenus par de grandes vedettes du cinéma américain. L'on retrouve ainsi Burt Lancaster qui au tout début de la décennie avait déjà incarné le rôle du directeur général de l'aéroport international de Lincoln, Mel Bakersfeld dans Airport de George Seaton. Et il ne sera pas le seul à revenir au thème du film catastrophe puisque à ses côtés, l'on retrouve Ava Gardner dans le rôle de Nicole Dressler, deux ans après qu'elle ait joué celui de Remy Graff dans l'excellent Tremblement de terre de Mark Robson, Richard Harris dans celui du docteur Jonathan Chamberlain deux ans après avoir incarné le rôle du démineur et Lieutenant Commandeur Anthony Fallon dans le tout aussi réussi Terreur sur le Britannic de Richard Lester, ainsi que l'ancien joueur professionnel de football américain O. J. Simpson qui deux ans avant d'incarner le faux prêtre mais vrai flic Haley dans le film de George P. Cosmato avait interprété le rôle du chef de la sécurité Harry Jernigan dans le génial La tour infernale de John Guillermin...


D'autres grandes stars participent également au projet. Comme la superbe actrice italienne naturalisée française Sophia Loren qui interprète ici Jennifer Rispoli, l'ex épouse du docteur Chamberlain. Martin Sheen, célèbre comédien, père d'une flopée d'acteurs parmi lesquels Charlie Sheen et Emilio Estevez et qui joue ici le rôle de Robby Navarro, un jeune gigolo héroïnomane vivant aux crochets de Nicole Dressler. Plus anecdotiques sont les présences de Lionel Stander qui endosse l'uniforme du contrôleur du train Max (un prénom qu'il retrouvera lors de sa participation à la mythique série télévisée Pour l'amour du risque entre 1979 et 1984), d'Ann Turkel qui interprète le rôle de la hippie Susan ou encore celle de la toute jeune Fausta Avelli qui joue ici le rôle de Caterina et qui durant sa courte carrière côtoiera notamment Lucio Fulci (La longue nuit de l'exorcisme et L'emmurée vivante) ou bien Dario Argento (Phenomena). Une grande partie des scènes se situent donc dans un train menacé de devenir le terreau d'une épidémie foudroyante. Mais si le mot Peste effraie, bizarrement, la guérison s'avère relativement aisée grâce à l'apport d'une forte dose d'oxygène ! L'implication de l'armée vise ici à transformer le train en zone de quarantaine, des soldats en combinaison et armés jusqu'aux dents instaurant ainsi la loi martiale. Les voyageurs n'étant plus traités comme hommes ou des femmes mais comme de multiples foyers d'infection. Aucun droit à la parole et donc non décisionnaires de ce qui adviendra d'eux, l'on comprend alors peu à peu le projet mis en place par le colonel Stephen Mackenzie et ses supérieurs. Le message ici est très clair et s'inscrit finalement dans une certaine logique sécuritaire : la vie d'un millier d'hommes et de femmes vaut moins que la survie d'une ville ou d'une nation toute entière. De cette critique en ressort une œuvre qui ne ménage ni ses effets, ni les passagers du train puisque entre le ''jeu de massacre'' qui va opposer nos héros aux soldats en combinaison et une fin authentiquement tragique, le nombre de morts ne se comptera plus sur les doigts d'une ou deux mains mais sur des dizaines...

 

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...