Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

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mercredi 18 mars 2026

Jiko Bukken: Zoku Kowai Madori de Hideo Nakata (2025) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Cinq années après le sympathique mais néanmoins dispensable Jiko Bukken: Kowai Madori, le cinéaste japonais Hideo Nakata revenait en 2025 avec une suite intitulée Jiko Bukken: Zoku Kowai Madori et reposant sur le même principe. Digérant tout un pan de la J-Horror, cette séquelle qui n'en est pas vraiment une même si là encore le script met le héros en situation de confrontation avec des phénomènes paranormaux, repose sur un concept connu sous le nom de Propriétés Stigmatisées. Comprendre qu'une demeure, qu'il s'agisse d'un appartement, d'une maison ou d'un lieu tel qu'une auberge ou un hôtel peut perdre de sa valeur dès lors qu'il confronte propriétaires et locataires à des événements plus ou moins inquiétants directement liés à l'histoire des lieux... Considérant que tout comme le précédent volet Jiko Bukken: Zoku Kowai Madori se base sur des faits authentiques et non sur la simple imagination de son auteur, Hideo Nakata signe avec cette suite une œuvre qui dépasse de très loin les rares qualités que possédait déjà Jiko Bukken: Kowai Madori. Un retour aux sources pour l'auteur d'une pléiade de long-métrages horrifico-fantastique prenant sans doute leur source dans le folklore japonais et précisément à travers le terme Yōkai qui au Pays du Soleil Levant désigne tout ce qui a trait à des phénomènes paranormaux de type spectres, fantômes, ectoplasmes et autres joyeusetés du genre. Parmi les grandes œuvres du cinéaste japonais, le séminal volet de la franchise Ringu et sa suite en 1998 et 1999 ou ce qui demeure sans doute le plus remarquable joyau de la J-Horror avec Honogurai Mizu no Soko Kara, sorti à l'internationale sous le titre Dark Water, et dont la puissance résonne encore davantage comme une œuvre prémonitoire lorsque l'on compare le script de Hideo Nakata et des scénaristes Yoshihiro Nakamura et Ken'ichi Suzuki à l'un des faits-divers les plus troublants ayant pourtant eu lieu onze ans après la sortie du film : L'Affaire Elisa Lam, dont le corps fut retrouvé noyé dans l'un des réservoirs d'eau de l'hôtel Cecil situé à Los Angeles le 19 février 2013. Mais revenons à Jiko Bukken: Zoku Kowai Madori dans lequel le jeune ouvrier en métallurgie Yahiro Kuwata (Shota Watanabe) rêve de faire de la télé. C'est sur les conseils de son supérieur hiérarchique qu'il part pour Tokyo retrouver un certain Fujiyoshi (Kôtarô Yoshida) qui l'aiguille alors vers une émission pour laquelle le jeune homme devra accepter de vivre dans diverses demeures ayant été le théâtre de phénomènes étranges...


Là où Jiko Bukken: Zoku Kowai Madori ressemble à son aîné mais diffère de la majorité des films d'horreur japonais mettant en scène des créatures fantomatiques, c'est dans son découpage. Sans pour autant arborer réellement les atours du film à sketches, le long-métrage de Hideo Nakata est découpé en plusieurs chapitres numérotés et se distinguant par le plan et le nom des différents lieux qu'investira notre jeune héros. Surtout, le cinéaste en profite pour développer toute une série de contextes allant du petit studio en passant par l'auberge et jusqu'à la colocation. De quoi isoler Yahiro dans certaines conditions tout en lui opposant des colocataires dans d'autres circonstances. Allant même jusqu'à réunir autour de lui une équipe de télévision lors de la séquence se déroulant dans une auberge vidée de clients bien trop impressionnables... Si avec Jiko Bukken: Zoku Kowai Madori ne retrouve pas la fibre angoissante et le génie de ses premières proposition en matière de J-Horror, ce dernier renoue malgré tout avec le charme de ces productions horrifiques qui ne perdent que rarement l'exotisme qui leur est propre. Mais à trop vouloir répéter Ad Nauseam le même principe comme son compatriote Takashi Shimizu, le résultat ne peut être que mitigé. Et à moins de n'avoir jamais connu le grand frisson devant Ringu, Dark Water ou encore Janghwa, Hongryeon du coréen Kim Jee-woon, la peur se fera malheureusement rare... Et pourtant, oui, pourtant, le film fonctionne à merveille lorsqu'il s'agit d'évoquer les différentes manières d'aborder les phénomènes. D'autant plus que le scénario n'oublie pas d'inclure un peu de féminité en la personne de Karin (Miku Hatta), un petit bout de femme fort charmante rencontrée sur une plage par Yahiro lors du tournage d'une publicité. S'installera alors une complicité entre les deux protagonistes, cachant en outre un renversement de situation aussi inattendu qu'émouvant. Bref, Hideo Nakata revenait l'année dernière en très grande forme avec ses premières amours. Espérons que cela sera également le cas pour Takashi Shimizu dont on attend toujours ses deux prochains projets qui demeurent encore malheureusement à l'état de pré-production, The Graveyard Apartment et Kuchi ni Kansuru Anketo...

 

mardi 17 mars 2026

The Bayou de Taneli Mustonen et Brad Watson (2025) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Ça débute comme un film sur le narco-trafic, se poursuit comme un ersatz de la série Lost avant de lorgner du côté du Survival à tendance '' Agression Animale''. Autant le dire tout de suite, c' est de la merde. Et donc, totalement indispensable. Parce mauvais ou pas, n'importe quel film mérite en réalité d'être découvert. Si mauvais soit-il. Si indigents soient la mise en scène ou l'interprétation. Aucune grande star au générique mais un petit groupe d'acteurs qui nous feraient presque regretter le temps où des requins avaient la capacité de voler dans le ciel dans l'objectif de s'en prendre notamment à l'un des protagonistes de la série culte américaine, Beverly Hills 90210. D'ailleurs, si vous avez le courage de lire ce post jusqu'au bout, je vous réserve une petite surprise qui n'a rien à voir avec le 1er Avril qui se profile lointainement à l'horizon. Bon, pour être tout à fait franc, j'ai bien cru que nous tenions avec The Bayou, la perle rare. Un début prometteur. Ô pas cette séquence d'ouverture présentant des trafiquants de drogue ou celle exhibant de jeunes adultes typiques du cinéma visant le jeune public pré et post-adolescent mais bien la suivante. Un décor et une ambiance présentant un cadre proche des plus grands Survival du vingtième siècle. Genre Massacre à la tronçonneuse ou Délivrance. Mais bon, faut pas rêver puisque tout tourne en eau de boudin dès qu'un groupe de passagers d'un avion de tourisme se retrouve échoué dans le bayou du titre. Lequel n'est accessoirement pas celui que l'on pouvait espérer puisque le long-métrage de Taneli Mustonen et Brad Watson a sans doute pour des raisons financières été majoritairement tourné aux Philippines ! Marquée par la mort de son frère lors du braquage d'une épicerie, la jeune diplômée en médecine Kyle (Athena Strates) part en avion en compagnie de plusieurs amis afin de disperser ses cendres. Mais en plein vol, une avarie contraint le pilote à atterrir en urgence. L'avion s'écrase alors en plein bayou, là où des dizaines d'alligators affamés attendent la moindre opportunité pour s'attaquer aux survivants du crash... Simple, efficace, le script d'Ashley Holberry et de Gavin Cosmo Mehrtens ne cherche pas à noyer le spectateur dans une pseudo-analyse comportementale des personnages même si certains d'entre eux se détachent sensiblement du groupe...


The Bayou n'étant évidemment pas d'une grande originalité ni d'une subtilité exemplaire, l'on a droit au connard en costard, chemise ouvert et téléphone portable rivé à l'oreille. Faisant fi des recommandations des autres passagers qui lui conseillent d'éteindre son appareil... En bref, le Gros Con dans toute sa splendeur. Lequel est dans le genre, très rapidement rejoint par l'une des ''amies'' de l'héroïne. Une certaine Malika qu'interprète l'actrice Elisha Applebaum et que l'on espère voir crever à petit feu, goulûment avalée par l'un des sauriens qui rôdent dans des paysages qui à défaut d'être représentatifs de l'image que l'on se fait des bayous de la Louisiane possèdent le charme typique des luxuriantes forêts philippines. Un point positif à mettre au crédit d'un film très basique dans son déroulement. Crispant non pas en raison des risques perpétuels qu'encourent les personnages à s'aventurer à l'extérieur de la cabane où ils se sont précédemment réfugiés mais bien à cause de deux ou trois parasites de l'espèce humaine dont la vie, dans ce genre de récit, ne tient fort heureusement qu'à un fil ! Le genre étant ce qu'il est, plusieurs influences sautent aux yeux. Et notamment l'excellent Rogue que l'australien Greg McLean réalisa voilà près de vingt ans en arrière et qui pour le coup était vraiment angoissant ! Si j'abuse évidemment en affirmant que The Bayou est une merde puisqu'il vaut bien toute une palanquée d'autres films portant sur le même sujet, son absence d'innovations, de caractérisation et la pauvreté du script liée à une mise en scène et une interprétation académiques en font une œuvre tout à fait dispensable. Concernant la surprise que je vous réservais, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, après une absence de sept années, la franchise Sharknado va bientôt ressurgir sur nos écrans à travers une préquelle intitulée Sharknado Origins qui comme son titre l'indique devrait revenir sur les origines du mal... Notons que le film n'en étant qu'à sa phase de pré-production, prévoir une date précise de sortie serait risqué. En attendant d'en savoir davantage, il vous est clairement conseillé de revoir les anciens opus plutôt que ce The Bayou qui demeure selon moi, sans intérêt...

 

lundi 16 mars 2026

NFT: Cursed Images de Jonas Odenheimer (2026) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Le concept de l'objet maudit au cinéma n'est pas tout neuf. Récemment l'on a pu notamment voir surgir The Monkey d'Oz Perkins, œuvre mineure dans la carrière du cinéaste, adaptation foireuse de la nouvelle éponyme écrite par le romancier américain Stephen King en 1985 et parue chez nous dans le recueil de nouvelles Brume. Concept copié l'année dernière à travers Caveat de Damian Mc Carthy et son lapin mécanique. Sans compter sur les nombreuses œuvres qui reposent sur celui des poupées diaboliques telles que Dolls de Stuart Gordon, Child's Play de Tom Holland et ses nombreuses séquelles, Annabelle de John R. Leonetti ou encore The Boy 1 & 2 de William Brent Bell et même, en remontant plus loin dans le temps, The Devil Doll de Tod Browning sorti en salle le 6 août 1937. Mais ces jouets n'étant pas les seuls objets d'apparence inertes à être possédés par une entité diabolique, on peut évoquer la voiture de l'excellent Christine de John Carpenter ou celle de The Car d'Elliot Silverstein. La robe rouge de In Fabric de Peter Strickland et des dizaines d'autres objets parmi lesquels nous ne pouvons pas faire l'impasse sur la cassette vidéo maudite de la mythique franchise horrifique japonaise, Ringu initiée en 1998 par le génial Hideo Nakata... Coté littérature, on pensera bien entendu au fameux Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde qui au cinéma et à la télévision donnera lieu à quelques excellentes surprises, tel l'immense Phantom of the Paradise de Brian de Palma, lequel redéfinissait le concept en le mêlant en outre à celui de Faust, lui-même adapté à plusieurs reprises au cinéma et dont l'ouvrage d'origine écrit entre 1808 et 1832 par Johann Wolfgang von Goethe décrivait un homme qui contre certains services procurés par Méphistophélès acceptait de livrer à ce dernier, son âme... Dernière itération du thème de l'objet maudit, NFT: Cursed Images est le second long-métrage signé du réalisateur, producteur et scénariste originaire du Brésil, Jonas Odenheimer après un premier film d'horreur signé en 2015, Classroom 6. Sur la base d'un script écrit par ses soins, le cinéaste réunit autour d'une table cinq amis, plus tard rejoints par deux autres protagonistes féminins. Évoquant durant d'interminables minutes leurs affaires, tournant autour de la crypto-monnaie. Employant ainsi des termes dont l'accès n'est parfois admissible que lorsque l'on s'y connaît en la matière. Bref, un charabia prétentieux, voire méprisant vis à vis de celui ou celle qui n'y ''bite'' pas grand chose. Survient ensuite l'évocation du mythe entourant le concept de Non-Fungible Token Cursed Image reprit par le titre.


Une image, photo ou tout autre photogramme planqué derrière une vidéo d'apparence normale qui révèle un aspect étrange. Inquiétant. Incompréhensible. Dès lors, le film s'ouvre sur une séquence horrifique tournée à la manière volontairement ou non du cinéma indépendant propre au genre. Caméra portée à l'épaule. Image vacillante, couleurs ternes, interprétation naturaliste. L'occasion également d'y découvrir l'actrice américaine Najarra Townsend qui au sein d'une carrière excessivement prolifique interpréta surtout le rôle de Samantha England dans le très dérangeant Contracted d'Eric England en 2013 ainsi que dans la séquelle signée cette fois-ci par Josh Forbes deux ans plus tard, Contracted: Phase II. S'ensuit alors la présentation d'une petite galerie de personnages dont les principaux intérêts semblent soit d'ordre professionnels, soit d'ordre plus intime. Comme l'ancien couple formé par Cass et James (Mariah Nonnemacker et David Wayman), involontairement réunis lors d'une soirée qui va virer au cauchemar dès lors que chacun des convives aura accepté de recevoir une image réputée maudite... et dont l'on devine rapidement quelles vont être les conséquences sur l'avenir des protagonistes. Une galerie de personnages à laquelle nous ajouterons notamment Nes (Nobuste Jnr), individu très prudent qui alerte ses amis sur le potentiel danger que revêtent les NFT Cursed Image en question. Le long-métrage de Jonas Odenheimer est une déception. Non pas que l'on pouvait s'attendre au renouveau d'un genre, mais face à quelques apparitions réellement creepy aidées en cela par quelques effets-spéciaux prosthétiques relativement efficaces, la mise en scène mollassonne, des dialogues vraiment pas à la hauteur de l'intensité des événements qui se produisent et une interprétation/direction des acteurs proche de l'amateurisme dans ce qu'il peut avoir de discutable font de NFT: Cursed Images un film d'horreur raté dans quasiment tout ce qu'entreprennent le réalisateur et ses interprètes. L'on a souvent l'impression d'assister au tournage d'un film amateur entre potes, lors d'une soirée où l'un d'eux aurait émit l'idée de jouer avec une caméra nouvellement acquise par l'un d'entre eux. Le résultat est sans appel : NFT: Cursed Images est l'un des pires films d'horreur de cette première partie de l'année...

 

dimanche 15 mars 2026

Scream 7 de Kevin Williamson (2026) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

N'ayant jamais été fan de la franchise initiée par le scénariste Kevin Williamson, ici à la réalisation et à l'écriture et par Wes Craven pour lequel j'ai malgré tout conservé une certaine admiration pour à peu près tout ce qu'il mit en scène avant le premier volet datant de 1996, voir débarquer sur grand écran le septième opus sobrement intitulé Scream 7 ne m'a fait ni chaud, ni froid. Et pourtant, c'est bien grâce ou à cause de températures oscillant entre les douze et quinze degrés que j'ai décidé de tout faire pour ne pas demeurer statique en cette journée pluvieuse du 15 mars 2026. Direction le cinéma le plus proche pour découvrir ce que d'aucun juge déjà comme l'un des pires épisodes de la saga. Pire, parait-il, que le précédent, que je n'ai pas eu le bonheur ou la malchance de voir depuis sa diffusion en salle il y a trois ans tout rond ! Ne connaissant de la franchise que les premier et second épisode, c'est donc avec l'esprit pratiquement neuf (l'un et l'autre datant de 1996 et 1997) que j'ai passé la porte donnant sur une large salle, pratiquement vide en dehors de quelques post-adolescents qui à l'époque du premier Scream ou de sa séquelle immédiate ne devaient être encore que des gamins. Une quinzaine de spectateurs disséminés dans une salle qui devait compter deux ou trois-cent places et parmi eux, un couple de vieilles personnes sans doute en mal de frissons qui allaient cependant repartir avec un pouls ne dépassant pas les soixante battements par minute... Car à moins de n'avoir jamais vu un seul film d'horreur de leur vie, il y avait peu de chance pour que le cœur sans doute unit par l'amour de ce charmant couple s'emballe devant des jumpscares que personne de censé n'oserait produire de nos jours. Et pourtant, c'est bien ce qu'a fait Kevin Williamson. En d'autres lieux, en d'autres temps scénariste mais aujourd'hui, reprenant les rênes du bébé qu'il créa avec l'auteur des cultissimes La colline a des yeux, La dernière maison sur la gauche, Les griffes de la nuit ou Le sous-sol de la peur... Scream 7 semble s'adresser à deux types de spectateurs. Avec évidemment, une prédisposition pour le fan de base, qui connaît les précédents volets sur le bout des doigts, connaît chaque personnage, chaque réplique et chaque meurtre. Absente du sixième opus, Neve Campbell réapparaît dans le rôle de Sidney Prescott. Poissarde mère de famille en conflit avec sa fille Tatum (Isabel May) et désormais marié à l'officier de police Mark Evans (Joel McHale).


Retour également pour Courteney Cox, toujours dans le rôle de la journaliste Gale Weathers et qui débarque ici dans l'aventure comme un cheveu dans la soupe lors d'une apparition aussi soudaine qu'invraisemblable ! Réapparaissent également Jasmin Savoy Brown et Mason Gooding dans les rôles de Mindy et Chad Meeks-Martin. Une présence absolument inutile qui ne sert apparemment qu'à nous rappeler qu'ils furent présents aux génériques des cinquième et sixième opus. Plus étonnant est le ''retour'' du personnage de Stuart Macher, l'un des deux tueurs du premier Scream de 1996 qui mourrait à la fin et qui dans Scream 7 fait donc un retour profitant de l'intelligence artificielle. Parmi les nouvelles têtes, l'on notera la présence à l'écran de Kraig Dane dans le rôle de Karl Gibbs, un ancien patient d'hôpital psychiatrique mais aussi et surtout celle d'Anna Camp dans celui de Jessica Bowden, la ''sympathique'' voisine de Sidney et mère d'un Lucas (Asa Germann) fan de films d'horreur quelque peu instable... Tout ce petit monde orbite autour d'un script qui n'apporte évidemment rien de plus à une saga qui a déjà fait le tour complet de tout ce que l'on peut voir dans n'importe quel slasher. Et pourtant, malgré des critiques souvent fort mitigées, le long-métrage de Kevin Williamson se regarde sans déplaisir. Si l'on peut comprendre que les fans puissent ressentir une certaine lassitude, le néophyte, ou du moins celui ou celle qui n'a pas mis les pieds dans cet univers depuis au moins quinze ou vingt ans peut y trouver matière à passer un agréable moment. Par contre, inutile d'espérer ressentir le moindre effroi. Depuis plus de cinquante ans qu'existe le genre (merci Mario Bava), cuisiné à toutes les sauces, des plus réalistes aux plus improbables, être surpris, sursauter, avoir peur ou même se passionner pour des personnages qui manquent cruellement de caractérisation est devenu illusoire...

 

samedi 14 mars 2026

Les Nouvelles Aventures de Cendrillon de Lionel Steketee (2017) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆



Les mythes ont la vie dure. Tout comme le désastreux diptyque consacré au personnage d'Aladin (Les Nouvelles Aventures d'Aladin d'Arthur Benzaquen en 2017, Alad'2 de Lionel Steketee l'année dernière), Cendrillon, le personnage retranscrit par Charles Perrault à partir de version orales en 1697 a lui aussi connu les misères d'une adaptation calamiteuse. Cette fois-ci, le responsable de cette infamie qui ferait passer la filmographie des Charlots pour de véritables chefs-d’œuvre cinématographiques est... heu... ben... Lionel Steketee. Comme quoi. Pourquoi tenter de faire mieux lorsque l'on peut faire pire ? Le plus fou est d'imaginer que l'on puisse accepter de produire une chose pareille. En même, temps, on ne sait jamais à l'avance à quoi ressemblera le produit. Financé par Daniel Tordjman, lequel a également produit les deux volets d'Aladin, Les Nouvelles Aventures de Cendrillon part d'un principe simple : adapter de façon libre l’œuvre de Charles Perrault en y injectant tous les poncifs à la mode.
Que l'on soit d'accord ou pas avec le principe consistant à aborder des thèmes aussi courants que délicats que le communautarisme, l'homosexualité, ou que sais-je encore, l'oeuvre de Lionel Steketee tente avec humour de s'emparer sans la moindre finesse de quelques-uns de ces sujets que certains considèrent avec démagogie comme de véritables brûlots, alors qu'il ne faudrait point n'y voir d'autre que des tentatives, certes maladroites, d'appropriation de thématiques à la mode. Noyées, bien entendu, dans un récit convenu par avance. Ou comment faire du neuf avec du vieux. Quoique en matière de neuf, Lionel Steketee et son scénariste Daive Cohen (déjà à l'action sur les deux volets d'Aladin, c'est dire si le cinéaste devrait penser à changer de scénariste) ont bien du mal à nous intéresser à ce sujet mainte fois remanié au cinéma, au théâtre, à la télévision ou en littérature.

Pourtant, au départ, tout semblait partir sur de bonnes bases. Malgré un duo réalisateur/scénariste dont la présence au générique pouvait dès le départ inquiéter l'amateur de comédies françaises, le casting suffisait à convaincre certains de faire le premier pas vers les salles obscures le jour de la sortie du film : Marilou Berry et sa mère Josiane Balasko, mais également Arnaud Ducret, Didier Bourdon, Vincent Desagnat et Jérôme Commandeur pour les principaux interprètes. La première dans le double rôle de Julie et Cendrillon, la seconde dans ceux de la voisine de l'héroîne et la belle-mère de Cendrillon, et les suivant incarnant respectivement Marco et Le Prince Marco, le patron de Julie et le Roi, Gilbert et le Prince Gilbert, et le dernier interprétant le rôle unique du Duc. Lionel Steketee n'amuse que lui en intégrant un caméo de Kev Adams en Aladin sous la forme d'une pauvre photo, ou le personnage de Blanche Neige et de sept nains renommés pour l'occasion en Vénère, Relou, Péteur (quelle finesse de l'entendre émettre des flatulences), Feignasse, Boloss, Teubé et Cécoin.

Les Nouvelles Aventures de Cendrillon passe de la vie un brin tristounette de Julie au conte qu'elle adapte pour l'enfant que le fils de son patron lui confie pour la soirée. Une reconstitution haute en couleurs mais pas vraiment convaincante. Tout y étant de carton-pâte, on supposera que le réalisateur prévoyait de concentrer toute son attention sur le jeu de ses interprètes. Sauf qu'ici, tout sonne faux, et de toute manière, le récit est tellement connu et rabâché qu'il faut vraiment avoir des nerfs d'acier pour tenir jusqu'au bout. Pas drôle pour un sou malgré la présence d'un Arnaud Ducret bien dans son élément, Les Nouvelles Aventures de Cendrillon est de surcroît assez vulgaire et désobligeant. Le réalisateur nous assène quelques séquences façon « comédie musicale » parfaitement insipides. Au mépris de ses spectateurs, futurs téléspectateurs et acheteurs éventuel du dvd, Lionel Steketee signe l'une des pires comédies françaises de 2017. Et même l'une des pires tout court... A éviter...

vendredi 13 mars 2026

The Soldier's Revenge de David Worth (1986) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Ancien vétéran de la guerre du Vietnam ayant dénoncé les exactions de l'armée américaine lors d'une mission qui fit de nombreuses victimes innocentes, Frank Morgan (l'acteur John Savage) est accueilli froidement par la population de sa ville natale. Considéré comme un traître à la nation, il est pris à partie par certains habitants qui voient son retour d'un mauvais œil. Tandis qu'il est contraint d'affronter plusieurs d'entre eux, cet ancien pilote d'avion est engagé par Beatriz (Maria Socas), une jeune femme contrainte de transporter des armes jusqu'en Amérique latine où le chef d'un groupe de mercenaires révolutionnaires retient son père prisonnier. L'occasion pour Frank de fuir ceux qui en veulent à sa peau. Arrivé à destination, il rencontre Ricardo (Edgardo Moreira), le chef de la résistance en question. Mais alors que l'un des membres du groupe armé annonce que le père de Beatriz est finalement mort lors d'un ''accident'', Frank tente de convaincre Ricardo d'abandonner toute tentative de renverser l'état, prônant ainsi un retour à la paix. Ce que n'entend bien évidemment pas d'entreprendre le chef des rebelles qui décide alors de faire exécuter les deux américains... Divisé en trois parties, la ''revanche'' promise par The Soldier's Revenge va prendre pourtant des allures de message pacifiste. Prenant ainsi le contre-pied de l'un des classiques du genre, le Rambo signé en 1982 par le réalisateur américain Ted Kotcheff avec dans le rôle-titre, l'acteur Sylvester stallone. Alors que dans ce dernier, le héros mettait à feu et à sang la petite ville forestière de Hope après en avoir été chassé par le shérif Will Teasle qui le traqua ensuite avec ses adjoints au cœur d'une région montagneuse, le protagoniste de The Soldier's Revenge prend le parti de fuir la ville pour aider sa partenaire féminine lors d'un raid à l'étranger particulièrement dangereux. Alors que l'on s'attend à ce que la ''revanche'' du titre prenne place en Amérique Latine et non plus sur le territoire des États-Unis, rien ne va véritablement se dérouler comme le petit film d'action et de guerre que le long-métrage de David Worth semble être. Au vu de certaines séquences comme celle renvoyant Frank Morgan dans le passé, au moment juste où il constatait l'effroyable spectacle d'un village vietnamien dont tous les habitants ou presque avaient été tués, l'on comprend que le budget alloué au tournage du film n'a sans doute pas dû dépasser les quelques centaines de milliers de dollars. Et quel meilleur exemple pour confirmer cette impression que ce passage lors duquel notre héros affronte deux soldats ennemis dans ce qui semble être un sous-bois et certainement pas l'un de ces paysages exotiques qui font la particularité de pays étrangers tels que le Vietnam...


Une scène témoignant du caractère miséreux des moyens financiers consacrés à un film dont son auteur va pourtant tout mettre en œuvre pour cacher ses défauts derrière quelques séquences plus ambitieuses que ne le permettent le budget ! Alors que la première partie est percluse de défauts, entre la séquence souvenir en question ou la bagarre dans le bar filmée de telle manière qu'elle devient parfaitement illisible, le voyage en avion de Frank et Beatriz précédant leur arrivée en terre étrangère améliore quelque peu le contenu du long-métrage. Et ce, même si certains inserts plutôt curieux demeurent des choix qui restent encore très énigmatiques. Comme ces deux ou trois plans qui voient les mains des deux principaux protagonistes se frotter l'une à l'autre tandis qu'ils évoquent leur désir commun. Drôles de plans qui semblent avoir été produits en d'autres lieux et en d'autres temps. The Soldier's Revenge se poursuit ensuite alors que l'avion a finalement atterrit à quelques dizaines de kilomètres de sa destination en raison d'une panne annoncée de carburant. Sur un petit aéroport... Le hasard faisant d'ailleurs bien les choses puisque Ricardo et plusieurs de ses hommes les y attendent justement... Si l'on observe le fait que l'avion devait tenir jusqu'au bout et atterrir quelques cinquante kilomètres plus loin, comment expliquer que le chez de la rébellion se trouve dans ce petit aérodrome, perdu au milieu de nulle part ? Faisant parfois fi de toute vraisemblance, The Soldier's Revenge est surtout en manque de séquences véritablement musclées. Quelques explosions et fusillades agrémentent il est vrai le récit, mais pour un film qui se veut être la vengeance d'un soldat de l'armée américaine, le film de David Worth montre très rapidement ses limites. Au final, l'on tient là une bisserie typique des années quatre-vingt. Entre film de guerre, d'action et drame à la psychologie résiduelle. Bref, une petite série B à réserver tout d'abord aux amateurs du genre...

 

jeudi 12 mars 2026

Cold Storage de Jonny Campbell (2026) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Cold Storage de Jonny Campbell ou comment faire l'expérience d'une œuvre cinématographique dont son auteur assume mal les répercussions irrévérencieuses et audacieuses que son script aurait pu susciter. Un scénario moins barge à l'écran que sur le papier et l'intervention (étonnante et anachronique) d'un Liam Neeson qui semble s'être perdu sur le plateau de tournage d'un film qui ne sied pas vraiment au phénomène de castration dont son personnage est affublé ''terminent'' ce qui aurait pu sur le court, moyen ou long terme, devenir un film culte. Mais non, sans doute trop périlleux pour Jonny Campbell dont le seul fait d'arme sur grand écran fut le pourtant sympathique Alien Autopsy en 2006 tandis qu'il poursuivit majoritairement sa carrière à la télévision. Vingt ans après son premier long-métrage, voici que le cinéaste s'intéresse à nouveau à un phénomène issu de l'espace.Un organisme ayant accompagné la chute de Skylab, cet authentique laboratoire spatial américain qui connut une irrémédiable chute jusqu'à la surface de notre planète où il vint s'abîmer dans les eaux de l'océan indien le 11 juillet 1979 lors de son entrée dans l'atmosphère. À cet événement bien réel, le réalisateur ainsi que le scénariste et écrivain David Koepp (lequel s'est ici inspiré de son propre roman) ajoutent donc une nouvelle forme de vie microscopique prenant de très inquiétantes proportions. Tout comme l'infection se propage en général de manière relativement foudroyante dans la majeur partie des cas de films dits d'infectés, les champignons, dans Cold Storage, prolifèrent à vitesse grand V pour un résultat dont l'efficacité et les conséquences s'avèrent redoutables. Là encore, il s'agit d'une hypothèse qui n'est malheureusement confirmée qu'à une échelle plutôt réduite puisque sous ses allures de petite production dont le budget est difficile à évaluer faute d'informations à son sujet, le long-métrage de Jonny Campbell est une assez grande déception. Quelques effets gores plutôt ''sympatoches'' mais une mise en scène et une interprétation plutôt mollassonne.  
 
Pas de quoi sauter au plafond alors qu'au même moment Sam Raimi revient à ses premières amours avec son excellent Send Help ! Liam Neeson semble avoir pris un sérieux coup de vieux dans cette nouvelle (et pseudo) itération de l'ancien membre des Forces Spéciales américaines qu'il incarna dans Taken de Pierre Morel en 2008, ici transformé en ancien militaire ayant participé près de quatre décennies auparavant à la recherche et à la découverte d'un micro-organisme d'origine extraterrestre. Mettant ainsi à nue grâce à des capacités exceptionnelles de construction psychologique, la personnalité d'Abigail (Ellora Torchia), sous-fifre de l'armée américaine lors d'un échange téléphonique qui va devenir dans l'ombre, son alliée lorsqu'il devra retrouver un échantillon du champignon enfermé dans la pièce principale d'un laboratoire dissimulé aux yeux de tous derrière l'un des murs d'un entrepôt de stockage. Lieu principal de l'intrigue où travaillent Naomi (Georgina Campbell) et Travis (Joe Keery), deux jeunes adultes un peu trop curieux qui vont être en partie la cause d'une fuite du micro-organisme de type cryptogamique. Car en effet, plus que de se propager rapidement, le champignon en question va avoir de drôles de répercussions sur quiconque entre en contact avec lui. Et pas seulement les humains, mais les animaux également comme le démontreront un chat (celui de Naomi) et, plus curieux encore, un cerf ! Les attentes et la surprise ne faisant pas plus d'effets qu'un pétard mouillé après moins d'une demi-heure, Cold Storage semble en revanche multiplier les références même s'il faut être très observateur (ou dérangé du ciboulot) pour s'en apercevoir. Prenons par exemple le comportement de Naomi et de Travis. Après avoir vu, revu et re-revu en large et en travers le film culte de Dan O'Bannon Le retour des morts-vivants, il m'est par exemple difficile de ne pas évoquer l'échange entre les personnages de Frank et de Freddy lorsque le 3 juillet 1984 le premier parla au second d'une commande arrivée par erreur dans l'entrepôt de fournitures médicales d'Uneeda où les deux hommes travaillaient. Comparez donc la séquence où Frank évoquait à l'époque l'existence des fûts renfermant des morts-vivants et leur découverte par Freddy dans la cave à celle où Naomi et Travis décident de descendre dans un ancien complexe scientifico-militaire..... Hum ? Tout comme la scène d'intro, d'ailleurs, qui ne peut que renvoyer qu'à celle du classique de la science-fiction que réalisa en 1972 le cinéaste Robert Wise, The Andromeda Strain. En cherchant, bien on pourra rallonger la liste de quelques autres exemples. Mais au fond, en dehors de ces sympathiques petites anecdotes et quelques rares séquences gores et rythmée, Cold Storage, qui se veut être une comédie d'horreur n'est jamais vraiment drôle. Et cela, en raison d'une écriture relativement terne. Le film tourne en boucle et malgré sa courte durée il paraît parfois bien long. Au final, Cold Storage se regarde sans réel déplaisir mais il s'oubliera malheureusement très vite...

 

mercredi 11 mars 2026

Bone Lake de Mercedes Bryce Morgan (2024) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Sage (Maddie Hasson) et Diego (Marco Pigossi) partent en week-end rejoindre une somptueuse demeure isolée et bordée par un lac. En ménage depuis plusieurs années, ils ont la mauvaise surprise de constater qu'un autre couple a réservé lui aussi la même propriété. Choisissant de faire contre mauvaise fortune bon cœur, ils acceptent de partager la maison avec Cin (Andra Nechita) et Will (Alex Roe). Mais alors que les premières heure de la journée se déroulent sans réelles difficultés, au fil du temps qui passe, ces derniers se montrent curieux vis à vis de Sage et de Diego. Voire invasifs et même toxiques. À ce titre, la réalisatrice, scénariste, productrice, directrice de la photographie Mercedes Bryce Morgan a bien du mal à conserver le mystère entourant les personnages de Cin et Will. Deux individus diamétralement opposés à ceux qui vont devoir subir questions et rapprochements physiques dont ils se seraient bien passés... Alors que Diego a l'intention de profiter du week-end pour demander Sage en mariage, un fait relativement courant dans ce genre de production, il est clair que sa compagne n'est pas vraiment prête à se faire passer la bague au doigt. Caricatural jusque dans ses derniers retranchements, Bone Lake se veut un mélange entre film d'horreur, thriller et érotisme. Un jeu auquel se prêtent volontiers les quatre interprètes même si en matière des uns et des autres des genres que la cinéaste s'emploie à injecter au scénario de Joshua Friedlander, l'effet est souvent plus amusant que véritablement angoissant. Relativisant le concept d'érotisme dans une œuvre qui n'en conserve du principe que quelques bribes, les acteurs se montrent par contre relativement timide en terme de nudité. Pas une fesse ni même le moindre téton ou presque ne déborde du cadre. Le sexe n'est ici qu'une question de point de vue servant à tester la fidélité d'un couple confronté à deux individus qui s'aiment d'un amour franc mais aussi déviant comme le démontrera la suite des événements. Rien de véritablement révélateur ici puisque contenu dans un certain nombre de twists dont la plupart se dévoilent bien en amont de leur exposition à l'écran, les effets de surprises tant recherchés par Mercedes Bryce Morgan tombent à l'eau. Mais pas dans celle de ce lac qui malheureusement se veut être un objet de suspens alors même que des plans arrivant bien trop tôt dans l'histoire ne font que confirmer que la cinéaste n'a fait que s'emmêler les pinceaux, trop empressée à dévoiler le contexte réel dans lequel baigne chacun des protagonistes...


Quatre longs-métrages, quelques téléfilms et des épisodes de séries télévisées au compteur n'ont semble-t-il pas entraîné Mercedes Bryce Morgan à perfectionner son art de la mise en scène. Ou bien même celui de la direction d'acteurs. Car si l'on devine un certain potentiel chez ses interprètes, dirigés à la truelle, ils ont l'air tous les quatre de sortir tout juste de leurs études de théâtre, projetés au cœur d'une œuvre qui sur le papier était pourtant prometteuse. Cependant, rien ne va. Réalisation bancale, rythme lymphatique, scénario et mise en scène débilitants. Chaque séquence est prévisible, Mercedes Bryce Morgan prenant en outre le spectateur par la main lorsque le couple Sale/Diego évoque l'hypothétique présence de caméras de surveillance... On se dit, alors, que non, la réalisatrice ne va tout de même pas oser... Qu'elle a bien dû trouver une alternative expliquant certains faits relatés par Will ou Cin et que Sale et Diego devraient être logiquement les seuls à connaître. Mais non, une fois de plus, Mercedes Bryce Morgan tombe dans le panneau et n'offre jamais au spectateur le sentiment d'être surpris par un twist qu'il n'avait pas vu venir. Ah si ! Quand même. Vers la fin. Un événement qui pour le coup pourra surprendre le public ! L'intérêt de ce genre de production étant habituellement de générer un sentiment de malaise face au comportement d'individus psychologiquement instables mettant en péril l'existence d'un autre couple, l'efficacité d'un tel concept vu, revu, rabâché maintes fois peut fonctionner peu ou prou sur certains spectateurs mais certainement pas sur ceux qui sont rompus à ce genre d'exercice... dont on devine en outre la conclusion... plutôt sanglante il est vrai. Au final, Bone Lake ment sur la marchandise. Pas ou peu de sexe, des effusions de sang retranchées vers la fin du récit et un script intéressant mais abordé de manière bancale...

 

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