Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

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mercredi 22 juillet 2026

Bête mais discipliné de Claude Zidi (1979) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Je dois dire que je m'attendais à tout sauf à ça ! Avec son titre qui fleure bon la comédie franchouillarde réalisée par un cinéaste capable du meilleur (Les ripoux, L'aile ou la cuisse, Association de malfaiteurs, La totale !, Profil bas) comme du pire (Les bidasses en folie, Les bidasses s'en vont en guerre, Ripoux 3), Bête mais discipliné mérite mieux que la cascade de critiques négatives qu'il se prend en pleine tronche depuis sa sortie en salle en 1979. Comme à son habitude, Claude Zidi signe une comédie survoltée, plus proche du nanar que des classiques du genre que son principal concurrent Gérard Oury réalisait à la même époque. Et pourtant, Bête mais discipliné dissipe un parfum de générosité qui n'appartient justement qu'à cette catégorie de films sans prétentions. Probablement écrit sur un coin de table un soir de beuverie en compagnie du scénariste Michel Fabre, le dixième long-métrage du réalisateur français enchaîne les séquences improbables dans un gloubiboulga qui convoque autant la comédie que l'espionnage ou la science-fiction. Démarrant comme une piètre comédie façon ''bidasses'' présentant un Jacques Villeret/Jacques Cardot en souffre-douleur de trois camarades de chambrée incarnés par Gérard Lanvin, Daniel Auteuil et le moins connu Pascal Benezech, le film vire au grand fourre-tout lorsque à défaut de pouvoir assurer la soirée qu'il a prévu de passer avec la charmante Sylvie Collin (Kelvine Dumour), notre héros, plus timide et maladroit que véritablement bête, est contraint par l'intransigeant agent secret de l'armée française Stévenin (Michel Aumont) de conduire une ambulance à l'arrière de laquelle se trouvent un scientifique (Dimitri Rafalsky dans le rôle du professeur Pavlov) et une mallette renfermant un gaz de son invention aux priorités étonnantes. En effet, celui-ci étant capable d’annihiler toute volonté humaine, il intéresse de très près les autorités qui décident alors de secrètement le transporter à bord de la dite ambulance. Ne l'entendant pas de cette oreille là, Jacques se débrouille pour endormir Stévenin et le professeur Pavlov lors du trajet afin de faire demi-tour et rejoindre sa bien-aimée. Mais à son arrivée, l'amoureux transit découvre que la jeune femme à prévu de passer la soirée avec un autre homme, le champion de tennis Patrice Cochy...


Un personnage incarné par Michel Robbe que les plus anciens connaissent bien puisqu'il fut surtout l'animateur de La roue de la fortune entre janvier et septembre 1987 sur TF1 avant de présenter les émissions La porte magique, En route pour l'aventure ainsi que Mémorama sur feu La Cinq... Une bonne grosse partie se déroule alors à l'hôtel des Thermes où bosse justement Sylvie et où Stévenin va louer une chambre afin d'espionner un couple de personnes âgées qui selon Jacques aurait dérobé la mallette renfermant le précieux gaz ! Commence alors une aventure pleine de péripéties aussi burlesques qu'invraisemblables, Michel Aumont passant le plus clair de son temps à naviguer entre les différents étages à travers les conduits d'aération de l'hôtel. Jacques faisant ensuite connaissance avec le joueur de tennis Patrice Cochy. Lequel reçoit la visite impromptue de sa sœur Ingrid qu'interprète la géniale et exubérante Catherine Lachens. Et le trio rejoignant enfin la charmante Sylvie pour un dîner pittoresque ! Bête mais discipliné part vraiment dans tous les sens et ce, pour le bonheur des amateurs de nanars à la française. Moins ''conne'' qu'elle n'en a l'air, l'écriture du film semble en outre avoir été mûrement réfléchie et s'impose non pas comme une vulgaire franchouillardise à la manière d'un Philippe Clair mais plutôt comme une somme d'idées compilées de manière il est vrai un peu farfelue. Cette fantaisie signée de Claude Zidi, pour le coup, mériterait presque le statut de comédie culte. D'autant plus que bien avant d'avoir signé un remake musclé de La totale ! avec True Lies, le cinéaste américain James Cameron semblait s'être déjà inspiré du cinéma de Claude Zidi pour Terminator. En effet, tandis que tout s'emballe, débarque l'acteur René Van De Val qui cinq ans avant Arnold Schwarzenegger s'affiche à l'écran avec une main en métal et un globe oculaire électronique de couleur rouge ! Bref, voilà une sympathique comédie française de la fin des années soixante-dix, pas piquée des hannetons et qui restera finalement comme l'une des plus délirantes de son époque...

 

mardi 21 juillet 2026

D'après une histoire vraie de Roman Polanski (2017) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Je me souviens encore très bien des quelques remarques qui me furent faites au sujet de La vénus à la fourrure de Roman Polanski. L'on jugeait moins des indéniables qualités de la mise en scène que du très mauvais jeu supposé de sa principale interprète Emmanuelle Seigner. Jugement hâtif ? Sans aucun doute, mais de ma part, aussi, probablement, un manque cruel d'objectivité puisque j'aime beaucoup celle qui me fit notamment vibrer en 1992 lorsqu'elle interpréta le rôle de Mimi dans Lunes de fiel, toujours signé de son époux, le cinéaste franco-polonais Roman Polanski... Tout risque d'être déjà nettement plus complexe que jamais s'agissant de D'après une Histoire Vraie que le couple tourna ensemble quatre ans plus tard après La vénus à la fourrure. Adaptation sur grand écran du roman éponyme de Delphine de Vigan à côté duquel j'eus visiblement la chance de passer si l'on en croit celles et ceux qui le comparent à sa transposition au cinéma, c'est donc l’œil non averti, l'esprit vierge et détaché de toute comparaison que je me suis lancé dans cette drôle d'histoire tournant autour de deux personnages féminins. À commencer par Delphine qu'interprète Emmanuelle Seigner et dont le prénom fait directement référence à la romancière à l'origine de l'ouvrage sorti en 2015. Car le roman D'après une Histoire Vraie de Delphine de Vigan s'inspire en effet en partie de sa propre existence. Du succès rencontré par un livre très intime dans lequel elle évoquait sa mère. Une œuvre qui provoqua diverses réactions de la part du public et de la critique qui occasionnèrent chez elle un véritable blocage créatif. De cette expérience personnelle, Delphine de Vigan tira donc un roman dans lequel elle détourna quelque peu le sujet pour le transformer en un thriller psychologique intense qui malgré certains avis me semble être parfaitement retranscrit à l'écran. Face à Emmanuelle Seigner, Roman Polanski lui impose la présence de l'actrice Eva Green. Une interprète dont on pourrait plus ou moins juger sa carrière comme étant exemplaire puisqu'elle ne se cantonne pas au cinéma hexagonal mais s'est vue notamment offrir l'opportunité de jouer pour Michael Haneke, Bernardo Bertolucci, Ridley Scott, Tim Burton ou encore Gregg Araki. Dans D'après une Histoire Vraie, Eva Green incarne le personnage de L. Jeune femme énigmatique et fascinée par Delphine, celle-ci s'immisce rapidement dans l'existence de la romancière qui depuis le succès de son premier roman est devenue incapable d'écrire la moindre ligne...


Au départ, tout va bien. L tente d'aider Delphine à se relancer dans l'écriture, l'aide à faire le ménage dans sa vie sociale, répond aux mails qu'elle reçoit à sa place et vient même s'installer dans son appartement après qu'elle ait apprit que son propriétaire allait la jeter dehors... Pourtant, peu à peu, la jeune femme se montre un peu trop entreprenante, prenant ainsi des décisions à la place de Delphine et sans même lui en parler. L resserre ainsi son étau autour de la romancière jusqu'à la manipuler et usurper son identité... Roman Polanski renoue ici avec l'une des facettes les plus fascinantes de son cinéma. Et si D'après une Histoire Vraie n'entretient aucun lien narratif avec la trilogie des appartements constituée de Répulsion, de Rosemary's Baby et du Locataire, il est clair que d'un point de vue psychologique, le personnage de Delphine rejoint ceux de Carol Ledoux, de Rosemary Woodhouse et de Trelkovsky dont l'esprit va dériver au cœur d'un récit mêlant délire et réalité. La différence entre D'après une Histoire Vraie et la trilogie étant qu'ici, l'entourage proche de l'héroïne n'est pas directement lié aux événements mais n'est que la conséquence des rapports qu'elle entretient avec cette nouvelle venue objectivement envahissante qu'Eva Green interprète avec tant ''d'intensité'' que l'on voit arriver le personnage mille lieues à la ronde ! Là où Roman Polanski cultive le mystère quant à l'existence réelle ou non du personnage de L se situe dans le dispositif qu'il met en place en évitant systématiquement de mettre la jeune femme en présence d'autres personnage que celui de Delphine. Ici, L agit comme un véritable poison dans l'existence de la romancière. Au sens propre comme au figuré d'ailleurs. Roman Polanski fait monter la pression et ce qui dans un premier temps ressemblait davantage à un petit (télé)film sans prétentions artistiques particulières se transforme en une redoutable machinerie de sape psychologique ! Moins clairement établi dans ce qui peut relever des domaines du réel et du fantasme que par le passé, la situation de Delphine se rapproche donc de l'univers des trois volets de la trilogie des appartements. À tel point que l'on peut se demander dans quelles mesures le cinéaste franco-polonais n'aurait pas choisi ici de la conclure par un quatrième et tardif opus. Brillant !

 

lundi 20 juillet 2026

Le bal des vampires de Roman Polanski (1968) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Lorsque l'on y songe, l'acteur, réalisateur, producteur et scénariste franco-polonais Roman Polanski aurait pu embrasser une carrière de cinéaste exclusivement spécialisé dans le fantastique et l'épouvante. Et pourtant, le sort ou un plan bien établit à l'avance en a décidé autrement. Cependant, au regard de Répulsion en 1965, Le bal des vampires en 1967, Rosemary's Baby en 1968 ou Le locataire en 1976 qui malgré ses atours de film fantastique demeure en réalité l'un des drames horrifico-psychologiques parmi les plus remarquables à avoir vu le jour sur un écran de cinéma, il est vrai que d'une certaine manière il a su anoblir des genres qui encore aujourd'hui et malgré leur évidente profusion restent pour certains un art mineur dans le septième art. The Fearless Vampire Killers adopte les mêmes velléités qu'un certain Young Frankenstein réalisé sept ans plus tard par Mel Brooks. Car dans un cas comme dans l'autre, il s'agit moins de se moquer d'un courant cinématographique que de lui rendre hommage sous le prisme de l'humour. De la comédie beaucoup moins potache que ses contemporains qui feront florès les décennies suivantes. La grâce avec laquelle Roman Polanski adopte son point de vue pour un genre qui fit ses premiers pas en littérature en 1819 avec l'ouvrage de l'écrivain et médecin britannique John Polidori, The Vampyre et au cinéma avec Le manoir du Diable de Georges Meliès reste avant tout son esthétisme. Le long-métrage semble en effet est en raccord total avec l’œuvre du peintre allemand Caspar David Friedrich. Même propension que le chef décorateur Wilfred Shingleton à dépeindre des environnements imposants, chargés d'un certain romantisme contemplatif. Tout comme le suisse Arnold Böcklin semble lui-même avoir été une source d'inspiration inépuisable à travers une œuvre à l'architecture gothique parcourue par la mort. Mais du gothique, justement, l'on retiendra surtout et avant tout, le cinéma britannique de la Hammer Film Productions et de ses quelques concurrents dont la Amicus qui noyèrent les années cinquante, soixante et soixante-dix d'un nombre impressionnant de longs-métrages mettant en scène des créatures issues du bestiaire fantastique.


Et donc parmi elles, les vampires. Ceux-là mêmes que l'on retrouve dans Le bal des vampires en 1967 où l'horreur est en permanence battu à plate couture par un humour parfois très grinçant. Roman Polanski n'en oublie cependant pas les fondamentaux du cinéma d'épouvante et fantastique. En ersatz du célèbre Comte Dracula, le Comte Von Krolock est incarné par un Ferdy Mayne qui lui-même marche sur les traces du plus connu des interprètes du mythique suceur de sang, Christopher Lee ! Moins productif en la matière que son concurrent britannique, il incarnera malgré tout le Comte Dracula une unique fois dans la comédie horrifique ouest-allemande Le Sabbat des vampires (Gebissen Wird Nur Nachts) de Freddie Francis en 1971 ! D'aucun pourrait considérer que le film de Roman Polanski a sévèrement pris un coup de vieux en près de soixante ans d'existence. Préférons plutôt lui prêter le terme de ''patine visuelle''. En réalité, le film est d'une beauté qui encore aujourd'hui est renversante. Comme posté devant une série de tableaux ayant pris vie, le spectateur ne peut être encore de nos jours que subjugué devant le travail colossal opéré par le chef décorateur Wilfred Shingleton donc, mais également par la costumière Sophie Devine ou le directeur de la photographie Douglas Slocombe. Le film n'aura ainsi subit les outrages du temps que pour celles et ceux qui ne jurent plus désormais que pour les blockbusters américains bourrés jusqu'à la gueule d'effets-spéciaux numériques. Là où sans doute le bas-blesse se situe dans le scénario de Roman Polanski et de Gérard Brach qui déjà a collaboré à plusieurs reprises avec le cinéaste franco-polonais. Car à bien y regarder, le sujet est on ne peut plus simpliste. 

 

Le scénario tourne autour du professeur et chasseur de vampires Abronsius (Jack MacGowran) et de son assistant Alfred (qu'incarne lui-même Roman Polanski) qui dès leur arrivée dans une auberge des Carpates sont saisis par l'ambiance et par le mutisme qui y règne dès que le premier évoque la présence dans la région d'un château ou l'existence des vampires. Tandis que le cinéaste s'emploie à filmer des séquences aussi inutiles qu'amusantes (l'aubergiste retrouvant de nuit sa maîtresse), le pire se prépare lorsque la fille des propriétaires est mordue par le Comte Von Krolock avant d'être kidnappée. Le reste de l'aventure se déroulera alors à l'intérieur du château où nos deux héros chercheront à sauver la jeune et délicieuse Sarah des griffes (ou plutôt des dents) du fameux Comte en question. Une Sarah interprétée par la magnifique actrice américaine Sharon Tate que Roman Polanski épousa un an plus tard mais dont on connaît bien évidemment le sort tragique puisque enceinte de plus de huit mois, la jeune femme fut assassinée par des membres de la ''Famille Manson'' dans la soirée du 9 août 1969. Comme Mel Brooks plus tard avec Frankenstein Junior, Roman Polanski parvient à doser à la perfection le comique avec les éléments surnaturels. Notons que le récit prend une certaines ampleur grâce à l'incroyable partition du pianiste et compositeur polonais Krzysztof Komeda auquel Roman Polanski confiera notamment celle de Rosemary's Baby un an plus tard. Bref, cinquante-neuf ans après sa sortie en salle, Le bal des vampires reste un classique du genre et un incunable pour celles et ceux qui voudraient s'initier au genre à travers une certaine ''légèreté''...


 

dimanche 19 juillet 2026

Evil Dead Burn de Sébastien Vaniček (2026) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

Après la trilogie de Sam Raimi réalisée entre 1981 et 1992, le remake signé de Fede Álvarez en 2013, la série produite entre 2015 et 2018 intitulée Ash vs. Evil Dead, le décevant Evil Dead Rise de Lee Cronin en 2023 et avant le retour de la franchise prévue pour 2028 avec Evil Dead Wrath de Francis Galluppi, le sixième opus est sorti il y a une dizaine de jours sur les écrans français. Après que la direction du remake ait été confiée à un cinéaste d'origine uruguayenne et le suivant à un irlandais, cette fois-ci, Sam Rami a fait appel à un français. Auteur du très remarqué Vermines en 2023, le réalisateur et scénariste Sébastien Vaniček a donc accepté la lourde tâche de reprendre les rênes d'une saga légendaires dont on espère d'ailleurs qu'un jour son créateur réalisera un nouveau segment. Peut-être reprendra-t-il le récit là où il l'interrompit en 1992 avec Evil Dead 3 : L'Armée des ténèbres mais toujours est-il qu'aujourd'hui, l'américain n'assure une fois de plus que le rôle de producteur... Si Evil Dead Rise n'était franchement pas terrible au point que l'on pouvait presque espérer que la franchise s'arrête là, l'arrivée hier sur les écrans de cinéma de Evil Dead Burn était pourtant très attendue. D'autant plus qu'en mettant en avant un cinéaste hexagonal, le film a des chances de toucher la fibre patriotique de certains spectateurs avides de renouveau dans le domaine du cinéma d'horreur français. Et même si le film est une œuvre collectivement produite et interprétée par des artistes venus de différents continents, Sébastien Vaniček y imprime sa patte tout en imposant dans le rôle principal d'Alice, l'actrice suisse de trente-quatre ans Souheila Yacoub ainsi que les néo-zélandais Hunter Doohan, Tandi Wright et Luciane Buchanan et les australiens Maude Davey et George Pullar... Suivant des séquences pré et post-générique, Evil Dead Burn nous présente Alice dont l'époux Will (George Pullar) est récemment décédé dans un grave accident de voiture. Accueillie par sa belle-famille pour les obsèques, la jeune femme est mal à l'aise. Surtout vis à vis du beau-père Edgar (Erroll Shand) qui ne l'a jamais vraiment appréciée. Notamment idéalisé par sa belle-mère Susan (Tandi Wright), Will était pourtant un homme très violent. Une tare qui semble d'ailleurs être de famille puisque Edgar se montre également très agressif envers Alice mais aussi envers sa famille que complètent son fils Joseph (Hunter Doohan) et l'épouse de ce dernier, Thya (Luciane Buchanan)... Bien qu'il soit relativement facile de critiquer le scénario pour sa pauvreté, ce que réussissent très bien à démontrer Sébastien Vaniček et le scénariste Florent Bernard est le rapport ténu qui existe entre les événements fantastiques qui vont se produire et la violence intrafamiliale qui existe chez cette famille depuis plusieurs générations...


Du moins depuis celle qui concerne Edgar puisque au détour d'une simple photo et de quelques discussion entre les divers personnages l'on comprend également que le script tente le pari osé de lier les protagonistes avec le plus emblématique personnage de la saga, Ash Williams. Une photo témoigne donc de la filiation entre le héros des trois premiers longs-métrages et de la série, perpétuant ainsi la lignée familiale puisque après avoir découvert le père de Ash dans Ash vs Evil Dead, voici que l'on découvre désormais une partie importante de sa descendance... Evil Dead Burn traite de divers sujets. À commencer par le deuil, la famille (ici tout à fait dysfonctionnelle) pour se diriger ensuite vers le fantastique, l'horreur et l'épouvante dans un contexte démoniaque qui rejoint donc l'évocation de la violence qui semble irrésolument toucher les membres masculins de la famille... Pour ne rien changer à la grande tradition de la saga et pour ne surtout pas déroger à l'immuable règle qui régit la série de longs-métrages depuis ses origines, Evil Dead Burn se montre extrêmement généreux en terme d'hémoglobine. Du gore qui tâche, qui gicle, des morceaux de corps qui valdinguent dans toutes les pièces et des traumatismes corporels qui repoussent de très loin tout ce que l'on a pu voir depuis les origines de la saga en 1981 ! Il est même probable que les habitués du genre risquent à une ou deux occasions de faire la grimace devant certaines séquences quand d'autres, moins coutumiers du genre détourneront probablement le regard à diverses occasions. La caméra de Sébastien Vaniček déborde d'une énergie salvatrice. Entre un découpage ultra nerveux qui n'empêche cependant pas la pleine lisibilité et un plan-séquence aux trois-quarts du récit qui montre le brio du cinéaste en matière de mise en scène et de direction d'acteurs, le film est absolument jouissif. Crade mais néanmoins doté d'un humour noir parfois assez féroce, ce retour à la campagne de la franchise après un détour plus ''urbain'' prouve que Sam Raimi a eu raison de confier ce volet à Sébastien Vaniček. Notons que le cinéaste a de nouveau confié la bande-musicale au duo de compositeurs français Double Danger...

samedi 18 juillet 2026

Je Préfère Qu'on Reste Amis... de Eric Toledano et Olivier Nakache (2004) ★★★★★★★☆☆☆



Claude Mendelbaum est défragmenter de logiciels informatiques chez Investek. Célibataire, timide et hypocondriaque, il est le fils d'une mère atteinte de la maladie d’Alzheimer. Ses amis se battent pour qu'il trouve une compagne depuis qu'il s'est séparé de son ex deux ans plus tôt, d'autant plus que son métier lui prend tout son temps. C'est lors du mariage de son meilleur ami Daniel qu'il fait la connaissance de Serge. "Marié à trente ans et divorcé à quarante" comme il aime le répéter sens cesse autour de lui, il rôde dans les mariages afin d'y faire des conquêtes féminines. Père de deux fillettes, il ne voit plus son ex-femme depuis deux ans. Toujours bien habillé, souriant et prêt à faire de nouvelles rencontres, Serge aborde Claude et s'en fait très vite un ami. Pourtant les deux hommes n'ont rien en commun. Serge aime sortir tandis que Claude, lui, préfère cloîtré chez lui. Pourtant, au contact du quinquagénaire, le jeune informaticien va découvrir un univers qui lui est étranger.

En effet, Serge va l'inviter à participer à une soirée un peu particulière. Un speed-dating lors duquel il devra faire ses preuves devant sept femmes, n'ayant pour chacune que sept minutes devant lui pour les convaincre qu'il est l'homme qu'il leur faut. Jeté dans la fosse au lion et pas du tout habitué de ce genre de situation, Claude se vautre lamentablement. Son ami Daniel lui aussi se mêle de sa vie privée et l'invite à rejoindre le cercle des célibataires inscrits dans la boite de rencontres Uni-Célib'. Mais là non plus, le succès n'est pas au rendez-vous.

C'est alors qu'en se rendant à un mariage auquel il n'a pas été convié en compagnie de Serge que Claude tombe sous le charme de la mariée...

Réalisé par le binôme Eric Toledano et Olivier Nakache, Je préfère qu'on reste amis... est une comédie légère et tendre entre deux acteurs français parmi les plus populaires. D'abord Gérard Depardieu, l'un des plus grand acteurs français mais auquel malheureusement plus personne ne semble vouloir offrir de très grands rôles. A ses côtés, Jean-Paul Rouve, aussi à l'aise dans la comédie que dans le drame (Bunker Paradise), est ce jeune homme sensible et timide qui s'habille comme un magasinier de supermarché et qui n'attire pas du tout la gente féminine.

On ne hurle pas vraiment de rire devant les facéties du duo et pourtant, tout fonctionne parfaitement. Les cinéastes parviennent même à injecter une forme d'émotion devant cette convaincante solitude que nos deux héros ressentent malgré l'image joyeuse qu'ils tentent de se renvoyer. Je préfère qu'on reste amis... nous fait également ressentir l'importance et le poids que peuvent avoir l'amitié et la solitude dans une vie. Claude zappe la première en se cloîtrant chez lui et s’accommode de la seconde en se persuadant qu'il s'agit chez lui d'un choix. Serge lui, ne peut concevoir la vie sans amitié et n'accepte aucune forme de solitude, au point d'aller traîner dans des mariages où il n'a pas été convié et des speed-dating qui le conforteront dans l'opinion qu'il a de ne pas encore être bon pour la casse. Rouve et Depardieu forment un duo épatant, d'abord étonnant, mais par la suite vraiment convainquant.

Je préfère qu'on reste amis... est une bonne surprise. Le film ne restera peut-être pas dans les annales, mais il a le mérite de nous faire passer un très agréable moment. Et n'est-ce pas là tout l'intérêt des comédies ?

A noter, la présence des regrettées Annie Girardot et Valérie Benguigui...

vendredi 17 juillet 2026

Shǔ wáng de Lǐ Bǐng (2025) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Voilà pourquoi j'aime tant le cinéma japonais ou sud-coréen et pourquoi il m'arrive très souvent d'éprouver si peu d'empathie pour celui qui nous vient de Chine. J'avais beau me dire qu'une fois de plus l'expérience serait probablement à la hauteur de mes maigres attentes, c'est pourtant avec espoir que je me suis lancé dans la projection de Shǔ wáng de Lǐ Bǐng sorti à l'internationale sous le titre Evil of the Rat. Xia Tian (Zhào Qiàn) et ses amis Lin Feng (Dǒng Yán-Lěi), Bai Xi (Zhāng Jié) A Kai (Zhāng Céng-Céng) et Xiao Jing (Zhang Yu-Xin) sont sur la route lorsqu'au cœur d'une forêt ils tombent sur une jeune fille apeurée qui demande leur aide. Au volant de son gros 4x4, A Kai stoppe tout net sur demande de Xia Tian qui au sortir du véhicule ne trouve aucune trace de la gamine. Déboule alors un type à moto qui recherche justement la petite fille. Cachée sous la voiture du groupe d'adolescents, son père l'enjoint de venir vers lui et repart en sa compagnie vers une ancienne usine désaffectée où tous les habitants et employés sont censés avoir quitté les lieux. Inquiète au sujet de la petite fille, Xia Tian propose à ses amis de s'y rendre afin de s'assurer que rien ne va lui arriver de mal. Lorsque tous les cinq ils arrivent devant les portes de l'usine, ils sont accueillis par l'inconnu qui plus tôt est venu récupérer la gamine et par un second homme plutôt réfractaire à leur présence. Cependant, Xia Tian leur demande si elle et ses amis peuvent dormir sur place pour la nuit. Tandis qu'il lui semble avoir reconnue la jeune femme (qui est journaliste et en outre responsable en partie de la fermeture de l'usine), le premier des deux hommes accepte d'accueillir le petit groupe. Durant la soirée, et alors qu'ils sont enfermés dans le dortoir où ils sont déjà censés dormir, Xia Tian et ses quatre compagnons décident d'investiguer au cœur même de l'usine afin de retrouver la petite fille. Ce qu'ils vont découvrir dépassera cependant de très loin ce qu'ils avaient imaginé... Car en effet, au centre du récit de Shǔ wáng écrit par le scénariste chinois Kui Hu se trouve une usine dont le sous-sol est envahi par de milliers de rats tous dirigés par l'un d'entre eux...


D'un blanc immaculé et surnommé le Roi des Rats par ceux qui vivent et travaillent encore sur place, la présence au sein de l'établissement de la petite fille prend tout son sens lorsque l'on apprend qu'elle est capable de communiquer avec les.......... rongeurs ! Enfin, avec celui qui dirige les autres... Bon, on va pas se voiler la face durant cent-sept ans en faisant croire qu'au delà de l'idée on ne peut plus originale entourant l'intrigue le film pourrait être réussi puisque au contraire, celui-ci s'avère en fait très mauvais. Copieusement interprété par de jeunes acteurs qui comme souvent dans ce genre de production horrifique n'ont pas grand chose à se mettre sous la dent question dialogue, on a droit à des protagonistes inintéressants au possible : Un couple d'amoureux, une amie jalouse, un ''bon gros'' et un copain un peu lâche qui ne veut surtout pas s'impliquer dans des tâches qui pourraient mettre son existence en danger. Shǔ wáng est d'abord et avant tout un film d'exploration dans un décor ma foi, plutôt creepy même si les poils des bras n'ont jamais vraiment l'occasion de se hérisser ! Le jeu d'acteur, la mise en scène et la bande musicale transforment un sujet plutôt alléchant en une œuvre atrocement plate, lisse, sans la moindre aspérité. En bref, un film d'horreur familial qui risque d'ennuyeux les spectateurs dès lors qu'ils auront dépassé les cinq ou six ans. Il n'y a par conséquent jamais matière à se réjouir. Même pas dans ce contexte d'usine désaffectée envahie en outre par des milliers de rats en images de synthèse. À ce propos, les effets-spéciaux sont à l'aune de la piètre qualité du long-métrage : soit, to-ta-le-ment ratés !!! Incapables de dissimuler leurs origines ''informatiques'', on pouvait encore espérer que le sujet du complot industriel qui vient s'installer au beau milieu du récit rehausserait le niveau, mais non, rien à faire, le naufrage est total !

 

jeudi 16 juillet 2026

Voices of Desire de Chuck Vincent (sous le pseudonyme de Mark Ubell) (1972) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Derrière le pseudonyme de Mark Ubell se cache le réalisateur, scénariste, producteur, monteur et acteur américain Chuck Vincent. Décédé à l'âge de cinquante et un ans, il aura tout de même eu le temps de réaliser plus d'une cinquantaine de longs-métrages dont un certain nombre de films pornographiques dans le courant des années soixante-dix avant de se lancer dans la série B dans le milieu des années quatre-vingt. En 1972, il signe le très étrange Voices of Desire que les amateurs bien avisés considèrent comme une version ''adulte'' (puisque érotique), psychédélique et underground du Répulsion de Roman Polanski. En effet, dans le cas de Voices of Desire comme dans celui de Répulsion, les deux longs-métrages mettent en scène une jeune femme psychologiquement fragile. Là où l'un et l'autre prennent des chemins différents concernent leur attitude vis à vis de la sexualité. Si en 1965, Carol (Catherine Deneuve) éprouvait de grandes difficultés de communication avec les hommes en l'enfermant dans une psychose provoquant chez elle une véritable révulsion envers eux, le portrait d'Anna (Sandra Peabody) est déjà beaucoup plus difficile à dépeindre. Mais tout comme chez Roman Polanski, la narration passe chez Chuck Vincent par des phases hallucinatoires qu'il est complexe de dissocier des quelques séquences lors desquelles la jeune femme semble avoir repris ses esprits. Une première chose saute aux yeux : le budget ! Estimé à neuf mille dollars, il rejoint celui de petites productions indépendantes de l'époque parmi lesquelles l'on peut notamment citer le film culte Carnival of Souls de Herk Harvey auquel Voices of Desire est parfois comparé pour son approche surréaliste. Profitons d'ailleurs de cette occasion pour citer l'excellent Messiah of Evil de Willard Huyck et Gloria Katz, autre grand classique de l'horreur psychologique qui faisait également la part belle à un environnement anxiogène, peuplé d'êtres étranges impliqués dans un univers plus ou moins onirique...


S'agissant de Voices of Desire, le film met donc tout d'abord en scène la jeune Anna lors d'un interrogatoire mené par un détective puis un psychiatre pour lesquels Chuck Vincent choisit d'entretenir une certaine ambiguïté en choisissant de ne pas relier ces personnages au nom de leur interprète respectif. Un choix qui semble être directement lié avec cette volonté d'entretenir le doute entre ce qui relève du réel et ce qui tient du fantasme. Si l'on comprend graduellement que l'interrogatoire mené par le psychiatre est directement lié aux événements qui seront ensuite relatés, il est par contre assez difficile de connaître les intentions du détective lorsque à son tour il interroge la jeune femme. Aurait-elle commis un crime ? Toujours est-il que l'on découvre l'un des nœuds du problème : Anna est en effet assaillies en permanence par des voix. Qu'elle se trouve chez elle ou dans la rue, des voix masculines l'enjoignent de les rejoindre. D'évidence, l'intention de Chuck Vincent n'est pas ici de résoudre l'épineux problème qui ronge littéralement son héroïne même si l'on comprendra plus tard l'une de ses origines. À l'issue d'un récit branlant, qui sent très fortement l'amateurisme et le manque de moyens, la situation finale s'avère la même qu'au départ. Et même s'ils s'y mettent à deux pour l'aider, Anna semble condamnée à revivre sans cesse la même situation. D'une durée n'excédant pourtant pas les soixante et onze minutes et malgré qu'il soit considéré comme un film culte par un petit groupe d'individus pour son approche du septième art franchement atypique et underground, Voices of Desire est souvent pénible à regarder. Déjà fort mal maîtrisé par un Chuck Vincent qui hésite entre érotisme, fantastique, épouvante, horreur psychologique et visions surréalistes (des thèmes qui pourtant restent fascinants), le long-métrage est surtout constitué d'une bonne moitié de scènes de nudité lors desquelles l'actrice Sandra Peabody entre en contact physique avec des personnages de sexe masculin et féminin. Une multitude de séquences qui ont énormément de mal à éveiller la libido tant elles sont répétitives et tout sauf aphrodisiaques ! C'est long, très long, trop long et toujours accompagné d'une musique dont la répétitivité finit par taper sur les nerfs ! L'un des rares atouts du film se situe surtout dans cette vision de l'érotisme sur grand écran qui dénote totalement avec ce que l'on a l'habitude de voir. Au final, la promesse de vivre une expérience similaire aux quelques exemples de longs-métrages cités plus haut n'est pas vraiment tenue et Voices of Desire ne reste au fond qu'une curiosité que l'on n'aura pas forcément envie de voir une seconde fois...

 

mercredi 15 juillet 2026

La Isla de la Muerte de Mel Welles (1967) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Les distributeurs français ont parfois de drôles d'idées. Comme celle, par exemple, d'avoir traduit La Isla de la Muerte du réalisateur, scénariste et acteur américain Mel Welles par Le baron vampire. À ne pas confondre bien évidemment avec Baron vampire (Gli Orrori del Castello di Norimberga) que réalisera cinq ans plus tard l'italien Mario Bava. Un titre français d'autant plus absurde qu'il aiguille le spectateur dans une mauvaise direction en le poussant à croire que les personnages du récit seraient confrontés à un suceur de sang aux dents longues alors que La Isla de la Muerte est en réalité beaucoup plus proche du roman de Herbert George Wells L'Île du docteur Moreau (The Island of Dr. Moreau) dans lequel un naufragé du nom d'Edward Prendick échouait sur une île et y découvrait la présence d'un savant fou (le Docteur Moreau du titre), un homme de science totalement obsédé à l'idée de transformer des animaux en êtres humains... Ici, le concept est à peu près le même à la seule différence où le Baron von Weser qu'incarne à l'écran l'acteur américain Cameron Mitchell est fasciné à l'idée de créer des espèces végétales mutantes. Un peu à la manière d'un whodunit qui dégénérerait pour se transformer au final en un film horrifico-fantastique, l'intrigue débute sur le continent où un homme harangue la foule en promettant la visite d'une île paradisiaque remplie d'une flore luxuriante. Six personnes prennent place à l'arrière de son véhicule et font donc route en voiture, puis à bord d'un ferry. À leur arrivée, ils sont les témoins d'un drame lorsque à bord d'une seconde voiture le chauffeur écrase accidentellement l'un des employés du propriétaire des lieux. L'homme meurt sur le coup mais le Baron von Weser les console en leur expliquant que la victime était atteinte de troubles mentaux. Une fois rassurés, les six convives pénètrent l'immense demeure de leur hôte... L'invraisemblable traduction française du titre s'explique de deux façons. La première étant que la région a été désertée par des villageois superstitieux convaincus que des vampires vivent sur l'île...


Quant à la seconde, nous ne la découvrirons que bien plus tard, après que l'on se soit par erreur forgé l'idée selon laquelle des ''descendants'' de Dracula sont responsables des quelques morts qui surviendront durant le récit ! Bien que le scénario de Mel Welles, d'Ernst Ritter von Theumer et de Stephen Schmidt se résume à ce que ce type de cinéma d'épouvante nous habitue généralement, le réalisateur dresse une galerie de personnages pas inintéressante. Outre l'énigmatique Baron et son serviteur Baldi (l'acteur Mike Brendel) qui fait figure d'ersatz du Igor de l'univers de Frankenstein, nos six touristes forment un groupe on ne peut plus hétéroclite et pour certains, relativement excentriques. Dans cette dernière catégorie nous citerons Cora Robinson (l'allemande Kai Fischer), femme adultère, alcoolique et un brin nymphomane qui se jette sur tout ce qui bouge au grand dam de son vieil époux, James (le suédois Rolf von Nauckhoff). Toujours dans la même catégorie, citons ensuite Myrtle Callahan (l'espagnole Matilde Muñoz Sampedro), une sexagénaire superstitieuse qui s'affole à la moindre occasion et qui n'aura de cesse que de trouver dans l'un des autres convives, le suspect idéal : le Professeur Julius Demerist (l'allemand Hermann Nehlsen). Botaniste de profession qui a toujours l'air d'avoir un balais profondément enfoncé entre les fesses, il se passionne pour les activités du Baron jusqu'à lui proposer de travailler à ses côtés. Cette étonnante galerie de personnages est complétée par un très joli couple. D'un côté, l'architecte David Moss (l'espagnol George Martin), jeune ''élégant'' particulièrement prévenant. Surtout s'agissant de la magnifique Beth Christiansen qu'interprète quant à elle la superbe actrice originaire de Grenade, Elisa Montés. Sympathique petit film d'horreur, La Isla de la Muerte ne trompe son monde pas très longtemps. Et même si certains meurtres sont exécutés hors champ histoire de cultiver le plus longtemps le mystère quant à leur auteur, il est assez facile d'imaginer que le tueur n'est peut-être pas celui qu'évoque le titre français. Notons qu'à l'internationale le long-métrage fut affublé de divers titres, tels l'assez peu gouleyant Bloodsuckers, mais également Slaughter of the Vampires ou Island of the Doomed...

 

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