N'ayant jamais été fan
de la franchise initiée par le scénariste Kevin Williamson, ici à
la réalisation et à l'écriture et par Wes Craven pour lequel j'ai
malgré tout conservé une certaine admiration pour à peu près tout
ce qu'il mit en scène avant le premier volet datant de 1996, voir
débarquer sur grand écran le septième opus sobrement intitulé
Scream 7
ne m'a fait ni chaud, ni froid. Et pourtant, c'est bien grâce ou à
cause de températures oscillant entre les douze et quinze degrés
que j'ai décidé de tout faire pour ne pas demeurer statique en
cette journée pluvieuse du 15 mars 2026. Direction le cinéma le
plus proche pour découvrir ce que d'aucun juge déjà comme l'un des
pires épisodes de la saga. Pire, parait-il, que le précédent, que
je n'ai pas eu le bonheur ou la malchance de voir depuis sa diffusion
en salle il y a trois ans tout rond ! Ne connaissant de la
franchise que les premier et second épisode, c'est donc avec
l'esprit pratiquement neuf (l'un et l'autre datant de 1996 et 1997)
que j'ai passé la porte donnant sur une large salle, pratiquement
vide en dehors de quelques post-adolescents qui à l'époque du
premier Scream
ou de sa séquelle immédiate ne devaient être encore que des
gamins. Une quinzaine de spectateurs disséminés dans une salle qui
devait compter deux ou trois-cent places et parmi eux, un couple de
vieilles personnes sans doute en mal de frissons qui allaient
cependant repartir avec un pouls ne dépassant pas les soixante
battements par minute... Car à moins de n'avoir jamais vu un seul
film d'horreur de leur vie, il y avait peu de chance pour que le cœur
sans doute unit par l'amour de ce charmant couple s'emballe devant
des jumpscares que personne de censé n'oserait produire de nos
jours. Et pourtant, c'est bien ce qu'a fait Kevin Williamson. En
d'autres lieux, en d'autres temps scénariste mais aujourd'hui,
reprenant les rênes du bébé qu'il créa avec l'auteur des
cultissimes La colline a des yeux,
La dernière maison sur la gauche,
Les griffes de la nuit
ou Le sous-sol de la peur...
Scream 7
semble s'adresser à deux types de spectateurs. Avec évidemment, une
prédisposition pour le fan de base, qui connaît les précédents
volets sur le bout des doigts, connaît chaque personnage, chaque
réplique et chaque meurtre. Absente du sixième opus, Neve Campbell
réapparaît dans le rôle de Sidney Prescott. Poissarde mère de
famille en conflit avec sa fille Tatum (Isabel May) et désormais
marié à l'officier de police Mark Evans (Joel McHale).
Retour
également pour Courteney Cox, toujours dans le rôle de la
journaliste Gale Weathers et qui débarque ici dans l'aventure comme
un cheveu dans la soupe lors d'une apparition aussi soudaine
qu'invraisemblable ! Réapparaissent également Jasmin Savoy
Brown et Mason Gooding dans les rôles de Mindy et Chad Meeks-Martin.
Une présence absolument inutile qui ne sert apparemment qu'à nous
rappeler qu'ils furent présents aux génériques des cinquième et
sixième opus. Plus étonnant est le ''retour'' du personnage de
Stuart Macher, l'un des deux tueurs du premier Scream
de 1996 qui mourrait à la fin et qui dans Scream
7
fait donc un retour profitant de l'intelligence artificielle. Parmi
les nouvelles têtes, l'on notera la présence à l'écran de Kraig
Dane dans le rôle de Karl Gibbs, un ancien patient d'hôpital
psychiatrique mais aussi et surtout celle d'Anna Camp dans celui de
Jessica Bowden, la ''sympathique'' voisine de Sidney et mère d'un
Lucas (Asa Germann) fan de films d'horreur quelque peu instable...
Tout ce petit monde orbite autour d'un script qui n'apporte
évidemment rien de plus à une saga qui a déjà fait le tour
complet de tout ce que l'on peut voir dans n'importe quel slasher. Et
pourtant, malgré des critiques souvent fort mitigées, le
long-métrage de Kevin Williamson se regarde sans déplaisir. Si
l'on peut comprendre que les fans puissent ressentir une certaine
lassitude, le néophyte, ou du moins celui ou celle qui n'a pas mis
les pieds dans cet univers depuis au moins quinze ou vingt ans peut y
trouver matière à passer un agréable moment. Par contre, inutile
d'espérer ressentir le moindre effroi. Depuis plus de cinquante ans
qu'existe le genre (merci Mario Bava), cuisiné à toutes les sauces,
des plus réalistes aux plus improbables, être surpris, sursauter,
avoir peur ou même se passionner pour des personnages qui manquent
cruellement de caractérisation est devenu illusoire...
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