Après avoir vu un Sadako
3D 2
plutôt dispensable et un Sadako vs. Kayako
plutôt réjouissant même si l'affrontement entre deux des plus
iconiques représentations fantomatiques du cinéma asiatique resta
décevante, nous allons terminer avec un Sadako
DX
dont le contenu termina de me convaincre qu'il fallait absolument et
urgemment passer à autre chose... Cette fois-ci, c'est le
réalisateur Hisashi Kimura qui prend les commandes. Et bien que dans
l'ordre chronologique de la franchise Sadako DX
se situe en quatorzième position, le récit fait l'impasse sur tout
ce qui a suivit le long-métrage de Hideo Nakata en 1998 pour
s'inscrire comme la suite ''officielle'' de ce classique de la
J-Horror ! Le film met en scène l'étudiante Ayaka Ichijo (Fuka Koshiba) dont le Q.I dépasse de loin la moyenne. Une jeune
femme donc particulièrement intelligente au centre d'un récit qui
fait appel cette fois-ci et plus que jamais à l'élément infectieux
de la malédiction liée à la fameuse cassette vidéo qui désormais
a été numérisée afin d'être répandue sur les réseaux sociaux.
Le scénario de Yuya Takahashi ne fait d'ailleurs que nous rabattre
en permanence cet aspect du récit. Six ans après le crossover
Sadako vs. Kayako,
Hisashi Kimura nous propose une alternative théoriquement plus
intéressante que la plupart des séquelles qui virent le jour.....
du moins sur le papier car une fois retranscrit à l'écran le script
de Yuya Takahashi fonctionne relativement mal. L'on ne pourra
cependant pas reprocher à Fuka Koshiba d'avoir tué le projet dans l’œuf tant elle demeure malgré tout l'un des rares points positifs
du long-métrage. L'on passera sur sa beauté toute juvénile pour
retenir du personnage qu'elle incarne, des méthodes de déduction
qui feraient pâlir de jalousie n'importe quels complotistes capables
de s'exhiber des heures durant dans des podcasts en théorisant sur
tout et n'importe quoi et sur autant de sujets que l'esprit humain
est capable d'engendrer... Ayaka Ichijo est donc au centre du récit,
accompagnée par un voyant du nom de Maître Kenshin (Hiroyuki
Ikeuchi). Un bonhomme assez spécial outrageusement décrit comme un
opportuniste très médiatisé qui use de la légende de la cassette
vidéo maudite comme une source de revenus. L'idiot n'imaginant pas
un seul instant que l'objet en question puisse être effectivement
capable de causer la mort de celles et ceux qui ont la malchance de
regarder son contenu....
Comme
souvent dans la franchise, le concept est clair : pour l'héroïne
comme pour ses proches (et ici, en l'occurrence, sa sœur Futaba
qu'interprète Yuki Yagi ainsi que sa mère et tout comme le très
tactile Oji Maeda (Kazuma Kawamura), le sujet porte sur l'urgence de
mettre un terme à la malédiction dont ils seront victimes avant
l'échéance fatale. Notons également l'intervention d'un Hikikomori
(un individu socialement isolé interprété par Mario Kuroba)
germophobe (qui est donc atteint d'une peur irraisonnée envers les
microbes et autres germes) et qui se cache derrière un masque. Bref,
de quoi planter le décor d'un groupe de personnes prêtes à
affronter chacun à leur manière, la monstrueuse Sadako..... qui
dans cet énième ersatz va avoir la particularité d'apparaître à
l'origine non pas sous la forme qu'on lui connaît mais sous celles
de divers proches des victimes. Une excellente idée qui porte
malheureusement mal ses fruits puisque plutôt que de semer le doute
dans la tête des protagonistes et des spectateurs, nul doute ne
subsiste quant à leur lien direct avec Sadako. Notons en outre que
l'attitude des différentes incarnations est proprement ridicule. En
cause, des gesticulations tellement théâtrales que l'on passe
davantage de temps à pouffer de rire qu'à vraiment ressentir une
peur viscérale face aux diverses apparitions. Dommage encore lorsque
l'on évoque une idée plutôt intéressante, détail sans doute de
peu d'importance mais qui tout de même prouve l'implication du
scénariste à l'écriture du scénario. La fameuse vidéo qui plus
que d'être une redite de toutes celles qui lui précédèrent dans
les œuvres antérieures apporte son comptant d'innovation avec ces
séquences filmées sur les lieux de vie mêmes des victimes. Enfin,
passons sur la pratique du Split Screen, répétitive et finalement
sans intérêt dès lors que l'on comprend que l'échéance telle que
l'envisageaient jusque là les personnages n'est pas une preuve
absolue de l'instant T de leur mort ! Bref, pas de quoi sauter
au plafond....




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