Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

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dimanche 12 avril 2026

Freeway (Le tueur de l'autoroute) de Francis Delia (1988) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Après un Poppers sans intérêt aucun perverti par un langage visuel des plus rédhibitoire, allons donc nous ressourcer du côté des ''Pycho Killer Films'' avec Freeway (Le tueur de l'autoroute) de Francis Delia. Un nom qui s'il ne signifie probablement pas grand chose pour bon nombre d'entre nous s'avère pourtant fort évocateur puisqu'il n'est rien moins que celui partagé par le compositeur attitré du réalisateur et scénariste Abel Ferrara, Joe Delia. Parmi la quantité de longs-métrages dont il a assuré la composition des bandes musicales, ce dernier a en effet notamment travaillé sur les géniaux Ms .45, The King of New York, Bad Lieutenant et The Addiction. Quittant ainsi régulièrement sa ''zone de confort'' comme à l'occasion de cette petite production horrifico-policière qui aurait tout aussi bien pu être l'adaptation cinématographique d'un authentique fait-divers bien que le script de Francis Delia et Darrel Fetty s'inspire en réalité du roman éponyme de la productrice, scénariste et romancière Deanne Barkley qui chez nous vit le jour sous le titre Libres Sévices chez Gallimard en 1979... Un type rôdant la nuit, à bord de sa voiture, soliloquant et assassinant généralement ses victimes à l'aide d'un flingue, cela aurait pu nous rappeler quelques bribes du glauquissime Maniac de William Lustig ou du tout aussi malaisant Henry, Portrait of a Serial Killer de John McNaughton, mais il n'en est rien. Loin d'être aussi dérangeant et bien que doté d'un script qui n'est pas moins linéaire que ses cultissimes concurrents, Freeway a tout de même quelques soucis à se faire s'agissant des réactions du public à son sujet car quoi que le regard de Billy Drago reconnaissable entre tous puisse bercer l'imaginaire du spectateur en invoquant de profonds troubles psychiatriques chez son personnage, le peu d'intensité de l'incarnation entre en totale contradiction avec la torpeur que nous pourrions éprouver devant ces gros plans cachant mal l'identité de l'assassin...


Si des dizaines, des centaines voire des milliers d’œuvres télévisuelles et cinématographiques comparables à ce petit long-métrage dénué d'ambitions réelles n'arrangent en rien sa situation, c'est surtout que Freeway ne nous emporte jamais au-delà de la confortable place de ''téléfilm du dimanche après-midi'' qu'il semble revendiquer. Principalement incarné par Darlanne Fluegel dans le rôle de Sarah Harper et James Russo dans celui de Frank Quinn, l'un et l'autre de ces deux personnages ont connu un drame. Ancien flic, Frank est rentré un jour chez lui pour trouver les corps de sa femme et de sa fille étendus sur le sol. Quant à l'infirmière Sarah, l'arrivée au service des urgences de la nouvelle victime du Tueur de l'autoroute lui rappelle une fois de plus que l'homme qu'elle aimait fut l'un des premiers à mourir sous les balles de cet insaisissable meurtrier... L'approche artistique post-moderne (pour l'époque) de Francis Delia épouse une forme qu'adopta (PAR LE PLUS GRAND DES HASARDS, N'EST-CE PAS?) Abel Ferrara durant une grande partie de sa carrière. Mais le frère du compositeur qui signe ici une bande musicale très classique n'étant pas le plus remarquable des artistes à mettre en scène cet état de déchéance civilisationnelle représentée par une police inactive et par la présence presque viscérale de la violence, Freeway conforte l'idée selon laquelle le mimétisme ne fonctionne ici pas du tout. Le génie en moins, la mise en scène et la direction d'acteurs s'en ressentent et le long-métrage de Francis Delia est loin d'évoquer les grandes figures de la criminalité cinématographiques imprimées à l'époque sur pellicule. C'est mou sans être totalement indigeste. Long sans être interminable. Joué sans être totalement ''incarné''. De la photographie de Frank Byers en passant par les décors d'Archie D'Amico et D.A. Metrov et jusqu'au montage de Philip Sgriccia, Freeway souffre à vrai dire d'une flemme généralisée qui ne lui permet jamais de s'extraire du carcan où d’innombrables objets filmiques du genre se sont malheureusement tous engouffrés. En résulte une œuvre insignifiante dont nous aimerions pourtant pouvoir sauver quelques artefacts. Mais en vain...

 

samedi 11 avril 2026

Near Death Experience de Gustave Kervern et Benoît Delépine (2014) - ★★★★★★★★☆☆



Victime d'un burn-out, Paul, marié et père de deux enfants décide de partir. De quitter son boulot, sa famille et même ce monde qui lui impose trop de contraintes. Un vendredi 13, il enfourche son vélo, prend la route et roule jusqu'au pied de la montagne Sainte-Victoire. Là, il y abandonne son engin, mais pas l'idée qui s'est immiscée dans son esprit de se suicider. Arrivée au sommet d'un point de vue sur la vallée, il passe une jambe au dessus de la rambarde de sécurité, puis le second. Mais un randonneur le dérange dans sa tentative et Paul s'éloigne. Plus, loin, tout en haut du Barrage de Bimont, il s'apprête à faire une seconde tentative. Mais là encore, il est dérangé par une famille à bicyclette...

Near Death Experience est l'avant-dernier long-métrage de Gustave Kervern et Benoît Delépine. Peut-être pas le meilleur, mais du moins le plus émouvant. Le plus sensible également. Un voyage intérieur mené par un personnage interprété par l'écrivain, réalisateur et acteur Michel Houellebecq. Un choix qui aurait été étonnant si le film n'était pas signé de deux des auteurs de l'émission Groland. Un interprète atypique pour une œuvre qui l'est tout autant. Si Near Death Experience est beaucoup moins barré que les deux premiers longs-métrages en noir et blanc du duo, il faut reconnaître qu'il demeure tout de même aride en terme d'action. Une certaine suspension y règne. Gustave Kervern et Benoît Delépine ne signent non pas une comédie noire, mais un drame où la pensée morbide se mêle à une réflexion clairvoyante sur l'état de notre société.

Écrit par les deux cinéastes eux-mêmes, le scénario dresse le portrait dur et réaliste du quotidien d'un homme au bout du rouleau et incapable de se fondre dans le moule qu'imposent les règles établies par la société. Fuyant les responsabilités et les contraintes de sa profession, et de sa vie personnelle. L’œuvre toute entière tourne autour du personnage interprété par l'écrivain qui en dehors du vagabond (Marius Bertram) est le seul à être filmé de la tête au pieds (habitude chère à Gustave Kervern et Benoît Delépine). Dès les premiers instants situés dans un bar, on comprend le choix des deux auteurs dans celui de faire interpréter Paul par Michel Houellebecq.

Paul, justement. Alcoolique dépressif, cycliste amateur et suicidaire. C'est presque dur à dire mais l'écrivain, auteur l'année passée du controversé Soumission, a la gueule de l'emploi. Silhouette de coureur, lèvre inférieure adaptée à l'absorption de boissons alcoolisées et voix traînante (certains monologues demeurant parfois malheureusement difficiles à cerner). Impossible d'imaginer le pourtant excellent Benoît Poelvoorde (Le Vélo de Ghislain Lambert) à sa place. Bien qu'à un certain moment l'inquiétude gagne, Michel Houellebecq nous rassure assez vite sur sa capacité à endosser le rôle de Paul. Pour reprendre une expression à la mode, disons que l'écrivain est JUSTE extraordinaire.
Quant à Gustave Kervern et Benoît Delépine, dieu sait qu'ils en ont fait du chemin depuis leurs débuts de cinéastes en matière de mise en scène. Le film gagne de plus en force émotionnelle supplémentaire grâce au choix judicieux de la bande originale. La Jeune Fille et la Mort de Schubert plane à plusieurs reprises sur le film et y imprime un réelle émotion. Quand au Black Sabbath sur lequel gesticule Houellebecq, il marque la fin de la résignation du personnage de Paul. Le film n'aurait-il d'ailleurs pas mérité de se clore ainsi ?

Pour terminer, sachez que le sens du titre donné au film, Near Death Experience, n'est en réalité pas si éloigné des NDE, en français Expérience de Mort Imminente (visions ou sensations découlant d'un état comateux ou d'une mort clinique), puisque si le personnage de Paul est bien vivant (bien qu'à un moment donné il affirme être mort), on le voit remonter le temps de sa propre existence, comme une vision complète remontant de sa prime jeunesse (le monologue durant lequel seule la silhouette de l'acteur est sublime) jusqu'à ses cinquante-six ans. A bien y réfléchir d'ailleurs, on peut se demander dans quelle mesure Gustave Kervern et Benoît Delépine n'auraient pas en réalité pensé l'intégralité du film (s'entend par là, l'histoire telle qu'on la perçoit), comme cet enchaînement de visions (représentées ici de manière exclusivement verbale par le personnage de Paul) qui découle d'une NDE telle que l'on peut se la représenter. Paul ne serait-il en fin de compte pas déjà mort ? En tout cas, le moins que l'on puisse dire, c'est que bien après l'avoir vu, le film continue à poser des questions. Une merveilleuse découverte...

vendredi 10 avril 2026

Poppers de José María Castellví (1984) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆

 


 

''Ça y est ! Il est passé du cinéma traditionnel au porno-gay !'' J'avoue que la tentation, parfois, de me lancer dans l'aventure de l'érotisme soft ou de la pornographie la plus crue me tente, mais de là à troquer mon obédience pour l'hétérosexualité contre ce que certains considèrent d'impur ne m'est pas encore passé par la tête. Voulant ainsi (et en outre) préserver mon précieux arrière-train au point de refuser tout dépistage du cancer colo-rectal lors de tests immunologique fécaux dont les résultats risqueraient de m'amener à accepter qu'un spécialiste me fourre je ne sais trop quel objet dans le... cul ! Avec son titre très évocateur dont le nom fut très longtemps et presque exclusivement rattaché aux mœurs homosexuelles, Poppers paraît flirter immodérément avec la pratique de la sodomie. Parce que si certains n'ont toujours pas compris de quoi il s'agit, ce produit qui dans le milieu gay facilite la dilatation des muscles sphinctériens n'a en réalité ici rien de commun avec le terme employé. En effet, ceux dont nous parlons ici ne sont pas le fruit du développement de substances vasodilatatrices mais sont bien issus d'un mouvement qui émergea en Allemagne dans les années 1980. Anti-consuméristes assumés, filles et fils de bonnes familles, conformistes et matérialistes, c'est donc du côté de cette jeunesse que semble tout d'abord poser son regard le réalisateur et scénariste espagnol José María Castellví tandis que nous sommes en 1984. Sur un script et des dialogues respectivement écrits en collaboration avec Jacinto Santos et Luis Infante, le cinéaste nous plonge dans une œuvre fiévreuse et très clipesque qui aujourd'hui donne le sentiment d'avoir voulu régurgiter sur le format long, pas mal de concepts, passés ici à la moulinette du mauvais goût ! Volontairement ou non inspirée d'ailleurs par la nouvelle de Richard Connell, The Most Dangerous Game écrite voilà plus d'un siècle et qui fut adaptée à plusieurs reprises sur grand écran. Ici, tout commence par un drame ''banal''. Santos (l'acteur Miguel Ortiz), chanteur et guitariste d'un groupe de pop-rock plante lors d'un concert un couteau dans le ventre d'un adolescent après avoir vu sa copine le laisser l'embrasser.


La sentence tombe : deux ans de prison (et l'on se plaint en France que les peines soient trop légères). Sorti de taule, le jeune homme aimerait bien retrouver ses anciens amis mais à défaut, il se retrouve tout d'abord au contact d'un homme puis d'une prostituée et enfin d'un groupe de vieux bonshommes qui lui proposent un curieux marché. Soit il accepte de servir de gibier lors d'une chasse à l'homme, soit il est exécuté sur le champ ! Après avoir réussi à échapper au bourbier dans lequel il s'est fourré, Santos retrouve la prostituée qu'il accuse d'être responsable du piège dans lequel il est tombé. Mais contre toute-attente, et alors qu'il est bien décidé à se venger, la jeune femme décide de l'y aider... On ne va pas tourner autour du pot : Poppers est un ratage total. Si la décennie suivante fut parmi les pires en terme d'effets-spéciaux, les années quatre-vingt ont de leur côté parfois engendré des œuvres télévisuelles et cinématographiques qui n'ont absolument pas survécu à l'outrage du temps. José María Castellví choisit ainsi pour son œuvre des couleurs criardes et une esthétique générale qui brûlent la rétine. Des choix visuels que l'on croyait jusqu'à maintenant être propres au cinéma de l'italien Lamberto Bava mais que l'espagnol réussi à ''sublimer'' dans toute leur horreur. Scénaristiquement fade, réalisé avec les pieds d'un homme-tronc (!?!), plus laid que l'enfant issu de la copulation entre un Blobfish, un scotoplane globosa et un poisson chauve-souris à lèvres rouges lors d'une partouze aquatique, Poppers est, j'ose l'affirmer haut et fort, un supplice qui n'a même les atouts d'un vrai bon nanar. Une triste expérience qui ne mérite pas que l'on se penche sur son cas. L'on remerciera malgré tout José María Castellví de nous avoir épargné d'être retourné derrière la caméra puisque ce film aura été son chant du cygne en tant que réalisateur et scénariste. Depuis, qu'est-il devenu ? Dans quelle branche a-t-il décidé de sévir après sa très courte carrière sur le plan cinématographique ? Difficile de répondre à cette question dont la réponse ne doit de toute manière pas intéresser grand monde !

 

jeudi 9 avril 2026

Worldbreaker de Brad Anderson (2026) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Avant-propos...

Tout juste avant d'évoquer le dernier long-métrage de Brad Anderson Worldbreaker, j'aimerais insister sur le fait qu'en fidèle cinéphage s'auto-définissant prétentieusement par le passé comme cinéphile, j'ai toujours aimé le cinéma de l'auteur des géniaux Happy Accidents en 1999, Session 9 en 2001 et bien sûr de son très, très, très fameux The Machinist en 2004. Point d'orgue d'une carrière alors à son apogée me semble-t-il pour un Brad Anderson qui malheureusement ne retrouvera jamais vraiment cet état de grâce. Pas même avec les pourtant très réussis Transsiberian en 2009, The Call en 2013, Hysteria en 2014, La fracture en 2019 ou encore Blood trois ans plus tard. Une filmographie non dénuée de défauts, bien évidemment, matérialisés à deux occasions. En 2010 tout d'abord, avec le décevant L'empire des ombres, puis en 2024, avec son avant-dernier projet intitulé The Silent Hour... Le futur auteur de Twilight of the Dead qu'aurait dû réaliser George Romero de son vivant signe cette année son retour après moins d'une année d'absence. Une courte échelle de temps qui espérons-le aura suffit pour développer un script et produire une mise en scène à la hauteur de ses plus brillants faits d'arme...


Worldbreaker est donc le dernier long-métrage de l'américain Brad Anderson. Une œuvre pratiquement passée sous silence puisque à moins d'avoir échappé à une éventuelle vague promotionnelle, celui-ci ne semble même pas avoir bénéficié d'un très important bouche à oreille. S'agissant du dernier film de Brad Anderson, la présence au casting de l'actrice serbo-russe naturalisée américaine Milla Jovovich a de quoi nous rendre inquiets. Voire, prudents. Telle une ancienne actrice porno reconvertie dans le cinéma traditionnel dont on prévoit par avance qu'elle se mettra à poil à deux ou trois occasions et quelles que soient les circonstances, l'ancienne vedette du Cinquième élément de Luc Besson et de la franchise Resident Evil est l'assurance d'une expérience faisandée au point d'approcher la glorieuse étiquette d'icône du nanar des années 2000-2020 ! En effet, Milla Jovovich contamine tout ce qu'elle touche. Empoisonne n'importe quel concept comme si tout ceux qui l'ont employée jusqu'à aujourd'hui étaient incapables d'envisager de la faire tourner dans autre chose que des films d'action et de science-fiction bourrins. Et même si au fond Worldbreaker nous épargne très souvent tout un tintamarre nocturne fait d'explosions et de meurtres sanguinolents traduits par l'affrontement entre une poignée de survivants et des créatures tantôt extraites de fissures terrestres tantôt hybrides après que des hommes aient été mordus par celle-ci, les quelques séquences mouvementées qui tentent d'opérer une action sur l'envie de dormir du spectateur confirment que l'on est bien devant une œuvre partiellement interprétée par Milla Jovovich et moins devant celle d'un cinéaste qui brilla de mille feux par le passé... Aujourd'hui, tout a changé et vivant sur le continent dans l'attente qu'une nouvelle fissure libère d'horribles créatures, un père (Luke Evans) et sa fille Willa (Billie Boullet) tentent de survivre jusqu'au moment où ils sont contraints de se réfugier sur une île déserte. Pendant ce temps là, la mère de l'adolescente incarnée par Milla Jovovich choisit de demeurer sur le front afin de combattre l'ennemi...


Nous serions tentés de dire ''tant mieux'' puisque les rares séquences d'abrutissement intellectuel se déroulent justement lors des rares interventions de l'actrice. Car en dehors de ces quelques passages éminemment bourrins, Worldbreaker se révèle plutôt sobre. D'abord, en matière de scénario, lequel se résume à un père qui enseigne à sa fille comment survivre dans un monde hostile régulièrement attaqué par deux types de créatures appelées ''casseurs'' et ''hybrides'' (ces dernières étant des victimes humaines mordues et transformées en ridicules araignées humanoïdes!), ensuite, à travers l'incarnation sans éclat particulier MAIS non dénuée d'une certaine émotion des deux principaux interprètes. Et c'est bien ce que l'on retiendra du long-métrage de Brad Anderson. Ce rapport d'un père à sa fille et vice versa déversant son lot de séquences émouvantes dans un contexte de film d'action franchement pas très fin (les créatures, les quelques séquences d'action). Sans parler de ce message néo-féministe dépassant de loin tout ce que l'on peut entendre de plus stupide en matière de patriarcat, signifiant ainsi que le cerveau masculin est simple, que l'homme est mauvais et que par évidence, ces deux tares expliquent qu'il soit le seul à devoir se transformer en hideuse créature hybride à la suite d'une morsure ! On a connu Brad Anderson plus fin, plus inspiré ! Réduisant l'apparition des ''arachnides'' au strict minimum sans doute pour raison financière, Worldbreaker demeurera au final comme la plus faible contribution de son auteur au cinéma même si, je le répète, les séquences intimistes entre le père et sa fille restent plutôt touchantes. Bref, une déception...

 

mercredi 8 avril 2026

Adulthood d'Alex Winter (2025) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

Au sortir de la projection de Adulthood d'Alex Winter (à ne pas confondre avec le drame éponyme de Noël Clarke sorti en 2008), une évidence s'impose : celle selon laquelle les frères Joel et Ethan Coen n'ont pas fini d'inspirer d'autres auteurs qu'eux. Tout comme le tout aussi récent Marty Supreme de Joshua Safdie, le dernier long-métrage du britannico-américain empiète sur des terres aussi fertiles qu'hypothétiquement incompatibles qui convaincront pourtant autant les amateurs de comédies noires que de thrillers. Le film démarrant alors sur un ton humoristique relativement burlesque avant de glisser lentement mais assurément vers le polar sombre, désespéré, tout en conservant cependant cette petite touche très second degré qui empêche les personnages et par contraction, les spectateurs, de tomber dans le désespoir le plus absolu ! Tout démarre par un drame plutôt banal. Tandis que sa fille s'affaire dans la cuisine, une vieille dame chute sur le sol de son salon. Verdict : accident vasculaire cérébral ! De retour de Los Angeles, son fils Noah Robles (Josh Gad) s'installe dans la demeure familiale tandis qu'avec sa sœur Megan (Kaya Scodelario) , tous deux décident de s'occuper de leur mère alitée dans une chambre d'hôpital. Depuis des mois, l'infirmière Grace Briscoe (Billie Lourd) s'occupe de la vieille femme au mépris, selon elle, des enfants de la patiente. Visitant la cave inondée de leur mère, Noah et Megan mettent à jour par accident la présence d'un cadavre vieux d'une trentaine d'années. Supposant rapidement que les auteurs du crime ne peuvent être que leurs parents, le frère et la sœur n'ont que deux options. Soit avertir la police, soit faire disparaître le corps en l'enfouissant au fond d'un marais où selon Noah, personne ne se rend jamais. Choisissant cette dernière option, ils transportent le corps qui dès le lendemain est pourtant retrouvé par la police. En gardant le silence, l'on suppose que nos deux protagonistes auraient pu s'épargner tout ce qui va suivre mais c'était sans compter sur la présence de l'infirmière justement. Qui sous couvert de ne pas supporter l'attitude de Noah et Megan vis à vis de leur propre mère décide au sens propre comme au figuré de leur faire payer leur ''complaisance''...


En fumeur de joint et en joueur de jeux vidéos compulsif, le personnage incarné par Josh Gad rappelle sensiblement Nick Frost qui bien avant lui interprétait Ed, adulte immature confronté aux côtés de son ami Shaun (Simon Pegg) à une vague de zombies en Angleterre dans le film culte, Shaun of the Dead. Même appétence pour les drogues, même attitude adolescente et irresponsable. Bref, un personnage qui vis à vis des événements qui vont se produire dans l'existence de sa sœur et lui pue l'antinomie à plein nez ! On le sait, lorsqu'un individu, de sexe masculin ou non, menace un protagoniste de révéler à la police un meurtre auquel ce dernier est indirectement lié si celui-ci refuse de lui verser une forte somme d'argent, rien ne prouve qu'ensuite il n'en réclamera pas davantage. C'est là qu'intervient Bodie Geller (Anthony Carrigan), le cousin des frère et sœur Robles. Un type instable, dont le regard et l'attitude peuvent impressionner. Chargé de faire forte impression auprès de Grace Briscoe afin qu'elle abandonne toute idée de faire chanter Noah et Megan, les choses vont au contraire empirer... Si Adulthood est comparable au cinéma des Frères Coen, c'est parce qu'il oscille justement en permanence entre comédie, drame et thriller. Constituant un enchaînement d'événements auxquels Noah et sa sœur ne peuvent échapper, tout en demeurant en filigrane du récit, l'humour s'efface pour laisser une plus grande place au thriller. Avec son lot de meurtres pas toujours assumés par l'un ou l'autre de nos deux héros. S'opère alors un étrange bouleversement au sein de ce ''couple'' tout d'abord mal accordé au sujet de ce qu'il faudrait faire pour avoir la paix une fois pour toute. Changeant ainsi d'attitude et de morale jusqu'à devenir plus ou moins détestables ! Si la thématique de Adulthood n'est pas forcément très originale, son traitement est tel que l'on passe un très agréable moment devant ce tourbillon de meurtres, de chantages d'où ne sourd qu'un point relativement négatif : la piètre enquête policière menée par la lieutenante Zell (Camille James). Personnage au fond très secondaire et dont la présence n'apporte pas grand chose d'essentiel au récit. Au delà de cette petite coquille, le long-métrage d'Alex Winter est une très bonne surprise...

 

mardi 7 avril 2026

Gérald le conquérant de Fabrice Eboué (2025) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


  

Humoriste, scénariste, acteur et réalisateur, Fabrice Eboué est connu pour son approche critique et particulièrement cynique de la société. Démarrant sa carrière de cinéaste en 2011 avec Case départ qu'il co-réalise alors aux côtés de Thomas Ngijol et Lionel Steketee et la poursuivant avec Le Crocodile du Botswanga qu'il met en scène en compagnie du second mais sans le premier et qu'il écrit avec Blanche Gardin, Fabrice Eboué a dès 2017 débuté une carrière cinématographique en solo puisqu'on lui doit cette année là la comédie Coexister ainsi que Barbaque quatre ans plus tard. Il revient ensuite en 2025 avec Gérald le Conquérant dont il conçoit cette fois-ci le scénario et les dialogues en compagnie de Thomas Gaudin, acteur et scénariste dont la carrière commença en 2002 avec le court-métrage de Philippe Orreindy, J'attendrai le suivant.... Encore une fois, Fabrice Eboué se lance dans une forme de farce accusatoire contre une France dite raciste et anti-immigration concentrée autour de Gérald, un normand dont l'ambition est de redonner toute sa grandeur à sa région en échafaudant un projet qui malheureusement s'avère beaucoup trop grand pour lui. Moqué par ses amis qu'il retrouve régulièrement au bar où il a ses habitudes, en conflit avec le propriétaire d'un terrain qu'il tente de convaincre de lui vendre afin d'y construire un grand parc d'attraction à la gloire de Guillaume le Conquérant, Gérald va user de tous les artifices afin de mener à bien son projet. Quitte à enfreindre la limites des convenances... Après un Barbaque très saignant dans lequel Fabrice Eboué se moquait avec délice des végans tout en s'attaquant aux tensions existant entre cette forme de végétarisme repoussé dans ses derniers retranchements amenant à certains extrémismes militants et les omnivores, il s'attaque désormais au sujet du racisme, de l'intégration ou de la fierté nationale (ici réduite à la région Normandie) tout en se lançant dans une guerre intestine face aux gens du cru qui se gaussent de sa couleur de peau et face aux indésirables parisiens.


Époux de Madeleine (Alexandra Roth) et beau-père d'Albéric (Logan Lefebvre), en incarnant le rôle-titre de sa nouvelle comédie, Fabrice Eboué intègre une partie importante de sujets de société qui touchent notre pays. L'on a donc ainsi droit sous une approche humoristique très noire qui rappelle donc Barbaque mais également le cinéma de Jean-Christophe Meurisse (Oranges sanguines et Les pistolets en plastique), à une comédie qui ne fait bien évidemment pas dans la dentelle, tournée caméra à l'épaule sous forme de pseudo-documentaire où Gérald apparaît telle une bête de foire comme à l'époque de la mythique émission Strip-tease. La France d'un personnage qui se cherche au fond une identité propre, s'intégrant au paysage français en aspirant à créer un parc d'attraction pour des raisons qui en réalité restent relativement floues. Sans doute une manière de prouver sa filiation avec la région et ses habitants ? Versant parfois radicalement dans le politiquement incorrect avec ce beau-fils ''djihadiste'' qui construit des bombes pour faire exploser des vaches autres que normandes, à travers sa version de l'histoire ou avec ses références qui convoquent Jean-Marie Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon (histoire que les bords les plus extrêmes en prennent tous pour leur grade), Gérald le Conquérant se laisse aller à toutes les facilités. Surtout dans sa dernière partie. Comme si après le succès de Barbaque et tout en palliant à un manque évident d'inspiration, Fabrice Eboué avait la certitude que suffiraient des débordements gore. Ceux-là mêmes qui dans son précédent long-métrage s'intégraient harmonieusement mais qui dans le cas de Gérald le Conquérant se substituent à son habituelle finesse d'écriture. Au final, la dernière comédie de Fabrice Eboué n'est pas déplaisante à regarder mais en comparaison de ce qu'il est habituellement capable de produire en terme d'écriture, ce dernier ''jet'' s'avère relativement décevant...

lundi 6 avril 2026

Último Deseo de León Klimovsky (1976) - ★★★★★★★☆☆☆


Après avoir émigré en Espagne dans le courant des années 1950, le réalisateur, scénariste et producteur argentin Léon Klimovsky se lance dans la mise en scène de plus de soixante-dix longs-métrages parmi lesquels, de nombreux westerns et films d'exploitation dont plusieurs films d'horreur. Il signera d'ailleurs en 1971 La Noche de Walpurgis avec l'emblématique interprète du cinéma d'horreur ibérique Paul Naschy. Une œuvre qui pour beaucoup de spécialistes semble avoir été à l'origine de l'intensification des productions de ce type en Espagne... Quant à Último Deseo que Léon Klimovsky réalisa cinq ans plus tard, aussi peu connu qu'il puisse demeurer dans nos contrées, il ne faudrait surtout pas prendre à la légère l'intérêt que tout bon cinéphile se doit de lui porter tant celui-ci brasse des concepts dont il reprend certains axes tout en ayant été sans doute le précurseur de schémas mis en pratique des années après sa sortie en salle. Si le film évoque bien entendu le I Am Legend du romancier américain Richard Matheson, source intarissable dont l'on retrouve des traces bien au delà de ses seules adaptations cinématographiques (The Last Man on Earth d'Ubaldo Ragona et Sidney Salkow en 1964, The Omega Man de Boris Sagal en 1971 ou I am a Legend de Francis Lawrence en 2007), Último Deseo peut tout aussi bien faire penser au cinéma du réalisateur hispano-mexicain Luis Buñuel qui en 1962 signa L'Ange exterminateur et dix ans plus tard Le Charme discret de la bourgeoisie. Tandis que le long-métrage de Léon Klimovsky écrit par Vicente Aranda, Joaquim Jordà et Gabriel Burgos convie un groupe hétéroclite de personnages à se réunir dans le luxueux manoir de leur richissime hôte afin de participer à une orgie sexuelle sans tabous (le film témoigne ainsi de la période post-franquiste lorsque le pays, alors dans sa transition démocratique, est bouleversé par l'évolution des mœurs, du monde des arts, etc...), une catastrophe survient à l'extérieur. L'un des convives, le professeur Fulton, incarné à l'image par Alberto de Mendoza, suppose qu'une explosion nucléaire a eu lieu dans la région. Témoignent de cette hypothèse deux femmes qui eurent le malheur de regarder dans la mauvaise direction et qui depuis sont aveugles... Prévoyant de se retrancher dans la cave, seul lieu sûr afin de parer à l'arrivée prochaine des radiations, Fulton et les autres décident tout d'abord de partir en ville afin de récolter le maximum de vivres car ils vont bientôt être contraints de rester enfermés durant des semaines. Arrivés au village, ils constatent bientôt que tous les habitants eux aussi ont perdu la vue. Mais alors que l'un des convives à la petite fête organisée par la châtelaine perd la tête et tue une dizaine de villageois, ces derniers décident de ne pas en rester là.


Alors que tout le monde est désormais retranché dans le manoir, la colère gronde. Au dehors, les villageois vont tenter de faire payer aux hôtes le massacre dont l'un d'eux (Tomás Picó dans le rôle de Victor) s'est rendu coupable et de reprendre possession des biens que ceux-ci ont volé quelques heures auparavant... Le coup de la cave et de l'explosion nucléaire ne vous rappellent-ils rien ? Et oui, en effet, tout ceci fleure bon le plagiat si résiduel soit-il du roman de l'écrivain français Robert Merle Malevil qui fut édité quatre ans avant la sortie en salle de Último Deseo. Un ouvrage qui connaîtra d'ailleurs une adaptation officielle en 1981 puisque le réalisateur et scénariste français Christian de Chalonge s'appropriera le récit pour mettre en scène le film de science-fiction post-apocalyptique, Malevil... Tandis que l'on aurait pu espérer que Léon Klimovsky fasse preuve d'un peu plus de transgression au vu de la caractérisation des personnages et du sujet qui les regroupe avant que tout ne soit remis en question dès l'explosion atomique, Último Deseo s'observera comme une critique plus ou moins féroce de la société, avec son homme d'affaire immoral, ses prostituées, ses deux médecins qui sous couvert d'être de parfaits notables ne s'avèrent pas moins intéressés à l'idée de se vautrer dans la débauche (Image chargée en symbolisme, l'un d'eux finira d'ailleurs nu, à quatre pattes et grognant comme un porc), etc... Curieusement, si Último Deseo peut effectivement faire penser à I Am Legend ou à Malevil, le film empreinte également à La nuit des morts-vivants de George Romero lorsque les aveugles du villages viennent assiéger le manoir. À contrario, le réalisateur américain semble avoir à son tour repris sa part du butin en 1985 lorsqu'il réalisa le troisième volet de sa saga zombièsque, Le Jour des morts-vivants. Comment en effet ne pas comparer le fait que dans un cas comme dans l'autre, les deux longs-métrages situent leur action ''sous terre'' (ou au moins en partie). Mieux, le personnage de Borne qu'interprète l'espagnol Paul Naschy n'évoque-t-il pas l'odieux Capitaine Henry Rhodes incarné par Joseph Pilato dans Le jour des morts-vivants ? Jusqu'à même reprendre la séquence durant laquelle Borne meurt ? Tellement flagrant. Mais en dehors de ces considérations, Último Deseo est plutôt un bon film même si l'on regrettera que Léon Klimovsky n'ose pas se lancer dans une forme d’irrévérence outrancière. Trop poli, trop lisse malgré une fin nihiliste, le film échappe malheureusement au statut de culte ou de chef-d’œuvre...


dimanche 5 avril 2026

Shadows of Blood de Sydney Ling (1988) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Icône du cinéma fantastique et d'épouvante espagnol, l'acteur, réalisateur, scénariste et ancien catcheur Paul Naschy a longtemps incarné le personnage de Waldemar Daninsky, un noble d'origine polonaise qui une nuit fut mordu par le lycanthrope Imre Wolfstein. Interprétant le personnage à plus de dix reprises entre 1968 et 2004, il est donc notamment apparu dans le rôle du loup-garou dans Les vampires du docteur Dracula d'Enrique Lopez Eguiluz, Dracula contre Frankenstein de Tulio Demichelli, Docteur Jekyll et le loup-garou de Leon Klimovsky ou encore La tombe du loup-garou de Fred Olen Ray. De son vrai nom Jacinto Molina Álvarez, sa carrière fut émaillée de nombreux seconds rôles et si même le cinéma fantastique ibérique a connu un certain déclin dans les années 80 et 90, Paul Naschy a connu un impressionnant regain d'intérêt auprès des amateurs de cinéma d'horreur dans le courant des années 2000... Si pour certains l'espagnol est donc devenu un acteur culte du cinéma fantastique ibérique, l'on ne conseillera pas à celles et ceux qui voudraient faire connaissance avec son cinéma de commencer avec le Shadows of Blood que signera en 1988 le réalisateur et scénariste Sydney Ling dont la carrière se résume à très peu de choses puisque après cet Objet Filmique Non Identifié que l'on rangera dans la catégorie des séries Z, il patienta douze ans avant de réaliser son second et dernier long-métrage intitulé Grandmother Martha. Un documentaire de plus de vingt-quatre heures suivant les traces d'une certaine Martha Stelloo... L'on ne reprochera pas au cinéaste néerlandais de n'avoir depuis, plus donné de nouvelles tant la projection de Shadows of Blood s'avère pénible sur la durée. Et pourtant, contrairement à la stupéfiante durée du documentaire qu'il consacra à Martha Stello, sa seule fiction ne dépasse pas les soixante-dix minutes. Du menu fretin qui paraît pourtant durer une éternité tant le film ressemble à un vade-mecum de tout ce qu'il ne faut surtout pas faire lorsque l'on se lance dans un projet cinématographique. Une purge, oui ! Une vraie ! De celles qui renvoient l’œuvre d'un auteur dans la grande benne du cinéma dans sa forme la plus laide. Car ici, rien ne va en dehors d'un script pourtant alléchant. Celui entourant deux tueurs en série qui ensemble se sont évadés de l’hôpital psychiatrique qui jusqu'à maintenant avait mis la population à l'abri de leurs exactions. On pourrait bien évidemment penser au cultissime Henry, portrait d'un serial killer de John McNaughton, sorti deux ans auparavant mais ce serait faire injure au cinéaste américain tant Shadows of Blood forme une série de contrepoints relativement homogènes s'agissant de leur grande médiocrité...


Ici, le film de Sydney Ling vogue entre meurtres multiples exécutés à la main, au couteau ou bien même à la perceuse et enquête policière effectuée avec tant de vigueur par des inspecteurs de police et un agent d'Interpol que l'on a souvent l'impression qu'en bons fonctionnaires, ceux-ci attendent la fin de la journée pour rentrer chez eux ! Paul Naschy apparaît à l'écran en binôme aux côtés de Barry Fleming dont la carrière se résume en comparaison avec l'espagnol à peu de chose puisque en dehors de Shadows of Blood, il n'est apparu que dans un seul épisode de la série Legacy en 1999 ainsi que dans le film fantastique The Still Unknown de Joshua David Johnston en 2006. L'on suit donc les pénibles pérégrinations de deux tueurs sadique qui après s'être échappés vont se séparer pour commettre chacun de leur côté un maximum de meurtres en espérant que l'un et l'autre seront les plus productifs et inventifs des deux. Seul élément véritablement marquant du long-métrage : le visage de Paul Naschy. Une vraie gueule de satyre au rire démoniaque probablement enregistré en post-production. Pour le reste, le film est une véritable infamie. Une douleur insupportable pour les oreilles. Une torture pour les yeux. Il suffirait de lister toutes les catégories techniques, de la mise en scène à la photographie en passant par la bande musicale signée par Sydney Ling lui-même pour les ranger dans la colonne des tourments que connut sans doute le tournage et la post-production alors même que, chose amusante, les meurtres perpétrés par nos deux tueurs en série semblent laisser de marbre les passants, témoins de ce curieux jeu auquel s'adonnent les deux acteurs. Trois notes de piano et de synthé, un montage et un mixage sonore aux fraises que l'on comparera au style si particulier du réalisateur, scénariste et directeur de la photographie vietnamien James Nguyen (la franchise Birdemic) et surtout, un jeu d'acteur lénifiant de la part de la totalité des interprètes venus toucher un cachet sans doute rachitique ! Mais à la vérité, une authentique curiosité, tellement foireuse à tous les étages que l'on pourrait éventuellement apprécier la chose sous l'effet de psychotropes ! Bref, vous êtes prévenus...

 

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