Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

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samedi 25 juillet 2026

Wake In Frigth de Ted Kotcheff (1971) - ★★★★★★★★★☆



L'instituteur John Grant enseigne à Tiboonda, petit coin paumé d'Australie. Aujourd'hui est le dernier jour d'école pour sa quinzaine d'élèves. Après avoir dit au revoir au propriétaire du petit hôtel minable où il loue une chambre à l'année, John part prendre un train qui doit l'emmener jusqu'à la ville de Yabba, première étape d'un voyage vers la ville de Sydney où John doit retrouver sa compagne.
L'instituteur doit y passer une nuit avant de reprendre le train dès le lendemain matin. Profitant de la soirée, il part visiter les lieux et notamment le bar où tous les habitués semblent s'y être donné rendez-vous. Là il y fait connaissance de Jock Crawford, le shérif de la ville. Les deux hommes sympathisent et partagent un grand nombre de bières. Avant d'aller se coucher, John désire manger un morceau. Le shérif emmène alors son nouvel ami dans un restaurant dans lequel des paris sont donnés sur un jeu typique de la ville. John est tenté, joue, et gagne. Trop envieux de finir avec son métier d'instituteur, il remet en jeu les quatre-cent dollar qu'il a jusqu'à maintenant remporté mais perd l'intégralité de la somme. Il y fait la connaissance du docteur Tydon qui se définit comme « bohème de nature et alcoolique »...

Douze années avant son Rambo, le cinéaste Ted Kotcheff signe cette œuvre très particulière qui connut des sorties diverses avant de totalement disparaître pendant des années. Ce n'est qu'en 2002 que des négatifs sont découvert à Pittsburgh et que le film est de nouveau projeté à Cannes trente-huit ans après sa première présentation au fameux festival du cinéma. L'un des éléments centraux de l’œuvre de Ted Kotcheff et cette implacable canicule qui colle à la peau des personnages. Une atmosphère pesante et étouffante qui rappelle celle d'un futur chef-d’œuvre signé trois ans plus tard par l'immense Sam Peckinpah, Apportez-moi la Tête d'Alfredo Garcia. Wake In Fright est un drame, mais aussi un survival un peu particulier puisque l'on n'y voit pas un homme se confronter à la barbarie d'autochtones dégénérés mais plutôt à la sympathie d'indigènes qui ont fait de l'alcool, et notamment la bière, leur meilleure compagne.

Qualifiée de ville paradisiaque par le chauffeur de taxi qui va emmener John en ville, Yabba recèle un pouvoir d'attraction qui n'a rien à voir ici avec la moindre influence séductrice, mais plutôt à voir avec un piège à souris duquel il devient alors difficile de s'extraire.

Le personnage apparemment lisse de l'instituteur se mue alors en buveur invétéré, incapable de se défaire de ces hommes passionnés par la chasse aux kangourous. Le film nous « offre » d'ailleurs une scène particulièrement difficile à supporter lors de laquelle John et ses compagnons chassent de nuit l'animal emblématique du pays. D'ailleurs, cette trop longue séance qui ressemble davantage à un massacre qu'à une banale partie de chasse nous montre sans ambages des kangourous se faire tuer « pour de vrai » devant la caméra transformée un instant en œil voyeur ! Une scène que le cinéaste justifie en expliquant durant le générique de fin que les pauvres bêtes ont été tuées durant un véritable partie de chasse orchestrée par de vrais chasseurs.

En dehors de cette séance éprouvante qui montre bien la sauvagerie latente de ces autochtones, le film montre avec éclat la déchéance d'un homme bien sous tous rapports qui à leur contact va se retrouvé déconnecté de la réalité et va plonger dans les affres de l'alcool et de la déchéance. Wake In Fright est un petit bijou qui sous l'apparence d'un petit film d'aventures sans prétentions cache un vrai cauchemar sur pellicule. Le dépaysement est total et la carte postale bien jaunie. L'immense Donald Pleasance et l'acteur Gary Bond explosent dans cette œuvre suffocante qui ne laisse pas le spectateur indemne. C'est peut-être d'ailleurs le choc culturel qui donne le frisson ici. Le cinéaste fait de ses personnages des êtres primaires qui ne vivent que par et pour la boisson. Et même si le film ne convoque qu'en de très rares occasions une certaine violence, il demeure tout de même dans l’œuvre de Kotcheff la curieuse impression que tout peut basculer dans l'horreur en un instant. une très belle réussite...

vendredi 24 juillet 2026

Cycle Les Charlots: Le retour des bidasses en folie de Jean Sarrus (1983) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Alors là, on s'attaque à un gros, très gros morceau de la comédie franchouillarde à forte tendance nanardesque. Tandis que Les Charlots nous avaient laissé avec un Charlots contre Dracula d'assez bonne facture en 1979, il aura fallut attendre quatre années avant de revoir Gérard Rinaldi, Gérard Filippelli et Jean Sarrus sur grand écran (Jean-Guy Fechner ayant quitté le groupe après le tournage de Bons Baisers de Hong Kong d'Yvan Chiffre d'un commun accord avec le producteur Christian Fechner). Et franchement, on s'en serait bien passé car dans la grande tradition des films de bidasses au sens scénaristique mais aussi directement inclus dans le titre, Le Retour des bidasses en folie manque de peu l'anachronisme puisqu'il situe sa création au début des années quatre-vingt. Énième et dernier représentant d'une série de longs-métrages qui en réalité n'entretiennent pas tous des rapports entre eux, le film de Michel Vocoret (scénariste pour Max Pécas sur le film érotique Club privé pour couples avertis en 1978 avant d'être auteur lui-même de cinq comédies navrantes) vient donc après Les Bidasses en folie et Les Bidasses s'en vont en guerre de Claude Zidi, Les Bidasses au pensionnat de Michel Vocoret lui-même, Embraye bidasse, ça fume de Max Pécas (comme quoi, les grands esprits se rencontrent dans une même communauté de biens), Les Bidasses en vadrouille de Christian Caza et Les Bidasses aux grandes manœuvres de Raphaël Delpard. De quoi se chopper une sévère indigestion si tant est que l'on a le courage de les regarder les uns derrière les autres. On pouvait rêver ou du moins espérer que Le Retour des bidasses en folie soit moins affligeant que la concurrence puisque Les Bidasses en folie et Les Bidasses s'en vont en guerre n'étaient à leur époque pas les plus mauvais de tous mais c'était sans compter sur le ''talent'' de Michel Vocoret dans l'art de mettre en scène les derniers représentants des Charlots (qui, je le rappelle, étaient cinq à l'origine puisque Lui Rego en faisait effectivement partie) dans l'une des pires comédies françaises de toute l'histoire du septième art...


Un titre de gloire que l'on aurait pu soumettre à l'improbable Führer en folie de Philippe Clair ou bien à son Grand Fanfaron qui, hasard ou non, fut également distribué sous le titre Les Bidasses en cavale... ! Ici, Gérard Rinaldi, Gérard Filippelli et Jean Sarrus interprètent tout d'abord trois anciens vétérans de la Seconde Guerre Mondiale qui lors d'une cérémonie de commémoration se rappellent leurs aventures en tant que simples soldats de l'armée de terre française. Le film évoquant en outre l'existence d'un trésor caché par la Kommandantur (tiens, tiens, un petit parfum de De l'or pour les braves de Brian G. Hutton ne se ferait-il pas sentir?). Retour ensuite dans le passé où nos trois acteurs rendossent donc pour la troisième fois après Les Bidasses en folie en 1971 et Les Bidasses s'en vont en guerre en 1974 leur uniforme de soldats et interprètent à nouveau les personnages de Gérard, Phil et Jean. L'occasion pour les trois hommes de retrouver leur ancien compagnon de route Luis Rego qui après un paquet de seconds rôles entre 1971 et 1981 revient ici auprès d'eux en incarnant cette fois-ci le rôle d'un sergent ! Notons également la présence de l'acteur Franck-Olivier Bonnet, acteur multi-couteaux capable de jouer dans le pire (comme ici) tout comme dans le meilleur (Un mauvais fils et Série noire de Claude Sautet, La guerre du feu de Jean-Jacques Annaud, La crise de Coline Serreau ou encore Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet...). Pour le reste, la comédie de Michel Vocoret est d'une lourdeur abyssale. Un humour pompier au degré zéro d'un genre qui ne vole déjà pas très haut. Drôle ? Jamais! Épuisant ? Définitivement ! D'un pathétique qui veut que même en tant que simple téléspectateur l'on ait parfois le réflexe de détourner le regard devant tant d'indigence ! Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Comédie Franchouillarde est ici réuni en à peine plus de quatre-vingt minutes. Il y a en outre des noms et des visages qui ne trompent pas sur la marchandise : à commencer par Jacques Jouanneau qui interprète un général et Roger Carel qui incarne le colonel allemand von Berg. Bref, d'un côté comme de l'autre des lignes ennemis, France et Allemagne ont du soucis à se faire !

 

jeudi 23 juillet 2026

La course à l'échalote de Claude Zidi (1975) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Après avoir collaboré en 1974 sur La moutarde me monte au nez, le trio Claude Zidi, Jane Birkin et Pierre Richard se retrouvent un an plus tard sur le tournage de La course à l'échalote. Et si même leur première collaboration fut un succès, cette énième comédie du réalisateur et scénariste français n'est que trop rarement à la hauteur des attentes des fans de Pierre Richard. Trop farfelue mais aussi et surtout beaucoup moins amusante que le futur Bête, mais discipliné qui cette fois-ci mettra en scène Jacques Villeret en 1979, La course à l'échalote assemble tant de séquences, tant de péripéties qui n'ont ni queue ni tête que le film devient rapidement pesant. Contrairement à Bête, mais discipliné qui justement s'emploiera lui aussi à mettre en scène un bidasse dans un cortège de séquences improbables mais qui pourtant fonctionneront davantage... Le septième long-métrage de Claude Zidi met donc en scène pour la seconde fois le duo Jane Birkin/Pierre Richard. Cette fois-ci, l'actrice franco-britannique incarne Janet, une jeune employée de salon de coiffure qu'épie quotidiennement aux jumelles le fondé de pouvoir de la 20th Century Bank Pierre Vidal (Pierre Richard) auquel le directeur va très bientôt confier la direction pour une semaine pour cause de départ en vacances. Une confiance méritée pour un employé consciencieux qui va pourtant vivre une aventure à laquelle lui et sa petite amie Janet n'étaient pas préparés. En effet, tandis que l'homme d'affaire Bertrand de Rovère (l'acteur Claude Dauphin que l'on a pu notamment découvrir dans L'important c'est d'aimer d'Andrzej Żuławski, Le locataire de Roman Polanski ou encore Le pion de Christian Gion) a déposé quelques jours auparavant une mallette contenant un acte de cession des parts d’une société organisatrice de spectacles en blanc dans son coffre personnel, un hold-up a lieu le dernier jour d’intérim de Pierre Vidal visant directement le document en question. Rapidement soupçonné par le commissaire Brunet (excellent Michel Aumont), Pierre reçoit en outre la visite de Bertrand de Rovère qui désire retirer la mallette. Nous sommes le vendredi en fin de journée et Pierre fait tout pour retarder l'ouverture du coffre lorsque l'heure de fermeture de la banque arrive. Menacé par l'homme d'affaire qui le prévient de représailles si jamais le document a disparu à la réouverture le lundi suivant, Pierre n'a que deux jours pour retrouver les voleurs et pour mettre la main sur la mallette et les documents qu'elle contient...


Il est curieux de constater combien certaines comédies purent nous laisser d'impérissables souvenirs et se transformer au fil des décennies en une accumulation de séquences potaches pas franchement drôles. En bref, tout l'art d'un Claude Zidi qui mettra bien cinq années avant de proposer autre chose que des comédies franchouillardes de qualité plus ou moins médiocre. Car en attendant L'aile ou la cuisse, La zizanie, Les sous-doués (ou comment transformer une comédie scolaire nanardesque en film culte), Inspecteur la Bavure, les deux premiers volets de la saga Les ripoux, La totale ! ou le thriller Profil bas avec Patrick Bruel, il aura fallut ingurgiter d'innombrables gags bas du front même si certains d'entre eux font incontestablement partie du patrimoine français comme les quelques longs-métrages réalisés autour des Charlots comme Les fous du stade et Le grand Bazar (pour ne citer que les deux plus digestes des quatre que Claude Zidi tournera avec la troupe notamment formée autour de Gérard Rinaldi, Gérard Filippelli, Jean Sarrus et Jean-Guy Fechner). S'agissant de La course à l'échalote, toute la partie se situant à l’intérieur de la banque reste très convenable. L'on peut y apprécier les quelques gaudrioles proposées par un Pierre Richard égal à lui-même (le coup de la cuvette des toilettes). Pour le reste, entre la trop longue et pénible séquence du train et du ferry et le délire à peine descriptible qui la succède jusqu'au terme du récit, on pourra louer l'inventivité sans cesse renouvelée de Claude Zidi et des scénaristes Michel Fabre et Jean-Luc Voulfow et pourtant, c'est avec une certaine lassitude que l'on assiste à un débordement de gags au final fort peu distrayants. Au regard de la filmographie de Pierre Richard dont les propres longs-métrages ou les comédies d'Yves Robert, de Gérard Oury et de Francis Veber ont toujours été le signe d'une comédie française de qualité, Claude Zidi, et notamment à travers La course à l’échalote, témoigne d'une médiocrité relativement embarrassante. Notons enfin que Jane Birkin et Pierre Richard se retrouveront presque vingt ans plus tard sur le tournage de Mariées mais pas trop de Catherine Corsini pour une troisième et dernière collaboration...

 

mercredi 22 juillet 2026

Bête mais discipliné de Claude Zidi (1979) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Je dois dire que je m'attendais à tout sauf à ça ! Avec son titre qui fleure bon la comédie franchouillarde réalisée par un cinéaste capable du meilleur (Les ripoux, L'aile ou la cuisse, Association de malfaiteurs, La totale !, Profil bas) comme du pire (Les bidasses en folie, Les bidasses s'en vont en guerre, Ripoux 3), Bête mais discipliné mérite mieux que la cascade de critiques négatives qu'il se prend en pleine tronche depuis sa sortie en salle en 1979. Comme à son habitude, Claude Zidi signe une comédie survoltée, plus proche du nanar que des classiques du genre que son principal concurrent Gérard Oury réalisait à la même époque. Et pourtant, Bête mais discipliné dissipe un parfum de générosité qui n'appartient justement qu'à cette catégorie de films sans prétentions. Probablement écrit sur un coin de table un soir de beuverie en compagnie du scénariste Michel Fabre, le dixième long-métrage du réalisateur français enchaîne les séquences improbables dans un gloubiboulga qui convoque autant la comédie que l'espionnage ou la science-fiction. Démarrant comme une piètre comédie façon ''bidasses'' présentant un Jacques Villeret/Jacques Cardot en souffre-douleur de trois camarades de chambrée incarnés par Gérard Lanvin, Daniel Auteuil et le moins connu Pascal Benezech, le film vire au grand fourre-tout lorsque à défaut de pouvoir assurer la soirée qu'il a prévu de passer avec la charmante Sylvie Collin (Kelvine Dumour), notre héros, plus timide et maladroit que véritablement bête, est contraint par l'intransigeant agent secret de l'armée française Stévenin (Michel Aumont) de conduire une ambulance à l'arrière de laquelle se trouvent un scientifique (Dimitri Rafalsky dans le rôle du professeur Pavlov) et une mallette renfermant un gaz de son invention aux priorités étonnantes. En effet, celui-ci étant capable d’annihiler toute volonté humaine, il intéresse de très près les autorités qui décident alors de secrètement le transporter à bord de la dite ambulance. Ne l'entendant pas de cette oreille là, Jacques se débrouille pour endormir Stévenin et le professeur Pavlov lors du trajet afin de faire demi-tour et rejoindre sa bien-aimée. Mais à son arrivée, l'amoureux transit découvre que la jeune femme à prévu de passer la soirée avec un autre homme, le champion de tennis Patrice Cochy...


Un personnage incarné par Michel Robbe que les plus anciens connaissent bien puisqu'il fut surtout l'animateur de La roue de la fortune entre janvier et septembre 1987 sur TF1 avant de présenter les émissions La porte magique, En route pour l'aventure ainsi que Mémorama sur feu La Cinq... Une bonne grosse partie se déroule alors à l'hôtel des Thermes où bosse justement Sylvie et où Stévenin va louer une chambre afin d'espionner un couple de personnes âgées qui selon Jacques aurait dérobé la mallette renfermant le précieux gaz ! Commence alors une aventure pleine de péripéties aussi burlesques qu'invraisemblables, Michel Aumont passant le plus clair de son temps à naviguer entre les différents étages à travers les conduits d'aération de l'hôtel. Jacques faisant ensuite connaissance avec le joueur de tennis Patrice Cochy. Lequel reçoit la visite impromptue de sa sœur Ingrid qu'interprète la géniale et exubérante Catherine Lachens. Et le trio rejoignant enfin la charmante Sylvie pour un dîner pittoresque ! Bête mais discipliné part vraiment dans tous les sens et ce, pour le bonheur des amateurs de nanars à la française. Moins ''conne'' qu'elle n'en a l'air, l'écriture du film semble en outre avoir été mûrement réfléchie et s'impose non pas comme une vulgaire franchouillardise à la manière d'un Philippe Clair mais plutôt comme une somme d'idées compilées de manière il est vrai un peu farfelue. Cette fantaisie signée de Claude Zidi, pour le coup, mériterait presque le statut de comédie culte. D'autant plus que bien avant d'avoir signé un remake musclé de La totale ! avec True Lies, le cinéaste américain James Cameron semblait s'être déjà inspiré du cinéma de Claude Zidi pour Terminator. En effet, tandis que tout s'emballe, débarque l'acteur René Van De Val qui cinq ans avant Arnold Schwarzenegger s'affiche à l'écran avec une main en métal et un globe oculaire électronique de couleur rouge ! Bref, voilà une sympathique comédie française de la fin des années soixante-dix, pas piquée des hannetons et qui restera finalement comme l'une des plus délirantes de son époque...

 

mardi 21 juillet 2026

D'après une histoire vraie de Roman Polanski (2017) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Je me souviens encore très bien des quelques remarques qui me furent faites au sujet de La vénus à la fourrure de Roman Polanski. L'on jugeait moins des indéniables qualités de la mise en scène que du très mauvais jeu supposé de sa principale interprète Emmanuelle Seigner. Jugement hâtif ? Sans aucun doute, mais de ma part, aussi, probablement, un manque cruel d'objectivité puisque j'aime beaucoup celle qui me fit notamment vibrer en 1992 lorsqu'elle interpréta le rôle de Mimi dans Lunes de fiel, toujours signé de son époux, le cinéaste franco-polonais Roman Polanski... Tout risque d'être déjà nettement plus complexe que jamais s'agissant de D'après une Histoire Vraie que le couple tourna ensemble quatre ans plus tard après La vénus à la fourrure. Adaptation sur grand écran du roman éponyme de Delphine de Vigan à côté duquel j'eus visiblement la chance de passer si l'on en croit celles et ceux qui le comparent à sa transposition au cinéma, c'est donc l’œil non averti, l'esprit vierge et détaché de toute comparaison que je me suis lancé dans cette drôle d'histoire tournant autour de deux personnages féminins. À commencer par Delphine qu'interprète Emmanuelle Seigner et dont le prénom fait directement référence à la romancière à l'origine de l'ouvrage sorti en 2015. Car le roman D'après une Histoire Vraie de Delphine de Vigan s'inspire en effet en partie de sa propre existence. Du succès rencontré par un livre très intime dans lequel elle évoquait sa mère. Une œuvre qui provoqua diverses réactions de la part du public et de la critique qui occasionnèrent chez elle un véritable blocage créatif. De cette expérience personnelle, Delphine de Vigan tira donc un roman dans lequel elle détourna quelque peu le sujet pour le transformer en un thriller psychologique intense qui malgré certains avis me semble être parfaitement retranscrit à l'écran. Face à Emmanuelle Seigner, Roman Polanski lui impose la présence de l'actrice Eva Green. Une interprète dont on pourrait plus ou moins juger sa carrière comme étant exemplaire puisqu'elle ne se cantonne pas au cinéma hexagonal mais s'est vue notamment offrir l'opportunité de jouer pour Michael Haneke, Bernardo Bertolucci, Ridley Scott, Tim Burton ou encore Gregg Araki. Dans D'après une Histoire Vraie, Eva Green incarne le personnage de L. Jeune femme énigmatique et fascinée par Delphine, celle-ci s'immisce rapidement dans l'existence de la romancière qui depuis le succès de son premier roman est devenue incapable d'écrire la moindre ligne...


Au départ, tout va bien. L tente d'aider Delphine à se relancer dans l'écriture, l'aide à faire le ménage dans sa vie sociale, répond aux mails qu'elle reçoit à sa place et vient même s'installer dans son appartement après qu'elle ait apprit que son propriétaire allait la jeter dehors... Pourtant, peu à peu, la jeune femme se montre un peu trop entreprenante, prenant ainsi des décisions à la place de Delphine et sans même lui en parler. L resserre ainsi son étau autour de la romancière jusqu'à la manipuler et usurper son identité... Roman Polanski renoue ici avec l'une des facettes les plus fascinantes de son cinéma. Et si D'après une Histoire Vraie n'entretient aucun lien narratif avec la trilogie des appartements constituée de Répulsion, de Rosemary's Baby et du Locataire, il est clair que d'un point de vue psychologique, le personnage de Delphine rejoint ceux de Carol Ledoux, de Rosemary Woodhouse et de Trelkovsky dont l'esprit va dériver au cœur d'un récit mêlant délire et réalité. La différence entre D'après une Histoire Vraie et la trilogie étant qu'ici, l'entourage proche de l'héroïne n'est pas directement lié aux événements mais n'est que la conséquence des rapports qu'elle entretient avec cette nouvelle venue objectivement envahissante qu'Eva Green interprète avec tant ''d'intensité'' que l'on voit arriver le personnage mille lieues à la ronde ! Là où Roman Polanski cultive le mystère quant à l'existence réelle ou non du personnage de L se situe dans le dispositif qu'il met en place en évitant systématiquement de mettre la jeune femme en présence d'autres personnage que celui de Delphine. Ici, L agit comme un véritable poison dans l'existence de la romancière. Au sens propre comme au figuré d'ailleurs. Roman Polanski fait monter la pression et ce qui dans un premier temps ressemblait davantage à un petit (télé)film sans prétentions artistiques particulières se transforme en une redoutable machinerie de sape psychologique ! Moins clairement établi dans ce qui peut relever des domaines du réel et du fantasme que par le passé, la situation de Delphine se rapproche donc de l'univers des trois volets de la trilogie des appartements. À tel point que l'on peut se demander dans quelles mesures le cinéaste franco-polonais n'aurait pas choisi ici de la conclure par un quatrième et tardif opus. Brillant !

 

lundi 20 juillet 2026

Le bal des vampires de Roman Polanski (1968) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Lorsque l'on y songe, l'acteur, réalisateur, producteur et scénariste franco-polonais Roman Polanski aurait pu embrasser une carrière de cinéaste exclusivement spécialisé dans le fantastique et l'épouvante. Et pourtant, le sort ou un plan bien établit à l'avance en a décidé autrement. Cependant, au regard de Répulsion en 1965, Le bal des vampires en 1967, Rosemary's Baby en 1968 ou Le locataire en 1976 qui malgré ses atours de film fantastique demeure en réalité l'un des drames horrifico-psychologiques parmi les plus remarquables à avoir vu le jour sur un écran de cinéma, il est vrai que d'une certaine manière il a su anoblir des genres qui encore aujourd'hui et malgré leur évidente profusion restent pour certains un art mineur dans le septième art. The Fearless Vampire Killers adopte les mêmes velléités qu'un certain Young Frankenstein réalisé sept ans plus tard par Mel Brooks. Car dans un cas comme dans l'autre, il s'agit moins de se moquer d'un courant cinématographique que de lui rendre hommage sous le prisme de l'humour. De la comédie beaucoup moins potache que ses contemporains qui feront florès les décennies suivantes. La grâce avec laquelle Roman Polanski adopte son point de vue pour un genre qui fit ses premiers pas en littérature en 1819 avec l'ouvrage de l'écrivain et médecin britannique John Polidori, The Vampyre et au cinéma avec Le manoir du Diable de Georges Meliès reste avant tout son esthétisme. Le long-métrage semble en effet est en raccord total avec l’œuvre du peintre allemand Caspar David Friedrich. Même propension que le chef décorateur Wilfred Shingleton à dépeindre des environnements imposants, chargés d'un certain romantisme contemplatif. Tout comme le suisse Arnold Böcklin semble lui-même avoir été une source d'inspiration inépuisable à travers une œuvre à l'architecture gothique parcourue par la mort. Mais du gothique, justement, l'on retiendra surtout et avant tout, le cinéma britannique de la Hammer Film Productions et de ses quelques concurrents dont la Amicus qui noyèrent les années cinquante, soixante et soixante-dix d'un nombre impressionnant de longs-métrages mettant en scène des créatures issues du bestiaire fantastique.


Et donc parmi elles, les vampires. Ceux-là mêmes que l'on retrouve dans Le bal des vampires en 1967 où l'horreur est en permanence battu à plate couture par un humour parfois très grinçant. Roman Polanski n'en oublie cependant pas les fondamentaux du cinéma d'épouvante et fantastique. En ersatz du célèbre Comte Dracula, le Comte Von Krolock est incarné par un Ferdy Mayne qui lui-même marche sur les traces du plus connu des interprètes du mythique suceur de sang, Christopher Lee ! Moins productif en la matière que son concurrent britannique, il incarnera malgré tout le Comte Dracula une unique fois dans la comédie horrifique ouest-allemande Le Sabbat des vampires (Gebissen Wird Nur Nachts) de Freddie Francis en 1971 ! D'aucun pourrait considérer que le film de Roman Polanski a sévèrement pris un coup de vieux en près de soixante ans d'existence. Préférons plutôt lui prêter le terme de ''patine visuelle''. En réalité, le film est d'une beauté qui encore aujourd'hui est renversante. Comme posté devant une série de tableaux ayant pris vie, le spectateur ne peut être encore de nos jours que subjugué devant le travail colossal opéré par le chef décorateur Wilfred Shingleton donc, mais également par la costumière Sophie Devine ou le directeur de la photographie Douglas Slocombe. Le film n'aura ainsi subit les outrages du temps que pour celles et ceux qui ne jurent plus désormais que pour les blockbusters américains bourrés jusqu'à la gueule d'effets-spéciaux numériques. Là où sans doute le bas-blesse se situe dans le scénario de Roman Polanski et de Gérard Brach qui déjà a collaboré à plusieurs reprises avec le cinéaste franco-polonais. Car à bien y regarder, le sujet est on ne peut plus simpliste. 

 

Le scénario tourne autour du professeur et chasseur de vampires Abronsius (Jack MacGowran) et de son assistant Alfred (qu'incarne lui-même Roman Polanski) qui dès leur arrivée dans une auberge des Carpates sont saisis par l'ambiance et par le mutisme qui y règne dès que le premier évoque la présence dans la région d'un château ou l'existence des vampires. Tandis que le cinéaste s'emploie à filmer des séquences aussi inutiles qu'amusantes (l'aubergiste retrouvant de nuit sa maîtresse), le pire se prépare lorsque la fille des propriétaires est mordue par le Comte Von Krolock avant d'être kidnappée. Le reste de l'aventure se déroulera alors à l'intérieur du château où nos deux héros chercheront à sauver la jeune et délicieuse Sarah des griffes (ou plutôt des dents) du fameux Comte en question. Une Sarah interprétée par la magnifique actrice américaine Sharon Tate que Roman Polanski épousa un an plus tard mais dont on connaît bien évidemment le sort tragique puisque enceinte de plus de huit mois, la jeune femme fut assassinée par des membres de la ''Famille Manson'' dans la soirée du 9 août 1969. Comme Mel Brooks plus tard avec Frankenstein Junior, Roman Polanski parvient à doser à la perfection le comique avec les éléments surnaturels. Notons que le récit prend une certaines ampleur grâce à l'incroyable partition du pianiste et compositeur polonais Krzysztof Komeda auquel Roman Polanski confiera notamment celle de Rosemary's Baby un an plus tard. Bref, cinquante-neuf ans après sa sortie en salle, Le bal des vampires reste un classique du genre et un incunable pour celles et ceux qui voudraient s'initier au genre à travers une certaine ''légèreté''...


 

dimanche 19 juillet 2026

Evil Dead Burn de Sébastien Vaniček (2026) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

Après la trilogie de Sam Raimi réalisée entre 1981 et 1992, le remake signé de Fede Álvarez en 2013, la série produite entre 2015 et 2018 intitulée Ash vs. Evil Dead, le décevant Evil Dead Rise de Lee Cronin en 2023 et avant le retour de la franchise prévue pour 2028 avec Evil Dead Wrath de Francis Galluppi, le sixième opus est sorti il y a une dizaine de jours sur les écrans français. Après que la direction du remake ait été confiée à un cinéaste d'origine uruguayenne et le suivant à un irlandais, cette fois-ci, Sam Rami a fait appel à un français. Auteur du très remarqué Vermines en 2023, le réalisateur et scénariste Sébastien Vaniček a donc accepté la lourde tâche de reprendre les rênes d'une saga légendaires dont on espère d'ailleurs qu'un jour son créateur réalisera un nouveau segment. Peut-être reprendra-t-il le récit là où il l'interrompit en 1992 avec Evil Dead 3 : L'Armée des ténèbres mais toujours est-il qu'aujourd'hui, l'américain n'assure une fois de plus que le rôle de producteur... Si Evil Dead Rise n'était franchement pas terrible au point que l'on pouvait presque espérer que la franchise s'arrête là, l'arrivée hier sur les écrans de cinéma de Evil Dead Burn était pourtant très attendue. D'autant plus qu'en mettant en avant un cinéaste hexagonal, le film a des chances de toucher la fibre patriotique de certains spectateurs avides de renouveau dans le domaine du cinéma d'horreur français. Et même si le film est une œuvre collectivement produite et interprétée par des artistes venus de différents continents, Sébastien Vaniček y imprime sa patte tout en imposant dans le rôle principal d'Alice, l'actrice suisse de trente-quatre ans Souheila Yacoub ainsi que les néo-zélandais Hunter Doohan, Tandi Wright et Luciane Buchanan et les australiens Maude Davey et George Pullar... Suivant des séquences pré et post-générique, Evil Dead Burn nous présente Alice dont l'époux Will (George Pullar) est récemment décédé dans un grave accident de voiture. Accueillie par sa belle-famille pour les obsèques, la jeune femme est mal à l'aise. Surtout vis à vis du beau-père Edgar (Erroll Shand) qui ne l'a jamais vraiment appréciée. Notamment idéalisé par sa belle-mère Susan (Tandi Wright), Will était pourtant un homme très violent. Une tare qui semble d'ailleurs être de famille puisque Edgar se montre également très agressif envers Alice mais aussi envers sa famille que complètent son fils Joseph (Hunter Doohan) et l'épouse de ce dernier, Thya (Luciane Buchanan)... Bien qu'il soit relativement facile de critiquer le scénario pour sa pauvreté, ce que réussissent très bien à démontrer Sébastien Vaniček et le scénariste Florent Bernard est le rapport ténu qui existe entre les événements fantastiques qui vont se produire et la violence intrafamiliale qui existe chez cette famille depuis plusieurs générations...


Du moins depuis celle qui concerne Edgar puisque au détour d'une simple photo et de quelques discussion entre les divers personnages l'on comprend également que le script tente le pari osé de lier les protagonistes avec le plus emblématique personnage de la saga, Ash Williams. Une photo témoigne donc de la filiation entre le héros des trois premiers longs-métrages et de la série, perpétuant ainsi la lignée familiale puisque après avoir découvert le père de Ash dans Ash vs Evil Dead, voici que l'on découvre désormais une partie importante de sa descendance... Evil Dead Burn traite de divers sujets. À commencer par le deuil, la famille (ici tout à fait dysfonctionnelle) pour se diriger ensuite vers le fantastique, l'horreur et l'épouvante dans un contexte démoniaque qui rejoint donc l'évocation de la violence qui semble irrésolument toucher les membres masculins de la famille... Pour ne rien changer à la grande tradition de la saga et pour ne surtout pas déroger à l'immuable règle qui régit la série de longs-métrages depuis ses origines, Evil Dead Burn se montre extrêmement généreux en terme d'hémoglobine. Du gore qui tâche, qui gicle, des morceaux de corps qui valdinguent dans toutes les pièces et des traumatismes corporels qui repoussent de très loin tout ce que l'on a pu voir depuis les origines de la saga en 1981 ! Il est même probable que les habitués du genre risquent à une ou deux occasions de faire la grimace devant certaines séquences quand d'autres, moins coutumiers du genre détourneront probablement le regard à diverses occasions. La caméra de Sébastien Vaniček déborde d'une énergie salvatrice. Entre un découpage ultra nerveux qui n'empêche cependant pas la pleine lisibilité et un plan-séquence aux trois-quarts du récit qui montre le brio du cinéaste en matière de mise en scène et de direction d'acteurs, le film est absolument jouissif. Crade mais néanmoins doté d'un humour noir parfois assez féroce, ce retour à la campagne de la franchise après un détour plus ''urbain'' prouve que Sam Raimi a eu raison de confier ce volet à Sébastien Vaniček. Notons que le cinéaste a de nouveau confié la bande-musicale au duo de compositeurs français Double Danger...

samedi 18 juillet 2026

Je Préfère Qu'on Reste Amis... de Eric Toledano et Olivier Nakache (2004) ★★★★★★★☆☆☆



Claude Mendelbaum est défragmenter de logiciels informatiques chez Investek. Célibataire, timide et hypocondriaque, il est le fils d'une mère atteinte de la maladie d’Alzheimer. Ses amis se battent pour qu'il trouve une compagne depuis qu'il s'est séparé de son ex deux ans plus tôt, d'autant plus que son métier lui prend tout son temps. C'est lors du mariage de son meilleur ami Daniel qu'il fait la connaissance de Serge. "Marié à trente ans et divorcé à quarante" comme il aime le répéter sens cesse autour de lui, il rôde dans les mariages afin d'y faire des conquêtes féminines. Père de deux fillettes, il ne voit plus son ex-femme depuis deux ans. Toujours bien habillé, souriant et prêt à faire de nouvelles rencontres, Serge aborde Claude et s'en fait très vite un ami. Pourtant les deux hommes n'ont rien en commun. Serge aime sortir tandis que Claude, lui, préfère cloîtré chez lui. Pourtant, au contact du quinquagénaire, le jeune informaticien va découvrir un univers qui lui est étranger.

En effet, Serge va l'inviter à participer à une soirée un peu particulière. Un speed-dating lors duquel il devra faire ses preuves devant sept femmes, n'ayant pour chacune que sept minutes devant lui pour les convaincre qu'il est l'homme qu'il leur faut. Jeté dans la fosse au lion et pas du tout habitué de ce genre de situation, Claude se vautre lamentablement. Son ami Daniel lui aussi se mêle de sa vie privée et l'invite à rejoindre le cercle des célibataires inscrits dans la boite de rencontres Uni-Célib'. Mais là non plus, le succès n'est pas au rendez-vous.

C'est alors qu'en se rendant à un mariage auquel il n'a pas été convié en compagnie de Serge que Claude tombe sous le charme de la mariée...

Réalisé par le binôme Eric Toledano et Olivier Nakache, Je préfère qu'on reste amis... est une comédie légère et tendre entre deux acteurs français parmi les plus populaires. D'abord Gérard Depardieu, l'un des plus grand acteurs français mais auquel malheureusement plus personne ne semble vouloir offrir de très grands rôles. A ses côtés, Jean-Paul Rouve, aussi à l'aise dans la comédie que dans le drame (Bunker Paradise), est ce jeune homme sensible et timide qui s'habille comme un magasinier de supermarché et qui n'attire pas du tout la gente féminine.

On ne hurle pas vraiment de rire devant les facéties du duo et pourtant, tout fonctionne parfaitement. Les cinéastes parviennent même à injecter une forme d'émotion devant cette convaincante solitude que nos deux héros ressentent malgré l'image joyeuse qu'ils tentent de se renvoyer. Je préfère qu'on reste amis... nous fait également ressentir l'importance et le poids que peuvent avoir l'amitié et la solitude dans une vie. Claude zappe la première en se cloîtrant chez lui et s’accommode de la seconde en se persuadant qu'il s'agit chez lui d'un choix. Serge lui, ne peut concevoir la vie sans amitié et n'accepte aucune forme de solitude, au point d'aller traîner dans des mariages où il n'a pas été convié et des speed-dating qui le conforteront dans l'opinion qu'il a de ne pas encore être bon pour la casse. Rouve et Depardieu forment un duo épatant, d'abord étonnant, mais par la suite vraiment convainquant.

Je préfère qu'on reste amis... est une bonne surprise. Le film ne restera peut-être pas dans les annales, mais il a le mérite de nous faire passer un très agréable moment. Et n'est-ce pas là tout l'intérêt des comédies ?

A noter, la présence des regrettées Annie Girardot et Valérie Benguigui...
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