Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

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jeudi 7 mai 2026

Terminal Choice (Hardware : Meurtres par Ordinateur) de Sheldon Larry (1985) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Curieusement traduit en Allemagne sous le titre Todespoker (''Poker de la mort'') bien que cela ait en réalisé du sens et chez nous sous celui de Hardware : Meurtres par Ordinateur, le thriller horrifique de Sheldon Larry Terminal Choice se déroule intégralement dans une clinique américaine presque entièrement automatisée. L'entièreté des processus vitaux étant gérée par un puissant ordinateur, médecins et infirmières n'interviennent que lors d'opérations chirurgicales. Le personnage principal du récit se nomme Frank Holt et pour lui, les jours à venir vont s'avérer plutôt compliqués. En effet, l'une des patientes dont il avait la responsabilité meurt dans d'étranges circonstances. Les doses prescrites pour son traitement ayant été modifiées, celles-ci sont devenues léthales et la patiente est morte d'une hémorragie externe globale. Mais lorsque un autre malade dont il avait également la charge vient à décéder, les soupçons se portent directement sur lui. Et pour cause puisque le docteur Frank Holt est un ancien alcoolique qui désormais est soupçonné d'avoir repris la boisson et de s'être montré négligeant. Son ex petite amie Anna et lui vont non-officiellement se lancer dans la traque de celui qui semble tout manigancer afin de lui nuire tandis que le docteur Dodson sera chargé d'enquêter sur la série de meurtres qui continue d'endeuiller la clinique... Si Terminal Choice sort en salle aux Etats-Unis en mai 1985 sous ce titre, une seconde sortie est prévue cinq mois plus tard cette fois-ci sous le titre Death Bed ! Le titre du long-métrage connaîtra d'ailleurs plusieurs changements. C'est ainsi qu'il portera les noms de Critical List, Death List ou encore Trauma. Une habitude courante dans les années quatre-vingt qui permettait aux distributeurs de rallonger la vie de ce type de séries B vouées à finir leur existence dans les rayons des vidéoclubs. Le héros Frank Holt est interprété par l'acteur Joe Spano dont la carrière a débuté au début des années soixante-dix et n'a pas faibli depuis puisque entre la télévision et le grand écran il a tourné dans quatre-vingt dix longs-métrages et épisodes de séries télévisées. Notons parmi ses faits d'arme, la version féminine de L'homme qui rétrécit en 981 avec The Incredible Shrinking Woman de Joel Schumacher, la série Capitaine Furillo, le téléfilm Le grand tremblement de terre de Los Angeles en 1990 ou sa participation à deux épisodes de la série X-Files ainsi qu'à l'excellent Apollo 13 e Ron Howard en 1995...


Son personnage est donc ici accompagné de son ancienne amante Anna qu'interprète l'actrice Diane Venora qui sera notamment nommée aux Golden Globes en 1988 pour son rôle de Chan Parker Richardson dans Bird de Clint Eastwood. Parmi les personnages secondaires qui apparaissent comme de potentiels coupables, citons Robert Joy dans le rôle du docteur Rimmer ou bien Nicholas Campbell (Chromosome 3 et Dead Zone de David Cronenberg) dans celui d'Henderson. Parmi les victimes, nous reconnaîtrons l'actrice Teri Austin que l'on a pu notamment découvrir dans le soap opera Côte Ouest ainsi que dans différentes séries télévisées telles que Code Quantum, Arabesque ou encore La loi de Los Angeles avant qu'elle ne mette un terme à sa carrière afin de se consacrer à la protection des animaux en 2001. Le scénario de Neal Bell et Peter Lawrence perd volontairement les spectateurs dans tout un tas d'hypothèses sans pour autant être capables de rendre l'ensemble cohérent. Grippé par une mise en scène flemmarde et une interprétation vraiment pas à la hauteur des ambitions scénaristiques, Terminal Choice peut se voir comme une version émminamment allégée de concepts croisés tels que L'ascenseur de Dick Mass, Morts suspectes de Michael Crichton et même l'épisode de la série de science-fiction télévisée X-Files, Un fantôme dans l'ordinateur. Pourtant, le film de Sheldon Larry ne parvient à maintenir l'attention qu'à travers l'envie de connaître la vérité et grâce à quelques passages sanglants relativement répétitifs. Notons en outre que dans le rôle du docteur Dodson, l'acteur David McCallum (Des agents très spéciaux, L'homme invisible, NCIS: Enquêtes spéciales, etc...) est malheureusement sous employé. Bref, Terminal Choice demeure très anecdotique...

 

mercredi 6 mai 2026

The Crawlers aka Contamination.7 aka Troll 3 : Contamination de Joe D'Amato et Fabrizio Laurenti (1990)) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

 

Parfois honteusement titré Troll 3 : Contamination (mais qui donc de parfaitement sain d'esprit voudrait surfer sur le Troll de John Carl Buechler ou sur Troll 2 de Claudio Fragasso ?), The Crawlers de Joe D'Amato et Fabrizio Laurenti (tous deux respectivement cachés sous les pseudonymes de David Hills et Martin Newlin) sent d'emblée le nanar italien à plein nez. Comme tenterait à le prouver la société de production cinématographique fondée par Joe D'Amato en 1980, la Filmirage. Laquelle abritera dès lors nombre des productions réalisées par l'auteur d'Anthropophagus et d'Ator l'invincible ainsi que celles de plusieurs de ses compatriotes italiens, tels Umberto Lenzi, George Eastman, Claudio Fragasso ou encore Lucio Fulci. Firme à laquelle rendront d'ailleurs hommage dans notre pays David Didelot et ses collaborateurs à travers les quelque cent quatre-vingt huit pages de l'avant dernier numéro du cultissime fanzine Vidéotopsie paru en décembre 2017. L'écologie se retrouvant régulièrement au centre de diverses intrigues au cinéma, dans les années quatre-vingt, la mode était aux containers de déchets radioactifs, généralement abandonnés dans la nature. Deux ans avant que la catastrophe de Tchernobyl ne survienne au niveau du réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire V. I. Lénine à Pripiat, Douglas Cheek réalise le sinistre C.H.U.D dans lequel des clochards vivant dans les égouts de New York où sont entreposés des fûts de déchets radioactifs se transforment en mutants avant de s'attaquer aux habitants de la ville. La même année, les fondateurs de la société de production et de distribution de films américaine Troma Entertainment Michael Herz et Lloyd Kaufman démarrent le projet Tromaville et lancent toute une série de longs-métrage dont les plus célèbres d'entre tous demeurent les franchises The Toxic Avenger et Class of Nuke'Em High. Dans la première, le souffre douleur d'une université tombe dans un container radioactif et sous l'effet de la radiation se transforme bientôt en super-héros difforme sauvant la veuve et l'orphelin. Dans la seconde, une usine de produits chimiques est directement implantée en plein cœur de Tromaville, au grand dam des étudiants de l'université et des habitants de la cité. Dans une même veine, nous pourrions citer également Redneck Zombies de Pericles Lewnes, autre production Troma Entertainment dans laquelle, cette fois-ci en 1989, des individus se transforment en zombies après être entrés en contact avec un bidon de ces mêmes déchets radioactifs abandonné dans une forêt !


Quelques rares exemples de longs-métrages pas vraiment sérieux sur la forme et parfois, excessivement gore. Doté d'un budget que l'on devine aussi riquiqui que ceux alloués aux productions de Michael Herz et Lloyd Kaufman, The Crawlers, également connu sous le titre Contamination.7, prend pour cadre une petite bourgade de l'Amérique profonde. Ici, pas de rednecks mais un propriétaire de centrale nucléaire et un shérif corrompus jusqu'à la moelle. Les héros ? Un groupe de jeunes gens parmi lesquels, une jeune femme revenant dans sa ville natale des années après s'être installée dans une grande ville. Celle-ci réapparaît comme par hasard au moment où d'horribles événements vont se produire. En effet, alors que le propriétaire de l'usine produisant des déchets radioactifs s'en débarrasse en les faisant jeter dans la forêt alentour, la nature commence à se comporter de manière tout à fait inattendue. Effectivement, comme mues par une force invisible, les racines des arbres sortent de terre et avancent vers les habitations où elles s'attaquent à leurs propriétaires. C'est aidée de ses amis et de sa famille que Josie (l'actrice Wanja Mary Sellers) va tenter d'alerter les autorités, à défaut de quoi, le groupe tentera lui-même d'endiguer la lente mais irrémédiable progression meurtrière des végétaux... Aussi absurde que puisse être le sujet, The Crawlers fonctionne malgré tout et ce, sans être trop ridicule. La chose n'étant pas vraiment inédite, Sam Raimi avait déjà visuellement mis en pratique l'assaut et le viol d'une jeune femme par les branches d'un arbre dans le film d'horreur culte Evil Dead en 1981 ! Ici, rien d'aussi remarquablement créatif. L'on est plus proche d'une petite production à la manière de Kingdom of the Spiders de John « Bud » Cardos. Les araignées étant donc ici remplacées par des racines. Relativement répétitif, le long-métrage de Joe D'Amato et Fabrizio Laurenti réserve cependant deux ou trois plans gore plutôt sympathiques et efficaces. En revanche, l'on n'adouberons absolument pas l'infâme partition musicale composée par Carlo Maria Cordio qui dans le genre ''soupe'' est moins proche d'un velouté que de ces vieilles préparations à base de légume majoritairement constituées d'eau que nos vieux nous infligeaient voilà un demi siècle ! Au final, The Crawlers se regarde sans déplaisir. Comme un téléfilm du dimanche soir sur M6. Une curiosité qui n'a rien de mémorable mais qui aura le mérite de remplir un début de soirée morose...

 

mardi 5 mai 2026

The Headless Eyes de Kent Bateman (1971) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Il y a diverses façons d'aborder une œuvre telle que The Headless Eyes de Kent Bateman. Soit par curiosité pour tout objet filmique non identifié. Soit par rejet pour tout ce qui touche à la dépravation. Soit par fascination, et ce pour ces mêmes raisons. Celui-là a de bonnes raisons d'offrir matière à la discussion. Un OFNI qui l'est moins pour sa saveur de petite production fauchée comme les blés que pour son approche morbide et amateur de son sujet. Une thématique qui déjà à l'époque n'innovait déjà plus vraiment mais dont les charmes sont à ranger du côté crapoteux insufflé par l'image poisseuse, la réalisation bancale et l'interprétation habitée de son principal protagoniste. Un sujet autour duquel se concentre d'ailleurs la totalité du long-métrage. Car ici, l'enquête policière et les différentes déclarations des médias semblent être les derniers des soucis du réalisateur, scénariste et producteur qui signait là son tout premier long-métrage. Une carrière erratique pour Kent Bateman qui ensuite tournera deux films d'aventure, cinq épisodes de séries télévisées ainsi que le drame Bench at the Edge. Tout ceci en vingt-sept ans de carrière. Le bonhomme ne consacrant pas davantage de temps à l'écriture de scénarii ou à la production d’œuvres télévisées ou cinématographiques dont les mises en scène ne lui étaient d'ailleurs pas toutes destinées. Des types comme Arthur Malcolm (l'acteur suédois Bo Brundin dont la sporadique carrière s'étendra jusqu'en 2012), le monde en a connu un nombre invraisemblable. Rejoint très rapidement par la fiction qui s'est faite l'écho des exactions d'individus on ne peut plus inspirés lorsqu'il s'agit de s'en prendre à leurs semblables. Dans le grand Œuvre qui sert d'exutoire et de dispensaire aux refoulés qui ne sont jamais passés à l'acte et ont toujours préféré se délecter des pires horreurs projetées sur petits et grands écrans, The Headless Eyes se situe presque très exactement au croisement de deux des œuvres les plus marquantes de l'histoire du cinéma d'horreur et d'épouvante. Et pour être plus précis, celles qui mettent en scène des tueurs en série dont l'usage d'armes diverses et variées ne souffrent d'aucun manque d'imagination. Six ans auparavant, le pape du gore Herschell Gordon Lewis imaginait concevoir un film tournant autour d'un artiste-peintre (Gordon Oas-Heim dans le rôle d'Adam Sorg) qui dans Color me Blood Red tuait ses semblables afin de prélever leur sang et ainsi ajouter à ses œuvres un rouge ''parfait''.


De son côté, William Lustig créera en 1980 avec Maniac l'un des tueurs en série les plus iconiques et les plus flippants du septième art en la personne de Frank Zito (formidablement incarné par Joe Spinell. Un individu en proie à de terribles cauchemars dus à un sérieux complexe d’œdipe qu'il choisissait de résoudre en tuant principalement des femmes dont il prélevait ensuite les scalps pour les emmener dans sa sordide tanière et les planter au sommet des crânes de mannequins d'exposition. Au titre de ces deux exemples, The Headless Eyes emprunte au premier sa technique rudimentaire, à base de faux sang trop épais pour être honnête, de mise en scène bénéficiant de moyens financiers ridicules et d'une direction d'acteurs déplorable. Ajouté à cela, un faux hommage à Color me Blood Red auquel il emprunte également la profession de son héros, lui aussi artiste-peintre ! Près d'une décennie avant que Frank Zito ne vienne hanter les rues nocturnes de New-York pour y assassiner prostituées et autres représentantes féminines à la cuisse légère, Artur Malcolm opta bien avant lui pour des méthodes relativement peu commune. Car si des années plus tard Frank aura tendance à rentrer à la maison avec dans ses poches des sachets de plastique transparents renfermant des tribus prélevés à ses victimes, Arthur aura bien avant lui pensé à faire de même en ramenant dans son antre, les yeux des siennes. Victime lui-même d'une énucléation administrée par une femme qu'il tentait deux ans auparavant d'étrangler, voici que l'on découvre un individu totalement désaxé, obsédé par la question des yeux et hanté par on ne sait quelle entité qui s'amuse à lui glisser dans le creux de l'oreille des mots qui le poussent à agir de manière monstrueuse envers les femmes. Pour être tout à fait honnête, The Headless Eyes est assez mauvais. Bien qu'il remémore de manière relativement excitante les prémices du gore sur grand écran et que Bo Brundin est véritablement habité par son personnage, le gros soucis avec le long-métrage de Kent Bateman se situe surtout aux niveaux de l'écriture et du rythme. Passée une première demi-heure satisfaisante, ça n'est pas faire offense au réalisateur et à son œuvre que de dire qu'ensuite l'on se fait horriblement chier durant le reste du récit. Notons malgré tout que la bande-son signée d'un parfait inconnu demeure un modèle d'étrangeté que l'on rangera du côté de celle de Massacre à la tronçonneuse, oui, oui. Bref, une curiosité pour tous les amateurs de Serial Killers pas trop exigeants...

 

lundi 4 mai 2026

Michael d'Antoine Fuqa (2026) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Mettons déjà une chose au clair. Je ne suis et n'ai jamais été un grand fan de Michael Jackson même si tout comme parmi les amateurs de bonne musique qui comme moi restèrent généralement indifférent à son art, quelques chansons demeurent de vrais bons hits. Comme l'excellent Billie Jean, Don't Stop 'Til You Get Enough, Wanna Be Startin' Somethin' ou bien encore l'incroyable clip vidéo de Thriller dont la première diffusion sur une chaîne hexagonale eu lieu dans l'émission animée par Michel Drucker Champs-Élysées au mois de décembre 1983. Un clip qui aujourd'hui encore demeure comme l'un des grands moments de la télévision française. Sans oublier bien évidemment sa première partie de carrière au sein des Jackson Five qu'il constitua aux côtés de ses frères Tito, Jackie, Jermaine et Marlon, Pas fan, donc, mais très sensible à la vie qu'a pu avoir l'artiste américain. Au point, oui, d'avoir très envie d'aller découvrir le biopic que lui a très récemment consacré cette année le réalisateur américain Antoine Fuqa. Sobrement intitulé Michael, ce long-métrage de plus de deux-heures s'est pris une volée de bois vert de la part d'une partie des critiques professionnels américains et français et je voulais savoir pour quelles raisons. Au sortir de la salle, je dois avouer avoir eu beaucoup de mal à comprendre le sens de certaines critiques même si au fond et de manière tout à fait objective, j'en suis ressorti tout sauf essoré, ébloui ou plus simplement conquis par le spectacle auquel je venais d'assister. Alors que bon nombre de long-métrages pourtant d'excellente qualité n'ont malheureusement pas la chance de voir le jour sur grand écran mais sur des plates-formes de streaming, Michael aurait tout aussi bien pu être directement projeté dès sa sortie dans les salons accueillant de grands écrans plats tant le film d'Antoine Fuqa semble à des années-lumière de tout ce que le septième art est désormais capable de nous offrir en terme de technique de l'audiovisuel. Doté d'un budget pourtant confortable de cent-cinquante cinq millions de dollars, d'un support musical et d'un sujet en or, Michael renvoie directement à ce que pourraient produire de ''mieux'' des techniciens dévolus au seul format télévisuel...


Pas spécialement alléchant, le film ressemble trop souvent à un vieux téléfilm sans pour autant avoir ne serait-ce qu'une once des qualités que pouvait avoir l'excellent Le Roman d'Elvis que réalisa en 1979 le réalisateur John Carpenter. Un téléfilm lui aussi, réalisé cette fois-ci par un maître du septième art pourtant généralement spécialisé dans le cinéma fantastique et d'horreur et qui pourtant avait réussi le pari de changer temporairement de registre pour s'attaquer à un autre mythe de la variété américaine, Elvis Presley. Pour autant, le biopic d'Antony Fuqa n'est pas le désastre annoncé. Et même si celles et ceux qui connaissent mal le contenu des tabloïds pour qui la vie de Michael Jackson fut une manne financière s'attendaient probablement à en apprendre davantage que le simple déroulement d'une vie au contact d'un père violent et autoritaire avec, à l'horizon, l'émancipation de la star mondiale, que reste-t-il réellement de l'art créatif ? Quelques menus story-boards gribouillés au coin d'une table et retranscrits lors de rachitiques plans à l'écran ? Adoubé par la propre famille de Michael, on comprend alors mieux quelles furent les restrictions imposées. Trop lisse, pas assez aventureux et insuffisamment critique, les fondations de l’œuvre ne tiennent en réalité qu'à travers l'incarnation de Jaafar Jackson. Le neveu de Michael, dont la ressemblance est souvent bluffante. Sans oublier les chorégraphies et la reconstitution des concerts qui demeurent parfaitement réalistes. À dire vrai, Michael fait ''presque'' le même effet que la projection de La tour sombre, cette chose inerte et sans ambition réalisée en 2017 par Nikolaj Arcel et qui demeure sans doute la pire adaptation d'un très, très, très gros pavé écrit par le romancier américain Stephen King. Dans un cas comme dans l'autre, les attentes furent longues et le résultat en dessous de tout. Deux mythologies cinématographiquement tuées dans l’œuf ! Michael s'interrompt d'ailleurs subitement sur un fondu au noir avec le message ''Son histoire continue'', juste avant que les différentes polémiques qui émaillèrent la vie de la star n'interviennent sur le devant de la scène. Un peu comme s'il était encore nécessaire de préserver l'image du Roi de la pop alors que le mal fut fait de son vivant...

 

dimanche 3 mai 2026

Las Trompetas del Apocalipsis de Julio Buchs (1969) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Tout commence avec le retour à Londres du marin de profession, Richard Milford. Lorsque celui-ci arrive chez sa sœur, c'est pour apprendre qu'elle s'est apparemment suicidée. Malgré des témoignages qui vont à l'encontre des certitudes de la police qui a depuis bouclé l'affaire, la mort par suicide a donc été officialisée. Pourtant, lorsque Richard apprend que le professeur de musique de sa sœur s'est lui aussi suicidé, le marin décide de se lancer dans sa propre enquête. Sur les conseils d'une connaissance de sa sœur, l'homme commence par se rendre dans une discothèque où à ses habitudes un certain Boris Molders dit ''Le roumain'' ! Puis c'est au tour du neveu du professeur de musique de recevoir la visite de Richard Milford..... Le héros évolue dans un monde de hippies très caricaturaux, ressemblant à des gourous, des messies ou des hommes des cavernes, défoncés à la marijuana, portant des peaux de bêtes tandis que leurs pendants féminins adoptent parfois des tenues typiques du peuple amérindien. Bref, c'est la cour des miracles car quoi qu'on en dise, quoi qu'on en pense, l'image édulcorée de l'homme ou de la femme prônant les vertus du ''Peace and Love'' s'efface ici au profit d'une violence exacerbée que l'on prêtera pourtant historiquement et généralement aux '' Blousons Noirs'' !  Musique psychédélique et funky sont au programme d'un giallo d'un genre assez particulier où le défilé d'un certain nombre d'adonis laisse entendre que le réalisateur sait s'entourer d'interprètes charismatiques... Comme cela arrive parfois dans ce genre de production, la police n'en branle pas une et semble vouloir demeurer sur ses positions : celle selon laquelle la sœur de Richard Milford s'est suicidée. Et quand bien même le professeur de musique de la jeune femme aurait perdu la vie dans des conditions étrangement similaires, pour les flics cela ne fait pas un pli: Suicide ! Suicide ! Suicide ! Notre marin de profession se voit donc ainsi contraint d'enquêter personnellement sur le décès de sa sœur. Si les spectatrice tomberont probablement sous le charme de Brett Halsey ou de Manuel del Blas, les spectateurs, eux, seront évidemment séduits par les actrices Marilù Tolo et Romina Power. En outre, le titre original du long-métrage du réalisateur et scénariste madrilène Julio Buchs Las Trompetas del Apocalipsis semble durant un temps vouloir se référer indirectement aux sept trompettes du Livre de l'apocalypse sonnant chacune à leur tour l'avènement d'événements apocalyptiques !


Mais en réalité, malheureusement, rien d'aussi mystico-religieux même si l'on reste éventuellement dans une même veine à travers ce récit finalement moins farfelu qu'il n'en a l'air. Car si trompettes du Livre de l'apocalypse n' ont finalement aucun rapport, c'est bien d'un écrit vieux de plusieurs millénaires dont il s'agit ici. Un texte très ancien provenant de la Mésopotamie et dont la pleine comprehension ordonné visiblement l'usage d'une drogue bien spécifique... causant de graves hallucinations qui pousserait donc ses usagers au suicide ! En dehors du cadre strict du récit, de l'interprétation et de la mise en scène qui sont souvent tout juste passables, quelques anecdotes plus ou moins croustillantes tournent autour des différents titres qu'ont donné au long-métrage de Julio Buchs les différents distributeurs à travers le monde. Du fait qu'il s'agisse d'une production italo-espagnole, le film ne porte pas le même selon qu'il s'agisse de sa distribution dans l'un et l'autre de ces pays. Si en Espagne celui-ci est donc connu sous l'appellation Las Trompetas del Apocalipsis et aux États-Unis sous celle de Murder by Music, chez nous il fut très sobrement traduit sous le titre de Mortelle symphonie. Mais aussi sous celui de Perversion Story. Et pour celles et ceux qui connaissent bien le cinéma du réalisateur italien Lucio Fulci, cette traduction peut prêter à confusion puisque l'auteur de Frayeur, de L'au-delà ou de La maison près du cimetière réalisa la même année que Las Trompetas del Apocalipsis, l'excellent Una sull'altra. Un autre giallo qui chez nous fut également renommé sous le titre Perversion Story. Par contre, lorsque l'on évoque le titre propre à la distribution transalpine du long-métrage de Julio Buchs, c'est là que les choses se gâtent. En effet, sous l'appellation I Caldi Amori di una Minorenne se cache la très ambiguë traduction Mon amour tendre pour un mineur. Drôle de choix lorsque l'on y pense, surtout que l'évocation propre au titre italien ne se réfère jamais au contenu du film... A Final, Las Trompetas del Apocalipsis est une œuvre mineure du genre Giallo. Atypique, parfois surprenante, mais aussi terriblement datée...

 

samedi 2 mai 2026

L'Armée des Douze Singes de Terry Gilliam (1995) - ★★★★★★★★★☆




Adaptation du film "La jetée" de Chris Maker, L'Armée des Douze Singes voit James Cole (incarné par un Bruce Willis fantastique et loin de ses rôles de héros brutaux et charismatiques), prisonnier sous terre en l'an 2035, vivant à l'abri d'un air devenu dangereux à respirer, au même titre que les autres survivants de l'espèce humaine, devenir le cobaye bien malgré lui d'une expédition visant à récolter dans un passé pas si lointain que ça, des informations qui pourront peut-être permettre de comprendre ce qui a pu décimer la quasi totalité de l'espèce humaine en 1996.

D'abord envoyé par erreur en l'an 1990, c'est à dire six ans avant que la catastrophe ne se produise, il est retrouvé errant en pleine rue vêtu d'une simple tenue de plastique transparente et semble délirer, affirmant qu'il vient du futur. Bien sûr, personne ne le croit et, pris pour un fou, il fera la connaissance du docteur Kathryn Railly interprété par la superbe Madeleine Stowe, et ira faire un séjour dans un hôpital psychiatrique où il fera une nouvelle rencontre en la personne du jeune Jeffrey Goines campé par Brad Pitt, jeune bourgeois aux idées farfelues fils d'un richissime homme d'affaire mais qui semble avoir envers ce dernier une haine sans limites.

Cole sera assez vite rapatrié dans "son présent" où il devra se justifier de son internement en 1990. Il affirmera avoir été envoyé à cette époque par erreur et sera vite réexpédié en 1996, peu de temps avant que la catastrophe annoncée ne se produise, afin de récolter assez d'éléments pouvant permettre d'éviter que le monde ne bascule dans le chaos. Il rencontre à nouveau le docteur Railly pour qui les retrouvailles sont loin d'être une sinécure puisque pour elle, six années se sont écoulées et qu'elle a gardé de Cole un bien mauvais souvenir. Pour lui, rien n'est encore acquis. Il doit encore gagner la confiance d'une femme qui l'a fait enfermer plusieurs années auparavant pour troubles mentaux alors que pour lui, ces six années n'ont duré en réalité que quelques heures. Il retrouvera aussi Jeffrey, toujours aussi perturbé mais cette fois-ci libre des entraves de tout institut psychiatrique.


Là où le film fait preuve d'une intelligence rare, c'est qu'il évite tout poncifs liés à ce type de scénarios catastrophes. Cole entre les mains duquel tous les espoirs d'une humanité décimée repose, va être l'acteur principal d'une quête insoluble après qu'il ai trouvé en une organisation clandestine, la fameuse armée des douze singes, dont les affiches encombrent les murs de la ville, la responsable des maux qui vont mener la race humaine vers son destin tragique. Une armée menée par Jeffrey lui-même, inspiré qu'il fut six ans auparavant par un Cole qui émit alors une idée qu'il faudra aux spectateurs découvrir par eux-même.On comprends alors assez tard, et même beaucoup trop tard que James Cole est sur la mauvaise voie, que ce qu'il a pris pour une organisation dangereuse n'est pas le déclencheur de ce pourquoi il a été envoyé dans le passé. Et lorsqu'il réalise l'ampleur de son erreur, il est déjà trop tard. Il va mourir dans les bras du docteur Railly sans avoir pu vivre ce qui semble clairement être le début d'une histoire d'Amour entre elle et lui.

Au delà d'une histoire réellement prenante, on est fasciné par le jeu des différents intervenants. Tous donnent le meilleur d'eux mêmes et il estcurieux de voir Bruce Willis blessé dans son corps et dans son âme alors qu'on avait l'habitude de le voir dans des rôles plutôt musclés. Brad Pitt, lui, est irrésistible comme à son habitude et notamment dans sa gestuelle et dans sa façon de s'exprimer (à noter que le doublage en français est remarquable). Les décors n'étonneront pas les fidèles de Gilliam qui retrouveront le coté décalé du bonhomme mais qui seront peut-être surpris par l'apparente mais relative fluidité du scénario. Pendant plus de deux heures, on en prends plein les mirettes, et il n'est pas rare de ressentir tout types d'émotions allant même jusqu'aux larmes lorsque survient la fin tragique du héros principal...

Un film absolument remarquable et visionnaire...


vendredi 1 mai 2026

Jeonjijeok Dokja Sijeom (Omniscient Reader: The Prophecy) de Byung-woo Kim (2026)

 


 

Kim Dok-ja (Ahn Hyo-seop) est employé dans l'entreprise Minosoft en tant que stagiaire lorsque son contrat arrive à terme. Lecteur assidu du roman en ligne Three Ways to Survive the Apocalypse (Trois façons de survivre à l'apocalypse), il est surtout le dernier à avoir tenu jusqu'à ce que l'histoire arrive à son terme. En effet, la popularité du roman ayant dégringolé, son auteur a décidé d'y mettre un terme. Mécontent du résultat final de l'ouvrage, Kim Dok-ja décide de se plaindre directement en envoyant un message à son auteur. En réponse, TLS123 (c'est le nom de l'écrivain) propose au jeune homme d'inventer lui-même une nouvelle fin au roman d'origine dans lequel, Yoo Joong-hyuk (Lee Min-ho) demeurait le seul survivant parmi les héros. Tandis que Kim Dok-ja retrouve dans le métro son ancienne collègue de travail Yoo Sang-ah (Chae Soo-bin) elle aussi arrivée au terme de son contrat, un dokkaebi (créature légendaire issue du folklore coréen) annonce aux voyageurs qu'à dix-neuf heures l'humanité va devoir affronter divers scénarii imposés par des... Constellations. Des entités qui vivent dans le ''Star Stream'' et qui observent les humains à distance tout en influençant le cours des événements. Bon, je devine que certains font déjà la gueule et se demandent quel est tout ce charabia que j'emploie depuis le début de cet article... Dokkaebi ? Constellations ? Star Stream ? Et c'est sans compter sur le nom généralement imprononçable des différents protagonistes qui demandent parfois du temps pour être clairement intégrés au sein du récit. Une histoire qui dans le cas de Jeonjijeok Dokja Sijeom (Omniscient Reader: The Prophecy) prend son temps puisque le dernier long-métrage du réalisateur et scénariste sud-coréen flirte avec les deux heures ! Je vous avouerai que ce genre de production n'est pas du tout ma came et qu'elle semble de toute manière promise à une carrière qui ne reposera que sur l'attention des fans de ce genre de films typiquement asiatiques. Il y a pourtant certains éléments auxquels pourront se raccrocher les néophytes qui comme moi refusent de boire à la source de ce genre de scripts tellement surréalistes qu'ils en deviennent totalement imbuvables...



L'ironie étant que dans mon cas, le surréalisme en question est une donnée que j'envisage généralement de manière plutôt optimiste. Mais ici, malheureusement, il demeure peu d'éléments qui permettent véritablement de raccorder la fiction à la réalité... Du côté des toutes petites références qui permettront aux réfractaires de croire ne serait-ce qu'un instant en l'illusion, le script de Kim Byung-woo et de Lee Jeong-min (lequel repose sur le roman en ligne éponyme de Sing Shong) aborde le début du récit et quelques passages à venir sous le même angle que la série sud-coréenne à succès Ojing-eo Geim de Hwang Dong-hyuk connue chez nous sous le titre Squid Game. De quoi offrir à une partie des spectateurs l'espoir d'une œuvre dont certaines mécaniques furent déjà employées dans cette excellente série diffusée entre 2021 et 2025. Les autres, eux, que l'on considérera appartenir en majorité à une tranche d'âge variant entre seize et trente-cinq ans et dont l'hygiène de vie compose très certainement entre la lecture d'ouvrages de ce type et les jeux vidéos... Non pas que Jeonjijeok Dokja Sijeom soit exclusivement réservé aux fans de Manga, de Manhwa (son équivalent sud-coréen), de Kaijū eiga ou de jeux vidéos façon Japanese Role-Playing Game, Action-RPG dont les combats ne seraient pas spécifiquement basés sur l'ATB (Active Time Battle), mais tant de furie, de débauche de CGI de médiocre qualité (certains décors ainsi que les différentes créatures sont franchement laids), de combat qui ressemblent à des cinématiques de jeux vidéos m'ont totalement sorti du récit ! C'est d'autant plus dommage que Byung-woo Kim fut l'auteur l'année dernière du sympathique Daehongsu (Submersion), un mélange entre science-fiction, action et catastrophe suffisamment original pour sortir du cadre classique. Sans doute pas le film de la décennie ni même de l'année mais riche en rebondissements. Ici, on passe à tout autre chose. Il devient donc très difficile d'évaluer un film tel que Jeonjijeok Dokja Sijeom lorsque l'on n'est absolument pas un spécialiste du genre...

 

jeudi 30 avril 2026

L'Uomo più Velenoso del Cobra (Plus vénéneux que le cobra) de Bitto Albertini (1971) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Traduction quelque peu erronée de L'Uomo più Velenoso del Cobra, Plus vénéneux que le cobra du réalisateur, scénariste et directeur de la photographie italien Bitto Albertini se voudrait certainement calife à la place du calife avec son titre très proche d'un genre dont s'est fait le maître transalpin Dario Argento mais en réalité, le film n'a pas grand chose à voir avec le Giallo ! Car si L'Uomo più Velenoso del Cobra est effectivement parsemé de meurtres et si les raisons pour lesquelles les victimes tombent les unes après les autres ne sont pas clairement évoquées dès le départ, certaines spécificités propres au genre sont ici éludées. Pas de traumatisme lié à l'enfance, de sexualité ou d'aliénation. Mais plus encore, le visage du tueur est ici visible dès la perpétration du premier assassinat ! Et donc, pas de mains gantées de noir cachant l'identité du meurtrier... Dans le cas de L'Uomo più Velenoso del Cobra, le réalisateur s'intéresse à Tony Garden (l'acteur George Ardisson), homme retranché en Europe qui après l'annonce de la mort de son frère revient aux États-Unis bien que certaines personnes n'aient pas très envie d'apprendre son retour après qu'elles aient été foncièrement agacézs par son comportement passé. Avec un prénom qui sans doute ne lui a pas apporté autant de problèmes dans son pays d'origine qu'il n'en aurait probablement eu dans les cours d'école françaises, Bitto Albertini, aussi peu connu soit-il sur notre territoire fut tout de même à l'origine des deux premiers volets de la série de longs-métrages intitulés Black Emmanuelle que reprirent notamment à leur compte et coup sur coup Joe D'Amato dans les années soixante-dix puis Bruno Mattei et Claudio Fragasso la décennie suivante. Auteur en outre de l'improbable trilogie Les Trois Fantastiques Supermen, l'homme signa également parmi une filmographie constituée de plus de vingt longs-métrages, Giochi Erotici Nella Terza Galassia, fausse suite de Starcrash : Le Choc des étoiles de Luigi Cozzi intitulée chez nous StarCrash 2 : Les Évadés de la galaxie III ! Le synopsis de L'Uomo più Velenoso del Cobra écrit par Ernesto Gastaldi, Eduardo Manzanos Brochero et Luciano Martino ne vous rappelle-t-il pas celui de Full Contact de Sheldon Lettich dans lequel Jean-Claude Vandamme incarna dix-neuf ans plus tard le rôle de Léon Gautier qui après avoir fuit la Légion Étrangère revenait aux États-Unis pour retrouver l'épouse et la fille de son frère jumeau, lequel fut la victime d'un meurtre ?


Partant d'un postulat de base similaire, les deux films prennent cependant des voies bien différentes puisque Full Contact reste tout d'abord et avant tout un film d'action essentiellement tourné vers les combats au corps à corps. Également interprété par Erika Blanc, actrice qui fut la première à incarner l'iconique Emmanuelle du roman éponyme d'Emmanuelle Arsan avec Io, Emmanuelle tandis que le personnage deviendra réellement célèbre au cinéma après avoir été interprété en 1971 par le mannequin néerlandais Sylvia Kristel dans le film de Just Jaeckin Emmanuelle, celle-ci joue ici le rôle de Leslie Garden, la belle-sœur du héros. Ensemble, ils vont essayer de trouver l'assassin de Johnny, le frère de Tony. Plusieurs pistes s'imposent alors à eux. Dont celle d'un certain Louis Mortimer (Luciano Pigozzi) qui sera pourtant tué dans d'horribles circonstances par le même assassin. Quittant ensuite l'Amérique pour rejoindre le continent africain, le ''couple'' suit alors la piste d'un certain George MacGreves (Alberto de Mendoza), une ancienne relation qui vit désormais au Kenya... Avec son contexte dans lequel les deux frères avaient à une époque l'habitude de traîner dans les cercles mafieux, on pense rapidement que la messe est dite. Et si la résolution de l'énigme a pour effet de nous réserver une surprise relativement surprenante et que le titre semble promettre l'une de ces histoires bien tordues propres au Giallo, L'Uomo più Velenoso del Cobra démontre surtout que son auteur n'est absolument pas à la hauteur des enjeux. Et que dire de l'acteur George Ardisson ? Son interprétation hautement fadasse n'arrange rien. Bitto Albertini a eu beau diriger la photographie de plus de soixante projets cinématographiques, il semble ici avoir négligé l'un des aspects artistiques et techniques les plus fondamentaux. Le film est laid, mal cadré et tout comme le prouve la séquence du safari, tout ou presque sonne faux. Bref, un ratage quasi complet d'où n'émerge donc qu'une révélation finale inattendue...

 

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