Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

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mardi 1 septembre 2026

Amsterdamned de Dick Maas (1988) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Tandis qu'il remporta en 1984 le Grand Prix du Festival international du film fantastique d'Avoriaz avec le film fantastique et d'horreur L'Ascenseur (De Lift), le néerlandais Dick Maas allait refaire parler de lui en 1988 avec le bien nommé Amsterdamned. Un mélange entre policier et slasher plutôt efficace même si dans ses grandes lignes, le troisième long-métrage du réalisateur et scénariste originaire de Heemstede en Hollande-Septentrionale fait souvent preuve d'un classicisme qui le fait ressembler à un mélange entre la série policière néerlandaise Baantjer (l'équivalent des séries française Commissaire Maigret et allemande Derrick) et ces nombreux film d'horreur mettant en scène d'insaisissables tueurs en série cachés derrière un masque et des costumes plus ou moins excentriques ! Si l'acteur Huub Stapel a fait toute sa carrière ou presque dans son pays d'origine, on peut dire qu'il doit sa reconnaissance mondiale à Dick Maas qui fit de lui le héros de L'ascenseur dans lequel il incarna le personnage de Felix Adelaar, un mécanicien de la compagnie néerlandaise Deta Liften chargé de réparer l'ascenseur d'une grande tour. Fidèle interprète de son compatriote néerlandais, Huub Stapel réapparaîtra notamment dans la comédie Flodder en 1986, sa suite six ans plus tard Flodder in Amerika! ainsi que dans Sint en 2010... Dans Amsterdamned, il interprète cette fois-ci le rôle de l'inspecteur Eric Visser. Père d'Anneke (Tatum Dagelet), il enquête sur une série de meurtres particulièrement horribles qui endeuillent la ville d'Amsterdam. La particularité du tueur est que celui-ci ne rode non pas dans les rues de la ville mais parmi les cent-soixante canaux s'étalant sur environ cent kilomètres qui constituent le réseaux maritime de la cité. Autre point intéressant, le tueur est affublé d'une tenue intégrale de plongée. S'agissant des meurtres, si leur originalité reste à prouver puisque le tueur use généralement d'un couteau de plongée, c'est la mise en scène de certains d'entre eux qui intéressera surtout l'amateur de slashers ou de gialli. À commencer par le meurtre de la prostituée qui ouvre le bal. Après avoir été attirée de nuit sous les eaux d'un des canaux de la capitale des Pays-Bas, son corps est retrouvé suspendu à l'un des nombreux ponts de la ville. Un bateau-mouche rempli de touristes dont une bonne majorité d'enfants passant en dessous dès le lendemain matin, le corps encore tout sanguinolent laisse une large traînée de sang au passage de l'embarcation...


Parmi les victimes de notre insaisissable assassin, deux écologistes venus récolter l'eau des canaux afin d'en étudier la composition, une quêteuse, un pêcheur et quelques-autres malheureuses proies qui auront le malheur de tomber entre les mains du tueur. Du côté de l'enquête, rien que de très banal. Et même si les investigations menées par Eric Visser avancent pas à pas, on a parfois l'impression que l'homme est davantage intéressé par sa nouvelle relation avec la séduisante Laura (Monique van de Ven qui joua notamment dans Turks fruit et Katie Tippel de Paul Verhoeven en 1973 et 1975) que par la traque du tueur. Pourtant, une scène en particulier tentera de nous convaincre du contraire. En effet, après avoir déroulé son intrigue sur un rythme plutôt lent et lors de meurtres assez peu sanglants en dehors d'une sympathique décapitation, Dick Maas nous offre une séquence de poursuite absolument géniale nous permettant ainsi de découvrir la magnificence de la ville d’Amsterdam, de ses nombreux ponts et de ses canaux. Une séquence longue, virevoltante, énergique derrière le volant de hors-bords qui rappelle parfois les meilleures courses-poursuites entre les personnages interprétés chez nous à l'époque par Jean-Paul Belmondo et divers criminels. Sauf qu'ici, tout se passe sur l'eau ! Notons la présence de Hidde Maas qui contrairement à ce que l'on pourrait croire n'a aucun lien de parenté avec Dick Maas. Ici, il incarne le rôle du psychiatre et ami de Laura, Ruysdael. Le personnage sera d'ailleurs au centre d'un quiproquo qui mènera l'intrigue vers un twist final inattendu. Se chargeant encore une fois de la mise en scène, de l'écriture et de la partition musicale, Dick Maas signe avec Amsterdamned un sympathique petit film que l'on rangera également dans la catégorie des films d'horreur même s'il n'entre pas officiellement dans celle-ci. Notons enfin qu'en 2025 et après près de dix années de silence, le cinéaste est revenu à la réalisation avec Amsterdamned 2 dans lequel Huub Stapel y reprend le rôle de l'inspecteur Eric Visser. Un film qui en France n'est malheureusement pas encore disponible...


 

lundi 31 août 2026

Shí ren sha de Huanxiang Chen (2023) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Derrière le titre Shí ren sha se cache en fait un énième film de requin tueur. Et si la principale originalité du long-métrage réalisé par Huanxiang Chen provient du fait qu'il soit originaire de Chine, l'autre minuscule intérêt de l’œuvre se situe peut-être dans son approche beaucoup plus sérieuse de son sujet face à une cohorte de films généralement originaires des États-Unis et qui pour une grande partie d'entre eux ont choisi entre autres séquences plus ou moins gore de donner dans un humour potache relativement misérable... Le film qui à l'internationale est sorti sous le titre Shark Evil s'ouvre sur la traque d'un grand requin blanc par des braconniers qui vont réussir à le harponner mais sans parvenir à le tuer. Bien au contraire, ce sont ces hommes qui vont mourir entre les mâchoires de la bête qui parviendra à fuir tout en étant cependant raccordée par une chaîne au chalutier désormais déserté de toute présence humaine... L'intrigue se poursuit ensuite avec des jeunes diplômés venus fêter leur réussite à bord d'un yacht loué pour l'occasion. Piégés en pleine mer et traqués à leur tour par le requin, nos quatre vacanciers vont devoir apprendre à survivre au danger qui rode tout autour d'eux... Le lieu de l'action étant donc très limité malgré la vaste étendue d'eau qui s'offre à nos personnages, le réalisateur ainsi que son scénariste Gao Feng n'ont tout d'abord pas d'autre choix que de remplir les vides du script par des lignes de dialogue aussi interminables qu'inintéressantes. À leur arrivée sur le quai avant qu'ils ne prennent le large, le cinéaste tente de créer des tensions entre certains individus. Et notamment entre Chen TongYan et Cheng YuFei qu'interprètent respectivement les actrices chinoises Xiaoxuan Wei et Fan Dong. La première est la petite amie de Wu Liang (Xin Zer Tan) tandis que la seconde est une vieille connaissance du beau jeune homme qui prépare avec cette dernière une surprise pour Chen TongYan. L'occasion pour Huanxiang Chen de multiplier les quiproquos dans ce qui semble n'être pour l'instant qu'une comédie romantique pour adolescent(e)s en fleur sur le visages desquel(le)s bourgeonnent leurs premiers boutons d'acné !


Malgré l'américanisation du titre qui une fois traduit signifie en réalité ''Requin mangeur d'hommes'', l'on pourrait croire à une énième variante hybridant l'une des ces puissantes créatures marines à des mythes ancestraux du cinéma fantastique et d'épouvante parmi lesquels l'on trouve notamment un requin fantôme (Ghost Shark), un requin à plusieurs têtes (dont le record semble avoir été obtenu avec 6-Headed Shark Attack), un requin-pieuvre (Sharktopus et ses suites), un requin qui évolue dans le sable (Sand Shark), un requin vampire (Sharkula), des requins déboulant après lors d'avalanches (Avalanche Sharks), un requin robot (Roboshark) et bien évidemment des requins transportés par des tornades avec la série des Sharknado dont le nouvel épisode devrait sortir sous peu. Beaucoup moins agité du bocal et malgré sa ''traduction'' en anglais, Shark Evil se rapprocherait donc potentiellement du style beaucoup plus premier degré des Dents de la mer de Steven Spielberg même si l’œuvre du cinéaste chinois s'en éloigne drastiquement d'un point de vue émotionnel et qualitatif. Ici, il ne se passe pas grand chose. Et si le requin, créé en images de synthèse, a parfois plutôt belle allure en comparaison de la majorité des créatures qui évoluent dans ce type de long-métrage, il faut reconnaître que l'on se fait souvent chier devant ces allers-retours incessants entre la surface et les fonds marins. Le film finit par opposer les deux jeunes femmes dont les ''accompagnateurs'' de sexe masculin sont déjà en train d'être digérés par la bête lors d'un dernier acte se déroulant à bord du chalutier appartenant aux braconniers. En dehors d'une toute petite exploration des lieux que l'on aurait sans doute aimé finalement voir se prolonger, là encore, Huanxiang Chen peine à exploiter les failles psychologiques de ses deux héroïnes et le reste du long-métrage n'est qu'une succession de séquences émotionnellement vides jusqu'à un acte final que l'on devine déjà bien en amont. Pour enfoncer le clou, Shí ren sha n'est même pas doté de la moindre petite séquence gore. Lorsqu'une victime finit dans l'eau, désormais entre les mâchoires du requin, seules quelques bulles de sang remontent à la surface. En dehors de la blessure exposée sur la jambe droite de Chen TongYan, il n'y a donc rien à se mettre sous la dent. Bref, le long-métrage de Huanxiang Chen n'est à conseiller qu'aux fans purs et durs du genre. Les autres risquent de s'ennuyer ferme...

 

dimanche 30 août 2026

Unborn de David S. Goyer (2009) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Cette fois-ci, ça n'est pas sur la recommandation d'un ami (depuis renié pour m'avoir fait perdre plus d'une heure trente de mon temps devant Que justice soit faite) mais sur celle de l'un de ces jeunes vidéastes (influenceurs ?) qui s'amusent à compiler par thèmes bien précis certains courants cinématographiques comme l'horreur avec, à la clé, la promesse d'une expérience relativement intense. Et une fois encore, berné par cette petite voix qui ne cesse de me répéter que je n'ai pas ressenti de réel effroi devant un film depuis de nombreuses années et que je devrais par conséquent me laisser tenter, j'ai plongé ! Mais comment ne pas tomber dans le piège d'un script qui à l'origine peut effectivement éveiller une certaine envie de découvrir quelque chose de nouveau ? Quelque chose de neuf, d'innovant et pourquoi pas, oui, de réellement angoissant ? Imaginer qu'une jeune femme victime d'effrayants phénomènes puisse découvrir par exemple l'existence d'un frère jumeau mort à sa naissance. Que le script du réalisateur et scénariste David S. Goyer puisse ensuite évoquer occultisme et trauma de la seconde guerre mondiale à travers les propos d'une vieille dame qui n'est autre que la grand-mère de l'héroïne. Que certains des dits phénomènes renvoient dans leur physionomie crépusculaire à certains éléments propres à la mythologie Silent Hill. Que la jeune femme soit alors poursuivie par une entité maléfique qui la traque et qu'avec l'aide d'un rabbin celle-ci cherche à définitivement s'en débarrasser. Casey Beldon (l'actrice Odette Annable) se lance dans une enquête familiale qui la rapprochera toujours plus de la terrible vérité qui l'englobe elle, sa famille et des expérience occultes menées par les nazis. On pense alors aux travaux notamment menés par Heinrich Himmler et plusieurs responsables de la SS qui tous se penchèrent sur d'anciennes traditions nordiques, sur le mysticisme germanique et pire, s'intéressèrent à l’ésotérisme et aux théories raciales. Une pseudo-science visant comme on le sait à créer une population de pure race germanique. Dans le cas de Unborn, le concept demeure pourtant relativement flou et renvoie même parfois aux horreurs pratiquées par un Josef Mengele de triste mémoire. Mais tout ceci, aussi passionnant que puisse être ce mélange détonnant entre idéologie nazie et satanisme ne servent qu'à justifier un propos qui trouve rapidement ses limites.


L'ajout de ce gamin dont l'allure supposément effrayante n'est que la énième itération de l'Enfance Diabolique chère au cinéma d'épouvante. Alors que le genre s'empare depuis toujours des mythes, des cultures et des croyances religieuses du monde entier tout en connaissant une forte recrudescence dans ce domaine depuis une bonne grosse dizaine ou vingtaine d'années, Unborn s'emmêle les pinceaux en étirant son concept sans jamais produire l'effet escompté. Malgré l'originalité du scénario, l'on est très vite sûr d'une chose : Le long-métrage de David S. Goyer n'apporte aucune eau au moulin de l'épouvante malgré des visions qui parfois, il faut l'avouer, s'avèrent plutôt efficaces. Pas de quoi cependant se laisser glisser sous les draps au terme de la projection jusqu'à ce que la nuit passe et que le jour se lève. Usant de tous les subterfuges vus, connus et rebattus du cinéma d'horreur consistant à placer aux bons moments des jumpscares qui feront peut-être sursauter les plus sensibles, Unborn apparaît presque immédiatement comme le film ringard que l'on ne pouvait cependant pas pressentir à la lecture du scénario. D'autant plus que l'on espérait à travers la présence de Gary Oldman dans le rôle du rabbin Sendak que le film soit un tant soit peu convaincant. Au crédit du réalisateur et des concepteurs des effets-spéciaux numériques nous concéderont que certains plans révèlent un vertigineux potentiel. De ces murs qui se dégradent pour libérer des hordes d'insectes jusqu'à ces quelques séquences qui mettent en scène humains et animaux la tête complètement renversée nous pouvions là encore espérer le miracle se voir accomplir. Et pourtant, Unborn n'est au final qu'un énième petit film d'horreur inefficace que l'on oubliera très rapidement...

 

samedi 29 août 2026

Beneath de Ben Ketai (2014) - ★★★★★★☆☆☆☆



George Marsh fête son départ à la retraite en compagnie de ses collègues et de travail et de sa fille Samantha. Cette dernière s'invite pour la toute dernière journée de travail de son père qui aura lieu le lendemain. Malgré les avis partagés, Sam accompagne l'équipe de mineurs six-cent pieds sous terres dans le but d'extraire du charbon.
Mais rien ne se passe comme prévu et lors de l'extraction de la roche sédimentaire, deux mineurs dévoilent une nouvelle galerie. Cette découverte coïncide avec un tremblement de terre qui provoque la chute des poutres préservant la stabilité du plafond. L'équipe toute entière se retrouve bloquée au fond de la mine. Plusieurs membres meurent et l'un d'eux, Mundy, se retrouve avec une vilaine blessure à la jambe.

Afin de parer au manque d'air qui risque de se manifester dans les heures qui viennent, George et les autres décident de se réfugier dans la Chambre, une pièce pourvue d'assez de nourriture, d'eau et d'oxygène pour tenir jusqu'à l'arrivée des secours. Mais alors que les hommes sont enfin à l'abris, des bruits extérieurs leur font penser qu'il y a peut-être d'autres survivants. Confiant la garde de Mundy à a fille Samantha, George quitte l'abri en compagnie de ses hommes et part à la recherche d'éventuels survivants...

Le film de Ben Ketai s'ouvre sur la toute fin des événements qui vont nous être contés pour ensuite nous plonger dans un huis-clos particulièrement étouffant et retranscrivant assez fidèlement le contexte angoissant dans lequel doivent travailler les mineurs de fond. Beneath se targue d'être basé sur un fait-divers réel authentique survenu à Brackett en 2013 et dans lequel un groupe de mineurs s'est retrouvé piégé à près de deux-cent mètres de profondeur.

Curieusement (ou volontairement), l’œuvre du cinéaste rappelle quelques grands moments de frissons bien connus des amateurs de sensations fortes. En effet, Beneath possède un arrière-goût de The Descent de Neil Marshall et de Sanctum de Alister Grierson. L'affiche du film est d'ailleurs presque un copier/coller de celle de ce dernier. Contrairement au film de Neil Marshall, celui de Ben Ketai demeure énigmatique jusqu'à la fin concernant l'entité qui ronge l'esprit de l'équipe de mineur. Bien que quelques indices viennent étayer une forte impression de menace réelle mais fantastique, on reste un peu dans le flou et ce, même jusqu'à la toute dernière minute.

L'un des principaux atouts de l’œuvre est bien cette oppression quasi permanente et qui ne cesse de s'accentuer qui démarre aussitôt que les mineurs descendent au fond du trou. Et pour accentuer ce malaise évident, le cinéaste insiste sur les yeux écarquillés et le visage crispé de son héroïne (interprétée par l'actrice Kelly Noonan) pour nous foutre la pression. Si le film ne parlera pas à certains, il est certain que les claustrophobes de tous poils ne resteront pas insensible devant cette œuvre en permanence plongée dans le noir. Et même si les personnages manquent de profondeur, on s’intéresse surtout au sort qui leur est réservé et à ces pseudos fantômes qui viennent gâter leur étouffantes péripéties. Ben Ketai rempli parfaitement son rôle et Beneath contient tout ce qu'il faut pour en faire un bon petit film d'épouvante claustrophobe...


vendredi 28 août 2026

Taken de Pierre Morel (2008) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Après avoir évalué les dégâts de manière je l'espère, tout à fait respectueuse tout en compressant mon muscle du plancher pelvien pour ne pas me pisser dessus de rire concernant la pathétique projection de Que justice soit faite de F. Gary Gray, il fallait bien un petit reshoot de Taken premier du nom signé en 2008 par le réalisateur et directeur de la photographie français Pierre Morel pour réévaluer l'état de santé du thriller de la fin des années 2000. Preuve que ça n'est pas systématiquement dans les vieux pots que l'on fait la meilleure confiture puisque l'un et l'autre ne sont séparés que d'une année seulement. Quatre ans après le dystopique Banlieue 13 qui donnait une image à l'époque peu glorieuse de notre société et qui pourtant de nos jours lui ressemble de plus en plus, Pierre Morel signait donc en 2008 un petit film d'action qui sous couvert d'avoir été notamment produit par Luc Besson reste encore aujourd'hui comme l'un des plus efficaces thrillers dans lequel le cinéaste français eu la bonne idée de mettre des billes. Autour de plusieurs sociétés de production qui comme elles celle de Luc Besson a choisi de faire confiance au projet, c'est donc bien par l'entremise d'Europacorp que l'auteur du Grand bleu, de Subway, du Cinquième élément ou du pitoyable Valérian et la Cité des mille planètes et producteur de Haute tension d'Alexandre Aja, Danny the Dog de Louis Leterrier ou la série des Taxi a investi dans ce thriller nerveux littéralement habité par un Liam Neeson ultra-charismatique. Dans le rôle de Bryan Mills, un ancien agent secret américain, l'acteur promet à celui qui vient d'enlever sa fille qui venait tout juste de débarquer à Paris avec sa meilleure amie de le chercher, de le trouver et de le tuer ! Protecteur au point d'étouffer la charmante Kim (Maggie Grace), sa fille donc, Bryan possède des compétences et des relations qui vont lui permettre de remonter jusqu'à la source. Un réseau de trafic sexuel qui agit notamment sur le territoire français. Pour le père de l'adolescente, c'est tout d'abord le choc. Mais pas de temps à perdre puisque l'un de ses anciens partenaires lui prédit que si dans les quatre-vingt seize heures il n'a pas retrouvé sa fille, il ne la reverra jamais... Dans le rôle de l'ex-épouse du héros, l'actrice et mannequin néerlandaise Famke Janssen que l'on connaît notamment pour son rôle de Jean Grey dans la franchise X-Men.


Elle interprète dans Taken l'exact opposé de son ex. acceptant de donner toujours plus de liberté à leur fille, le long-métrage oppose donc tout d'abord deux attitudes. Un aspect qui sera rapidement relégué au second plan puisque l'essentiel de l'histoire est donc moins dans la description d'une cellule familiale éclatée que dans le récit d'une course contre la montre d'un père remontant un réseau criminel par étapes. Ici, pas de chichis. Les morts se comptent par dizaines pour le plaisir des amateurs de gunhfights et de combats au corps à corps mais aussi pour un public beaucoup plus large tant Pierre Morel parvient à produire une œuvre dynamique interprétée en outre par un Liam Neeson qui en impose tout d'abord par sa stature d'un mètre quatre-vingt treize et ensuite par ses prouesses physiques directement issues de l’entraînement qu'il suivit scrupuleusement auprès de l'ancien soldat du SAS Mick Gould qui lui inculqua le combat à mains nues et l'usage de différentes armes. Pierre Morel a surtout compris qu'il fallait faire avancer l'intrigue par échelon et ne surtout pas trop en donner au spectateur dès le début. Ne serait-ce qu'en matière de combat au corps à corps, il ne faut pas s'attendre à des contacts physiques qui perdurent dans le temps et ça n'est que lors de l'assaut final à bord du yacht d'un richissime homme d'affaire arabe incarné par Nabil Massad opposant Bryan au chef de la sécurité Ali (Jalil Naciri) que l'on assistera à un duel qui vaut bien la plupart des scènes d'action visibles dans les film d'origines philippine, coréenne ou encore thaïlandaise... Taken brosse le portrait de bons gros méchants qui passeront tous pour notre bonheur à la casserole. À commencer par l'albanais Marko Hoxha (Arben Bajraktaraj) qui kidnappa Kim, le directeur adjoint de la DST Jean-Claude Pitrel interprété par le français Olivier Rabourdin, sans oublier celui qui organise la vente des jeunes femmes à de richissimes individus, Patrice Saint-Clair qu'incarne quant à lui le franco-britannique Gérard Watkins. Bref, Taken assume complètement son statut de thriller simple et sans prise de tête. De l'action, des combats, une pluie de balles pour un très jouissif défouloir...

 

jeudi 27 août 2026

Que justice soit faite de F. Gary Gray (2009) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Sur les conseils d'un ami très proche dont le film de chevet, je préfère le préciser, est La soupe au chou de Jean Girault, ami que l'on pourrait donc davantage considérer de nanardophile dans le meilleur de cas et de franchouillardophile dans le pire que de véritable cinéphile ou cinéphage, j'ai regardé il y a deux jours le très évocateur Que justice soit faite de F. Gary Gray. Un réalisateur, producteur et acteur d'origine afro-américaine dont je ne connaissais jusque là que l'assez peu satisfaisant quatrième volet de la franchise Men in Black sous-titré International. En parcourant sa filmographie, je constate ensuite que le bonhomme a également réalisé le huitième opus de la saga Fast & Furious dont la seule évocation me donne des hauts le cœur de dégoût ! L'ami en question, pour qui élégance, raffinement, chic et délicatesse passent par une bonne grosse séance de flatulences en plein air (j'entends par là, celles de nos regrettés Louis de Funès et Jean Carmet) m'affirme sans rougir que tous ceux auxquels il adressa ce film comme celui à ne surtout pas manquer apprécièrent l'expérience. Ni une, ni deux, et sans avoir au préalable demandé à qui avait été destiné ce précieux conseil, je me lançais donc dans cette expérience de thriller mâtiné de vengeance tardive scrupuleusement préparée par un époux et un père dont la femme et la petite fille furent assassinées par deux dangereux criminels venus cambrioler leur demeure. Bref, le genre de Vigilante dont j'attendais qu'il réussisse presque à me faire oublier les premiers volets de la fameuse licence Death Wish incarnée par sieur Charles Bronson dans les années soixante-dix, quatre-vingt et quatre-vingt dix. Et d'une certaine manière, il y réussit. Non pas grâce à ses qualités, celles qui par définition sont surtout et intrinsèquement liées aux desiderata du fervent admirateur de bousins dont les budgets flirtent à minima avec les cinquante millions de dollars, mais grâce (et ici, en l'occurrence, à cause) de ses nombreuses invraisemblances qui en se superposant les unes aux autres font de Que justice soit faite, un authentique cas d'école. Prendre à ce point le spectateur pour un con en lui faisant avaler des couleuvres par dizaines en espérant qu'il passera un moment agréable dénué de toute réflexion quant au virage systématiquement improbable du récit, oui, je le dis, je l'écris, F. Gary Gray et le scénariste Kurt Wimmer prennent vraiment les spectateurs pour des crétins. On comprend alors que Frank Darabont ait préféré prendre ses jambes à son cou pour divergence artistique. Pas de chance pour Gerard Butler qui incarne ici le rôle de l'époux et père meurtri qui prendra dix ans pour fomenter sa vengeance. Car après avoir consciencieusement préparé la mort des deux criminels, l'ingénieur Clyde Alexander Shelton n'en aura pas pour autant terminé et fera payer à toutes celles et ceux qu'il juge responsable du prix de leur ''trahison''...




L'un des faits les plus remarquablement absurdes du script de Kurt Wimmer concerne tout d'abord l'accord obtenu par le procureur Nick Rice (Jamie Foxx) au sujet de Clarence Darby (Christian Stolte) auquel il demande de témoigner contre son complice Rupert Ames (Josh Stewart) afin que celui-ci soit condamné à mort lors de leur procès ! Si celui qui n'a pas encore mis les pieds dans le plat en visionnant cette indigence scénaristique généralisée que représente Que justice soit faite a peu de chance de comprendre où se situe la ''coquille'', l'autre est saisi par tant d'incohérence. Car le procureur en question préfère effectivement négocier avec le véritable assassin qu'avec son complice ! Imaginez donc ce dernier être exécuté par injection tandis que Clarence Darby ira passer quelques années en zonzon avant d'être libéré pour bonne conduite. Profitons de l'occasion qui nous est offerte pour évoquer les nombreuses ellipses qui viennent briser le peu d'intérêt qu'aurait pu théoriquement offrir le long-métrage. Car la vengeance en question, prometteuse sur le papier et sur les lèvres de mari et père revanchard, n'est ni plus ni moins qu'éludée en un peu moins de temps qu'il ne faut pour le dire ! Mais ce qu'il y a probablement de pire avec Que justice soit faite reste sans aucun doute la caractérisation de notre héros qui plus qu'un ingénieur est devenu au fil du temps un stratège du crime, omniscient, qui en outre a eu suffisamment de temps pour développer des capacités qui semblent aller bien au delà de celles du personnage incarné par Liam Neeson dans l'excellent Taken. Expert en informatique, en explosifs, en droit, en psychologie et même en manipulation ! Autant dire qu'à côté de lui, n'importe quel super-héros Marvel ou DC Comics ne peut faire le poids. F. Gary Gray pousse si loin le curseur que son thriller, sous couvert de confronter la Justice à des problématiques d'ordre moral, juridiques et procéduriers (bien loin d'atteindre de ce point de vue là l'intensité du tragique et bouleversant La Vie de David Gale d'Alan Parker) finit par devenir involontairement drôle. Et encore, faut-il s'être tout d'abord assuré de ne pas être atteint d'Hypomimie avant de se lancer dans l'aventure car sinon, vous aurez la désagréable impression d'être atteint de paralysie faciale tant vous aurez envie de rire sans pouvoir cependant y parvenir ! Au final, Que Justice soit faite est assez difficile à évaluer, entre thriller poussif et parodie inconsciente...

 

mercredi 26 août 2026

L'iguane à la langue de feu de Riccardo Freda (1971) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Alors que précédemment je m'infligeais L'étrange couleur des larmes de ton corps de Hélène Cattet et Bruno Forzani dont je n'ai longtemps pas osé mettre en ligne l'article que je lui ai consacré de peur de me prendre la foudre de la part des fans du duo, il fallait bien un petit retour en arrière au cœur des fascinantes annales du Giallo pour me remettre de cette expérience cinématographique qui se regarde un peu trop le nombril à défaut d'être capable de nous offrir un scénario qui tient debout ! Direction l'Italie, donc, pays de naissance d'un sous-genre mêlant Policier, Slasher et Horreur (et parfois même, une pointe de sexe) dont les racines se situent dans l'univers du livre et remontent en 1929 lorsque l'éditeur italien Arnoldo Mondadori lança la collection Il Giallo Mondadori. Outre les histoires décrites dans des romans qui au départ demeurent des éditions d’œuvres d'auteurs originaires de Grande-Bretagne ou des États-Unis à l'image d'Agatha Christie, Edgar Wallace ou Arthur Conan Doyle, l'une des particularités de la collection est cette couleur jaune qu'arborent les couvertures et qui donne son nom au genre. Parmi les grands cinéastes qui marquèrent le Giallo et profondément l'esprit des spectateurs, Mario Bava et Dario Argento demeurent sans doute parmi les plus iconiques. Il y en eu d'autres, plus connus des véritables amateurs. Comme Lucio Fulci, lequel deviendra plus tard le roi du gore craspec, glauque et transalpin. Ou encore Sergio Martino, Umberto Lenzi ou encore Massimo Dallamano et Antonio Margheriti. Quant à lui, Riccardo Freda œuvra dans divers genres. Du film historique au péplum, en passant par l'horreur, le fantastique et donc, le Giallo. Si l'on considère l'ensemble de sa carrière riche d'une cinquantaine de longs-métrages, le giallo ne représente qu'une part infime de son œuvre. Se comptant sur le bout des doigts, le réalisateur et scénariste italien signa en 1971 L'iguane à la langue de feu (ou L'iguana dalla lingua di fuoco dans sa langue d'origine). Ah oui ! Autre spécificité que l'on rencontre dans le genre Giallo : ses titres parfois à rallonge et poétiques. Dessinant les contours de récits qui se voudraient dès leur intitulé, fascinants, énigmatiques, sauvages, mais qui dans le cas de celui-ci reste de piètre qualité. Rien d'étonnant à ce que l'on y découvre qu'un tueur dont l'identification ne surviendra que sur le tard s'en prend à de jeunes et jolies femmes. Un individu qui, comme cela est généralement le cas dans le genre, est ganté de noir et use d'armes blanches...


Mais ici, ce qui fait de l'assassin un cas particulier et sa propension à jeter au visage de ses victimes le contenu de fioles remplies de vitriol. Les défigurant ainsi avant de les égorger. L'un des premiers meurtres s'avère d'ailleurs relativement gore puisque en gros plan l'on assiste à l'égorgement d'une jeune femme dont le visage a tout d'abord été sévèrement brûlé. Désormais, reste à savoir qui est le tueur. Principal fond de commerce d'un genre que l'on comparera aux Whodunit britanniques, découvrir l'identité de l'assassin étant l'élément essentiel du Giallo, ne demeure plus alors pour le cinéaste et le scénariste qui s'aventurent dans le genre que de broder autour de divers suspects et de protagonistes parmi lesquels l'on retrouve souvent des inspecteurs de police chargés de mener de difficiles et noueuses enquêtes policières. Ici, Riccardo Freda multiplie les détails (LES ? En réalité, plutôt LE) de manière très lourde, appuyée et insistante. Comme s'il voulait s'assurer que le spectateur, sans doute trop stupide pour le faire sans l'emploi d'artifices, saisit bien que tel ou tel personnage EVIDEMMENT ambigu est un suspect potentiel ! C'est ainsi que tous les personnages ou presque semblent être atteints de lynétaphilie. Hommes et femmes arborent une paire de lunettes COMME le meurtrier. Et vas-y que je te balance le même jump scare sonore chaque fois que déboule à l'écran un protagoniste portant à la main ou sur le nez l'une d'entre elles, qu'elle soit de soleil ou non ! Bien évidemment, Riccardo Freda impose à ses interprètes d'en faire des tonnes question ambiguïté. Le long-métrage offrant son lots de personnages très douteux, certains arborant un faciès de péd#phile, le genre à traîner du côté des écoles en imperméable gris, la main dans le pantalon. Des ''clones'' de François Hollande, adipeux et au regard malsain ! Bref, une galerie de personnages plus proches des pervers tels qu'on peut les concevoir que des criminels sanguinaires tels que l'on pourrait les considérer dans l'imaginaire des tueurs en série de fiction. Notons que parmi les interprètes l'on découvre dans certains rôles ''principaux'', l'acteur italien Luigi Pistilli (Et pour quelques dollars de plus, Il était une fois dans l’Ouest, La queue du scorpion ou encore Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon), Anton Driffing (Les Canons de Navarone, Les héros de Telemark) ainsi que quelques actrices au charme indéniable, telle l'allemande Dagmar Lassander... Au final, si L'iguane à la langue de feu n'est pas un mauvais film, il ne marque absolument pas le genre Giallo de son empreinte. Une œuvre fade et parfois confuse...

 

mardi 25 août 2026

Undertone de Ian Tuason (2026) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Sniiiiiif.... Vous la sentez cette odeur désagréable qui nous vient d'Outre-Atlantique qui dans un ordre de grandeur et dans la catégorie qui nous intéresse ici sert pour beaucoup de modèle à suivre ? Ben moi, j'la sens qui diffuse ce même parfum de tromperie qui voilà près de vingt ans déjà nous piégea ma compagne et moi lorsque nous nous décidâmes à pousser la porte du CGR de Narbonne pour aller découvrir ce long-métrage dont tout le monde parlait à l'époque, Paranormal Activity. Cette chiure que d'obscures petites natures ou de producteurs et distributeurs malhonnêtes prétendaient être un film d'horreur terrifiant ! On le savait, pourtant, qu'acheter nos places était une idée aussi peu lucide que de jeter directement notre argent dans la première benne à ordures se présentant sur notre chemin. Et pourtant.......... Aujourd'hui, il vaut mieux avoir des relations qui vous permettent de vous jeter dans la gueule du loup sans prendre trop de risques. Ou plus simplement, sans ressentir le désolant constat d'avoir connement allégé votre porte-monnaie sans vous être au préalable muni d'un maximum d'informations au sujet du film que vous avez prévu de découvrir ! Épargnant cette fois-ci la femme de ma vie, c'est donc chez un pote très au fait des moyens de circulation numérique permettant de voir un film avant tout le monde que j'ai pu découvrir Undertone du réalisateur, scénariste et producteur Ian Tuason. Au regard d'un budget ne dépassant pas les cinq-cent mille dollars, l'on peut se demander ce qui se cache derrière cette œuvre au succès apparemment phénoménal sur le territoire américain et dont ''tout le monde'' parle désormais chez nous. Phrase à prendre avec des pincettes puisque autour de moi, et après avoir fait le tour de mes connaissances, personne n'en a jamais entendu parler jusqu'à aujourd'hui ! ''Hype'', ''Buzz'', des termes qui souvent me donnent envie de remettre ma doudoune même en plein cagnard. Trop frileux à l'idée de retomber dans le panneau et d'avoir une fois de plus perdu quelques deniers supplémentaires, c'est les mains dans les poches, la moue boudeuse et les idées pas franchement éclairées que je passais donc la porte de l'appartement du pote en question pour m'étaler de tout mon long sur son sofa. Une bière à la main et l'autre à proximité du paquet de cigarettes, Undertone démarra son intrigue de manière très rudimentaire...


L'histoire ? Une femme (Nina Kiry dans le rôle d'Evy) s'apprête à lancer son nouveau podcast hebdomadaire en réseau qu'elle réalise à distance avec son ami Justin (Adam DiMarco). Seule avec sa mère qui à l'étage s'apprête visiblement à rendre son dernier souffle, Evy apprend de la bouche de Justin qu'il a reçu dix étranges fichiers que le jeune homme lui propose de diffuser durant leur nouvelle émission. Evy accepte et voilà que les emmerdes commencent... Évoquer en préambule le long-métrage réalisé par Oren Peli en 2009 ne tient pas du hasard. Bien au contraire. Car si Undertone ne se présente pas ouvertement comme le Found Footage que fut Paranormal Activity à son époque, il en reprend d'une manière assez originale, il est vrai, le concept. Ici, rien ne passe pourtant réellement ou du moins majoritairement par l'image mais passe au contraire par le son. Cet élément qui produit en général un mécanisme propre à l'effroi. En ce sens, le long-métrage de Ian Tuason s'avère assez remarquable. Un sound-design travaillé en profondeur afin d'atteindre le point névralgique situé dans la partie inférieure de notre cerveau agissant sur la peur. Le budget étant excessivement restreint, le cinéaste doit composer avec son actrice, plongée au cœur d'une série d'événements paranormaux, assise devant l'écran de son ordinateur. Ayant gardé en mémoire le traumatisant Burnt Offerings de Dan Curtis dans lequel une mère de famille (interprétée par Karen Black), accompagnée de son époux et de leur fils avait pour mission de veiller au bien-être de la tante des ses hôtes qui louèrent à nos trois protagonistes leur superbe demeure pour une bouchée de pain, l'idée de la mère mourante de Undertone, stagnant à l'étage tandis que l'héroïne demeurait plongée dans une semi-obscurité participa de mon envie de découvrir le film du cinéaste philippino-canadien. Et pourtant, quelle déconvenue ! Riche de promesses et de sensations fortes, Undertone n'est en réalité qu'un coup d'épée dans l'eau. Tant d'acharnement à créer un climat sonore enveloppant pour un résultat qui confine malheureusement au néant ! Bref, après un Obsession remarquable vu la veille sur grand écran, Undertone m'apprendra à passer par des circuits non officiels. Une punition qui prit parfois des airs de supplice...

 

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