Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

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mercredi 21 octobre 2026

Sadako 3D 2 de Tsutomu Hanabusa (2013) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Difficile, parfois, de s'y retrouver parmi la quinzaine d'adaptations cinématographiques qui tournent autour du roman de l'écrivain japonais Koji Suzuki, Ringu. Entre le premier long-métrage, un téléfilm datant de 1995 qui contredit ce que j'écrivais dans le précédent article consacré à Ring Virus et dans lequel j'affirmais que le premier film était celui que réalisa Hideo Nakata en 1998 et ses nombreuses variantes commes celle de George Iida intitulée Spiral (Rasen) la même année ou celles qui donneront beaucoup plus tard leur nom à l'héroïne maléfique de la saga comme par exemple Sadako 3D en 2012, il est parfois compliqué en effet de ne pas se mélanger les pinceaux. Comme son nom l'indique, Sadako 3D 2 est la suite du précédent volet de la franchise. Toujours réalisé par Tsutomu Hanabusa, cette séquelle permet de retrouver à l'écran l'actrice Satomi Ishihara qui tout comme dans le précédent long-métrage interprète le rôle d'Akane Ayukawa. À la différence où cette fois-ci celle-ci n'incarne plus l'héroïne du récit puisqu'elle apparaitra de manière sporadique car désormais, Akane est officiellement reconnue comme étant décédée. La jeune femme a laissé derrière elle une petite fille prénommée Nagi (Kokoro Hirasawa) qu'elle a eu avec Takanori Andō (toujours interprété par l'acteur (Kōji Seto) et dont s'occupe désormais sa tante Fūko Andō (Miori Takimoto) qui n'est autre que la sœur de Takanori. La technologie ayant évoluée depuis la fin des années quatre-vingt dix, la transmission de la malédiction propre à la célèbre franchise de J-Horror a abandonné la cassette-vidéo alors déjà très obsolète il y a près de trente ans pour se propager à travers les téléphones cellulaires et les ordinateurs portables.... D'un côté, les indécrottables fans de la saga écriront que Sadako 3D 2 est une franche réussite tandis que ceux qui ne font que passer par là exprimeront leur désaccord en affirmant que ce nouveau reboot de la franchise s'avère bien inutile. Et puis, demeurent ceux qui, en toute raison, essaient d'expliquer ce qui va et ce qui dérange dans cette œuvre dont on peut objectivement reconnaître qu'elle n'apporte pas grand chose, avec ses twists ridicules et inappropriés. Comme l'une des quelques révélations qui prétend que la jeune Nagi ne serait pas la fille d'Akane mais celle de la démoniaque Sadako Yamamura ! Ouais, ok, pourquoi pas ?


Mais lorsque l'on ose nous dire qu'Akane est toujours bien vivante et qu'elle a été écartée de tout contact avec celle que l'on prenait jusqu'ici pour sa fille afin d'éviter que Sadako ne ressurgisse, il est fort probable que soit l'on nous prenne pour des idiots, soit les scénaristes Daisuke Hosaka et Noriaki Sugihara aient oublié en cours de route qu'avant cette révélation, divers événements surnaturels ont eu lieu durant le récit. Parce que si vraiment écarter de tout contact Nagi de sa mère avait dû préserver quiconque de toute menace, d'où viennent alors toutes ces victimes qui vont périr dès que la gamine exprimera la moindre contrariété ? Comparé au Ringu réalisé par Hideo Nakata en 1998, ce Sadako 3D 2 mis en scène par Tsutomu Hanabusa fait malheureusement pâle figure. Surtout pour une œuvre qui se veut être un retour aux sources (biaisées) redéfinissant une saga où plusieurs des éléments essentiels sont purement et simplement ignorés. L'on a même parfois l'impression que les scénaristes et le réalisateur se sont davantage inspirés de l'excellent Exte (Ekusute) que réalisa Sion Sono six ans auparavant que du roman, des comics ou des précédentes adaptations cinématographiques de Ringu. Visuellement, rien de remarquable si ce n'est qu'aucun effort particulier n'a été effectué du côté de la photographie. C'est plat et à la limite du DTV même si de ce point de vue là, la géniale série en douze épisodes Rasen de Yoshihiro Kitayama réalisée en 1999 prouve qu'on peut mettre de côté l'aspect visuel d'une œuvre pour se concentrer sur un scénario vraiment solide. Très répétitif, le film vaut surtout pour la présence à l'écran de la très jeune Kokoro Hirasawa qui étonnamment incarne une Nagi supposément diabolique plutôt convaincante ou pour le raz de marée sanglant lorsque notre héroïne et sa nièce sont emportées par un flot de sang avant d'être engloutie dans un océan par contre visuellement raté. Des effets-spéciaux en majorités peu crédibles conçus avec les moyens du bord. Ce qui n'empêchera pas la franchise de se poursuivre en 2016 puisque le réalisateur Kōji Shiraishi prendra à son tour la relève avec Sadako vs. Kayako (Sadako bāsasu Kayako) dont nous parlerons très prochainement...

 

mardi 20 octobre 2026

Ring Virus (Ling) de Kim Dong-Bin (1999) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

L'existence de Ring Virus (Ling) tient à l'origine au fait que sur le marché sud-coréen était à l'époque et jusqu'en fin 1998, interdite toute importation de produits culturels provenant du Japon. Afin de contourner cette interdiction et permettre au public de Corée du sud de découvrir l’œuvre inspirée du roman du même titre de Kōji Suzuki était donc de produire un remake. Mais tandis que le public sud-coréen s'apprêtait à pouvoir enfin découvrir bientôt l’œuvre de Hideo Nakata sur son propre territoire, la production de Ring Virus était presque parvenue à son terme. Quelques mois avant la levée de l'interdiction, les spectateurs purent malgré tout découvrir le remake de Kim Dong-bin en salle le 12 juin de cette même année. L'une des principales différences entre Ring et Ring Virus provient des personnages, tous différents. Concernant le récit, en dehors de quelques détails, l'histoire est la même. On pourrait donc considérer inutile de regarder la version sud-coréenne quant la japonaise imposait dès la fin du siècle dernier, les bases de la J-Horror moderne, tout comme la saga Ju-on initiée en 1998 par le cinéaste japonais Takashi Shimizu... À l'origine, le scénario de Kim Dong-bin repose sur celui du japonais Hiroshi Takahashi qui lui-même s'est inspiré du roman de l'écrivain Kōji Suzuki. Dans cette version, le personnage central, celui autour duquel tourne l'évocation d'une malédiction touchant toutes celles et ceux qui ont eu le malheur de visionner une cassette vidéo maudite, n'est plus Sadako Yamamura mais Park Eun-Suh. Une alternative sud-coréenne qui ensuite sera à nouveau remplacée par Samara Morgan dans les trois volets américains en 2002, 2005 et 2017. Avec Ring Virus, Kim Dong-bin tente une approche beaucoup plus fidèle du roman même s'il n'est pas difficile de voir dans ce remake une œuvre très semblable à la première adaptation cinématographique. Ring (ou Ringu pour les japonophiles) reste l'une des sagas les plus importantes dans le contexte de la J-Horror mais également en terme de productions puisqu'elle compte pas moins de quatorze longs-métrages ainsi que deux séries télévisées...


Suivant de près Ring 2 qui chez nous sortira tardivement le 20 mars 2002, Ring Virus met en scène la jeune journaliste Hong Sun-Joo (l'actrice Shin Eun-kyung) qui après avoir assisté à la cérémonie en hommage à sa nièce Sang-Mi récemment décédée, découvre que la jeune femme n'est pas la seule à avoir perdu la vie dans d'étranges circonstances. En effet, trois de ses amis sont tout comme elle officiellement morts d'une crise cardiaque ! Lors de son enquête, Hong Sun-Joo découvre en outre qu'ils avaient passé la nuit dans un complexe hôtelier. Découvrant une cassette vidéo, la jeune journaliste la visionne et apprend alors qu'il ne lui reste plus que sept jours à vivre. En rendant visite au médecin légiste Choi-Yeol (Jung Jin-young) qui autopsia les quatre adolescents, Hong Sun-Joo fait une copie de la cassette à l'attention du médecin qui s'empresse alors de la regarder. Choi-Yeol se retrouve à son tour condamné à mourir une semaine plus tard. L'un et l'autre vont s'unir afin d'enquêter sur le mystère qui entoure la disparition de Park Eun-Suh qui leur semble être à l'origine de la cassette maudite ainsi que sur certaines images qui auraient disparues et qui permettraient selon eux d'annuler la malédiction... Plus qu'un simple film d'horreur fantastique, Ring Virus est surtout l'occasion de démontrer le talent des sud-coréens en matière de thrillers moites. Car si le long-métrage Kim Dong-bin appartient bien au genre ''surnaturel'', l'enquête menée par les deux principaux protagonistes vaut bien celle que mènent la plupart des flics mis en scène dans les thrillers et films policiers sud-coréens. Le long-métrage bénéficie d'une photographie signée de Mauricio Dortona et Hwang Chul-hyun pas toujours à la hauteur mais parfois convaincante et notamment lorsque nos deux héros investissent les lieux du drame originel. Une île balayée par le vent et la pluie dans un cadre austère au moins aussi anxiogène que puisse l'être le sujet. Bref, pas de grand bouleversements par rapport à l’œuvre de Hideo Nakata mais une alternative pas du tout inintéressante...

 

lundi 19 octobre 2026

Un été d'enfer de Michael Schock (1984) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

N'ayant rien de particulier à faire de ses journées depuis les trois dernières années, l'ancien coureur moto Philippe Darland (Thierry Lhermite) accepte d'aider son oncle en occupant un poste de détective privé dans son agence. Un soir, en se rendant chez Elisabeth Leroy (incarnée par la très jolie Véronique Jannot), il apprend que sa sœur Valérie (Annabelle Mouloudji, la fille du célèbre chanteur Marcel Mouloudji) a disparu depuis trois mois. En enquêtant dans un bar, Darland apprend que la jeune femme est sans doute liée à une histoire de drogue et de prostitution. Lors d'un interrogatoire mené dans l'appartement d'une prostituée, l'homme est sévèrement battu par trois proxénètes qui ensuite le droguent à la cocaïne et le laissent pour mort. Se réfugiant chez Elisabeth avec laquelle il a débuté une relation qui dépasse de loin le cadre du détective et de celle qui l'a employé, Darland fait une promesse : aller jusqu'au bout de son enquête. Pour Elisabeth, pour sa sœur et pour lui... Petit polar non influent sorti au beau milieu des années quatre-vingt, L'été meurtrier de Michael Schock dont il s'agira du second des trois seuls longs-métrages cinématographiques qu'il tournera durant sa carrière de réalisateur, scénariste et acteur n'est effectivement pas de ceux dont on se souvient généralement en premier lorsque l'on évoque le polar ''à la française'', un genre qui pullula en nombre plus ou moins important dans les années quatre-vingt et qui donna naissance à quelques références notables, tel Tchao Pantin de Claude Berri, La balance de Bob Swaim, Rue Barbare de Gilles Béhat, L'addition de Denis Amar et, excusez du peu, du géniallissime Mort un dimanche de pluie de Joël Santoni qui confinait même dans sa dernière partie au film d'horreur... Pour Un été d'enfer dont le script du réalisateur ainsi que du scénariste Claude de Givray s'inspire du roman Thriller de Jean-Pierre Thomacini, Michael Schock convie donc un acteur qui à l'époque a surtout pour habitude de nager dans des eaux beaucoup moins troubles puisque Thierry Lhermitte a alors en effet davantage pour habitude d'interpréter des rôles comiques avec ou sans ses potes de la Troupe du Splendid. Davantage mais pas systématiquement puisque avant cela, il était tout de même apparu dans Légitime Violence et L'indic de Serge Leroy en 1982 et 1983...


À ses côtés, la magnifique Véronique Jannot dont la carrière sur grand écran débuta en 1979 avec French Postcards de Willard Huyck dans lequel elle interpréta le petit rôle de Malsy avant son premier grand rôle dans Le Toubib de Pierre Granier-Deferre aux côtés d'Alain Delon. Mais l'essentiel de sa carrière, Véronique Jannot l'effectuera sur le petit écran, à travers de nombreux téléfilms et séries télévisées dont l'une des plus mémorables reste bien évidemment Pause Café de Serge Leroy en 1981 et sa suite Joëlle Mazart de Jean-Claude Charnay l'année suivante (on oubliera rapidement le retour de l'assistante sociale en 1989 dans la très dispensable troisième saison intitulée Pause-café pause-tendresse une fois de plus réalisée par Serge Leroy). Côté cinéma, l'on notera sa petite participation dans l'excellent ''vigilante'' Tir groupé de Jean-Claude Missiaen dans lequel elle disparait après seulement quelques minutes mais revient régulièrement à travers divers flashbacks après avoir été agressée puis assassinée par trois loubards que son compagnon incarné par Gérard Lanvin traquera afin de les éliminer! Dans Un été d'enfer elle incarne donc Elisabeth Leroy, jeune femme séduisante mais anéantie par la disparition de sa petite sœur. Ce qui ne l'empêchera pas d'entretenir une relation avec Philippe Darland. Du côté des personnages notables, pensons à l'acteur espagnol Joaquín Hinojosa qui incarne Kurant, un photographe suivant de très près mais dans l'ombre le détective mais aussi et surtout Daniel Duval qui dans le rôle du commissaire Turielle incarne un flic corrompu jusqu'à la moelle. Autant dire qu'il ne faut absolument pas compter sur son soutien pour retrouver la jeune Valérie ! Sans être un désastre, Un été d'enfer reste relativement mineur dans le genre. Accompagné par la musique parfois sirupeuse de François Valéry, le film est malgré tout doté des charmes non négligeables de Véronique Jannot mais aussi de quelques rares séquences plutôt intéressantes. Comme l'agression particulièrement violente de Philippe Darland par trois crapules à la gueule incroyable ou l'une des dernières séquences durant laquelle le détective règle de manière explosive ses comptes avec Turielle...

 

dimanche 18 octobre 2026

L'Ordre et la Sécurité du monde de Claude d'Anna (1978) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Derrière le rigorisme et l'austérité de son titre, L'Ordre et la Sécurité du monde du réalisateur et scénariste français Claude d'Anna cache effectivement un sujet sous-jacent relativement complexe à détailler sous sa forme purement politique et financière mais le cinéaste, fort heureusement, nous épargne les détails les plus laborieux à déchiffrer pour le commun des mortels pour mieux se concentrer sur l'étonnante rencontre qui a lieu entre Hélène Lehman interprétée par l'actrice Marie-France Bonin qui sous son habituel pseudonyme de Laure Deschanel apparaîtra deux ans plus tard en 1980 dans le film érotique de David Hamilton, Tendres cousines et un journaliste. Ici, elle incarne l'épouse d'un homme riche qu'elle trompe avec un amant qu'elle a prévu de rejoindre à Zurich. Dans le train qui l'emmène de Paris jusqu'en Suisse, elle fait par hasard la rencontre du journaliste Lucas Richter qu'incarne le toujours impeccable Bruno Cremer. Détenant un dossier compromettant dont l'existence doit servir à faire plier une multinationale américaine afin qu'un adversaire obtienne d'importantes parts dans un marché concurrentiel, lui aussi se rend à Zurich afin d'y rencontrer certaines personnes. Partageant le même compartiment, lors du contrôle de leur passeport par un douanier, ceux-ci sont intervertis et Hélène se retrouve avec celui de Lucas. La jeune femme ne s'en rend compte qu'une fois arrivée à l'hôtel et cherche à joindre le journaliste qu'elle sait devoir reprendre tout comme elle le train vers la France le soir-même. Téléphonant chez Lucas afin d'avoir des informations sur le lieu hypothétique de son rendez-vous à Zurich, elle se rend devant son hôtel et patiente. Jusqu'à ce qu'un américain relativement inquiétant n'exige d'elle qu'elle lui remettre le passeport de Lucas. Ce qu'Hélène, bien entendu, refuse...


Produit par Dedalus Productions, Le Seuil Audiovisuel et FR3 Cinéma, L'Ordre et la Sécurité du monde met en scène des interprètes d'origines diverses. Outre les français Bruno Kremer, Marie-France Bonin ainsi que Michel Bouquet qui de son côté incarne le banquier Muller et Pierre Santini celui de Martial Kauffer, l'on retrouve l'italien Gabriele Ferzetti dans le rôle de Herzog, un personnage appartenant à certains réseaux de pouvoir et autres sphères financières. Autre acteur international, l'américain Dennis Hooper qui ici incarne le mystérieux Medford, l'homme qui retrouva Hélène devant l'hôtel de Lucas et exigea d'elle le passeport du journaliste. L'on découvre bientôt qu'il est armé. Il s'agirait donc sans doute d'un assassin chargé de récupérer les documents qu'a en sa possession Lucas. Dennis Hooper incarne donc un personnage relativement menaçant qui ne cesse de traquer nos deux héros, jusqu'à même prendre place dans le wagon qui les ramène ensuite en France. L'occasion d'assister plus tard à une course-poursuite entre le journaliste et lui avec à la clé, une mort plutôt saisissante ! Notons enfin la présence de l'acteur britannique Donald Pleasence qui lorsque à l'époque n'est pas en train de traquer l'un des plus fameux tueurs masqués dans la série de films originaux de la franchise Halloween interprète donc ici l'un des éléments essentiels d'un réseau d'espionnage. Pourtant, malgré l'importance du personnage, l'acteur est malheureusement sous employé et n'apparaît que de manière très sporadique à l'image. Œuvre relativement austère comme le définissent assez bien le titre et le contexte du récit, L'Ordre et la Sécurité du monde se divise en diverses étapes entrecoupées d'interventions extérieures au séquences consacrées au duo principal. Débutant et se concluant pratiquement sur des scènes tournées à bord de trains reléguant Paris à Zurich et vice versa, le film propose au programme un climat lourd et ascétique ce qui ne l'empêche pas malgré tout d'être plutôt divertissant. Une œuvre majoritairement tournée à Zurich, de nuit, pour une imprégnation totale de son atmosphère nocturne particulièrement marquante. Surtout lorsque le personnage d'Hélène se retrouve seule ou poursuivie par Medford, déambulant dans une cité enluminée et pourtant très anxiogène. Une ambiance lourde notamment accentuée par la bande originale composée par Claude Nougaro et Maurice Vander. Une œuvre méconnue, atmosphérique, sombre et ma foi, très intéressante à (re)découvrir... 

 

samedi 17 octobre 2026

Un début prometteur d'Emma Luchini (2015) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Non, ça n'est pas un hasard si Emma Luchini porte le même nom qu'un certain Fabrice, l'un des plus populaires acteurs et comédiens français puisque cette réalisatrice de quarante et un ans est tout simplement sa fille. Avec Un début prometteur, la jeune femme en est à son deuxième long-métrage après la comédie dramatique Sweet Valentine réalisée en 2009. Ce début prometteur n'est donc pas le sien. Pas plus que celui de son père dont la carrière longue comme un bras est ponctuée d'excellents longs-métrages qu'il serait trop long d'énumérer tous. Quant à Manu Payet qui excelle ici dans le rôle de Martin Vauvel, un écrivain alcoolique blasé par l'amour de retour chez son père, sa carrière au cinéma est déjà suffisamment longue et son talent assuré pour que soit acquise la certitude qu'il campera parfaitement son rôle. Ce début n'est donc pas le sien non plus. Zacharie Chasseriaud, lui, n'a que dix-huit ans lorsqu'il interprète le personnage de Gabriel, le frère de Martin et fils de Francis (Fabrice Luchini), âgé de seize ans à l'écran. Si l'acteur fait illusion, il n'en est pas à son coup d'essai puisque sa carrière a débuté dix ans en arrière avec le drame de Jean-Pierre Améris, Poids Léger. Enfin, c'est peut-être du côté de l'actrice et chanteuse belge Veerle baetens qu'il faudra aller fouiller. En effet, si sa carrière sur grand écran est lancée dès le début du siècle avec le film Misstoestanden de son compatriote Renatt Coppens, la jeune femme tourne pour le cinéma français pour la toute première fois avec le film d'Emma Luchini...


Allez, pour être tout à fait honnête, ce début que promet le titre concerne sans doute davantage le personnage de Gabriel dont les regards ne laissent aucun doute sur son immaturité en matière de sentiments amoureux. Le genre d'adolescent qui tombe amoureux au premier regard. D'abord de sa prof (Claire, interprétée par Solveig Maupu), mais surtout l'amie de cette dernière, la séduisante trentenaire Mathilde Carmain (Veerle Baetens, donc) qui va suivre Gabriel et Martin dans leurs péripéties. Une aventure qui au final ne tiendra que sur des bases fragiles heureusement magnifiées par la présence de son excellent casting, porté par un Manu Payet que l'on ne s'étonnera pas de découvrir si brillant. Et d'ailleurs, fort heureusement puisque Fabrice Luchini se voit offrir un rôle qui le place relativement en retrait. Gabriel tombe donc amoureux de Mathilde qui elle, est une joueuse invétérée qui cherche à se refaire. Sans un sou en poche, le jeune garçon demande à son frère Martin dont la vente de son roman a remporté de l'argent s'il peut lui prêter mille cinq-cent euros. Si Martin est d'abord réticent, il accepte d'aider son frère qu'il accompagne ensuite jusqu'à l’hôtel ou Gabriel a donné rendez-vous à Mathilde afin de lui remettre l'argent. Martin fait connaissance avec la jeune femme et c'est ivre qu'il débarque un soir chez elle en compagnie de Gabriel...


Un début prometteur est un film léger. Très... et même trop penseront certains. Car en effet, basé sur le roman éponyme de Nicolas Rey que l'écrivain adapte lui-même en compagnie de la réalisatrice et de l'actrice et scénariste Vanessa David, Emma Luchini n'ambitionne pas de tout jouer sur sa mise en scène mais plutôt sur les dialogues et sur le jeu de ses interprètes. Un pari osé, mais réussi puisque même si Un début prometteur ne relève jamais de la comédie géniale que sont capables d'engendrer des Francis Veber (Le dîner de cons), des Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte (Le prénom) ou des Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri (Un air de famille, Cuisine et dépendances), le second long-métrage de la réalisatrice est suffisamment frais et enjoué pour que l'on prenne du plaisir à suivre cette touchante histoire d'amitié entre deux frères et cette charmante inconnue qui ne fera que passer dans leur existence. Manu Payet y est impeccable dans le rôle de Martin, débarquant telle une épave alcoolisée philosophant sur l'amour et les femmes. Du haut de ses dix-huit ans, Zacharie Chasseriaud convainc également dans le rôle de Gabriel, ce jeune cheval fou qui selon ses propres propos est prêt à attraper le sida ou de faire de la prison pour les beaux yeux de celle qu'il aime. Veerle baetens et son joli petit minois ainsi que son charmant accent belge accompagne notre duo de frangins sur les routes jusque dans un mariage tunisien avant de disparaître comme derrière un écran de fumée. Un ange passe... C'est finalement Fabrice Luchini dont le personnage est très largement en retrait qui s'offre la part congrue en matière de dialogues et de présence à l'image. Mais notre principal trio étant suffisamment convainquant, il est encore possible d'envisager qu'une histoire se fasse sans la présence de cet excellent interprète. Un début prometteur est donc une sympathique comédie portée par des interprètes et des personnages attachants...

 

vendredi 16 octobre 2026

Poussière d'ange d'Édouard Niermans (1987) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Abandonné par son épouse Martine (Fanny Citottençon), Simon Blount boit. Beaucoup. Trop, même. Le visage blafard et les yeux rougis par l'alcool et le manque de sommeil, cet inspecteur de police qui travaille pour le compte du commissaire Florimont (Michel Aumont) est en pleine dérive et l'a d'ailleurs tout récemment prouvé lors d'un déjeuner au restaurant lors duquel il a harcelé Martine de questions jusqu'à ce qu'elle lui avoue avoir un nouvel homme dans sa vie. ''Pétant'' littéralement un câble, Simon a frappé la jeune femme devant tous les autres clients avant que certains d'entre eux n'interviennent pour les séparer. Martine promettant alors qu'il ne la verrait plus ! Bien qu'étant souvent pris de boisson, Simon exécute parfaitement son travail et c'est pour cela qu'il se lance dans une enquête concernant la mort d'un certain Igor Malevitch (Henri Marteau)..... Comme une manière d'indiquer au public que tout ce qu'il va découvrir à présent sera certes majoritairement sombre et désespéré mais que le personnage central aura droit à une fin plutôt optimiste, Poussière d'ange d'Édouard Niermans démarre donc de façon plutôt classique, avec ce flic, père de famille et époux qui sur le quai d'une gare arbore un look dont on rend grâce au scénario du réalisateur et de Jacques Audiard et Alain Le Henry qu'il change pour opérer une transition abrupte entre le type bien propre sur lui et l'alcoolique attifé d'une longue gabardine marchant d'un pas brinquebalant et trainant la semelle au sol... Poussière d'ange a beau décrire un protagoniste rongé par la jalousie et l'absence de sa femme, c'est après s'être vu confier une affaire de vol dans un grand magasin qu'il va faire la connaissance de Violetta. Et une Fanny en chassant une autre, tandis que le personnage incarné par Fanny Cottençon disparaît de l'écran et du récit, celui interprété par Fanny Bastien va prendre de plus en plus de place dans l'existence de l'inspecteur. Sans que jamais le spectateur ne puisse découvrir à l'évidence que Simon éprouve plus que de l'amitié pour cette jeune femme paumée qui tâte sans cesse son pouls pour s'assurer qu'il bat toujours, l'homme porte tant d'intérêt pour Violetta qu'il décide d'arrêter de boire. Poussière d'ange est donc tout d'abord l'histoire d'une rencontre entre deux êtres malmenés par la vie. Violetta, orpheline, est issue d'un foyer où elle rencontra Gabriel Spielmacher (Luc Lavandier), un jeune homme très instable avec lequel elle partage toujours son existence.....


Un homme soupçonné d'avoir assassiné Igor Malevitch. Oui, l'amant de Martine. Car le film, sous ses allures de drame et de polar dont les approches semblent non pas devoir se télescoper mais se reléguer au fil du récit, nous conte une histoire moins alambiquée qu'il n'y paraît et qui au contraire joue finement sur plusieurs tableaux pour ne constituer qu'un seul et unique sujet. En effet, au fil de l'intrigue l'on découvre que tout est lié..... ou presque. De la mort d'Igor Malevitch, notoirement connu par la police des mœurs pour avoir été un proxénète jusqu'à Violetta dont la mère fut assassinée par deux malfrats en passant par l'attitude de plus en plus suspecte du commissaire Florimont qui apprend notamment à Simon Blount qu'il va devoir être très prochainement muté. Bien que la carrière de Fanny Bastien soit relativement clairsemée, il faut probablement avoir vécu dans les années quatre-vingt pour se souvenir de cette jolie et angélique actrice française qui dans Poussière d'ange incarne une Violetta physiquement maladive, toujours fagotée des mêmes vêtements et mythomane à ses heures... Le long-métrage d'Édouard Niermans échappe au statut d'œuvre anecdotique en nous offrant une histoire belle, tragique, touchante mais aussi très noire et où le bout du tunnel semble si loin que l'on ne s'attend certainement pas à une fin heureuse pour tout le monde. Polar dramatique, Poussière d'ange témoigne d'un homme qui sous l'influence involontaire d'une jeune paumée va reprendre les rênes de son existence. Le film traite également du sujet de la vengeance. Toutes les pièces du puzzle s'imbriquant alors à la perfection. Outre celles des autres acteurs, c'est bien l'interprétation de Bernard Giraudeau qui retient toute notre attention. Et si jeu n'atteint pas tout à fait l'intensité de celui de Nicolas Cage dans Living Las Vegas de Mike Figgis ou celui de Daniel Auteuil dans MR 73 d'Olivier Marchal, on reste malgré tout subjugué et hypnotisé par ce personnage, alcoolique au dernier degré et qui remonte petit à petit la pente pour venir au secours d'une jeune et jolie paumée...

 

jeudi 15 octobre 2026

Une famille de bâtards de Mourad Winter (2026) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Dernier film en date pour l'acteur et humoriste franco-marocain Hakim Jemili cette année, Une famille de bâtards de l'humoriste, romancier, réalisateur et scénariste français Mourad Winter met en scène deux frères et une sœur tous issus du même père mais d'une mère différente. En effet, ce qui lie Mohamed, Morgane et Maurice, c'est Mohand (Omar Baha), le propriétaire du bar Chez Momo qui le jour arbore une fonction tout à fait respectable et qui lorsque vient la nuit, se transforme en tripot abritant des machines à sous illégales et un réseau de prostitution dirigée par Sylvie (Florence Foresti). À la tête du trafic, le truand corse Patrick (David Alaya). Un homme de poigne qui avec l'aide de son homme de main Francis (Alexandre Kominek) exerce un contrôle non seulement sur le bar mais aussi sur Morgane (Laura Felpin) qui après avoir perdu une très grosse somme d'argent au poker lui est redevable de trois-cent mille euros. Un soir, Mohand est abattu par deux hommes en scooter à l'entrée de son établissement. Entre la vie et la mort, l'homme est à l'hôpital, plongé dans le coma. C'est là qu'intervient Mohamed (Hakim Jemili), jeune ''producteur de musique'' en devenir ainsi que Maurice (Benjamin Tranié), professeur de techno légèrement ''perché'' qui après avoir appris qu'il était le fils de Mohand décide de quitter son métier pour venir tenir le bar aux côtés de ses demi-frère et sœur... Pour son second long-métrage après la très sympathique comédie romantique sortie l'année passée et intitulée L'amour, c'est surcoté, Mourad Winter retrouve à nouveau Hakim Jemili et Laura Felpin qu'il avait donc déjà réuni autour d'une histoire d'amour réunissant deux personnalités diamétralement opposées. Cette fois-ci, les personnages qu'ils interprètent vont s'unir aux côtés de Maurice afin de prendre leur destin en main et par là même, combattre ceux qui depuis trop longtemps maintenant ont la main mise sur l'établissement de leur père. Avec son allure de beauf assumée dans ce long-métrage où il arbora durant les deux mois de tournage une moustache tout à fait ringarde, Benjamin Tranié dénote dans cet univers de corruption et de violence où son personnage de Maurice apparaît bien fragile en comparaison des voyous qui orbitent autour de nos principaux protagonistes...


On pense bien évidemment à David Alaya, dont la corpulence et le regard de teigneux impressionnent ou encore à celui qui incarne son principal rival en la personne de Kamel (l'acteur franco-algérien Ouassini Embarek qui entre autres longs-métrages était apparu dans la bouse infâme Baise-moi de Virginie Despentes à la fin du siècle dernier). Mourad Winter nous avait rassuré l'année dernière sur sa propension à mettre en scène ses propres projets cinématographiques grâce à l'excellent L'amour, c'est surcoté. Cette année, il revient donc avec une comédie plutôt pétillante, incarnée par un trio d'acteurs fort sympathiques, et ce bien que le sujet ne prête à l'origine, pas forcément à sourire. Car si Une famille de bâtards ne s'inspire pas à proprement parler d'une histoire vraie, dans les années quatre-vingt, l'usage de machines à sous illégales dans les arrières-salles des bars était une réalité. Des individus liés au grand banditisme imposaient les machines en question, lesquelles rapportaient des sommes d'argent colossales que se partageaient ensuite les propriétaires des établissements et les truands... Comme le démontre ensuite la première séquence, cette activité n'était pas sans dangers puisqu'elle pouvait créer dans certains cas des rivalités entre réseaux criminels... Le décor principal du long-métrage reste donc majoritairement celui du bar, lequel n'a pas été créé en studio mais se révèle au contraire parfaitement authentique puisqu'il appartient au père du réalisateur et se situe à Ivry-sur-Seine. Mourad Winter a donc choisi de transposer le récit en 1997, à l'époque où la pratique des machines à sous était prolifique. Notons que parmi les seconds rôles l'on retrouve Kad Merad dans le rôle de Djilali dit ''La Taupe'' (les flics, ici incarnés par Céline Groussard dans le rôle du Commissaire Migné ferment effectivement les yeux sur les activités de Mohand contre des renseignements), personnage énigmatique, aveugle, très proche de Sylvie mais fondamental pour la suite des événements. Au final, Une famille de bâtards est une comédie plutôt sympathique même si elle n'atteint jamais vraiment le niveau de satisfaction que l'on avait pu ressentir devant L'amour, c'est surcoté...

 

mercredi 14 octobre 2026

Tout va super de Patrick Cassar (2026) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Découvert sur grand écran dans Docteur ? de Tristan Séguéla en 2019, l'acteur Hakim Jemili est apparu cette année dans pas moins de cinq longs-métrages dont le thriller Mata de Rachel Lang et Bagarre de Julien Hollande. Après avoir fait un passage à l'Alpe d'Huez où il a été présenté en sélection officielle et en compétition lors de la 29e édition qui s'est déroulée entre le 19 et le 25 janvier, Tout va super de Patrick Cassar, auteur de la comédie Premières vacances et de la comédie romantique et de science-fiction Un mariage sans fin, s'inscrit dans un registre beaucoup plus dramatique même si le réalisateur et scénariste français ne délaisse pas le ton humoristique de ses précédentes œuvres. Et pourtant, ce sujet qui ne prête pas à rire portant en partie sur l'accompagnement d'une femme en fin de vie pouvait laisser envisager un récit morose et larmoyant. Mais en optant pour une histoire au contraire éminemment joyeuse, Patrick Cassar offre à ses interprètes des rôles aussi drôles que touchants. Et ainsi au public, un spectacle qui ne se départi pas d'un certain sens de l'humour parfois plus ou moins noir plutôt remarquable. Hakim Jemili incarne ainsi le rôle d'Elie Jemoul, jeune homme poli, parfois maladroit et attachant dont la mère Sylvaine vient d'apprendre qu'elle est en rémission d'un cancer. Assurée d'avoir peu de chance que la maladie ne reprenne du terrain, c'est pourtant lors d'une nouvelle consultation plusieurs semaines plus tard qu'elle et son fils apprennent qu'elle a rechuté ! Entre-temps, Elie a fait la connaissance d'Anaïs (Marie Colomb), jeune barmaid dans une boite de nuit avec laquelle il va débuter une relation amoureuse. Lorsque le jeune homme apprend que sa mère est de nouveau atteinte par le cancer, celui-ci préfère rassurer Anaïs en lui assurant que ''Tout va super''... Bien que Patrick Cassar et le scénariste, acteur et metteur en scène Rudy Milstein abordent ici à l'écriture des sujets graves et délicats à aborder, ceux de la maladie et de la mort, les deux hommes le font à travers une sensibilité que témoignent les interprétations des trois principaux personnages. Sylvaine étant incarnée par la toujours épatante Noémie Lvovsky, Tout va super joue au yoyo avec nos émotions...


L'équilibre entre comédie et drame est rondement mené même si, étrangement, l'on passe beaucoup plus de temps à rire qu'à véritablement ''pleurer''. L'actrice est formidable, interprétant une Sylvaine rompue aux protocoles médicaux mais qui se sait condamnée et en a donc assez de subir des séances de chimiothérapie. Survient alors Anaïs, qui sous sa propre impulsion conseille à Elie d'emmener sa mère dans son pays d'origine, le Liban, afin qu'elle y retrouve un amour de jeunesse... Une histoire simple, que l'on rencontre parfois, en France, au détour d’œuvres dramatiques qui elles non plus ne se départissent pas d'un sens de l'humour noir parfois ravageur. Le cynisme est pourtant ici relativement discret même si l'on a droit à quelques personnages pittoresques. Et en premier lieu, l'aide à domicile Fabien qu'interprète lui-même le co-scénariste du film, Rudy Milstein. Un personnage improbable qui sur les conseils d'un cancérologue avisant Elie que sa mère aura besoin d'un soutien extérieur dans les semaines à venir s'installe chez les Jemoul. L'occasion d'assister au jeu totalement ubuesque de l'acteur, parfait dans le rôle de l'aide à domicile qui débute, tenant des propos souvent mal avisés par rapport à sa patiente mais qui génèrent en revanche pas mal de rires. Dans le rôle de la cancérologue qui suit Sylvaine l'on retrouve l'actrice Camille Chamoux. De passage pour une courte séquence là encore très amusante, Alexandra Roth interprète le rôle de Corinne, chauffeur UBER très sympathique et fan absolue de toute ce qui touche à l'Asie ! En optant pour un ton plus généralement porté sur la comédie que sur le côté dramatique de la situation, Patrick Cassar parvient à faire passer la pilule et le message en douceur. Notons la bande-musicale hétéroclite composée en partie par Alexandre de la Baume et accompagnée par quelques morceaux électroniques, telles les chansons In Your Fantasy de Diakar ou Let her Go d'Isaac Delusion. Bref, une comédie dramatique rafraîchissante, lumineuse, drôle et touchante...

 

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