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samedi 25 août 2018

Star Trek VI - Terre Inconnue de Nicholas Meyer (1991) - ★★★★★★★☆☆☆





Il était temps qu'un cinéaste, un vrai, reprenne les commandes de la saga cinématographique Star Trek. Car à vouloir suivre les traces de Leonard Nimoy qui avait avant lui réalisé les opus 3 et 4 (Star trek III – A la Recherche de Spock et Star Trek IV – Retour sur Terre), William Shatner n'a fait que laisser libre cours à son narcissisme en réalisant le pire des treize longs-métrages qui ont vu le jour sur grand écran jusqu'à maintenant. Après lui, il fallait un grand cinéaste pour renouer les trekkies avec l'univers de Star Trek. Abandonnant les années quatre-vingt derrière elle, c'est en 1991 que la franchise réapparaît au cinéma avec le sixième long-métrage intitulé Star Trek VI – Terre Inconnue. Délaissant enfin la mise en scène et l'écriture pour ce qu'il sait faire de mieux, William Shatner passe le témoin à Nicholas Meyer. Et pour les fans, le bonhomme n'est pas n'importe qui puisqu'en 1982, il réalisait déjà lui-même ce que de nombreux trekkies considèrent comme le meilleur film de l'hexalogie basée sur la série originale Star Trek (1967-1969) : Star Trek III – La Colère de Khan. Pour son retour au cinéma, la franchise s'attaque à un énorme pavé puisqu'il s'agit de graver définitivement dans le marbre, la fin d'une guerre qui oppose depuis soixante-dix ans La Fédération des planètes unies et l'empire klingon.

L'occasion est donnée à ce peuple de guerriers barbares de faire la paix avec la république fédérale interplanétaire à la suite de la destruction partielle (mais très importante) de la lune minière Praxis qui demeure un haut lieu stratégique pour les klingons. Alors que le chancelier du Haut Conseil Klingon accepte d'être escorté jusqu'au centre de conférence par l'équipage de l'USS Enterprise afin d'y signer un accord de paix entre son peuple et La Fédération des planètes unies, c'est à bord de son propre vaisseau qu'il est attaqué par une salve de torpilles en provenance de l'Enterprise et que lui et plusieurs de ses hommes sont ensuite tués par deux individus qui se sont téléportés à bord. Le Dr McCoy a beau tenter de le sauver, le chancelier meurt de ses blessures. Faits prisonniers, McCoy et le Capitaine Kirk vont alors devoir répondre des accusations de meurtre et de trahison dont ils font l'objet.

Avec Star Trek VI – Terre Inconnue, c'est le retour de la saga Star Trek à un niveau d'excellence qui malheureusement faisait défaut dans le précédent volet. Le film se décompose en plusieurs étapes. Débutant sur un fait d'ampleur cataclysmique (la destruction d'une grande partie de la Lune Praxis comme évoqué plus haut), la séquence propose de très jolies images de synthèses créées par la société d'effets-spéciaux américaine Industrial Light & Magic qui a déjà officié sur plusieurs des longs-métrage de la franchise, sur la série Star Trek – la Nouvelle Génération, et plus tard sur le huitième long-métrage réalisé par l'acteur et réalisateur Jonathan Frakes, Star Trek VIII – Premier Contact. Ensuite, Nicholas Meyer nous convie à un mémorable repas entre les officiers de l'Enterprise, le chancelier Gorkon, et plusieurs de ses hommes. Ce qui donne lieu à quelques scènes fort délectables. Un gros travail a été effectué sur le maquillage des klingons qui pour la plupart, n'ont jamais paru aussi effrayants et charismatiques. Dans la peau du chancelier Gorkon, le spectateur pourra très nettement reconnaître l'acteur britannique David Warner (lequel a notamment joué dans Les Chiens de Paille de Sam Peckinpah, C'Etait Demain, déjà réalisé par Nicholas Meyer, ou encore L'Antre de la Folie de John Carpenter). Nous retrouvons bien évidemment aux commandes de l'USS Enterprise la totalité des principaux acteurs et actrices de la série originale et des précédents volets cinématographiques, ainsi qu'une nouvelle venue en la personne de Kim Cattrall qui interprète là, le rôle du Lieutenant Valeris et pour lequel l'actrice remportera le Saturn Award de la meilleure actrice dans un second rôle dans un film d'aventure pour son interprétation. A noter que son personnage est la première vulcaine à être devenue major de sa promotion à l'Académie de Starfleet.

Aucune chance de s'ennuyer devant ce sixième volet de la saga cinématographique Star trek. Le scénario écrit à quatre main par le cinéaste et par Denny Martin Flinn et reposant sur une histoire originale de Leonard Nimoy, offre une quantité de situations qui empêche la lassitude de s'installer. Car outre l'apparente trahison de Starfleet envers l'empire Klingon, Nicholas Meyer nous offre l'occasion d'assister au procès de Kirk et McCoy, à l'enquête menée par Spock, Scotty, et les autres membres de l'Enterprise sur les origines réelles de l'attentat, ou encore à l'emprisonnement des condamnés sur l'astéroïde gelé Rura Penthe (offrant ainsi l'occasion de faire connaissance avec une multitude d'espèces aliens). L'une des spécificités majeures de ce sixième opus demeure dans le fait que ce sera la dernière fois que l'on pourra y voir l'équipage original au grand complet. En effet, celui du capitaine Jean-Luc Picard de la série Star Trek – la Nouvelle ; Génération allant petit à petit prendre la relève, le septième long-métrage Star Trek VII - Générations offrira aux trekkies l'opportunité d'y voir s'y croiser les membres des deux équipages. Parmi lesquels manquera cruellement la présence de Leonard Nimoy dans le rôle de Spock. Concernant les effets-spéciaux, s'ils demeurent relativement classiques, ILM y propose un très bel effet de Morphing, une technique à l'époque toute récente et remplaçant le classique fondu enchaîné par superposition de visages. La musique est désormais confiée au compositeur américain Cliff Eiderlman. Un changement qui n'affecte en rien la qualité du long-métrage et demeure au final en toute homogénéité avec les œuvres passées. Nicholas Meyer nous offre là un excellent spectacle, parfois très amusant (le repas avec le chancelier Gorkon, Uhura s'adressant aux Klingons dans leur langue, etc...) , replaçant ainsi la franchise sur de bons rails. De quoi permettre à la saga de repartir d'un bon pied pour les décennies à venir. Nous noterons la présence de la mannequin Iman dans la peau de l'alien Martia, ainsi que celle de l'acteur Christian Slater dans le rôle d'un officier de communication de l’Excelsior. L'un des meilleurs opus...

Star Trek V - The Final Frontier de William Shatner (1989) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆



Pour ce cinquième long-métrage de la franchise Star Trek, Leonard Nimoy abandonne le rôle de réalisateur qu'il tint dans les deux précédents volets à William Shatner, l'interprète du Capitaine James T. Kirk, lequel bénéficie en réalité d'une clause de la nation la plus favorisée. Ce qui en terme simple signifie que l'acteur bénéficiera des mêmes avantages que ceux obtenus par Leonard Nimoy. Mais alors que ce dernier fut l'auteur de deux chapitres de la saga cinématographique, William Shatner n'aura eu le privilège que d'en réaliser un seul : Star Trek 5 : L'Ultime Frontière. Et au vu du résultat obtenu par l'acteur, on peut comprendre pourquoi il n'a pas persévéré (du moins dans l'univers Star Trek et au cinéma puisqu'il se contentera par la suite de réaliser plusieurs épisodes de diverses séries télévisées). Les cinquièmes aventures de l'équipage de l'Enterprise demeure sans doute comme le pire d'entre tous. Partant sur un postulat au demeurant fort intéressant (la rencontre du capitaine Kirk et de l'équipage du vaisseau avec Dieu), le résultat est catastrophique.

Alors que Leonard Nimoy avait fait du précédent (Star Trek 4 : Retour sur Terre) un chapitre à part, un entracte humoristique plutôt réussi, en se comportant comme un gamin qui veut jouer lui aussi avec ses propres jouets, William Shatner plantait en cette année 1989, un couteau dans le dos d'une saga fort heureusement assez solide pour s'en remettre. Suivant la création de la seconde série télévisée basée sur l'univers extensible de Star trek (Star Trek : La Nouvelle Génération 1987-1994), le cinquième chapitre s'ouvrait pourtant sur des augures rassurantes. L'apparition pour la première fois à l'écran du demi-frère de Spock, Sybok. Un demi-frère assimilé à Sarek, mais également à une mère Vulcaine. Une princesse qui pourtant semble n'avoir jamais existé, du moins dans la fratrie puisque dans l'épisode Sarek de la série Star Trek : La Nouvelle Génération, était évoquée une première épouse de Sarek, humaine, et non vulcaine.

Un détail qui reflète bien le manque de rigueur et de sérieux de la part d'un William Shatner acteur, réalisateur, et scénariste d'un Star Trek 5 : L'Ultime Frontière particulièrement ennuyeux. Laissant divaguer ses personnages alors en permission lors de séquences proprement inintéressantes, la suite ne sera malheureusement pas plus engageante. La philosophie habituelle s'y offre la part congrue, et lorsqu'est évoquée la puissante thématique de l'existence de Dieu, le résultat est navrant. De retour sur le tournage après sa participation à la composition de la bande-originale du premier long-métrage, Jerry Goldsmith est encore celui qui s'en sort le mieux. Sa partition est exceptionnelle, surtout si on la compare à l’œuvre à laquelle elle a été rattachée. William Shatner semble avoir beaucoup de mal à concrétiser son projet. Un sujet casse-gueule qui sans un minimum de talent ou de connaissances ne pouvait qu'échouer.

Star Trek 5 : L'Ultime Frontière met fin aux années quatre-vingt de la plus triste des façons. En voulant faire joujou avec la franchise, William Shatner n'a pas pris conscience des enjeux d'une telle entreprise. Méprisé par les fans, et on comprend pourquoi, le scénario de ce cinquième chapitre fut sans doute trop lourd à porter. Trop ambitieux. Et malgré les 33 millions de dollars financés et devant permettre la réalisation du projet, le résultat est tout juste comparable à un gros nanar friqué. Même s'il s'y essaie, l'acteur-réalisateur-scénariste ne parvient pas à retrouver l'humour du précédent volet. Quelques gags mal placés tentent de raviver l'intérêt mais le problème de rythme est tellement ancré dans le scénario que rien ne parvient à éveiller l'attention du public. Star Trek 5 : L'Ultime Frontière ne ressemble finalement à rien d'autre qu'à ce vieux modèle d'Enterprise dont prend le contrôle le capitaine Kirk dans ce cinquième long-métrage. Un vaisseau qui fuit de partout et dont certains mécanismes défaillent... Navrant !

jeudi 23 août 2018

Star Trek IV - The Voyage Home de Leonard Nimoy (1986) - ★★★★★★★☆☆☆



L'univers Star Trek et le voyage dans le temps, ça n'est pas une histoire d'amour qui date d'aujourd'hui, mais, sans mauvais jeu de mots, plutôt d'hier. Et même d'avant hier puisque on retrouve les prémices de ce principe, dont la réalité reste encore à démontrer, dans le vingt-huitième épisode de la première saison de la série originale éponyme diffusé sur la chaîne américaine NBC pour la première fois le 6 avril 1967. Le voyage dans le temps sera abordé à différentes occasions. Comme beaucoup plus tard dans le huitième long-métrage de la franchise, Star Trek – Premier Contact avec l'équipage du Capitaine Picard de la série Star Trek – la Nouvelle Génération. Entre temps, l'équipage de James T. Kirk aura eu lui aussi le temps de faire un bond dans le passé sur grand écran grâce au quatrième film sorti dans les salles le 3 février 1988 en France (plus d'un an et demi après sa sortie aux États-Unis!!!). Star Trek IV – Retour sur Terre demeure sans doute à ce jours comme le plus ludique des longs-métrages. Une expérience temporelle ne nécessitant pas la moindre connaissance dans le domaine du voyage dans le temps et si peu dans celui relatif à l'univers Star Trek.

D'ailleurs, l'acteur et ici, réalisateur Leonard Nimoy, le célèbre vulcain Spock, extraie le récit de ce quatrième long-métrage de la continuité en choisissant intelligemment de plonger l'équipage de l'Enterprise dans le passé alors même que le film s'ouvrait sur le procès conduisant à accuser l'amiral Kirk (William Shatner) du vol d'un oiseau de proie klingon, ET de la tentative d'anéantissement de ce même peuple. Leonard Nimoy élude le sujet avec l'arrivée aux abord de la Terre d'un étrange vaisseau dont la présence menace toute vie sur Terre. Alors que Kirk et son équipage acceptent de revenir sur Terre à bord du vaisseau de proie afin d'être traduits par la cour martiale, c'est lors de l'analyse d'un son produit par l'étrange sonde qu'ils comprennent que celle-ci tente de communiquer avec les baleines à bosse. Problème : en ce vingt-troisième siècle, elles n'existent plus, exterminées par l'homme dans le passé. C'est ainsi donc que l'amiral Kirk décide de retourner dans le vingtième siècle, dans le San Francisco du milieu des années quatre-vingt pour y prélever des baleines à bosse afin de permettre à la sonde, une fois retournés dans le présent, de communiquer avec elles et d'empêcher la destruction de la Terre. Le voyage ne sera pas de tout repos pour l'équipage de l'Enterprise...

Plus qu'un simple film de science-fiction, Leonard Nimoy a fait des quatrièmes aventures de Kirk, Spock, McCoy, Scott, Chekov, Uhura, Sulu et les autres, une véritable comédie. De retour dans NOS années quatre-vingt, celles du vingtième siècle, ces hommes et ces femmes du futur seront non seulement mis face à des contraintes technologiques vieillissante, mais également à des coutumes vestimentaires, et à un mode de langage d'un autre âge. Si Star Trek IV – Retour sur Terre repose en partie sur l'une des grandes tragédies environnementales et écologiques de notre ère (l'extinction de certaines espèces animales et notamment, celle des baleines à bosse), et donc, sur un sujet des plus grave, il est inutile de compter à chaque instant sur le sérieux du sujet. Il suffit d'entendre Spock répéter 'merde' à tout bout de champ ou Scotty s'adresser directement à un ordinateur des années quatre-vingt pour rire aux éclats. En ce sens, le film est une réussite. Comme est relativement réussi le message que le film délivre à travers ce récit spatio-temporel brillant par l'éclat de son habituel habillage philosophique qu'il évoque, ici, une fois encore. Comment en effet ne pas tomber sous le charme d'un Spock, plongeant dans un bassin pour y coller son visage sur le flanc d'une baleine ? Ou devant cette jeune femme du vingtième siècle préoccupée par le sort accordé aux deux cétacés dont elle a la charge ?
On respire ici, davantage, l'Enterprise ayant explosé dans l'épisode précédent et l'oiseau de proie demeurant un vaisseau trop petit pour l'éclatant équipage entourant l'amiral Kirk, il fallait trouver un subterfuge efficace : et celui-ci porte le nom de San Francisco. Un décor qui tranche forcément avec les habituels scènes de space opera offertes habituellement par la franchise ou les intérieurs du célèbre vaisseau, mais qui donne un souffle nouveau, quoique temporaire, à la saga. Les effets-spéciaux y sont donc moins nombreux, et bien que relativement discrets et réalisés par ILM, ils demeurent honnêtes pour l'époque (le film date de 1986). Si Star Trek IV – Retour sur Terre n'est pas un grand film de science-fiction, il s'agit cependant d'un excellent divertissement qui au regard d'une saga cinéma qui n'a jamais vraiment su demeurer sur une même ligne qualitative (au contraire des différentes séries télévisées qui ont toujours su conserver un certain niveau d'excellence), n'est ni le meilleur, ni le pire qu'aient engendré les différents auteurs de la franchise...

jeudi 4 janvier 2018

Star Trek Beyond de Justin Lin (2016) - ★★★★★★☆☆☆☆



Dans l'univers parallèle imaginé par J.J. Abrams, le capitaine James T. Kirk ayant pris la place de Spock au cœur du réacteur nucléaire de l'Enterprise afin de relancer le moteur à distorsion dans le précédent volet, le champ était donc laissé libre aux scénaristes Simon Pegg et Doug Jung de penser à de nouvelles aventures s'éloignant drastiquement de celles qui allaient découler de La Colère de Khan. Pour ce troisième épisode du reboot de Star Trek, les commandes sont confiées aux réalisateur américano-Taïwanais Justin Lin. Auteur de plusieurs volets de la saga Fast and Furious, les amateurs de la monumentale franchise créée par Gene Roddenberry avaient de quoi se faire du mouron. Confié à Simon Pegg (interprète principal et scénariste de Shaun of the Dead, Hot Fuzz ou encore Le Dernier Pub avant la Fin du Monde), le scénario de Star Trek Beyond fait la part belle à l'action tout en oubliant un point crucial : l'émotion. Car si les amateurs d'actions trouveront absolument vertigineux le spectacle visuel, les plus sensibles à la profondeur qui caractérise généralement l'esprit de l'univers Star Trek risquent de déchanter.
Avec cet épisode, on s'éloigne peu à peu de la science-fiction chère aux amateurs de la série originale et de ses succédanés pour plonger dans un univers ressemblant davantage à celui de super-héros ne craignant plus de faire des chutes de plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Simon Pegg (également interprète de l'ingénieur en chef Montgomery Scott) s'offre un rôle plus important tandis qu'il éloigne sensiblement le charismatique Spock de la lumière. S'inspirant de l'univers bouffon de sa précédente filmographie, le scénariste/réalisateur injecte au scénario de Star Trek Beyond un dose supplémentaire d'humour faisant parfois ressembler le film de Justin Lin à l'excellente série The Orville.

Plus les années passent, et plus l'univers de Star Trek semble vouloir coller à celui de son principal rival, Star Wars. Le personnage de Jaylah aurait tout aussi bien pu intégrer l'univers créé par George Lucas. Tout l'intérêt de Star Trek Beyond réside dans l'affrontement entre l'équipage de l'Enterprise et le personnage de Krall, chef d'une armée constituée de milliers de vaisseau s'apparentant à une ruche dont l'efficacité est, à l'écran, redoutable. Un monde de fonctionnement proche des inquiétants Borgs, mais de nouveaux ennemis bien plus véloces.

Encore une fois, il s'agit de vengeance. Après le romulien Néro et l'humain Khan, désormais il faut compter sur un ennemi tout aussi impitoyable dont les origines ne nous seront révélées qu'à la toute fin. Visuellement, le film est impressionnant quoique en deça du formidable spectacle offert trois ans auparavant avec Star Trek Into Darkness. Le vaisseau Enterprise ne nous aura jamais paru aussi fragile et ses membres d'équipage aussi robustes. A tel point que l'on va finir un jour par ne plus s'inquiéter de leur sort à force de voir Spock, Kirk, ou McCoy se relever chaque fois de blessures et de batailles condamnant normalement n'importe qui d'autre à mourir. Autre point positif : le choix d'avoir intégré l'esprit de découverte de la série originale avec cette planète fort peu accueillante où se situe une grande partie de l'intrigue. Malheureusement, en parallèle au dépaysement, beaucoup de situations se révèlent improbables. Voire grotesques. Les énumérer prendrait tant de temps que je laisse à la charge de ses futurs spectateurs de les relever toutes.

Au regard des treize longs-métrages sortis au cinéma depuis l'année 1979, Star Trek Beyond n'est certes, pas le pire d'entre tous mais il laisse la vague impression d'avoir en si peu de temps, pris un terrible coup de vieux. Au même titre que l'ancienne génération, il se rapproche davantage des univers imaginés par Jonathan Frakes (Star Trek : Insurrection) et Stuart Baird (Star Trek : Nemesis). Mieux vaut penser que la suite donnera tort à ceux qui prévoient la mort de la franchise au cinéma et que la qualité sera, à nouveau, au rendez-vous. Pour cela, pas de mystère : confier le scénario et la réalisation à des artistes accomplis...

lundi 10 avril 2017

Star Trek : Nemesis de Stuart Baird (2002) - ★★★★★★☆☆☆☆



Troisième et dernier long-métrage mettant en scène l'équipage de l'Enterprise commandé par le capitaine Jean-Luc Picard, Star Trek : Nemesis est le cœur d'une immense tragédie qui clôt ainsi de manière effroyable un cycle, le second, dans l'immense univers de la saga créée par Gene Roddenberry dans les années soixante. Ils ont tué Data. L'un des personnages les plus emblématiques de La Nouvelle Génération et certainement l'un des plus attachants. Un acte sacrificiel, un acte de bravoure destiné à sauver l'Enterprise et son équipage, et à plus grande échelle, la Terre entière. Car Picard, Riker, La Forge, Work et tous les membres du vaisseau vont avoir maille à partir avec un nouvel ennemi, un certain Preater Shinzon, humain leader des rémiens, une espèce asservie par les romuliens depuis des décennies. Détenteur d'une arme redoutable qui a fait ses preuves en tuant la presque totalité du sénat romulien, Preater Shinzon affirme vouloir la paix entre Remus, la planète des rémiens, et la fédération.
L'équipage de l'Enterprise découvre bientôt que le vaisseau de guerre Scimitar commandé par Preater Shinzon produit des rayonnements de thalaron. Ce même thalaron qui a fait de nombreuses victimes lors d'un rassemblement au sénat romulien. Le fait est que malgré ses affirmations, les intentions réelles de Preater Shinzon ne sont pas pacifistes. Son projet est en effet de détruire la planète terre à l'aide d'une arme chargée de thalaron...

L'acteur-réalisateur Jonathan Frakes ( qui endosse la tenue du commandant William T. Riker) laisse cette foisc-i le champ libre au cinéaste Stuart Baird qui réalise ici son troisième et actuellement dernier long-métrage pour le cinéma (après Ultime Décision et US Marshals). L'auteur de Star Trek : Premier Contact et Star Trek : Insurrection apporte d'ailleurs son aide à un Stuart Baird qui ignore tout de la saga. Le scénario, lui, est l’œuvre du scénariste John Logan que l'acteur Brent Spiner (Data) rencontra alors que ce dernier jouait dans la comédie musicale 1776. Contrairement à Stuart Baird, John Logan connaît bien l'univers de Star Trek et décide donc d'écrire en compagnie de Brent Spiner le scénario de Star Trek : Nemesis. En tuant Data et en unissant par les liens du mariage le commandant Riker au conseiller Deanna Troi (le premier abandonnant ainsi son poste de Second sur l'Enterprise et Deanna Troi celui de conseillère), le récit tournant autour des personnages de La Nouvelle Généréation ne pouvait donner lieu qu'à une œuvre concluant quinze années de bons et loyaux services.

Une fois le récit parvenant à son terme, plusieurs réactions peuvent survenir. Soit l'on demeure indifférent à l'univers de Star Trek et auquel cas, Star Trek : Nemesis laissera indifférent. Soit l'on est totalement fan de la franchise et l'on accepte de faire abstraction des quelques défauts récurrents qui émaillent habituellement la saga. Concernant l'intrigue elle-même, et bien qu'ils ne soient jamais évoqués, on pense parfois aux Borgs. Le personnage de Preater Shinzon inbcarné par l'acteur Tom Hardy rappelle parfois la reine Borg, et les costumes semblent avoir été empruntés au fameux collectif. Picard est d'ailleurs au centre de cette nouvelle intrigue et même s'il n'est plus vraiment question d'assimilation, Preater Shinzon aimerait pouvoir convaincre le commandant de l'Enterprise de la nécessité de mener à bien son projet.
C'est à bord de l'USS Enterprise NCC-1701-E que le Capitaine Jean-Luc Picard va combattre Preater Shinzon, ses hommes et leur vaisseau, le Scimitar. D'un train en retard par rapport aux tactiques de son ennemi, Jean-Luc Picard va faire preuve d'un courage exemplaire en abordant le Scimitar à l'aide de l'Enterprise. Ce qui nous vaudra des effets-spéciaux d'excellente qualité pour l'époque. D'ailleurs, en la matière, le film n'a pas vraiment à rougir face aux canons du genre et conserve même une finesse que n'auront sans doute pas les différents reboot surchargés en la matière. Nous noteront la présence de B-4, un prototype exempt de cerveau positronique créé par le Docteur Noonian Soong, Père de Lore et de Data. L'existence de B-4 n'ayant jamais été révélée avant Star Trek : Nemesis, c'est une véritable surprise de découvrir une version peu évoluée de notre androïde préféré.
Bien que les quelques minutes durant lesquelles nous l'entendons chanter un air fredonné jadis par Data soient assez émouvantes, le scénario semble définitivement confirmer la volonté de tourner la page avec l'univers de La Nouvelle Génération puisque le twist tant attendu nous révélant que l'androïde envoyé sur le Scimitar sauver le Capitaine Picard est B-4 et non Data n'arrivera jamais. Si Star Trek : Nemesis n'est définitivement pas le meilleur opus de la saga, les fans de La Nouvelle Génération prendront forcément du plaisir à retrouver leur équipage favori...

samedi 25 mars 2017

Star Trek : Insurrection de Jonathan Frakes (1998) - ★★★★★★☆☆☆☆



Pour cette troisième aventure au cinéma (et la neuvième dans l'univers de Star Trek) du vaisseau Enterprise commandé par le Capitaine Jean-Luc Picard, son équipage et lui vont avoir fort à faire avec les habitants d'une planète habitée par les six-cent vingt deux âmes constituée par le peuple Ba'ku et située dans la zone de Briar Patch du Secteur 441. Au cœur de cette nouvelle intrigue, la Directive Première, mise à mal par un dysfonctionnement des circuits de Data lorsque celui-ci est attaqué par plusieurs membres de l'espèce Son'a qui ont investit la planète. Présent sur Ba'ku depuis quelques temps afin d'étudier sa population, Data allait en effet mettre à jour la présence non-officielle d'un vaisseau Son'a. Contrairement aux inquiétudes du Capitaine Picard, très attaché à la Directive Première malgré certaines de ses prises de position passées, les habitants de Ba'ku possèdent une technologie équivalente à celle de la Fédération mais ont choisi de ne pas s'en servir. La Directive Première n'étant pratiquement plus à l'ordre du jour, le problème de Picard, Data, Worf et du Docteur Crusher, se situe ailleurs.

Car la présence des Son'a sur Ba'ku n'a rien d'innocent. Peuple éminemment soucieux de son apparence, les Son'a, dirigés par leur leader Ahdar Ru'afo (F. Murray Abraham), savent que les Ba'ku cachent un secret qu'ils convoitent : les anneaux de la planète émettent en effet un rayonnement de particules métaphasiques permettant à ses habitants non seulement d'être immortels, mais de rajeunir également. Lorsque le Capitaine Picard et Data, accompagnés par Anij (Donna Murphy), l'une des habitantes de l'un des principaux villages de Ba'ku, mettent à jour la présence d'un vaisseau Son'a au milieu d'un lac, ils comprennent où les envahisseurs veulent en venir. A l'intérieur, un programme holodeck a été mis en route, reconstitution fidèle du village Ba'ku. Les Son'a ont en effet l'intention de déporter les habitants de la planète pour ainsi se l'approprier. Mais Picard n'entend pas laisser Ahdar Ru'afo et son peuple agir ainsi...

Assez malmené par la presse, Star Trek : Insurrection peut se voir comme une version longue et cinématographique d'un épisode inédit de la série télévisée La Nouvelle Génération. Pour le fan pur et dur, c'est surtout l'occasion de découvrir une fois encore sur grand écran (à l'époque, pas d'écran plat de cent-cinquante centimètres de diagonale à la maison) ses personnages et son univers préférés. On est loin, très loin de la surenchère visuelle d'un Star Wars.
Des effets-spéciaux qui ne fatiguent pas la vue mais demeurant d'une qualité appréciable et surtout, très fidèles au modèle d'origine. C'est fin, bien fait, et le film nous fait grâce de la technologie de l'occultation lors de très jolies scènes (la découverte du vaisseau Son'a dans le lac). Beaucoup d'humour, peu d'action, mais des thématiques qui reviennent toujours hanter le cinéma américain. Jonathan Frakes aborde le sujet périlleux de la déportation. On retrouve l'équipe au complet, avec un Data toujours prompt à évoquer sa condition d'androïde, un Worf « honteusement » atteint par la puberté, un Geordi recouvrant la vue grâce au bénéfice apporté par son contact avec les particules métaphasiques, et Picard rajeunissant et impliqué dans une affaire l'opposant aux envahisseurs Son'a et à l'un des représentants de la Fédération, l'Amiral Matthew Dougherty (Anthony Zerbe).


Star Trek : Insurrection nous offre également l'occasion de faire connaissance avec deux nouvelles civilisations : d'un côté, les pacifistes Ba'kus formés d'ancien guerrier exilés sur Ba'ku, et les guerrier Son'a, qui ne sont autre que d'anciens membres de la colonie, chassés du groupe après avoir tenté de rétablir les règles d'antan. Chaque clan ayant établit de nouvelles règles, les seconds, très soucieux de leur apparence finiront par convoiter la planète de leurs anciens semblables comme on le découvre donc dans ce neuvième long-métrage.
Sans doute la simplicité du récit et de la mise en scène a-t-elle participé au rejet d'une partie du public et majoritairement de la presse à l'époque, Star Trek : Insurrection n'est pas le ratage complet que certains voudraient nous faire croire. Il est vrai qu'en son sein, La Nouvelle Génération nous avait offert l'occasion de découvrir de magnifiques épisodes en regard desquels l'intrigue de ce long-métrage peu paraître bien pâle. Sortant dans les salles obscures alors même qu'était diffusée aux États-Unis et en France l'extraordinaire série Deep Space Nine, le film de Jonathan Frakes avait de toute manière peu de chance de faire l'unanimité...

mercredi 22 mars 2017

Star Trek : First Contact (1996) - ★★★★★★★☆☆☆



Petit cycle consacré aux trois œuvres cinématographiques inspirées par la seconde série Star Trek, La Nouvelle Génération produite entre 1987 et 1994. Pour être tout à fait honnête, il faudrait remonter deux ans plus tôt, en 1994, avec la sortie du septième long-métrage réalisé par le cinéaste américain David Carson, Star Trek : Générations, œuvre transitoire entre la série originale diffusée en 1966 et 1969 et la seconde. Star Trek : Premier Contact demeure donc effectivement le premier long-métrage à ne mettre en scène que les personnages de La Nouvelle Génération.
Lorsque débute l'intrigue de Premier Contact, l'existence des Borgs est déjà bien connue du Capitaine Jean-Luc Picard et de l'équipage de l'Enterprise. Assimilé, Picard fut en effet contraint de révéler d'importantes informations aux borgs, fait qui signa la mort de plusieurs milliers d'hommes et la destruction de 39 vaisseaux de la Fédération des Planètes Unies.
C'est donc avec l'esprit revanchard du Capitaine de l'Enterprise que s'ouvre Premier Contact. Surtout que les borgs et leur reine se dirigent vers la Terre, de retour en l'an 2063, et plus précisément le 4 avril de cette année là afin de modifier le cours de l'histoire. Picard et son équipage sont donc contraints d'en faire autant. Plongés dans un passé historique et d'une importance fondamentale, ils vont rencontrer Zefram Cochrane, l'homme sans lequel le principe de distorsion qui permet de traverser l'univers à des vitesses supraluminiques (comprendre supérieures à celle de la lumière) n'existerait sans doute pas encore. Il ne s'agit pas ici de la première évocation du voyage dans le temps dans la saga puisque le sujet fut abordé à maintes reprises et de manière fort concrète dans le quatrième long-métrage de la licence, Star Trek 4 : Retour sur Terre.

Sans tenir compte du reboot débuté dès 2009 avec le Star Trek de J. J. Abrams, Star Trek : Premier Contact demeure sans aucun doute, l’œuvre cinématographique basée sur la mythologie, la plus impressionnante, les précédentes n'arborant finalement que l'apparence de longs, voire de très longs épisodes télévisés. Réalisé par l'acteur et cinéaste Jonathan Frakes (qui ne fut autre que le commandeur William T. Riker de La Nouvelle Génération), l’œuvre est d'une étonnante noirceur.

Et si Premier Contact arbore parfois cet aspect si sombre, c'est bien en raison de la présence des Borgs, somme d'individus organico-synthétiques évoluant grâce au procédé d'assimilation et formant ainsi collectif mu par une pensée unique liant chacun de ses représentants. Si l’œuvre se démarque des précédents longs-métrages, c'est d'abord parce que son auteur a su se débarrasser de l'écueil un brin kitsch que revêtait jusqu'à maintenant la franchise en proposant un spectacle visuellement très réjouissant. Un bon compromis entre le passé et la surenchère actuelle.
Pour les fans, le plaisir réside également dans les retrouvailles avec l'équipage de La Nouvelle Génération, série qui prit fin deux ans plus tôt. D'ailleurs, à ce propos, mieux vaut suivre les nouvelles aventures de Jean-Luc Picard et de son équipage dans les meilleures conditions en regardant Premier Contact en version originale. Car qu'il s'agisse du capitaine, de Riker, de Data, de Geordi LaForge, de Deanna Troi ou encore de Worf et Beverly Crusher, la version française ne s'est pas donné la peine de faire appel aux doubleurs d'origine afin d'assurer une certaine continuité dans ce domaine. Le principal soucis n'étant pas principalement lié à l'accoutumance mais plutôt à l'effet produit sur la conscience du spectateur qui sera donc forcément moins touché par des choix de voix collant beaucoup moins aux personnages.
En matière d'effets-spéciaux, on a le plaisir de constater qu'ils demeurent d'une finesse exemplaire. L'univers de Star Trek prônant la différence entre espèces, on assistera même à une tentative de séduction entre l'androïde Data et la Reine des Borg.

Jonathan Frakes a réalisé ici une œuvre essentielle puisqu'en transportant l’Enterprise et son équipage à l'époque où le légendaire Zefram Cochrane lança sa mythique fusée, le cinéaste à forgé le lien entre la légende et ce qui adviendra de l'humanité. Et surtout, ce premier contact auquel il prétend demeure pour les fans un moment d'intense émotion. Qui pourra oublier cette toute première poignée de main entre Zefram Cochrane et un vulcain ?

jeudi 21 juillet 2016

Star Trek Sans Limites de Justin Lin (2016)



Ne vous emballez pas ! Ce retour anticipé et le titre de ce nouvel article ne signifient en aucun cas que je détienne la moindre exclusivité concernant le dernier épisode de la longue saga Star Trek dont la sortie est prévue chez nous pour le 17 août 2016 alors même qu'il sort demain aux États-Unis. Allez savoir pourquoi, mais en ce qui me concerne, cela ne m'intéresse pas. Star Trek Sans Limites est donc le nouvel épisode de cette longue licence qui est née en 1966 à travers la série originale éponyme. Une série qui fut suivie d'une seconde, puis d'une troisième, continuant ainsi jusqu'à la sixième, prévue pour 2017. Autant dire que l'attente est fébrile. Surtout si l'on tient compte du fait que contrairement aux adaptations cinématographiques de la licence, les différentes séries n'ont presque jamais connu de réelle baisse de qualité, bien que les producteurs d'Enterprise aient décidé de mettre un terme à cette cinquième série après seulement quatre saisons.

Au cinéma, Star Trek fut d'abord adapté à travers dix longs-métrages entre 1979 et 2002 avant que le réalisateur-producteur J.J. Abrams n'ait décidé dès 2009 de se lancer dans une série de reboot dont Star Trek Sans Limites est le dernier fruit de ses efforts (en tant que producteur).

Et autant dire qu'en découvrant la bande-annonce de ce dernier, aucune sorte d'émotion ne s'en est dégagée. A vrai dire, celle-ci aurait même eu tendance à me donner un mal au crâne et à la tête digne d'une insolation ou d'une indigestion. Tout ce qui faisait la différence entre les licences Star Trek et Star Wars semble peu à peu se diluer dans un conglomérat d'effets-spéciaux en surabondance. De quoi rendre méfiant n'importe quel Trekkie qui se rapportera toujours à l'essence-même de la saga : la série originale. Je me demande d'ailleurs toujours si l’appellation ne vaut que pour ceux qui mettent éternellement en avant celle-ci quand d'autres, dont je fais partie, lui ont toujours préféré La Nouvelle Génération, Deep Space Nine, Voyager ou même encore Enterprise et son incroyable générique (dans le plus mauvais sens du terme) et sa passerelle au design étonnant froid.

Si l'impatience demeure concernant l'arrivée et la diffusion de la prochaine série télévisée qui inclura des personnages nouveaux ne faisant, HEUREUSEMENT, pas partie du casting du long-métrage à venir, l'engouement pour ce dernier ne sera certainement pas celui que provoqua l'annonce du reboot finalement inutile sorti en 2009. Sans parler de Star Trek Into Darkness dont le scénario de Alex Kurtzman, Damon Lindelof et Roberto Orci pompait allégrement celui de Jack B. Sowards et Nicholas Meyer qui s'inspiraient eux d'une histoire écrite par les auteurs Harve Bennett et Samuel A. Peeples. Un film qui n'aurait sans doute pas été si mauvais si l'original Star Trek 2 : La Colère de Khan ne lui était pas si immensément supérieur.

En attendant la sortie de Star Trek Sans Limite de Justin Lin, refaites-vous donc une intégrale de la saga. Soit sept-cent vingt six épisodes télé, et douze longs-métrages. Et s'il vous reste encore un peu de temps à consacrer à la licence, jetez un œil curieux à la série animée Star Trek: The Animated Series constituée de 22 épisodes de 26 minutes, et créée en 1973, réalisée par Hal Sutherland et écrite par Dorothy Fontana. Et si vraiment, vous faites partie des plus Geek des Trekkies, allez faire un tour sur Youtube pour découvrir la fan-série d'excellente qualité, Star Trek Continues...

dimanche 1 mars 2015

LEONARD NIMOY - 1931-2015 (R.I.P SPOCK)


 LEONARD NIMOY



Leonard Nimoy est mort. L'homme qui endossa l'un des plus importants rôles de la série originelle Star Trek est donc parti tutoyer ces étoiles qu'il a tant de fois croisées sur son chemin, affublé du costume de ce grand penseur qu'est le vulcain Spock. Tour à tour acteur, cinéaste, scénariste, photographe et producteur, Leonard Nimoy fut aussi, et ça on le sait moins, chanteur. Né le 26 Mars 1931, Spock s'est donc éteint avec lui le 27 Février 2015, laissant derrière lui des millions d'orphelins, ceux que l'on nomme encore les Trekkies. Des fans, oui, mais aussi une pléthore de films et de séries télévisées dont les deux plus marquantes resteront à jamais Star Trek et Mission : Impossible


L'acteur a montré sa trogne dans plusieurs dizaines de séries dont certaines devenues depuis, aussi cultes que celle qui l'a mondialement fait connaître entre 1966 et 1969. Au hasard, Bonanza, La Quatrième Dimension, Rawhide, Les Incorruptibles, Au Delà Du Réel ou bien encore Des Agents Très Spéciaux. Si longtemps il demeura dans l'ombre en interprétant des seconds rôles, il finit par s'imposer comme un immense artiste capable de donner le meilleur de lui-même dans des rôles pas si radicalement différents de celui de Spock. Au cinéma, s'il joua dans les six premières adaptations de Star Trek, ainsi que dans celles sorties en 2009 et 2013, on le vit dans une trentaine de films dont certains restent encore comme des œuvres marquantes. Nous ne sommes pas encore prêts à oublier son personnage de David Kibner dans le paranoïaque Invasion of the Body Snatchers de Philip Kaufman. Il donna à la télé, la réplique au génial Peter Falk dans la non moins merveilleuse série policière Columbo. Donnant ainsi toute la mesure de son talent dans le rôle du plus détestable criminel de la série toute entière.


Leonard Nimoy donna de la voix pour les séries animées Les Simpsons et Futurama. Il réalisa quelques épisodes de séries télévisées (notamment l'épisode 14 de la saison 2 de Hooker dont l'acteur principal n'est autre que son acolyte de toujours William Shatner), quelques films, le remake de Trois Hommes et un Couffin (Trois Hommes et un Bébé), ainsi que deux des adaptations cinématographiques de la série Star Trek, Star Trek 3 : A la Recherche de Spock et Star Trek 4 : Retour Sur Terre. Il scénarisa par ailleurs ces deux derniers ainsi que les premier et sixième films. En France, c'est l'acteur Robert Party qui doubla l'acteur pour son rôle de Spock et Roger Rudel pour celui de l'assassin de l'épisode Le Spécialiste de la série Columbo.


Alors qu'il interprète le célèbre personnage du vulcain dans la série originale, Leonard Nimoy se lance dans une carrière de chanteur qui ne durera que trois ans et le temps de cinq albums...



Leonard Nimoy est décédé le 27 Février 2015 des suites d'une complication d'une maladie pulmonaire chronique en partie causée par le tabagisme.

 LEONARD NIMOY -1931-2015
(R.I.P)

samedi 29 décembre 2012

Star Trek III: The Search for Spock de Leonard Nimoy (1984)


 Ce qui est utile à beaucoup l'emporte sur les désirs d'un seul. Spock

Spock est mort, sacrifiant son existence pour que survivent les membres du vaisseau Enterprise, A la suite du Salut Aux Morts, son corps est envoyé sur l'aride Ceti Alpha V, devenue depuis une planète flamboyante appelée Genesis du nom du projet visant à faire éclore la vie sur une planète totalement stérile. La torpille dans laquelle repose son corps émet un signal cependant un signal qui attire l'attention du lieutenant Saavik et du docteur David Marcus, le fils de l'amiral James T. Kirk. A l'approche de Genesis, le vaisseau USS Grissom se met en orbite autour de la planète tandis que Saavik et Marcus demandent l'autorisation au commandant J.T. Esteban d'aller vérifier l'origine du signal émis par la torpille à photons du capitaine Spock.

Lors de leur retour sur Terre, l'amiral Kirk et l'équipage de l'Enterprise apprennent avec surprise que les réparations dont à besoin leur vaisseau ne seront pas effectuées et qu'en raison de son âge il sera mis hors-service. Chaque membre est donc réaffecté sur un vaisseau différent.



Kirk reçoit ses plus fidèles compagnons dans ses quartiers. Alors qu'il s'attend à recevoir Scott, c'est Sarek, le père de Spock qui se présente devant lui. Le vulcain reproche à l'amiral d'avoir abandonné le corps de Spock sur Genesis, renonçant ainsi à tout espoir de donner suite à l'existence spirituelle de son fils. Sarek pénètre alors l'esprit de Kirk, pensant que Spock a uni le sien à celui de l'amiral mais n'y trouve aucune trace de son fils. C'est ainsi qu'il apprend de la bouche de Kirk que le Docteur McCoy est peut-être celui que le vulcain cherche.

L'amiral décide donc de partir à la recherche de son ami vulcain en compagnie de ses amis McCoy, Scott, Chekov et Sulu, s'opposant ainsi à l'interdiction d'utiliser à nouveau l'Enterprise. Subtilisant ce dernier, l'équipage reconstitué vole donc vers la planète Genesis.

L'amiral Kirk et son équipage endossent un temps le costume de rebelles afin de retrouver le plus humain des vulcains.


Mais entre temps, un oiseau de proie klingon s'approche de l'USS Grissom, détruisant ce dernier et tuant l'équipage tout entier. Saavik et David, qui se trouve toujours sur Genesis, ne se doute pas que trois klingons sont lancés à leur recherche. Lorsque l'Enterprise approche de Genesis, il ne trouve aucune trace du Grissom et l'amiral Kirk se demande les raisons du silence entretenu par l'équipage de celui-ci...

Star Trek III: A La Recherche De Spock est donc la troisième adaptation cinématographique adaptée de la fameuse série télévisée Star Trek. Réalisé par Leonard Nimoy lui-même (Spock), l'œuvre mêle les ambitions de klingons avides de pouvoir mettre la main sur Genesis et de dominer la planète du même nom, à l'espoir mis en œuvre par Kirk et son équipage pour retrouver Spock. On y retrouve les personnages de David Marcus, le fils de Kirk, ainsi que celui de Saavik (cette fois-ci interprété par Robin Curtis). Lorsque ces derniers tombent sur la capsule de Spock, la présence d'organismes vivants signifie une erreur grossière de scénario. Car en effet, ces créatures agglutinées contre la paroi métallique de la torpille rappellent celles enfermées dans l'aquarium du SS Botany Bay. Alors, si la planète a bien été analysée afin de s'assurer que nulle trace de vie y est présente, comment se fait-il que ces bestioles conservées par Khan n'aient pas été repérées?

Le scénario, partant à priori d'une idée plutôt plaisante, se révèle quelque peu décevant. Tout d'abord, si les décors ne sont tout de même pas comparables avec ceux en carton-pâte de la série originale, ils manquent parfois de réalisme. Quand à l'affrontement entre Kirk et le commandant klingon Kruge, il n'est pas de la trempe de celui qui opposait l'amiral à Khan. Déjà, l'intro s'éternise un peu trop sur les derniers plans du film précédent. Ensuite, l'histoire mêlant plusieurs intrigues avant de les faire se rejoindre manque d'enthousiasme. Les pérégrinations de Saavik et Marcus sont mollassonnes. La bataille entre Klingons et humains expédiée, et quand à la fameuse cérémonie du Fal-Tor-Pan qui doit clore la résurrection de Spock, elle est anecdotique. Peut-être l'un des épisodes cinématographiques les moins réussis. Dernier point. Mais qui donc se cache derrière le doublage catastrophique de Chekov, faisant du pauvre homme un castra à fort accent russe? Nicolas Brémont...
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