samedi 8 mars 2025
Bug de William Friedkin (2006)
dimanche 13 août 2023
WILLIAM FRIEDKIN (1935-2023)
Tout artiste, qu'il s'agisse d'un acteur, d'un écrivain, d'un chanteur, d'un peintre ou de tout autre domaine dans lequel il a été amené à plonger durant tout ou partie de sa carrière, finit par disparaître. Comme n'importe qui, il naît, vit et meurt, laissant derrière lui cet esprit créatif qu'il partagea avec nombre de ses semblables. Il y a ceux dont on se souvient plus ou moins, dont on a finalement connu que le nom sans avoir jamais vu à quoi ils purent ressembler. Si William Friedkin fait partie de ceux qui ont contribué à l'immense édifice du septième art, son apparence ne fut pas obligatoirement identifiable au premier coup d’œil. Il fallait être au minimum curieux, s'intéresser au personnage au même titre que son œuvre et encore mieux, être un inconditionnel du bonhomme. N'y avait-il pas une certaine dureté qui se lisait sur son visage ? Surtout lorsque le poids des années commença à redessiner ses contours ? Le reflet, finalement, d'une production généralement exigeante, parfois cruelle, notamment synthétisée à travers des opus relativement durs tels que L'exorciste, Le convoi de la peur, Cruising, Le sang du châtiment, Bug ou Killer Joe (chacun ses références, hein?). William Friedkin touchait à tous les genres et obtenait quasiment à chaque effort, un résultat à la hauteur de nos attentes. Alors que The Caine Mutiny Court-Martial n'est pas encore sorti sur les écrans de cinéma, c'est à un retour en arrière que la disparition de cet immense cinéaste pousse chacun d'entre nous. Celles et ceux qui un jour ont découvert ou du moins entendu parler de l'une ou l'autre de ses œuvres sont donc amenés à se remémorer ces doux frissons qui parcoururent leur échine à l'évocation de tel ou tel film ou à continuer à rêver à ce jour où ils pourront le ou les découvrir, enfin... Comment oublier l'introduction de L'exorciste située sur un site archéologique irakien ? Ou ces différentes séquences mettant en scène une Linda Blair métamorphosée sous l'emprise du Malin grâce à l'immense talent du maquilleur Dick Smith ? Ou encore les divers affrontement qui opposèrent l'adolescente aux pères Lankester Merrin et Damien Karras ? Comment oublier l'hallucinante traversée du pont en bois du Convoi de la peur, séquence qui prit trois mois de tournage afin de parfaite l'idée qu'en avait son créateur ? Comment ensuite passer sous silence la cauchemardesque enquête dans le milieu homosexuel de l'inspecteur Steve Burns (incarné par le prodigieux Al Pacino) de Cruising dans lequel le personnage allait jusqu'à y perdre quasiment son identité sexuelle ? Ou encore, comment ne pas évoquer le troublant Le sang du châtiment, une œuvre parfois très crue qui posa la question de la peine de mort (il existe d'ailleurs deux versions du long-métrage datant de 1987 et 1992) et qui en outre repose sur un authentique et sordide fait-divers autour d'un tueur en série ayant réellement existé (Richard Trenton Chase). On pourrait citer des dizaines d'exemples, personnels et intimes ou selon les humeurs et les goût de chacun. William Friedkin est mort et la première réaction qu'aura logiquement le fan de cinéma en général et de l'artiste en particulier sera d'exprimer de manière sommaire mais parfaitement concrète son désarroi : Merde ! Fait chier ! J'le crois pas ! Impossible! Arrête de déconner ! Chienne de vie ! Injuste !... Avant de jeter un regard humide (de larmes) sur une carrière tout simplement exemplaire... Adieu William... et surtout, Merci pour tout...
mardi 26 octobre 2021
The Devil and Father Amorth de William Friedkin (2017) - ★★★★★★☆☆☆☆
lundi 25 octobre 2021
Rampage de William Friedkin (1987) - ★★★★★☆☆☆☆☆
L’Exorciste selon William Friedkin d'Alexandre O. Philippe (2019) - ★★★★★★★★☆☆
dimanche 24 octobre 2021
The Guardian de William Friedkin (1990) - ★★★★★★☆☆☆☆
samedi 23 octobre 2021
Traqué de William Friedkin (2003) - ★★★★★★★☆☆☆
Blue Chips de William Friedkin (1994)- ★★★★★★★☆☆☆
vendredi 22 octobre 2021
Sorcerer de William Friedkin (1977) - ★★★★★★★★★☆
À Jérusalem, une bombe explose en faisant de nombreuses victimes. Un attentat terroriste dont les trois responsables d'origine palestinienne sont immédiatement identifiés. Le premier est abattu. Le second est arrêté. Quant au troisième, prénommé Kassem, il parvient à se fondre dans la foule avant de disparaître... À Paris, Victor Manzon est convoqué dans le bureau du directeur de la Bourse. Accusé de fraude et de fausses déclarations ayant causé un déficit de quinze millions de francs, il lui reste moins de vingt-quatre heures pour fournir des preuves de crédit suffisantes qui lui permettront d'échapper à la justice... Elizabeth, dans l'état du New Jersey aux États-Unis. Après avoir subtilisé les fonds d'un parrain abrités au sein d'une église catholique, le chauffeur Jackie Scanlon, son patron ainsi que deux de ses hommes prennent la fuite au volant d'un véhicule qui malheureusement percute un camion et les laisse sur le carreau. Excepté Scanlon qui bientôt va se voir contraint de prendre la fuite en quittant le pays... On ne va pas commencer à tergiverser sur le fait que Sorcerer est le remake du Salaire de la peur de Henri-Georges Clouzot, les deux réalisateurs ayant suffisamment de personnalité pour que l'on ne prenne pas le risque de comparer telle ou telle séquence tournée par l'un et revisitée par l'autre. L’œuvre de William Friedkin semble d'ailleurs se rapporter davantage au roman éponyme de l'écrivain et journaliste Georges Arnaud que du long-métrage sorti le 22 avril 1953 dans notre pays. Quatre années après le choc L'exorciste, le réalisateur américain, contrairement à ce qu'évoque le titre original de son nouveau long-métrage Sorcerer (traduit par sorcier ou sorcière), ne fait plus appel au moindre élément fantastique. À moins que l'on suppose que la nature qui se déchaîne au sein du film ne soit le fait d'une divinité retorse quelle qu'elle soit...
L'exorciste de William Friedkin (1973) - ★★★★★★★★★★









































