Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


Affichage des articles dont le libellé est Mamadou Haïdara. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mamadou Haïdara. Afficher tous les articles

vendredi 18 septembre 2026

Kyma, l'onde mystérieuse de Romain Daudet-Jahan (2026) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

La science-fiction sur grand écran, en France, est suffisamment rare pour que l'on s'intéresse aux quelques propositions qui sortent ponctuellement sur grand écran. À vrai dire, l'on est plus proche ici du fantastique même si sous certains aspects le film hésite entre un genre et un autre... Derrière un titre que l'on pourrait confondre avec celui d'une aventure surréaliste et pleine de mystère, Kyma, l'onde mystérieuse de Romain Daudet-Jahan est une plongée au cœur de la campagne française où vivent Tony (Jules Lefebvre) et ses deux seuls véritables amis Zoé (Lucie Loste Berset) et Ousmane (Mamadou Haidara). Le réalisateur et scénariste qui jusque là ne s'était contenté que de tourner une poignée de courts-métrages et un documentaire intitulé Off the Records et consacré à la tournée asiatique du pianiste de jazz italien Giovanni Mirabassi semble ici particulièrement inspiré par le cinéma fantastique américain des années quatre-vingt. Celui de Steven Spielberg, de Joe Dante, de Richard Donner (période Les Goonies) ou de Rob Reiner, auteur du formidable Stand by me adapté de la nouvelle The Body de Stephen King... Le cinéaste réduit ici au maximum son casting puisque en dehors des trois adolescents, du père de Tony (Stéphan Guérin-Tillié)et de sa mère Mylène (Eve Duranceau), une zoologiste québécoise qui n'interviendra que sur le tard pour cause de déplacement sur la terre de ses origines, le Canada, apparaissent à l'image de rares antagonistes dont un Solal interprété par Patrick d’Assumçao qui assume très clairement l'emploi de la violence pour obtenir des aveux de la part d'Emile, qui est donc le père du jeune garçon après qu'il ait été kidnappé... Expliquer pourquoi Kyma, l'onde mystérieuse n'est ni un mauvais film ni une excellente surprise n'est en soi, pas véritablement une gageure. Pas mauvais, non, puisque malgré toute une série d'éléments qui confirment que rien de fondamentalement inédit ne se déroule devant nos yeux, le long-métrage se regarde sans réel déplaisir...


Il faut par contre se mettre une chose en tête : n'avoir vraiment rien de mieux à faire d'autre que de se rendre dans l'une des quelques salles qui le diffusent encore sur grand écran car sinon, ce n'est certainement qu'au bout d'une poignée de minutes que l'on choisira peut-être de quitter les lieux pour trouver une occupation nettement plus passionnante... Sans vouloir marteler le fait qu'avec Kyma, l'onde mystérieuse Romain Daudet-Jahan ne fait que signer un ersatz de comédie fantastique pompant un genre dont les origines se chiffrent en plusieurs dizaines d'années, son petit budget d'à peine un million d'euros lui vaut toutes les excuses du monde. Pas d'effets spectaculaires en dehors de quelques vrombissements et rugissements provenant d'une créature qui par contre vaut probablement le détour puisqu'elle est pour le coup et cette fois-ci, véritablement inédite. L'onde du titre. Aussi mystérieuse que le prétend l'affiche mais qui semble être directement liée aux travaux de recherche du père de Tony. D'où cet intérêt majeur de la part d'une organisation gouvernementale secrète dont fait donc partie Solal mais aussi un certain Major (l'acteur Quentin D’Hainaut) et plusieurs agents. L'armée, une fois de plus représentée sous sa forme la plus sombre, opportuniste et employant des méthodes parfois radicales. L'une des faiblesses de Kyma, l'onde mystérieuse est finalement d'être arrivé des dizaines d'années en retard. Après qu'une horde de cinéastes et de scénaristes aient déjà conçu la totalité des scripts basés sur ce type de projets. N'ayant donc pour lui aucune possibilité de pallier aux faiblesses scénaristiques d'un script écrit par le réalisateur en collaboration avec Émilie Dubois, Romain Daudet-Jahan parvient difficilement à maintenir le cap de l'intérêt pour n'être que le brouillon ''exécuté'' postérieurement des œuvres auxquelles les spectateurs prendront peut-être un malin plaisir à le comparer. Une œuvre, au fond, presque lovecraftienne dans sa conception d'une créature invisible et rétro-futuriste dans son concept d'hommage au cinéma américain de type Teen-Movie cher aux années quatre-vingt...

 

mardi 18 février 2025

Quatre Zéros de Fabien Onteniente (2024) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Vingt-trois ans après avoir réalisé la comédie Trois Zéros, le cinéaste français Fabien Onteniente est revenu en octobre dernier avec la suite des aventures d'Alain Colonna. Désormais écrit par le réalisateur lui-même et Antonin Fourlin, Quatre Zéros confirme d'abord une chose : que Fabien Onteniente vit dans un autre monde, à une époque révolue dans laquelle il semble se complaire au point de perpétuellement vouloir le reproduire chaque fois qu'une idée de scénario lui vient en tête. Quatre Zéros est ainsi le digne héritier de la franchise Camping, de Jet Set, de Disco ou encore de All Inclusive. On aura rarement vu un réalisateur et scénariste demeurer aussi fidèle à son propre style que le cinéaste français. Les États-Unis ont John Waters et nous, en France, nous avons Fabien Onteniente. Ce qui, en soit, n'est pas annonciateur d'une très bonne nouvelle. Mais plutôt d'une très mauvaise. Surtout si l'on est allergique à cette vision passéiste, voire même extrêmement ringarde de la société française. Fabien Onteniente semble être resté bloqué dans les années 2000. Et plus précisément en 2002, année où sort Trois Zéros, lequel attire le public en masse puisque plus d'un million et deux-cents mille spectateurs viendront assister à l'arrivée dans l'équipe de France de l'excellent joueur de football, Tibor Kovacs qu'incarna Lorant Deutsch. De l'ancienne équipe d'interprètes il ne reste ''malheureusement'' pas grand monde. Samuel Le Bihan est aux abonnés absents. Lui qui incarnait le rôle de Manu, l'agent du jeune prodige du football laisse donc désormais la place à Paul Deby. Et comme Fabien Onteniente n'a pas eu l'air de vouloir trop se fouler ou plus simplement rappeler le personnage qu'interprétait à l'époque Samuel Le Bihan, le réalisateur a choisi la simplicité en donnant à ce nouveau caractère le même prénom. Manu (Paul Deby) découvre à son tour un nouveau phénomène du ballon rond. Un certain Kidane qu'interprète le jeune Mamadou Haïdara qui jusque là n'était apparu sur grand écran que dans La vie de ma mère de Julien Carpentier il y a deux ans. De manière si grossière que l'évocation de son arrivée sur notre territoire transpire une certaine idéologie, Fabien Onteniente aborde le sujet des migrants et du périple qu'ils rencontrent lors de leur traversée de leur pays d'origine jusqu'aux frontières hexagonales.


Un prétexte en réalité hautement fallacieux puisque le réalisateur et son scénariste vont assez peu s'intéresser par la suite à ce tout nouveau personnage puisque les séquences qui lui seront consacrées se compteront sur les doigts d'une seule main. Non, ce qui intéresse avant tout Fabien Onteniente et Antonin Fourlon est de décrire ce que semble être devenu depuis longtemps le monde du football. Un univers déjà lucratif à l'époque mais qui désormais attire une faune que l'on présentait il y a longtemps comme retranchée aux stricts abords des cités HLM. Désormais, la ''racaille'' s'invite aux festivités (comment nommer autrement les quelques énergumènes qui pour le compte d'un certain DZ vont jusqu'à intimider les parents de l'agent du nouveau prodige?). Si les types en survêt, le bling-bling et le football vous donnent des aigreurs d'estomac, Quatre Zéros apparaîtra à vos yeux comme une anthologie du mauvais goût. Gérard Lanvin reprend le rôle d'Alain Colonna avec cet air renfrogné qui est devenu sa marque de fabrique tandis qu'Isabelle Nanty rendosse celui de sa sœur Sylvie. Elle est désormais la compagne de José Pinto (Didier Bourdon), le propriétaire d'un restaurant qui marche mal et qui embauche son fils Manu ainsi que Kidane, le prodige du foot en question. Attirant la convoitise de concurrents, tel DZ qu'interprète le rappeur français Kaaris, Sylvie décide de faire appel à son frère qui depuis les événements du précédent long-métrage se la coule douce à Tahiti... Avant même de sortir en salle, Quatre Zéros était déjà totalement largué. Le style '' Fabien Onteniente'' pue aussi fort qu'une fosse septique complètement bouchée. Tous les travers de ses anciens projets transpirent ici. De cette incapacité à moderniser sa démarche au fil de ses comédies, le réalisateur accouche d'une œuvres qui tente d'évoquer des thématiques actuelles sous une forme incroyablement démodée. C'est ainsi qu'apparaissent dans leur propre rôle d'anciennes personnalités du football, tels Rolland Courbis, Guy Roux, Jean-Pierre Papin, Karl Olive ou encore le footballeur brésilien Rai. Mais à moins d'être un passionné du ballon rond, il y a peu de chance pour que les toutes nouvelles générations de supporters reconnaissent certaines de ces figures du foot venues cachetonner ou rendre service à Fabien Onteniente. Bref, Quatre Zéros s'avère plutôt affligeant, pas drôle et totalement déconnecté du monde moderne.

 

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...