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jeudi 26 octobre 2023

Insidious : Chapter 2 de James Wan (2013) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Il y a trois ans, je découvrais pour la première fois le premier volet de la franchise Insidious et malgré les qualités que je lui prêtais alors, je n'en ai gardé que de vagues souvenirs. Du producteur, réalisateur et scénariste australien James Wan j'avais alors davantage de prédispositions pour une autre de ses franchises. La série de films intitulés The Conjuring. Des longs-métrages narrativement beaucoup plus proches du concept que j'avais déjà pris le temps d'apprécier des décennies en arrière. Burnt Offerings de Dan Curtis en 1976, La sentinelle des maudits de Michael Winner en 1977, Amityville, la maison du Diable de Stuart Rosenberg en 1979 ou encore The Changeling de Peter Medak l'année suivante pour ne citer que les meilleurs d'entre tous. C'est donc avec dix ans de retard que je découvrais ce qui semblait être devenu comme la nouvelle référence en matière de fantômes, poltergeist (ou, esprits frappeurs), spectres et autres ectoplasmes plus ou moins malfaisants. Ma belle-fille, je m'en souviens maintenant très clairement, m'avait vendu la chose comme une expérience authentiquement terrifiante. Ce que, malheureusement, Insidious ne fut jamais vraiment et je ressortais même de la projection plutôt amusé. Si je n'ai conservé que peu de souvenirs de ce premier volet, rien de grave car d'emblée, la suite sobrement intitulée Insidious : Chapter 2 fut là pour me rappeler les enjeux de cette franchise qui allait atteindre le symbolique chiffre 5 cette année 2023 avec un dernier volet que j'aurai peut-être le plaisir ou le dégoût de découvrir un jour. En attendant, la difficile tâche qui m'incombe aujourd'hui est de revenir sur ce second opus dans lequel nous retrouvons la majeure partie des interprète du premier épisode. On ne va pas tous les citer mais Elise Rainier, Steven Specs, Tucker et les membres de la famille Lambert constitués de Josh, de Renai, de Dalton, de Loraine, de Foster et de Kali respectivement interprétés par Lin Shaye, Leigh Whannell, Angus Sampson, Patrick Wilson, Rose Byrne, Ty Simpkins, Barbara Hershey, Jocelin Donahue, Andrew Astor ainsi que les sœurs Bryn et Madison Bowie ont de nouveau répondu présent !


Du côté de la réalisation, James Wan est donc toujours au poste et Leigh Whannell fidèle à celui de scénariste. À la production, on retrouve évidemment Jason Blum mais aussi Oren Peli, ce qui n'est pas forcément un gage de qualité vu que le bonhomme n'a dans sa vie réalisé que deux longs-métrages (Paranormal Activity et Zone 51) et que l'un comme l'autre sont, selon l'expression consacrée d'un certain Jacquouille la Fripouille, deux bonnes grosses ''Boules de merdasse'' !!! Bref, cette nouvelle aventure démarre de manière plutôt classique quoique un brin abrupte puisque l'on retrouve certains membres de la famille Lambert toujours aux prises avec la présence maléfique du précédent volet. Une séquence lors de laquelle Elise Rainier tente de leur venir en aide mais trouve la mort dans de mystérieuses circonstances. Très vite soupçonné mais rapidement innocenté, Josh, le père, se comporte de manière fort inquiétante. L'acteur livre ici une interprétation qui dénote avec celle, nettement plus empathique, qu'il incarne dans la franchise The Conjuring et dans laquelle, je le rappelle, il interprète le personnage d'Ed Warren, époux de Lorraine avec laquelle, ce protagoniste ayant réellement existé, il compose un couple connu comme le plus célèbre de chasseurs de fantômes. Avec Insidious : Chapter 2, James Wan et le scénariste se sont littéralement lâchés. À tel point que cette suite ressemble plus à un catalogue réunissant à peu près tout ce que le thème des fantômes peut réunir dans sa mythologie. Un choix qui se fera au détriment de cohérences scénaristiques et narratives. Entre visite d'une demeure abandonnée et d'un hôpital désaffecté en mode Urbex, chuchotements, objet jetés à terre, jouets se déclenchant comme par (dés)enchantement, silhouettes fantomatiques et j'en oublie des vertes et des pas mûres, Insidious : Chapter 2 propose de ce côté là, un challenge nettement plus important que la concurrence même si cela doit défier certaines règles de la logique. Et parce que cela ne suffit pas, le récit intègre pour la première fois le personnage de Peter Crane (l'acteur Tom Fitzpatrick) que l'on comparera (ou pas) au sinistre révérend Henry Kane qu'interpréta en 1985 l'acteur Julian Beck alors atteint d'un cancer de l'estomac dont il mourut quelques mois seulement après la fin du tournage de Poltergeist 2.


Peter Crane semblerait donc avoir un lien direct avec toute cette affaire. Ancien patient apparemment atteint d'un grave trouble œdipien, il tenta alors de se castrer avant de se retrouver dans le service des urgences où travaille justement Lorraine Lambert, la mère du gamin supposé avoir le don de voyager dans le monde astral et ainsi de côtoyer les morts. Ce qu'il y a de terrible avec ce genre de long-métrage est le sentiment de coup de vieux qui nous étreint lorsqu'au détour d'un commentaire laissé par un supposé journaliste spécialisé dans le cinéma d'épouvante, l'on découvre que le film est en priorité réservé à un public jeune. Autant dire que l'on se sent rapidement rejeté et que l'idée même que l'on puisse apprécier le film en question doit être, au mieux, dissimulé ! Et au pire, banni de toute conversation entre adultes. Mais que voulez-vous, malgré les références que l'on accumule et ce jugement souvent hâtif qui naît souvent de critiques aigris par la vieillesse et l'arrogance de ceux ''qui savent'', et bien... allez... je saute à pieds joints : j'ai bien aimé cette suite ! Ouais. Bien que le script soit réellement bordélique et que la peur ou du moins celle que sont censées représenter les différentes apparitions, soit artificiellement accompagnée d'innombrables Jump Scares, j'avoue ne m'être jamais ennuyé. Quasiment chaque plan est l'occasion d'une vision plus ou moins sinistre. Et même si l'on est un peu trop habitués à ce genre de pratique qui consiste à placer au bon endroit et au bon moment le cri strident d'un archet glissant sur les cordes d'un violon ou de grands boums, paf et autres bruits que l'on reproduira par onomatopées, cela fonctionne. Parfois, mais pas toujours. En ces termes, la première heure est franchement réussie tandis que la dernière partie semble aller tout droit dans le mur en multipliant des actes qui se voudraient de bravoure mais qui finalement relèvent de l'absurde. James Wan et Leigh Whannell y ont mis tellement de choses que l'on peut se demander de quelle manière ils auront réussi à aborder le troisième volet. Réponse dans un prochain article, peut-être...

 

1 commentaire:

  1. J'en ai vu un... ou deux, je ne sais plus... C'est efficace mais toujours un peu pareil, non ?
    François

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