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vendredi 27 octobre 2023

Insidious : Chapter 3 de Leigh Whannell (2015) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

 

Dans le précédent article, je me posais la question de savoir quelle tournure allait prendre la franchise Insidious sachant que dès le second opus, le réalisateur James Wan semblait lui avoir déjà donné le caractère d'une œuvre testamentaire. Surchargé de visions et d'apparitions macabres, Insidious : chapitre 2 avait l'air d'avoir définitivement plié, tordu, déformé le concept jusqu'à ne plus être en mesure de laisser pour la suite des événements, matière à innover. Comment allait donc s'y prendre l'auteur de Saw, de Conjuring ou de Malignant pour parvenir à relancer la machine ? De la manière la plus simple qui soit : refiler son rejeton au scénariste des deux premiers volets. J'ai nommé Leigh Whannell qui dans le rôle du pigeon qui ne voit pas se refermer autour de lui le piège accepte de mettre lui-même en scène son tout premier long-métrage. Et comme l'on n'est rarement mieux servi que par soit-même, il se chargera également de l'écriture du scénario et reprendra le rôle de Specs, l'un des deux chasseurs de fantômes qui aux côtés de Tucker et Elise Rainier avaient déjà tenté d'aider la famille Lambert dans les deux premiers volets de la franchise. Le projet Insidious : Chapter 3 débute en 2013, soit deux ans avant de voir le jour sur grand écran. Patrick Wilson refuse alors de reprendre le rôle de Josh Lambert qu'il juge avoir tout donné dans les volets un et deux de la saga. Ce troisième opus se fera donc sans lui mais également sans la présence à l'image des interprètes qui formèrent à l'écran la famille Lambert. Alors, comment allait donc s'y prendre Leigh Whannell pour rendre possible l'existence de ce troisième épisode ? Tout simplement en évitant de créer une suite qui aurait sans doute perdu de son intérêt mais en remontant au contraire le fil du temps à travers ce que l'on officialise communément sous le nom de préquelle.


Un an après le début du projet, Leigh Whannell fait donc table rase des événements qui se sont produits lors des épisodes un et deux et choisit de remonter aux origines du phénomène et aux fondations de ce qui deviendra le trio de chasseurs de fantômes formé autour d'Elise, de Tucker et de Specs ! En soit, le concept est une idée plutôt éclairée bien que n'étant plus tellement originale vu que nombre de franchises s'y adonnent régulièrement. J'oubliais de le préciser dans l'article précédent mais depuis le succès du premier opus, le financement du second fut réévalué à hauteur de cinq millions de dollars. Soit un peu plus du triple de l'original. Pour Insidious : Chapter 3, la production passe carrément de cinq à dix millions. De quoi permettre un tournage confortable tout en n'assurant pas forcément des bénéfices à hauteur des engagements comme le démontreront les résultats au box-office. En effet, parmi les quatre premiers films de la franchise, celui-ci sera celui qui attirera le moins de spectateurs dans les salles en totalisant à l'échelle mondiale des bénéfices ne dépassant que de très peu les cent-dix millions de dollars. Soit légèrement plus que le premier volet qui n'avait pourtant coûté qu'un million et demi de dollars et cinquante de moins que le second qui revint quant à lui deux fois moins cher ! Le tournage débute le 09 juillet 2014 et s'achève le 18 août. Le long-métrage est tourné à Los Angeles et notamment aux Delfino Studios où furent construits l'appartement de la famille Brenner servant de décor principal. Si Insidious : Chapter 3 se penche sur le passé d'Elise et de ses deux collaborateur Tucker et Specs, le principe est toujours le même puisque l'on retrouve les passages obligés dans le monde astral où va cette fois-ci se laisser piéger une toute nouvelle héroïne du nom de Quinn Brenner qu'interprète la jeune actrice Stefanie Scott dont il s'agira là du troisième rôle sur grand écran après les comédies romantiques Un cœur à l'envers de Rob Reiner en 2010 et Sex Friends d'Ivan Reitman l'année suivante.


Dans le rôle du père l'on retrouve l'acteur Dermot Mulroney dont l'incroyable absence de charisme ne le range évidemment pas parmi les héros véritables de cette préquelle. L'acteur, et donc son personnage, agissent majoritairement en spectateurs. Sans sa présence, il n'est pas défendu de penser que le film aurait été le même. Notons que parmi les nouveaux personnages débarque une créature connue sous le nom de L'homme qui ne peut pas respirer et que ce dernier est incarné par Michael Reid MacKay. Un personnage aussi vite apparu, aussi vite éclipsé puisqu'il ne réapparaîtra plus dans aucun autre film de la franchise. Le compositeur Joseph Bishara est toujours aux commandes de la partition musicale et signe une fois encore une très efficace bande-son. Violons stridents, effets dissonants et grands BOUM ! lors des nombreux et efficaces Jump Scares sont donc encore au programme. Malheureusement, en dehors de quelques sursauts programmés, de visions sinistres, d'apparitions marquantes accentuées par d'astucieux cadrages, le film s'enlise en cours de route dans des situations proches du ridicule. Pourtant, d'une certaine manière, le réalisateur et scénariste Leigh Whannell est parvenu à repartir de zéro tout en demeurant dans la continuité. Et malgré le triste score du film à l'échelle nationale et internationale, cela n'empêchera pas un quatrième volet intitulé Insidious: The Last Key de voir le jour trois ans plus tard. Un opus qui cette fois-ci sera réalisé par un certain Adam Robitel, auteur l'année précédente d'un premier long-métrage intitulé L'étrange cas Deborah Logan et qui quelques années plus tard sera l'auteur des deux opus du diptyque Escape Game. Mais ça, c'est encore une autre histoire...


 

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