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vendredi 12 février 2016

Sei Donne Per l'Assassino de Mario Bava (1963)



Isabelle, mannequin, est assassinée aux abords d'une forêt alors qu'elle rentre chez elle. La jeune femme travaillait pour la Comtesse Como, directrice de l'atelier de haute couture Christian et propriétaire du château qui abrite les locaux. Plus jolie et plus adulé des mannequins, elle n'avait pourtant pas la sympathie de toutes ses collègues. A part Nicole, elle n'avait pas vraiment d'amis et pourtant, lorsque tous apprennent sa mort, c'est la stupeur dans l'atelier. Alors que l'heure d'un important défilé approche, Nicole est la seule à bien vouloir porter la robe que devait présenter Isabelle. Marco, un assistant, remarque qu'il y manque une broche. Nicole sachant où elle se trouve, elle ouvre une petite boite ayant appartenu à Isabelle et fait une découverte étonnante. L'intérieur renferme un petit carnet rouge dans lequel la morte notait toutes sortes de choses, à commencer par les cancans du milieu et les dettes que contractaient certains envers elle.

Nicole promet de donner le carnet à la police, alors la Comtesse Como accepte de lui confier l'important objet. Mais alors que le mannequin est en train de défiler, quelqu'un en profite pour fouiller son sac et lui dérober le carnet. Un peu trop curieuse, Peggy, autre mannequin du groupe rentre chez elle après la représentation mais se fait agresser par le même mystèrieux personnage que celui qui a tué la veille la pauvre Isabelle. Le visage caché derrière un bas épais, l'individu semble très intéressé par le contenu du petit livre rouge d'Isabelle...

Mario Bava est l'homme qui fit emerger dans les années soixante un nouveau genre cinématographique. Le Giallo (littéralement, jaune en italien). Un courant qui naquit avec La Fille qui en Savait Trop et que le cinéaste développa dans un certain nombre d’œuvres. Un genre que sublima par la suite Dario Argento, le point culminant de sa carrière étant très certainement atteint avec Les Frissons de l'Angoisse. Réalisé en 1963, Six Femmes Pour l'Assassin traîne derrière lui une excellente réputation. Au risque de prendre une volée d'injures, il serait bon d'affirmer tout de même, et ce malgré ce qu'à pu apporter l’œuvre dans un genre qui connut son heure de gloire dans les années soixante-soixante-dix, que le film a relativement mal vieilli. Non pas que l'image soit mise en cause, mais l'intrigue, elle, avouons-le fait pâle figure à coté de ce que pondront quelques autres cinéastes habitués à tourner des giallos à la pelle (au hasard Sergio Martino).

On appréciera l'enquête menée par l'inspecteur Silvestri (Thmas Reiner), soupçonneux juste ce qu'il faut. Les quelques personnages ambigus (le marquis Richard Morelli (Franco Ressel), le toxicomane, ainsi que l'adipeux Cesar Lazzarini (Luciano Pigozzi)). De plus certains personnages ne manquent pas d'un certain charme, comme la Comtesse Come, interprétée par la très belle Eva Bartok.

On retrouve dans Six Femmes Pour l'Assassin ce surenchérissement de couleurs à travers les éclairages et qui trouvera son apothéose dans La Baie Sanglante. Des images, il faut l'avouer, parfois sublimes, quelques plans d'un sadisme sans doute inouïs pour l'époque et de vraies « gueules » du cinéma, à commencer par Cameron Mitchell qui dans ce film paraît si jeune alors qu'il avait déjà presque vingt ans de carrière derrière lui. Le film se pose comme un mélange de giallo et de passages lui donnant tous les aspects du huis-clos façon, Agatha Christie. Au risque de contrecarrer les propos de ceux qui déifient le cinéma de Mario Bava, n'ayons pas peur de dire que Six Femmes Pour l'Assassin a beaucoup vieilli et que beaucoup d'autres cinéastes ont réussi depuis à faire bien mieux. A voir par curiosité et pour se faire une idée précise de ce à quoi ressemblait l'un des tous premiers films du genre...

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