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mercredi 22 avril 2026

Chasse gardée 2 d'Antonin Fourlon et Frédéric Forestier (2025) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

La témérité ne m'ayant pas étouffé et après avoir lâchement offert à ma compagne de découvrir seule les nouvelles aventures de Simon, Adélaïde, Bernard et Olivia, c'est après qu'elle m'ait annoncé que Chasse gardée 2 était largement inférieur au précédent volet déjà réalisé en 2023 par Antonin Fourlon et Frédéric Forestier que j'ai pris la décision de m'y coller. C'est pourtant armé d'un courage qui jusque là me faisait défaut que j'ai lancé la projection de cette séquelle qui tout comme pour le premier long-métrage s'attaque aux différences culturelles qui existent entre la France des métropoles et la France périphérique notamment représentée par les petites localités généralement éparpillées dans les zones rurales de notre beau pays. Tandis que dans Chasse gardée Simon et son épouse Adélaïde (Hakim Jemili et Camille Lou) étaient parvenus à un accord avec Bernard (Didier Bourdon) afin qu'il cesse toute activité dans le domaine de la chasse (ce dernier se voyant même retirer son permis), la suite des aventures va réveiller de vieilles rancœurs qui cette fois-ci n'opposeront plus les deux anciens parisiens à l'habitant du cru mais au fils de ce dernier. De retour après cinq ans d'absence, Stan (Maxime Gasteuil) revient au village avec l'objectif très précis de transformer la vie des habitants en rachetant les terrains forestiers afin d'y pratiquer la chasse à cours. Un objectif qui, comme on le comprendra plus tard, n'a pas comme unique but de vivre à fond sa passion pour la pratique mais témoigne également du sens des affaires du jeune homme. Marié à une Bénédictine (Eden Ducourant) entièrement acquise à sa cause, Stan ne recule devant rien afin d'atteindre ses objectifs. Quitte à se mettre à dos tous ceux qui ne partagent pas sa vision. Et quitte à soudoyer certaines personnalités du village comme le maire (Théo Gross) ou l'agente immobilière, Cordélia (Chantal Ladesou) ! La guerre est désormais déclarée entre le fils de Bernard et Simon. Et contre toute attente, le père de Stan ne va non pas se liguer avec son fils mais bien avec le couple de parisiens installé désormais depuis deux ans au village...


Je m'attendais au pire et, je n'ai pas été déçu. Ou plutôt, aurais-je dû l'être au contraire car malgré la méfiance, l'avis de ma compagne et le souvenir relativement vaporeux que j'eus conservé du précédent volet, Chasse gardée 2 n'est pas l'engeance à laquelle je m'attendais. Une fois faite l'impasse sur tout ce qui touche à la mauvaise comédie française de ces vingt dernières années (visuels, décors, bande musicale, etc...), la nouvelle comédie d'Antonin Fourlon et Frédéric Forestier s'avère étonnamment efficace. Encore faut-il avoir le courage et la persévérance de passer outre les dix ou quinze premières minutes dont la vacuité dépasse de loin tout ce que l'on peut redouter en matière de comédie française. Et puis, soudain, tout par en vrille. Écrit par Antonin Fourlon, le scénario semble avoir été conçu sous l'influence de puissants psychotropes tant Chasse gardée 2 accumule les scènes d'action humoristiques sans jamais ou presque défaillir. On hallucine devant ce qui semble bien évidemment être davantage une comédie franchouillarde qu'un hypothétique film culte. Entre des animaux sauvages en images de synthèse dont le premier est poursuivi par une meute de chiens (le lièvre), dont les seconds déboulent en plein jour de marché pour dévaster la totalité des stands (les cerfs) ou dont un dernier s'invite chez Simon et Adélaïde (le loup) et des séquences qui frisent l'hystérie (le repas au sommet d'une palombière), le film déroule son intrigue à cent à l'heure pour un résultat qui malgré l'accumulation ininterrompue de gags évite l'indigestion. Parfois même très drôle (je n'ai effectivement pas pu m'empêcher de rire à l'évocation de la cassette audio diffusant en boucle des chansons de Carlos, coincée depuis 1982 dans l'auto-radio d'André, le médecin du village (André Penvern)). C'est très con mais efficace ! Notons enfin qu'outre les acteurs déjà cités l'on retrouve à nouveau Julien Pestel dans le rôle de Benjamin, Jean-François Cayrey dans celui de Michel ou encore Guillaume Bouchède dans celui de Boris...

 

lundi 12 janvier 2026

Adieu Jean-Pat de Cécilia Rouaud (2025) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

L'effondrement de la comédie française a pris une telle ampleur que l'on arrive à douter presque systématiquement de tout ce qui sort en salle. Les médias et le public n'étant généralement pas tendres avec tout ce qui touche au genre, et l'on comprend pour quelle raison, Adieu Jean-Pat de Cécilia Rouaud (auteur de Photo de famille, Les complices, Le livreur de noël et réalisatrice de seconde ou troisième équipe sur Monsieur Batignole, Le raid ou encore Une pure affaire) n'échappe pas à cette règle même si une partie de ses spectateurs lui ont trouvé de réelles qualités. À contrario, l'exigence d'un magazine culturel tel que Télérama l'empêche comme on s'en doute et comme à son habitude de lui octroyer de bonnes notes ! En ce début d'année 2026 l'on ne va pas tirer sur l'ambulance et encore moins sur le corbillard puisque Adieu Jean-Pat a été écrit par Fabcaro, Xavier Lacaille et... surtout Laurent Tirard. De ce dernier, l'on connaît les deux premiers volets de la franchise Le petit Nicolas portés à l'écran en 2009 et 2014 ainsi que le piteux Astérix et Obélix : Au service de sa Majesté. Mais aussi et surtout les très réussis Un homme à la hauteur, Le retour du héros et Le discours avant qu'il ne termine sa carrière avec l'infâme Juste ciel ! Malheureusement disparu le 5 septembre 2024 d'une détérioration des organes suite à une greffe de moelle osseuse consécutive à un cancer, il fut notamment scénariste sur le très sympathique Prête-moi ta main d'Eric Lartigau en 2006... Nous n'allons donc pas nous acharner sur Adieu Jean-Pat, d'autant plus qu'après des débuts laborieux qui s'étalent sur une bonne vingtaine de minutes, le long-métrage de Cécilia Rouaud n'est finalement pas aussi mauvais que nous pouvions le craindre... Âgé de trente-cinq ans et vivant avec sa compagne Alice (l'actrice Fanny Sidney), Étienne (Hakim Jemili) s'apprête à lire un texte en hommage à son ''ami'' Jean-Patrick qui est décédé dans un tragique accident d'auto.


Le récit opère alors un retour en arrière de quelques jours. Consultant un hypnothérapeute afin de résoudre le problème qui lui pourrit l'existence depuis son plus jeune âge, lors d'une séance, Étienne replonge en enfance. L'on découvre alors que celui que tout le monde croit être l'un des meilleurs amis du disparu en réalité le déteste ! Harcelé et humilié chaque fois que ses parents, sa sœur et lui partaient en vacances au même endroit que Jean-Patrick et ses parents (Valérie Karsenti et Thibault de Montalembert), l'homme en a conservé une très grande rancœur. Par un concours de circonstances et parce qu'il ne sait pas dire non, Étienne va donc devoir accepter malgré lui de participer à la veillée funèbre organisée par les parents du défunt, Régine et Henri Galibert et d'écrire un texte à la mémoire de son pire ennemi... Tout l'intérêt de Adieu Jean-Pat se situe autour de l'attitude débonnaire du héros, l'excentricité de sa meilleure amie Léonore (Constance Labbé), le comportement quasiment ''alzheimerien'' de Gustave Kervern qui incarne le rôle d'Antoine, le père d’Étienne, ou celui de sa sœur Clémence (Nora Hamzawi), laquelle est craintive à l'idée de mettre au monde l'enfant qu'elle attend. Tout ce petit monde auquel l'on ajoutera les parents du mort vouant un véritable culte à leur fils disparu fait de cette petite comédie financée à hauteur d'un peu plus de six millions et demi d'euros un très agréable divertissement. Une petite touche d'humour noir (la pièce montée au sommet de laquelle trône une figurine à l'effigie d'une voiture accidentée) très discrète accompagne des dialogues parfois délicieusement absurdes. En loser maladroit, dépassé par les événements mais au fond très attachant, Hakim Jemili incarne avec son phrasé habituel contraignant souvent à pencher l'oreille en avant, un personnage effectivement très attendrissant. Si Adieu Jean-Pat n'a rien d'exceptionnel, on se surprend malgré tout à rire à l'occasion de plans ou de séquences parfaitement ubuesques. Bref, ne boudons pas notre plaisir devant ce qui restera malgré tout une comédie mineure...

 

jeudi 30 octobre 2025

L'amour, c'est surcoté de Mourad Winter (2025) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

Premier long-métrage réalisé et écrit par l'écrivain, cinéaste et humoriste français Mourad Winter, L'amour, c'est surcoté est sorti dans les salles le 23 avril dernier après avoir été présenté en compétition au Festival de l'Alpe d'Huez aux côtés d'Avignon de Johann Dionnet, Le répondeur de Fabienne Godet, Le mélange des genres de Michel Leclerc ou encore Les règles de l'art de Dominique Baumard. Une année riche pour cette année 2025 et pour ce festival entièrement consacré à la comédie. Une compétition qui vit donc repartir le film de Mourad Winter auréolé de la Mention spéciale du Jury. Cette année, le choix fut sans doute difficile pour le jury qui dû débattre au sujet d'une dizaine de longs-métrages aux thématiques souvent éloignées les unes des autres. Et si celle de L'amour, c'est surcoté n'est semble-t-il pas très originale puisqu'il s'agit d'une comédie romantique et parfois même dramatique puisqu'elle évoque la mort d'un jeune homme et les difficultés que rencontre son meilleur ami s'agissant de s'en remettre émotionnellement, l'une des principales qualités du long-métrage est son écriture. Pour un budget légèrement supérieur à six millions d'euros, ce film produit par Iconoclast Films et distribué par Studiocanal est directement adapté du roman éponyme écrit par Mourad Winter lui-même et publié le 3 juin 2021 chez Robert Laffont. Avec Avignon, le film partage son côté romantique, entre deux individus de sexes opposés. Mais si dans le rôle de Stéphane, Baptiste Lecaplain se croyait contraint de mentir à celle dont il était amoureux (Fanny, incarnée par Elisa Erka), la problématique, chez Anis, est bien différente. Un brin mythomane, peu sûr de lui et assumant mal les sentiments qu'il peut ressentir, avouer son amour à Madeleine va se révéler une position difficile. En outre, le jeune homme a perdu son meilleur ami Isma (Alassane Diong) il y a trois ans mais ne s'en est jamais remis... Tandis que d'autres se sont essayés à la ''comédie entre potes'' avec plus ou moins de bonheur ou de finesse, Mourad Winter défonce littéralement toute possibilité de concurrence en signant une comédie très bien écrite et qui fait honneur à son sujet ainsi qu'à ses personnages et ses interprètes. Parfaitement rythmé et malgré la gravité de certaines séquences, L'amour, c'est surcoté égraine avec une très grande aisance des lignes de dialogue percutantes. Des gags qui font mouche à chaque fois et qui laissent à terre toute possibilité de rivalité. À commencer par les vieilles références que pouvaient être à une certaine époque Christian Clavier ou Didier Bourdon et qui désormais ne s'affichent plus que dans des comédies relativement et majoritairement moisies !


L'amour, c'est surcoté met non seulement en scène une galerie de personnages secondaires plutôt savoureuse (dont un Benjamin Tranié en Paulo un brin ''teubé'' mais éminemment raciste) mais surtout un duo principal qui fonctionne à merveille. Interprétant le personnage d'Anis, Hakim Jemili est en ce moment l'un des acteurs français les plus en vogue de l'hexagone. Après s'être fait connaître en incarnant le personnage de Malek aux côtés de Michel Blanc dans Docteur ? de Tristan Séguéla en 2019, il a enchaîné les rôles sans interruption et va apparaître dans Chasse gardée 2 d'Antonin Fourlon en décembre prochain et Tout va super de Patrick Cassar en 2026. A ses côtés l'on retrouve l'actrice Laura Felpin dans le rôle de Madeleine. Une très jolie étudiante en psychologie rencontrée un soir dans une boite et sur laquelle Anis va jeter son dévolu... le cinéaste transforme alors ce qui demeure jusque là une pure comédie en comédie romantique touchante, drôle, percutante et qui permet en outre de retrouver dans des rôles de moindre importance l'acteur François Damiens dans celui du père de Madeleine, Abbes Zahmani dans celui du père d'Anis ou encore l'actrice Clothilde Courau en thérapeute à l'écoute du jeune homme. Bien que L'amour, c'est surcoté traite également du difficile sujet du deuil, l'humour qu'injecte le réalisateur et scénariste au récit permet de tempérer l'émotion et d'éviter que le film plonge dans le drame pur. Il n'y a donc ici pas véritablement de changements de ton. Si Hakim Jemili est comme à son habitude très attachant, il faut tout de même reconnaître que Laura Felpin lui vole la vedette. D'origine italo-vietnamienne, l'actrice est une véritable bouffée d'air frais alors que face à elle, et malgré tout le bien que l'on peut penser de lui, Hakim Jemili a parfois la fâcheuse tendance à mâcher ses mots, ce qui rend parfois incompréhensibles certains de ses propos. Reste que L'amour, c'est surcoté est un régal, sans temps morts. Notons que Mourad Winter a déjà prévu de réunir à nouveau Hakim Jemili, Laura Felpin et Benjamin Tranié dans sa prochaine comédie intitulée Les bâtards et que celle-ci, outre les présences additionnelles de Kad Merad et Florence Foresti, sera directement proposée sur Amazon Prime Video en 2026...

 

lundi 6 octobre 2025

Le routard de Philippe Mechelen (2025) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Vieux de plus d'une cinquantaine d'années, Le Guide du Routard est aussi précieux pour les voyageurs qui désirent connaître ''les bonnes adresses'' à travers la planète que le Guide Michelin l'est pour les amateurs de bonne cuisine. Alors, quand débarque sur les écrans de cinéma une comédie apparemment dédiée à ces femmes et ces hommes qui depuis 1973 font tout pour rendre nos déplacements à l'étranger les plus agréables qui soient, il est tentant d'y jeter un œil ! D'autant plus que deux des principaux interprètes en les personnes de Christian Clavier et Michel Blanc nous avaient déjà convié à ce genre d'exercice en 1978 et 1979 avec Les Bronzés et Les bronzés font du ski tous deux réalisés par Patrice Leconte et dans lesquels ils étaient notamment accompagnés par le reste de la Troupe du Splendid. En 2019, Jean Huth réalise Rendez-vous chez les Malawas, autre comédie française également incarnée par Christian Clavier mais également par Ramzy Bedia, Sylvie Testud ou encore Michaël Youn mais qui ne rencontre pas le succès escompté. Là encore, il s'agissait d'une parodie. Non pas celle d'un guide ou d'un célèbre club de vacances (contrairement aux Bronzés qui caricaturait le Club Med) mais celle de l'excellente émission de télévision de Frédéric Lopez, Rendez-vous en terre inconnue... Contrairement à ce que laisse envisager le titre et surtout le personnage incarné à l'écran par Hakim Jemili (lequel débuta sa carrière sur grand écran aux côtés de Michel Blanc dans la comédie Docteur?), Le routard n'est pas ce voyageur qu'idéalise le fameux Guide du Routard et qui à peu de frais voyage à travers le monde avec dans son sac, le guide en question. À dire vrai, le personnage de Yann Tatin est un mélange entre celui qui se définit comme moitié chômeur et moitié intérimaire, rêvant de voyager sans pour autant en avoir les moyens et celui qui par malice va se faire passer pour un fin connaisseur du Maroc et de Marrakech à proprement parler afin de se faire engager à l'essai par l'un des responsables du Guide du Routard, Karol Kowalski (Christian Clavier). L'occasion de faire ses preuves à Marrakech, justement. Lieu principal du tournage où le réalisateur et scénariste Philippe Mechelen a pu compter sur l'équipe de ''Lions Productions & Service''. Originaire du Maroc, Philippe Mechelen témoigne alors du grand professionnalisme dont font preuve ses membres..


Décors somptueux, entre riad situés dans la médina, marchés, ruelles anciennes, autochtones et désert, l'intérêt principal du routard se situe donc en priorité au niveau du cadre magnifique dans lequel évoluent les interprètes et leurs personnages. Pour le reste, le long-métrage du français est on ne peut plus classique. Caricaturant la population locale, celle des souks ou des chauffeurs de taxi dont on tient là un sacré phénomène en la personne de Mounir, incarné par le ''porteur de moumoute'' Medi Sadoun. S'agissant de Philippe Mechelen, nous pouvions craindre le pire. Car en dehors du pas terrible Doudou qu'il réalisa en 2018, il semble surtout s'être fait connaître en participant à l'écriture des cinq opus de la franchise Les Tuche ou celle du navrant Astérix et Obélix : L'Empire du Milieu réalisé et interprété par Guillaume Canet en 2023. Bref, pas de quoi sauter au plafond. Et en effet, côté écriture, Le routard a beau s'inspirer du célèbre guide touristique français, le film est d'un classicisme qui ne le différencie pas des productions habituelles en matières de comédies françaises. Hakim Jemili fait du Hakim Jemili. Autant dire que ceux qui apprécient ce sympathique personnage aimeront le voir évoluer dans le rôle de cet employé à l'essai d'une entreprise dont il ne maîtrise absolument pas les codes tandis que les autres continueront de l'ignorer... Christian Clavier lui-même continue à interpréter toujours le même rôle quelle que soit la situation. Un personnage ici qui semble ne servir que de caution à un long-métrage qui aurait parfaitement pu se passer de lui. Au beau milieu de ce voyage exotique et parfois dépaysant viennent s'incruster l'actrice Manon Azem dans le rôle de Sofia Berrada ainsi qu'un manuscrit appartenant au patrimoine national marocain que Michel Blanc, dans le rôle du docteur en archéologie Charoux tentera de revendre pour la modique somme de cinq millions de dollars après l'avoir fait dérober par un couple de pieds nickelés (Aude Gogny-Goubert et Yann Papin dans les rôles respectifs des époux Frida et Régis). Notons également la présence de Fred Testot (seule moitié demeurée bienveillante de l'ancien duo Omar et Fred) en sympathique organisateur d'événements ou celle d'Alice Taglioni et Philippe Lefebvre dans les rôles de Marie-Nesrine et Marc-Aziz Garnier, deux français reconvertis dans la chambre d'hôtes... Sans être un naufrage, sauvé de justesse par le cadre marocain et par quelques vannes plutôt drôles, Le routard est une petite comédie visiblement sans prétentions, qui se regarde sans réel déplaisir mais qui comme une bonne, et même une très grande parties d'entre elles, s'oublie rapidement...

 

dimanche 7 janvier 2024

Chasse gardée d'Antonin Fourlon et Frédéric Forestier (2023) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Qu'est-ce que la France d'aujourd'hui sinon la chute d'un Empire mené par un homme d'état qui refuse certaines alliances au prix de voir une loi bénéficiant à son peuple d'origine de souffrir de ne plus être appliquée ? Vivement les J.O, que l'on se ridiculise sur le plan mondial comme si tel n'était pas déjà le cas et qu'en dehors de nos frontières/passoires les peuples du monde entier rigolent de ce qu'est devenu notre pays abandonné à l'indigence. Une disette qui dans les milieux intellectuels n'a jamais autant offert son bout de gras à ces fainéants qui plutôt que de se lever le cul au lever du Soleil pour aller bosser espèrent faire une carrière d'influenceurs et donc du fric sur les réseaux sociaux. Qu'il s'agisse du petit écran sacrifié sur l'autel de la télé-poubelle et dont le gourou est désormais un ancien stagiaire aigri et revanchard de Comédie+, de cette presse-papier qui, au mieux, mérite qu'on se torche les fesses avec une fois celles-ci posées sur le trône, ou de ce cinéma typiquement français qui convie sous le symbole du partage communautaire, ce même appauvrissement artistique, je vous le dis, on est dans la merde ! Stanley Kubrick, Eric Zemmour et Mike Judge ont ceci en commun qu'ils annoncèrent chacun à leur manière et avec plus ou moins de véracité ce qui est en train de se produire chez nous, sur notre sol. Ce pays de la bonne chair ou bouffer gras, boire alcoolisé tout en s'exprimant cru est dans le viseur des bien-pensants. Il reste alors l'espoir de s'évader non plus dans nos campagnes où se propage cette maladie que j'ose à peine nommer ici mais que tout le monde est forcé de reconnaître, mais dans ces salles obscures où là, au moins, le temps d'un film, la lumière s'éteint pour nous faire partager ce petit moment de détente auquel toutes et tous nous pouvons prétendre. Et comme personne ne pourra jamais nous contraindre de foutre les pieds dans une salle faisant la propagande de ces piètres cinéastes et interprètes à peine sortis de leurs couches-culottes et dont les seules qualités seraient de prôner la diversité culturelle ou ce wokisme puant qui malheureusement interpénètre parfois notre esprit, c'est donc une comédie bien française, voire, dans l'esprit, franchouillarde à laquelle nous nous sommes rendus la semaine passée.


Par défaut, on s'imagine attendre que le film soit diffusé à la télé ou partagé illégalement sur certains sites de téléchargement illicites mais le danger de perdre la tête est désormais si présent que l'on est prêt à jeter son argent par la fenêtre pour se changer les idées ne serait-ce qu'une ou deux heures dans la journée. Pour les anciens, ceux qui ne passent pas leur temps le tarin rivé sur leur smartphone à compter les Followers qui se pointent sur leur dernier post, Didier Bourdon et Thierry Lhermitte eurent leur heure de gloire. Le premier au sein des Inconnus, le second, parmi les membres de la Troupe du Splendid. Les jeunes (racailles) d'aujourd'hui ont beau se filmer en train de jeter des caddies par dessus les ponts des autoroutes, ils ne voleront pas la vedette à nos anciennes stars qui malgré leur âge n'ont pas fini de nous faire marrer. Quiconque ne fut jamais en odeur de sainteté vis à vis des chasseurs doit se dire qu'une chasse au gibier des cités ferait sans doute beaucoup de bien aux communautés contraintes de vivre entourées de barbares en culotte courte gagnant en une seule journée ce que certains mettent parfois deux jours à encaisser ! Didier Bourdon ''reprend'' son rôle de chasseur dans le sketch culte éponyme qu'il interpréta dans les années quatre-vingt avec ses compagnon de route Bernard Campan et Pascal Legitimus. De manière évidemment beaucoup moins caricaturale.


Face au couple formé de Camille Lou et Hakim Jemili, le voici défendant son art, entouré et appuyé par un village tout entier lorsque Adélaïde, épouse de Simon avec lequel elle vient de s'installer dans un petit village de campagne et fille de Gaspard, demande à ce dernier d'intervenir pour y faire interdire la chasse. On connaît la suite et de ce point de vue là, rien à dire puisque tout y est scrupuleusement balisé. Oui mais voilà. Tout autant que Chasse gardée puisse être une comédie comme le cinéma français en produit des dizaines chaque année, le film d'Antonin Fourlon transpire la vieille France contre laquelle le jeune couple de parisiens ne pourra finalement pas grand chose. Car en dehors de cet écart moral bien ancré dans certains gènes qui veut que ces derniers auront le dernier mot lors d'une séquence idéologiquement assumée, à force de voir la gueule d'un aymeric caron (sans majuscules, s'il vous plaît) ou d'une Solveig Halloin sous acide hurler en langage antispéciste que de manger de la viande est comparable au génocide juif, on finit par prendre fait et cause pour ces hommes amoureux de leur pays et de la nature qui les entoure. Viennent se greffer à cet univers où se télescopent deux modes et deux visions de la vie, des séquences réellement drôles et parmi lesquelles, un banquet qui s’éternise, sur les tables duquel s’amoncellent bouteilles de pinard et viandes juteuses au son d'un cor de chasse et de chansons paillardes ! Bref, on sort de la salle après avoir bien ri et avec le sentiment de sortir de table, le ventre bien plein et l'esprit temporairement vidé de tous ses tracas. Un grand merci à l'acteur Julien Pestel qui dans le rôle du chasseur amoureux de son marcassin Benjamin nous aura bien fait marrer et à Hakim Jemili qui s'avère toujours impeccable...

 

mardi 11 juillet 2023

La tête dans les étoiles d'Emmanuel Gillibert (2023) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Étrange sentiment que de devoir remonter le temps jusqu'en 2005, année de sortie sur les écrans de Un ticket pour l'espace d'Éric Lartigau avec en vedette, le duo d'humoristes formé par Olivier Baroux et Kad Merad aux côtés desquels l'on pouvait retrouver Marina Foïs, André Dussolier ou encore Guillaume Canet. À l'époque, le film fut une surprise plutôt sympathique, projetant dans l'espace un père et époux mythomane profitant de l'occasion pour redorer son blason auprès des siens. Il y a donc un peu des idées de Kad, Olivier et du réalisateur et scénariste Julien Rappeneau dans les début de La tête dans les étoiles, second long-métrage d'Emmanuel Gillibert après la sympathique comédie Les dents, pipi et au lit en 2018. On y retrouve l'acteur Hakim Jemili que l'on découvrait pour la première fois sur grand écran aux côtés de Michel Blanc dans Docteur ? de Tristan Séguéla en 2019. Après une poignée de séries télévisées et de films, le voici qui incarne le livreur Ali, séparé de sa compagne Nathalie (Nawell Madani) depuis quelques années, père d'une charmante petite fille, étant incapable de rembourser la dette qui devait lui permettre de payer la pension alimentaire de son ancienne compagne le voilà contraint d'accepter une improbable mission qui va involontairement le propulser à bord de la station ISS pour un projet à destination de la planète Pluton ! Alors que sur Terre l'équipe chargée de coordonner la mission cherche à cacher sa présence à bord de la station, le monde découvre rapidement sa présence. Devenant officiellement le tout premier clandestin de l'espace (notons que le concept fut déjà évoqué à travers le personnage du Capitaine Jorgen et même des Dupont et Dupond dans la bande-dessinée d'Hergé, On a marché sur la Lune ou dans le long-métrage de Joe Penna Le Passager nº 4 sorti il y a deux ans), Ali va rapidement devenir un symbole sur Terre avant de tenter de fuir à bord d'une capsule de secours lors d'un incident qui se révélera n'être qu'un exercice. Aux côtés de Hakim Jemili l'on retrouve notamment Alice Pol dans le rôle Johanna qui est aux commandes de la mission et qui décidément tourne plus vite que son ombre et sur Terre, dans la salle des opérations, François-Xavier Demaison ou Olivia Côte...


Quatre-vingt dix minutes environ. Voilà le temps qu'il faudra pour notre héros pour passer de statut de phénomène de société à pleutre avant de le voir subitement se muer en authentique héros. S'il on part du principe qu'il s'agit avant tout d'une comédie de science-fiction, il est logique de prendre La tête dans les étoiles avec légèreté. Ce dont fait preuve Emmanuel Gillibert puisque quelle que soit la situation, chaque étape du récit est menée avec l'entrain d'une meute se ruant dans les magasins sur la toute nouvelle console de jeu du marché ! Il faut comprendre que même si la comédie prime sur la science-fiction, cette dernière reposant avant tout sur l'environnement dans lequel vont être plongés Ali et les trois membres officiels de l'expédition, le spectateur était en droit d'assister non pas à cet enchaînement de séquences trop abrupt mais à histoire réalisée, interprétée et montée avec davantage de soin. De là à penser qu'une bonne demi-heure supplémentaire n'aurait pas été de trop afin d'étoffer les quelques aspects du récit qui sans doute auraient mérité de l'être, il n'y a qu'un pas. La mise en scène de La tête dans les étoiles est grossière, poussive et même si le ton humoristique permet en général de passer au dessus de certaines incohérences, voir le visage affligé de ces hommes et de ces femmes qui sur Terre retiennent leur souffle tandis qu'Ali s'apprête à commettre un acte héroïque laissera le spectateur totalement indifférent. Comme Jacques Chirac la consacra dans le milieu des années quatre-vingt, une phrase vient invariablement à l'esprit : Cela nous en touchera une sans faire bouger l'autre ! Sur le papier, La tête dans les étoiles se montre ambitieux mais à l'image, nettement moins. Le compositeur Erwann Chandon (Quand on crie au loup en 2019) signe en outre une partition elle-même relativement ambitieuse qui ne parvient malheureusement pas à tirer le film vers le haut. La mise en scène et le jeu d'acteur rabaissent le long-métrage au seul statut qu'il mérite : celui de n'être qu'une toute petite comédie mal inspirée au niveau des dialogues et, comble du comble, pas drôle du tout. Un film disponible depuis quelques jours seulement sur Prime Video. À réserver à celles et ceux qui n'ont vraiment rien de mieux à faire que de perdre quatre-vingt dix minutes de leur temps...

 

vendredi 4 novembre 2022

Classico de Nathanaël Guedj et Adrien Piquet-Gauthier (2022) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆

 

 


 

J'ai prié, prié, supplié pour n'avoir plus à subir la moindre daube sur grand écran. Seule solution ? Me réfugier chez moi. Fermer la porte d'entrée à double tour ainsi que les volets du salon et des chambres, couper les téléphones fixe et portable ainsi qu'internet. Ne me tenir au courant de rien. Lire un roman, écouter un disque ou un documentaire à la télévision mais surtout pas me renseigner sur les dernières sorties cinéma......... Mais que voulez-vous... Chassez le naturel et etc...  j'ai rebranché ma box, allumé mon pc, ait lancé le navigateur Opéra (parce que, hein, Firefox est devenu insupportablement lent) puis ait fait quelques recherches pour tomber sur ça ! Cette chose infamante que propose actuellement Amazon Prime. J'ai rêvé de n'avoir plus à suivre les aventures d'une troupe d'interprètes s'étant laissés autant berner que leurs futurs (télé)spectateur, au grès d'un synopsis sinon intelligent, du moins suffisamment divertissant pour me faire oublier que bientôt, très bientôt les vacances allaient se terminer et qu'il me faudrait retourner trimer dans la même boite depuis plus de vingt-sept ans ! L'année passée Netflix avait empuanti l'atmosphère avec l'immonde Le dernier mercenaire du tâcheron David Charhon. Cette année, Amazon Prime est parvenu à faire pire. Et ils s'y sont mis à deux pour nous servir l'un des deux ou trois plus gros étrons de l'année avec Classico. Derrière cette engeance, deux ''réalisateurs'' : Nathanaël Guedj et Adrien Piquet-Gauthier. En même temps, la plateforme étant une habituée des purges (en septembre 2020, Kheiron osait y proposer l'immonde Brutus VS César), on ne s'étonnera pas d'y voir exposé ce Classico dont le scénario paraît avoir été trouvé dans une benne à ordures marseillaise. Le film de Nathanaël Guedj et Adrien Piquet-Gauthier est du niveau de Les méchants de Mouloud Achour et Dominique Baumard ou du Médecin imaginaire de Ahmed Hamidi. Ces films mis en scène par des réalisateurs qui n'ont de la profession que le nom et qui croient déjà pouvoir percer dans le domaine du septième art en nous offrant les pires spectacles qui soient. Encore heureux que Classico ne soit pas proposé dans les salles de cinéma !


Lorsque l'on parle de films alimentaires, celui-ci semble être l'exemple parfait : car comment expliquer autrement la présence de Denis Podalydès, si petite soit-elle, dans cette fumisterie ? Tomber aussi bas pour d'autres raisons que celle de l'appel de l'argent est inconcevable. Et ce pauvre Hakim Jemili... dont le talent (Docteur? de Tristan Séguéla en 2019) est une fois de plus gâché par des choix artistiques plus que douteux (Les Méchants, puis En Passant Pécho de Julien Royal)... Guilaine Lopez, Elie Semoun, la charmante Alice Belaïdi ou Ahmed Sylla, lequel a récemment séduit le public grâce à son interprétation dans Jumeaux mais pas trop d'Olivier Ducray et Wilfried Meance mais qui là, pose clairement le pied gauche dans la merde ? Classico est juste tétanisant de connerie. Tant de bêtise à l'écran ne peut qu'anesthésier le cerveau du public. L'endormir pour mieux faire passer la pilule. Lui injecter sa dose de vannes plus navrantes que celles trouvées dans les emballages de bonbons Carambar ! Le sujet est simple : le héros incarné par Ahmed Sylla égare la Coupe des Champions. Pour la récupérer, il lui reste quinze jours. Soupçonnant des parisiens de l'avoir dérobée, le voilà qui monte dans la capitale afin de la récupérer. En gros, Classico, c'est un marseillais à Paris. Avec tout ce que cela comporte de préjugés débiles, de caricatures forcées, de clichés habituels. Car on le sait tous : si les parisiens sont des cons qui passent leur temps à faire la gueule, les marseillais, eux, sont tous d'honnêtes citoyens, le sourire aux lèvres et systématiquement prêts à servir leur prochain ! Pour la faire court et ayant vécu en région parisienne avant de venir m'installer à Marseille, je peux affirmer sans hésitation que le propos du film est au minimum dépassé ! Et ça tombe bien puisque comme le consacre l'expression marseillaise : les parisiens sont tous des éculés ! (ouais, bon, si t'as pas compris l'allusion, tu me fais signe en commentaire, hum?)...


Pour en revenir au film, long-métrage, à l’œuvre, au bousin de Nathanaël Guedj et Adrien Piquet-Gauthier, sachez que si vous être amateur de bons mots comme furent capables de nous en servir sur des plateaux d'argent Michel Audiard, Francis Veber ou Bertrand Blier (mes éternelles références), vous allez caguer des lames de rasoirs devant ce Classico qui vous empêchera de rester en place comme si vous aviez aux fesses des hémorroïdes ! Tellement affligeant que le malaise prend la place du rire. On a droit à l'habituelle idylle reposant sur un mensonge identitaire entre Ahmed Sylla et Alice Belaïdi et pour le reste, ça n'est rien d'autre que du déjà vu de très bas étage. Même le capital sympathie du héros ne fonctionne pas suffisamment pour rattraper le naufrage. Pas de personnages attachants, pas de situations qui prêtent réellement à rire (un comble) et le contraste entre la personnalité du marseillais et des parisiens n'est finalement même pas réellement au cœur du sujet. Classico n'honore ni les plus significatives ''patries'' du football que sont Marseille et Paris dans notre pays ni même ce sport qui chez nous demeure le plus populaire. À réserver aux seuls fans de foot... et encore... !

 

vendredi 3 janvier 2020

Docteur ? de Tristan Séguéla (2019) - ★★★★★★★★☆☆



Alors que l'acteur Michel Blanc se fait de plus en plus rare sur grand écran (pas un seul film en 2017 et un seul en 2016, 2017 et 2019), il nous gratifiait de sa présence en cette fin d'année avec l'une des comédies les plus drôles vues depuis longtemps. Réalisée par Tristan Séguéla, elle y intègre aux côtés de l'ancien membre du Splendid l'acteur Hakim Jemili dont il s'agit du premier passage sur grand écran. L'expérience de l'un et l'apprentissage du second vont transparaître jusque dans l'interprétation respective des deux hommes qui dans la peau d'un médecin de nuit et d'un livreur uber eats vont mettre leurs talents en commun afin d'assurer le service de nuit du premier, alors victime d'un sérieux problème de nerf sciatique. En effet, contraint de rester dans son véhicule de service puisque incapable de se déplacer, le docteur Mamou Mani va dicter au jeune Malek les différentes marches à suivre lors des consultations à domicile qu'il effectuera à la place du spécialiste.

Si le concept est basique, voire sommaire, Tristan Séguéla et le scénariste Jim Birmant mettent leur talent au service d'une écriture qui fait la part belle à l'humour le plus débridé, lequel n'évite pas quelques rares incartades dans le pipi-caca mais ce, pour le plus grand bonheur d'un public qui rira de bon cœur au différentes situations auxquelles sera confronté Hakim ''Malek'' Jemili. Une vraie découverte que celui-ci et un acteur que l'on rêve déjà de croiser à nouveau sur grand écran. Loin de l'image de ''l'arabe des cités'' qui tente de percer dans le milieu de l'auto-entreprenariat, Docteur ? évite tous les poncifs inhérents à ce genre de rencontre inattendue entre un médecin à la carrière bien remplie (mais émaillée de diverses bévues comme le signifiera la voix off assurée par Chantal Lauby) et un jeune qui tente de mettre en place un projet d'avenir pour ne se concentrer que sur ce qu'est venu chercher le spectateur : de la pure comédie, sans message social poussif ni fonction moralisatrice.

En cela, Tristan Séguéla rempli parfaitement son objectif. Les spectateurs rient beaucoup. Dans l'une des plus grandes salles du MEGA CGR de Narbonne, la salle fut en délire à de nombreuses reprises, preuve évidente que l'humour de Docteur ? fonctionnait à plein régime. Plusieurs scènes sont amenées à devenir cultes mais celle que les spectateurs venus nombreux garderont sans doute en mémoire concerne l'intervention du jeune Malek dans l'appartement d'un certain Wilfrid qu'incarne à l'écran l'humoriste et comédien français Artus. L'occasion pour les spectateurs de rire à gorge déployée et dès lors, de manière presque incessante. Le contraste entre un Michel Blanc Bougon et un Hakim Jemili optimiste fonctionne à merveille. La présence de Solène Rigot amène un petit vent de rigueur qui calme parfois les ardeurs délirantes de nos deux héros et d'un Tristan Séguéla qui remet au goût du jour le principe du running gag avec la présence à l'écran de l'acteur Franck Gastambille dans le rôle de Grisoni, l'un des clients de Malek en mode Uber Eats. Docteur ? est LA comédie qu'il ne fallait surtout pas avoir loupée en fin d'année 2019...
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