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mardi 1 octobre 2024

Un p'tit truc en plus d'Artus (2024) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Qui aurait cru qu'un jour celui qui monta sur les planches du Moulin-Rouge dans le dix-huitième arrondissement de la capitale française pour l'émission On n'demande qu'à en rire allait se positionner à la neuvième place du classement des dix plus gros succès du cinéma français ? Juste derrière Le Corniaud de Gérard Oury et pas si loin des Visiteurs de Jean-Marie Poiré qui avec un peu plus de treize millions et demi d'entrées demeure en cinquième position (la première étant toujours détenue par Bienvenue chez lesCh'tis). Si Un p'tit truc en plus n'est pas la première comédie française à avoir abordé le sujet du handicap au cinéma puisqu'en 2018 le réalisateur et scénariste français Vianney Lebasque l'avait déjà entrepris avec l'excellent Chacun pour tous et son équipe de basketteurs déficients mentaux (concept rappelant d'ailleurs étonnamment le tout aussi remarquable film espagnol Champions de Javier Fesser sorti la même année), ce premier film de l'acteur et humoriste Artus en tant que réalisateur et scénariste n'en est pas moins une réussite même s'il sera sans doute conseillé de garder son sang-froid devant l'exceptionnel engouement du public et de la presse spécialisée dont il a bénéficié. S'il est clair qu'Un p'tit truc en plus se démarque de la plupart des comédies français sorties cette année c'est bien évidemment davantage en rapport avec le caractère spécifique de ses interprètes que de la mise en scène et du scénario eux-mêmes. Aidée à l'écriture par Clément Marchand et Milan Mauger, la comédie d'Artus est de fait on ne peut plus classique. Le scénario, relativement simpliste, met en scène un père et son fils braqueurs qui pour échapper à la police à la suite d'un vol effectué dans une bijouterie s'incrustent à la suite d'une méprise au sein d'un groupe de handicapés mentaux en partance pour un gîte dans le Vercors (le principal lieu de tournage se situera à Malleval-en-Vercors).


Se faisant passer pour un handicapé, Paulo, qui devient alors Sylvain (Artus), monte à bord d'un bus affrété tout spécialement, accompagné de son père Lucien dit ''La Fraise'' qui de son côté se fait appeler Orpi et se fait passer pour l'éducateur du jeune homme (Clovis Cornillac, tout simplement excellent). Au beau milieu d'une dizaine de handicapés tous accompagnés par les éducateurs Alice (Alice Belaïdi), Céline (Céline Groussard) et Marc (Marc Riso), le père et son fils vont tenter de se faire oublier et ainsi demeurer au contact de ce groupe aussi fort sympathique que hors-normes... Le problème avec ce genre de concept, c'est que l'on peut très rapidement tomber dans la facilité. Écueil que parvient fort heureusement à éviter Artus qui signe une comédie fort drôle qui pourtant ne se moque jamais de ses personnages. Si d'aventure le spectateur rit, c'est d'ailleurs plutôt devant les ''exploits'' de Paulo/Sylvain que devant cette galerie de portraits inoubliables dont certains se détachent très nettement du lot. L'humour d'Artus est très facilement identifiable ('Au sujet de l'un des handicapés, Paulo/Sylvain rétorque : ''Putain, y'en a un qu'a une Kippa. Il croit en dieu le mec. Il est pas rancunier''). Au pire, s'il nous arrive de rire devant l'attitude des uns et des autres (et il y a de grandes chances pour que cela se produise à de nombreuses reprises), ça n'est jamais par moquerie mais parce que les dialogues et la direction d'acteurs ont tout simplement été conçus ainsi. Après, c'est vrai, le scénario est relativement classique. L'émotion est quasiment absente du récit, ce qui peut paraître inattendu face à ces nombreuses comédies qui n'oublient jamais d'ébranler leur public lors de courts instants. De plus, le scénario élude de manière sans doute trop aisée cette phase que l'on attendait trop sûrement une fois le pot-aux-roses découvert concernant la véritable identité du duo formé par le duo père/fils par Alice et les autres éducateurs. Un p'tit tour au tribunal et tout est dit. Malgré ces quelques faiblesses scénaristiques, Un p'tit truc en plus demeure un sympathique divertissement qui mérite finalement et amplement le succès qu'il connut lors de sa sortie en salle...

 

lundi 15 avril 2024

Chien et chat de Reem Kherici (2024) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

À la base, c'est vraiment tout ce que je déteste : Le mélange animation et décors réels. J'ai beau avoir gardé la mentalité d'un adolescent de quinze ou seize ans, Chat et chien n'aurait pas dû faire partie de mon planning ciné de la journée mais que voulez-vous, il y a des tentations qui sont trop grandes : L'espoir que le film se soit vautré afin d'écrire à son sujet et ainsi pondre un article bête et méchant. Oui mais voilà, derrière son sujet ultra balisé, un Franck Dubosc pour la filmographie duquel je n'ai aucune attirance particulière et une bande à Fifi réduite à sa partie congrue (seuls Philippe Lacheau et Reem Kherici participent au projet), c'est sans doute grâce à Guillaume Maidatchevsky et son fort sympathique Mon chat et moi : La grande aventure de Rroû sorti l'année passée que me voici devant cette comédie qui, pire que tout, est conseillée aux enfants à partir de huit ans ! J'avais envisagé de m'arrêter aux portes des critiques peu élogieuses qui lui sont en grande partie adressées. Me nourrir des pires adjectifs auxquels il a droit, puis passer à une autre sorte de divertissement... Et puis non, merde ! En cambrioleur insaisissable, Franck Dubosc partage cette aventure aux côtés de l'exquise Reem Kherici qui elle, incarne la propriétaire d'une chatte très populaire sur les réseaux sociaux du nom de Diva. Lors d'un cambriolage dans un musée, Jack s'empare d'un joyau qui lors de sa fuite finit malheureusement dans l'estomac d'un tout jeune chien errant. Quant à Monica, elle s'apprête à partir pour New York avec son célèbre animal de compagnie. L'un et l'autre se retrouvent à bord du même avion. Jack a pris avec lui le chiot dans l'attente qu'il digère le contenu de son estomac. Mais alors que ce dernier et Diva sont placés dans la soute à bagages, voilà que leurs cages respectives s'envolent dans les airs. Prenant la fuite, ils disparaissent au loin. Monica et Jack vont alors se joindre l'un à l'autre afin de récupérer chacun leur animal... Si l'on se fie strictement aux commentaires négatifs dont ''bénéficie'' le troisième long-métrage réalisé par Reem Kherici, on se dit qu'aller dépenser son argent pour le découvrir en salle est une pure perte. S'il est vrai que Diva et celui qui s'appellera finalement Chichi ne paraissent techniquement pas vraiment au point, n'oublions pas que le public visé en priorité ne dépasse sans doute pas les dix ou douze ans. Ou alors, il faut remettre en question tout ce qui a été produit jusqu'à aujourd'hui en la matière et jeter aux ordures la quasi totalité des œuvres qui mirent en scène des animaux de compagnie visuellement caricaturaux.


Car à bien y regarder, l'apparence de l'un et de l'autre n'a vraiment rien d'anodin. Surtout s'agissant de Diva qui comme sa maîtresse Monica arbore une silhouette, un regard et une attitude propre aux ''personnalités'' qui font de leur image sur les réseaux sociaux, un véritable business... Une fois que l'on a accepté le principe, tout va pour le mieux... Ou presque. Car si l'on en croit les mauvaises langues, et pour ajouter à la critique acerbe concernant nos deux charmantes créatures, le doublage assuré par Inès Reg et Artus serait désastreux. Sur ce point, je me tairai, n'étant pas un addict du cinéma d'animation et n'ayant aucun point de comparaison à formuler. Vu le concept, Chat et chien est évidemment très léger. Dans le rôle du policier Brandt, Philippe Lacheau s'adonne à l'exercice de la course-poursuite avec cascades à l'appui. Bref, le revoilà reparti pour un tour de manège façon Nicky Larson et le Parfum de Cupidon sorti il y a déjà six ans en arrière. Le dernier long-métrage de Reem Kherici n'est pas toujours très drôle et même, reconnaissons-le, les rires se font assez rares. Le film repose malgré tout sur quelques aspects positifs qui ne font finalement pas regretter de s'y être intéressés. À commencer par Franck Dubosc qui dans le rôle du cambrioleur qui se fait passer pour un aveugle nous dispense, une fois n'est pas coutume, de son appétence pour l'outrance en matière de jeu. Plutôt discret et même légèrement en retrait par rapport à sa partenaire, l'anti-Camping et compagnie l'appréciera au même titre que lors de son premier et formidable long-métrage qu'il réalisa lui-même en 2018, Tout le monde debout. Œuvre qui étonna à l'époque une grande partie des spectateurs et de la presse... Malgré la grandiloquence de certaines séquences franchement grotesques (la bonne-sœur enfermée dans des toilettes publiques et trimballée sur la route enneigée par le van de Monica), le film étonne parfois. De courtes scènes émouvantes viennent briser l'humour parfois bas du plafond. De jolis instants qui témoignent d'une réelle sensibilité de la part de Reem Kherici qui ne cherche cependant pas à arracher les larmes à son public au vu des changements de ton brusques qu'elle provoque à peine trois au quatre secondes après ces quelques charmantes attentions... On notera la très belle partition musicale du compositeur français Laurent Aknin auquel l'actrice et réalisatrice avait déjà confié celles de ses deux premiers films Paris à tout prix et Jour J...

 

samedi 4 novembre 2023

38°5 quai des orfèvres de Benjamin Leher (2023) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Au regard de certaines critiques dites ''spécialisées'', le premier long-métrage de Benjamin Leher mérite le grand prix qu'il remporta au Festival de l'Alpe d'Huez. D'autres évoquent un monument de malaise... Quant à vous, choisissez votre camp... Le plus drôle, c'est d'imaginer que le film ait pu se voir octroyer un tel prix alors même qu'il côtoya des œuvres, certes, pas toujours de grand standing (Sexygénaires de Robin Sykes), mais dont le peu de qualités se situent malgré tout à des années lumières de l'indigence qu'évoque 38°5 quai des orfèvres. Œuvre pourtant outrageusement référencée, on pense aux Inconnus période Le téléphone sonne toujours deux fois ou bien même à leur principaux ''rivaux'' à l'époque, Les Nuls, et leur cultissime La cité de la peur, mais aussi et surtout, bien sûr, aux ZAZ que les moins intimes connaissent sous leur nom complet, David et Jerry Zucker et leur camarade Jim Abrahams. Si 38°5 quai des orfèvres se veut également (et principalement à vrai dire) être une parodie du Silence des agneaux, le chef-d’œuvre de Jonathan Demme, il ressemble davantage à la parodie que le réalisateur italien Ezio Greggio réalisa en 1994 et qui fut intitulée Le silence des jambons. Bref, vous l'aurez compris, la comédie de Benjamin Leher est une parodie de parodie et fait un peu le même effet qu'une photo que l'on retravaille sans cesse et dont la définition finit par être réduite au point de laisser apparaître un certain niveau de pixellisation. Berceau de la comédie franchouillarde, notre beau pays nous rappelle avec une certaine régularité cette remarquable propension qu'a le cinéma français de réduire le niveau d'excellence à quelques rares exceptions. Malheureusement, 38°5 quai des orfèvres se réduit à charrier des répliques dont la profondeur n'atteint parfois même pas le niveau des blagues Carambar. Bon, j'exagère sans doute quelque peu. Ici, le fond étant nettement moins important que la forme, il semble tout d'abord primordial d'y singer le mirifique et ancestral héritage de notre trio outre-atlantique pour en proposer une vision qui ne dépasse pas le seuil de la comédie peu innovante, fainéante, laxiste que l'on retrouve chaque année et ce, de manière métronomique. Des exemples ? Brillantissime de Michèle Laroque (grand prix Formol du festival des Ehpad 2018), Brutus VS César de Kheiron (Palme d'or au festival de l'ancéphalogramme plat de Paris section ''Soins palliatifs'' en 2020), Le dernier mercenaire de David Charhon (Meilleur réalisateur, meilleur scénario, prix du meilleur interprète au festival ''paye ton abonnement Netflix que j'te prenne pour un con'' célébré à Scotts Valley, Californie, en 2021).


Et donc, cette année, dernier venu dans le domaine de la comédie dans la catégorie ''je rentre dans la salle tout sourire et j'en sors avec des envies de meurtre), le grand prix au festival de l'Alpe d'Huez, 38°5 quai des orfèvres. On ne va pas revenir sur le synopsis vu qu'on connaît déjà tous Le silence des agneaux car même si de nettes différences sont en la matière le fond de commerce de l'imbuvable parodie dont il est question ici, leur intérêt se mesure, sur une échelle de 1 à 10, entre 1 et 3 (pour les plus indulgents). Tout débute par une bande-annonce qui avant la sortie du film, avait tout de même le culot de ne pas donner envie de se rendre dans les salles obscures. Ou comment saborder un projet avant même sa date de sortie officielle. Un embarras qui ne fit que se confirmer et grandir au fil d'un récit dont la quasi totalité des gags tomba à l'eau. Seule la présence d'Artus dans le rôle du médecin légiste Philippe Etcheverest su nous arracher un rire authentique lors de sa première apparition à l'image. Après, tout ne fut en sa présence que redondance et running gags drôles la première fois, inefficaces par la suite. Didier Bourdon, le pauvre, fait ce qu'il peut pour sauver les meubles mais sans jamais y parvenir et quant à Caroline Anglade dans le rôle de Clarisse Sterling, l'actrice nous inflige une contre-performance digne de trôner au top dix des plus risibles incarnations sur grand écran. Quant au festival de l'Alpe d'Huez et l'incompréhensible prix qui fut octroyé au film de Benjamin Leher ? Incompréhensible. Autant nous pourrions comprendre ce choix au regard de certaines nominations (l’infâme juste ciel ! de Laurent Tirard) mais en comparaison avec La Plus belle pour aller danser de Victoria Bedos, des Petites victoires de Mélanie Auffret, d'Un homme heureux de Tristan Séguéla ou de A la belle étoile de Sébastien Tulard, ce grand prix remporté par 38°5 quai des orfèvres sent tout de même la corruption...

 

dimanche 27 août 2023

Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée d'Olivier Van Hoofstadt (2023) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Dikkenek ? Culte ! Go Fast ? Ouais, sans plus. Pas trop ma came ces histoires tournant autour des trafics de drogue vu qu'au sommet de la rue qui donne sur l'entrée de mon immeuble, un petit commerce sert de couverture à un réseau ! Lucky ? Il me semble l'avoir vu et apprécié mais je n'en ai gardé presque aucun souvenir. 2023, le réalisateur belge Olivier Van Hoofstadt (dont le patronyme est sans doute plus simple à prononcer qu'à écrire de mémoire) revient sur grand écran avec Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée. D'aucun affirmera qu'il ne s'agit sans doute pas là de la meilleure comédies qui ait vu le jour en ces huit premiers mois de l'année mais tout de même, l'application avec laquelle certains se sont amusés à le critiquer sous le pire des angles confine à l'acharnement. Une chose est claire. Le dernier long-métrage du belge n'arrive sans doute pas à la hauteur de Dikkenek. Mais bon, si nous n'étions qu'une poignée de spectateurs à avoir pénétré la salle numéro quatre du CGR de Narbonne en cette matinée du 9 août 2023, je n'ai pas eu à tendre l'oreille bien longtemps pour entendre les rires qui allaient régulièrement fuser lors de ce récit entièrement situé à bord d'un train de la SNTF. Moins d'une dizaine de pèlerins en marge d'une société qui depuis le confinement croit sans doute encore que le Covid tue quotidiennement par centaines ceux qui risquent leur nez dehors. Car comment expliquer que les salles ne parviennent pas à se remplir ? Même lorsque tout comme dans le cas de Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée, le film vient tout juste de sortir en salle ? Et puis... pas de Dany Boon ou de Christian Clavier au générique...


Ce qui aurait été compréhensible au vu des piètres qualités des œuvres qu'ils interprètent depuis un certain nombre d'années. Soit dit en passant, s'il m'arrive de noircir des pages entières en me faisant le pourfendeur de l'un et de l'autre, je continue à aller les voir au format 1.85 : 1 ou quatre mètres de diagonale dans les salles obscures. Même lorsque le second se présenta au générique de l'infâme Mystère à Saint-Tropez de Nicolas Benamou, je continuais d'espérer retrouver l'ancien du Splendid au temps de sa... hum ? Splendeur ! Revenons-en au long-métrage du belge au nom quasiment imprononçable ! Hors contexte, Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée exprime en un sens toute ''l'objectivité'' de certains sites spécialisés dans le cinéma concernant l'avis de certains critiques. C'est ainsi donc que Les Cinémas Aixois ajoutent à la page consacrée au film, quatre critiques positives. Quatre, oui. Pas une, pas deux ni trois mais la totalité. Quant aux négatives ? Elles ne semblent pas avoir droit de citer pour ce seul exemple. De quoi attirer le chaland qui vit à Aix en Provence et qui a la stricte habitude de ne se déplacer que dans les cinémas de sa ville. Le film serait-il donc dénué du moindre défaut ? Zappons d'emblée l'aspect foutraque du long-métrage qui n'étonnera pas les fans de Dikkenek. Le film est fou, part dans toutes les directions même les plus improbables mais réserve une succession de péripéties toutes située à bord d'un train de grande ligne. Artus y incarne le contrôleur de train Sébastien désirant être muté dans le sud de la France. Mais avant cela, il va devoir effectuer un dernier voyage dans sa région sous le contrôle de l'inspectrice Madeleine qu'interprète de son côté l'actrice Elsa Zylberstein. Durant le voyage, Sébastien va rencontrer une foule de problèmes.


À commencer bien évidemment par la présence de Madeleine, femme rigide, sans cesse agitée comme si elle avait le feu au C#L (d'ailleurs, à ce sujet... enfin, vous verrez). Chaque wagon sera l'occasion pour Sébastien de prouver qu'il mérite sa mutation dans le sud. Une place que briguait son collègue Simon (Benjamin Tranié) mais que ce dernier a malheureusement pour lui (et pour les voyageurs du train), laissé échapper. Entre un wagon rempli de fans de Johnny Hallyday déficients mentaux, un second bourré d'adolescents issus de quartiers dits ''difficiles'' ou un troisième réservé aux familles, Sébastien va avoir du pain sur la planche. Alors qu'à l'extérieur, le train a pour mission d'emporter ses voyageurs d'une gare à l'autre, à l'intérieur, Sébastien, Madeleine et le jeune Adel (fils du PDG de la SNTF interprété par Maël Rouin Berrandou auquel le père a choisi de le coller aux basques du contrôleur) vont se frotter à diverses situations apparemment incontrôlable avec, en prisme, le détournement du train par Simon ! Bon, je ne vais pas vous la faire à l'envers en vous faisant croire que le film d'Olivier Van Hoofstadt transpire l'intelligence ou la profondeur mais tout comme l'engin dans lequel se situe l'action, l'intrigue file à toute allure. Le contenu n'est peut-être pas plus mûr qu'un ''Michael Youn'' ou qu'un ''Philippe Lacheau'' mais le réalisateur belge a assez de tripes pour aller au fond des choses sans tenir compte des nouvelles ''règles'' imposées par le dogme de la bien-pensance, même lorsqu'il s'agit d'évoquer les jeunes de banlieue ou le terrorisme (ce dernier se répétant à l'envi). Tout le monde en prend pour son grade et ça, ben c'est carrément jouissif. Au générique, nous retrouvons l'indémodable Pascal Duquesne dans le rôle du chef de gare Patrick, Sarah Suco dans celui de Ghislaine, la monitrice des handicapés mentaux mais surtout, l'acteur et dramaturge français Nicolas Lumbreras. Le véritable héros du récit, c'est lui. À pisser de rire, je vous le dis. Bien sûr, le film n'est pas parfait. Il y a même quelques passages relativement lourds (le wagon familial) ou trop longs (la séquence des singes). Mais d'autres rattrapent largement ces déficiences. On pense notamment à la scènes avec les déficients mentaux (pas la peine de pleurnicher avec des arguments du type ''c'est honteux de se foutre des handicapés'' puisque Olivier Van Hoofstadt ne semble absolument pas viser cet objectif), celle avec les jeunes des cités et l'excellent passage de la tirade ou encore une partie (la seconde) de l'invraisemblable séquence située dans le wagon-restaurant. Bref, c'est lourd, c'est choquant (surtout pour ceux qui y dénicheront vraisemblablement des détails révoltants), bête et parfois méchant, mais bons, le résultat est là : même si les critiques semblent majoritairement corrosives, le film a beaucoup fait rire les spectateurs, dont votre serviteur et sa compagne. Le contrat est donc parfaitement rempli...

 

vendredi 22 juillet 2022

Menteur d'Olivier Baroux (2022) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Maintenant qu'en France l'on semble avoir épuisé toute les cartouches en matière de comédies comme tentent à le prouver ces légions de navets qui sortent depuis quelques années sur grand écran, on se retourne vers les autres. Vers l'Italie, comme avec Le jeu de Fred Cavayé, qui sans être dénué de qualités n'est pourtant qu'un piètre remake du formidable Perfetti Sconosciuti de Paolo Genovese ou comme avec Irréductible de Jérôme Commandeur, adaptation française de Quo Vado? de Gennaro Nunziante. Vu que notre cinéma s'est souvent fait piller à l'étranger (faisant de Francis Veber l'une des ''victimes'' les plus prolifiques), il était donc logique que l'hexagone finisse à son tour par voir fleurir quelques longs-métrages provenant d'ailleurs. Le Canada lui aussi est parfois vampirisé par certains de nos réalisateurs et scénaristes en manque d'inspiration. C'est donc au tour du très fécond Olivier Baroux d'avoir sauté le pas un an après le navrant quatrième volet de la franchise Les Tuche. Signe d'un cinéma en perdition, aux abois, se noyant dans l'indigence la plus totale et apparemment, dans une certaine indifférence. Celle du public qui en boucle se rend dans les salles pour y redécouvrir sans cesse ce même humour que certain(e)s sont même capables d'aborder de la plus mièvre des manières (Michèle Laroque insistant toujours et encore et produisant ainsi le pire du pire, année après année). Oiivier Baroux, donc. Qui avec la plus célèbre famille de beaufs du cinéma français est devenu l'un des portes-drapeaux de la comédie pépère qui ne prend jamais aucun risque. Heureusement qu'il y eut récemment des Jean-Christophe Meurisse (Oranges Sanguines) ou des Fabrice Éboué (Barbaque) pour nous réveiller de ce sommeil profond dans lequel la comédie française nous plonge généralement et ce, depuis bien trop longtemps. Menteur, lui, n'aura malheureusement pas la possibilité d'en faire autant. Aucune prise de risque à part un rythme suffisamment soutenu pour nous maintenir en éveil. Le dernier long-métrage de l'ancien complice télévisuel de Kad Mérad (dont la carrière n'a rien à envier à celle de celui que l'on appelait alors ''O'') est résumé dans sa seule bande-annonce. Une poignée de minutes qui en convaincra sans doute certains mais rebutera l'autre partie du public. Celle qui se méfie désormais systématiquement de l'enrobage que prennent ces attrapes-nigauds. Menteur, c'est donc à l'origine un film québécois réalisé par Emile Gaudreault...


Sorti en salle il y a deux ans, il mettait en scène Simon. Un mythomane dont les mensonges vont du jour au lendemain devenir réalité. Un concept, reconnaissons-le, on ne peut plus intéressant. Maintenant, faut-il le savoir, tout ne dépend plus que de l'ingéniosité de l'interprétation, le talent de son réalisateur ainsi que la forme que prendront les différents gags. Dans la version française, Jérôme remplace Simon. C'est l'acteur Tarek Boudali, d'abord connu pour avoir formé aux côtés de Philippe Lacheau, Élodie Fontan, Reem Kherici, Julien Arruti et Pascal Boisson La bande à Fifi (Babysitting 1 et 2 les ayant transformés du jour au lendemain en vedettes de la comédie française) qui incarne le rôle-titre. Celui du mythomane en question. Autour de lui, l'humoriste et acteur Artus, Pauline Clément, Philippe Vieux, Guy Lecluyse ou encore Catherine Hosmalin et Karim Belkhadra qui interprètent tout deux les parents de Jérôme. Un menteur pathologique qui depuis ses neuf ans passe son temps à s'inventer de fausses vérités. Lesquelles finissent par prendre vie, transformant l'existence du jeune homme et de son entourage en cauchemar. Le principe étant ce qu'il est, il serait inopportun d'affirmer que le film manque d'imagination. En effet, Menteur contient un nombre de gags importants dont certains, même en tout petit nombre, feront forcément mouche en fonction de l'état d'esprit du spectateur. Chacun y trouvera donc de quoi satisfaire son besoin de rire même si dans d'importantes proportions, le film se regarde avec une certaine indifférence. Tarek Boudali a beau en faire des caisses, la présence du sympathique Artus ou celle de la charmante Pauline Clément n'aident en rien le film à s'extraire du pathétique dont il enrobe la plupart des séquences. On sourit, parfois plus par courtoisie ou gène que par amusement. On retrouve pourtant occasionnellement l'humour cher aux anciens Kad et O, notamment à travers ce voisin que Jérôme affirmait être un tueur en série et dont on devine très vite les conséquences d'un tel mensonge. Olivier Baroux œuvre vainement dans le social (ces employés menés par un Guy Lecluyse qui, lui, reste toujours impérial) ou dans le sentiment (surtout vers la fin du film), mais sa comédie n'en est pas moins un échec certain. Peut-être pas aussi nanardesque que Les Tuche 4, mais l'on se demande parfois ce qui pousse des producteurs à injecter autant d'argent (ici, onze millions d'euros) dans des films voués à tomber dans l'oubli à court ou moyen terme...

 

mardi 16 novembre 2021

Pourris gâtés de Nicolas Cuche (2021) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Nicolas Cuche, pour celles et ceux qui ne le connaissent pas, ce fut peut-être avant tout le scénariste des Apprentis de Pierre Salvadori en 1995 ou de Charité biz'ness de Thierry Barthes et Pierre Jamin trois ans plus tard. Au beau milieu d'une filmographie en grande partie consacrée à la télévision, il fut l'auteur ponctuel de trois longs-métrages sortis sur les écrans entre 2002 et 2014 (Jojo la frite, La chance de ma vie et Prêt à tout) avant de revenir cette année avec Pourris gâtés. Le genre de comédie française assez légère pour que l'on craigne tout d'abord d'aller la voir en salle de peur d'être une fois de plus, déçus par son contenu. C'est alors évidemment parce que Gérard Jugnot y tient la vedette que l'espoir renaît. Car au fond, une comédie avec l'un des anciens membres de la troupe du Splendid ne peut être que sympathique diront les plus optimistes. Après Michel Blanc et Docteur ? de Tristan Séguéla, en 2019, c'est donc au tour de l'un des acteurs les plus attachants du cinéma français de croiser la route de l'humoriste Artus qui depuis ces dernières années multiplie les apparitions sur grand écran. À côté des deux hommes, l'actrice, musicienne et chanteuse Camille Lou ainsi que Louka Meliava complètent ensemble les quatre membres d'une famille aisée installée à Monaco. Les Bartek. Et comme on l'imagine aisément, Gérard Jugnot y incarne le patriarche. Le patron d'une entreprise de construction dans le domaine du bâtiment et des travaux public qui a fait fortune et dont les trois rejetons profitent volontiers de l'argent qu'il a amassé à la force du poignet. Trois cancrelats qui ne travaillent pas mais par contre, dépensent sans compter...


Tout va cependant changer le jour où Francis Bartek va être poursuivi par la justice pour fraude fiscale. Les comptes de toute la famille sont alors bloqués et sans le sou, le père de famille ainsi que ses enfants Stella, Philippe et Alexandre prennent la fuite vers Marseille où il trouvent refuge dans un appartement en piteux état. Dès lors, Francis va devoir compter sur le soutien de ses trois enfants afin de subvenir aux besoins de la famille. Et autant dire que Stella et ses frères ne sont pas vraiment chauds à l'idée de se mettre pour la toute première fois de leur existence au travail... Comédie familiale par excellence, Pourris gâtés est à certains endroits, un film plus profond qu'il n'y paraît au premier abord. On y cause des difficultés de communication entre un père qui a voué sa vie à son métier ainsi qu'à sa réussite au détriment de ses trois enfants. Pour autant, passés ces quelques rares séquences où le sérieux s'impose, le long-métrage de Nicolas Cuche s'avère objectivement très drôle. Dans un univers qui tranche radicalement avec l'existence idyllique qui était la leur avant que tout ne s'effondre, les trois enfants de Francis s'en donnent à cœur joie lors de joutes verbales sinon subtiles, du moins très amusantes. Il n'est en effet pas rare que l'on rigole sans la moindre retenue. Chacun des personnages revenant sur les défauts des autres lors de matchs de ping-pong verbaux parfois jouissifs. Et ça n'est rien en comparaison de leur confrontation respective avec le monde du travail.


Entre une Stella en serveuse/plongeuse se mesurant par exemple à un client ignoble et un Philippe en took-took confronté à un concurrent lui ''volant'' les siens, Alexandre, lui, fait montre de certaines capacités jusqu'ici demeurées dans l'ombre. Contrairement à beaucoup de comédies françaises observant nos concitoyens à la loupe de manière caricaturale et archaïque et dont Philippe de Chauveron semble s'être fait le porte-drapeau (la trilogie Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu? ou À bras ouverts), Pourris gâtés s'avère bien moins assommant en terme d'idées reçues même si parfois, Nicolas Cuche se permet quelques tentatives plutôt réussies dans le domaine. Personnages attachants. Relations familiales ou inter-sociaux-communautaires réfléchies... Pourris gâtés, c'est l'assimilation inversée à la manière de Nicolas Cuche et de son scénariste Laurent Turner sans le désagrément des messages démagogiques. Seule petite ombre au tableau. Ce très court passage qui montre l'associé de Francis, Ferrucio (excellent François Morel) dans une situation qui ne cache malheureusement pas les véritables intentions du scénario. Notons également la présence de l'acteur, chanteur et humoriste (!?!) Tom Leeb (oui, oui, le fils de...) qui excelle dans le petit rôle de l'argentin Juan Carlos, le petit ami de Stella... Sympathique !

 

vendredi 3 janvier 2020

Docteur ? de Tristan Séguéla (2019) - ★★★★★★★★☆☆



Alors que l'acteur Michel Blanc se fait de plus en plus rare sur grand écran (pas un seul film en 2017 et un seul en 2016, 2017 et 2019), il nous gratifiait de sa présence en cette fin d'année avec l'une des comédies les plus drôles vues depuis longtemps. Réalisée par Tristan Séguéla, elle y intègre aux côtés de l'ancien membre du Splendid l'acteur Hakim Jemili dont il s'agit du premier passage sur grand écran. L'expérience de l'un et l'apprentissage du second vont transparaître jusque dans l'interprétation respective des deux hommes qui dans la peau d'un médecin de nuit et d'un livreur uber eats vont mettre leurs talents en commun afin d'assurer le service de nuit du premier, alors victime d'un sérieux problème de nerf sciatique. En effet, contraint de rester dans son véhicule de service puisque incapable de se déplacer, le docteur Mamou Mani va dicter au jeune Malek les différentes marches à suivre lors des consultations à domicile qu'il effectuera à la place du spécialiste.

Si le concept est basique, voire sommaire, Tristan Séguéla et le scénariste Jim Birmant mettent leur talent au service d'une écriture qui fait la part belle à l'humour le plus débridé, lequel n'évite pas quelques rares incartades dans le pipi-caca mais ce, pour le plus grand bonheur d'un public qui rira de bon cœur au différentes situations auxquelles sera confronté Hakim ''Malek'' Jemili. Une vraie découverte que celui-ci et un acteur que l'on rêve déjà de croiser à nouveau sur grand écran. Loin de l'image de ''l'arabe des cités'' qui tente de percer dans le milieu de l'auto-entreprenariat, Docteur ? évite tous les poncifs inhérents à ce genre de rencontre inattendue entre un médecin à la carrière bien remplie (mais émaillée de diverses bévues comme le signifiera la voix off assurée par Chantal Lauby) et un jeune qui tente de mettre en place un projet d'avenir pour ne se concentrer que sur ce qu'est venu chercher le spectateur : de la pure comédie, sans message social poussif ni fonction moralisatrice.

En cela, Tristan Séguéla rempli parfaitement son objectif. Les spectateurs rient beaucoup. Dans l'une des plus grandes salles du MEGA CGR de Narbonne, la salle fut en délire à de nombreuses reprises, preuve évidente que l'humour de Docteur ? fonctionnait à plein régime. Plusieurs scènes sont amenées à devenir cultes mais celle que les spectateurs venus nombreux garderont sans doute en mémoire concerne l'intervention du jeune Malek dans l'appartement d'un certain Wilfrid qu'incarne à l'écran l'humoriste et comédien français Artus. L'occasion pour les spectateurs de rire à gorge déployée et dès lors, de manière presque incessante. Le contraste entre un Michel Blanc Bougon et un Hakim Jemili optimiste fonctionne à merveille. La présence de Solène Rigot amène un petit vent de rigueur qui calme parfois les ardeurs délirantes de nos deux héros et d'un Tristan Séguéla qui remet au goût du jour le principe du running gag avec la présence à l'écran de l'acteur Franck Gastambille dans le rôle de Grisoni, l'un des clients de Malek en mode Uber Eats. Docteur ? est LA comédie qu'il ne fallait surtout pas avoir loupée en fin d'année 2019...

lundi 29 octobre 2018

Budapest de Xavier Gens (2018) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆



Xavier Gens ? Pas vraiment ma came. Alors lorsque le réalisateur du beaucoup trop surestimé Frontière(s), vous savez, cet ersatz de Massacre à la Tronçonneuse bien de chez nous mêlant fait d'actualité (nous sommes en 2007 et la banlieue est chaude, chaude, chaude) et univers crapoteux dans lequel navigue une famille de frappadingues, se tourne vers la comédie, j'me suis dis, pourquoi pas. Surtout que le trio de tête formé par Manu Payet, Jonathan Cohen et Monsieur Poulpe part avec un capital sympathie évident. Qui, malheureusement, ne transpire plus vraiment sur grand écran au regard de ce Budapest vulgaire, dont le scénario est aux abonnés absents et où l'on cherche encore les bons mots qui auraient pu, ou dû, nous faire rire. Parce qu'en réalité, on est face, là, à un sacré objet convoquant davantage la sinistrose qu'autre chose. C'est plat, sans folie véritable, coloré, certes, mais à mille lieues de ce à quoi les fans d'un Very Bad Trip (que je n'ai pas vu et que je ne verrai sans doute jamais) croyaient sans doute pouvoir s'attendre. Du moins, d'après une grosse partie de la presse qui compare les deux films.

J'aurais d'ailleurs peut-être dû commencer par la fin. C'est à dire comparer mon ressenti à la lecture des critiques professionnelles, exercice de fin de repas habituellement jubilatoire mais qui à cette occasion s'est révélé aussi désagréable qu'une mauvaise descente de cannabis. Je comprends et j'adhère tout à fait à l'idée que de brûler des livres ou des peintures soit un acte de vandalisme impardonnable, mais quand je pense à tous ces individus, sans doute en manque de réconfort, d'amour, ou d'amitié, qui se réfugient dans l'antispécisme alors qu'il feraient parfois davantage actes de civisme en pénétrant dans certaines salles de projection afin d'y brûler les œuvres de l'acabit de cette daube qu'est Budapest, ça me rend malade au point d'avoir envie de prendre moi-même les rennes d'un néo-mouvement consacrant son temps à manifester pour que soit interdite la projection de merdes contre monnaie sonnante et trébuchante...

Je suis effaré... et même hagard à l'idée que des papiers osent faire l'éloge d'un long-métrage accumulant tant de tares qu'on croirait un autre but atteint que celui d'amuser les spectateurs : celui d'établir tout ce que le cinéma humoristique français des quinze ou vingt années qui viennent de s'écouler a engrangé. J'avais réussi, dès son passage au Cinéma des Corbières de Sigean, à me convaincre que le Brillantissime de et avec Michèle Laroque conserverait jusqu'au 31 décembre au soir la palme d'or de la plus mauvaise comédie française de l'année 2018. Et pourtant, Xavier Gens vient de brouiller définitivement mes pronostics. Budapest est une catastrophe au moins aussi saisissante que celle de Tchernobyl. Encore que le film de Gens n'aura sans doute eut aucune conséquence physique sur ceux qui auront eu le malheur de le découvrir ces jour-ci, ou pire, au cinéma lors de sa sortie en salle en juin dernier. Intellectuellement, il s'agit d'une autre affaire. Le cas typique de long-métrage capable de diviser. Pourvu que la majorité de ceux que je côtoie dans la vie réelle ou virtuelle partage mon opinion à son sujet, à défaut de quoi, je serais contraint de faire le ménage parmi eux... Abuserais-je quelque peu... ? Ma foi, Peut-être. Qui sait si au fond, je n'ai pas trop vite vieilli. Peut-être suis-je devenu insensible... ? NON, car, je le répète, Budapest est une MERDE. J'assume !!!
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