Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


Affichage des articles dont le libellé est Céline Groussard. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Céline Groussard. Afficher tous les articles

jeudi 30 juillet 2026

Les K d'or de Jérémy Ferrari (2026) ★★★★★★★☆☆☆

 


 

 

De son vrai nom Jérémy Larzillière,Jérémy Ferrari s'est fait connaître du grand public grâce à l'émission de Laurent Ruquier On n'demande qu'à en rire diffusée entre septembre 2010 et juillet 2014. Il aura sur se démarquer des autres humoristes grâce à sa causticité et un certaine prédisposition pour l'humour noir qu'il exerce à l'époque en traitant de sujets divers, tels l’extrémisme religieux, le handicap, le racisme ou la misogynie. Dès 2002, il enchaîne les spectacles sur scène seul ou à plusieurs, participe à un certain nombre d'émissions télévisées, écrit même pour d'autres humoristes, joue dans plusieurs téléfilms et séries télévisées et réalise son tout premier long-métrage en 2026 avec Les K d'or ! Film qu'il écrit en collaboration avec Saïd Belktibia (Ghettotube en 2015, 365 jours au Mali en 2021) et Clément Peny (Les bracelets rouges en 2020, Les survivants et Maestro en 2022). Après une bande-annonce plutôt moyenne qui décrit relativement mal le potentiel du film, Les K d'or sort en salle le 11 mars 2026. Après avoir réalisé le thriller Roqya dans lequel il confia l'un des principaux rôles à Jérémy Ferrari, Saïd Belktibia émet en compagnie de l'humoriste l'idée d'une comédie mettant en scène un protagoniste dont la mère assure que son père est l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Tandis que Saïd Belktibia avait au départ conçu l'idée de le mettre lui-même en scène, il propose finalement à Jérémy Ferrari de le réaliser à sa place. Envisageant de faire interpréter à l'humoriste Guillaume Bats l'un des trois principaux personnages, sa mort prématurée force son ami Jérémy Ferrari à revoir le script tout en incluant toujours un protagoniste affublé d'un handicap. Le rôle de Ryan sera finalement proposé à Eric Judor, la moitié du duo qu'il incarna avec Ramzy Bédia au temps de leur collaboration. Quant au personnage féminin de Zoulika, il est confié à l'actrice et humoriste Laura Felpin. Celle-ci incarne une jeune femme imprévisible et spontanée, ancienne radicalisée et qui vient tout juste de sortir d'un centre de réinsertion civique. Le concept de Les K d'or est simple : tandis que Noé (Jérémy Ferrari) compte bien retrouver l'or caché de celui que sa mère affirme être Mouammar Kadhafi, il entre en contact avec Zoulika qui d'après elle connaît un contact en Libye capable de le mettre en relation avec un certain Barberousse (Fred Testot)...


Mais avant de rencontrer l'homme en question, il va s'agir pour Noé et ses deux comparses de passer la douane mauritanienne avec une très forte somme d'argent. D'où la présence au sein du petit groupe de Ryan, jeune influenceur malvoyant auquel il va confier la garde de Tribord, un ''chien d'aveugle'' à trois pattes au dos duquel est fixé un harnais renfermant la somme de cinquante-mille euros ! De plus, Ryan a organisé cette année là un Marathon des Sables se déroulant justement au Sahel. De quoi faciliter le voyage sur place du trio... Considérant le ton habituel de Jérémy Ferrari en matière d'humour, fans et détracteurs continueront de s'écharper devant cette comédie qui reste tout à fait dans l'esprit provocateur de l'humoriste. Certains trouvant sans doute qu'il va encore une fois toujours trop loin tandis que les autres continueront de penser qu'il demeure actuellement l'un des rares à oser s'attaquer dans notre pays à des sujets qui frisent le politiquement incorrect. Alors, s'il est vrai que le premier long-métrage de Jérémy Ferrari n'est pas toujours très fin, Les K d'or est une véritable bouffée d'air frais dans un monde qui de plus en plus enferme la parole pour ne plus laisser s'exprimer que la bien-pensance. Sous ses allures de comédie parfois un peu beauf, l'humoriste, acteur, scénariste et réalisateur crie tout haut ce que certains n'osent même plus ne serait-ce que méditer intérieurement de peur qu'on ne lise dans leur pensées. Jérémy atomise le handicap (à travers Ryan mais également Virginie, la femme sans bras interprétée par Céline Groussard). Les réseaux sociaux (véhicule à mensonges pour influenceurs en mal de reconnaissance). Le terrorisme, la société dans sa globalité ou encore la cupidité... Notons enfin que Jérémy Ferrari a lui-même opté pour le collectif Hip-Hop Chinese Man originaire d'Aix-en-Provence qui pour la toute première fois participait ici à la conception d'une bande originale. En écoutant leur discographie, l'humoriste y a retrouvé tout ce qui lui semblait transpirer l'univers de son film. Matteo Di Stefano ainsi que le compositeur Matteo Locasciulli ont ainsi produit une très intéressante bande-son entre rap et musique orientale...

mercredi 6 novembre 2024

Les effaceurs de Frédéric Vin (2024) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Le court-métrage de Frédéric Vin Les effaceurs (son septième en huit ans de carrière) signe la rencontre entre deux personnalités diamétralement opposées. D'un côté, le rappeur Joey Starr. Membre du groupe de rap NTM à la réputation sulfureuse, il incarne ici un individu terne, malheureux et dont la relation amoureuse semble être du point de vue de sa compagne être arrivée à son terme. De l'autre, Monsieur Fraize, humoriste économe en paroles, timide et naïf. Il interprète de son côté le parfait gentilhomme, souriant et très ouvert d'esprit. Deux personnalités qui n'ont a priori rien de commun et surtout, rien à faire ensemble. Le destin va cependant en décider autrement et les réunir puisque l'un et l'autre vont travailler ensemble. À bord d'une camionnette du Tour de France, ils vont être chargés de nettoyer les routes de la compétition à venir des injures que des individus mal attentionnés ont inscrites sur le bitume. D'une durée de vingt-deux minutes seulement, Les effaceurs fait donc collaborer deux personnalités bien distinctes pour un résultat qui, ma foi, est plutôt sympathique. Sur les route de France, les deux hommes vont apprendre à se connaître après des débuts relativement difficiles. L'un est renfrogné, ahuri devant les goûts musicaux et l'humour du second. Les deux hommes rencontreront une championne de cris d'animaux qui concourra avec Monsieur Fraize tandis que Joey Starr devra les départager. Il croiseront également la route de deux nazillons auxquels ils imposeront d'effacer les propos racistes et les croix gammées qu'ils ont inscrites sur le bitume. Parmi les inscriptions qu'ils trouveront sur leur chemin, des bites en veux-tu, en voilà, un message à l'attention de notre ''cher'' président de la République Emmanuel Macron (délicieuse formule que tout bon français aurait aimé inscrire lui-même), ainsi que quelques tags dessinés en chemin par des néo-féministes. Bref, de quoi accorder aux deux hommes une pause-déjeuner bien méritée au sommet d'une colline donnant sur un superbe étang... Si l'écriture n'est pas toujours transcendante, le court-métrage possède malgré tout quelques excellentes répliques surtout concentrées durant sa première partie. La naïveté de Monsieur Fraize se transmettant curieusement chez Joey Starr, ce dernier trouvera finalement une bien étonnante manière de reconquérir le cœur de celle qu'il aime...

 

mardi 1 octobre 2024

Un p'tit truc en plus d'Artus (2024) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Qui aurait cru qu'un jour celui qui monta sur les planches du Moulin-Rouge dans le dix-huitième arrondissement de la capitale française pour l'émission On n'demande qu'à en rire allait se positionner à la neuvième place du classement des dix plus gros succès du cinéma français ? Juste derrière Le Corniaud de Gérard Oury et pas si loin des Visiteurs de Jean-Marie Poiré qui avec un peu plus de treize millions et demi d'entrées demeure en cinquième position (la première étant toujours détenue par Bienvenue chez lesCh'tis). Si Un p'tit truc en plus n'est pas la première comédie française à avoir abordé le sujet du handicap au cinéma puisqu'en 2018 le réalisateur et scénariste français Vianney Lebasque l'avait déjà entrepris avec l'excellent Chacun pour tous et son équipe de basketteurs déficients mentaux (concept rappelant d'ailleurs étonnamment le tout aussi remarquable film espagnol Champions de Javier Fesser sorti la même année), ce premier film de l'acteur et humoriste Artus en tant que réalisateur et scénariste n'en est pas moins une réussite même s'il sera sans doute conseillé de garder son sang-froid devant l'exceptionnel engouement du public et de la presse spécialisée dont il a bénéficié. S'il est clair qu'Un p'tit truc en plus se démarque de la plupart des comédies français sorties cette année c'est bien évidemment davantage en rapport avec le caractère spécifique de ses interprètes que de la mise en scène et du scénario eux-mêmes. Aidée à l'écriture par Clément Marchand et Milan Mauger, la comédie d'Artus est de fait on ne peut plus classique. Le scénario, relativement simpliste, met en scène un père et son fils braqueurs qui pour échapper à la police à la suite d'un vol effectué dans une bijouterie s'incrustent à la suite d'une méprise au sein d'un groupe de handicapés mentaux en partance pour un gîte dans le Vercors (le principal lieu de tournage se situera à Malleval-en-Vercors).


Se faisant passer pour un handicapé, Paulo, qui devient alors Sylvain (Artus), monte à bord d'un bus affrété tout spécialement, accompagné de son père Lucien dit ''La Fraise'' qui de son côté se fait appeler Orpi et se fait passer pour l'éducateur du jeune homme (Clovis Cornillac, tout simplement excellent). Au beau milieu d'une dizaine de handicapés tous accompagnés par les éducateurs Alice (Alice Belaïdi), Céline (Céline Groussard) et Marc (Marc Riso), le père et son fils vont tenter de se faire oublier et ainsi demeurer au contact de ce groupe aussi fort sympathique que hors-normes... Le problème avec ce genre de concept, c'est que l'on peut très rapidement tomber dans la facilité. Écueil que parvient fort heureusement à éviter Artus qui signe une comédie fort drôle qui pourtant ne se moque jamais de ses personnages. Si d'aventure le spectateur rit, c'est d'ailleurs plutôt devant les ''exploits'' de Paulo/Sylvain que devant cette galerie de portraits inoubliables dont certains se détachent très nettement du lot. L'humour d'Artus est très facilement identifiable ('Au sujet de l'un des handicapés, Paulo/Sylvain rétorque : ''Putain, y'en a un qu'a une Kippa. Il croit en dieu le mec. Il est pas rancunier''). Au pire, s'il nous arrive de rire devant l'attitude des uns et des autres (et il y a de grandes chances pour que cela se produise à de nombreuses reprises), ça n'est jamais par moquerie mais parce que les dialogues et la direction d'acteurs ont tout simplement été conçus ainsi. Après, c'est vrai, le scénario est relativement classique. L'émotion est quasiment absente du récit, ce qui peut paraître inattendu face à ces nombreuses comédies qui n'oublient jamais d'ébranler leur public lors de courts instants. De plus, le scénario élude de manière sans doute trop aisée cette phase que l'on attendait trop sûrement une fois le pot-aux-roses découvert concernant la véritable identité du duo formé par le duo père/fils par Alice et les autres éducateurs. Un p'tit tour au tribunal et tout est dit. Malgré ces quelques faiblesses scénaristiques, Un p'tit truc en plus demeure un sympathique divertissement qui mérite finalement et amplement le succès qu'il connut lors de sa sortie en salle...

 

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...