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dimanche 23 juillet 2017

Ghost in the Shell de Rupert Sanders (2017) - ★★★★★★★★☆☆


Je tiens tout d'abord à préciser que cet article, consacré à l'adaptation cinématographique éponyme du manga du dessinateur japonais Masamune Shirow, Ghost In The Shell, ne contiendra aucune sorte de comparaison avec l’œuvre originale. Pour la simple raison que je ne l'ai pas lu. Comme je n'ai pas vu non plus les précédentes adaptations animées du manga. C'est donc l'esprit entièrement vierge que je me suis lancé dans l'aventure Ghost In The Shell version 2017. Une œuvre qui contrairement à l'impression donnée par le remarquable environnement visuel du film, n'a pas été tourné à Tokyo, mais en Nouvelle-Zélande, et plus précisément à Wellington. Aux commandes de ce très risqué et ambitieux projet, le réalisateur anglais Rupert Sanders dont il ne s'agit ici que du second long-métrage après Blanche-Neige et le Chasseur qu'il réalisa cinq ans auparavant. Un peu à la manière des sœurs Lana et Lilly Wachowski, réalisatrice entre autres de la trilogie Matrix et de Cloud Atlas (on notera d'ailleurs l'apparence du personnage Batou campé par l'acteur danois Pilou Asbæk, proche de celle de Laurence Fishburne dans celui de Morpheus dans Matrix), Rupert Sanders signe avec Ghost In The Shell, une œuvre de science-fiction flamboyante et visionnaire. Visuellement époustouflant, le long-métrage est un véritable catalogue en matière d'effets-spéciaux numériques.
C'est bien simple, il n'y a pas un seul plan sans qu'intervienne l'illustrateur et designer graphique Ash Thorp. Un travail monumental faisant référence à un univers mêlant utopie et dystopie. D'un côté, la recherche de la perfection à travers les expérimentions faites sur l'hybridation homme-machine et dont le personnage de Major Mira Killian (l'excellente Scarlett Johansson) reflète le meilleur exemple. Le prototype parfait de ce qui semble être au final, le destin de toute l'humanité. D'un autre côté, et bien que l'univers soit dépeint de manière beaucoup plus colorée que celui, au hasard, décrit par Ridley Scott dans Blade Runner, le monde de Ghost In The Shell est étouffant. Vérolé par la cyber-criminalité et générant un malaise certain de par les dimensions extraordinaires des buildings et par l'incessant ballet des panneaux publicitaires (comment ne pas ressentir un certain mal-être devant ces gigantesques panneaux publicitaires dont certains s'extraient même des façades pour prendre la forme d'hologrammes inquiétants ?), l'univers du film peut se révéler parfois très anxiogène.

Quant au récit, il tourne autour du Major, une jeune femme victime d'un terrible accident et dont on n'a pu sauver que le cerveau. De toute urgence, celui-ci est greffé à un organisme entièrement robotisé. Dès lors, la jeune femme dont les performances anatomiques et sensorielles sont exceptionnelles est employée à des fins de combattre la cyber-criminalité. Dernièrement, une menace d'un nouveau genre vient de faire son apparition. Des individus malintentionnés ont créé un système permettant de pirater et de contrôler les esprits. Lors de l'enquête qu'elle mène auprès de Batou, son co-équipier, le Major Mira Killian fait la connaissance de Hideo Kuze, un marginal cybercriminel vivant comme un paria. L'homme est sans doute très certainement responsable de la menace qui court actuellement. Lors de son investigation, Mira découvre que son passé n'est pas celui qu'on lui a implanté et qu'elle recouvre peu à peu. Les enjeux du Major vont prendre peu à peu une voie différente de celle qu'elle avait prévue. Mira, en parallèle à l'enquête, décide de chercher les réponses aux visions qui ne cessent de prendre de plus en plus de place dans son esprit...

Contrairement à ce que l'on aurait pu supposer, Ghost In The Shell n'est pas qu'un simple spectacle visuel éblouissant. L'anglais Rupert Sanders laisse suffisamment de place à ses interprètes pour s'exprimer. Des actrices et acteurs internationaux puisque le film accueille à l'écran les américains Scarlett Johansson et Michael Pitt, les japonais Takeshi Kitano et Rila Fukushima, la roumaine Anamaria Marinca, le canadien Michael Wincott, le danois Pilou Asbæk, le singapourien Chin Han, et même l'actrice française Juliette Binoche qui pour l'occasion interprète l'important rôle du docteur Ouelet, un personnage très proche de celui tenu par Scarlett Johansson. Autre 'détail' que j'oubliais de mentionner lors du passage concernant la dystopie est le changement d'esthétique que prend tout à coup le film lorsque l'héroïne parcourt les décors sinistres rattachés à son passé.
Je ne sais absolument pas comment ont pu aborder puis digérer les fans du manga original en supposant que certains intégristes ont assez mal vécu le passage en mode 'live'. Toujours est-il qu'en position de néophyte, j'ai passé un très agréable moment de cinéma. De la science-fiction vraiment moderne. Colorée, bourrée de scènes d'anthologie. Un spectacle total qui n'empêche pas une certain intelligence de s'y être logée...

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