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lundi 31 mars 2025

Jiko Bukken: Kowai Madori de Hideo Nakata (2020) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Aux côtés de son homologue Takashi Shimizu, le réalisateur japonais Hideo Nakata demeure l'un des plus fameux créateurs de contenu horrifique de type J-Horror. Tout comme lui, il signa quelques classiques parmi lesquels plusieurs volets de la franchise Ringu et surtout, le chef-d’œuvre absolu du film de fantômes asiatiques Honogurai Mizu no Soko Kara plus connu chez nous sous le titre Dark Water. Après avoir majoritairement mis en scène des films d'horreur tout en étant désormais beaucoup moins exposé à l'échelle internationale, Hideo Nakata continue aujourd'hui à explorer l'univers des esprits belliqueux, notamment à travers Jiko Bukken: Kowai Madori, un antépénultième long-métrage qui prend en partie pour cadre le petit monde de la télévision. Mais tout commence sur les planches d'une salle de spectacle où sont en représentation Taisa Nakai (Kôji Seto) et Yamame Yamano (Kazuya Kamenashi). Deux humoristes qui ne parviennent absolument pas à faire rire leur public en dehors de la jeune Kaori (l'actrice et chanteuse Megumi que l'on vit notamment dans un certain nombre de longs-métrages mettant en scène le célèbre Kaijū Godzilla). Les deux hommes décident alors de se séparer. Le premier se voit offrir un emploi de scénariste mais le producteur qui l'engage décide au bout du compte de se passer de ses services. Quant au second, ce même producteur lui offre l'opportunité de se rendre sur les lieux d'un drame à l'aide d'une caméra lorsqu'il filme à son insu un phénomène paranormal. Rencontrant un certain succès auprès du public médusé, Yamame Yamano est désormais employé afin d'enregistrer toute intervention surnaturelle se produisant en des lieux où survinrent des drames. Par chance, Taisa Nakai est engagé à ses côtés. Quant à Kaori, séduite par Yamame Yamano, la jeune femme décide de suivre l'ancien duo d'humoristes lors de leurs nouvelles pérégrinations... Adapté du roman éponyme de Tanishi Matsubara, Jiko Bukken: Kowai Madori met en scène trois personnages dans un mélange de film d'épouvante, de fantastique et de romance s'inscrivant dans un contexte télévisuel. Hideo Nakata les plonge donc dans l'univers de la petite lucarne et nous propose une alternative originale du thème des fantômes basée sur l'expérience vécue par Tanishi Matsubara qui outre sa carrière de comique explora des appartements prétendument hantés. Des expériences qui furent diffusées dans l'émission de télévision japonaise Omaera Ikuna dédiée aux phénomènes paranormaux.


Le concept est ici découpé en plusieurs chapitres, chacun correspondant à l'investigation d'un appartement. Mais l'essentiel du récit tourne précisément autour de l'un d'eux. Alors que le père de Taisa Nakai n'a jamais cru en la carrière d'humoriste de son fils et que Yamame Yamano est convaincu des bienfaits de rendre les gens heureux, l'on découvre que Kaori développe depuis toute petite le don de voir l'esprit des morts. Si l'acteur Kôji Seto est souvent mis en retrait, Hideo Nakata s'investit davantage dans l'écriture du duo Kazuya Kamenashi/Megumi afin d'en faire un couple naïf et attachant. Durant près de deux heures, Jiko Bukken: Kowai Madori reste malgré tout très loin des œuvres les plus emblématiques du cinéaste japonais qui retrouve donc ici l'une des ses thématiques favorites. Mais à multiplier les interventions surnaturelles n'ayant aucun rapports entre elles avant de fixer l'objectif des protagonistes sur une inquiétante femme vêtue d'une robe rouge victime d'un meurtre horrible, Hideo Nakata noie tout d'abord son récit et brouille les pistes. Si certaines séquences font œuvre de remplissage et si les interventions surnaturelles ne sont pas toutes du meilleur goût, Jiko Bukken: Kowai Madori bénéficie malgré tout de quelques séquences mémorables qui rappellent combien le réalisateur et scénariste japonais compta dans l'ascension à l'échelle internationale du genre J-Horror ! Si les événements se précisent et se précipitent véritablement lors du dernier tiers du long-métrage, quelques scènes marquantes permettent avant cela au spectateur de tenir jusque là. Comme cette séquence lors de laquelle, séparés de quelques centaines de mètres mais connectés par téléphones portables interposés, Yamame Yamano et Taisa Nakai sont simultanément confrontés à la dite femme en robe rouge. Hideo Nakata ne précise jamais véritablement ses intentions. Du moins n'appuie-t-il jamais suffisamment fort sur le côté émotionnel (la relation entre Yamame Yamano et Kaori) ou sur le sensationnel pour que les spectateurs soient véritablement bouleversés par l'idylle entre les deux personnages principaux où effrayés par les différentes incarnations surnaturelles. Au regard des classiques que réalisa dans le passé Hideo Nakata, Jiko Bukken: Kowai Madori apparaît certes comme une curiosité tout en étant n'étant nettement moins convainquant...

 

1 commentaire:

  1. Sans grand rapport mais cela me fait penser qu'il faudrait que je revois "The host"...

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