jeudi 7 juin 2018

A Wish for the dead de Nathan Thomas Milliner (2016)



John désespère devant l'impuissance des médecins, incapables de sauver sa femme qui meurt peu à peu d'un mal incurable. Autour de lui c'est toujours le même constat. La médecine a beau faire ce qu'elle peut, rien ne peut empêcher la mort d'emporter ses proies vers l'au-delà. Rien, à part peut-être cet homme étrange qui un jour croise la route de John. Un individu affublé de bandages cachant un visage brûlé.
Est-il Dieu, ou bien même le Diable ? Personne n'est en mesure de répondre à cette question, pas même John qui d'abord ne croit pas en ce qu'affirme le nouveau venu. Mais devant la souffrance et le calvaire de son épouse, John finit par accepter le fait que tout espoir pourrait reposer sur ce pendentif que l'homme lui remet. Un bijou qui permet selon l'individu de faire un vœu, et un seuL. Mais ce dernier doit être mûrement réfléchi.

Pour qu'il se réalise, John ne doit pas penser égoïstement. Après mûre réflexion, il décide de choisir que la mort n'existe plus. Qu'elle n'ait même jamais existé. Que les personnes qui perdent des êtres chers n'aient plus de peine. En choisissant de faire un vœu ne permettant pas simplement à son épouse de survivre mais à tous ceux qui sont proches de la mort de lui échapper, John parvient à prouver sa sincérité. Mais le vœu de John va avoir des conséquences terribles : en effet, à la morgue et dans les cimetières, les morts commencent à se réveiller...

Alors là, moi je dis bravo. Enfin un synopsis original. Et même si les zombies sont légions de nos jours au cinéma, pour une fois, on évite la sempiternelle fuite de produits toxiques ou l'expérience scientifico-militaire ayant mal tourné. Ouais... maintenant, reste à savoir si ce projet signé Nathan Thomas Milliner tient la route. A Wish for the Dead... derrière un titre un peu culcul la praline se cache-t-il une œuvre profondément humaine, engorgée de bons sentiments et pétrie d'un amour pour la vie ? Les effets-spéciaux sont-ils à la hauteur ? L’interprétation va-t-elle nous changer des ces innombrables long-métrages qui pullulent et dont les qualités nous sont encore demeurées mystérieusement indétectables ? Quant à la mise en scène, est-elle de haut vol ? George Romero aurait-il croisé le fer avec les meilleurs (ou les pires) soap opera ?

Des questions de cet acabit, on peut s'en poser plein d'autres. Mais comme dans beaucoup de métrages indigestes, exsangues de tout scénario, elles permettent surtout ici, dans cet article, de faire du remplissage. Car je l'avoue, je n'ai en réalité pas grand chose à vous mettre sous la dent. A Wish for the Dead est radical dans sa manière d'aborder l'inutile et le surfait. En fait, le film de Nathan Thomas Milliner est un nanar indigent. Interprété par des acteurs et actrices du dimanche (l'acteur black en devient irrésistiblement drôle dans sa tentative d'émouvoir). Monté à la serpe, si bien que l'on a d'abord l'impression d'assister à une succession de sketches dont l'intérêt frise le zéro absolu. A Wish for the Dead est aussi et surtout une œuvre expérimentale. Peut-être l'un des seuls films au monde à nous transporter derrière les globes oculaires d'un individu atteint de cataracte.

Oui, A Wish for the Dead est flou. Mais alors même que le photographe et cinéaste David Hamilton élevait le principe au rang d’œuvre d'art, Nathan Thomas Milliner, lui, aveugle les spectateurs. Merde, quoi ! Le cameraman se serait-il endormi sur l'objectif de son appareil pour que nous soit infligée une telle torture visuelle ? A Wish for the Dead est raté à tout point de vue. Il n'y a malheureusement à sa charge, rien à sauver du naufrage. Un film inutile donc. Un de plus...

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