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samedi 28 mars 2026

Gremlins 2 : la Nouvelle Génération de Joe Dante (1990) - ★★★★★★☆☆☆☆



Après le succès rencontré par Gremlins lors de sa sortie en salle en 1984, on aurait pu croire que Joe Dante allait directement se pencher sur une séquelle mais il attendra finalement six ans pour réaliser Gremlins 2 : la Nouvelle Génération. Basé sur les créatures créées par le scénariste Chris Columbus, c'est dormais Charles S. Haas qui est en charge d'écrire le scénario de cette suite qui ne se situe désormais plus dans la ville imaginaire de Kingston Falls mais à New York, fief du promoteur immobilier Daniel Clamp au centre duquel trône un gigantesque building où travaillent désormais William Petltzer et sa petite amie Kate Beringer. Terminée la carrière de petits employés de banque. Désormais, Kate est guide dans la tour Clamp tandis que Billy est designer (dans le premier long-métrage était évoquée sa passion pour le dessin).Si les petites querelles de village sont derrière eux, le monde du travail dans lequel ils sont désormais plongés ne les a cependant pas libéré d'un certain poids. C'est la course à la réussite et en la matière, Joe Dante nous décrit un univers où la compassion et l'amitié sont très largement reléguées en arrière-plan.
A la suite du décès de Mr Wing incarné à l'écran par l'acteur Keye Luke, surtout célèbre pour avoir interprété Maître Po dans l'excellente série Kung Fu, c'est un employé de la société Clamp qui met la main sur le toujours très attachant mogwaï Gizmo et l'emporte avec lui jusqu'au laboratoire scientifique de l'immense tour afin de le confier aux « bons soins » du docteur Catheter, incarné par l'acteur britannique Christopher Lee. Du casting original, il ne reste plus grand monde. A part nos deux héros incarnés par Zach Galligan et Phoebe Cates, et le couple formé par Jackie Joseph et Dick Miller qui interprètent respectivement les rôles de Sheila et Murray Futterman venus rendre visite à Billy et Kate, Joe Dante a fait le ménage.

L'occasion pour le cinéaste d'intégrer au récit des personnages hauts en couleur et pas toujours très sympathiques. En premier lieu, un John Glover charismatique incarnant le promoteur immobilier Daniel Clamp mais qui à mesure que le récit avancera, se révélera finalement plus attachant qu'il n'y paraissait au premier abord. Mais les véritables héros de cette séquelle demeurent évidemment les gremlins qui une fois de plus vont faire des ravages mais à une échelle beaucoup plus importante que dans le premier volet. Une fois encore, deux des trois règles ne seront pas respectées et Gizmo, qui donnera naissance à de nombreux petits, ne pourra pas faire grand chose face à l'invasion de créatures qui déjà, sous leur forme initiale de Mogwaïs se révéleront particulièrement agités. Co-produit par Warner Bros et Amblin Entertainment, Gremlins 2 : la Nouvelle Génération est un échec cuisant puisqu'avec un budget initial de cinquante millions de dollars, il n'en rapporte sur le territoire américain qu'un peu plus de quarante et un. Et alors que le premier avait remporté cinq Saturn Awards, la séquelle est nominée six fois mais n'en remporte aucun.

Comme lors du premier Gremlin, la suite est l'occasion de nombreuses références cinématographiques parmi lesquelles Rambo 2 : la Mission, Le Fantôme de l'Opéra, Sos Fantômes ou encore L'Aventure Intérieure qui est lui-même un film réalisé par Joe Dante et produit par Amblin Entertainement. Surfant sur le succès du film sorti six ans auparavant, Joe Dante nous refait le coup de la scène située dans un cinéma. Toujours plus loin, toujours plus grand, toujours plus fou semble vouloir nous dire le cinéaste avec cette suite sur laquelle l'équipe responsable des effets-spéciaux et notamment de la conception des gremlins s'en est donnée à cœur joie. Des dizaines et des dizaines de petites créatures magnifiquement conçues, dépassant très largement celles du premier volet. Le récit file à toute allure à un tel point qu'il ne nous laisse pratiquement pas le temps de souffler. Gremlins 2 : la Nouvelle Génération est une immense farce, bariolée, féroce, mais qui d'un point de vue scénaristique manque d'une réelle profondeur. Ôtées toutes les séquence montrant les gremlins se défoulant sur les employés de la société Clamp et sur ses différentes structures, il ne reste en effet pas grand chose à tirer de cette suite visant davantage le jeune public contrairement à un premier épisode qui pouvait encore intéresser les parents. Pas mauvais en soit, Gremlins 2 : la Nouvelle Génération est cependant inférieur à son aîné. Un spectacle divertissant, sans plus...

mercredi 27 novembre 2024

The Hole de Joe Dante (2009) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

On m'avait vendu le produit comme une aventure fantastique mettant en scène trois adolescents explorant un trou sans fond. Une erreur d'aiguillage apparemment puisque l'exploration en question s'articule davantage autour des peurs enfantines... Antépénultième long-métrage réalisé par Joe Dante si l'on ne compte pas Nightmare Cinema qui en 2018 réunissait quatre autres réalisateurs autour de lui (Alejandro Brugés, Mick Garris, David Slade et Ryûhei Kitamura), The Hole devait en théorie renvoyer à l'un de ses meilleurs films réalisé en 1985, Explorers. Mais l'auteur de Piranhas en 1979, de Hurlements en 1981, de Gremlins en 1984 (et de sa suite en 1990) ou de L'aventure intérieure en 1987 a semble-t-il choisi de laisser parler sa fibre nostalgique tout en proposant un programme relativement navrant. On pourra toujours arguer qu'il y a pire et que Joe Dante parvient à esquiver le naufrage absolu mais pour les plus anciens, cette dégringolade visuellement et scénaristiquement pauvre a de quoi rendre tristes tous ceux qui suivirent sa carrière de la fin des années soixante-dix jusqu'au milieu des années quatre-vingt dix. Le script de Mark L. Smith auquel a paraît-il participé le réalisateur mexicain Guillemo Del Toro bien que celui-ci ne soit pas crédité au générique est en effet d'un académisme qui confine à la flemmardise. Évoquons tout d'abord le contexte familial dans lequel sont plongés les Thompson. Susan (l'actrice Teri Polo) est la mère de Dane (Chris Massoglia) et de Lucas (Nathan Gamble). La petite famille a quitté Brooklyn pour venir s'installer dans le petit village de Bensenville (si comme moi vous avez tout d'abord compris ''baise-en-ville'', c'est que vous avez sans doute l'esprit perturbé). Un petit patelin situé entre les comtés de Cook et de DuPage dans l'État de l'Illinois. Mère divorcée dont l'ancien mari est en prison, la jeune femme n'a que peu de temps à accorder à ses deux fils dont le plus âgé a la responsabilité du plus jeune. Installé à côté de la demeure habitée par la charmante Julie Campbell (Haley Bennett), Dane tombe immédiatement sous le charme de l'adolescente qui très rapidement va se rapprocher des deux garçons... Jusque là, rien d’extraordinaire.


Le genre de scénario qui de nos jours ne ferait même pas le poids face à un script conçu à l'aide d'une intelligence artificielle. Le spectateur navigue donc en terrain ultra balisé et a donc de très fortes chances de rapidement bayer aux corneilles devant cette première partie pathétiquement convenue ! Vient ensuite ce trou qui donne son nom au film. Une trappe installée dans la cave des Thompson et scrupuleusement close à l'aide de nombreux cadenas semble inviter les visiteurs à ne surtout pas s'en approcher. Et encore moins tenter de voir ce qui se cache en dessous. La toute première investigation de ce curieux puits est plutôt sympathique même si d'exploration il n'est pas vraiment question ici. Tout au plus les deux garçons s'amusent à y faire descendre une lampe, puis une caméra, avant d'y jeter divers objets sans qu'aucun ne fasse le moindre bruit en s'écrasant. Ce qui aurait tendance à démontrer que le trou est sans fin. Mais ce que ne savent pas encore Dane et Lucas ainsi que leur nouvelle amie Julie, c'est qu'en ouvrant la trappe ils semblent avoir permis à leurs peurs les plus profondes de s'en échapper. C'est alors que tout s'effondre. Visiblement très attaché à ce que tous les types de publics soient à même de s'intéresser à son film mais doté d'un petit budget de douze millions de dollars, Joe Dante signe une œuvre sinon datée, du moins artistiquement laide. Nous sommes en 2009 et pourtant, le film affiche un retard de vingt bonnes années en matière d'effets-spéciaux. Une défaillance visuelle qui nuit grandement au récit, trimballant un scénario charriant des idées totalement éculées comme la peur des clowns, celle du paternel ou celle liée à une tragédie du passé dont Julie ne s'est notamment pas encore remise. L'espoir d'une grande aventure familiale situant son action au cœur même d'un trou sans fond est rapidement remisé au placard puisque nos trois jeunes héros n'auront de cesse que de faire des allers-retours au dessus du gouffre, la majorité des séquences ''horrifiques'' se déroulant chez les Thompson, chez leur voisine ou au collège. On ne s'étonnera donc pas qu'en France, en outre, le film soit directement sorti en vidéo tant la promesse d'un revival est manquée. Au mieux, les enfants apprécieront. Au pire, les fans du Joe Dante d'antan auront bien du mal à reconnaître celui qui à une époque très lointaine fut l'un de leurs cinéastes préférés...

 

mercredi 21 août 2019

Nightmare Cinema : Mirari de Joe Dante (2018) - ★★★★★★★☆☆☆



Le deuxième court-métrage de l'anthologie d'horreur Nightmare Cinema est cette fois-ci l’œuvre du cinéaste Joe Dante qui pour les amateurs de fantastique est loin d'être un inconnu puisque durant sa carrière de réalisateur, il a signé quelques pépites de l'épouvante (Piranhas, Hurlements) et plusieurs comédies fantastiques très populaires (Gremlins 1 et 2, L'Aventure Intérieur). En 2018, il accepte donc de participer au projet commun lancé par le réalisateur, scénariste et producteur Mick Garris (Le Fléau, Les Contes de la Crypte, Les Maîtres de l'horreur) en réalisant le court-métrage Mirari qui en terme d'épouvante et de tension grimpe un niveau au dessus en comparaison avec celui signé par l'argentin Alejandro Brugués (qui je le rappelle, ouvrait le bal avec Something in the Woods). Cette fois-ci, ce n'est plus une femme mais un couple qui pénètre le Rialto pour aller s'échanger des baisers sur les sièges de la salle de cinéma déserte. À leur tour les voilà projetés sur l'écran pour un récit mélangeant amour et chirurgie. Ceux qui se souviennent encore de l'incroyable épisode de la série The Twilight Zone intitulé en français L’œil de l'Admirateur (saison 2, épisode 6) remarqueront peut-être certaines similitudes entre cet épisode culte qui accuse désormais les soixante ans tout ronds avec le court-métrage ici incriminé.

L'histoire s'articule désormais autour du couple formé d'Anna (Zarah Mahler) et David (Mark Grossman) qui bientôt, ont prévu de s'unir pour le meilleur et pour le pire. Mais le pire pour Anna, c'est peut-être ce qui précédera la cérémonie car pour être à son avantage, cette jolie jeune femme qui a conservé une affreuse cicatrice sur la joue gauche consécutive à un accident de voiture dont elle a été victime à l'âge de deux ans, accepte la proposition de son futur époux : la mère de ce dernier ayant pour habitude de passer sous le bistouri de son chirurgien esthétique, le Docteur Leneer (incarné par l'acteur Richard Chamberlain), il propose à sa future femme de faire de même et de se débarrasser une bonne fois pour toute de ce qui demeure une obsession depuis toute petite. Après une visite de contrôle auprès du docteur Leneer, Anna accepte non seulement que ce dernier la débarrasse de son affreuse cicatrice mais aussi qu'il en profite pour modifier certains détails corporels...

C'est à peu de chose près ainsi que débute véritablement le court-métrage Mirari, lequel devrait être diffusé à grand échelle afin de contraindre les amateurs et amatrices de bistouris de mettre un frein à leur coûteuse ''passion''. Sans trop vouloir en dévoiler, et même si au fond, on sait par avance que ce qui se cache sous le visage d'Anna ne reflétera pas précisément ce qu'elle espérait, le court-métrage de Joe Dante est non seulement efficace lorsqu’il s'agit de créer un climat angoissant (que cachent les bandelettes?), mais il assure d'une certaine manière un message contre l'abus, les dérives de la chirurgie esthétique. Au final, et même si on est loin d'atteindre le degré de surprise qui fut celle de L’œil de l'Admirateur, Joe Dante signe un court-métrage plutôt convaincant qui risque de faire des ravages parmi la clientèle des chirurgiens esthétiques...

vendredi 4 janvier 2019

Gremlins de Joe Dante (1984) - ★★★★★★★☆☆☆




Produit par Amblin Entertainment (la trilogie des Retour vers le Futur, Jurassic Park, La Liste de Schindler, etc...) et par Warner Bros (La Quatrième Dimension – le Film, L'Histoire sans Fin, Police Academy, etc...) Gremlins est le troisième long-métrage que réalise en solo le cinéaste américain Joe Dante après les deux classiques de l'horreur que sont Piranhas, réalisé en 1978 et Hurlements en 1981. Chris Columbus qui débutait là pratiquement sa carrière de scénariste imagine une histoire tournant autour d'une petite ville américaine victime des assauts de minuscules créatures dont les origines, contrairement à ce que l'on pourrait supposer, remontent des décennies en arrière et dont on retrouve même une trace à travers l'ouvrage du britannique Roald Dahl, The Gremlins qu'il écrivit en 1943, et non pas de l'imagination exclusive du scénariste. Tout comme Robert Zemeckis, Joe Dante fait partie de ces cinéastes définitivement liés aux productions Amblin société notamment créée par Steven Spielberg. De ses deux premiers long-métrages, le cinéaste conserve son goût pour l'épouvante car si Gremlins possède la marque de fabrique des productions Amblin, on retrouve l'aspect horrifique de ses premières œuvres déjà parcourues de créatures monstrueuses. Des piranhas dans l'une, et des loups-garous dans l'autre.

Tout comme dans Retour vers le Futur, la ville de Kingston Falls est fictive mais sert de cadre principal aux aventures d'un petit employé de banque auquel le père offre un Mogwaï (translittération du mot cantonnais mo gwai qui signifie mauvais esprit, ou diable) pour Noël. Une créature achetée dans un magasin d'antiquités du quartier de Chinatown.

Son nouveau propriétaire, William Peltzer, petit ami de Kate Beringer et fils de Randall et Lynn Peltzer, se doit cependant de respecter trois règles : Il ne doit surtout pas confronter le petit Gizmo à la lumière du soleil ou de toute autre source lumineuse trop puissante sous peine de le voir périr. Il ne doit pas non plus lui donner la moindre goutte d'eau ni l'immerger dans un bain, et surtout, ne pas lui donner à manger après minuit. Malheureusement, les ennuis commencent le jour où William présente à son jeune ami Murray Futteman, son nouvel et adorable compagnon. Arrosé par accident, Gizmo donne spontanément naissance à cinq rejetons dont l'un portant fièrement une mèche blanche au dessus du crâne, semble avoir un net ascendant sur les autres. William ne le sait pas encore, mais cet incident va avoir des répercussions dramatiques sur la petite localité de Kingston Falls...

Comme dans toute bonne production Amblin de l'époque, Gremlins se nourrit de l'imagerie idéaliste des années cinquante bien que l'on suppose que l'intrigue se situe à l'époque durant laquelle fut tourné le long-métrage (cette donnée m'aurait-elle échappée?). A l'approche de Noël (pour l'originalité, on repassera), avec ses décors enneigés, ses familles qui décorent les façades des maisons et ses personnages inévitablement acariâtres qui font généralement partie intégrante du paysage, Gremlins n'est, justement, pas dépaysant. Bande-son sucrée découvrant une ville où il fait bon vivre après un passage dans un quartier de Chinatown embrumé. Gizmo, adorable petite créature dont on imagine les ravages qu'elle dû causer auprès des plus jeunes qui demandèrent sans doute à la sortie des salles de cinéma à leurs parents de leur procurer l'équivalent sous forme de peluche. Des magasins sans doute pris d'assaut comme le furent les rues d'une ville de Kingston Falls imaginée pour l'occasion. Des dizaines de marionnettes animées lors de séquences d'anthologie comme la fameuse scène se déroulant durant la projection improvisée de Blanche Neige et les Sept Nains.

Joe Dante s'éclate littéralement. Gremlins est l'occasion pour le cinéaste de faire appel à quelques références cinématographiques outre le Walt Disney évoqué au dessus puisqu'à intervalles réguliers, plusieurs longs-métrages sont évoqués : Lorsque Billy et Gizmo sont dans la chambre, la télévision diffuse L'Invasion des Profanateurs de Sépultures de Don Siegel. Les plus attentifs découvriront notamment des références à de nombreux longs-métrages, tels Hurlements que réalisa Joe Dante trois ans auparavant ou encore Planète Interdite à travers la présence de Robby le robot lors du congrès des inventeurs. Œuvre familiale par excellence, Gremlins connut un immense succès lors de sa sortie et connut une suite six ans plus tard sous le titre Gremlins 2 : La Nouvelle Génération, que réalisa une fois encore Joe Dante. A noter que cette année devrait voir le retour sur nos écrans des vilaines créatures avec un Gremlins 3 Gremlins 2 : La Nouvelle Génération qui devrait prendre la forme d'un reboot. Basé sur un scénario de Chris Columbus, la grande question demeure : à qui sera confiée la réalisation... ?

mercredi 1 février 2017

Piranhas de Joe Dante (1978) - ★★★★★★☆☆☆☆



Après le succès phénoménal rencontré par Steven Spielberg en 1975 avec Les Dents de la Mer, le cinéaste américain a fait des émules. Et notamment Joe Dante, qui sur un scénario écrit par John Sayles a réalisé trois ans plus tard Piranhas. Cette fois-ci, plus de requin blanc géant traquant ses proies aux abords de la plage d'Amity (ville fictive créée pour l'occasion), mais une nuée de piranhas mutants dont la particularité est de pouvoir nager dans des eaux aussi bien salées que douces. Une jeune femme, Maggie McKeown enquête sur la disparition de deux jeunes gens en compagnie d'un certain Paul Grogan quand, par erreur, ils relâchent un banc de poissons carnivores enfermés jusque là dans un bac immergé dont les eaux étaient retenues par un barrage.

Une fois libérés, les piranhas s'attaquent à tout ce qu'ils croisent. En descendant le fleuve, ils s'approchent dangereusement d'un camp de vacances auquel participe la propre fille de Paul, mais également d'une station balnéaire qui vient d'ouvrir ses portes. Cette dernière est le lieux de festivités et grouille de monde. Cependant, malgré les avertissement de Paul et Maggie, le responsable Buck Gardner décide de laisser les convives s'amuser dans l'eau. Jusqu'à ce que le pire arrive...

Oubliez tout de suite le remake réalisé en 2010 par le cinéaste français Alexandre Aja et replongez-vous plutôt dans l'ambiance des années soixante-dix avec ce troisième long-métrage de Joe Dante, cinéaste qui n'a eu de cette d'enchanter les salles obscures et le grand public grâce à des œuvres devenues depuis, de petits classiques : Hurlements en 1981 (qui demeure l'un des deux meilleurs films sur la lycanthropie), Gremlins en 1984 et sa suite six ans plus tard, ou bien encore L'Aventure Intérieure en 1987 qui n'est autre que le remake du Voyage fantastique de Richard Fleischer réalisé en 1966.

Piranhas a certes pris un coup de vieux mais demeure encore aujourd'hui une honnête production horrifique. Ce qui peut surprendre encore plus que tout le reste se situe au niveau des scènes d'attaque, pour l'époque, particulièrement violente, Joe Dante n'hésitant pas à donner en patûre aux poissons carnivores, des enfants. Et pas qu'un peu. La plupart des effets sont simplistes. De gros bouillons sanglants, des poissons agités de manière frénétique et de terribles cris de souffrance. Il n'en faut pas plus pour que l'effet recherché fonctionne. On regrettera que les quelques effets vraiment gore ne nous soient exhibés que trop brièvement (la tête partiellement dévorée), mais à part cela, le film maintient un bon rythme.

On retrouve parmi les interprète l'actrice britannique Barbara Steele, plus connue pour sa participation à un certain cinéma gothique italien dans les années soixante, Heather Menzies qui fut entre autre Jessica 6 dans la série culte américaine L'Âge de Cristal, ou bien l'acteur Dick Miller qui joua dans bon nombre d’œuvres réalisées par Joe Dante, le cinéaste ayant apparemment l'habitude de fidéliser ses interprètes. Un film qui n'avait vraiment pas besoin d'un remake, et sans doute encore moins d'une suite, titrée Piranha 2 - Les Tueurs volants, et réalisée à l'époque par un « petit nouveau » du nom de James Cameron. Malgré son âge (qu'il accuse sous certains aspects), Piranhas premier du nom demeure l'un des meilleurs films de sa catégorie, et ce, presque quarante ans après sa sortie...

mercredi 18 janvier 2017

La Quatrième Dimension de John Landis, Steven Spielberg, Joe Dante et George Miller (1983) ★★★★★★☆☆☆☆



La Quatrième Dimension est sans doute la série télévisée américaine de science-fiction la plus célèbre et probablement parmi les meilleures de toute l'histoire de la télévision mondiale. Diffusée pour la première fois entre le 2 octobre 1959 et le 19 juin 1964 sur le réseau CBS, elle est constituée de 138 épisodes de 25 minutes et 18 épisodes de 50. En 1985, trois cinéastes américains et un réalisateur australien décident de s'unir afin de transposer sur les écrans de cinéma, quatre épisodes de la série, le film débutant par un prologue réalisé par John Landis, le réalisateur du Loup-Garou de Londres.

C'est lui-même qui ensuite transpose à l'écran La Grandeur du pardon qui, contrairement à sa version, se situait lors de sa réalisation par Buzz Kulik en 1961, le 6 août 1945 dans l'archipel des Philippines. Cette fois-ci, pas d'officier désireux d'envoyer sa section massacrer des japonais retranchés dans une grotte mais un homme qui ne supporte pas l'idée qu'un autre aie bénéficié d'une promotion qu'il espérait obtenir. Propos racistes envers les noirs, les asiatiques, et les juifs, le voilà projeté durant la seconde guerre mondiale, en terrain occupé par l'allemand et confondu avec l'un de ces derniers. Pourchassé, blessé, il se retrouve ensuite aux mains des membres du Ku Klux Klan qui tentent de le pendre, le prenant pour un noir. Puis c'est dans les rizières du Vietnam qu'il est projeté, l'armée américaine passant par là le prenant à son tour pour l'ennemi. Puis, retour au temps des nazis où il est transféré dans un camp en partance pour les camps. John Landis réalise une section qui aurait sans doute mérité d'être un peu plus étoffée mais qui ne laisse déjà plus aucun doute sur le message véhiculé.

Le second segment est l’œuvre du cinéaste Steven Spielberg. Sans doute le plus faible d'entre tous et d'une manière générale, le plus ennuyeux. Un sketch dégoulinant de bons sentiments à l'attention des familles. Adapté de l'épisode Jeux d'Enfants réalisé par le cinéaste Lamont Johnson en 1962, ce segment ne vaut en réalité que pour la présence de l'excellent acteur noir Scatman Crothers qui joua le rôle de Dick Halloran dans l'adaptation de Shining de Stephen King par l'immense Stanley Kubrick. Se situant dans une maison de retraite, le rythme qui nous est infligé reflète finalement assez bien toute la tristesse du temps qui passe dans cette institution où chaque patient n'a rien de mieux à faire que d'attendre la mort. Un sentiment que l'on partage tant l'ennuie que l'on ressent devant ce segment est pesant.

C'est ensuite au tour de Joe Dante de s'amuser à adapter un épisode de la série originale. Contrairement à Steven Spielberg qui ne s'est contenté que de proposer un portage couleur de l'épisode qu'il a adapté, Joe Dante, lui, a réinventé le sujet de C'est une Belle Vie pour en faire un segment cartoonesque étrange et plutôt réussi. Alors que le gamin de l'épisode réalisé en 1961 par le cinéaste James Sheldon était tout à fait détestable, celui de Dante demeure sympathique malgré l'emprise qu'il a sur ses proches. Lui-même détenteur d'un pouvoir le rendant capable de donner vie à tout ce qui lui passe par la tête, il vit auprès de ses deux sœurs (dont l'une n'a plus de bouche), de ses parents et d'un oncle, dans une demeure à l'architecture totalement délirante que n'aurait pas renié le Lewis Carroll des Aventures d'Alice au pays des merveilles. On notera pour l'époque d'excellents effets-spéciaux permettant au cinéaste de donner vie à des personnages de dessins-animés. Une très belle réussite.

Quatrième et dernier segment réalisé cette fois-ci non pas par un cinéaste américain mais par le célèbre australien George miller (au hasard, les quatre Mad Max et Les Sorcières d'Eastwick), l'adaptation de l'épisode Cauchemar à 20 000 pieds réalisé en 1963 par le cinéaste Richard Donner est une belle réussite. Et ce, grâce à l'interprétation du génial John Lithgow. A bord d'un avion, un homme angoissé découvre que sur l'aile gauche de l'engin une créature tente de détruite les moteurs. Bien évidemment, personne n'est prêt à le croire. Le segment de George Miller est similaire à l'épisode original. John Lithgow campe merveilleusement bien ce passager perdant pied, jusque dans les derniers instants, lors de l'atterrissage, et révélant la réalité des événement s'étant produits durant le vol...

Dans l'ensemble, si la version cinéma de La Quatrième Dimension est plutôt réussie, elle n'atteint tout de même pas la qualité de la série originale mais demeure tout de même généralement un bel effort...

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