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samedi 28 mars 2026

Gremlins 2 : la Nouvelle Génération de Joe Dante (1990) - ★★★★★★☆☆☆☆



Après le succès rencontré par Gremlins lors de sa sortie en salle en 1984, on aurait pu croire que Joe Dante allait directement se pencher sur une séquelle mais il attendra finalement six ans pour réaliser Gremlins 2 : la Nouvelle Génération. Basé sur les créatures créées par le scénariste Chris Columbus, c'est dormais Charles S. Haas qui est en charge d'écrire le scénario de cette suite qui ne se situe désormais plus dans la ville imaginaire de Kingston Falls mais à New York, fief du promoteur immobilier Daniel Clamp au centre duquel trône un gigantesque building où travaillent désormais William Petltzer et sa petite amie Kate Beringer. Terminée la carrière de petits employés de banque. Désormais, Kate est guide dans la tour Clamp tandis que Billy est designer (dans le premier long-métrage était évoquée sa passion pour le dessin).Si les petites querelles de village sont derrière eux, le monde du travail dans lequel ils sont désormais plongés ne les a cependant pas libéré d'un certain poids. C'est la course à la réussite et en la matière, Joe Dante nous décrit un univers où la compassion et l'amitié sont très largement reléguées en arrière-plan.
A la suite du décès de Mr Wing incarné à l'écran par l'acteur Keye Luke, surtout célèbre pour avoir interprété Maître Po dans l'excellente série Kung Fu, c'est un employé de la société Clamp qui met la main sur le toujours très attachant mogwaï Gizmo et l'emporte avec lui jusqu'au laboratoire scientifique de l'immense tour afin de le confier aux « bons soins » du docteur Catheter, incarné par l'acteur britannique Christopher Lee. Du casting original, il ne reste plus grand monde. A part nos deux héros incarnés par Zach Galligan et Phoebe Cates, et le couple formé par Jackie Joseph et Dick Miller qui interprètent respectivement les rôles de Sheila et Murray Futterman venus rendre visite à Billy et Kate, Joe Dante a fait le ménage.

L'occasion pour le cinéaste d'intégrer au récit des personnages hauts en couleur et pas toujours très sympathiques. En premier lieu, un John Glover charismatique incarnant le promoteur immobilier Daniel Clamp mais qui à mesure que le récit avancera, se révélera finalement plus attachant qu'il n'y paraissait au premier abord. Mais les véritables héros de cette séquelle demeurent évidemment les gremlins qui une fois de plus vont faire des ravages mais à une échelle beaucoup plus importante que dans le premier volet. Une fois encore, deux des trois règles ne seront pas respectées et Gizmo, qui donnera naissance à de nombreux petits, ne pourra pas faire grand chose face à l'invasion de créatures qui déjà, sous leur forme initiale de Mogwaïs se révéleront particulièrement agités. Co-produit par Warner Bros et Amblin Entertainment, Gremlins 2 : la Nouvelle Génération est un échec cuisant puisqu'avec un budget initial de cinquante millions de dollars, il n'en rapporte sur le territoire américain qu'un peu plus de quarante et un. Et alors que le premier avait remporté cinq Saturn Awards, la séquelle est nominée six fois mais n'en remporte aucun.

Comme lors du premier Gremlin, la suite est l'occasion de nombreuses références cinématographiques parmi lesquelles Rambo 2 : la Mission, Le Fantôme de l'Opéra, Sos Fantômes ou encore L'Aventure Intérieure qui est lui-même un film réalisé par Joe Dante et produit par Amblin Entertainement. Surfant sur le succès du film sorti six ans auparavant, Joe Dante nous refait le coup de la scène située dans un cinéma. Toujours plus loin, toujours plus grand, toujours plus fou semble vouloir nous dire le cinéaste avec cette suite sur laquelle l'équipe responsable des effets-spéciaux et notamment de la conception des gremlins s'en est donnée à cœur joie. Des dizaines et des dizaines de petites créatures magnifiquement conçues, dépassant très largement celles du premier volet. Le récit file à toute allure à un tel point qu'il ne nous laisse pratiquement pas le temps de souffler. Gremlins 2 : la Nouvelle Génération est une immense farce, bariolée, féroce, mais qui d'un point de vue scénaristique manque d'une réelle profondeur. Ôtées toutes les séquence montrant les gremlins se défoulant sur les employés de la société Clamp et sur ses différentes structures, il ne reste en effet pas grand chose à tirer de cette suite visant davantage le jeune public contrairement à un premier épisode qui pouvait encore intéresser les parents. Pas mauvais en soit, Gremlins 2 : la Nouvelle Génération est cependant inférieur à son aîné. Un spectacle divertissant, sans plus...

vendredi 4 janvier 2019

Gremlins de Joe Dante (1984) - ★★★★★★★☆☆☆




Produit par Amblin Entertainment (la trilogie des Retour vers le Futur, Jurassic Park, La Liste de Schindler, etc...) et par Warner Bros (La Quatrième Dimension – le Film, L'Histoire sans Fin, Police Academy, etc...) Gremlins est le troisième long-métrage que réalise en solo le cinéaste américain Joe Dante après les deux classiques de l'horreur que sont Piranhas, réalisé en 1978 et Hurlements en 1981. Chris Columbus qui débutait là pratiquement sa carrière de scénariste imagine une histoire tournant autour d'une petite ville américaine victime des assauts de minuscules créatures dont les origines, contrairement à ce que l'on pourrait supposer, remontent des décennies en arrière et dont on retrouve même une trace à travers l'ouvrage du britannique Roald Dahl, The Gremlins qu'il écrivit en 1943, et non pas de l'imagination exclusive du scénariste. Tout comme Robert Zemeckis, Joe Dante fait partie de ces cinéastes définitivement liés aux productions Amblin société notamment créée par Steven Spielberg. De ses deux premiers long-métrages, le cinéaste conserve son goût pour l'épouvante car si Gremlins possède la marque de fabrique des productions Amblin, on retrouve l'aspect horrifique de ses premières œuvres déjà parcourues de créatures monstrueuses. Des piranhas dans l'une, et des loups-garous dans l'autre.

Tout comme dans Retour vers le Futur, la ville de Kingston Falls est fictive mais sert de cadre principal aux aventures d'un petit employé de banque auquel le père offre un Mogwaï (translittération du mot cantonnais mo gwai qui signifie mauvais esprit, ou diable) pour Noël. Une créature achetée dans un magasin d'antiquités du quartier de Chinatown.

Son nouveau propriétaire, William Peltzer, petit ami de Kate Beringer et fils de Randall et Lynn Peltzer, se doit cependant de respecter trois règles : Il ne doit surtout pas confronter le petit Gizmo à la lumière du soleil ou de toute autre source lumineuse trop puissante sous peine de le voir périr. Il ne doit pas non plus lui donner la moindre goutte d'eau ni l'immerger dans un bain, et surtout, ne pas lui donner à manger après minuit. Malheureusement, les ennuis commencent le jour où William présente à son jeune ami Murray Futteman, son nouvel et adorable compagnon. Arrosé par accident, Gizmo donne spontanément naissance à cinq rejetons dont l'un portant fièrement une mèche blanche au dessus du crâne, semble avoir un net ascendant sur les autres. William ne le sait pas encore, mais cet incident va avoir des répercussions dramatiques sur la petite localité de Kingston Falls...

Comme dans toute bonne production Amblin de l'époque, Gremlins se nourrit de l'imagerie idéaliste des années cinquante bien que l'on suppose que l'intrigue se situe à l'époque durant laquelle fut tourné le long-métrage (cette donnée m'aurait-elle échappée?). A l'approche de Noël (pour l'originalité, on repassera), avec ses décors enneigés, ses familles qui décorent les façades des maisons et ses personnages inévitablement acariâtres qui font généralement partie intégrante du paysage, Gremlins n'est, justement, pas dépaysant. Bande-son sucrée découvrant une ville où il fait bon vivre après un passage dans un quartier de Chinatown embrumé. Gizmo, adorable petite créature dont on imagine les ravages qu'elle dû causer auprès des plus jeunes qui demandèrent sans doute à la sortie des salles de cinéma à leurs parents de leur procurer l'équivalent sous forme de peluche. Des magasins sans doute pris d'assaut comme le furent les rues d'une ville de Kingston Falls imaginée pour l'occasion. Des dizaines de marionnettes animées lors de séquences d'anthologie comme la fameuse scène se déroulant durant la projection improvisée de Blanche Neige et les Sept Nains.

Joe Dante s'éclate littéralement. Gremlins est l'occasion pour le cinéaste de faire appel à quelques références cinématographiques outre le Walt Disney évoqué au dessus puisqu'à intervalles réguliers, plusieurs longs-métrages sont évoqués : Lorsque Billy et Gizmo sont dans la chambre, la télévision diffuse L'Invasion des Profanateurs de Sépultures de Don Siegel. Les plus attentifs découvriront notamment des références à de nombreux longs-métrages, tels Hurlements que réalisa Joe Dante trois ans auparavant ou encore Planète Interdite à travers la présence de Robby le robot lors du congrès des inventeurs. Œuvre familiale par excellence, Gremlins connut un immense succès lors de sa sortie et connut une suite six ans plus tard sous le titre Gremlins 2 : La Nouvelle Génération, que réalisa une fois encore Joe Dante. A noter que cette année devrait voir le retour sur nos écrans des vilaines créatures avec un Gremlins 3 Gremlins 2 : La Nouvelle Génération qui devrait prendre la forme d'un reboot. Basé sur un scénario de Chris Columbus, la grande question demeure : à qui sera confiée la réalisation... ?

jeudi 3 janvier 2019

Retour vers le Futur 2 de Robert Zemeckis (1989) - ★★★★★★★★☆☆




Après le phénoménal succès rencontré par Retour vers le Futur de Robert Zemeckis en 1985 aux Etats-Unis et dans le monde entier, on aurait pu croire qu'une suite allait être directement mise en chantier. Mais Robert Zemeckis étant retenu sur le tournage de Qui veut la Peau de Roger Rabbit, le film ne verra le jour que quatre ans plus tard en 1989. Le scénario couvrait à l'origine les deux épisodes succédant au premier. Mais comme nous le constaterons à la fin du second volet, la partie se déroulant à l'époque du Far West sera finalement réduite à une partie congrue et ne sera finalement développée que dans le troisième et dernier épisode de la trilogie. Pour l'instant, Robert Zemeckis et Bob Gale développent tout d'abord un second chapitre s'étendant très largement au delà des limites qu'ils s'imposèrent dans le premier. Plus encore qu'un voyage entre les années 1985 et 1955, les scénaristes imaginent faire évoluer Marty McFly et le Doc dans ces mêmes périodes, mais également dans le futur, en 2015. Un futur excentrique qui ouvre les nouvelles aventures de nos très attachants personnages comme le laissait présager la fin du premier volet. Un avenir ni utopique, ni dystopique, mais visionnaire. Avec ses voitures et ses skate-board volant. On y découvre cette fois-ci la progéniture de Marty. C'est d'ailleurs pour permettre à la fille et le fils qu'il aura avec sa petite amie actuelle, Jennifer Parker (désormais interprétée par Elisabeth Shue) que le Doc le presse de l'accompagner jusqu'en 2015. C'est à cette époque très précise qu'un élément perturbateur (un almanach regroupant tous les résultats sportifs de 1950 à l'an 2000) va enrailler la machine et créer un présent, celui de 1985, alternatif.

A ce propos, Robert Zemeckis et Bob Gale imaginent cette fois-ci, une année 1985 dystopique troublante puisqu'à l'opposé d'un futur hyper-bariolé et d'années cinquante chaleureuses et idéalisées. Retour vers le Futur 2 se décompose en quatre actes. Et l'on ne peut pas dire que le premier soit vraiment à la hauteur. Car en caricaturant à outrance ses personnages, le film ne semble plus viser les familles mais le jeune public avant tout. Le cinéaste choisit de reprendre les bonnes idées du premier et de les réutiliser tout en en modifiant certains aspects. On prend les mêmes et on recommence. Mais également, on recommence tout en caricaturant l'ensemble paraît nous expliquer Robert Zemeckis qui dans le premier acte semble prendre un (pas très) malin plaisir à trop caricaturer des personnages qui désormais semblent sortir d'une mauvaise comédie. Mais c'était sans compter sur son génie et celui de Bob Gale qui renverseront par la suite la vapeur en nous plongeant tout d'abord dans une année 1985 alternative et dystopique au climat particulièrement lugubre.

Après cette courte virée dans un présent alternatif dont le Doc nous explique les origines dans une excellente séquence éducative, nos deux héros se retrouvent à nouveau en 1955 au moment très précis où George et Lorraine s'apprêtent à échanger leur premier baiser. LE coup de génie de cette suite. En effet, Robert Zemeckis demande à son équipe technique de retourner à l'identique plusieurs séquences emblématiques se situant lors du bal de fin d'année afin que nos deux héros puissent récupérer l'almanach que Biff a volé dans le futur pour le remettre à son double de 1955, permettant ainsi à ce dernier de faire fortune en pariant sur des matchs dont il possède désormais les résultats à l'avance. Une action dont les dégâts se projetteront dans le présent alternatif présenté dans l'acte suivant. Si Retour vers le Futur 2 est à la hauteur de son prédécesseur, c'est bien évidemment grâce à ce troisième acte qui en terme de mise en scène se révèle en tout point exemplaire. Le spectateur y revit certains des moments-clé du premier volet, mais filmés cette fois-ci sous des angles différents puisqu'un élément qui était absent de l’œuvre originale vient changer l'approche du récit : la présence de Marty en double exemplaire. Celui de ces secondes aventures, mais également celui qui quatre ans plus tôt remonta déjà le temps pour assurer la survie de sa sœur, de son frère, ainsi que de la sienne... Le spectacle est total, avec des dizaines de clins d’œil à Retour vers le Futur premier du nom.

La qualité des effets-spéciaux n'a pas changée et même si on a vu mieux depuis, ils demeurent honnêtes. Crispin Glover ayant refusé de reprendre le rôle de George McFly, c'est l'acteur Jeffrey Weissman qui l'interprète désormais dans cette séquelle. A ce sujet, et afin que le spectateur ne soit pas troublé par ce changement d'acteur, Jeffrey Weissman porte un maquillage à l'effigie de l'ancien interprète lors de la séquence se déroulant en 1955. Tout comme la séquence durant laquelle le personnage de George se déplace à l'envers en 2015 s'explique afin de tromper le public qui ne peut par conséquent identifier l'acteur. Lea Thompson est toujours présente, grimée en une Lorraine plus que jamais alcoolique et nantie d'une très forte poitrine, fruit d'une chirurgie esthétique imposée par son époux... Biff Tanen (toujours incarné par l'excellent Thomas F. Wilson)... !!! Michael J. Fox et Christopher Lloyd sont bien entendu toujours au rendez-vous. Devant l'ampleur du projet initial et du succès rencontré de part le monde, il était inévitable de voir débarquer l'année suivante un troisième volet sobrement intitulé Retour vers le Futur 3 et reprenant l'exposition finale du second se situant en 1885...

mercredi 2 janvier 2019

Retour vers le Futur de Robert Zemeckis (1985) - (Anna et Lolo : ★★★★★★★★☆☆)




Que partagent E.T. L'Extraterrestre, Le Secret de la Pyramide, L'Aventure Intérieure ou encore Sur la Route de Madison et la saga Jurassic Park ? Ces longs-métrages et beaucoup d'autres furent produits par Amblin Entertainment, la société de production américaine qui a été créée par Steven Spielberg, Kathleen Kennedy et Frank Marshall en 1981 et qui est également à l'origine de la saga Retour vers le Futur de Robert Zemeckis. Sixième long-métrage de la société et premier volet de la trilogie initiée par le cinéaste ainsi que par le réalisateur, scénariste et producteur Bob Gale, Retour vers le Futur est véritablement emblématique de la société tirant son nom d'un court-métrage de Steven Spielberg, une entreprise située au Mexique. Dès ses débuts en 1981, les créateurs de Amblin produisent des œuvres à l'attention des familles, qu'il s'agisse d'aventure, de science-fiction, de fantastique ou d'adaptation d’œuvres littéraires historiques (L'Empire du Soleil).

Alors que sans l'appui de Steven Spielberg Retour vers le Futur aurait pu ne jamais voir le jour, le quatrième long-métrage de Robert Zemeckis faillit avoir une allure bien différente. En effet, le personnage de Marty McFly, qui fut pourtant le choix initial du cinéaste, faillit ne pas faire partie de l'aventure, le jeune acteur étant déjà occupé sur le tournage de la série télévisée sacrée Famille. Deux choix s'imposèrent alors à la production, dont un Eric Stoltz ayant impressionné les producteurs pour son interprétation dans le très émouvant Mask de Peter Bogdanovich dans lequel le jeune acteur incarnait Rocky, un gamin atteint de dysplasie craniométaphysaire, une maladie génétique rare. Instable sur le tournage de Retour vers le Futur, Eric Stoltz est remercié et en janvier 1985, Michael J. Fox réapparaît finalement dans le planning. Celle qui devait à l'origine camper sa petite amie sera également remplacée. Aux côtés de Michael J. Fox, le spectateur retrouve l'acteur Christopher Lloyd qui fit forte impression lors de son interprétation dans le chef-d’œuvre de Milos Forman en 1975, Vol au Dessus d'un Nid de Coucou. A redécouvrir Retour vers le Futur aujourd'hui, on se demande d'ailleurs qui aurait pu, mieux que lui, incarner le génial Doc 'Emmett' Brown, cet inventeur de génie à l'origine de la machine à voyager dans le temps qui, initialement, devait être un réfrigérateur et non pas la superbe DeLorean DMC-12 qui sert de modèle au bolide du film qui, arrivé à la vitesse de 88 miles, permet de voyager dans le passé, ainsi que dans le futur comme nous le verrons beaucoup plus tard.

Outre Lea Thompson qui interprète le personnage de Lorraine Baines, la mère de Marty dans les années cinquante (et fruit de nombreuses occasions de sourire lorsque le spectateur la compare avec la Lorraine McFly puritaine des année quatre-vingt), celui qui marque également les esprits, c'est l'acteur Crispin Glover qui dans la peau de George McFly, le père de Marty, est un cas typique de lâcheté. Incapable de se défendre face à un Biff tannen (Thomas F. Wilson) et sa bande de voyous bêtes et méchants, le passage de Marty dans les années cinquante crée un paradoxe temporel qui mettra en péril sa propre existence ainsi que celles de son frère Dave et sa sœur Linda.

Car l'histoire du Retour vers le Futur, c'est celle d'un gamin des années quatre-vingt plongé trente ans plus tôt, à l'époque où ses parents, adolescents s'apprêtent à échanger leur premier baiser. Mais l'arrivée de Marty va bouleverser la donne et mettre en jeu son avenir. L’œuvre de Robert Zemeckis est un délicieux et tendre bout de caramel que l'on ne cesse de prendre du plaisir à voir et revoir. Nous replongeant tout d'abord dans les années FM, puis plus loin encore à l'époque où l'existence du rock'n roll n'avait pas encore été officialisée. Le film est l'occasion d'une multitude d'actes de bravoure (la course-poursuite en skate board dans une ville de Hill Valley fictive retranscrivant parfaitement l'atmosphère idéaliste des années cinquante) et de séquences cultes (on pourrait citer tous les passages opposant Marty McFly au Doc). Les références sont nombreuses (à la série originale Star Trek notamment) et le spectacle permanent. Impossible de s'ennuyer devant un scénario écrit à quatre mains par Robert Zemeckis et Bob Gale qui se penche aussi bien sur le paradoxe temporel créé par la présence de leur jeune héros dans la vie de ses futurs parents que sur la problématique liée à son retour dans les années quatre-vingt. Œuvre familiale par excellence, toutes les réticences évoquées à l'époque par certains qui voyaient d'un mauvais œil l'étonnante relation entre Marty et sa future mère Lorraine sont ainsi balayées. Mêlant comédie est science-fiction, Retour vers le Futur est tout simplement culte. Une œuvre générationnelle comme le furent et le sont d'ailleurs toujours Breakfast Club de John Hugues, Gremlins de Joe Dante, et bien d'autres encore... A noter que la partition musicale est l’œuvre du compositeur Alan Sivestri (dont l'une des créations semble l'avoir inspiré pour le Predator de John McTiernan qu'il mit lui-même en musique deux ans plus tard). Quant à Huey Lewis (et son groupe Huey Lewis and the News), il est à l'origine de deux titres dont le fameux The Power of Love qui ouvre le film est demeure un standard des ondes FM...

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