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samedi 21 mars 2026

Leaving Las Vegas de Mike Figgis (1995) - ★★★★★★★★★★




Ben Sanderson (interprété par Nicolas Cage) a tout perdu. Sa femme l'a quitté emportant avec elle leur progéniture, et il vient tout juste de se faire licencier par la boite de production dans laquelle il travaillait. Alors Ben boit, plus que de mesure. En plein désarroi il n'a plus qu'une seule idée en tête,  avoir recours au suicide. Et comme il passe son temps à écumer les bars, il décide de se noyer dans l'alcool jusqu' à en mourir. Alors pour en finir il décide de tout quitter pour finir ses jours à Las Vegas, cette grande ville où les bars et les salles de jeux sont ouverts vingt quatre heures sur vingt quatre. Avant de partir, il brûle tout ce qui le rattache avec son existence: papiers et souvenirs partent en fumée, comme pour le libérer de tous les biens matériels qui le rattachent à une existence qu'il veut oublier.

Arrivé à Las Vegas, Ben fait la connaissance d'une prostituée prénommée Sera (la superbe Elisabeth Shue) avec laquelle il sympathise très vite. La jeune femme a quitté Los Angeles et fuit un certain Yuri, maquereau violent qui ne tarde pourtant pas à la retrouver. Usant d'un humour noir et sans faille, Ben tente tant bien que mal de cacher son goût immodéré pour l'alcool. 

Plus qu'une simple séance de culbute dans un hôtel minable, la première rencontre entre Sera et Ben est pour eux l'occasion de partager une bonne bouteille et d'en apprendre un peu plus l'un sur l'autre. Plus tard, pressée par Yuri de rapporter davantage d'argent, Sera est humiliée par un homme qui se méprend sur ses intention. Elle part alors à la recherche de Ben qu'elle retrouve assis sur un banc, au milieu d'un boulevard, toujours pris de boisson, livide et délirant plus que jamais, incapable de voir la main que lui tend Sera. Celle-ci retrouve Ben un peu plus tard dans sa chambre d'hôtel miteuse avant de partager avec lui un délicieux repas dans un restaurant. Leur histoire d'amour, débute véritablement à ce moment là, avec toujours en toile de fond, la déchéance volontaire de Ben qui va bientôt s'installer chez Sera...

Nicolas Cage, qu'on le veuille ou non est un acteur formidable. C'est peut-être avec ce film que l'on découvre sa réelle capacité à interpréter un véritable rôle de composition. Habitué aux films d'action musclés, de ceux qui n'exigent aucune réflexion de la part du spectateur, il prouve avec ce film (pour lequel il remporta l'oscar du meilleur acteur) qu'il est capable d'interpréter un rôle difficile et sensible. Et quoi de plus censé que de voir "Leaving Las Vegas" en version originale? Car malgré un doublage en français excellent, on y perd un peu en émotion et en sincérité. Il n'est pas rare de se sentir mal à l'aise devant certaines scènes alors que d'autres émeuvent et prennent à la gorge. Sera, elle, se démène tant bien que mal pour sortir Ben de sa situation alors que la sienne est déjà tellement compliquée, réalisant que l'issue de celui qu'elle aime ne peut être que fatale. Alors elle va l'accompagner jusqu'au bout.......Par amour. 


Elisabeth Shue est formidable dans son rôle de "prostituée-ange gardien" et aurait sans doute mérité au même titre que Nicolas Cage, de remporter un Oscar. Mike Figgis réalise un film tout en finesse et simplicité et tape en plein dans le mille, n'hésitant pas parfois à bousculer le spectateur dans des scènes, qu'elles soient interprétées par Cage ou Shue, qui forcent le respect tant elles sont jouées de façon admirable.

Un film jusqu'au boutiste puisque l'Amour seul n'arrivera pourtant pas à sauver Ben...

vendredi 12 mars 2021

The Trigger Effect de David Koepp (1996) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Réalisateur dernièrement du décevant You Should Have Left, David Koepp débutait sa carrière sur grand écran en 1996 avec The Trigger Effect. Et déjà, à l'époque, nous pouvions remarquer la faiblesse d'une mise en scène dans l'incapacité à sublimer un thème pourtant captivant. Sur un scénario écrit de ses propres mains en compagnie de James Burke, David Koepp accouche en effet d'une œuvre timide même si parfois il est vrai, l'on ressent une certaine tension. Palpable notamment lorsque le héros Matthews est confronté à l'anarchie ambiante qui s'instaure d'elle-même lorsqu'un black out d'ampleur nationale provoque la paralysie de tout un état. Si le suspens est bien présent avec le risque d'assister à tout moment à un bouleversement dans l'existence d'un couple presque tout à fait irréprochable, le film repose cependant sur des bases relativement fragiles dues au manque de panache et à la timidité de la mise en scène du réalisateur américain. Survivre à ce qui pourrait devenir une apocalypse d'ordre électromagnétique (bien qu'ici l'on ne sache en réalité par grand chose sur la question) semble la principale préoccupation de David Koepp qui cependant, et malgré de bonnes idées de scénario, avance avec prudence, les conflits débouchant alors sur des conséquences dramatiques mais jamais vraiment jusqu’au-boutistes. Et ce, malgré quelques séquences relativement violentes. À dire vrai, The Trigger Effect a tout du brouillon et n'est alors pas comparable au chef-d’œuvre de Steve De Jarnatt, Miracle Mile, lequel dans un contexte assez éloigné, osait faire des propositions qui relançaient sans cesse la vapeur...


Matthew et Annie Kay forment un couple d'américains moyens, vivant dans un lotissement auprès de voisins apparemment charmants. Bien que le scénario du film soit à l'origine l’œuvre du réalisateur et de son scénariste, The Trigger Effect donne le sentiment étrange d'avoir été tout d'abord calqué sur l'un des meilleurs épisodes de la série de science-fiction The Twilight Zone. En effet, le long-métrage de David Koepp évoque The Monsters Are Due on Maple Street dans lequel une coupure d'électricité provoquait la panique dans la rue principale d'une petite ville. Un sentiment de paranoïa s'y instaurait mais semble absent ou presque de The Trigger Effect qui déroule son intrigue sous la forme de séquences se succédant parfois de manière tout à fait déconnectée. Il y a donc des trous dans ce récit que le réalisateur aurait sans doute eu la bonne idée de combler en rallongeant son œuvre d'une bonne demi-heure. De quoi apporter davantage de chair à un film qui pourtant, n'est pas dénué d'intérêt. Car si The Trigger Effect n'est pas le survival que l'on aurait aimé découvrir, le réalisateur l'alimente pourtant en caractérisations. Celle de Matthew par exemple. Ce poltron qui face à l'adversité va se sortir les mains des poches pour trouver ce courage nécessaire qu'il devra mettre à profit s'il veut survivre dans un monde qui semble glisser vers un retour à la barbarie. Annie, l'épouse désillusionnée, qui rêvait sans doute d'une vie plus riche au bras d'un homme plus fort. Joe, ce copain cynique proche de la rupture. Ou encore Raymond, cet inconnu victime du regard des autres en raison de sa couleur et capable de tout pour protéger sa fille. 

 

Et puis, il y a Gary, formidable Michael Rooker (Henry Portrait of a Serial Killer), dont l’ambiguïté glaçante en fait l'antagoniste le plus intéressant mais qui à l'image ne fait malheureusement que passer... Kyle MacLachlan (Blue Velvet et Dune de David Lynch, la série Desperate Housewives) et Elisabeth Shue (le sublime Leaving Las Vegas de Mick Figgis, Retour vers le Futur 2 & 3 de Robert Zemeckis) campent le couple Kay. Dermot Mulroney celui du copain Joe et Richard T. Jones le personnage de Raymond. The Trigger Effect se clôt comme il a vécu durant les quatre-vingt quatorze minutes qui ont précédé. Sur une ellipse ne résumant même pas de manière trop hâtive, le passage du black-out au retour à la normalité. Un petit thriller sans prétention, ponctué de quelques séquences prenantes mais qui aurait mérité davantage de soin de la part des scénaristes et du réalisateur...

 

lundi 16 mars 2020

Piranha 3D d'Alexandre Aja (2010) - ★★★★★★☆☆☆☆



Alexandre Aja, fils du réalisateur français Alexandre Arcady et auteur en 2003 d'un Haute Tension qui a semble-t-il laissé un excellent souvenir chez les amateurs de films d'horreur fait partie de ces artisans capable de redonner ses lettres de noblesse à un genre qui tourne souvent en rond. Pourtant, c'est rarement en faisant preuve d'imagination que le français exporté aux États-Unis a bâtit sa carrière et sa réputation puisqu'une partie de son œuvre s'inspire de longs-métrages ayant eux-même connu un certain succès à l'époque de leur sortie sur grand écran. La Colline a des Yeux (The Hills Have Eyes) sort en 2006 et n'est autre que le remake du film éponyme réalisé vingt-neuf ans auparavant par Wes Craven. Quand à Piranha 3D, il s'agit de celui du classique que Joe Dante réalisa en 1978, lequel n'était encore à l'époque qu'en deux dimensions. Alexandre Aja réalise un remake librement inspiré de l’œuvre originale mais propose par contre un long-métrage beaucoup plus démonstratif en matière d'horreur.

Se situant dans un contexte très particulier puisque se déroulant lors du fameux Spring Break qui se déroule chaque année aux États-Unis, le film peut avoir différentes conséquences sur le spectateur. Soit le film obtient son approbation, soit celui-ci l'accueille froidement. Il faut dire que cette période de vacances normalement consacrée aux révisions a depuis ses origines muté pour devenir un rassemblement durant lequel le sexe et l'alcool ont remplacé les livres scolaires. Autant dire que le choix d'Alexandre Aja de planter le décor dans un tel contexte aura de quoi énerver une certaine catégorie de spectateurs, de ceux qui acceptent mal que soient mis en avant des personnages sans une once de relief, adeptes de parties fines sous-marines, de bière ou d'alcools forts. En réalité, tout le ''génie'' du cinéaste et du scénario de Sage Ryan et Peter Goldfinger repose justement sur ce choix.

En convoquant des centaines de jeunes hommes et de jeunes femmes tous à peine vêtus, dansant sur une soupe infecte, éructant des dialogues insipides et baisant en mode ''poissons'', Alexandre Aja signe un défouloir qui convaincra les plus réfractaires d'assister au spectacle jusqu'au bout. Et ce, même si certaines séquences inutiles et trop bavardes viennent gripper la machinerie. Au menu de nos charmantes petites bêtes à dents très acérées, de très graphiques scènes gore, parfois confuses mais aussi à certaines occasions, particulièrement dégueulasses. Les Piranhas du titre dévorent en groupes nos étudiants inconscients pour le bonheur de spectateurs venus chercher leur comptant de viande fraîche. On appréciera plus ou moins l'humour potache délivré par des dialogues lourdingues pour se désaltérer des centaines de litres de sang qui apparaissent à l'écran. Parmi les interprètes, on reconnaîtra la toujours aussi charmante Elisabeth Shue (Karaté Kid de John G. Avildsen, Leaving Las Vegas de Mike Figgis), Jerry O'Connell (surtout connu chez nous pour son rôle de Quinn Mallory dans l'excellente série de science-fiction Sliders : les Mondes Parallèles) ou encore Christopher Lloyd (Vol au-dessus d'un nid de coucou de Miloš Forman, Retour vers le futur 1,2 et 3 de Robert Zemeckis). Alexandre Aja offre même le rôle de la première victime des Piranhas à l'acteur Richard Dreyfuss. Une forme d'hommage à l'un des principaux interprètes des Dents de la Mer de Steven Spielberg en 1975. Aussi débile que jouissif à certaines occasions, Piranha 3D se regarde sans déplaisir mais n'est absolument pas inoubliable...

jeudi 3 janvier 2019

Retour vers le Futur 2 de Robert Zemeckis (1989) - ★★★★★★★★☆☆




Après le phénoménal succès rencontré par Retour vers le Futur de Robert Zemeckis en 1985 aux Etats-Unis et dans le monde entier, on aurait pu croire qu'une suite allait être directement mise en chantier. Mais Robert Zemeckis étant retenu sur le tournage de Qui veut la Peau de Roger Rabbit, le film ne verra le jour que quatre ans plus tard en 1989. Le scénario couvrait à l'origine les deux épisodes succédant au premier. Mais comme nous le constaterons à la fin du second volet, la partie se déroulant à l'époque du Far West sera finalement réduite à une partie congrue et ne sera finalement développée que dans le troisième et dernier épisode de la trilogie. Pour l'instant, Robert Zemeckis et Bob Gale développent tout d'abord un second chapitre s'étendant très largement au delà des limites qu'ils s'imposèrent dans le premier. Plus encore qu'un voyage entre les années 1985 et 1955, les scénaristes imaginent faire évoluer Marty McFly et le Doc dans ces mêmes périodes, mais également dans le futur, en 2015. Un futur excentrique qui ouvre les nouvelles aventures de nos très attachants personnages comme le laissait présager la fin du premier volet. Un avenir ni utopique, ni dystopique, mais visionnaire. Avec ses voitures et ses skate-board volant. On y découvre cette fois-ci la progéniture de Marty. C'est d'ailleurs pour permettre à la fille et le fils qu'il aura avec sa petite amie actuelle, Jennifer Parker (désormais interprétée par Elisabeth Shue) que le Doc le presse de l'accompagner jusqu'en 2015. C'est à cette époque très précise qu'un élément perturbateur (un almanach regroupant tous les résultats sportifs de 1950 à l'an 2000) va enrailler la machine et créer un présent, celui de 1985, alternatif.

A ce propos, Robert Zemeckis et Bob Gale imaginent cette fois-ci, une année 1985 dystopique troublante puisqu'à l'opposé d'un futur hyper-bariolé et d'années cinquante chaleureuses et idéalisées. Retour vers le Futur 2 se décompose en quatre actes. Et l'on ne peut pas dire que le premier soit vraiment à la hauteur. Car en caricaturant à outrance ses personnages, le film ne semble plus viser les familles mais le jeune public avant tout. Le cinéaste choisit de reprendre les bonnes idées du premier et de les réutiliser tout en en modifiant certains aspects. On prend les mêmes et on recommence. Mais également, on recommence tout en caricaturant l'ensemble paraît nous expliquer Robert Zemeckis qui dans le premier acte semble prendre un (pas très) malin plaisir à trop caricaturer des personnages qui désormais semblent sortir d'une mauvaise comédie. Mais c'était sans compter sur son génie et celui de Bob Gale qui renverseront par la suite la vapeur en nous plongeant tout d'abord dans une année 1985 alternative et dystopique au climat particulièrement lugubre.

Après cette courte virée dans un présent alternatif dont le Doc nous explique les origines dans une excellente séquence éducative, nos deux héros se retrouvent à nouveau en 1955 au moment très précis où George et Lorraine s'apprêtent à échanger leur premier baiser. LE coup de génie de cette suite. En effet, Robert Zemeckis demande à son équipe technique de retourner à l'identique plusieurs séquences emblématiques se situant lors du bal de fin d'année afin que nos deux héros puissent récupérer l'almanach que Biff a volé dans le futur pour le remettre à son double de 1955, permettant ainsi à ce dernier de faire fortune en pariant sur des matchs dont il possède désormais les résultats à l'avance. Une action dont les dégâts se projetteront dans le présent alternatif présenté dans l'acte suivant. Si Retour vers le Futur 2 est à la hauteur de son prédécesseur, c'est bien évidemment grâce à ce troisième acte qui en terme de mise en scène se révèle en tout point exemplaire. Le spectateur y revit certains des moments-clé du premier volet, mais filmés cette fois-ci sous des angles différents puisqu'un élément qui était absent de l’œuvre originale vient changer l'approche du récit : la présence de Marty en double exemplaire. Celui de ces secondes aventures, mais également celui qui quatre ans plus tôt remonta déjà le temps pour assurer la survie de sa sœur, de son frère, ainsi que de la sienne... Le spectacle est total, avec des dizaines de clins d’œil à Retour vers le Futur premier du nom.

La qualité des effets-spéciaux n'a pas changée et même si on a vu mieux depuis, ils demeurent honnêtes. Crispin Glover ayant refusé de reprendre le rôle de George McFly, c'est l'acteur Jeffrey Weissman qui l'interprète désormais dans cette séquelle. A ce sujet, et afin que le spectateur ne soit pas troublé par ce changement d'acteur, Jeffrey Weissman porte un maquillage à l'effigie de l'ancien interprète lors de la séquence se déroulant en 1955. Tout comme la séquence durant laquelle le personnage de George se déplace à l'envers en 2015 s'explique afin de tromper le public qui ne peut par conséquent identifier l'acteur. Lea Thompson est toujours présente, grimée en une Lorraine plus que jamais alcoolique et nantie d'une très forte poitrine, fruit d'une chirurgie esthétique imposée par son époux... Biff Tanen (toujours incarné par l'excellent Thomas F. Wilson)... !!! Michael J. Fox et Christopher Lloyd sont bien entendu toujours au rendez-vous. Devant l'ampleur du projet initial et du succès rencontré de part le monde, il était inévitable de voir débarquer l'année suivante un troisième volet sobrement intitulé Retour vers le Futur 3 et reprenant l'exposition finale du second se situant en 1885...

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