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mardi 13 septembre 2022

La colline a des yeux d'Alexandre Aja (2006) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

À la question quel est selon vous le plus célèbre survival, parions que le Grand Public répondra en majorité le Délivrance de John Boorman. À cette même question, bien des amateurs de bandes horrifiques feront sans doute de même bien que dans leur esprit étriqué de fans de sueurs froides, certains d'entre eux auront également en mémoire ce qu'il fut aussi parfois commun de nommer sous l'inquiétant sobriquet de Shockers ! Ces bandes crapoteuses tout droit venues des seventies et parmi lesquelles on trouvait au hasard le Maniac de William Lustig, La dernière maison sur la gauche de Wes Craven ou le Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper. Ces deux derniers pouvant d'ailleurs être aisément comparés au long-métrage de John Boorman... Wes Craven, justement. L'homme qui offrit ses lettres de noblesse au genre survival par deux fois grâce non seulement à son premier long-métrage mais aussi à son second, le bien nommé La colline à des yeux (traduction pourtant relativement réductrice d'un titre original qui figurait quant à lui l'intégralité des décors en arrière plan si l'on veut bien comprendre le sens infiniment plus inquiétant DES collines environnantes). Ces quelques exemples dont les nouvelles générations de néophytes n'apprirent sans doute l'existence qu'à travers toute une série de remakes ou préquelles nés bien des décennies plus tard et qui parmi eux certains cinéastes mirent au monde des séquelles tout à fait dispensables. Comme La colline a des yeux 2 que Wes Craven commit lui-même quelques années plus tard, en 1985. Autre décennie, autre qualité... Médiocre à cette occasion. Ou ce The Outpost signé de Joe Gayton en 1995 et honteusement retitré La colline a des yeux 3 bien que le récit n'ait absolument rien de commun avec ceux des deux premiers volets... si ce n'est le désert servant de décor. Près de trente ans après l'original de Wes Craven réalisé en 1977, un réalisateur français du nom d'Alexandre Aja connu pour son très efficace Haute Tension en 2003 allait remettre les pendules à l'heure. Ou plutôt, faire peau neuve du récit original en mode 2.0 en proposant un remake en tout point (ou presque) semblable au classique du réalisateur américain à l'origine beaucoup plus tard des franchises Les Griffes de la nuit et Scream.


Car il est vrai qu'en comparant l'un et l'autre des longs-métrages, on se demande dans quelle mesure ce remake a sa place dans la mythologie de cette bande d’arriérés victimes dans la version 2006 de tests effectués sur la bombe nucléaire dans le Nevada. Principale différence avec les mutants cannibales de la version datant de 1977 inspirés quant à eux de la famille Bean dont le chef de clan écossais Alexander Bean et ses quarante-huit membres auraient tué et ''dévoré'' plus de mille hommes, femmes et enfants durant le seizième siècle ! Poussant le mimétisme jusqu'à nommer sa charmante famille d'américains moyens sous le même patronyme que celle du long-métrage de Wes Craven, Alaxandre Aja reprend également dans les grandes lignes (et même parfois avec précision), toutes les séquences chocs de l'original ! De quoi, au mieux, satisfaire les nostalgiques ou au pire, les contraindre à l'ennui ! Les célèbres Dee Wallace-Stone (Hurlements de Joe Dante, E.T. l'extraterrestre de Steven Spielberg, Cujo de Lewis Teague, etc...) et Michael Berryman (Vol au-dessus d'un nid de coucou de Milos Forman) disparaissant au profit de Ted Levine, connu pour avoir incarné le serial killer Buffalo Bill dans le formidable Silence des agneaux de Jonathan Demme ou le Capitaine Leland Stottlemeyer dans l'excellente série Monk...


Parmi les membres de la famille Carter nous retrouvons le patriarche, un ancien flic patriote assez bourru humiliant avec toujours autant de vigueur son beau-fils Doug Bukowski (l'acteur Aaron Stanford). À ses côtés, son épouse Ethel (Kathleen Quinlan) qui ne dénote pas non plus avec l'ancienne version, pieuse, effacée mais attentive aux moindres besoins de sa petite famille. Pour le reste de celle-ci, rien à déclarer de nouveau. Du côté des frappadingues qui vivent non plus seulement au sommet des collines environnantes mais dans une petite ville minière abandonnée, c'est à un festival de dégénérés consanguins que nous convient des effets-spéciaux de maquillages plutôt convaincants et très à la mode depuis les débuts de cette vague mortelle qui allait déferler dès 2003 avec le premier volet de la franchise gore Détour Mortel. Une alternative forestière n'ayant pas à rougir face à la concurrence (du moins lors des deux premiers volets). L'un des ajouts majeurs de cette Colline a des yeux version 2006 est cette visite prolongée dans le repaire de la famille cannibale où sont exposés les vestiges d'essais nucléaires et de beaux spécimens de monstres humains dont un hydrocéphale particulièrement troublant. Plus violent, plus gore mais ressemblant au fond énormément à l'original, La colline a des yeux d'Alexandre Aja est un remake d'excellente facture qui fera vibrer les amateurs de films d'horreur brutaux et sanguinaires mais qui sans doute, touchera moins les nostalgiques des années soixante-dix, époque à laquelle cette version 2006 ne semble apporter aucune espèce d'importance. Notons que dès l'année suivante fut mise en chantier une suite sobrement intitulée La colline a des yeux 2 et cette fois-ci réalisée par Martin Weisz sur la base d'un scénario écrit par... Wes Craven lui-même ainsi que par son propre fils...

 

jeudi 20 mai 2021

Oxygène d'Alexandre Aja (2021) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Le ''fils de...'' est de retour et cette fois-ci, avec un long-métrage de science-fiction. Après deux hommages aux shockers des années soixante-dix dont l'excellent remake de La colline a des yeux de Wes Craven, un Mirrors et un Horns sympathiques et il y a deux ans un Crawl dont j'attendais sans doute beaucoup trop, le français Alexandre Aja débarque sur Netflix avec son dernier bébé fort justement intitulé Oxygène. Ni un documentaire sur l'élaboration de l'album-phare de Jean-Michel Jarre sorti quarante-cinq ans auparavant, ni un reportage sur l'environnement, mais bien une œuvre de science-fiction. De cette catégorie de films à laquelle parfois le cinéma français ''ose'' s'attaquer, pour le meilleur (Bunker Palace Hotel d'Enki Bilal) ou pour le pire (le nanardesque Terminus de Pierre-William Glenn, ouais, parce que j'en ai marre de me faire taper sur les doigts chaque fois que je cite Besson!). Nom de Dieu ! Je m'était promis de ne plus regarder la moindre bande-annonce, mais à force de m'impatienter... Première impression : mauvaise. Plus trop envie de découvrir le dernier long-métrage d'Alexandre Aja. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai attendu une semaine pour finalement lancer la projection.... en traînant des pieds, cela va sans dire...


On ne m'ôtera pas de l'esprit que le réalisateur a pensé son œuvre avec autant d'ambition qu'un Stanley Kubrick et 2001, l'odyssée de l'espace ou un Andreï Tarkovski et Solaris. La prétention en sus mais le talent en moins. Son long-métrage est ce que je pouvais redouter de pire. D'un insondable ennui, d'une vacuité absolue et donc d'un intérêt totalement absent. Alexandre Aja doit avoir des amis dans toute la presse spécialisée pour que s'explique l'engouement pratiquement généralisé des critiques. Mélanie Laurent dont je n'ai tout d'abord jamais été fan y est souvent proprement insupportable. Si les technologies abordées dans Oxygène semblent effectivement appartenir au temps présent, il ne faudra pas davantage que quelques minutes pour se rendre compte combien le film est passéiste. Mais l'on ne parle pas ici d'un goût prononcé pour une certaine forme de science-fiction vintage puisque rien dans l'unique décor ne nous renvoie aux premières heures du genre sur grand écran. Ni même aux décennies suivantes d'ailleurs puisque tout ici transpire les nouvelles technologies. Non, ce qui donne à Oxygène les allures d'une œuvre de science-fiction datée se situe dans la mise en scène et l'interprétation. Alors oui, bien que les décors soient exigus, cela ne les empêche pas d'avoir de la gueule. Malheureusement, voilà ''presque'' tout ce que possède d'avantageux le dernier long-métrage d'Alexandre Aja, si poussif et parfois invraisemblable qu'on le rangerait presque dans la catégorie des nanars aux budgets pourtant confortables...


Oxygène n'est pas le divertissement dont le tout public friand de science-fiction pouvait rêver. Tandis que les fans pur et dur de Hard S-F ne conviendront pas davantage qu'il puisse s'agir d'un joyau en la matière. Alexandre Aja tente de trouver la juste mesure entre les deux, souvent avec une intense maladresse (ces jump scares dont l'unique vocation ne peut être que de réveiller le spectateur assoupi). Mais sur la balance qui sépare d'un côté le bon grain de l'autre l'ivraie, Oxygène penche malheureusement du mauvais côté. On se fiche absolument du drame que vit en temps réel Elizabeth Hansen (Mélanie Laurent, donc) et du sort qui l'attend malgré l'espoir qu'Alexandre Aja met entre les mains de flash-back trop polis pour être sincères. Une caractérisation mielleuse qui malheureusement n'arrange pas le sentiment que l'on éprouve devant une actrice qui passe son temps, soit à pleurer, soit à brailler. Mais peut-être que le secret de Oxygène se cache-t-il ailleurs. Dans des sens qui ne font appel ni au toucher, ni à l'odorat, ni, et c'est là le drame, à la vue. Mais seulement à l'ouïe. Alors, peut-être le dernier long-métrage du réalisateur français doit-il se vivre dans le noir, les yeux fermés, pour que s'écoule dans l'esprit du spectateur cette jolie partition signée de Robin Coudert, quitte à ce qu'il s'assoupisse comme de retour dans le ventre de sa chère maman. Quelle que soit sa durée, Oxygène aurait sans doute conservé cette part immense d'ennui qu'il génère. Mais Alexandre Aja n'aurait-il finalement pas dû stopper l'aventure de son héroïne au bout de ces soixante-dix premières minutes plutôt que de relancer la machine pour trente minutes supplémentaires ? La question reste ouverte...

 

lundi 16 mars 2020

Piranha 3D d'Alexandre Aja (2010) - ★★★★★★☆☆☆☆



Alexandre Aja, fils du réalisateur français Alexandre Arcady et auteur en 2003 d'un Haute Tension qui a semble-t-il laissé un excellent souvenir chez les amateurs de films d'horreur fait partie de ces artisans capable de redonner ses lettres de noblesse à un genre qui tourne souvent en rond. Pourtant, c'est rarement en faisant preuve d'imagination que le français exporté aux États-Unis a bâtit sa carrière et sa réputation puisqu'une partie de son œuvre s'inspire de longs-métrages ayant eux-même connu un certain succès à l'époque de leur sortie sur grand écran. La Colline a des Yeux (The Hills Have Eyes) sort en 2006 et n'est autre que le remake du film éponyme réalisé vingt-neuf ans auparavant par Wes Craven. Quand à Piranha 3D, il s'agit de celui du classique que Joe Dante réalisa en 1978, lequel n'était encore à l'époque qu'en deux dimensions. Alexandre Aja réalise un remake librement inspiré de l’œuvre originale mais propose par contre un long-métrage beaucoup plus démonstratif en matière d'horreur.

Se situant dans un contexte très particulier puisque se déroulant lors du fameux Spring Break qui se déroule chaque année aux États-Unis, le film peut avoir différentes conséquences sur le spectateur. Soit le film obtient son approbation, soit celui-ci l'accueille froidement. Il faut dire que cette période de vacances normalement consacrée aux révisions a depuis ses origines muté pour devenir un rassemblement durant lequel le sexe et l'alcool ont remplacé les livres scolaires. Autant dire que le choix d'Alexandre Aja de planter le décor dans un tel contexte aura de quoi énerver une certaine catégorie de spectateurs, de ceux qui acceptent mal que soient mis en avant des personnages sans une once de relief, adeptes de parties fines sous-marines, de bière ou d'alcools forts. En réalité, tout le ''génie'' du cinéaste et du scénario de Sage Ryan et Peter Goldfinger repose justement sur ce choix.

En convoquant des centaines de jeunes hommes et de jeunes femmes tous à peine vêtus, dansant sur une soupe infecte, éructant des dialogues insipides et baisant en mode ''poissons'', Alexandre Aja signe un défouloir qui convaincra les plus réfractaires d'assister au spectacle jusqu'au bout. Et ce, même si certaines séquences inutiles et trop bavardes viennent gripper la machinerie. Au menu de nos charmantes petites bêtes à dents très acérées, de très graphiques scènes gore, parfois confuses mais aussi à certaines occasions, particulièrement dégueulasses. Les Piranhas du titre dévorent en groupes nos étudiants inconscients pour le bonheur de spectateurs venus chercher leur comptant de viande fraîche. On appréciera plus ou moins l'humour potache délivré par des dialogues lourdingues pour se désaltérer des centaines de litres de sang qui apparaissent à l'écran. Parmi les interprètes, on reconnaîtra la toujours aussi charmante Elisabeth Shue (Karaté Kid de John G. Avildsen, Leaving Las Vegas de Mike Figgis), Jerry O'Connell (surtout connu chez nous pour son rôle de Quinn Mallory dans l'excellente série de science-fiction Sliders : les Mondes Parallèles) ou encore Christopher Lloyd (Vol au-dessus d'un nid de coucou de Miloš Forman, Retour vers le futur 1,2 et 3 de Robert Zemeckis). Alexandre Aja offre même le rôle de la première victime des Piranhas à l'acteur Richard Dreyfuss. Une forme d'hommage à l'un des principaux interprètes des Dents de la Mer de Steven Spielberg en 1975. Aussi débile que jouissif à certaines occasions, Piranha 3D se regarde sans déplaisir mais n'est absolument pas inoubliable...

vendredi 2 août 2019

Crawl d'Alexandre Aja (2019) - ★★★★★★☆☆☆☆



J'attendais avec une grande impatience le dernier long-métrage du cinéaste français Alexandre Aja qui depuis quelques années tourne sur le territoire américain, signant après son très sympathique, très brutal et hexagonal Haute Tension, quelques sympathiques films d'horreur, du remake du classique de Wes Craven La Colline a des Yeux en 2006, en passant par Mirrors en 2008 et Piranha 3-D en 2010. Après avoir signé Horns en 2013 et La Neuvième Vie de Louis Drax trois ans plus tard, il revenait en 2019 avec son tout dernier projet. Un film d'horreur, pour ne pas changer, et mettant en scène la jeune Haley Keller (l'actrice Kaya Scodelario) aux prises avec des alligators. Alors que la présence de la jeune femme dans le futur long-métrage d'Alexandre Aja est annoncée dès mai 2018, le tournage débute trois mois plus tard et durera un peu plus d'un mois plus tard. Crawl est à ce jour le dernier exemple d'agression animale. Un alligator couramment utilisé dans ce genre de production puisque l'on peut notamment citer Eaten Alive de Tobe Hooper tourné en 1976, L'Incroyable Alligator réalisé par Lewis ''Cujo'' Teague en 1980, Lake Placid de Steve Miner datant de 1999 ou encore le brillant (et sans doute meilleur de sa catégorie) Rogue du cinéaste australien Greg McLean sorti en 2007.

Difficile de juger positivement et encore moins négativement le dernier long-métrage d'Alexandre Aja. Déjà, parce que le bonhomme est d'un tel capital sympathie que l'on n'a pas forcément envie de s'en prendre à son dernier film, mais aussi parce que dans le genre, Crawl n'est ni le meilleur, ni le pire... loin de là. Pourtant, ce grand amateur du cinéma de genre préférant le réalisme d'un Tobe Hooper aux teintes criardes et au jeu pas toujours convaincant des interprètes chez Dario Argento, n'ose pas vraiment passer le cap du simple huis clos dénué de scénario. Les puristes vous diront qu'un bon film d'horreur n'a pas nécessairement besoin d'une grande écriture, c'est vrai. Mais encore faut-il que son auteur puisse pallier l'absence de scénario par de véritables enjeux et surtout, crédibles et innovants. Ce qui manque malheureusement au dernier long-métrage d'Alexandre Aja.

Pourtant, tout commence sous les meilleurs augures. Dès le début, ou du moins, après quelques minutes nous ayant sommairement présenté l’héroïne de cette histoire (une excellente nageuse, ce qui tombe assez bien comme le découvriront les spectateurs), le cinéaste la plonge dans la tourmente d'une tempête, comme celles qui défraient régulièrement la chronique américaine. Les États-Unis et leurs ouragans dévastateurs. C'est dans ce contexte particulièrement bruyant, humide, venteux et visuellement crédible qu'Alexandre Aja choisi de jeter son héroïne, partie à la recherche d'un père qui ne donne plus de nouvelles depuis tout récemment (Haley part à sa recherche sur la demande de sa sœur Beth). Tout Crawl tient dans les quinze ou vingt minutes qui suivent. Après, il ne s'agira que de redites et de scènes attendues et donc, pratiquement dénuées de frissons.

Une très grande partie de l'intrigue se déroulant sous les combles de l'ancienne maison familiale (les parents de l'héroïne sont divorcés et sa mère a depuis refait sa vie avec un autre homme), Alexandre Aja nous offre une grosse poignée de minutes durant lesquelles le spectateur découvrira la cave en compagnie de Haley. Un lieu terriblement exigu et anxiogène dans lequel est tapi un alligator. Mais cela, l'héroïne ne le sait pas encore. L'intérêt de ce premier quart-d'heure se situe donc dans la découverte du cadre qui servira de pièce principale au reste de l'intrigue en dehors de quelques incartades en extérieur. Un premier quart (le film dure un peu moins de quatre-vingt dix minutes) encourageant, qui pénètre relativement bien l'esprit du spectateur mais qui laisse ensuite la place à un récit beaucoup trop linéaire. Le problème avec ce genre de sujet, c'est que tout semble avoir déjà été dit auparavant. Si Alexandre Aja parvient à créer un véritable climat d'angoisse dans un contexte fragile (le passage de l'ouragan laisse envisager le pire), son film ne tient malheureusement pas la longueur et les plus avertis finiront très certainement par s'ennuyer la première demi-heure passée. Reste que Crawl demeure l'un des meilleurs exemples du genre. Un compliment en demi-teinte si l'on tient compte du fait que la majeure partie des films consacrés à des attaques d'alligators, voire de crocodiles, sont de pur nanars... Dommage...
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