Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


Affichage des articles dont le libellé est Pornographie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pornographie. Afficher tous les articles

mercredi 20 septembre 2023

Parodies pornographiques - première partie !

 


 

Je vous propose dans cet article exceptionnel de dresser une liste non exhaustive de diverses parodies érotico-pornographiques ayant vu le jour jusqu'à maintenant. Ne vous affolez pas, ici, pas question de faire monter la sève ou d'attirer de libidineux voyeurs. Il s'agit juste de partager une tranche de rire à travers des titres tous plus farfelus les uns que les autres...



 

Il est probable que si le romancier britannique ne s'en était pas retourné à la poussière, celui-ci se serait sans doute retourné dans sa tombe. Publié en 1865, Les Aventures d'Alice au pays des merveilles a fait l'objet d'un certain nombre d'adaptations sur différents supports dont sur grand écran, à travers des œuvres en live (avec de véritables interprètes) mais également plusieurs films d'animation. En 1993, le réalisateur italien Franco Lo Cascio eut la curieuse idée de transposer le récit en le transposant dans l'univers du porno à travers le titre Alice au pays des pervers. Si l'on remonte loin en arrière et ce, jusqu'en 1976, nous découvrons qu'un film musical ET pornographique fut déjà tourné par le réalisateur américain Bud Townsend. En 1998 sort sur les écrans le film catastrophe de Michael Bay, Armageddon avec Bruce Willis, Ben Affleck, Liv Tyler, Will Patton, Steve Buscemi et Billy Bob Thornton. Six ans plus tard sort en toute discrétion en vidéo Analgeddon de Julian avec Gia Jordan, Jamie Brooks, Lena Juliette, Dana Vespoli et Ariana Joellee ! On continue avec l'un des grands classiques de Stanley Kubrick et plus précisémment, son tout dernier long-métrage intitulé Eyes Wide Shut. La morale n'existant que pour ceux qui la pratiquent, savez-vous qu'il n'aura pas fallut plus d'une année pour voir débarquer directement en vidéo sa version pornographique intitulée Ass Wide Shut... ? Ne me demandez pas qui en est l'auteur, même le site de référence (IMDB) Internet Movie Data Base est demeuré incapable de lui accoler le nom de son réalisateur. Il n'y a pas que le cinéma américain qui soit touché par le virus du sexe le plus explicite puisque même chez nous, en France, certains ont eut le malheur (ou le bonheur, qui sait) de découvrir que le fruit de leur travail fut également détourner au profit d'un cinéma sortant du circuit traditionnel. Tel est le cas de L'arnacœur de Pascal Chaumeil qui, confié aux bons soins du réalisateur Fabien Lafait est devenu L'artniqueur ! Tout comme Le Bal des actrices de Maïwenn qui entre-temps s'est transformé en Le bal des hardeusesde... Fabien Lafait, une fois encore.



En 1992, il était très chaudement recommandé de se rendre dans les salles obscures pour aller y découvrir le nouveau ''scandale'' du réalisateur néerlandais Paul Verhoeven, Basic Instinct avec Michael Douglas et Sharon Stone et sa fameuse scène de l'interrogatoire lors de laquelle l'actrice oublia de mettre une culotte ! Quinze ans plus tard, le réalisateur italien Antonio Adamo se prend de passion pour le sujet et tourne Basic Sexual Instinct dans lequel ses actrices ne portent pas de culottes elles non plus, et pas d'autres vêtements non plus ! Retour en France avec le plus gros succès de l'hexagone tous genres et toutes époques confondus : Bienvenue chez les Ch'tis de et avec Dany Boon. Il aurait sans doute été impardonable qu'aucun réalisateur spécialisé dans le porno ne s'intéresse à ce véritable phénomène de société qui ébranla une partie de nos compatriotes ! Ce fut chose fait la même année, soit en 2008, avec Bienvenue chez les ch’tites coquines réalisé, une fois de plus, par Fabien Lafait !!! Notons que le film a en partie été tourné à Bergues là où fut justement filmé le film de Dany Boon. Rien ne les arrête je vous le dis : le Dude ça vous parle ? Et oui, même les frères Joel et Ethan Coen ont été touchés par cette malédiction puisque leur génial The Big Lebowski datant de 1998 est devenu douze ans après, The Big Lebowski: A XXX Parody. Réalisé par Lee Roy Myers, rien ne nous dit si l'interprétation et la mise en scène sont à la hauteur de l'original (mais j'ai ma petite idée à ce sujet). Pour en finir avec cette première partie, nous remonterons jusqu'en 1937, le 21 décembre pour être plus précis. Date à laquelle sortit sur les écrans américains le tout premier long-métrage d'animation de Walt Disney, Blanche-Neige et les Sept Nains (en France, il faudra patienter jusqu'au 6 mai de l'année suivante). Les plus anciens savent déjà de quel film l'on parle ici puisqu'il demeure l'un des plus connus même pour celles et ceux qui ne l'ont jamais vu: réalisé en 1980 par le français Michel Caputo (l'un des plus célèbres réalisateurs pornos de l'hexagone), Blanche-Fesse et les Sept Mains est devenu mythique ne serait-ce qu'à travers son seul titre. Voilà, j'espère que ça vous a plus. Si tel est le cas, dites-le moi en commentaire et je vous ferai parvenir la suite au plus vite...

 

vendredi 20 mai 2022

Shining Sexe : la fille au sexe brillant de Jess Franco (1976) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆

 



 

6 heures du mat'. Après une nuit de travail harassante, une bonne douche et au lit. Mais comme en général le sommeil a du mal à venir, je me dis qu'avant de ronfler à en faire trembler les murs, je vais continuer le cycle que j'ai prévu de consacrer au cinéaste espagnol Jess Franco... Je ne sais pas comment je vais réussir à faire croire à ma compagne que j'ignorais qu'il s'agissait d'un film oscillant entre érotisme, pornographie et science-fiction sachant que le film s'intitule Shining Sexe : La fille au sexe brillant ! Je savais que Jess Franco parsemait pas mal de ses œuvres de plans érotiques somme toute très sages. Mais lorsqu'il passe à la vitesse supérieure en exhibant des vagins imberbes et béants, on se retrouve clairement dans une autre dimension. Des sexes rasés en veux-tu, en voilà... Chose qui me semble relativement inattendue puisque dans mes souvenirs d'adolescent ayant fait ma propre éducation sexuelle devant des pornos qu'un pote nous invitait à découvrir mes camarades de classe et moi, les Marilyn Jess, les Brigitte Lahaie et autres Tracy Lord étaient dotées de toisons généreuses ! Passé ce détail... pubien, venons-en au fait. Et le fait, justement, est que ce qui devait être une œuvre de science-fiction l'est en de si petites proportions que cela ne sautera pas immédiatement aux yeux. En réalité, Shining Sexe : La fille au sexe brillant est simplement l'un des plus mauvais films érotiques de la Création. Ce cochon de Jess Franco y use et abuse de l'apparente légèreté d'esprit de sa compagne Lina Romay pour l'employer ici comme d'un pantin. Ou plus justement, comme d'une poupée gonflable à laquelle aurait été insufflée la vie. La pauvre passe le plus clair de son temps dans une nudité complète, le corps huilé d'une substance graisseuse qui aura cependant son utilité...


D'emblée, la strip-teaseuse Cynthia (qu'incarne donc l'actrice d'origine espagnole) fait son show devant des spectateurs. Simplement vêtue d'une sorte de pagne constitué de centaines d'anneaux dorés, la jeune femme ne cache rien de ses atouts féminins avant d'aller s'asseoir à la table d'un drôle de couple. Une danse pénible avoisinant les sept minutes ! Une fois rhabillée, on se rend compte de la beauté et surtout, de la fragilité de la principale interprète du long-métrage. Débarquant vêtue d'une robe au décolleté plongeant, Lina Romay ne peut s'empêcher de jeter plusieurs regards vers la caméra. Mais vu le prix de la bobine, pas question pour Jess Franco de retourner la scène. Les spectateurs se démerderont avec ça ! Dès lors, la miss raconte son expérience à l'étranger dans le domaine du sexe et précise qu'elle fut contrainte de rentrer en Europe car un type voulait la kidnapper. On apprend donc que Cynthia serait méfiante ? C'est bien ! Sauf qu'à peine quinze secondes plus tard, cette même Cynthia accepte de suivre l'étrange couple chez lui. Étrange car l'on ne peut pas dire que l'attitude d'Alpha (l'actrice française Evelyne Scott) et d'Andros (qui n'a rien à voir avec une célèbre marque de jus de fruits mais qui est par contre interprété par Raymond Hardy) soit des plus encourageante. Leur mission : recouvrir le corps de Cynthia d'une substance au contact de laquelle les hommes qui oseront s'aventurer en elle périront !


Ouais, bon, pas TOUS les hommes non plus, vu qu'Andros pratiquera à plusieurs reprises des attouchements sur la jeune femme en justifiant de son immunité, comme de bien entendu. Shining Sexe : La fille au sexe brillant est.... comment dire.... érotique, oui ! Pornographique, oui, parfois ! Mais il est surtout expérimental. Probablement sous acides, Jess Franco (qui de surcroît assure le rôle du professeur Seward, un type vraiment pas net et en fauteuil roulant) a écrit (faut le dire vite) un scénario que se sont empressé d'adapter Pierre-Claude Garnier et Daniel Lesoeur. Le résultat ne se fait pas longtemps attendre. C'est le délire total, incohérent, indescriptible, incompréhensible. On a l'impression parfois d'un film d'art et d'essai basé sur des discours sans queue ni tête, vomis par des acteurs qui n'ont d'interprète que le nom. Jess Franco cadre ces derniers à l'arrache (incompréhensible lorsque l'on sait qu'il est capable de se donner les moyens de mettre en scène ses interprètes), zoome et dézoome à donner des hauts le cœur, multiplie les scènes érotiques, violant carrément de l'objectif sa compagne qui se laisse faire sans jamais broncher. Ça en devient même parfois très gênant tant elle et les autres semblent avoir été mis sous hypnose avant d'être jetés dans la fosse au lion. Le cul y est fadasse, ennuyeux, même pas excitant. Les acteurs baisent avec autant de motivation que des ouvriers travaillant à la chaîne. Le scénario tient sur un ticket de métro. La mise en scène et l'interprétation sont inexistantes. On aura rarement vu si peu d'expression sur les visages. Complètement perché, Shining Sexe : La fille au sexe brillant part dans tous les sens au point qu'il nous arrachera quelques sourires indignés. Dans l'immense filmographie de Jess Franco, celui-ci fait partie du bas du panier. Un panier percé de surcroît. Si vous survivez ou gardez l’œil ouvert sans vous assoupir ne serait-ce qu'une poignée de secondes, alors vous pourrez enchaîner avec Raiders of the Living Dead de Samuel M. Sherman. Sans doute l'un des rares films à se situer un cran en dessous de celui de Jess Franco...

 

samedi 13 avril 2019

Si Vous n'Aimez pas ça, n'en Dégoûtez pas les Autres de Raymond Lewin (1978) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆



Un spectateur a trompé sa femme en lui faisant croire qu'ils allaient voir La Chevauchée Fantastique. Un autre s'offusque devant les images projetées, quand d'autres trouvent le spectacle magnifique. Plusieurs ne comprennent rien aux images qui défilent. Quelques-uns baissent le regard, tout d'abord indisposés, mais d'autres admirent consciencieusement les images... Porno ou érotique ? Selon Pierre Doris, l'usage de beurre confirme la seconde impression. Un porno, c'est de la margarine. Gérard Jugnot est pris de vertiges. Josiane Balasko se rapproche un peu plus de l'écran. D'autres demeurent silencieux de bout en bout. Thierry Lhermitte est hésitant. Il y a parmi cette foule d'interprètes issus du Café de la Gare et du Splendid, quelques bavards qui évoquent des hypothèses en rapport (ou pas) avec les images projetées. Alors que sur l'écran sont projetées des images de saphisme, de triolisme ou de rapports nettement plus communs (une jolie brune joue de la flûte avec le sexe de son compagnon avant de plonger avec lui dans une baignoire), dans la salle, les esprits s'échauffent, entre ceux qui aimeraient que soit respecté le silence des lieux et ceux qui ouvrent les hostilités en s'adonnant à de véritables joutes verbales...

Le principe de Si Vous n'Aimez pas ça, n'en Dégoûtez pas les Autres, seul et unique long-métrage de Raymond Lewin, est simple : une vingtaine de comédiens sont conviés à participer à la projection d'un film pornographique dans un cinéma de quartier. Sans qu'aucune ligne de dialogue n'ait été écrite par avance, chacun peut y aller de ses propos plus ou moins inspirés. Parmi les participants, le spectateur reconnaîtra Romain Bouteille, François Dyrek, Philippe Manesse, Patrice Minet, ou Christine Dejoux du Café de la Gare, et Josiane Balasko (ici créditée sous son véritable nom, Josiane Balašković), Gérard Jugnot, Martin Lamotte, et Thierry Lhermitte du Splendid, quelques mois après la sortie de leur premier film culte, Les Bronzés de Patrice Leconte. Encadré par ces deux troupes de théâtre, le comédien et humoriste Pierre Doris est celui qui dans le cas présent est à l'origine, avec Romain Bouteille, des meilleures répliques. Un terme à prendre avec des pincettes car au final, Si Vous n'Aimez pas ça, n'en Dégoûtez pas les Autres est relativement navrant. Le procédé atteint très rapidement ses limites, la plupart des convives ayant beaucoup de mal à participer au concept de l'improvisation.

En dehors d'une caméra qui passe tour à tour des membres des deux troupes de théâtre aux images de film pornographique projetées à l'écran, Si Vous n'Aimez pas ça, n'en Dégoûtez pas les Autres semble dénué du moindre montage malgré la présence du monteur Borys Lewin (un parent du réalisateur?), lui-même auteur d'un seul long-métrage en tant que réalisateur, Le Traqué en 1950. On s'ennuie donc très rapidement devant des interprètes (ceux (in)confortablement installés dans les fauteuil du cinéma et non pas ceux projetés sur la toile blanche) qui dans une très grande majorité n'ont pas grand chose à dire. Parmi eux, seuls Romain Bouteille, Gérard Jugnot et surtout Pierre Doris semblent se prendre au jeu avec un certain plaisir. Quant au film pornographique lui-même, il ne stimulera même pas la libido du spectateur venu assister au spectacle hors du commun proposé par Raymond Lewin. Les actes sexuels se traînent en longueur et l'actrice Pamela Stanford (qui n'a pas fait que ce seul film porno comme le prouve sa très longue filmographie), pourtant fort jolie, ne parvient malheureusement pas à éveiller le moindre intérêt. Seul le procédé pourra encourager certains à se lancer dans cette curieuse tentative d'improvisation. Pour les autres, ce spectacle ponctué de musiques ''pompières'' risque d'être d'un mortel ennui...

jeudi 28 mars 2019

Evil Come Evil Go de Walt Davis (1972) - ★☆☆☆☆☆☆☆☆☆



Fraîchement débarquée à Los Angeles, sœur Sara Jane Butler prêche la bonne parole dans la rue, un accordéon entre les mains. C'est d'abord là qu'elle rencontre pour la première fois Penny, une jeune femme issue d'une riche famille qui lui fait don d'un billet de dix dollars. Plus tard, Sara Jane et Penny se croiseront à nouveau devant la boutique d'un vendeur de hot dogs. La première est invitée par la seconde à venir s'installer chez elle aussi longtemps qu'elle restera en ville. Sara Jane accepte et en contrepartie initie sa nouvelle amie aux bonnes paroles qu'elle tente d'inculquer à des hommes et des femmes qui ne pensent qu'à forniquer. Bien que les deux jeunes femmes tentent de leur faire admettre que Dieu est amour et déteste le sexe, rien n'y fait. C'est alors que Sara Jane initie cette fois-ci Penny à la méthode qu'elle a l'habitude de mettre en pratique afin de faire payer à celles et ceux (surtout les hommes en réalité) qui ne veulent pas les écouter et pratiquent le sexe en dehors du mariage. Une méthode radicale puisqu'elle consiste à tuer ces individus qui recherchent avant tout le plaisir sexuel. Sara Jane et sa nouvelle adepte se lancent donc dans des expéditions punitives, piégeant des hommes en les invitant à venir passer la soirée chez Penny où, après l'acte sexuel, au moment même où les mâles en rut s’apprêtent à jouir, Sara Jane les assassine de plusieurs coups de couteau...

Vu sous cet angle, ça a l'air alléchant. Sauf que Evil Come Evil Go fait partie de cette vague de films tournés dans les années soixante-dix en pleine période hippie et pour dix francs si sous. Le genre de pellicule crasseuse, au format 16mm possédant un grain si grossier que l'on a l'impression, parfois, d'assister à une projection de films de vacances tournés par un vieux pervers sous acide. Sous acide, d'ailleurs, a semble-t-il été écrit ce résidu de scénario qui sert un propos qui va à l'encontre même des principes de ses deux héroïnes. Alors que Sara Jane (l'actrice Cleo O'Hara) et Penny (Sandra Henderson) prêchent la bonne parole, on constate ensuite combien les deux jeunes femmes sont capables de donner de leur personne afin d'arriver à leurs fins.

En effet, derrière un scénario d'une minceur désespérante, se cache un soft-porn racoleur. Des scènes de sexe qui n'exciteront pas grand monde. À part peut-être quelques rednecks dérangés du bulbe qui en reluquant les deux héroïnes de cette bobine cafardeuse auront l'impression eux-même de leur faire l'amour à travers leur écran de télévision. Pas vraiment hard mais un peu plus poussé que le téléfilm érotique que diffusait à une certaine époque notre sixième chaîne nationale, le film de Walt Davis possède cette propriété extraordinaire d'être plus ennuyeux encore qu'un séminaire sur la culture des huîtres dans le bassin d'Arcachon. Et puisque je vous tiens et que l'on parle d'huîtres, sachez que nos demoiselles ont la fesse molle, la cuisse blafarde et la fève rougeoyante pourvue d'une toison plus riche encore que le pelage d'un puli ! À croire qu'elle y prennent en réalité du plaisir. Et là, on ne parle pas des personnages mais des actrices elles-même.

Ce que ça joue mal. Pourtant, on ne peut pas dire que le film soit d'une exigence scénaristique extraordinaire. Bien au contraire, c'est plat, sans relief, le film n'étant qu'une succession de scènes de cul sans le moindre intérêt, et durant lesquelles les filles se débattent mollement et les mecs ne bandent même pas ! Deux meurtres. Deux tout petits meurtres dont les dégâts ressemblent davantage à ceux perpétrés par le Fuad Ramsès du Blood Feast d'Herschell Gordon Lewis que des exactions du Maniac de William Lustig. Comme une grande partie des films qui semblent avoir été produits sous l'influence de drogues hallucinogènes dans les années 60/70, Evil Come Evil Go est une curiosité. Ce qui n'en fait pas moins l'une des pires expériences en matière de cinéma. Sans aucun intérêt ni valeur artistique. Poubelle !

vendredi 1 juin 2018

Ces actrices et acteurs qui ont commencé leur carrière dans l'érotisme ou le porno !



Avant de devenir dans les années quatre-vingt parmi les plus populaires des humoristes et des caricaturistes français, Michel Leeb, de son vrai nom Michel Edouard Nicolas Leeb, rendu célèbre grâce à ses imitations des chinois ou des africains, a d'abord débuté sa carrière au cinéma. Et pas dans n'importe quel courant puisqu'il participa effectivement au tournage de Godefinger ou certaines chattes n'aiment pas le mou (vous remarquerez toute la finesse qui englobe le titre) de Jean-Pierre Fougéa, film érotique dont il existerait, paraît-il, une version hard...

La sublime Anne Parillaud qui à quelques occasions a pu émoustiller la libido de la gente masculine dans des longs-métrages qui n'avaient cependant pas pour autre vocation que de présenter un Alain Delon dans son éternel rôle de flic (Pour la Peau d'un Flic et Le Battant que l'acteur-producteur réalisa et interpréta lui-même), a elle aussi tourné dans une œuvre érotique signée Hubert Frank : Patricia, un voyage pour l'amour. Pas de quoi véritablement rougir et plus proche de cinéma de David Hamilton que des films hardcore qui malheureusement aujourd'hui, pullulent à la vue de toutes et tous sur la toile.

S'il n'a pas débuté sa carrière d'acteur dans l'érotisme, notre fameux Fabrice Luchini national a pourtant par la suite fait une apparition dans les quatrième aventures de la célèbre Emmanuelle. En effet, il y joue le rôle d'Oswaldo le magicien. Outre l'actrice Sylvia Kristel, rendue célèbre pour son interprétation du personnage éponyme, on peut remarquer à l'écran de ce film érotique, l'une des grandes et des plus séduisantes actrices porno des années soixante-dix et quatre-vingt, Marilyn Jess de son vrai nom Dominique Troyes.

Bon, elle, est un cas à part. Catherine Ringer ne pouvant être véritablement considérée comme une actrice à part entière (je parle évidemment en terme de circuit traditionnel) puisqu'elle est d'abord connue pour être la chanteuse du célèbre groupe de rock français Les Rita Mitsouko. On l'aura tout de même vue dans son propre rôle en 1987 dans Soigne ta Droite de Jean-Luc Godard, mais sa filmographie est pour l'essentiel, contenue dans le circuit pornographique. Et là, on n'évoque plus simplement l'érotisme, mais bien le hard. Ceux qui regardaient déjà Canal Plus à l'époque se souviennent sans doute qu'en 1986, sur le plateau de Mon Zénith à Moi, Michel Denisot avait accueilli la chanteuse ainsi que l'immense Serge Gainsbourg qui n'était pas réputé pour avoir la langue dans sa poche et avait notamment traîté Catherine Ringer de pute !

Nous parlions justement du photographe et réalisateur David Hamilton dont la réputation est des plus sulfureuse puisqu'accusé d'avoir violé Flavie Flament (l'animatrice oubliée), lequel tourna plusieurs longs-métrages érotiques parmi lesquels, Premiers Désirs dans lequel nous pouvions découvrir la délicieuse Emmanuelle Béart avant que la chirurgie ne gâche son immense beauté. Au titre du cinéaste, spécialisé dans les flous artistiques et l'érotisme chiant, d'autres vedettes du cinéma français firent leur apparition dans plusieurs de ses longs-métrages. Le regretté Bernard Giraudeau dans Bilitis, ou bien encore Élisa Servier, Macha Méril, Fanny Bastien, Catherine Rouvel ou encore Jean Rougerie, tous les cinq aperçus dans Tendres Cousines. Il n'y a là tout de même pas de quoi avoir le palpitant qui s'affole. Bien au contraire, le cinéma de David Hamilton est bien moins scabreux que sa désastreuse réputation...

Pourquoi je n'aime pas particulièrement Arielle Dombasle ? Peut-être parce que l'épouse de Bernard-Henri Levy s'est montrée un peu trop virulente la fois où, invitée de l'émission 40° à l'Ombre (veuillez rectifier si je me trompe), elle a fait part de son mécontentement lors d'une chronique présentée par une jeune animatrice en maillot de bain, laquelle fut renvoyée sur le champ par la chaîne !!! N'oublions-pas tout de même de rappeler que... l'actrice (évitez de pouffer de rire derrière mon dos, je vous prie) fut l'interprète des Fruits de la Passion du cinéaste japonais Shuji Terayama, et dans lequel cette sainte nitouche se faisait prendre par derrière par le cultissime (et déjanté) acteur allemand, Klaus Kinski.

Pour finir, petite émotion personnelle en évoquant la troublante Carole laure, qui outre sa participation à des œuvres signées de Bertrand Blier, Denis Amar, Alain Corneau, John Huston, Jean-Pierre Mocky, ou encore Jean-Charles Tacchella allait apparaître en 1974 dans le très libre et parfois hallucinant Sweet Movie du cinéaste yougoslave Dušan Makavejev. Hallucinant, et assez choquant dans le sens où le cinéaste allait passer un cap dans la sexualité déviante en proposant des thèmes à l'époque, relativement rares, et loin des débordements actuels. Pipi, caca, vomi... heureusement contrebalancés par une Carole Laure nue, se recouvrant de chocolat fondu...

à suivre... ? Peut-être pas, non.

mardi 18 août 2015

Caligula de Tinto Brass (1979)



An 37. L'empereur Tibère meurt, assassiné par le préfet Macron, sous les yeux de Caligula qui dès lors, devient le troisième empereur de la dynastie Julio-Claudienne. Véritable despote, le successeur de Tibère fait assassiner tous ceux qu'ils jugent comme étant des traîtres. Son entourage est ainsi décimé, et, provoque le désir de certains de vouloir se débarrasser de lui. Le jeune empereur de vingt-cinq ans organise d'immenses festins. Ridiculisant le Sénat, il élève les épouses des sénateurs au rang de putains et leur ordonne de participer à des orgies de sexe. Lors de son règne, Caligula, fasciné par l'orient décide d'épouser sa jeune sœur Drusilla malgré les réserves de celle-ci. Malheureusement, la jeune femme meurt peu de temps après et l'empereur épouse alors la jeune et controversée Caesonia.

A cause de ses excès, certains voient en la mort de Caligula, la seule issue possible à son règne de tyran. C'est ainsi que Longinus, le premier époux de Drusilla et le chef de la garde prétorienne Chaerea fomentent le futur assassinat de Caligula. Le premier coup d'épée est donné lors d'une belle journée de promenade en famille qui se tranforme en guet-apens. Au sommet des marches donnant dans ses quartiers personnels, Caligula reçoit un coup d'épée de la part de Chaerea. Puis une dizaine de soldats s'acharnent sur le corps encore en vie de l'empereur et lui enfoncent leur lance dans le ventre. Caesonia elle aussi est assassinée. Ainsi que le tout jeune enfant qu'elle lui a donné. A sa place est élu quatrième empereur de Rome l'oncle de Caligula, Claude. Ainsi s'achève le règne de "Caius César Auguste Germanicus, pontife suprême, investi de la puissance tribunicienne pour la 4e fois, consul pour la 4e fois, père de la Patrie". Caligula est le récit de cet empereur dont le règne n'aura duré que quatre années...

"Qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent !"

Réalisé par le cinéaste italien Tinto Brass et, détail qui revêt ici une importance fondamentale, produit par Bob Guccione, l'homme qui fonda le célèbre magazine pornographique Penthouse, Caligula est une œuvre tentaculaire qui provoqua de nombreux remous et qui fit beaucoup parler d'elle. Il existe en effet deux, et même trois, versions de cette œuvre que certains n'hésitèrent pas à juger de malsaine même si l'on peut toutefois lui reconnaître d'indéniables qualités. Et qui mieux que l'acteur Malcom McDowell pouvait mieux représenter cette figure du despotisme, cet être mégalomane qui fut, non seulement le troisième empereur de la dynastie Juio-Claudienne mais peut-être aussi l'un des plus grands bouchers de l'histoire de l'humanité puisqu'il ordonna l'exécution d'un grand nombre de personnages ayant fait partie de son entourage. Le budget initial de 17 500 000 $ alloué à l’œuvre du cinéaste italien fut largement dépassé puisque le film couta en réalité vingt-deux millions de dollars. Des figurants par centaines, des décors grandioses qui, malgré leur aspect aujourd'hui "carton-pâte" quelque peu suranné durent faire leur petit effet à l'époque. 




Si l'on oubliera très vite la version expurgée de toutes les scènes explicites durant seulement 100 minutes (soit 35 de moins que la version de Tinto Brass et, plus fort encore, 50 minutes de moins que celle du producteur Bob Guccione), on se concentrera sur les deux autres. D'abord, celle de Tinto Brass qui voulait faire de son œuvre un péplum historique teinté d'un érotisme soft et de quelques passages très sanglants. Mais le propriétaire du magazine Penthouse semble voir les choses différemment. Il impose en effet une autre version, beaucoup plus graphique. De l'érotisme soft chère à Tinto Brass, on passe alors à de la véritable pornographie.

"Une si jolie nuque sera tranchée dès que j’en donnerai l’ordre !"

Étonnant de voir se croiser dans cette monstrueuse production parfois considérée comme maladive des stars du cinéma traditionnel : MalcomMcDowell donc, tout juste sorti de l'excellent C'était Demain de Nicholas Meyer, et surtout connu pour avoir interprété l'inquiétant Alex dans l'immense Orange Mécanique de Stanley Kubrick, Peter O'Toole (Rosebud, Le Voleur d'Arc en Ciel) ou encore John Gielgud (Le Chef d'Orchestre), et des actrices et acteurs du cinéma pornographique tels que Teresa Ann Savoy. Anneka Di Lorenzo et Lori Wagner.

Les thèmes abordés sont très nombreux. Outre la haine de l'empereur pour un Sénat qu'il n'aura de cesse de tourner en ridicule, l’œuvre de Tinto Brass est surtout un catalogue presque complet de toutes les déviances dont est capable l'homme : meurtres, tortures, inceste, zoophilie, urophilie, saphisme, homosexualité, bondage, fist, donnant ainsi une image de la Rome Antique, dépravée. On peut ou pas juger mauvaise l'idée de Bob Guccione d'avoir imposé des scènes hard dans le film du cinéaste italient tant le film en lui-même se suffisait peut-être. Toujours est-il, que ce sont en partie des scènes d'orgie qui ont donné ses lettres de noblesses à une œuvre qui n'aurait sans elles, peut-être pas eu une telle réputation d’œuvre sulfureuse.

Curieusement, à voir la version intégrale, les scènes d'orgies s'implémentant parfaitement à la logique du scénario, ces dernières sont loin d'être aussi choquante qu'on aurait pu le croire. Toutefois, Caligula est ne œuvre qu'il faudra conserver à l'abri de certains regards, notamment celui des enfants. Rare exemple de film capable de mêler pornographie et péplum sans tomber dans le ridicule...


samedi 20 juin 2015

Le Dossier Rose de la Prostitution de Rino di Silvestro (1974)




Un porno sur Cinémart ? Et pourquoi pas ? Et comme pour justifier ici la présence de ce Dossier Rose de la Prostitution signé par le cinéaste italien Rino di Silvestro, disons que cette œuvre n'est pas au départ qu'un prétexte à étaler à l'écran des scènes de sexe très explicites (ah oui?) mais avant tout un giallo, genre largement représenté sur Cinémart. Et puis merde, quoi. Un porno, c'est encore du cinéma. Et même si les acteurs y jouissent véritablement, les femmes qu'il chevauchent ne simulent-elles pas l'orgasme ? Enfin, espérons-le pour elles.
Gisèle, jeune et jolie jeune femme qui se prostitue depuis peu est la victime d'un tueur. Le lieutenant Varale enquête aux cotés de son plus proche collaborateur sur le réseau de prostitution dans lequel la victime travaillait. Les collègues de Gisèle sont interrogées, tout comme le maquereau de la jeune femme qui devant les enquêteurs se fait passer pour le fiancé.

Voilà comment débute cette œuvre dont le titre alléchant semble promettre de décortiquer l'univers de la prostitution. Pourtant, malgré un début prometteur qui ne va durer qu'une dizaine de minutes, le film plonge dans un étrange mélange porno/giallo. Les premières scènes de cul (il n'y a pas d'autres mots pour définir le contenu des scènes de sexe) sont plutôt soft, et il faut en réalité attendre vingt-sept ou vingt-huit minutes pour assister à une partouze où fellations, cunnilingus, pénétrations et orgasmes sont explicitement filmés.

Ce que l'on a l'habitude de reprocher au cinéma pornographique, c'est le manque de moyens communément accordés au scénario. En général, on invente une histoire qui tient debout cinq minutes puis on assiste à une succession de scènes hard entrecoupées de minuscules passages censés rappeler au spectateur les dessous d'un récit plutôt fadasse. En lançant ce Dossier Rose de la Prostitution qui mêle donc giallo et pornographie, on est en droit d'espérer qu'une fois n'est pas coutume, l'accent sera mis sur l'histoire, les scène de cul étant alors relayées au second plan. Un faux espoir on le sait bien puisque ces dernières servent toujours dans ce genre de récit à remplir les vides sidéraux qui séparent un passage du scénario originel du suivant. Et c'est bien là l'un des deux points les plus navrants du film de Rino di Silvestro. Outre un montage chaotique qui mélange par la suite plusieurs histoires dont une romance ridicule entre un jeune beau gosse prénommé Antonio (Paolo Giuusti) et une prostituée surnommée Primavera un peu fanée (Maria Fiore), et le récit d'une vengeance dont les responsables d'un viol vont faire les frais, le film est un foutoir sans nom.

Mais rien de grave à cela puisque dans porno/giallo, il y a porno. Et justement, concernant cet aspect de l’œuvre, le bât blesse ici aussi. Le cul est triste, les formes sont flasques et les sexes auraient mérité d'être glabres plutôt que d'être pourvus d'autant de poils. S'aventurer dans ces territoires qui visiblement ne sont plus vierges depuis des lustres devient alors un chemin de croix pour ces caméras dont les porteurs sont de véritables manchots. Les acteurs ont l'air d'y croire aussi forts que les supporters d'une équipe de football qui perd trois-zéros et à laquelle il ne reste plus que deux minutes pour revenir au score. Quand aux doublages, ceux des scènes de sexe sont à l'image des souvenirs de celles que l'on a pu découvrir étant adolescents dans les années quatre-vingt. On croirait presque voir les doubleuses se vernir les ongles, assises devant l'écran projetant le film, tout en poussant de petits cris de chatons que l'on étrangle.

Vous l'aurez compris, Dossier Rose de la Prostitution et un ratage complet. Dans le top dix des plus mauvais gialli, il aurait sa place parmi les trois premiers, tout comme dans un classement identique mais cette fois-ci réservé au porno. En fait, Dossier Rose de la Prostitution n'est ni un véritable porno, et encore moins un giallo. C'est un ovni qui contrairement à la plupart des œuvres atypiques ne mérite à aucun moment qu'on lui accorde le moindre intérêt. A jeter aux ordures...
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...