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vendredi 12 mai 2017

Il Giustiziere Sfida la Città de Umberto Lenzi (1975) - ★★★★★★★☆☆☆



De retour après plusieurs années d'absence, Rambo revient à Milan où il retrouve son ami Pino qui lui offre l'opportunité d'intégrer une police privée se chargeant des affaires que l'autorité légale n'est pas en mesure de régler. Lorsque le fils d'un riche industriel est kidnappé, Pino se charge immédiatement d’enquêter sur sa disparition. Mais alors qu'il est sur le point de découvrir le responsable de cet enlèvement, il est tué par un certain Philip Duval et deux hommes de main. Les trois individus font partie du clan Conti, lequel est responsable de l'enlèvement de l'enfant contre la libération duquel ce parrain de la pègre milanaise exige une rançon d'un million de lires. Dès lors, Rambo prend la décision de se charger lui-même de l'affaire et de libérer le jeune Alberto des mains de Conti et de ses hommes. Pour y parvenir, il va user d'un subterfuge consistant à opposer Conti à un autre parrain local dénommé Paterno, propriétaire d'une salle de jeu florissante et que son principal concurrent aimerait bien lui dérober. Mais alors qu'un combat s'engage entre les deux clans et que'Alberto échappe de justesse à la libération, Rambo se prépare de nouveau à lancer une attaque. D'autant plus que désormais, ses plus proches amis, le fils et l'épouse du défunt Pino ont reçu eux-mêmes des menaces...

La même année que L'uomo della Strada fa Giustizia, le cinéaste italien Umberto Lenzi réalise à nouveau un poliziottesco avec Il Giustiziere Sfida la Città, cette fois-ci interprété par l'acteur Tomas Milian qui dès 1958 et jusqu'en 2014 jouera dans plus de cent-vingt longs-métrages et séries télévisées. Si le héros de ce nouveau néo-polar italien se nomme Rambo, ça n'est pas tout à fait dû au hasard puisque l'on devine derrière ce pseudo, un hommage de Lenzi pour le personnage incarné par l'acteur américain Sylvester Stallone dans la série de films du même nom. Deux autres personnages célèbres du cinéma américain semblent avoir inspiré le cinéaste italien pour réaliser son œuvre. Deux incarnations campées par un seul acteur, le charismatique Clint Eastwood auquel Tomas Milian paraît tenter de rendre hommage. Le Rambo de Il Giustiziere Sfida la Città semble en effet s'identifier à l'homme sans nom de Pour une Poignée de Dollars (on remarquera d'ailleurs l'approche sensiblement similaire des deux longs-métrages en matière de récit) pour sa nonchalance et le cigare qu'il conserve sans cesse coincé entre les lèvres et et l'inspecteur Harry Callahan de Dirty Harry pour ses méthodes expéditives. Retirez les rues vallonnées de San Francisco du premier et le désert mexicain du second et vous obtenez une version rurale et transalpine de ces deux classiques du septième art.
Umberto Lenzi a l'art de mettre en scène des courses poursuite palpitantes et des bagarres énergiques. Tomas Milian possède suffisamment de charisme pour nous faire (presque) oublier les personnages dont le sien s'inspire et l'intrigue est constituée de suffisamment de rebondissements pour que l'on ne s'y ennuie pas une seconde. Bien moins violent et graphiquement sanglant que d'autres poliziottesco, le scénario de Il Giustiziere Sfida la Città est l’œuvre de Vincenzo Mannino. Un excellent polar...

samedi 20 juin 2015

Le Dossier Rose de la Prostitution de Rino di Silvestro (1974)




Un porno sur Cinémart ? Et pourquoi pas ? Et comme pour justifier ici la présence de ce Dossier Rose de la Prostitution signé par le cinéaste italien Rino di Silvestro, disons que cette œuvre n'est pas au départ qu'un prétexte à étaler à l'écran des scènes de sexe très explicites (ah oui?) mais avant tout un giallo, genre largement représenté sur Cinémart. Et puis merde, quoi. Un porno, c'est encore du cinéma. Et même si les acteurs y jouissent véritablement, les femmes qu'il chevauchent ne simulent-elles pas l'orgasme ? Enfin, espérons-le pour elles.
Gisèle, jeune et jolie jeune femme qui se prostitue depuis peu est la victime d'un tueur. Le lieutenant Varale enquête aux cotés de son plus proche collaborateur sur le réseau de prostitution dans lequel la victime travaillait. Les collègues de Gisèle sont interrogées, tout comme le maquereau de la jeune femme qui devant les enquêteurs se fait passer pour le fiancé.

Voilà comment débute cette œuvre dont le titre alléchant semble promettre de décortiquer l'univers de la prostitution. Pourtant, malgré un début prometteur qui ne va durer qu'une dizaine de minutes, le film plonge dans un étrange mélange porno/giallo. Les premières scènes de cul (il n'y a pas d'autres mots pour définir le contenu des scènes de sexe) sont plutôt soft, et il faut en réalité attendre vingt-sept ou vingt-huit minutes pour assister à une partouze où fellations, cunnilingus, pénétrations et orgasmes sont explicitement filmés.

Ce que l'on a l'habitude de reprocher au cinéma pornographique, c'est le manque de moyens communément accordés au scénario. En général, on invente une histoire qui tient debout cinq minutes puis on assiste à une succession de scènes hard entrecoupées de minuscules passages censés rappeler au spectateur les dessous d'un récit plutôt fadasse. En lançant ce Dossier Rose de la Prostitution qui mêle donc giallo et pornographie, on est en droit d'espérer qu'une fois n'est pas coutume, l'accent sera mis sur l'histoire, les scène de cul étant alors relayées au second plan. Un faux espoir on le sait bien puisque ces dernières servent toujours dans ce genre de récit à remplir les vides sidéraux qui séparent un passage du scénario originel du suivant. Et c'est bien là l'un des deux points les plus navrants du film de Rino di Silvestro. Outre un montage chaotique qui mélange par la suite plusieurs histoires dont une romance ridicule entre un jeune beau gosse prénommé Antonio (Paolo Giuusti) et une prostituée surnommée Primavera un peu fanée (Maria Fiore), et le récit d'une vengeance dont les responsables d'un viol vont faire les frais, le film est un foutoir sans nom.

Mais rien de grave à cela puisque dans porno/giallo, il y a porno. Et justement, concernant cet aspect de l’œuvre, le bât blesse ici aussi. Le cul est triste, les formes sont flasques et les sexes auraient mérité d'être glabres plutôt que d'être pourvus d'autant de poils. S'aventurer dans ces territoires qui visiblement ne sont plus vierges depuis des lustres devient alors un chemin de croix pour ces caméras dont les porteurs sont de véritables manchots. Les acteurs ont l'air d'y croire aussi forts que les supporters d'une équipe de football qui perd trois-zéros et à laquelle il ne reste plus que deux minutes pour revenir au score. Quand aux doublages, ceux des scènes de sexe sont à l'image des souvenirs de celles que l'on a pu découvrir étant adolescents dans les années quatre-vingt. On croirait presque voir les doubleuses se vernir les ongles, assises devant l'écran projetant le film, tout en poussant de petits cris de chatons que l'on étrangle.

Vous l'aurez compris, Dossier Rose de la Prostitution et un ratage complet. Dans le top dix des plus mauvais gialli, il aurait sa place parmi les trois premiers, tout comme dans un classement identique mais cette fois-ci réservé au porno. En fait, Dossier Rose de la Prostitution n'est ni un véritable porno, et encore moins un giallo. C'est un ovni qui contrairement à la plupart des œuvres atypiques ne mérite à aucun moment qu'on lui accorde le moindre intérêt. A jeter aux ordures...
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