Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


Affichage des articles dont le libellé est Greydon Clark. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Greydon Clark. Afficher tous les articles

mardi 22 juillet 2025

Blaxploitation : Black Shampoo de Greydon Clark (1976) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Il est amusant de constater combien l'on peut avoir parfois de choses à dire au sujet d'une œuvre qui n'a en réalité que très peu d'intérêt. Et c'est bien le cas au sujet de Black Shampoo de Greydon Clark ! Un film de Blaxploitation, encore un, et dont le titre, emprunt d'une propension à définir certains de ses contours, n'a d’équivoque que la mystérieuse légende dont il me semblait qu'il était auréolé. À le voir écrit partout où mes yeux se posèrent, au beau milieu de n'importe quel post dressant la liste des films entrant dans cette catégorie à découvrir avant de mourir, Black Shampoo est une authentique douche froide. Mais, alors qu'en ces temps de rude chaleur, rien ne paraît être plus compatible que l'idée d'en prendre une lors des plus insoutenables hausses de températures, le film nous fige. Dans l'attente d'y voir tout d'abord durant les quarante premières minutes, autre chose que les ébats répétés de notre héros incarné par John Daniels, lequel transforme l'arrière salle de son salon de coiffure en lupanar ! Ancêtre des salons de massage où contre quelques billets de plus de jolies jeunes femmes vous procurent un surcroît de plaisir, l'enseigne de Jonathan est tenue par deux folles dont la première est peroxydée et la seconde vêtue d'un costume rose bonbon ! Deux caricatures gay qui auraient de nos jours fait monter sur leurs grands chevaux des vagues de LGBT gauchisés si seulement le long-métrage n'entrait pas dans la catégorie des films de Blaxploitation (entre communautés dites ''minoritaires'', il faut effectivement savoir se serrer les coudes). En dehors de ressembler à un Lou Ferigno (la série L'incroyable Hulk) ni blanc, ni vert mais ''black'', John Daniels est surtout considéré ici comme un étalon noir. Ses clientes frétillant de la moule comme de jeunes adolescentes agitées par leurs premiers émois sexuels, celles-ci débarquent au salon le cheveu en bataille, non pas pour se refaire le brushing ni même se faire shampouiner mais bien pour retrouver ce beau mâle qui dépasse allégrement d'une tête tous ses amis et opposants pour trouver entre ses bras la volupté que leur conjoint semble leur refuser. Un an après avoir incarné le Baron Noir dans The Candy Tangerine Man de Matt Cimber, l'acteur troque son costume de proxénète pour celui de ''garçon-coiffeur'' testostéroné capable de calmer sa furie en allant frapper à la porte d'une cliente et ainsi la culbuter devant la façade de sa propriété...


Sacré polisson que ce Mr. Jonathan qui entre quelques massages dont il est le seul à avoir le secret cherche à délivrer la jolie Brenda St. John, jeune panthère noire dont il est tombé sous le charme, incarnée par la longiligne Tanya Boyd qui la même année sera à l'affiche d'Ilsa, gardienne du harem de Don Edmonds avant d'interpréter le rôle de Genelva dans la série Racines de Marvin J. Chomy, John Erman, David Greene et Glibert Moses l'année suivante. Comme bon nombre des figurantes, la jeune femme se fout à poil en toutes occasions, permettant ainsi au spectateur de se rincer l’œil à diverses reprises. Même lorsque cela ne tient pas exclusivement aux séquences lors desquelles Brenda et Jonathan éprouvent le besoin de se blottir dans les bras l'un de l'autre. L'antagoniste du récit est une fois encore l'homme blanc et se rapproche du rôle que tenait quatre ans auparavant l'acteur Paul Stevens. Sauf que le gangster n'a ici pas la même saveur, le même charisme, la même propension à figurer le Mal dans toute sa puissance et sa domination. De facture relativement classique, le scénario de Greydon Clark et Alvin L. Fast est si faible que durant une bonne moitié du récit, on passe davantage de temps à dénicher ce qui, dans la bande originale de Gerald Lee, pourrait nous faire regretter de ne pas l'avoir chez nous sur support vinyl ! Entre soul, funk et jazz, l'on a droit à quelques instrumentaux typiques de la Blaxploitation ainsi que deux ou trois chansons interprétées par des voix féminines. Concernant le réalisateur, après avoir signé cette bande proprement crapuleuse dévouée à la communauté afro-américaine et se terminant dans un bain de sang nettement plus graphique que le final de Massacre à la tronçonneuse que réalisa Tobe Hooper deux ans plus tôt, il faut savoir que Greydon Clark n'est pas un inconnu pour les amateurs de films d'horreur puisque quatre ans plus tard, il sera l'auteur du très sympathique Terreur Extraterrestre à l'origine duquel, à n'en point douter, s'inscrivit le scénario d'un certain Predator signé de John McTiernan. Réalisant ensuite une fausse suite à son film d'horreur et de science-fiction avec The Return, les amateurs de nanars connaissent bien le bonhomme puisqu'en 1988, celui-ci signa l'improbable nanar Uninvited, connu chez nous sous le titre le clandestin...

 

vendredi 31 mai 2024

Terreur extraterrestre de Greydon Clark (1980), les scènes coupées... puis réintroduites...

 


 

Retour sur l'une de ces petites productions américaines de science-fiction et d'horreur qui dans les années quatre-vingt firent le bonheur des magasins de location vidéo au format VHS. Dans cet article, il ne va pas s'agir de reprendre tout ce qui a déjà été écrit mille fois mais d'évoquer les quelques coupes qui furent effectuées à l'époque et qui ne furent disponibles dans notre pays que bien des années plus tard grâce à de nouvelles éditions comme celle proposée par l'éditeur Sidonis Calysta dès le mois d'août 2021 de Terreur extraterrestre, cette excellente série B qui ne fut objectivement rien moins que la principale source d'inspiration au mythique Predator de John McTiernan presque dix ans plus tard. Dans sa version intégrale, c'est presque quinze minutes de contenu supplémentaire qui nous sont proposées. Un quart-d'heure qui à l'époque n'avait pas été doublé en français et qui est donc désormais disponible en version originale sous-titrée. C'est donc au sujet des séquences qui ont subi le plus de coupes que nous allons parler et non pas des éventuels plans isolés qui peuvent avoir été rajoutés dans les récentes éditions du long-métrage de Greydon Clark. La première intervient à environ huit minutes après le début du film lorsque après que le panneau d'affichage de la station-essence du chasseur Joe Taylor (l'acteur Jack Palance) soit visible à l'écran, le plan suivant ne s'inscrit donc plus directement à l'intérieur du magasin délabré du propriétaire mais dans les toilettes attenantes. L'occasion pour la jeune Sandy (Tarah Nutter) de rencontrer pour la première fois le sergent Fred Bobbs (Martin Landau) dans les toilettes des hommes, un ancien soldat obnubilé par la présence des extraterrestres. L'occasion également d'y découvrir tagué sur l'un des murs la phrase que ne cessera pas de citer le personnage durant le récit : ''No chance, no help, no escape''. Suit tout juste après une séquence lors de laquelle les compagnons de la jeune femme, Greg (Christopher S. Nelson) et Tom (David Caruso) prennent de l'essence, ce dernier interrogeant le premier sur ce qu'il pense de Sandy avant que celle-ci et son amie Beth (Lynn Theel) ne réapparaissent à l'image. L'on découvre alors un Tom proposant aux autres de ne payer l'essence qu'ils viennent de mettre dans le van avant que les autres ne le contraignent de changer d'avis...


La seconde séquence réintroduite dans la version intégrale se situe aux abords des lieux où un père et son fils furent attaqués par les étranges créatures volantes de forme circulaire dotées de dents voraces et d'appendices pénétrant la peau au tout début du film. L'on découvre un groupe de scouts dont le chef interprété par l'acteur Larry Storch se sépare un instant des jeunes membres après leur avoir fait un cours sur une tribu d'indiens. Quelques instants plus tard, celui-ci découvre le camping-car des deux premières victimes avant d'être à son tour attaqué par les même créatures volantes. S'ensuit la fuite des jeunes scouts lors de l'apparition hors-champ de l'extraterrestre visible uniquement sous forme d'ombre. Cette séquence objectivement bien trop longue et il faut le reconnaître, plutôt inutile permet surtout de justifier la présence du corps du chef des scouts dans la cabane que découvriront très prochainement Greg et Sandy. Cependant, un détail relativement intéressant donne tout son sens à cette séquence. En effet, comme cela arrive parfois lors de l'intrusion de phénomènes liés aux ovnis, l'usage par le chef des scouts d'une boussole dont l'aiguille censée donner le nord s'affole met en lumière des perturbations électromagnétiques. Un indice qui sera d'ailleurs reproduit lors de la prochaine séquence réintroduite dans cette version intégrale et qui interviendra quelques minutes plus tard lorsque Greg et Sandy seront isolés de leurs amis Tom et Beth...


Alors que les jeunes scouts prennent la fuite, nous retrouvons les quatre jeunes gens à bord du van et à destination d'un lac où ils ont l'intention d'aller se baigner. Contrairement aux avertissements de Joe Taylor qui leur déconseillait de se rendre au lac, dans cette troisième séquence coupée à l'origine, nous voyons Greg, Sandy, Beth et Tom se dévêtir pour aller faire un plongeon. Dans la version expurgée, il pouvait être de coutume de s'interroger face à ce curieux montage qui montrait directement Greg et Sandy séparés des deux autres. En effet, entre leur arrivée aux abords du lac et l'horrible découverte de leur cadavre dans la cabane servant de garde-manger à l'alien, Beth et Tom disparurent totalement de l'image. L'on comprend désormais pourquoi le groupe s'est retrouvé scindé en deux. Gênés par un Tom et une Beth batifolant dans les eaux du lac, Greg et Sandy choisissent d'aller faire une petite balade dans les alentours. Doté d'un poste de radio, Greg ne parvient pas à obtenir la moindre source de diffusion. Ce qui ramène bien évidemment aux mêmes événements que ceux ayant eu lieu quelques instants auparavant lors de l'usage de la boussole par le chef des scouts. L'on retrouve pour la dernière fois Tom et Beth bien vivants, allongés et s'embrassant sur une serviette de plage, puis retour de leurs deux amis qui constatent qu'ils ont disparu... En à peine une demi-heure, la version intégrale propose donc de réintroduire presque un quart-d'heure de long-métrage supplémentaire donnant pour la plupart un sens au récit. Le reste du long-métrage prendra alors la forme de l’œuvre telle que les plus anciens d'entre nous la découvrirent à l'époque de sa sortie dans les années quatre-vingt...

 

jeudi 8 juin 2023

Skinheads de Greydon Clark (1987) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

 

Sacré numéro que Greydon Clark dont on se souviendra sans doute de la capacité à marquer l'histoire du septième art tout en étant l'auteur de bandes horrifiques conçues avec de faibles moyens mais avec un amour immodéré pour son travail. En 1980, il réalise Terreur Extraterrestre qui jusqu'à ce jour est considéré comme le brouillon de Predator que réalisera John McTiernan sept ans plus tard. Notons d'ailleurs que dans l'un comme dans l'autre, c'est l'acteur américain Kevin Peter Hall qui incarnera la créature extraterrestre. Mélangeant scienc-fiction, horreur et épouvante, Terreur Extraterrestre est une sympathique petite série B qui aujourd'hui encore fait son petit effet. Culte ! Comme l'est également pour d'autres raisons Le clandestin que le réalisateur tournera sept ans plus tard. L'un des plus fameux nanars de l'histoire du genre dans lequel un chat démoniaque s'en prenait au propriétaire d'un yacht et à ses hommes. Œuvre relativement indescriptible, Le clandestin est un nanar mythique ! Deux ans plus tard, Greydon Clark revient avec Skinheads. Auteur du scénario avec David Reskin, le réalisateur met en scène deux jeunes gens qui après avoir été les témoins d'un massacre perpétrés sur les amis de l'un d'eux et sur la propriétaire d'un snack vont devoir fuir une bande de skinheads à la tête duquel se trouve Damon (l'acteur Brian Brophy). Prônant la suprématie de la race blanche sur les noirs et les juifs, raciste et passablement allumé, il va pousser ses compagnons à s'enfoncer dans une forêt où Amy (Elisabeth Sagal) et Jeff (Jason Culp) viennent de se cacher afin d'échapper à leurs poursuivants. Ces derniers croiseront en outre la route d'un certain Huston, un ancien vétéran de la seconde guerre mondiale qui acceptera de leur apporter toute l'aide dont ils auront besoin face aux ''crânes rasés'' dont le seul but sera de retrouver les témoins du carnage dont Damon et ses acolytes se sont rendus responsables. Skinheads est une sorte de Survival en pleine nature (plus ou moins hostile comme le montrera la présence d'un ours brun qui ne fera que passer). Comme à son habitude, Greydon Clark attire dans ses filets une vedette du cinéma en la personne de Chuck Connors. C'est d'ailleurs ce dernier qui incarne le vétéran Huston...


Après Jack Palance, Martin Landau, Cameron Mitchell et Neville Brand dans Terreur Extraterrestre, après Jan-Michael Vincent, Cybil Sheperd, Raymond Burr et une fois encore Martin Landau et Neville Brand dans The Return qui est considéré comme la suite de Terreur Extraterrestre et après George Kennedy et Clu Gulager dans Le clandestin, c'est donc au tour de Chuck Connors de donner la réplique aux protagonistes de ce long-métrage qui reste malheureusement relativement faiblard malgré un contexte qui sur le papier promettait d'être un véritable brûlot sur le phénomène des skinheads mais qui au final se montre bien timide. Il faut dire que les interprètes sont majoritairement mauvais. Brian Brophy en fait des caisses sans être jamais véritablement crédible tandis que la bande d'abrutis qu'il traîne derrière lui est traitée de manière si caricaturale que l'on passe davantage de temps à sourire devant l'attitude de Brains (Dennis Ott), un parfait dégénéré du bulbe, un crétin des Alpes, et comme le dirait un certain Patrick Sébastien, le résultat de parents qui auraient jeté le fœtus pour élever le placentas ! C'est d'ailleurs en partie le comportement de ce débile profond qui retient d'abord l'attention car Skinheads n'est au fond qu'une succession de séquences qui se répètent jusqu'à la nausée... et jusqu'à l'ennui. Et lorsque surviennent les quelques affrontements entre les skinheads et leurs proies, c'est la désillusion. Il suffit d'assister par exemple à la scène lors de laquelle le chef du gang se bat avec l'un de ses compagnons pour se rendre compte à quel point le film failli dans quasiment tous ses aspects. C'est mou au point d'en devenir ridicule. Comme cette séquence qui à un moment met en scène l'un des voyous crucifié et dont les clous enfoncés dans les paumes de ses mains bougent au rythme de ses gesticulations. Notons que parmi les skinhead se trouve Frank Noon qui fut le batteur de la formation The Next Band, un groupe de rock britannique dont la carrière débuta en 1978 avant de prendre fin quatre ans plus tard. Notons également la présence de l'actrice Barbara Bain dans le court rôle de la propriétaire du snack, Martha. Épouse de Martin Landau entre 1957 et 1993, elle fut surtout célèbre pour ses participations aux mythiques séries télévisées Mission Impossible entre 1966 et 1969 et Cosmos 1999 dans laquelle elle incarna le rôle du docteur Helena Russell entre 1975 et 1977...

 

mercredi 2 mars 2022

Wacko de Greydon Clark (1982) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Les comédies parodiques sont des longs-métrages qui se comptent par centaines et qui traversent le septième art depuis des décennies. Bud Abbott et Lou Costello en ont fait leur fond de commerce en parodiant par exemple un certain nombre de mythes du cinéma fantastique (Bud Abbott and Lou Costello Meet Frankenstein en 1948, Abbott and Costello Meet the Invisible Man en 1951, Abbott and Costello Meet Dr. Jekyll and Mr. Hyde en 1953, etc...), Jerry Lewis et Roman Polanski leur emboîtant le pas avec, respectivement, Docteur Jerry et Mister Love en 1963 et Le bal des vampires en 1967, Mel Brooks empruntant également le concept notamment à travers Young Frankenstein en 1974 ou Spaceballs en 1984. Sans oublier la troupe d'humoristes britanniques Monty Python qui mit en scène et interpréta le mythique Monty Python : Sacré Graal ! en 1975 et bien sûr, les plus célèbres et productifs de tous : le trio formé par les frères David et Jerry Zucker et Jim Abrahams qui seront surtout connus sous l'acronyme ZAZ ! Trois hommes auxquels l'on devra les classiques de la comédie parodique que seront les films Y a-t-il un pilote dans l'avion ? en 1980, Top secret en 1984, Y a-t-il quelqu'un pour tuer ma femme ?, chacun y allant également de sa carrière solo. Jim Abrahams avec Quand les jumelles s'emmêlent en 1988), David Zucker avec Y a-t-il un flic pour sauver la reine ?, la même année ou son frangin Jerry qui lui, optera pour un changement radical de style en réalisant notamment le très beau film d'amour fantastique Ghost en 1990 avec Patrick Swayze, Demi Moore et Whoopi Goldberg. D'autres s'engouffreront par la suite dans le genre parodique avec plus ou moins de bonheur et de succès parmi lesquels la franchise Scary Movie dont le réalisateur, scénariste, producteur et acteur américain Keenen Ivory Wayans réalisera les deux premiers volets en 2000 et 2001...


Parmi la liste tentaculaire de longs-métrages s'inscrivant dans le même courant, on trouve des œuvres demeurées sur grand écran, inédites dans notre pays. Et parmi elles, un certain Wacko dont l'auteur Greydon Clark n'était pourtant pas coutumier du fait. Car en effet, si ce nom n'est pas inconnu des amateurs de cinéma d'horreur et d'épouvante, c'est parce qu'il fut en outre l'auteur de quelques sympathiques bobines horrifiques dont Terreur extraterrestre (Without Warning) en 1980 fut sans doute la plus réussie et demeure la plus connue de ses réalisations. À moins que les amateurs n'aient surtout retenu de sa carrière, le nanardesque Le Clandestin (Uninvited) qu'il réalisa huit ans plus tard. Un véritable OFNI, célébré par les amateurs de films Z, lequel demeure sans doute involontairement drôle. En somme, presque une parodie inconsciente. Mais pour revenir au genre qui nous intéresse ici il faut savoir qu'en 1983, Greydon Clark se rendit coupable d'une parodie de film d'horreur à tendance Slasher relativement étonnante. Un long-métrage difficile à aborder dans sa globalité puisqu'il ''bénéficie'' d'un engorgement en matière de gags qui pourra paraître, du moins pour les non initiés au genre parodique, comme parfaitement indigeste. En effet, dès le préambule en forme de flash-back nous présentant un tueur au visage planqué sous une citrouille préalablement vidée de sa chair à l'aide d'un couteau à la lame particulièrement impressionnante, un individu armé de surcroît d'une tondeuse en guise d'arme de prédilection, Greydon Clark met en scène une somme conséquente de situations parfaitement grotesques dont le degré de drôlerie semble tout d'abord à la portée du public américain...


Les spectateurs français, plus enclins à savourer tout d'abord l'humour autrement que sous sa forme littéraire (Le diner de cons de Francis Veber en 1998, Le prénom d'Alexandre De La Patellière et Matthieu Delaporte en 2011, ou d'une manière plus général, le cinéma de Michel Audiard ou de Bertrand Blier etc...) pourront avoir du mal avec l'humour typiquement américain reposant d'abord sur le visuel et la gestuelle. Le concept adopté par Greydon Clark semble cependant avoir un avantage. En adoptant la multiplication des gags aux dépends d'un récit au scénario ultra simple, le réalisateur et ses scénaristes Dana Olsen, Michael Spound, Jim Kouf et David Greenwalt permettent à leur public d'y trouver son compte en matière de trouvailles quelque soit son niveau d'exigence en matière d'humour. Wacko s'avère tout de même très bête. Une légion de gags qui tombent parfois très bas et dont l’efficience est souvent absente. Quelques running gags mettant en scène l'acteur George Kennedy dans le rôle de Mr. Docteur Graves, le père de l'héroïne Mary interprétée par l'actrice Julia Duffy et époux de Mrs. Docteur Graves incarnée quant à elle par Stella Stevens. Chacun y trouvera matière à rire ou à s'affliger devant ce spectacle parfois indigent. Sûr que certains ne pourront s'empêcher de s'esclaffer pendant que d'autre regarderont l'écran en chien de faïence. L'acteur Joe Don Baker tire cependant son épingle du jeu dans le rôle de l'inspecteur passablement usé, Dick Harbinger. Pour le reste, Wacko est un imbroglio de séquences humoristiques foutraques dont l'accumulation s'avère souvent difficile à avaler...

 

lundi 28 mai 2018

Vidéotopsie numéro 16 de David Didelot (Réédition)




Jouir de ce seizième numéro de Vidéotopsie revêt pour moi autant d'importance que d'avoir tenu entre les mains le numéro dix-huit consacré à la saga Amityville. Parce que Greydon Clark. Parce que Terreur Extraterrestre. Parce que ces deux seuls éléments me renvoient aux fabuleuses années quatre-vingt, et à cette journée fatidique où, enfermé dans l'appartement d'un ami puant l'urine d'une quinzaine de chats (l'appart, hein ! Pas mon ami), trois potes et moi avons découvert pour la première fois, cette petite bande de science-fiction horrifique qui l'air de rien, allait m’obséder durant le quart de siècle qui allait succéder à cette journée.
Ce seizième numéro sorti à l'origine en septembre 2015 offre un contenu toujours plus touffu, toujours plus éclectique, toujours plus passionnant. En préambule, David Didelot rend un très bel hommage à l'une des plus grandes icônes du fantastique dans son édito : l'immense et regretté Christopher « Dracula » Lee. Dès la quatrième page, on en vient aux choses tout aussi sérieuses et évidemment, tout aussi cruelles puisque Augustin « Rigs Mordo » Meunier (qui n'est autre que le Papa de l'excellent site Toxic Crypt) s'intéresse de très près à ces bandes qui ont disparu de la surface de la Terre, brûlées lors d'incendies, volontairement détruites, ou tout simplement abîmées par le temps... des film devenus invisibles, fruits d'un fantasme à jamais inassouvi, ravivé par un Augustin dont les connaissances en la matière donnent le vertige. En 22 pages, ce dernier donne le ton d'un numéro plein de promesses.

On poursuit ensuite avec les « Reviews bis ». un pavé lourd de quarante-six pages consacrées au cinéma bis, évidemment, sous toutes ses formes. Un condensé de ce que l'on pouvait dénicher durant l'âge d'or des vidéoclubs et dont il ne reste malheureusement guère plus que les rédacteurs du fanzine que je tiens entre les mains pour nous faire revivre ces heures de gloire où mettre la main sur une jaquette sexy et (ou) débordant d'hémoglobine était le but recherché.
Dans ce numéro 16, les rédacteurs Laurent Dufour, David Didelot, Frédéric Durand, Simon Laperriere, Didier Lefevre, Michel Tabbal, Aristide Fouchtra, Yohann Chanoir, Adrien Vaillant, Christophe Gaquiere, Augustin Meunier, Patrick Callonnec et Jérome Pottier nous font voyager à travers la planète. Le voyage débute en France avec un film adapté d'un ouvrage de Kurt Steiner, et l'on croisera ensuite la route de Brigitte Lahaie et d'Anny Duperey, cette dernière étant alors confrontée à un démon de pacotille dans le pourtant sympathique Le Démon dans l'Île de Francis Leroi. Ensuite direction l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, le Japon, le Royaume-Unis, la Corée du sud, la Chine, les Philippines, le Brésil, et même les États-Unis auxquels une large place est offerte. Viol, tortures, sexe, Diable, Giallo, Post-apocalyptique, mélange improbable des genres, vampirisme (ici, la partie de Yohann Chanoir avec pas moins de trois films), cannibales, zombies, SS (!!!), inquisition (excellent article de Christophe Gaquiere consacré à La Marque du Diable), pseudo-exorciste, crabes meurtriers, et plein d'autres choses encore avec, après le porno de Ferrara dans le précédent numéro, celui de William « Maniac » Lustig, The Violation of Claudia. De quoi ne surtout pas mourir idiot !!! Petite mention spéciale pour l'article d'Aristide Fouchtra consacré à L'Amour au Club, provoquant d'énormes éclats de rire (les murs de mon salon en tremblent encore).

L'article suivant, lui, Claude Gaillard l'a consacré au cinéma du producteur, scénariste et réalisateur américain Fred Olen Ray. Un type qui réalisa beaucoup plus de longs-métrages qu'il ne m'était autorisé à penser jusqu'à la lecture de ce très enrichissant quatuor de pages nous apprenant notamment que le bonhomme fut un adepte de la 'démerde' lorsqu'il s'agissait d'utiliser des décors réservés sur plusieurs jours pour non pas un seul long-métrage, mais deux. De quoi optimiser le rendement et réduire la facture. Sacré Fred, auteur du cultissime Hollywood Chainsaw Hookers dans lequel jouait la band[CENSURE]te Linnea Quigley du Retour des Morts-Vivants de Dan O'Bannon.

Patrick Callonnec s'entretient ensuite avec Véronique Djaouti Travers, la plus proche assistante du cinéaste français Jean Rollin, si bien cachée dans l'ombre qu'elle demeurait jusque là inconnue de votre serviteur. Une approche particulièrement originale en forme d'interview aux questions courtes mais aux réponses vertigineusement longues prouvant la grande passion de cette fidèle photographe de plateau, assistante réalisatrice et actrice à l'occasion. Une rencontre et une passion dont nous fait profiter Véronique durant les quelques vingt pages suivantes. D'autant plus que comme l'indique le titre de cet article (Dans l'ombre de Jean Rollin) et contrairement à ce que certains (dont moi) pourraient croire au premier abord, ce long partage est avant tout centré sur la personnalité de Véronique qui apparaît alors d'une grande sensibilité et très loin d'être attirée par la lumière (d’où sa propension à se tenir dans l'ombre du cinéaste). On en apprend davantage sur l'une et sur l'autre. De leur rencontre en 1990, démarrant par la lecture de deux ouvrages de Jean Rollin (les amateurs de feu la collection Frayeurs connaissent forcément les romans vampiriques du bonhomme), leur première collaboration 'téléfilmique' à laquelle l'on raccrochera l'épouvantable expérience avec un producteur véreux, jusqu'à la participation de Véronique en tant qu'actrice sur plusieurs tournages que la jeune femme vécu avec beaucoup de difficultés. Au fil de l'interview, on s'attache à ce personnage, pendant féminin d'un Jean Rollin tellement confiant qu'il désira lui confier l'administration de sa société de production, Les Films ABC. Passionnante de bout en bout, cette longue entrevue avec Patrick Callonnec nous offre pour la première et peut-être unique fois l'opportunité d'en savoir un peu plus sur la plus proche collaboratrice de Jean Rollin...

Passionnant de bout en bout, oui, mais aussi émouvant à en verser des containers de larmes, et sans nul doute la pièce maîtresse de ce Vidéotopsie numéro 16. Un climat de nostalgie que l'on aura pourtant peut-être du mal à retrouver lors de la seconde interview, toujours effectuée par Patrick Callonnec, se penchant cette fois-ci sur la monteuse Janette Kronegger. L'intitulé de cet article demeure toujours le même mais trompe quelque peu sur la marchandise puisque Jean Rollin n'y est effectivement évoqué que très superficiellement.

Après un très intéressant journal de bord retraçant le contact qu'eut Christian Valor avec la légendaire actrice suédoise Christina Lindberg du non moins cultissime Thriller (Michael Jackson n'ayant rien à voir dans cette affaire) durant un séjour de quatre jours à Paris, David s'entretient quant à lui avec BB Coyotte, un amateur de punk-rock qui très vite désertera le cercle familial pour voler de ses propres ailes (vu le comportement de son père, volage, et de ses grands-parents, pétainistes, on comprend aisément). Direction l'Angleterre, et découverte, comme le bonhomme l'exprime lui-même, du « punk, du reggae, du ska, du hard rock, et des cheveux oranges et verts »...
C'est une véritable plongée au cœur des années quatre-vingt auquel le lecteur a droit. BB Coyotte partage son expérience britannique, ses rencontres humaines et ses découvertes musicales. Puis retour en France. Les concerts, les associations, de nouveaux contacts, et l'étonnant récit rattachant les tatouages dont une partie de son corps est recouverte. David questionne BB Coyotte sur d'autres domaines, permettant ainsi de découvrir un homme qui derrière son look de... néo-métalleux se révèle attachant et surtout très proche de l'image que certains d'entre nous se faisaient à l'époque (les années quatre-vingt) du type sachant faire la fête tout en conservant un certain sérieux lorsqu'il s'agissait de mettre les mains dans le cambouis. Je sais pas si je suis clair !!! L'interview est accompagnée de diverses planches de dessins effectués par BB Coyotte lui-même.

Pour clore ce seizième numéro de Vidéotopsie, les rubriques habituelles Et Pour Quelques Infos de Plus et un Rayon Fanzines assez touffu. En troisième de couverture, David Didelot n'oublie pas de rendre un dernier hommage à l'immense Christopher Lee en lui offrant une pleine page. Comme d''hab', un numéro indispensable pour tout amateur de cinéma bis et pour les autres également. Et pourquoi pas, peut-être David et son équipe auront-ils éveillé quelques consciences trop obtuses dénigrant habituellement le genre qui nous intéresse ici ?

à suivre, Vidéotopsie numéro 17 (Réédition)

Mouarf ! Moi qui ouvrais cet article sur Greydon Clark, j'allais oublier d'en parler. Comme si cette obsession vieille de plus de vingt-cinq ans avait de plus, provoqué comme une amnésie partielle à la lecture de cet ouvrage de référence en matière de cinéma bis. Greydon Clark, alors, oui, bien entendu, le bonhomme derrière Terreur Extraterrestre et son immonde suite The Return (enfin, il parait que c'est la suite), et du plus infâme encore, Le Clandestin (et pourtant, Dieu sait que j'aime les chats). Une filmo que je ne croyais pas si touffue, si hétéroclite, et un cinéaste apparemment acquis à la cause féministe et anti-raciste. Un type très bien au final. A tel point qu'on lui pardonnera une filmographie en dents de scie. Merci à Thomas Roland pour cette biographie consacrée à un cinéaste que les amateurs de séries B connaissent forcément...

mercredi 19 juillet 2017

Hommage à Martin Landau: Terreur Extraterrestre de Greydon Clark (1980)



Il y a des films sur lesquels on n'a pas forcément envie de s'étendre. De petites productions horrifiques tout droit venues des États-Unis qui ne feront jamais d'ombre aux grands classiques. Et pourtant, c'est souvent lorsqu'en pleine nuit le sommeil est agité, et que l'on a des myriades de films à chroniquer qu'une idée pas forcément intelligente nous vient à l'esprit: Donner vie à une nouvelle section. Consacrée à ces petites productions que l'on partageait entre potes il y a de nombreuses années. Cette "terreur extraterrestre" ("Without Warning" dans la langue de Shakespeare) nous plonge en pleine campagne américaine. Là où les adolescents aiment se retrouver. Et comme dans toute bonne pellicule sanguinolente, on y croise un binôme immature que l'on ne regrettera pas voir servir de diner à la créature du film. Il y a aussi les deux héros du film. Deux autres jeunes personnes qui regrettent sûrement d'avoir mis les pieds dans cette bourgade habitées par des bouseux. Il faut dire que Sandy et Greg ne s'attendaient certainement pas à tomber sur un type de la trempe de Fred "Sarge" Dobbs (l'excellent Martin Landau) en pénétrant dans le seul bar de ce trou perdu. Un shérif tout droit sorti de l'asile et qui radote son passé militaire. Un vrai dingue paranoïaque avec lequel nos deux jeunes gens vont avoir maille à partir. 
 
Car le bonhomme semble être au courant d'un fait dont les habitants du coin se gaussent. Un alien a posé son vaisseau dans les environs pour s'adonner à sa passion: la chasse à l'homme. Beth et Tom, les deux amis de Sandy et Greg, en ont déjà fait les frais. Pendus dans ce qui semble être le garde-manger de l'hostile extraterrestre; leur corps se désagrègent à la vitesse de ceux qui les ont déjà précédés. Lorsque Sandy et Greg tombent sur les cadavres de leurs amis, ils prennent la fuite et tombent justement sur le bar dans lequel le shérif Dobbs partage une partie de billard. Et c'est ici que les véritables problèmes débutent pour les adolescents.


Si Greydon Clark reste chez nous un parfait inconnu, il suffit de se rendre sur son site officiel ou sur Wikipedia pour constater qu'il s'agit d'un cinéaste, producteur, scénariste et acteur plutôt prolifique. Sauf qu'ici, on a plutôt affaire avec un cinéma fast-food. Aussi vite vu, aussi vite oublié.  
Pourtant le réalisateur semble y croire. Ou sinon, pourquoi embaucher des acteurs de la trempe de Neville Brand (le tueur cinglé du morbide "Eaten Alive" de Tobe Hooper) , Cameron Mitchell (pour une toute petite apparition au début du film), Martin Landau (qui malgré la pauvreté du scénario parvient à camper le seul rôle véritablement intéressant), ainsi que Jack Palance (qui joua dans de nombreux films dont pas mal de westerns). On croise même David Caruso dans un rôle des plus insipide avant qu'il ne se fasse connaître grâce à Abel Ferrarra et son excellent "King Of New-York" et surtout son personnage d'Horacio Caine dans la série à succès "Les Experts: Miami".


Greydon Cark surfe sur le succès du film de Ridley Scott "Alien, Le Huitième Passager" réalisé un an auparavant. Ici, pas de vaisseau, pas de planète aux paysages austères, pas de créature à la séduisante silhouette mais un alien qui ressemble à ses ancêtres des années cinquante-soixante. Un crâne bien plein mais des intentions primaires. On ne le verra qu'à la toute fin du film, ce qui ne pose pas vraiment de problème puisque le principal intérêt du film se trouve finalement dans la terreur qu'inspire Martin Landau auprès des deux jeunes héros. Si l'aspect général de l'alien est relativement sobre, on remarquera les armes qu'il emploie pour attaquer l'homme: En effet, plutôt que d'user d'armes sophistiquées, il lance sur ses proies d'étranges petites créatures qui figent leurs horribles excroissances dans la chair de leurs victimes avant de leur pomper le sang.


"Terreur Extraterrestre" se révèle être une toute petite production horrifique. Et si dès le départ on ne s'attend pas à un florilège d'effets-spéciaux et que l'on n'est pas trop regardant sur le scénario, il se peut que l'on passe un moment agréable d'autant plus que le film parvient à distiller un certain malaise à une ou deux reprises.

lundi 1 juin 2015

Le Retour de la vengeance des Nanars Du 7ème Art: Le Clandestin de Greydon Clark (1988)



Un chat, sujet d'expérimentations dans un laboratoire, parvient à s'en échapper et trouve refuge sur un bateau sur lequel s'apprêtent à naviguer Walter et Mike, deux truands. Sur le yacht deux jeunes et jolies jeunes femmes accompagnées de deux garçons montent également à bord. Le bateau, propriété de Walter, est piloté par Rachel, la fille d'un ancien collaborateur du truand.

Lors du voyage en mer, Walter tente d'abuser d'une des jeunes filles mais l'un des garçons lui vient en aide. Arrive alors Mike qui, s'en réfléchir, tire sur le jeune homme et le blesse à l'épaule. Avant qu'il n'ait eu le temps de faire feu à nouveau, une horrible créature l'attaque à la cheville et le fait vaciller. Lorsque le reste des voyageurs arrive dans la cabine, le monstre a disparu et le calme est revenu. Sauf que le garçon blessé perd l'usage de son bras et l cheville de Mike st en piteux état. Alors que la plupart des personne présente semble plus préoccupée par le sort du jeune garçon que par celui de Mike, la jambe et le ventre de ce dernier enflent bizarrement. Lorsque les autres constatent l'état du truand, c'est l'affolement. Mais il st déjà trop tard. L'homme meurt dans d'atroces souffrances et Walter décide de se débarrasser du corps en le jetant à la mer.

Tous se mettent alors d'accord pour traquer la bête qui rode sur le bateau tandis que Rachel, aidée par l'un des garçon encore valides, tente de réparer le moteur tombé en panne...

On savait Greydon Clark incapable de réaliser un GRAND film. On pouvait malgré tout espérer une œuvre au moins à la hauteur du prometteur et finalement très divertissant Without Warning. Pourtant, cet Uninvited réalisé en 1988 est en dessous de tout. Tellement mauvais que l'on dirait une production italienne mise en scène par le tâcheron Lamberto Bava. Pauvre George Kennedy qui est venu se fourvoyer dans ce nanar maritime.

Pour pallier à un scénario des plus basique, le cinéaste promène une brochette de filles en bikini accompagnées de deux jeunes garçon au quotient intellectuel de body-builder. On n'y croit pas un instant. D'ailleurs, à aucun moment l'on ne sursaute. Par contre, il arrive parfois qu'un rire tente de traverser notre gorge pour venir mourir entre nos lèvres. C'est pitoyable et pourtant, on regarde jusqu'au bout. Jamais dans l'espoir d'y entrevoir une éventuelle amélioration mais juste parce que le film est tellement mal joué, les effets-spéciaux tellement mauvais et le doublage tellement catastrophique que Uninvited agit finalement comme un hypnotique.

Veuillez laisser vos neurones à l'entrée du cinéma. Ici, ils ne vous serviront à rien. Le plus drôle est cette tentative désespérée de rapprocher cette... "chose" de la créature noire et monstrueuse de Ridley Scott. En effet, de la gueule béante du chat (Oops ! Spoiler!!!) sort un autre félin, version mutante, qui rappelle fortement la mâchoire amovible de l'Alien de Scott. Non en réalité le plus amusant, c'est cette maquette que l'on tente de faire passer pour un yacht et qui coule étrangement à la fin du film (re-spoiler!!!). Et même, ans faire trop d'effort, on trouve matière à se poiler encore davantage avec le doublage de l'accident de voiture au début du film. A se faire pipi dessus de rire. Oubliez donc cet Uninvited si vous êtes seul(e). Par contre, lors d'une soirée entre ami(e)s, il peut être une bonne option si l'on décide de se fendre la poire devant un bon petit nanar...
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...