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samedi 8 février 2025

Colpi di Luce/Light Blast de Enzo G. Castellari (1985) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 

 


Alors là, avec Colpi di Luce du réalisateur italien Enzo G. Castellari, on tient du lourd. Du très, très, très lourd que les amateurs de nanars vont aimer, adorer, aduler au point d'en faire, peut-être durant un temps, leur messe du vendredi soir après une semaine de travail éreintante. Le genre de réjouissance à mater entre potes sur un vieux poste de télévision à tube cathodique et sur support magnétique. Enzo G. Castellari, lequel a tâté du western (Tuez-les tous... et revenez seul! En 1968), du film de guerre (Sur ordres du Führer en 1969), de la comédie (La grande débandade en 1972), du film d'aventures fantastiques (Sinbad of the Seven Seas en 1989) mais aussi et surtout, de la science-fiction post-apocalyptique avec les deux volets de la franchise Les guerriers du Bronx en 1982 et en 1983 ou le film d'horreur avec le sous-Jaws, La mort au large. Renommé à l'internationale sous le titre Light Blast (que l'on traduira chez nous par Explosion lumineuse), Colpi di Luce met en scène l'acteur américain Erik Estrada. Et si ce nom ne parlera pas forcément à tout le monde, les plus anciens reconnaîtront sans mal celui qui interpréta le rôle de Francis ''Ponch'' Poncherello dans la série policière américaine CHIPs ! Désormais orphelin de son compagnon Jonathan ''Jon'' Baker (l'acteur Larry Wilcox) et abandonnant sa célèbre moto, c'est sous le nom de l'Inspecteur Ronn Warren qu'il enfourchera désormais des voitures de tous types lors de courses-poursuite aussi peu effrénées qu'interminables. Cela semble d'ailleurs ici l'un des principaux fonds de commerce du réalisateur italien, lequel consacre au moins la moitié de son long-métrage à faire traverser à son héros les rues de San Francisco...


On ne sait pas pas si Enzo G. Castellari a voulu faire son ''Henri Verneuil'' qui en 1971 avait semble-t-il établi un record de durée avec sa course-poursuite en voiture dans les rues d'Athènes d'une dizaine de minutes entre Jean-Paul Belmondo et Omar Sharif dans Le casse, mais à côté de cette mythique séquence, celles qu'accumule Colpi di Luce font vraiment peine à voir. La plus notable demeurant également la plus ennuyeuse d'entre toutes puisqu'elle clôt quasiment l'intrigue en s'étalant sur huit longues et très pénibles minutes. Le récit s'articule autour de l'ancien professeur de l'Université de San Francisco Yuri Svoboda qui depuis est devenu quelque peu ''zinzin'' et a conçu une sorte de canon laser capable de faire fondre tout type de matériaux ainsi que n'importe quel organisme vivant. Menaçant de détruire la ville si les autorités ne lui remettent pas rapidement une très grand somme d'argent, l'inspecteur Ronn Warren va donc se lancer à sa poursuite. Un canon à l'efficacité plus que redoutable. D'où quelques séquences gore (oui, oui) qui ne dégoûteront pas grand monde mais qui par contre risqueront d'en faire rire beaucoup d'autres. Les effets-spéciaux sentent le film fauché à plein nez. À dire vrai, des mannequins d'exposition auxquels ont été ajoutés diverses prothèses (sans doutes conçues à l'aide de cire) et qui une fois exposés à la chaleur font leur petit effet. Bien entendu, le résultat est comme le reste de l'intrigue : parfaitement raté. Daté, nanti d'une bande musicale ultra répétitive signée de Guido De Angelis et de Maurizio De Angelis typique des années quatre-vingt, la présence d'Erik Estrada n'offre absolument pas à Colpi di Luce un quelconque avantage par rapport à la concurrence. Son interprétation est plate, sans émotion (la mort de son épouse).


Mais bon, faut quand même avouer que l'on se marre (involontairement) beaucoup devant cette bobine qui a bien mal vieilli. Du bon gros Z italien comme on les bichonne. Des gunfights en veux-tu, en voilà avec à la clé, des victimes sans distinction de sexe et une explosion de tête originale lors d'un braquage de banque réalisé en ouverture de programme. Face à Erik Estrada, le grand méchant du film se nomme donc Yuri Soboda. C'est l'acteur italien Ennio Girolami qui l'interprète et malheureusement, le pauvre, l'antagoniste du récit manque franchement de charisme. Tout comme d'ailleurs Michael Pritchard qui incarne quant à lui le collègue de Ronn Warren, Swann. Et puis, quitte à évoquer des personnages dont le charme ne saute pas directement aux yeux, évoquons une fois de plus ce hold-up en ouverture de film et son braqueur carrément inapproprié. La promesse immédiate d'un long-métrage totalement nanardesque. Ce que viendra de surcroît confirmer le ''sublime'' doublage en français. Un modèle du genre pour tout amateur de séries Z et de nanars en puissance. Dans le genre, Colpi di Luce/ Light Blast ne fait peut-être pas partie des plus connus mais il demeure un essentiel que tout amateur se doit d'avoir découvert au moins une fois dans son existence. Vous êtes maintenant prévenus et n'avez donc plus aucune excuse...

 

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