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mardi 16 janvier 2018

Mutronics de Screaming Mad George & Steve Wang (1991) - ★★★★★☆☆☆☆☆



Mutronics, contraction plus que probable de Mutants et Électroniques, fut le second long-métrage en tant que principal réalisateur de Steve Wang et le premier et sans doute dernier de Screaming Mad George, pseudo sous lequel se cache l'originaire d'Osaka en Chine, Joji Tani, qui dès le milieu des années quatre-vingt et ce, jusqu'au début des années 2000 s'est surtout fait connaître pour ses délirants effets-spéciaux dans différents longs-métrages horrifiques. Et c'est bien là, le rapport entre ces deux cinéastes qui pour une fois seulement ont réalisé ensemble ce long-métrage inspiré d'une série de manga écrite et dessinée par Yoshiki Takaya, et éditée en 1985. Une suite signée par Steve Wang seul aux commandes verra la jour en 1994. Si même alors, le spectateur aventureux qui osera se lancer dans les premières aventures de ce héros qui malencontreusement est tombé sur une curieuse machine extraterrestre le transformant en super-héros demeurera ignorant des origines de ce film à petit budget produit par Brian Yuzna, il fera pourtant obligatoirement le lien entre le Guyver et les « metal heroes » japonais de son enfance.
D'une esthétique proche d'un X-OR de glorieuse mémoire, le Guyver est en effet constitué d'une armature métallique le recouvrant des pieds à la tête, cette dernière étant la source de l'unique point faible de son porteur, le jeune Sean Barker (interprété par Jack Armstrong).

Mutronics est un objet filmique presque non identifiable. Science-fiction, kung-fu, action, gore, comédie et délires visuels constituent le ciment d'une œuvre presque inclassable puisque improbable. Science-fiction d'abord, avec cette histoire de boite de pandore construite par une entité extraterrestre dont l'utilisation pourrait, entre les mains de personnes malintentionnés, avoir des répercutions pire que la bombe atomique. Heureusement pour l'humanité, c'est le jeune Sean Barker qui se l'approprie après qu'un scientifique l'ait perdu en cours de route après l'avoir dérobée dans le laboratoire de recherches des établissements Chronos appartenant à un certain Fulton Balcus. Ce dernier, incarné par David Gale (Re-Animator) étant le grand méchant du long-métrage, ses intentions au sujet du Guyver demeurent, elles, relativement sombres. Kung-fu et action, ensuite, car les combats orchestrés entre le Guyver et ses ennemis (sur lesquels nous reviendrons un peu plus loin) sont constitués de scènes de combats à mains (ou à pattes, c'est selon) nues. Les corps sont souvent projetés à des dizaines de mètres de haut et il n'est pas rares de voir les corps se relever même après une chute normalement mortelle. Des Respawn répétés qui laissent alors présager d'une œuvre jamais véritablement sérieuse et, au fond, familiale. Comédie et délires visuels enfin car le spectacle est totalement déjanté. Et même si chez nous, l'humour à l'américaine ne sera pas forcément efficiente, il n'est pas rare que l'on reste quoi devant cette débauche de scènes à humour pompier et absurde.

Les combats n'opposent plus un homme à d'autres de son espèce mais un super-héros à une poignée de créatures originaires de notre humanité mais qui dans l'ombre du laboratoire cité plus haut ont été les victimes innocentes (ou pas) d'un projet fou orchestré par Fulton Balcus. Autre aspect relativement incongru de Mutronics, son casting : Car pour accompagner les délires de Screaming Mad George et de Steve Wang, les cinéastes ont fait appel à des interprètes que l'on jugera, une fois réunis, d'hétérogènes : Mark hamill (surtout connu pour avoir à plusieurs reprises interprété le célèbre rôle de Luke Skywalker dans la mythique saga (du moins pour une partie de la planète) Star Wars, Michael Berryman, célèbre Pluto du shocker réalisé par Wes Craven en 1977, La Colline a des Yeux, et même Jeffrey Combs pour un rôle si court qu'on lui prêterait presque l'apparence d'un caméo.

Malgré ce très intéressant mélange des genres et la diversité des interprètes, Mutronics demeure pourtant malheureusement un film de piètre qualité. Si les effets-spéciaux sont mi-figue, mi-raisin, les décors sont par contre, abominablement laids. Les personnages sont perpétuellement plongés dans une désagréable obscurité et le récit n'est qu'un vague prétexte à montrer des combats pas plus dignes que ceux des plus vieilles séries télévisées japonaises dont feu Antenne2 se fait la porte-parole dans les années quatre-vingt en France. A voir pour le délire et pour la micro-apparition de la scream queen Linnea Quigley (Le Retour des Morts-Vivants), mais juste une fois alors...

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