Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


mardi 19 décembre 2017

Le Rayon Bleu de Jeff Lieberman (1977) - ★★★★★★★☆☆☆



Le Rayon Bleu est un film horrifico-policier un peu particulier signé d'un réalisateur bien connu des plus vieux amateurs de cinéma d'épouvante puisqu'après ce tout premier long-métrage datant apparemment de 1974 (Wikipedia situe l'année de création de Blue Sunshine en 1976, Premiere en 1977, ou encore Allociné en 1978), le cinéaste américain Jeff Lieberman signera le peu ragoutant mais plutôt sympathique La Nuit des Vers Géants, puis en 1981 le sous-Délivrance, Survivance, qui comme son nom l'indique est un survival d'honnête facture. Le Rayon Bleu/ Blue Sunshine est donc le premier long-métrage de Jeff Lieberman qui pour sa première incursion au cinéma (il signa auparavant le court-métrage The Ringer en 1972) signe une œuvre particulièrement dérangeante. A la frontière du paranormal qui dans l'esprit, pourra rappeler aux fans de David Cronenberg les premiers films du canadien.

Le récit tourne autour du Blue Sunshine, une puissante drogue, un type de LSD, que distribuait un étudiant de l'université de Stanford à ses camarades dix ans auparavant et dont plusieurs effets secondaires ne se font ressentir qu'à ce jour. Migraines et pertes de cheveux sont les principaux symptômes de ce qui débouche finalement par des crises de démence poussant ses anciens consommateurs à tuer leur entourage dans des conditions particulièrement effroyables. Jerry Zipkin sera le premier à en faire les frais puisque parmi ses invités d'un soir, l'un d'eux fit justement l'expérience du Blue Sunshine dix ans auparavant. Lors de cette soirée, ce dernier perd la tête après que l'un des convives lui ai retiré par inadvertance sa perruque. Après avoir pris la fuite en pleine nuit, ses amis partent à sa recherche tandis que trois des membres féminins décident de patienter chez leur hôte. De retour dans la demeure, l'homme rendu furieux tue la première en la jetant dans le foyer de la cheminée et bat à mort les deux autres. Lorsque réapparaît Jerry Zipkin, il constate avec douleur le décès de ses trois amies mais n'a pas le temps de s'apitoyer car le tueur s'en désormais à lui. Après une courte course-poursuite aux alentours de la demeure, Jerry se débarrasse de son ami en le jetant contre un camion déboulant sur la route. Ce dernier meurt mais très vite, les soupçons se portent sur Jerry, seul témoin de l'horreur qui s'est produite. Ne pouvant prouver son innocence, il décide de s'enfuir et se met en cavale, aidé par ses amis Alicia Sweeney et le chirurgien David Blume. Afin de prouver son innocence, Jerry va mener sa propre enquête et découvrir que d'autres meurtres ont eu lieu ailleurs mais dans les mêmes circonstances. Le jeune homme est loin d'être au bout de ses surprises...

Le Rayon Bleu est une excellente production, pas si horrifique que cela d'ailleurs puisque l'hémoglobine y coule de façon relativement rare. Ce qui lui manque finalement, c'est cet esprit psychédélique auquel on aurait pu s'attendre car de l'aperçu des effets très tardifs et secondaires de la drogue, le spectateur n'en a que les tragiques conclusions. En fait, l’œuvre de Jeff Lieberman tourne surtout autour du personnage de Jerry Zipkin interprété par le producteur, scénariste, réalisateur et acteur Zalman King (La Galaxie de la Terreur), obligé de fuir les autorités pour espérer pouvoir prouver son innocence. Le jeu quelque peu outré de Zalman King se révèle souvent déroutant au point que l'on se demande si lui-même ne va pas finir par retirer sa perruque et s'attaquer à ceux que son personnage côtoie. Un personnage qui d'ailleurs, accumule la malchance. Autre implication intéressante mais qui aurait mérité d'être davantage développée, celle du politicien Edward Flemming interprété par l'acteur Mark Goddard.

A part cela, le long-métrage de Jeff Lieberman est assez surprenant pour qu'on lui prête un certain intérêt. Une bonne ambiance qui rappelle bien l'époque à laquelle le film a été tourné (les années soixante-dix), des maquillages sommaires mais finalement assez inquiétants avec touffes de cheveux pendouillant sur des crânes entièrement recouverts de latex et yeux révulsés. Des effets on ne peut plus simple mais qui offrent à ce Rayon Bleu une atmosphère parfois déroutante.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...