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lundi 22 septembre 2025

Blutiger Freitag de Lee Payant et Rolf Olsen (1972) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Je roulais tranquillement, sur une route de campagne, à bord de ma toute nouvelle BMW Série 5, humant l'air à pleins poumons, entouré de champs de tournesols et sous un soleil radieux. Lorsque surgit tout à coup dans mon rétroviseur un Belaz 75710 et ses 9.200 chevaux sous le capot dont le chauffeur fit tourner à plein régime son ampli JBL Stage GT90041 sur une affreuse captation pirate du concert que donna Manowar lors sa tournée allemande en 2008 ! 139db qui firent fuir la totalité de la faune présente. Plus un seul lapin, plus aucune trace du moindre insecte. Les vers de terre s'étant même enfoncés plus profondément que jamais dans le sol meuble des terres labourées environnantes... Même la flore n'y résista pas. De leurs racines les plus robustes jusqu'aux cimes, il est encore aujourd'hui possible de voir les ravages qu'a causé le passage de cet engin et de son propriétaire, sans doute un hooligan grand amateur de football et de bière ! Entre le rugissement des guitares et le bruit des hérissons explosant comme des vessies remplies d'air au passage des immenses roues du véhicule, c'est à ce moment là que j'ai ouvert les yeux... et devant eux, le générique de fin de Blutiger Freitag, seul long-métrage à avoir été conjointement réalisé en 1972 par l'américain Lee Payant et l'autrichien Rolf Olsen. Mon année de naissance ! Je crois bien que si le film était sorti en France cette année là et non pas avec deux ans de retard et que ma mère m'avait donné naissance en pleine séance de projection dans un petit cinéma de quartier de Seine-Saint-Denis, je serais illico retourné me blottir dans son ventre pour n'en ressortir que quelques semaines plus tard ! Si vous connaissez l’œuvre des deux réalisateurs, vous l'aurez sans doute déjà compris : tout ce qui précède est une métaphore reposant sur la personnalité de l'un des principaux personnages de l'histoire. Pour les autres, je vous présente Heinz Klett ! Qui, si le concours de l'homme le plus lourd, le plus beauf, le plus misogyne, le plus vulgaire et le plus violent du septième art existait aurait sans doute remporté la Palme d'Or cette année là. Le plus... con également !


Vous savez, le genre de mec qui préfère d'abord parler avec les poings! Et qui pour que le prochain braquage de banque qu'il a prévu d'opérer avec ses complices Luigi Belloni (Gianni Macchia), Christian Heidi Hofbauer Christine Böhm) et le frère de cette dernière fraîchement déserté de l'armée allemande, Christian (Amadeus August) se déroule sans encombres donne quelques petits conseils à ses camarades. Du genre (et avec l'accent allemand) : ''Bour que le hold-up ze déroule dans les meilleures gondizions, il va valloir être médhodique !''... dit celui qui quelques instants plus tard va lister les précédents braquages qu'il a accompli et qui tous n'ont pas fonctionné ! Si l'on devait comparer celui auquel nous allons assister avec l'un des innombrables qui avant et après lui ont vu le jour sur un écran de cinéma, on peut considérer Blutiger Freitag comme une version totalement décérébrée de l'excellent Pour cent briques t'as plus rien que réalisa Édouard Molinaro en 1982 et qui mit notamment en scène Daniel Auteuil, Gérard Jugnot, Anémone ou encore François Perrot. Méthodique ? Le personnage qu'incarne l'acteur originaire de Hambourg Raimund Harmstorf l'est assurément... à sa manière... Déjà, l'on avait saisit la bipolarité du bonhomme lorsque lors de leur rencontre, Christian et lui s'étaient physiquement frottés l'un à l'autre durant une bagarre se terminant au bout de quelques instants et tout naturellement par un : ''Bon, allez ! On s'bagarrera plus tard !'' suivi très rapidement d'un : ''Allez ! Allez, viens boire un verre'' comme si l’échauffourée n'avait jamais eu lieu quelques secondes plus tôt ! Concernant la méthodologie de ce chevelu/barbu dont le physique et le comportement très ''néandertaliens'' collent à merveille à sa personnalité, le type, une fois le groupe et lui introduits dans la banque décide sur un coup de tête que finalement, le port d'une cagoule ne sert à rien. Suivi bien évidemment de ses crétins de complices dont un Christian qui nous semblait jusque là avoir davantage de cellules grises que ses compagnons. Méthodologie, également, lorsque le bonhomme se met à vider une bouteille de whisky découverte dans le bureau du directeur de la banque (et bé, c'est du sérieux ça !)...


Bref, ça commence à partir en couille comme dirait l'autre. De toute manière, toute cette affaire débutait plutôt mal. L'un des braqueurs perdit une grenade avant ''pénétration'' des lieux et sur laquelle tomba un jeune enfant qui au juger, ne devait pas avoir plus de quatre ou cinq ans. Lequel mania malgré tout l'engin de mort jusqu'à la dégoupiller tandis qu'un flic en uniforme tentait de s'en saisir. Sacrifiant sa propre existence, ce dernier l'arracha des mains de l'enfant pour se coucher ensuite dessus. L'occasion d'évoquer la violence de Blutiger Freitag, détail non négligeable puisque quelques inserts gore des plus cracras permettront peut-être de conserver l'intérêt de certains spectateurs. Une violence outrée mais aussi et surtout une séquence montée façon ''Ultra-cut'' lors de laquelle Heinz Klett se tape l'une des otages tandis que le monteur du film effectue un collage relativement ''chelou'' représentant des micro-scènes de films pornos couplées à des inserts de séquences d'abattage animal dans un abattoir ! Si l'on veut demeurer tout à fait objectif, dans le genre thriller/film de braquage, le long-métrage de Lee Payant et Rolf Olsen n'est franchement pas d'un grand intérêt. Le passage obligé en huis-clos est on ne peut plus inintéressant et détaille les faiblesses d'un scénario plutôt flemmard écrit par les scénaristes Valeria Bonamano et Fernando Di Leo ainsi que par Rolf Olsen lui-même. La véritable valeur du film est en réalité contenu dans la seule version dont nous pouvons bénéficier, nous français : son doublage ! Car à l'image des protagonistes et des seconds rôles, les doubleurs nous ont concocté des dialogues en langue française de toute beauté... De ce qui satisfont les fans de bons gros nanars qui accompagnent les soirées Bière/Pizza ! D'ailleurs, les moyens entrepris en la matière par les doubleurs hexagonaux sont tels que certains d'entre eux ont même doublé plusieurs personnages. Cela s'entend notamment lorsque un cinquième complice (qui finalement ne pourra pas participer au braquage) et l'un des otages sont très clairement doublés par le même acteur. Bref, nous voici devant un généreux et authentique nanar qui considère peut-être traiter son sujet au premier degré mais qui devant la caractérisation des personnages, l'invraisemblance de nombreuses séquences, le script bas du front et donc, le doublage en français et une pépite qui arrachera de nombreux rires...

 

dimanche 13 juillet 2025

La dernière bourrée à Paris de Raoul André (1973) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Quelle ironie tout de même... Alors qu'hier j'écrivais ceci : ''Y'a un os dans la moulinette est une excellente porte d'entrée dans le genre'', voilà qu'aujourd'hui, afin de clore le mini-cycle que j'ai décidé de consacrer au réalisateur français Raoul André et à la comédie franchouillarde, je tombe sur La dernière bourrée à Paris. Que les choses soient claires ! Bourrée ne veut pas dire ici que l'héroïne y apparaît le plus clair de son temps dans un état d'ivresse avancé ni qu'elle passe son temps en position horizontale pour se faire culbuter par le bel étalon italien rencontré en tout début de récit. Non, ce piteux jeu de mots se réfère non seulement au Dernier tango à Paris que réalisa Bernardo Bertolucci un an auparavant et dont le film de Raoul André se veut être une parodie mais également une référence à la danse dont la plus célèbre version est auvergnate... Alors qu'en 1972 les personnages incarnés par Marlon Brando et Maria Schneider se rencontraient lors de la visite d'un appartement, en 1973, la charmante Berthe (Patricia Lesieur) tombe sur Victor, interprété par l'acteur Tony Kendall qui contrairement à ce que laisse supposer son nom n'est pas américain mais italien. Pour la jeune femme, c'est le coup de foudre. D'autant plus qu'elle sort d'une séance cinéma où elle a justement assisté à la projection du Dernier tango à Paris ! Plusieurs événements font référence au long-métrage sulfureux de Bernardo Bertolucci. Comme l'appartement où se déroule une bonne partie de l'action entre Berthe et Victor ainsi que toute la dernière partie du film. Mais contrairement à ce que laisse supposer Raoul André, l'adresse est différente. Tout comme cette musique et les voix des personnages que l'on entend hors-champ de l'écran de cinéma qui est censé diffuser Le dernier tango à Paris au début du film. Il n'en demeure pas moins que le réalisateur français y a ajouté un clin d’œil très concret au film du réalisateur italien en incorporant l'actrice Darling Légitimus (qui au demeurant est la grand-mère de l'ancien Inconnus, Pascal Légitimus) dans le rôle d'une concierge. Personnage qu'elle incarnait déjà l'année passée.


Ces petites anecdotes demeurant précisément quelques-uns des rarissimes détails d'intérêt concernant La dernière bourrée à Paris, le film regroupe ensuite des fidèles de Raoul André parmi lesquels l'on retrouve donc Francis Blanche, Daniel Prévost, Paul Préboist (ainsi que son frère Jacques), Christian Marin, Annie Cordy, Micheline Dax, la propre fille du réalisateur Ariane Carletti (pour ceux qui ne le sauraient toujours pas, elle fut la Ariane de Récré A2 et de Club Dorothée) ou bien... Marion Game... qui pour l'occasion est l'ultime centre d'intérêt de cette comédie qui est donc franchouillarde, certes, mais surtout d'une nullité si remarquable que celles et ceux qui y survécurent au moment de sa sortie voilà plus de cinquante ans en font certainement encore d'horribles cauchemars ! Tellement mauvais que de supporter une telle péloche dans son intégralité se révèle être un véritable calvaire. Ça n'est donc que par preuve de conscience cinéphilique que je me suis contraint à un exercice consistant à relancer le film à plusieurs reprises, chaque fois que je fermais l’œil et que me passait sous le nez telle ou telle séquence. À bien y regarder, le film a duré au final plus de six heures !!! Fort heureusement, derrière ce capharnaüm qui ne rend hommage ni à Bernado Bertolucci, ni à son classique, ni à la comédie française en général et donc pas davantage aux interprètes et aux techniciens qui travaillèrent dessus, La dernière bourrée à Paris est malgré tout l'occasion de découvrir Marion Game sous toutes ses coutures. Déjà craquante lorsqu'elle ne se contente que de sourire dans un premier temps, allez savoir pourquoi mais l'attention du spectateur se trouve être ensuite happée par les formes de cette actrice qui ici, ne cache absolument rien de ses charmes. Autant dire que de voir Marion Game à poil est aussi plaisant que de manger une bonne glace sous le soleil de Santorin, par quarante degrés, après avoir marché une bonne dizaine de kilomètres ! À part ça ? RIEN! Le vide, sidéral. Niveau interprétation, écriture et mise en scène, c'est le néant. Il y a autant d'espoir de rire ou même plus simplement de sourire qu'il y a de chance de traverser en une seule journée le vide qui sépare deux systèmes solaires. Bref, La dernière bourrée à Paris est une catastrophe qui mérite à peine d'entrer dans le registre du nanar qui par définition se doit malgré tout de divertir. Ici, à part une Marion Game parfois en mode ''retour à la nature'', y'a vraiment rien à manger ni à boire...

 

mercredi 12 mars 2025

Alien Platoon de Norbert Moutier (1992) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

À défaut d'avoir été un grand cinéaste, Norbert Moutier, AKA N.G.Mount, AKA Norbert Georges Mount, AKA Bert Mount eut la capacité d'attirer le chaland avec des titres aussi divers que Mad Mutilator (Ogroff), Trepanator, Dinosaur of the Deep ou comme dans le cas présent, Alien Platoon. Tout ou presque dans ce dernier reflète cette approche du septième art, nanardesque, fauché, tourné dans des conditions amateurs et qui pourtant, fit les grandes heures du cinéma Z propre à attirer la convoitise des amateurs de nanars, comme le firent avant lui certains auteurs italiens. Il y a en effet chez le français, ce même goût du plagiat détournant de grandes œuvres du septième art tout en leur administrant un ravalement de façade esthétiquement et artistiquement régressifs. Lorsque l'on signe un film au titre aussi évocateur que Alien Platoon, il est en général urgent, voire primordial de ne surtout pas se moquer de son public même si ce dernier ne s'attend pas à ce que la forme soit la même que ces classiques pour grand public financés à coups de dizaines ou de centaines de millions de billets verts. Floué, le spectateur l'est quand même un peu. Même celui qui connaît déjà l’œuvre passée de Norbert Moutier et qui sait déjà à peu près à quoi s'attendre. Si le ''Platoon'' du titre se réfère bien au genre ''Film de guerre'', le ''Alien'', lui, n'a rien à foutre dans ce même titre qui a plus à voir en réalité avec le Predator de John McTiernan ou encore le Terminator de James Cameron. Et ça n'est pas parce que le fidèle Jean Rollin qui joue ici le rôle du Major de l'armée française Taylor l'affirme mais parce qu'en tant que spectateurs, il n'est pas impossible et même carrément probable que l'image du T-800 nous vienne à l'esprit. Et ce, même si le super-soldat (incarné par Norbert Moutier lui-même) n'a franchement ni l'allure ni le charisme d'Arnold Schwarzenegger ! Faut quand même pas pousser ! Surnommé le Chasseur, il s'agit d'un soldat ayant fait l'objet de modifications physiques. Désormais recouverte de métal et de câbles électriques (c'est du moins ainsi que je l'ai compris), la ''créature'' ne va malheureusement pas fonctionner comme cela était prévu.


C'est pourquoi une section de soldats à la tête desquels l'on retrouve Michel Finas dans le rôle du sergent Banner est envoyée en forêt afin de retrouver le Chasseur qui s'est donc enfui de la base militaire afin de mettre un terme aux hypothétiques nuisances dont il pourrait se rendre responsable. Ah oui, j'avais oublié de le préciser : plutôt que de faire appel à l'un de ses nombreux soldats, l'armée de terre française a préféré opérer des modification génétiques et organiques sur le corps d'un assassin condamné à mort... Bon, on va pas vous la faire à l'envers, c'est pas dans nos habitudes. Aussi mauvais qu'il puisse être, Alien Platoon n'en est pas moins un vrai bon nanar à la française. Peut-être même l'un des plus grands de sa catégorie tout court. De quoi rendre jaloux les spécialistes italiens en la matière. Chacun y joue comme un pied, à tel point que même mauvais, Jean Rollin a l'air d'avoir été formé au cours Florent ou dans n'importe quelle autre grande école de cinéma hexagonale ! Michel Finas ne s'en sort pas trop mal non plus. Tout juste peut-on se demander pourquoi son personnage passe son temps à gueuler. Mais on ne va pas trop lui en vouloir vu le sort qui l'attend plus tard lors du récit. L'un des plus grands regrets que l'on puisse émettre et le court temps de présence à l'image du Chasseur. Une créature de latex qui pourtant semble avoir sur la tête un préservatif de taille XXXXXXXXXL qui aurait passé trop de temps sous le soleil d'un après-midi de mois de juillet caniculaire. Plus rares encore sont les moments où l'on peut profiter de la voix de ce ridicule super-soldat. Dans un ordre d'idée, vous souvenez-vous des reptiliens de la génialissime série V originale qui fut diffusée dans le courant des années quatre-vingt ?


J'imagine que tout comme moi vous vous étiez à l'époque amusés de la voix étouffée par les maquillages des extraterrestres dès lors qu'ils apparaissaient sous leur véritable apparence ? Et bien là, c'est la même chose. Plutôt que d'avoir retravaillé ses dialogues en post-synchronisation, Norbert Moutier semble avoir préféré gardé le son de sa voix tel quel. Pour un résultat franchement hilarant ! En chef de section, Michel Finas n'est pas reste. Avec sa débordante bedaine d'ancien coureur cycliste à la retraite, il n'y a guère que son engouement pour faire passer la pilule. À part cela, le reste de la troupe est constituée en outre des frères jumeaux Didier et Philippe Leroux et même de Christophe Lemaire dont la ressemblance avec les deux autres laisse un moment envisager qu'il pourrait s'agir de triplés. Oui, vous avez bien lu. Christophe Lemaire. L'un des anciens rédacteurs des magazine Starfix et Mad Movies et auteur de la rubrique ''film du mois'' dans le magazine de musique Rock & Folk. Désormais, et avec d'autres chroniqueurs tels que Fausto Fasulo ou François Cognard, il anime l'excellente web-émission Le bistro de l'horreur pour le compte du site web Filmo TV. Des vidéos que l'on peut notamment découvrir sur Youtube (je vous les conseille d'ailleurs vivement). Pour en revenir à Alien Platoon, allez savoir pourquoi mais Norbert Moutier semble totalement obsédé par les morts-vivants puisque tout comme dans Trepanator, il semble ici ne pas pouvoir s'empêcher d'intégrer des zombies qui, comme pour Le commando des morts-vivants de Ken Wiederhorn quinze ans auparavant sont d'anciens soldats revenus à la vie. Bref, dans ce joyeux bordel qu'est Alien Platoon, il y a à boire et à manger et nul doute que les amateurs de nanars qui ne le connaissent pas encore se feront désormais une joie et un devoir de le découvrir enfin...

 

mercredi 15 janvier 2025

Attack of the Killer Tomatoes de John de Bello (1978) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Il y a d'assez nombreuses années, j'avais effectué une première tentative... Laquelle s'était soldée par un cuisant échec. Impossible d'aller jusqu'au bout. Même pas jusqu'à la moitié de ce que beaucoup considèrent pourtant comme un film culte. Attack of the Killer Tomatoes connu chez nous sous la traduction L'attaque des tomates tueuses. Culte ? Pour qui ? Pourquoi ? Comment ? Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts. Une bonne vingtaines de Bruno Mattei plus tard (lequel mérite, LUI, le statut de cinéaste culte) et après avoir récemment subit cinq longs-métrages cagués par Neil Breen, je pensais qu'une nouvelle tentative me permettrait de redécouvrir le premier véritable film signé de John de Bello (adaptation de son propre court-métrage) sous un nouveau jour. Avec tout le trentième degré qu'il mérite ! Et ben non ! Même pas ! Rejoignant dans mon flop quatre de ces cinquante dernières années constitué autour de Raiders of the Living Dead de Samuel M. Sherman, Attack of the Giant Blurry Finger de Cody Clarke, Birdemic 3: Sea Eagle de James Nguyen et Baise-moi de Virginie Despentes, je peux comprendre l'aura de Attack of the Killer Tomatoes tout en n'en partageant pas la même observation. Antérieur de quatre années au premier long-métrage écrit par les réalisateurs, scénaristes et producteurs David Zucker, Jim Abrahams et Jerry Zucker plus connus sous l'acronyme ZAZ, Attack of the Killer Tomatoes prenait donc ,à peu de chose près en 1978, la même direction artistique que ces trois pionniers du cinéma parodique. Lesquels signeront notamment ensemble durant leur carrière, Y a-t-il un pilote dans l'avion en 1980, Top secret ! en 1984, ou la série des Nacked Gun sortis chez nous sous les titres Y a-t-il quelqu'un... pour sauver la reine, le président et Hollywood. Ironie du sort, un certain Richard Mueller créera en 1990 une série de dessins animés en vingt-trois épisodes inspirée de l’œuvre originale et intitulée Attack of the Killer Tomatoes: The Animated Series. Quid de l'ironie, celle-ci sera notamment diffusée au Mexique sous le titre El Ataque de los Tomates Asesinos sur le réseau de télévision câblé mexicain destiné aux enfants : ZAZ ! Pour en revenir au film à proprement parler, l'expérience est rude.


Difficile à digérer devrais-je dire. Tant pour la forme que pour le fond. De ce dernier l'on retiendra un scénario confus engageant l'Armée et le Gouvernement américain, ainsi qu'une espionne et des journalistes, dans un combat contre un type bien précis de solanacées mues par on ne sait quel procédé (en réalité, des types hors champ balancent devant l'objectif de la caméra des tomates plus ou moins mûres), lesquelles s'en prennent vigoureusement à celles et ceux qui ont le malheur de croiser leur chemin. Doté d'un script aux nombreuses ramifications, John de Bello signe une comédie parodique navrante. Sus aux fans du long-métrage, force est de reconnaître que dans son entièreté, l'accumulation forcenée de gags s'additionnant toutes les deux ou trois secondes à travers des situations toutes plus rocambolesques les unes que les autres ou à travers des dialogues dont la bêtise n'a d'égal que leur absence de drôlerie, est vraiment, vraiment, vraiment épuisante ! Attack of the Killer Tomatoes fait non seulement figure de sous ZAZ (au point où l'on pourrait lui accoler l'étiquette de... NAZ), mais également de sous Benny Hill. C'est d'autant plus dommage que le film n'est pas atrocement laid d'un point de vue esthétique. Mais entre ses quelques piètres incartades musicales, ses centaines de vannes qui laissent peu de répit ni le temps de reprendre son souffle au spectateur, ses effets-spéciaux réduits à leur plus simple expression, c'est l'écriture toute entière qu'il aurait fallut passer au tamis afin d'en évacuer la partie la plus absconse. Soit, la presque totalité des lignes de dialogue ! Au mieux, l'on esquissera un sourire lorsque viendra le temps d'imaginer le pauvre type qui en post-production dû bien se marrer en doublant les tomates tueuses à travers d'inaudibles onomatopées. Pour le reste, le spectacle est tout simplement... affligeant ! Notons que contrairement à ce que laisse envisager la toute dernière image qui laisse entrevoir une séquelle mettant cette fois-ci en scène des carottes tueuses, c'est bien de tomates dont il s'agira dans les trois suites toutes également réalisées par John de Bello. En 1988, tout d'abord, avec Return of the Killer Tomatoes, en 1991 avec Killer Tomatoes Strike Back! Et enfin avec Killer Tomatoes Eat France! l'année suivante. Si en 1975 des chercheurs américains théorisèrent le le phénomène de Jaws Effect après que les spectateurs outre-atlantique aient découvert Les dents de la mer de Steven Spielberg sur grand écran (classique de l'épouvante que John de Bello tente ici naïvement de parodier), dans le cas de Attack of the Killer Tomatoes, il y a par contre de fortes chances pour que vous continuiez à manger ces délicieux fruits. À moins qu'ils ne proviennent bien entendu des serres d'Alméria, en Espagne...

 

lundi 13 janvier 2025

Cade: The Tortured Crossing de Neil Breen (2023)

 


 

L'enfer étant, parait-il, pavé de bonnes intentions, c'est derrière l'apparat parfaitement décontracté du naïf sous lequel je me suis hier réfugié que je me suis lancé dans la projection du dernier long-métrage de Neil Breen dont je commençais à cerner les intentions à travers Twisted Pair trois jours auparavant. Ce drôle d'objet cinématographique faussement auteurisant et sans doute moins orgueilleux qu'il n'y paraissait. Une expérience, pourtant, autrement plus complexe à identifier que la plupart de celles proposées par certains génies du septième art (à commencer par David Lynch). Cade: The Tortured Crossing vient prendre la relève cinq ans après les précédentes aventures de Cabe et Cale qui réapparaissent donc pour la seconde fois après Twisted Pair. Question : vais-je être récompensé pour ce courage qui me caractérise ? Ce tout nouveau projet du plus complet des cinéastes, capable d'endosser à lui seul les casquettes de réalisateur, interprète, musicien, chef-décorateur, monteur ou directeur de la photographie va-t-il me réconcilier avec cette approche très spécifique du cinéma ? Pas sûr. Car à peine guéri des blessures psychologiques infligées lors de la projection de son avant-dernier long-métrage, son auteur ne semble pas avoir calmé ses ardeurs à travers ce qui constitue peut-être son œuvre la plus formellement ''non-aboutie'' ! La quintessence d'un art dont les techniques les plus récentes sont ignorées mais dont les proportions que prend le script n'ont à vrai dire que peu de concurrents. Hier encore, j'osais comparer Neil Breen à David Lynch. Et même à David Cronenberg, grâce aux architectures dont la froideur était innocemment traduite à travers des fonds verts figés dans le silence et où pas âme ou presque ne subsistait. Aujourd'hui, c'est à un autre grand cinéaste qu'il sera de plus ou moins bonne augure de comparer le travail de Neil Breen. Car aussi incongru que cela puisse paraître, il y a chez ce bonhomme presque tout à fait unique, une faim insatiable consistant à mettre en images tout ce qui lui passe par la tête. Tout comme le réalisateur chilien Alejandro Jodorowsky et ses mythiques El Topo, La montagne sacrée ou Santa Sangre pour n'évoquer que ses œuvres les plus connues. Mais là encore, la comparaison s'arrête à cette seule perspective d'un cinéma boulimique, qui dans le cas de ce dernier s'avérait prodigieusement fascinant.


Une vision des choses qui prend le chemin inverse dans le cas de Cade: The Tortured Crossing. L'approche habituellement foisonnante de son auteur a ici disparu au profit d'une œuvre dont les décors pétrifiés sont désormais rejoints par un script totalement sclérosé. Toujours doté de ses supers-pouvoirs, Cabe est devenu un mécène tout acquis à la cause d'un hôpital psychiatrique dont les patients sont pourtant les sujets d'expériences abominables menées par des médecins peu scrupuleux en terme de déontologie. Si les dons offerts par notre héros sont acceptés les bras ouverts par les grands responsables de l'entreprise, ceux-ci ne servent donc non pas à aider les patients à guérir mais à faire progresser la science de manière plus que douteuse. L'on retrouve ensuite Cale qui, démunit des facultés qu'il partageait avec son frère au début de Twisted Pair est désormais victime d'un mal qui le contraint à collaborer avec les médecins de l'asile. Kidnappant de jeunes SDF pour les emmener à l’hôpital où ils serviront de cobayes, il espère ainsi pouvoir bénéficier des résultats des recherches et ainsi survivre au mal qui le ronge. Exit la cybercriminalité. Si l'évocation de l'Intelligence Artificielle perdure, le sujet tourne surtout autour de cet hôpital, de ses patients/victimes et de leurs bourreaux. Un sujet on ne peut plus intéressant mais qui sous la houlette de Neil Breen confine à l'ennui le plus total ! Dans le précédent article consacré à son précédent long-métrage, j'évoquais The Room de Tommy Wiseau. Sauf qu'en réalité, c'est plutôt à un autre type de cinéma que l'on doit comparer celui de Neil Breen. Son œuvre toute entière dévolue à l'amateurisme se rapproche effectivement plus de la trilogie Birdemic réalisée entre 2010 et 2022 par le cinéaste américain originaire de Da Nang, au Vietnam, James Nguyen. Sorte de triple ''hommage'' nanardesque aux Oiseaux d'Alfred Hitchcock, ces trois films avaient l'avantage de proposer un contenu capable de garder éveillés les spectateurs. Cade: The Tortured Crossing fait, lui, figure de long et très douloureux chemin de croix. Un récit tournant en boucle sur lui-même et d'où n’émergent que de très, très, très rares et très très, très courts instants de satisfaction (le combat entre Cabe et un tigre blanc en images de synthèses affreuses!). Dans le bouillonnant vivier du cinéma Z le plus infâme, Cade: The Tortured Crossing rejoint donc le nullissime Attack of the Giant Blurry Finger que réalisa de son côté Cody Clarke deux ans auparavant. Autant dire, qu'ici, Neil Breen réalise un véritable exploit !

 

lundi 6 janvier 2025

Birdemic 3: Sea Eagle de James Nguyen (2022) - ★★ ☆☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Après Birdemic: Shock and Terror en 2010 et Birdemic 2: The Resurrection en 2013, il aura fallut attendre une décennie entière pour enfin découvrir le troisième volet de la franchise Z du réalisateur américano-vietnamien James Nguyen. Dix années d'attentes pour aboutir à un résultat, à minima, catastrophique! Car si les deux premiers épisodes de la franchise étaient eux-mêmes très Z, ils n'en demeuraient pas moins très drôles et très divertissants. Soixante ans après la sortie de The Birds d'Alfred Hitchcock qu'encense au moins l'un des deux principaux personnages de Birdemic 3: Sea Eagle incarné par Ryan Lord, la date tombe assez bien pour rappeler aux plus jeunes qu'en son temps, le réalisateur et scénariste britannico-américain fut l'auteur de l'un des chefs-d’œuvre du cinéma d'agression animalière. Peu ont sut faire, depuis, aussi bien. Et surtout pas Jams Nguyen dont le cinéma n'est vraiment pas du même acabit même si grâce à la bienveillance de certains spectateurs, sa trilogie a gagné au fil du temps ses galons d’œuvre culte! Du moins les deux premiers volets puisqu'au regard de Birdemic 3: Sea Eagle, il y a de quoi faire la gueule devant l'indigence crasse du spectacle qui nous attend. N'excédant pas les quatre-vingt trois minutes, ce dernier est d'un ennui tel que se déclenche invariablement et en toute situation le mécanisme du sommeil. Les paupières se font lourdes tandis que l'on s'empêche avec toute la peine du monde de bailler. Le principal soucis de Birdemic 3: Sea Eagle s'inscrit moins dans la somme, pourtant importante, de soucis techniques qui nuisent aux qualités du récit que le script lui-même. Dire que James Nguyen s'est foutu de ses spectateurs est un euphémisme. Car tout ce qu'attendaient depuis ces dix dernières années les ''fans'' du réalisateur et scénariste est concentré dans ses vingt dernière minutes. Et même moins si l'on soustrait le générique de fin. Merde, quoi ! Si l'on sait (ou pas, d'ailleurs) que James Nguyen est un artiste engagé très préoccupé par l'avenir de notre planète et donc de l'humanité, il y a dans le cas du troisième volet de la franchise Birdemic un abus dont il a franchit allégrement la frontière. Si d'ailleurs le réalisateur choisit deux héros essentiellement préoccupés par la nature et ses changements d'ordre climatique, ça n'est pas par hasard. Manquant cruellement d'imagination, c'est cette fois-ci au James Nguyen ''scénariste'' qu'il faudra faire des reproches.


Durant une heure et quelques minutes, le bonhomme passe son temps à filmer son couple nouvellement formé après leur rencontre sur une plage pour imposer des dialogues apparemment prélevés et appris par coeur à partir d'ouvrage spécialisés dans l'écologie et l'environnement. Une succession de séquences parfaitement assommantes qui finiraient presque par donner l'envie au spectateur de sortir en forêt pour y foutre le feu aux arbres et déverser des litres de polluants dans les rivières ! Si au bout de trois films James Nguyen n'a pas encore compris que l'essentiel de ses fans n'attend qu'une chose et une seule (voire des oiseaux attaquer les protagonistes) et bien qu'il change de métier! Filmé dans des conditions proches des soap opera, Birdemic 3: Sea Eagle ferait presque passer ces derniers pour des séries télévisées trash, gore et immorales ! Qu'est-ce qu'on peut se faire chier, nan mais! On se FOUT des préoccupations de Kim (Julia Culbert) et d'Evan, tout comme des quelques badauds qu'ils croisent en chemin. Comme ces manifestants qui veulent sauver la planète et qui se comptent sur les doigts d'une main. Des manifestants sur lesquels la caméra de James Nuguyen s’appesantit d'ailleurs bien trop longtemps. Birdemic 3: Sea Eagle n'est pas le film d'horreur fauché et mal fagoté que l'on attendait. Il s'agit plutôt d'un message écolo-environnemental en forme de docu-fiction ringard qui n'est même pas sauvé par les défauts inhérents à l'exercice du cinéma propre au cinéaste américano-vietnamien. Lorsque intervient l'attaque des oiseaux du titre, c'est avec une certaine forme d'ironie volontairement assumée ou non que rejoints par de nouveaux et tout récents personnages, Kim et Evan vont défourailler dans le tas en buttant du piaf à coups de kalashnikovs. Bref, si vous avez adoré les deux premiers volets de la franchise mais si les seuls défauts techniques ne suffisent pas à vous rendre perméable au style ''James Nguyen'', fuyez et surtout, ne vous retournez pas! Car si Birdemic 3: Sea Eagle conserve ce même soucis de post-synchronisation, de bruitages, de montage sonore et d'effets-spéciaux (sans compter la mise en scène, la direction d'acteurs ainsi que l'interprétation), le scénario demeure tellement vides que ces défauts qui pour les amateurs de nanars demeurent des qualités ne suffiront pas à les retenir devant leur écrans au delà des dix ou quinze premières minutes. Le temps qu'il faudra pour comprendre qu'il n'y a ici, rien à espérer!

 

vendredi 13 décembre 2024

Comment se faire virer de l'hosto (Le chouchou de l'asile) de Georges Cachoux (1979) - ★☆☆☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Mesdames et messieurs, j'ai suis au regret de vous annoncer que durant les prochaines semaines je serai absent des réseaux sociaux, et notamment de ce groupe car deux hommes en blouse blanche sont venus très tôt ce matin me chercher manu militari pour m'enfermer dans une chambre capitonnée sur ordre du professeur Yuri Falszenberg. Un éminent psychiatre spécialisé dans l'étude comportementale et neurologique de patients atteints de cinéphilie aiguë. Avant d'être immobilisé par une camisole de force, j'ai tout de même demandé à mes nouveaux geôliers ainsi qu'à leur directeur l'autorisation de laisser un dernier article. Lesquels ont généreusement accédé à ma demande. Tout d'abord, je voudrais dire merci à Étienne Looze sans lequel je n'aurais sans doute jamais vu ou même entendu parler de Comment se faire virer de l'hosto. Je sais, je sais... tout comme moi, vous vous dites sans doute qu'avec un tel titre l'on est plus proche ici d'un Philippe Clair que d'un Francis Veber. C'est pas faux. Mais autant les œuvres du premier peuvent se parcourir jusqu'au bout sans causer trop de conséquences neurologiques, autant le film de Georges Cachoux risque d'entraîner de sévères indigestions et des céphalées qu'aucun médecin neurologue n'est à ce jour capable de guérir. Après avoir signé quelques longs-métrages dont les titres fleurent bon le porno français des années soixante-dix (Femmes vicieuses, Le sexe à la barre, tout deux écrits et réalisés en 1975), le marseillais Georges Cachoux écrivait, filmait et interprètait en 1978 Comment se faire virer de l'hosto dont le titre à l'origine était Le chouchou de l'asile avant d'être renommé lors de sa sortie en vidéo. Bref, comme l'un et l'autre l'indiquent très clairement, le film nous narre les aventures rocambolesco-burlesco-indigesto-catastrophico-nanadesco-décérébrées d'Adolpho (Michel de Reischter), lequel se prétend être le fils du Führer, Adolf Hitler ! Amateurs de post-synchronisation aux fraises, de tartes à la crème, d'improvisation, de hurlements intempestifs ou au contraire, de braiments permanents, de soliloques à deux balles (référence, sans doute, affreusement déplorable à Love Me, Please love Me de Michel Polnareff dont les auteurs devraient, soit dit en passant, porter plainte pour détournement de droits d'auteur !), de musique pompier (à côté de ça, la variétoche de Patrick Sébastien, c'est du Bach ou du Chopin), de réalisation sous LSD ou de scénario écrit sur le tranchant d'une feuille OCB pliée en huit à l'aide d'un stylo sans cartouche, faites vous plaisir !


Tiens, à propos de drogues. Si je n'ai pas eu le reflex de me gaver d’anxiolytiques, de fumer un peu d'herbe et de cannabis ou de me faire deux ou trois rails de coke avant de lancer la projection, n'hésitez pas une seule seconde à aller vous bourrer la gueule au bistrot du coin avant de vous ruer sur Youtube pour y découvrir cette purge infamante qui au fond, n'est destinée qu'aux détraqués du nanar auxquels rien n'échappe, même la pire pellicule. Munissez-vous d'un saladier dans lequel vous pourrez très facilement faire baigner votre cerveau durant la séance puisque vous n'en aurez de toute façon, pas besoin. De mon côté, j'eus les dents qui baignèrent dans leur jus et un filet de salive qui s'échappa d'entre mes lèvres entrouvertes aux trois-quarts pendant tout le film ! L'on croise au détour de séquences toutes plus navrantes les unes que les autres, le dessinateur français Gérard Lauzier notamment connu pour sa série de bandes dessinées Tranches de vie ou l'ancienne actrice porno depuis reconvertie dans la radio, Brigitte Lahaie. Parmi des blouse blanches toutes ou presque portées par de jolies figurantes, on aurait finalement préféré que cette... comment dire.... ''comédie'' vire à la pornographie afin qu'elle justifie que l'on perde quatre-vingt huit minutes de notre temps devant l’œuvre de Georges Cachoux. Il y a des termes qui dans le Larousse ou dans le Petit Robert mériteraient qu'on les redéfinisse. Ou mieux, qu'on les regroupe sous le même dénominatif commun. Chiure, purge, merde et bien d'autres encore s'en trouveraient auréolés d'une définition simple et efficace: ''Voir Le chouchou de l'asile''. Quant à l'histoire, à vrai dire, on s'en fout, tant le délire est-il poussé dans ses derniers retranchements. Mais à évoquer la frénésie permanente dans laquelle s'agitent ses interprètes, parlons plutôt d'une œuvre sous acide, scénaristiquement paresseuse, écrite avec les orteils d'un scénariste doté de deux jambes de bois  et croupissant sous un amas de protagonistes/interprètes tous plus pathétiques les uns que les autres. Bref, à fuir !

 

mercredi 18 septembre 2024

Titanic 2 de Shane Van Dyke (2010) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Une caisse entière d'un excellent vin attend bien sagement dans le bac à légumes de votre réfrigérateur que vous vous décidiez à en déboucher une ou deux bouteilles ? Trois ou quatre potes ont choisi ce jour là pour venir s'incruster sur votre canapé ? Vous avez oublié de renouveler votre abonnement Netflix, Dysney+ ou Amazon Prime et n'y avez donc plus accès ? Une seule solution s'offre à vous : Brancher votre PC ou votre Mac à l'aide d'un câble HDMI sur votre écran plat de 150 cm de diagonale afin d'avoir une vue beaucoup plus agréable de son contenu et ainsi faire un tour sur les sites de Streaming et en VOD. Pourquoi ne pas vous offrir l'une de ces soirées inoubliables devant un bon petit film bien nanardesque après avoir passé une commande de pizzas ? Si telle est votre intention, n'hésitez pas : ruez vous sur Titanic 2. Le 2, un ! Pas cette infamie beaucoup trop longue et prétentieuse réalisée par un parfait inconnu du nom de James Cameron dans les années quatre-vingt-dix mais bien celui mis en scène en 2010 par Shane Van Dyke, l'illustre auteur d'autres inoubliables longs-métrages portant les noms de Paranormal Identity, 6 Guns ou A Haunting in Salem... Pourquoi s'infliger les trois heures et quart d'une œuvre boursouflée d'autosatisfaction lorsque l'on peut se contenter d'un film qui ne vous prendra pas plus de quatre-vingt six minutes de votre temps ? Il va en revanche falloir prendre quelques précautions. Comme vider en compagnie de vos amis les deux premières bouteilles du bon vin évoqué plus haut avant de démarrer la séance. Histoire que votre sang s'imprègne tout d'abord de l'alcool qu'elles contiennent. Pensez d'ailleurs à inviter parmi vos convives un ami agent de la circulation. Osez donc lui demander de venir accompagné de quelques alcootests histoire de bien vous assurer qu'au minimum le taux d'alcool dans votre sang sera d'au moins deux ou trois degrés. Une fois cette précaution prise, lancez Titanic 2... Profitez du générique pour aller ouvrir la porte d'entrée au livreur et ainsi récupérer les pizzas que vous avez commandé il y a trois quart d'heure environ. Insistez auprès de vos potes pour qu'ils acceptent de poser sur leur genoux, une large serviette qui assurera la réception des miettes et de la sauce tomate qui pourraient y choir. Les rires que risque de causer le long-métrage de Shane Van Dyke pourraient effectivement engendrer des spasmes involontaires qui causeraient des dommages irréparables sur le tissu remarquablement immaculé de votre canapé couleur pistache...


Titanic 2, ça n'est pas du cinéma d'auteur, mais presque. Concevant son voyage à bord du ''petit frère'' du plus célèbre paquebot de croisière de l'histoire maritime coulé voilà plus d'un siècle après sa collision avec un iceberg, Shane Van Dyke semble ici être un adepte du fond vert. Des décors dont la majesté n'ont absolument rien à envier aux remarquables paysages bucoliques qui s'affichent parfois sur les murs de certaines chambres d'adolescents en lieu et place de la classique tapisserie. Des plages ensoleillées aux montagnes enneigées ou comment partir en vacances sans dépenser un seul centime ou se lever le cul de son lit ! D'une profondeur inouïe, et l'on parle ici du néant à l'échelle de l'univers, le scénario ne s'embarrasse pas de ces petits détails qui habituellement transforment une intrigue d'une heure et trente minutes en un récit de plus de trois heures. Shane Van Dyke ne s'intéresse pas à ses personnages. Et donc, par contraction, le spectateur non plus ! Tout au plus ce dernier espérera entrapercevoir un bout de fesse ou de nichon vues les jolies bimbos botoxées qui participent à l'aventure. Et ce, même si l'espoir est très rapidement vain : nos jeunes interprètes féminines ne faisant pas de bronzage intégral sur une plage de sable fin mais faisant en général partie de l'équipage, c'est vêtues jusqu'à la dernière minute de leur uniforme de marin qu'elle apparaîtront à l'écran... Concernant les interprètes, imaginant que vous vous fichez autant de leur identité que de savoir à quelle heure part le prochain train à destination de Bourdons-sur-Rognon dans le département de la Haute-Marne, je vous ferai l'économie de les citer. À part peut-être celui de Bruce Davison qui reste le seul acteur plus ou moins connu de cette aventure ainsi que le réalisateur lui-même qui s'offre narcissiquement le rôle du propriétaire du paquebot. Décors relativement laids et non-immersifs, il me semble que le Titanic 2, lorsqu'il est filmé en plan large, n'est en fait qu'un décor en deux dimensions. Comme s'il s'était agit d'une image découpée dans un magazine célébrant l'univers maritime ! Doté d'un budget que l'on devine misérable, Titanic 2 nous offre quelques moments particulièrement croustillants. Comme ces milliers de voix que l'on entend hurler au départ du port alors que les figurants présents à l'écran ne doivent pas être plus de trente ou quarante. Ou comme lorsque le paquebot est percuté par un iceberg et que l'on voit les passagers courir à droite, à gauche, sans but précis, tentant ainsi d'apporter une énergie à une intrigue qui jusque là en manquait cruellement. Pourtant, le point d'orgue est sans doute à chercher ailleurs. Lors de cette séquence durant laquelle l'une des héroïnes applique un pansement sur l'épaule de l'une de ses collègues. L'on découvre alors qu'il est possible de faire avec les moyens du bord. Quelques bouts de sparadrap ainsi qu'une... carte de crédit ! Bref, vous avez compris de quoi il retourne avec ce Titanic 2 qui ne risquait déjà pas à l'époque de briller dans les salons mondains du septième art et qui de nos jours n'a pas gagné davantage en galons d'intérêt...

 

lundi 1 avril 2024

Retenez-moi ou je fais un malheur de Michel Gérard (1983) - ★☆☆☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Pathétique... Il n'y a vraiment pas d'autres mots pour décrire le contenu de cette prétendue comédie qui est aussi drôle que de se faire un tour de rein ou mieux, apprendre qu'il ne nous reste plus que six mois à vivre ! Il m'aura fallut trois bonnes journées de convalescence avant de pouvoir régurgiter sur mon logiciel de traitement de texte favori, mon ressenti. Jerry Lewis, on connaît. Ses mimiques de demeuré qui passent si bien lorsqu'il tourne sur son propre territoire ont chez nous autant d'efficacité et de chance de faire mouche qu'un aveugle tentant de viser le centre d'une cible à l'aide de fléchettes. Doublé dans la langue de Molière par un Roger Carel en grande forme, il est parfois compliqué de décoder certaines phrases. Cet accent caricatural dont '' bénéficie '' l'acteur américain est une véritable torture pour nos tympans. Jerry Lewis forme en outre un curieux tandem aux côtés de Michel Blanc qui à l'époque est en général une valeur sûre. Vue la désastreuse réputation de l'auteur de cette infâme purge, on peut se demander ce que l'ancien membre de la Troupe du Splendid est venu faire dans cette galère. Si l'enfer est pavé de bonnes intentions, le chemin qui mène au nanar est semé de tout un tas d'embûches. À commencer par une mise en scène médiocre et un scénario d'une bêtise absolue. On détient avec '' Retenez-moi ou je fais un malheur '', une catastrophe d'ampleur cosmique.


À tel point que Philippe Clair dû s'en retourner durant des mois dans son lit de ne pas l'avoir lui-même réalisé ! Du Kubrick, le Clair, face à cette engeance plus molle qu'une méduse échouée sur un bord de plage, écrite par un scénariste sans doute en état de mort cérébrale, mais aussi interprétée par des acteurs amorphes (Michel Blanc) ou sous l'emprise de grimaces visiblement incontrôlables (Jerry Lewis). Preuve que Michel Gérard (le réalisateur) n'a aucun goût : le bonhomme embauche sur le tournage la délicieuse Mylène Demongeot (la trilogie Fantomas) mais ne lui octroie pas la moindre ligne de dialogue... le con ! L'on retrouve également l'acteur Michel Peyrelon en trafiquant, Jackie Sardou, ou Maurice Risch et même Philippe Castelli en flic beaucoup moins drôle que lorsqu'il se prenait un bon gros coup de pied dans les couilles par Jean-Paul Belmondo dans '' Le Guignolo ''. Et dire qu'ils s'y sont mis à trois pour '' écrire '' ce semblant de script dont la plupart des gags semble avoir préféré se faire la malle avant le premier tour de manivelle... Même s'il y a pire, comme suivre un débat autour de Sandrine Rousseau et d'Alexis Corbière ou un concert d'Aya Nakamura (pour rester dans l'actualité), un seul conseil : fuyez ! On réservera en priorité '' Retenez-moi ou je fais un malheur '' aux Ehpads et autres maisons de retraite. De toute manière, vu que la plupart des pensionnaires sont soit séniles, soit durs d'oreille, ils ne verront pas la différence entre un bon film et cette authentique merde...



mardi 31 octobre 2023

Dude Bro Party Massacre III de Tomm Jacobsen, Michael Rousselet et Jon Salmon (2015) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Entre une plongée dans les abîmes du sommeil, la prise de Doliprane sous l’écœurante forme de cachets effervescents, des crises de céphalées aussi douloureuses qu'une tumeur faisant des petits au sein de mes cellules grises, la perte du goût et de l'odorat, il demeure quelques séquences de notre existence lors desquelles il faut entreprendre une activité quelle qu'elle soit pour ne pas avoir la terrifiante impression de sombrer dans ce vide qui précède la mort. Choisir une comédie aurait sans doute été plus judicieux mais lorsque l'inspiration vous transporte vers un tout autre univers, l'addition des maux qui vous tourmentent et d'un genre qui demande moins de réflexion que lors du choix du repas à consommer le jour-même peut s'avérer cruciale. Et dans certains cas, fatale ! Rien de mieux que de s'attaquer à du Z, du nanar cuvée vingt et unième siècle. Les neurones au repos, la seule difficulté sera encore de maintenir sa concentration sur les sous-titres. Car oui, Dude Bro Party Massacre III de Tomm Jacobsen, Michael Rousselet et Jon Salmon ne semble vouloir être approché que dans sa langue natale. On comprendra cependant que de par sa nature, personne chez nous n'ait eu envie de perdre ne serait-ce qu'une journée à doubler cette chose intellectuellement nocive. Il est tout d'abord important de noter que malgré son titre, Dude Bro Party Massacre III n'est pas le troisième volet d'une trilogie puisque les épisodes 1 et & 2 n'existent pas. Ou du moins apparaissent-ils ici sous forme de résumés accumulant en l'espace de quelques minutes quelques séquences gore particulièrement gratinées ! Et c'est bien le principal soucis. Car après cette mise en bouche plutôt alléchante, le long-métrage des trois réalisateurs va souffrir de terribles ventres mous. Écrit par les trois réalisateurs ainsi que par Alec Owen, Ben Gigli, Brian Firenzi et quelques autres, Dude Bro Party Massacre III est majoritairement incarné par ses créateurs ainsi qu'une ribambelle d'interprètes qui partagent toutes et tous cette même absence de talent. Du bon gros Z qui tâche pour une œuvre tellement bordélique que l'on n'y comprend pas grand chose.


À moins que la céphalée évoquée plus haut ne soit responsable de ce verdict peu élogieux, s'infliger Dude Bro Party Massacre III, c'est faire preuve d'une aptitude pour le masochisme élevée au rang de l'art. Concernant l'histoire, ce mélange de comédie bien lourde et de film d'horreur parodique convie le frère jumeau d'un membre d'une fraternité connue sous le nom de Delta Bi afin qu'il enquête sur sa mort. Ces faux résumés de deux volets qui n'ont jamais été tournés sont donc l'occasion d'expliquer la présence de l'acteur Alex Owen qui incarne le double rôle de Brock et Brent Chirino. Autour de lui, de bien beaux spécimens d'abrutis comme seul le cinéma outre-atlantique est capable d'en produire. Oubliez tout ce qui vous a servi de référence jusque là puisque l'on atteint là le degré zéro de l'humanité. Amusant cinq minutes mais pénible le reste du temps, Dude Bro Party Massacre III s'agite donc autour d'un groupe d'individus dont l'âge moyen semble approcher la vingtaine tandis que le niveau intellectuel est lui, proche de celui d'une bande de gamins prépubères. Derrière son titre, le film de Tomm Jacobsen, Michael Rousselet et Jon Salmon cache un pseudo hommage à l'un des plus grands films d'horreur de tous les temps, Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper. Et s'il en reste qui ne sont toujours pas convaincus, sachez que la tueuse du film Motherface incarnée par Olivia Taylor Dudley fait quant à elle référence au Leatherface du mythique slasher/survival de 1974. Si j'ai lu quelque part que le film méritait d'être comparé aux productions Troma Entertainment, il n'en est rien. Bien que la mythique société de production de Lloyd Kaufman soit majoritairement constituée d’œuvres du même acabit, Dude Bro Party Massacre III n'a malgré tout pas l'envergure d'un Toxic Avenger, d'un Killer Condom ou d'un Poultrygeist: Night of the Chicken Dead. Notons que quelques sympathiques séquences surnagent malgré tout. Comme cette éventration lors de laquelle les intestins d'une victime sont aspirés par le siphon des toilettes. Malheureusement, des idées comme celle-ci sont rares et le film est vraiment, vraiment trop bordélique pour avoir une quelconque saveur. Notons également la présence régulière de spots étonnants et d'une sous-intrigue mettant en scène deux policiers, laquelle vient rompre un rythme déjà bien lymphatique. Dude Bro Party Massacre III est donc une grosse déception..

 

dimanche 24 septembre 2023

The Walking Deceased de Tim Ogletree (2015)

 


 

Ça y est, je crois que je viens de trouver mon nouveau film de chevet. Il ne s'agit ni d'un long-métrage d'Andreï Tarkovski, ni celui d'un David Lynch, d'un David Cronenberg, d'un John Waters ou d'un Alessandro Jodorowsky mais de Walking with the Dead de Scott Dow. Le réalisateur américain a choisit pour son tout premier long-métrage de parodier la plus célèbre série consacrée aux zombies The Walking Dead. Le film est d'ailleurs disponible également sous un autre titre dont la parenté avec le show créé par Frank Darabont ne laisse plus aucun doute : The Walking Deceased. C'est donc sous ce dernier que nous évoquerons cette pitrerie sortie directement en vidéo. L’œuvre de Scott Dow émerge des tréfonds d'une collections de nanars et de navets dont la plupart (du moins concernant la seconde catégorie), sont de telles indigences qu'il faut être généralement pris de boisson ou sous l'effet de divers psychotropes pour supporter de les regarder jusqu'au bout. En la matière, The Walking Deceased est à ranger en théorie dans la section des navets. Mais peut-être certains auront-ils envie de l'inscrire dans celle des nanars. D'un point de vue personnel, c'est déjà chose faite. La création et la diffusion d'un tel programme n'a pourtant rien d'étonnant. Vu l'engouement de nombreux spectateurs pour la série originale qui couvrit tout de même une période de douze années pour un total de onze saisons, il était évident qu'un trublion allait se saisir opportunément de l'occasion pour en proposer une version parodique. Notons d'ailleurs que d'autres se sont emparés eux aussi du phénomène en proposant même une version pornographique sous le titre The Walking Dead : A Hardcore Parody en 2013, réalisée par Tommy Pistol et Joanna Angel. Il en est même qui se sont amusés à tourner quelques très courtes vidéos disponibles sur certains sites de streaming tels que Youtube ! Gags ultra lourds mais effets-spéciaux parfois plutôt bien sentis, The Walking Deceased se regarde étrangement sans réel regret. N'en déplaise à ceux qui ont détesté. Preuve que tous les dégoûts sont dans la nature et qu'une œuvre peut sembler n'être qu'une purge pour un individu mais peut faire figure de bonne surprise pour un autre. Inutile évidemment de préciser que ni la mise en scène, ni le scénario, ni l'interprétation, ni la photographie, ni les décors et ni les effets-spéciaux n'arrivent à la cheville de The Walking Dead. Mais si l'on est un tant soit peu transigeant, ouvert d'esprit et pour une fois, de bonne humeur, il se peut que les nombreux défauts du film deviennent au contraire des qualités.


Le ton n'étant pas à l'effroi mais à la rigolade, The Walking Deceased fait le taf. Et ce, d'une manière consistant à reprendre certaines idées mêmes de la série. À commencer par le héros qui dès son apparition sur l'affiche officielle du long-métrage montre une vague ressemblance avec celui qui conduisit les survivants tout au long (ou presque) des onze saisons. Le réalisateur le dote d'un uniforme et d'un stetson similaires au shérif Rick. Incapable de se souvenir du prénom de son fils lui-même fagoté comme le gamin de Rick Grimes, il n'aura de cesse de lui donner le même prénom. En l'occurrence, Karl ! Dans le rôle de Darnell, nous retrouvons l'acteur Andrew Pozza lors d'une incarnation totalement débile de Daryl Dixon, l'un des héros provenant également de la série The Walking Dead. Ici, le script le dote également d'une arbalète aux flèches en plastique !!! Ajoutons quelques personnages inspirés de Bienvenue à Zombieland de Ruben Fleischer mais aussi d'un type surnommé Super Survivant qui lui, emprunte certains traits physique au Jesus de... The Walking Dead, une fois de plus, ainsi que Romeo (parfois confondu avec Romero, référence évidente au pape du film du zombie, George Romero), personnage inspiré cette foi-ci de Warm Bodies de Jonathan Levine. On pourrait aisément ranger The Walking Deceased dans la même catégorie que la série des Scary Movies (à laquelle le long-métrage de Scott Dow fait référence en précisant tout de même avec humour qu'ils n'ont aucun lien : ''From None of the creators of Scary Movies''), mais étrangement, et alors que mon amour pour cette dernière se situe au même niveau que pour les repas à base d'abats, The Walking Deceased ne s'acharne pas à réduire la totalité des séquences à une accumulation de gags totalement débiles. De quoi permettre aux spectateurs de se reposer devant le déluge de vannes plus ou moins drôles. Même les effets-spéciaux s'avèrent parfois plutôt réussis. Surtout concernant les maquillages, plus que les divers massacres dont la plupart sont malheureusement filmés hors champ. Plus sérieusement, The Walking Deceased est mauvais si on le compare surtout aux films sérieux portant sur ce même type de sujet. Mais allez savoir pourquoi, je me suis personnellement amusé devant cette nanardise...

 

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