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mardi 22 mars 2022

The Big Lebowski de Joel et Ethan Coen (1998) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

Il était une fois le ''Dude''. De son vrai nom Jeffrey Lebowski... Au choix, affublé d'un tee-shirt gris et d'un short à carreaux, le tout (pas vraiment) planqué sous une robe de chambre saumon, ou portant un polo beige accompagné d'un pantalon bigarré dans les tons de mauve ! C'est un peu ça et tellement d'autres choses, le 'Dude''. Un type pour qui travailler est un vague concept dont il n'a, semble-t-il, jamais vraiment fait son précepte. Fumeur d'herbe et consommateur invétéré de ''white russian'', sa boisson préférée. Un adepte du bowling qu'il pratique avec ses deux seuls véritables amis Walter Sobchak et Théodore « Donny » Kerabatsos. Le premier est carré, bourré de principes qui le mettent en rage lorsque quiconque ose les défier. Le second est le bon pote qui marche sur les traces des deux autres, suivant les conversations avec un train de retard, et sommé de se taire chaque fois qu'il s'offre l'occasion de l'ouvrir. Un quotidien somme toute presque banal pour ces trois là... Du moins jusqu'au jour où deux types débarquent à l'improviste chez le 'Dude'' pour lui réclamer une somme d'argent qui selon eux leur est due. Oui, mais voilà, ces deux brutes viennent juste de commettre deux erreurs : Non seulement ils se sont trompés de gars pour cause d'homonymie., mais PIRE! L'un d'eux a osé pissé sur son tapis. Un affront que le 'Dude'' va durant près de deux heures, tenter de faire réparer... Il n'y avait vraiment que les frères Joel et Ethan Coen pour nous servir en cette année 1998, un tel plat. Une recette dont ils ont le secret depuis pratiquement les débuts de leur carrière. En fait, dès leur second long-métrage, le délirant Arizona Junior avec Holly Hunter et Nicolas Cage, comédie déjantée précédant de sept années l'un des sommets de leur versant humoristique, Le grand saut qu'ils signeront en 1994...


The Big Lebowski représente tout ce que l'on aime de ces deux frères qui collaborent autant à la réalisation qu'à l'écriture. Si en dehors de quelques visions psychédéliques, leur septième long-métrage ne fait sans doute pas partie des œuvres les plus extraordinaires en matière de photographie et de décors, le film n'en demeure pas moins l'un des sommets du duo en ce qui concerne par contre le scénario et l'interprétation. Chaque personnage étant cuisiné aux petits oignons, nous retrouvons aux côté du génialissime Jeff Bridges, les acteurs John Goodman dans le rôle du pote armé et obsédé par la guerre du Vietnam, Steve Buscemi en compagnon auquel les deux autres n'accordent que très peu d'intérêt et John Turturro en ancien taulard condamné pour pédérastie désormais recyclé dans le bowling et se faisant désormais appeler Jesus Quintana. Trois acteurs que Joel et Ethan Coen avaient déjà réunis dans leur plus formidable long-métrage, Barton Fink en 1991. Parmi les interprètes de The Big Lebowski, il faudra de plus compter sur les présences de Julianne Moore, de David Huddleston (le Jeffrey Lebowski à l'origine des malheurs du ''Dude''), de Philip Seymour Hoffman, de Peter Stormare, ici à la tête d'un trio de branquignoles ou encore de celles de Sam Elliot et de Ben Gazzara...


Pornographie, kidnapping, confusion, musique, magot, contrats, compétition de bowling, il s'en passe des vertes et des pas mûres dans The Big Lebowski mais toujours, le 'Dude'' conserve son sang-froid. Avec ses allures de cloche, le ''Dude'' n'est pourtant pas le personnage tout à fait imaginaire qu'il semble être au premier abord. Car si Joel et Ethan Coen sont bien les auteurs de leur propre scénario, il n'en demeure pas moins qu'il se sont inspirés en partie d'une authentique personnalité du nom de Jeff Dowd. Un producteur de cinéma sur lequel ils comptaient afin de distribuer leur premier long-métrage en 1985, l'excellent thriller Blood Simple (Sang pour sang). Jeff Bridges est absolument savoureux et incarne à la perfection ce flemmard qui attend de la vie que tout lui tombe dans le creux de la main, sauf lorsqu'il s'agit de demander réparation concernant son tapis souillé d'urine. Faux thriller mais vraie comédie, The Big Lebowski est comme d'habitude chez les Coen, bourré de trouvailles et de dialogues incisifs. À noter que l'on attend toujours la sortie du très curieux projet intitulé The Jesus Rolls. L'improbable rencontre entre le Bertrand Blier des Valseuses et le The Big Lebowski des frères Coen. À la mise en scène ? Vu le titre, on devine déjà : John Turturro bien entendu. À quand une sortie dans l'hexagone ? Mystère...

 

samedi 23 mai 2020

Non-Stop de Jaume Collet-Serra (2014) - ★★★★★★★★☆☆



Auteur en 2016 de l'un des meilleurs longs-métrages mettant en scène un requin-tueur avec The Shallows, le réalisateur espagnol Jaume Collet-Serra s'est constitué depuis une quinzaine d'années une filmographie de qualité. Passant de l'épouvante avec Esther en 2009, jusqu'au film d'action parmi lesquels Non-Stop en 2014 pour lequel il offrait à l'acteur irlando-britannico-américain Liam Neeson, le rôle principal pour la seconde fois dans l'un de ses films. Avec tout ce que cela suppose de caricatural (le musulman et quelques types à la gueule patibulaire faisant les frais d'une suspicion), Jaume Collet-Serra réalise un film d'action particulièrement efficace en terme de retournements de situation, de rythme, et d'action. Si faire tenir sur la longueur un récit se déroulant exclusivement à bord d'un avion de ligne n'était pas un pari gagné d'avance, le scénario de John W. Richardson et Christopher Roach compile tellement d'événements qu'il est pratiquement impossible d'être blasé devant le spectacle permanent de ce marshall convaincu qu'il y a à bord du vol New York – Londres, un terroriste qui menace de tuer un passager toutes les vingt minutes si cent-cinquante millions de dollars ne sont pas transférés sur son compte en banque...

Toute la difficulté face à laquelle se trouve le réalisateur espagnol est de rendre concrète toute une série d'événements qui placés côte à côtes évitent au long-métrage de tomber dans le grotesque. Mais si la frontière qui mène à la grandiloquence et parfois malheureusement franchie à plusieurs occasions, fixant pour l'éternité Non-Stop dans la catégorie des récits improbables, Jaume Collet-Serra possède ce don inné de pouvoir faire passer (presque) n'importe quelle pilule à un spectateur noyé sous une avalanche de retournements de situations. En observant le comportement de certains passagers ou se faisant plus simplement une idée toute faite de leur apparence, le spectateur fonce forcément tête baissée, droit dans le mur. Jaume Collet-Serra conçoit son œuvre comme un habile puzzle dont les pièces son reconstituées au fil de l'intrigue. En semant le doute en permanence, le réalisateur provoque le doute dans la tête du spectateur qui hésite même parfois à se demander si le héros, formidablement interprété par Liam Neeson ne serait pas lui-même l'auteur de cet extravagant coup monté...

Surtout, Non-Stop rouvre des blessures qui n'ont jamais vraiment cessé de saigner. Sans vouloir trop en dévoiler au risque de faire des révélations qui mineraient l'intérêt du film pour ceux qui ne l'auraient pas encore vu, l’œuvre de Jaume Collet-Serra nourrit le récit de divers traumas avec, en parallèle, l'implication logique des réseaux sociaux et des divers médias audiovisuels. Si certaines séquences virent presque involontairement au burlesque en prenant des raccourcis un peu trop faciles (pour exemple, l'avion est victime à deux reprises de secousses qui arrangent les actes du terroriste au moment opportun), Jaume Collet-Serra parvient à faire passer le tout grâce à un sens de la mise en scène remarquable. Le réalisateur et son équipe technique exploitent parfaitement l'environnement de l'avion ainsi que la réaction de ses passagers réagissant au grès des événements. Mais le fait que Non-Stop soit un thriller bourré d'action n'empêche pas une certaine émotion. À diverses reprises, l'espagnol parvient effectivement à transmettre quelques messages forts qui contrebalancent avec ce huis-clos situé dans les airs, pas toujours crédible, il est vrai, mais diablement efficace. Aux côtés de Liam Neeson, on retrouve notamment l'actrice Julianne Moore dans le rôle de la passagère Jen Summers, Michelle Dockery dans celui de l'hôtesse Nancy Hoffman, ou encore Corey Stoll dans la peau du flic Austin Reilly. Avec Non-Stop, Jaume Collet-Serra ne laisse au spectateur, pas une minute de répit. Et c'est finalement tout ce qu'on lui demande...

mercredi 24 juillet 2019

Kingsman : Le Cercle d'or de Matthew Vaughn (2017) - ★★★★★★★☆☆☆



C'est avec une certaine appréhension que je me lançais juste après la projection de Kingsman: The Secret Service de Matthew Vaughn, dans celle de Kingsman : Le Cercle d'or, la suite réalisée deux ans plus tard en 2017. Une appréhension liée à la disparition des personnages de Harry Hart et Richmond Valentine tout deux respectivement interprétés par Colin Firth et Samuel L. Jackson. Si j'apprenais assez rapidement que le premier allait heureusement refaire surface tandis que le second faisait définitivement partie de passé (en dehors de quelques flash-back issus d'images tirées du premier film), la présence de Taron Egerton s'avérait rassurante (l'acteur refusera cependant d'apparaître dans le troisième volet des aventures de Eggsy prévu pour l'année 2022, The King's Man : Première Mission). Par contre, le reste du casting pourrait faire pencher la balance du mauvais côté en prenant des allures de foire d'empoigne où chacun aurait le réflexe de tirer la couverture à lui : Julianne Moore, Halle Berry, Elton John (!!!), Jeff Bridge, Emily Watson et j'en passe... auraient pu ruiner tout l'intérêt de cette séquelle en se donnant du coude... Alors, que vaut Kingsman : Le Cercle d'or comparé au brillantissime premier volet ?

Tout d'abord, que l'on se rassure : Matthew Vaughn est toujours aux commandes de cette suite tandis qu'il s'est une fois de plus chargé d'écrire le scénario auprès de la fidèle écrivaine, animatrice de télévision et scénariste britannique Jane Goldman qui a travaillé auprès du réalisateur sur à peu près tous ses films. On retrouve également à l'écran, le charismatique Mark Strong qui interprétait déjà le personnage de Merlin et Sophie Cookson qui elle, campait une Roxanne plutôt discrète. Désormais, le cinéaste transporte son équipe jusqu'aux États-Unis où les personnages vont faire connaissance avec leurs homologues américains connus sous le nom de Statesmen mais également en Italie et au Cambodge. Pour pallier à l'absence du milliardaire mégalomane divinement incarné par Samuel L. Jackson dans Kingsman: The Secret Service, Matthew Vaughn engage Julianne Moore pour interpréter le personnage de Poppy Adams, chef du plus grand réseau de drogue au monde.

Un grand coup de balai dans le film d'espionnage ''à la Papa''.

Kingsman : Le Cercle d'or parvient-il a maintenir cet essentiel rajeunissement d'un genre qui faisait tout ou partie de l'intérêt du premier long-métrage de la franchise ? Sans aucun doute, oui, et ce, même si l'effet de surprise est désormais atténué. Car en réalité, on peut désormais se demander où se situe l'intérêt de cette séquelle qui ne fait que prolonger la thématique de l'épisode précédent sans apporter une plus-value assez forte pour faire oublier Kingsman: The Secret Service. Question scénario, on ne peut pas dire que Matthew Vaughn et Jane Goldman se soient foulés puisqu'ils ne font que reproduire celui du premier long-métrage en l'augmentant de toute une série de séquences à effets-spéciaux malheureusement pas toujours convaincantes. Ce qui manque tout d'abord dans cette séquelle, c'est le charme britannique de Colin Forth qui, ''revenu d'entre les morts'' a perdu de sa superbe, surtout que durant une bonne partie des deux heures et vingt et une minutes que dure Kingsman : Le Cercle d'or, l'action se situe sur le territoire américain. On assiste donc ici à une version 2.0 moins subtile dans laquelle le flegme britannique et les parapluies ont laissé place aux winchesters et aux lassos.

Mais attention, Kingsman : Le Cercle d'or n'est pas le film médiocre que pourraient le laisser prétendre les quelques phrases ci-dessus. Non content de s'offrir un casting presque flambant neuf et d'excellente facture, Matthew Vaughn réactualise son œuvre précédente et y intègre de nouvelles séquences de combats magistralement orchestrées. Bien que la durée de ce second opus soit presque égale à celle du premier, il arrive que l'on s'y ennuie à quelques occasions. Moins rythmé mais diablement mis en scène, les scènes de bravoures sont bluffantes. Qu'il s'agisse de celle à bord du téléphérique ou de l'incroyable séquence du siège situé au Cambodge, le spectateur en a pour son argent. Quant à l'humour, qui est indissociable du phénomène Kingsman, il demeure présent pour notre plus grand bonheur. Au final, si Kingsman : Le Cercle d'or n'innove jamais vraiment en comparaison de l'épisode précédent (même si les technologies employées par les protagonistes et les antagonistes ont fait un bond de géant en l'espace de deux ans), il demeure ce qui se fait de mieux dans le domaine de l'espionnage et renouvelle perpétuellement le genre. C'est avec fébrilité qu'il faudra donc patienter trois ans encore avant de pouvoir découvrir les troisièmes aventures des Kingsmen en espérant tout de même cette fois-ci que l'action s'appuiera davantage vers un certain esprit britannique comme ce fut le cas lors du premier volet...

mercredi 17 octobre 2018

Cycle Stephen King : Tales from the Darkside - The Movie de John Harrison - (1990) - ★★★★★★★☆☆☆





Si j'ai décidé d'intégrer Tales from the Darkside: The Movie au cycle que je consacre à l'écrivain Stephen King, c'est parce que parmi les quatre segments que compte cette anthologie d'épouvante et de fantastique inspirée de la série télévisée homonyme, l'un d'eux fait directement référence à une nouvelle que l'auteur de Pet Semetary, Christine ou encore Misery écrivit et fit éditer en 1977 dans le magazine Cavalier (un mensuel dont la thématique est proche d'un certain... Playboy), avant de paraître chez nous dans l'anthologie de textes réunis par Ellen Datlow principalement axés sur nos félins préférés, et sous le titre Contes du chat pervers. Il faudra cependant attendre l'année 2008 pour que The Cat from Hell (titre original de la nouvelle adaptée dans le film qui nous intéresse ici) apparaisse dans un recueil de nouvelles intégralement consacré à Stephen King, Just After Sunset.
Précédé d'un segment mettant en vedette pas moins de trois célèbres acteurs américains (Christian Slater, Steve Buscemi et Julianne Moore) et une momie (Lot 249), et suivi d'un troisième sketch mettant en scène un artiste paumé et une créature ailée (celle qui orne les affiches américaine et française), Lover's Vow, le tout enrobé d'une histoire mêlant la chanteuse et actrice Deborah Harry (chanteuse du groupe de rock Blondie) et un gamin qu'elle a prévu de cuisiner à l'occasion d'un repas, Cat From Hell met en scène un vieillard cloué dans un fauteuil roulant, un tueur à gage, ainsi qu'un chat maléfique qui a jusqu'à maintenant décimé trois personnes dans l'entourage du vieil homme.

Arrivé à bord d'un taxi, le tueur à gages Halston est convié par l'hôte d'une immense demeure, un certain Drogan incarné à l'écran par l'acteur américain William Hickey (Unbertino de Casale dans Le Nom de la Rose de Jean-Jacques Annaud), a passer le temps qu'il faudra afin de le débarrasser du chat noir qui vit dans l'enceinte de l'inquiétante demeure. William Hickey prenant la place de Halston à bord du taxi, ce dernier se retrouve donc seul face à un chat dont il ignore encore les ressources. Car le petit félin, vêtu de son soyeux manteau noir, ne va pas se laisser abattre sans rien dire ni sans opposer la moindre résistance. Malgré les apparences, le duel qui va opposer le tueur à gages et le chat noir se conclura dans un bain de sang graphiquement très réussi que l'on doit à l'équipe de concepteurs d'effets-spéciaux, KNB EFX.

Tourné de nuit, dans une immense demeure rendue inquiétante par la seule présence d'un félin hurlant à s'en faire péter les cordes vocales et par un tueur qui déchantera assez rapidement, le cinéaste américain John Harrison enrobe ce second segment d'une anthologie qu'il réalisera seul d'un halo lumineux rendant la séquence particulièrement anxiogène. La traque entre le tueur (incarné à l'écran par l'acteur (et ancien chanteur du groupe New York Dolls) David Johansen et le chat, incarné par... un chat, est assez mouvementée. Du moins, suffisamment pour que l'on n'ait pas le temps de s'ennuyer. Le final est quant à lui jouissif et carrément gore. Ou comment mettre en appication à grands renforts d'hémoglobine, l'expression "Avoir un chat dans la gorge". Imparable... Quant au reste de l'anthologie, il demeure d'une qualité égale et permet d'y constater le talent de l'un des plus grands maquilleurs de tous les temps : celui de l'américain Dick Smith (L'Exorciste)...

mardi 13 mars 2018

Sélection de 3 films à voir, à revoir... ou à éviter (5) Spéciale Hunger Games

Majoritairement (pour ne pas dire, unanimement) encensé par la presse française, Hunger Games : L'Embrasement est la seconde adaptation de la trilogie de romans écrits par Suzanne Collins. Deux choix s'imposent que l'on soit amateur du genre ou pas. Si l'on se positionne en tant que spectateur ayant aimé Hunger Games, premier du nom, on pourra aimer cette suite, même s'il faut reconnaître objectivement qu'elle ne ressemble à rien d'autre qu'à une 'mise à jour 2.0' du premier. Alors, bien sûr, si l'on n'est pas trop regardant et que la possibilité d'assister à un même spectacle divisé en plusieurs actes amélioré de quelques effets supplémentaires nous suffit, pourquoi pas. Sauf qu'en fait d'embrasement, le long-métrage de Francis Lawrence (qui contrairement aux apparences n'a pas de liens de parentés avec l'actrice incarnant l'héroïne Katniss Everdeen, Jennifer Lawrence) cette suite se révèle plutôt timide. N'ayant pas lu la série de romans, je ne peux par conséquent affirmer ou pas que le long-métrage demeure fidèle au second tome, mais concernant son adaptation, et malgré les indéniables qualités du premier que le nouveau réalisateur à su mettre à son profit pour proposer un spectacle plus impressionnant encore, on pourra quelque peu s'ennuyer devant la redondance du récit. Car Hunger Games : L'Embrasement n'explore que très peu de nouvelles idées. Il fallait à tout prix trouver le moyen de renvoyer l'héroïne combattre dans l'arène. Et pour cela, le récit invoque l'Expiation', cette formule qui permet tous les vingt-cinq ans d'envoyer parmi d'anciens combattants, ceux tirés une fois de plus au hasard. Retour à la case départ donc pour Katniss, Peeta, et en arrière-plan, Haymitch Abernathy (Woody Harrelson), Cinna (Lenny Kravtiz) et l'exubérante Effie Trinket (Elizabeth Banks). Donald Pleasance et le monstrueux personnage Coriolanus Snow sont toujours du voyage.
A part quelques petites nouveautés au niveau du scénario (révolte timide d'une partie du peuple vivant dans les différents secteurs des districts, volonté du président Snow de se débarrasser de Katniss, principe d'alliance, combattants de tous âges), Hunger Games : L'Embrasement se décompose de la même manière que l'épisode précédent. Tirage au sort des candidats, avec à la clé, quelques courageux volontaires. Présentation devant le peuple du Capitole, entraînement au combat, et enfin, survie en milieu hostile pour les combattants du soixante-quinzième tournoi des Hunger Games. Mieux vaut éviter de regarder les deux premiers volets consécutivement car sinon, c'est l'ennui qui guette. En effet, on a très souvent l'impression de regarder le premier opus deux fois de suite. Heureusement que quelques bonnes idées viennent améliorer une œuvre qui se révélait déjà convaincante. La forêt devient tropicale, les combattants forment des groupes d'alliés solides et attachants, et quelques ingénieuses propositions donnent une ampleur dramatique supplémentaire à la phase 'survivaliste'. Comme cette horloge climatique gigantesque ou l'immense champ de force qui recouvre le ciel au dessus de la tête des combattants. On le savait déjà, un troisième volet était logiquement prévu, mais mon dieu que Hunger Games : L'Embrasement se termine en queue de poisson. Comme une ellipse improbable qui donne à la fin de ce second épisode les allures d'un brouillon laissé en l'état. Le long-métrage de Francis Lawrence est une déception pour qui aurait préféré que l'intrigue avance davantage et ne nous resserve pas la même sauce que l'année précédente. Le budget de cette suite fut de cent-trente millions de dollars. Le film rapporta en l'espace du premier week-end seulement et ce, à travers le monde, la modique somme de trois-cent sept millions de dollars. La preuve que le public y adhérait totalement. Il n'aura pas fallut attendre longtemps pour que sorte le troisième volet qui apparu sur les écrans en novembre de l'année suivante...

Hunger Games - La Révolte : Partie 1, c'est le changement dans la continuité. Francis Lawrence nous épargne heureusement une seconde redite et fait enfin avancer le récit d'une dystopie qui n'oublie cependant pas d'abreuver ses images des mêmes métaphores que dans les deux précédents épisodes. L'embrasement annoncé lors du second opus, bizarrement, ne survient finalement qu'au cœur de cette révolte tant attendue, que le spectateur aura sans doute la désagréable occasion de voir scindée en deux, le laissant orphelin de ses héros pendant presque une année entière. L'une des grandes tragédies de cette saga adolescente post-apocalyptique devait survenir durant le générique de fin de Hunger Games - La Révolte : Partie 1, puisque sans que l'on y soit forcément préparé, nous apprenions que ce troisième épisode rendait hommage à l'acteur Philip Seymour Hoffman, retrouvé mort dans sa salle de bain. C'est alors un peu honteusement que l'on pouvait penser qu'outre ce malheureux événement, Francis Lawrence avait peut-être tout de même eu la chance d'avoir en sa possession les scènes qu'avait tourné l'acteur pour le quatrième et dernier volet qui allait sortir l'année suivante, en 2015 ? la réponse est... oui. Une interprétation posthume pour un acteur dont l'absence allait profondément marquer le paysage cinématographique mondial... Si les premiers rôles incarnés n'ont physiquement pas eu le temps de vraiment vieillir (Jennifer Lawrence et Josh Hutcherson n'ont par exemple qu'un an de plus par rapport à l'épisode précédent), leur personnage respectif a part contre beaucoup mûri, conférant ainsi une certaine crédibilité à ces personnalités quittant peu à peu le monde de l'adolescence pour celui, beaucoup plus concret, des adultes. Le récit lui-même semble avoir muté et demeure beaucoup plus sombre qu'auparavant. Débarque pour la première fois, l'actrice américaine d'origine écossaise Julianne Moore dans le rôle de la présidente Alma Coin du District 13.
Comme écrit plus haut, la métaphore persiste dans sa volonté de décrire la manipulation par l'image dans un contexte pas si éloigné du notre. En bons élèves, ce sont cette fois-ci les rebelles qui en font usage afin d'opportunément rallier un maximum d'individus à leur cause. Si l'émotion semblait avoir été bannie du second épisode, et si cette émotion n'est pas des plus courante dans ce troisième opus, il demeure tout de même une séquence foudroyante, magnifiquement mise en images, en musique et en paroles. La chanson, L'arbre du Pendu, dont nous envisagions déjà auparavant la portée mais qui trouve ici matière à chavirer le cœur des spectateurs, donne lieu à une séquence aussi belle que bouleversante. Hunger Games - La Révolte : Partie 1 forme une sorte de huis-clos situé presque exclusivement dans la tour souterraine de quarante étages du District 13. Le cadre se veut plus anxiogène et demeure en total décalage avec la forêt tropicale du second épisode. Les rares sorties en extérieurs servent de prétexte pour nous montrer un paysage dévasté par la guerre et par un homme, un seul, le toujours tyrannique Snow (excellent Donald Sutherland), posant fièrement en dictateur ultime d'un monde en pleine déliquescence. Comme l'est de plus en plus sa suprématie, mise à mal par le grondement d'un peuple qui ne veut plus vivre sous son joug. Visuellement, il demeure dans ce troisième épisode, une énigme difficile à résoudre, et que pas même le budget de cent-vingt cinq millions de dollars ne peut expliquer. Pourquoi suggérer les combats plutôt que de nous en mettre plein la vue ? En effet, même si la subjectivité de l'attaque de l'armée du Capitole contre le District 13 a l'avantage de présenter l’affrontement sous un angle plus anxiogène que spectaculaire (le spectateur est ainsi directement confronté aux conséquences du bombardement de la tour souterraine par les missiles ennemis), une partie du public pourra regretter que le film soit souvent plus contemplatif que rentre dedans. Au bout de trois épisodes, on pouvait espérer que la saga verse davantage dans l'affrontement direct, d'autant plus qu'en terme de tactique militaire, Hunger Games - La Révolte : Partie 1 est plutôt timide. Espérons simplement que le quatrième et dernier volet apportera la réponse attendue du public éprit de vengeance...

N'attendons pas et allons directement dans le vif du sujet. Hunger Games - La Révolte : Partie 2 débute comme s'il n'avait été scindé du précédent épisode que par une longue page de pub d'un an. Pas de générique en dehors de la présentation des sociétés ayant produit le film. On retrouve Katniss comme si nous l'avions quittée un instant auparavant. Minerve autour du cou, déboussolée par ce qui vient tout juste de lui arriver. Pas le temps de tergiverser. Francis Lawrence a exactement cent-trente six minutes pour apporter une conclusion flamboyante à la saga Hunger Games. Verdict ? Si dans une grande majorité des cas ce dernier volet est moins apprécié que les deux premiers (Hunger Games et Hunger Games – L'Embrasement) par la presse et le public, il rempli cependant parfaitement son objectif, qui est de divertir. Désormais, le combat final est engagé. Plus le récit de cette saga qui aura tenu en haleine les spectateurs durant quatre années consécutives progresse, et plus la colorimétrie s'efface au profit d'une bichromie proche du noir et blanc. Après un avant-propos détaillant grossièrement le but de la manœuvre à venir de la part des alliés désormais constitués des rebelles des treize districts, La Révolte : Partie 2 offre une vision urbaine des fameux Hungers Games lors d'une succession de moments de bravoure trouvant leur point culminant lorsque Katniss et les membres d'une mission à laquelle elle participe sont contraints de passer inaperçus en passant sous le Capitol. On pourra reprocher l'apparition de 'mutants' qui dans le contexte de ce récit pourront paraître inappropriés ou du moins, tout à fait opportuniste (le film sort au beau milieu d'un fatras de longs-métrages sur le thème des 'infectés'). Sauf que, la scène durant laquelle la dite 'mission' combat avec acharnement ces créatures humanoïdes est si bien orchestrée qu'on pardonne aisément cet écart de conduite. S'enchaînent alors des séquences inoubliables dont un bouleversant bombardement dont le cinéaste semble avoir le secret. Toujours magnifiquement accompagnée par la partition musicale de James Newton Howard (ahhhhh le déchirant thème The Hanging Tree), l'aventure est riche en rebondissements avec moult trouvailles (le raz de marée, la ville piégée, etc...) et quelques rares moments réellement tétanisants (le massacre des enfants devant les grilles du Capitol). Les effets-spéciaux conservent leur générosité tout en se faisant suffisamment discrets pour que le récit n'en pâtisse pas. Chaque actrice, chaque acteur, incarne avec talent son personnage. La caractérisation de certains d'entre eux est poussée jusque dans ses derniers retranchements et laisse souvent entrevoir des chemins de travers comportementaux auxquels nous ne nous étions pas forcément préparés même s'ils entrent dans une certaine logique ( le personnage d'Alma Coin). Parmi les quatre épisodes, c'est bien ce dernier qui met en lumière l'actrice Jennifer Lawrence, superbement filmée dans une œuvre entièrement vouée à son image. A peine reconnaissable en certaines occasions, le spectateur a l'occasion de noter le double enjeu intellectuel qui ressort de Katniss et du contrat moral qu'elle a envers son peuple. Il demeure en effet en elle, ce qui, très étrangement, participe à l'adhésion du public pour l'actrice qui pouvait jusque là énerver, comme deux aspects de sa personnalité qui au lieu de s'entrechoquer se complètent : Volonté et appréhension.
Au final, on pourra se demander si ce récit qui finalement ne fait que survoler certaines de ses thématiques méritait quatre longs-métrages. Mais le spectacle est parfois si effroyablement beau et le message si proche de nous que l'on se dit que neuf heures de film n'étaient finalement pas de trop ! 

Tiens ! Et si j'me lançais dans la saga Harry Potter...? 

jeudi 22 février 2018

Bienvenue à Suburbicon de George Clooney (2017) - ★★★★★★★☆☆☆



On connaît surtout l'acteur, réalisateur, scénariste, et producteur américain George Clooney depuis l'immense succès de la série Urgences diffusée chez nous à partir du 27 juin 1995, mais il faut savoir que l'interprète du Docteur Douglas Ross a débuté sa carrière à la télévision en 1984 (Riptide) et au cinéma deux ans plus tard (Combat Academy). En tant que cinéaste, son premier long-métrage Confessions of a Dangerous Mind date de 2002 et depuis, George Clooney a réalisé cinq autres films dont Bienvenue à Suburbicon. Dès le départ, il demeure dans ce long-métra une étrange sensation qui gagne peu à peu du terrain pour se révéler finalement une certitude lorsque se déroule le générique de fin.
Certains argumenteront que cette conviction aurait pu tout aussi bien être confirmée à l'orée du générique de début mais concentré sur l'esthétisme rétro-futuriste mis en place pour nous présenter une ville (village?) de Suburbicon idéale, vision d'un rêve américain tronqué, j'ai honteusement oublié de me renseigner sur quelques points importants du film à venir. Car à part avoir pris connaissance de son auteur, et sachant la présence de l'excellent acteur Matt Damon, le reste ne demeurait qu'un flou à peine éclairci par un court synopsis détaillant sommairement une histoire qui allait se révéler fort intrigante.

Cette sensation, cette certitude, cette conviction qui survole le récit et ses jardins scrupuleusement tondus (les créateurs de Suburbicon ont beau vanter ses qualités, son aspect concentrationnaire demeure quelque peu refroidissant), c'est cette fâcheuse tendance qu'à le film de George Clooney de nous rappeler le cinéma du célèbre duo de frangin connus sous le nom de Joel et Ethan Coen. Tout ou presque dans Bienvenue à Suburbicon nous rappelle le génial cinéma de l'inséparable binôme qui depuis plus de trente ans régale les cinéphiles du monde entier avec des œuvres remarquablement mises en scène et d'une créativité incomparables.
Cette impression se conforme peu à peu, donc, jusqu'au générique de fin qui révèle le nom des scénaristes :George Clooney, Grant Heslov, ainsi que... Joel et Ethan Coen! L'histoire de Bienvenue à Suburbicon ne date pas d'hier puisque les frères Coen en ont écrit le premier jet en 1986, après la sortie de leur premier long-métrage Blood Simple en 1984. Alors que l'année précédente il écriront en compagnie du réalisateur le scénario du délirant Crimewave (Mort sur le Grill), leur deuxième long-métrage ne sera pas l'adaptation de leur scénario Suburbicon, mais Arizona Junior avec Nicolas Cage, Holly Hunter, et déjà, l'un de leurs acteurs fétiches John Goodman.

A propos de ces acteurs qu'ils emploient régulièrement depuis l'année 2000 se situe justement George Clooney qui, à défaut de pouvoir écrire son propre scénario, en hommage aux deux frangins, ou plus simplement par intérêt pour le script écrit par ses derniers trente et un ans auparavant s'est donc lancé dans la réalisation de Bienvenue à Suburbicon. Une œuvre fort sympathique, avec tout ce qu'il faut d'humour et de suspens pour que l'on ne s'ennuie pas. Un climat très particulier, s'inscrivant à la toute fin des années cinquante (belles voitures, puritanisme vicié, racisme, et couleurs d'époques comprises). La vie idyllique et sans aspérités d'une grosse bourgade ayant déjà accueilli en son sein plus de soixante-mille habitants. Que des blancs. Mais l'arrivée d'une famille de noirs va venir chambouler le quotidien surfait d'une tribu blanche acquise à la cause de l'intégration des gens de couleurs mais, chez les autres. Et surtout pas à Suburbicon que tous veulent voir demeurée une ville purement constituée d'hommes et de femmes de race blanche. Les Mayers et leur fils s'installent juste à côté de la demeure des Lodge. Seule famille qui ne se préoccupera par de la présence dans leur quartier d'une famille de noirs. Car les Lodge ont des soucis nettement plus graves. En pleine nuit, ils reçoivent la visite de deux hommes qui attachent Gardner, le mari, Margaret, son épouse, Rose, la sœur de celle-ci, et l'enfant du couple, Nicky à la table de la cuisine. Tous endormis à l'aide d'un chiffon imbibé de chloroforme, tous se réveilleront plus tard à l’hôpital sauf Margaret qui décédera d'une dose trop importante d'anesthésique...

George Clooney met en parallèle le récit de cette famille de black (Karimah Westbrook, Leith Burke, Tony Espinosa) injustement refoulée par la population tandis qu'à côté se déroule un drame dont personne, même les autorités, ne soupçonnent la gravité. Le film intègre l'hypothèse selon laquelle l'installation d'étrangers (noirs de surcroît) est responsable des maux se produisant dans leur jolie petite ville depuis leur apparition. Bien que les événements se produisant au sein de la famille Lodge apparaisse aussi dramatique que la ségrégation dont sont victimes les Mayers, Bienvenue à Suburbicon distille une forte dose d'humour. L'urgence de la situation, rocambolesque, et l'enchaînement de péripéties rappelle le Crimewave de Sam Raimi dont les frères Coen écrivirent le scénario un an avant celui qui allait donner naissance au long-métrage de George Clooney plus de trente ans plus tard.

Matt Damon, Julianne Moore (dans un double rôle), Oscar Isaac (excellent) ou encore Gary Basaraba constituent le casting d'une œuvre sympathique qui souffre cependant de la comparaison que le spectateur pourrait entreprendre entre le travail de George Clooney et celui des Frères Coen dont la maîtrise est irréprochable. Bienvenue à Suburbicon n'est pas un mauvais film, au contraire, on s'y amuse beaucoup et l'on a vraiment hâte de connaître les tenants et les aboutissants de l'intrigue, mais l'on se prend également à rêver de ce qu'auraient pu faire de leur propre scénario Joel et Ethan Coen s'ils l'avaient eux-même adapté au cinéma...

dimanche 16 décembre 2012

Semaine Fin Du Monde: Les Fils De L'Homme de Alfonso Cuaron (2006)



Cycle Fin Du Monde:

- Troisième guerre mondiale: Damnation Alley
- La femme, avenir de l'homme: Les Fils De L'Homme
- Prophéties Maya: 2012
- Paranoïa et peur liée aux attaques terroristes: Miracle Mile
- Sectarisme et survie en milieu hostile: The Omega Man
- Cannibalisme et survie en milieu hostile: The Road
- Comète, quarantaine et road-movie: Meteor Apocalypse

 
Dans un monde post-apocalyptique dévasté ou les ressources mondiales ont fini par se retrouver épuisées, aucune naissance n'est survenue depuis presque vingt ans. Aujourd'hui le monde entier apprends la mort de la plus jeune d'entre toutes les femmes au moment même ou Théo est "faussement" kidnappé par un groupe d'hommes armés afin de rencontrer une amie qu'il n'a plus revue depuis vingt ans, Julian, qui lui demande alors un service : Se procurer les papiers nécessaires qui permettront à une jeune réfugiée de quitter le pays et d'être confiée au "Renouveau Planétaire". Une zone franche fantasmée par de nombreuses personnes qui voient en ce lieu rêvé une chance de retrouver le monde qu'ils ont connu dans le passé.

Tombés dans un piège tendu par certains des hommes de Julian, cette dernière va mourir dans les bras de Théo. Commence pour lui et pour Kee, la jeune réfugiée, un voyage en pleine guerre opposant l'armée aux milliers de réfugiés révoltés par le sort qui leur est réservé, leurs compatriotes étant enfermés dans des cages tels des bêtes sauvages.

Théo comprends quel mystère entoure le vif intérêt que porte le groupuscule terroriste pour la jeune Kee: Celle-ci en effet porte un enfant qui bientôt va naître, le premier à venir au monde depuis dix-huit ans. Cette dernière voit en Théo le seul homme en qui faire confiance et suivra à la lettre chacune de ses recommandations. Tout d'abord accompagnés par Miriam, sage-femme et amie de Kee, ils finiront seuls leur chemin de croix qui les mènera jusqu'à l’éden tant désiré. Le fameux "Renouveau Planétaire"...

Le film du mexicain Alfonso Cuaron peut être assimilé à de l'anticipation et bien que l'aspect général du film l'éloigne fortement du Blade Runner de Ridley Scott, certaines références leur sont communes à tout deux. Mais ici, point d'androïdes et encore moins de navettes spatiales. Le réalisme des situations rends effroyable l'épopée du "chevalier" Théo et de la jeune "princesse" Kee sur laquelle repose sans doute l'avenir de l'homme.

Dans un monde où l'horreur montre son visage à chaque coin de rue on ne donne pas cher de celui-ci. Londres (dans laquelle se situe l'intrigue) est devenue un vaste camp militaire avec ses zones de combats, ses camps de concentration, ainsi que ses espaces de retranchement vers lesquels se tournent les réfugiés rappelant de manière furtive le New-York déshumanisé du "New-York 1999" De John Carpenter.


Les longs plan-séquences du film impressionnent par leur mise en scène magistrale comme celle de la voiture ou encore lorsque Théo et Kee, épuisée et portant son bébé à bout de bras se réfugient dans un immeuble abritant de nombreux réfugiés que l'armée britannique pilonne sans cesse. Les décors sont d'un réalisme parfois insoutenable tel ce camp de prisonniers dans lequel sont emmenés les deux personnages au milieu du film et qui rappelle fortement les camps de concentration nazis.

Les effets-spéciaux eux, sont loin de ceux que les gros blockbusters américains ont l'habitude d'étaler sur nos écrans. Ils sont réalistes et renforcent l'aspect documentaire du film. Ce dernier semble être filmé caméra à l'épaule comme l'aurait fait une équipe de reporters pour mieux nous plonger dans l'horreur d'une guerre atroce au beau milieu de laquelle une histoire d'amour merveilleuse pour la vie est en train de se jouer.
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