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lundi 27 octobre 2025

Le répondeur de Fabienne Godet (2025) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

À l'heure où la toile fait généralement, malheureusement et involontairement la promotion des comédies françaises les plus mièvres et les plus indigentes en les assassinant avec la plus grande objectivité, d'autres demeurent dans l'ombre. C'est donc parfois par le plus grand des hasards que certaines réussissent à sortir de l'anonymat alors même qu'elles méritent que nous leur accordions toute notre attention. Tandis que certains semblent être encore considérés comme des valeurs sûres (à titre d'exemples, Christian Clavier et Dider Bourdon n'ont jamais été aussi présents à l'image que ces dix ou vingt dernières années), il demeure des interprètes qui n'enchaînent pas forcément les rôles au cinéma et qui pourtant, à chacune de leur apparition à l'image et même dès leur présence sur une affiche de cinéma sont pour les spectateurs le signe d'un espoir retrouvé. Celui de ne pas avoir l'impression systématique de jeter leur argent par les fenêtres chaque fois qu'ils déboursent une dizaine d'euros à l'achat d'une place de cinéma ! À ce titre, Denis Podalydès représente cette catégorie devenue si rare qui permet de s'assurer le maintien d'une certaine qualité même si l'acteur se retrouve noyé au beau milieu d'interprètes venus dont ne sait où et dont les pedigree sont à chercher du côté de cette volonté qui consiste à renouveler tout un cheptel de comédiens issus des quartiers. Ceci étant dit, Le répondeur de la réalisatrice et scénariste Fabienne Godet ne reste pas indifférente à cette nouvelle mode qui consiste à mélanger vieille garde et nouvelle génération de comédiens. Originaire de la Cité des 4000 à La Courneuve, l'acteur Salif Cissé n'en est pas à ses débuts. Détenteur d'un diplôme au Conservatoire national supérieur d'art dramatique en 2020, il n'a surtout rien à voir avec ces pseudos-acteurs qui comme lui en vécu dans des barres d'immeubles à la peu flatteuse réputation et que l'on découvre un jour sur grand écran avant qu'ils ne disparaissent définitivement. D'ailleurs, si la cinéaste lui a confié le rôle principal de son dernier long-métrage, ça n'est pas pour rien. Opposé à un Denis Podalydès égal à lui-même, le jeune homme lui ''fait la nique'' en interprétant le rôle de Baptiste Mendy, jeune imitateur qui joue dans un petit théâtre de quartier. Un lieu de rencontre entre artistes et public qui ne met malheureusement pas en valeur son incroyable talent...


C'est là qu'intervient Denis Podalydès dans le rôle de l'écrivain Pierre Chozène. Sans cesse sollicité par ses proches, de son ancienne compagne en passant par sa fille Elsa (excellente Clara Bretheau), son père, ou encore Gabriel Lozano (Harrison Arevalo), journaliste opportuniste qui aimerait approcher et interviewer le romancier, il fait une curieuse demande à Baptiste. En effet, alors qu'il est attelé à l'écriture de son dernier ouvrage, empêché de se concentrer à cause des nombreux appels téléphoniques qu'il reçoit chaque jour, Pierre prend contact avec le jeune artiste et lui demande de prendre les appels à sa place en imitant sa voix au téléphone ! Bien que l'idée lui semble saugrenue, Baptiste finit par accepter. S'installe alors entre les deux hommes une complicité et entre Baptiste et plusieurs amis de l'écrivain, une étrange relation... Si Le répondeur est l'une des meilleures comédies françaises à avoir vu le jour cette année, elle part cependant avec deux handicaps : son titre et son affiche. Passées ces fautes de goût, la comédie de Fabienne Godet demeure une excellente surprise qui même si elle repose effectivement sur un concept qui pourrait s'avérer invraisemblable tient ici parfaitement la route. L'occasion pour les deux acteurs principaux d'incarner un sympathique duo auquel la réalisatrice ajoute des rôles plus ou moins secondaires à l'image de Clara Bretheau, laquelle incarne le rôle de la fille de l'écrivain. Le film est l'occasion pour la cinéaste de développer les rapports humains et plus encore les relations familiales entre un écrivain sans doute un peu trop pris par son métier et notamment un père qui n'a jamais ''goûté'' à son style. Chaque interlocuteur du duo est très bien écrit et la présence de nombreux personnages permet au film de conserver un rythme qui ne retombe jamais. Véritable premier rôle du Répondeur, Salif Cissé vole littéralement la vedette à un Denis Podalydès qui pourtant est parfaitement intégré dans son élément. Le jeune comédien a d'ailleurs été épaulé par les imitateurs Michaël Gregorio, Fabian Le Castel et Eklips durant deux mois afin de peaufiner son imitation de Denis Podalydès ainsi que sa gestuelle. Le résultat est souvent bluffant. Pour ne rien gâcher au film, la réalisatrice a fait appel au compositeur français Éric Neveux qui s'est chargé d'une bande originale très rafraîchissante et qui change de ces partitions qui dans la comédie française actuelle semblent toutes avoir été produites par une intelligence artificielle. Bref, nous avons été conquis...

 

mardi 8 avril 2025

Le panache de Jennifer Devoldère (2024) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Drôle de titre que celui du quatrième long-métrage de la réalisatrice et scénariste française Jennifer Devoldère pour un film qui manque justement de... panache ! L'on n'ira pas jusqu'à dire que celui-ci est aussi mensonger que la purge signée de Michèle Laroque en 2018, Brillantissime, mais Le panache n'est absolument pas le film attendu. S'inscrivant d'ailleurs dans une mode consistant à introduire ses personnages dans un milieu social et professionnel comme beaucoup d'autres avant lui, le film a nettement plus d'intérêt sur le papier qu'une fois transposé à l'écran. Première grosse surprise teintée d'une certaine déception pour quiconque ne connaissait pas jusque là le jeune acteur Joachim Arseguel. Et ce, parce que le film fut sa première opportunité d'interpréter un rôle au cinéma, on se demande dans quelles proportions il fut choisi pour la particularité qui est la sienne. En effet, alors que l'on pouvait louer le talent de l'interprète de Colin, jeune bègue vivant désormais seul avec sa mère Giulia (Aure Atika), l'on apprend que l'acteur lui aussi est atteint du même trouble de la parole. Ce qui hypothétiquement signifiait de réelles capacités d'interprétation et d'adaptation de la part de Joachim Arseguel ne s'avère être rien de plus que l'utilisation d'un handicap léger au profit d'un récit supposé s'intéresser en partie à ce même trouble. Ce qui, bien entendu, ne remet absolument pas en cause le talent du jeune interprète dont le personnage souffre en outre d'être le fils d'une mère de famille parfois un peu trop étouffante et d'un père qu'il n'a pas l'occasion de voir tous les jours (Maxime de Toledo dans le rôle de Stéphane). Colin intègre un nouveau collège privé où enseigne le professeur Devarseau. Alors que ce dernier attend sa titularisation, ses méthodes d'enseignement sont relativement mal perçues de la part de ses nouveaux collègues. Professeur de français, Devarseau va pousser l'adolescent de quatorze ans à surmonter ses craintes en l'inscrivant au cours de théâtre qu'il va dispenser afin de le soumettre aux autres élèves de sa classe parmi lesquels, la jeune Adélaïde (Eva-Rose Pacaud) ne laisse pas Colin indifférent. Dans ce récit qui confronte un adolescent atteint de bégaiement et amoureux de l'une de ses camarades mais aussi surtout confronté à une mère qui le surprotège (l'on apprendra d'ailleurs plus tard les raisons qui poussent Giulia à couver son fils), le scénario de Cécile Sellam et Jennifer Devoldère dispense une vision parfois idéaliste de son jeune et principal personnage.


Inscrit dans une école publique catholique, la réalisatrice évite souvent les poncifs liés au handicap de Colin. Après une ou deux remarques déplacées de la part de certains individus, le cadre dans lequel évolue le jeune garçon mise moins sur la relation hypothétiquement précaire d'un tel handicap vis à vis de ses camarades que de former autour du personnage de Colin, tout un système noyant son incarnation par des sous-entendus liés principalement aux méthodes employées par le professeur de français. Viennent donc s'inscrire des personnages secondaires certes intéressants mais dispensables (Maxence, adolescent homosexuel et ami de Colin interprété par Tom Meusnier) et des conduites rétrogrades de la part de la hiérarchie et des collègues de Devarseau. Donnant ainsi une image peu flatteuse et démagogue de l'enseignement catholique, où par exemple, la prof de catéchisme Delphine Quentin (l'actrice Claire Dumas) est on ne peut plus caricaturale ! Adaptation de la pièce de théâtre Dans la Peau de Cyrano de Nicolas Devort, le long-métrage de Jennifer Devoldère peut compter sur le soutien de José Garcia dont l'usage est ici fait de manière parfois éthérée. Le principal soucis étant moins de préciser quelle est la place réelle de Joachim Arseguel au sein du récit puisqu'il en est le véritable héros que celle des interprètes qui lui donnent la réplique. Traité avec moins de gravité que ne le laissait présager le synopsis, Le panache et parfois d'une légèreté confondante qui intègre en outre l'usage de personnages secondaires prévisibles (l'adversaire amoureux lui aussi de la belle Adélaïde). À dire vrai, l'on a l'impression que Jennifer Devoldère préfère prendre des pincettes avec son personnages principal plutôt que de trop l'abîmer ! Le film déroule ainsi son intrigue dans les eaux presque trop calmes d'un corps enseignant aux valeurs éculées. En mode Pause café, série française dans laquelle l'assistante sociale Joëlle Mazart était contrainte à l'issue des six épisodes de la première saison de démissionner en raison de ses méthodes pourtant pédagogiques, José Garcia sacrifiera à son tour sa très attendue titularisation au profit de valeurs intrinsèquement liées à sa personnalité. Au final, Le panache s'avère un peu trop académique pour emporter tous les suffrages. Ce qui n'empêchera pas le film d'obtenir deux prix du public. Au Festival du film de Demain de Vierzon et au trentième Festival Jean Carmet de Moulins...

 

dimanche 20 août 2023

10 jours encore sans maman de Ludovic Bernard (2023) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

La majeur partie de sa carrière, le français Ludovic Bernard l'a tout d'abord consacrée en tant qu'assistant-réalisateur. C'est ainsi qu'entre 1992 et 2016 il a débuté sur le petit écran avec une poignée de séries télévisées avant de collaborer auprès de Mathieu Kassovitz, de Richard Berry, de James Huth ou encore de Luc Besson avec lequel il travailla à trois reprises sur les tournages de The Lady en 2011, Malavita en 2013 et Lucy en 2014. Après avoir assuré une dernière collaboration en tant qu'assistant-réalisateur sur le tournage des Neuf vies de Mr. Fuzzypants de l'américain Barry Sonnenfeld en 2016, Ludovic Bernard s'affranchit de la profession d'assistant pour se mettre lui-même à la réalisation l'année suivante avec son tout premier long-métrage, L'ascension. Suivront trois autres films puis la série Lupin diffusée directement sur la plate-forme de streaming Netflix. Parmi les quatre longs-métrages qu'il réalisera donc entre 2017 et 2020 se trouve la comédie 10 jours sans maman. Une œuvre dans laquelle l'acteur Franck Dubosc se retrouvait seul en charge de ses quatre enfants tandis que son épouse Isabelle, incarnée par Aure Atika, prenait des vacances à Mykonos ! Un film qui se voulait dans la lignée de Maman ou Papa 1&2 de Martin Bourboulon ou de Les Dents, Pipi et au Lit d'Emmanuel Gillibert. Une petite comédie sans autre prétention que de faire vivre un moment de détente, quitte à oublier l'essentiel : faire rire ! 10 jours sans maman sort à l'époque durant les vacances d'été et bénéficie de cette période durant laquelle les enfants et une partie de leurs parents sont en congés pour attirer plus d'un million et cent-dix sept mille spectateurs dans les salles. Trois ans plus tard, le réalisateur et ses interprètes remettent le couvert pour une suite dont les ambitions n'ont malheureusement pas été revues à la hausse. On peut même dire que les choses se sont aggravées tant le contenu de cette séquelle paraît d'une extrême pauvreté. Au mieux, le film a peut-être pu séduire les tous petits et les parents qui les ont accompagné au cinéma. Ludovic Bernard et Mathieu Oullion ont eu beau s'adjoindre les services d'un troisième larron à l'écriture en la personne de Mariano Vera, le film n'en est pas moins d'un niveau nettement inférieur à ce qu'est en droit d'attendre le public.


10 jours encore sans maman se casse autant de fois la gueule parterre que son principal interprète chute, lui, au sol chaque fois qu'il entreprend de prendre ses skis pour faire ce que tous ceux qui se rendent à la station de sports d'hiver de Courchevel ont l'intention de faire. Descendre les pentes enneigée de la célèbre commune rurale de Savoie. Franck Dubosc que l'on a de toute manière l'habitude de voir souvent très peu inspiré (Boule & Bill 2, Toute Ressemblance, All Inclusive et la franchise Camping) reprend donc le rôle d'Antoine Mercier, l'ancien directeur des ressources humaines du magasin de bricolage Briconautes à Grasse et qui désormais fait officiellement du télé-travail à la maison. Dans cette suite, il part donc avec ses quatre enfants Arthur, Chloé, Maxime et Jojo en vacances à la montagne pour des péripéties qui prennent un coup de vieux instantanément. Une œuvre qui ne fait preuve d'aucune imagination ni originalité. Tandis qu'Isabelle tente une dernière tentative pour prouver qu'elle est une bonne avocate, Antoine va devoir gérer ses gosses, repousser les avances d'une nymphomane (Karina Marimon dans le rôle de Christiane) ou supporter la présence de son ancien collègue Di Caprio (rôle que reprend l'acteur Alexis Michalik) tout en passant son temps le nez dans la poudreuse. En effet, le film multiplie les scènes lors desquelles le père de famille se casse la gueule à pieds à skis ou assis sur un siège. Même l'idée du personnage d'Arnaud Chappaz qu'interprète Vincent Martin ne mène à rien. Imaginez qu'il soit impossible de sourire au moindre événement... Autant dire que le rire est totalement proscrit dans cette comédie pourtant vivante et généreusement partagée par tous ses interprètes. Une œuvre beaucoup trop légère et finalement sans intérêt que l'on réservera donc aux plus jeunes enfants qui s'amuseront peut-être des chutes répétées de Franck Dubosc dans la neige ou des réflexions répétées Ad Nauseam par son cadet au sujet de ses ''accidents''...

 

vendredi 3 avril 2020

10 Jours sans Maman de Ludovic Bernard (2020) - ★★★★★☆☆☆☆☆



10 Jours sans Maman est le remake de Mamá se Fue de Viaje, comédie argentine du réalisateur et scénariste Ariel Winograd sortie dans son pays d'origine en juillet 2017 mais jamais dans notre pays. Son adaptation est l’œuvre du réalisateur français Ludovic Bernard qui après avoir été premier assistant-réalisateur pour Guillaume Canet, Olivier Doran, Richard Berry ou Luc Besson est passé à la réalisation en 2017 avec Mission Pays Basque. Ludovic Bernard a ensuite enchaîné la même année avec L'Ascension et Au Bout des Doigts. 10 Jours sans Maman est sorti sur les écrans français le 19 février dernier avec dans le rôle principal l'acteur Franck Dubosc qui après avoir passé les deux dernières années en demi-teinte (interprète des pathétiques Boule & Bill 2, Toute Ressemblance et All Inclusive mais auteur, réalisateur et acteur principal de l'excellent Tout le Monde Debout), revient en 2020 avec une nouvelle comédie. Malheureusement, pas des meilleures, mais pas des pires non plus. De celles que l'on regarde plaisamment sans toutefois en conserver de mémorables souvenirs.

Une comédie familiale comme il en existe tant d'autres (Maman ou Papa 1&2 de Martin Bourboulon, Les Dents, Pipi et au Lit d'Emmanuel Gillibert ). Aure Atika y interprète le rôle d'Isabelle Mercier, mère de quatre enfants et épouse d'Antoine, directeur des ressources humaines d'un grand magasin de bricolage en concurrence avec un certain Di Caprio. Les deux hommes jouent en effet du coude pour se voir accorder les grâces du directeur Roland Chassagne (l'acteur Daniel Martin) afin d'obtenir son poste si convoité. C'est ce moment que choisit Isabelle pour prendre les vacances dont elle rêve depuis longtemps. Partir dix jours à Mykonos en compagnie de sa sœur Audrey (Héléna Noguerra) et laisser les enfants à Antoine pour qu'il se rende compte une fois pour toute du travail et des responsabilités que cela représente. Isabelle disparue, le directeur des ressources humaines doit jongler entre son métier et les enfants. Une rude tâche pour cet homme qui va devoir composer avec l’indiscipline de Maxime, Arthur, Chloé et du petit dernier, du désordre qui règne à la maison et de la tension qu'il éprouve face à Di Caprio. Une solution pourtant va très vite s'imposer. Demander à la femme de ménage qui passe ponctuellement chez eux de bien vouloir accepter de venir tous les jours. Si celle-ci accepte très rapidement, victime d'un accrochage avec la voiture d'Antoine, la voilà à l’hôpital. C'est là qu'intervient Julia, une jolie jeune femme qui vient de perdre son boulot et que les enfants adorent déjà...

10 Jours sans Maman est une comédie anecdotique, sans surprises, peu ou pas drôle, dont les gags ont été vus mille fois à d'autres occasions. L'un des rares points positifs du long-métrage demeure sa fraîcheur, et celle qu'apporte un casting et une interprétation qui rappellera sans doute aux plus anciens l'excellente séries télévisée Papa Poule. À part cela, le film a bien du mal à démarrer. Il faudra se taper une bonne moitié de métrage durant laquelle il ne se passe absolument rien avant que le film n'éveille quelque peu le désir d'aller à son terme. Franck Dubosc a beau conserver son aura sympathique, ce qu'il a malheureusement tendance à entretenir également, c'est son piètre jeu d'acteur. Quoi qu'il entreprenne, son jeu sonne irrémédiablement faux. Ce qui dans le cas présent est un moindre mal vu que l'on ne peut aborder 10 Jours sans Maman que sous l'angle de la comédie ultra légère et sans prétention. Les jeunes interprètes s'amusent apparemment beaucoup, Aure Attika est relativement discrète puisque absente d'une bonne partie du film et quant à Alexis Michalik qui interprète ici le pathétique Di Caprio, le spectateur n'aura même pas le plaisir de savourer sa chute ! Au final, on oubliera très certainement 10 Jours sans Maman quelques semaines après l'avoir vu. Un film qui ne méritait pas vraiment que l'on paye sa place de cinéma mais qui méritera sans doute qu'on lui réserve un accueil poli le jour de son passage à la télévision...

mercredi 22 novembre 2017

La Vérité Si Je Mens II de Thomas Gilou (2000) - ★★★★★★★☆☆☆



Définitivement intégré à la communauté juive du quartier du Sentier à Paris. Décidé à passer des simples détaillants à la grande distribution, il se rend dans les locaux d'un certain Vierhouten, dirigeant impitoyable de la société Eurodiscount et escroc notoire. Mais ça, Eddy et ses associés ne le savent pas encore. Après avoir conclu un marché avec le patron d'Eurodiscount, Eddy, Dov et Yvan se lancent dans la confection de vêtements au profit de Vierhouten. Malheureusement pour le trio, les affaires virent au cauchemar. En effet, Vierhouten leur apprend que le contenu des stocks ne correspond pas du tout au contrat qu'Eddy et lui ont conclu.

C'est la déchéance, d'autant plus qu'Eddy a droit à un redressement fiscal. Obligé de faire les marchés pour subvenir aux besoin de sa petite famille, il est aidé d'Yvan. Serge, quand à lui, démarre une relation avec une séduisante jeune femme prénommée Chochona. Son cousin Patrick lui ayant confié sa voiture de luxe durant son voyage aux États-Unis, Serge en profite pour se faire passer pour un richissime homme d'affaires.
L'heure de la rencontre entre les parents de Chochona et Serge est venue. Ce dernier doit tout faire pour que le subterfuge ne soit pas découvert par Chochona dont il est désormais fou amoureux.

Pendant ce temps là, Eddy, acculé et sans le sou, cherche un moyen de prendre sa revanche contre l'homme qui l'a ruiné. Et c'est grâce à sa fille qu'il trouve une idée qui fera payer à Vierhouten l'affront dont il s'est rendu responsable...

Suite de l'excellente comédie La Vérité Si Je Mens, ce second volet reprend les personnages du premier avec toutefois un changement dans le casting. En effet, Vincent Elbaz est ici remplacé par l'humoriste Gad Elmaleh qui tente avec beaucoup de difficulté il est vrai, de remplacer l'acteur. Eli Kakou étant mort l'année précédent la sortie de cette suite, son personnage a été remplacé par celui de Willy Joumo (Marc Andreoni), un escroc qui va se servir des ennuis de Serge pour le faire travailler à sa botte.

Pierre-François Martin Laval, Elisa Tovati, Nicole Calfan, Enrico Macias sont les nouveaux acteurs de cette excellente comédie qui ne nuit pas à l'image du premier volet. Mais parmi tous ces nouveau intervenants, on retiendra surtout la participation de l'excellent Daniel Prévost qui une fois de plus endosse le rôle d'un être méprisable, ici celui du fameux patron d'Eurodiscount, Vierhouten.

Richard Anconina, José Garcia, Bruno Solo, Aure Atika, Gilbert Melki et Amira Casar reviennent et nous offrent une interprétation qui sonne aussi juste que possible. Garcia est toujours le pesant cousin de Melki, avide d'argent, un « brin » mythomane et fou amoureux de la belle Elisa Tovati. Anconina, malgré une silhouette toujours aussi fragile démontre une poigne de fer. Bruno Solo est le copain fidèle mais qui se laisse aller à quelques « acceptables » pulsions sexuelles. Quand à Gilbert Melki, qui prendra une place plus importante dans le troisième volet, il est l'homme à marier idéal. Riche et excellent homme d'affaire, honnête et droit, il est le gendre parfait...

Thomas Gilou réalise donc avec cette Vérité Si Je Mens II, une suite plus qu'honorable. On regrettera juste l'absence de Vincent Elbaz donc, mais qui nous fera l'immense plaisir de réapparaître dans le troisième et (jusqu'à maintenant) dernier volet de la saga...
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