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mardi 6 janvier 2026

Kaamelott - Deuxième volet, partie 1 d'Alexandre Astier (2025) - ★★★★★★★☆☆☆


Je n'ai jamais été fan de la série Kaamelott. Ni même ne serait-ce que bon public pour ce genre de spectacle prétendument humoristique dont l'esprit me passe cependant toujours au dessus de la tête ! Après avoir tenté une approche timide de la série qui s'est arrêtée après seulement deux ou trois épisodes et après une première adaptation sur grand écran en 2021 avec KAAMELOTT – Premier volet qui m'avait plongé dans la certitude définitive que l'univers médiéval d'Alexandre Astier n'était vraiment pas fait pour moi, j'ai malgré tout décidé de faire l'effort d'aller voir la suite..... divisée en deux parties et dont la seconde est prévue pour la fin de l'année 2026. INTÉGRISTE ! Toi qui prône l'idée selon laquelle seuls les fans peuvent avoir une vue objective de l'univers Kaamelott. Toi qui ne conçoit pas que le néophyte soit en mesure de le comprendre. Toi qui refuse de lire ou d'entendre tout ce qui pourrait aller à l'encontre de ton propre avis sur le sujet, deux options s'imposent à toi. Soit tu choisis de cesser la lecture avant même d'avoir pu découvrir ce que j'ai pensé de cette seconde partie, soit tu me lis et prends le risque, tel un chevalier de la Table Ronde,  d'affronter la houle d'un tsunami de critiques supposées négatives... Revenons un instant sur KAAMELOTT – Premier volet dans lequel Lancelot régnait par la terreur sur le royaume de Logres. Certains des Chevaliers de la Table Ronde fuyaient tandis que d'autres furent enfermés. Alors que Guenièvre (incarnée à l'écran par Anne Girouard) était la prisonnière de Lancelot (interprété par Thomas Cousseau), la résistance finissait par s'organiser au moment où Arthur faisait était de retour. Ce dernier se saisit à nouveau de l'épée d'Excalibur et un combat s'engagea entre le roi et ce traître de Lancelot. À l'issue duquel Arthur sortit vainqueur, blessé, affaibli, tandis que le Royaume de Kaamelott et la Table Rondes se retrouvaient détruits...


L'action de Kaamelott : Deuxième Volet, partie 1 se situe peu de temps après les événements du premier long-métrage. Alors que les Chevaliers s'apprêtent à se réunir autour d'une Table Ronde reconstruite à partir de différents éléments en bois appartenant à tous types d'objets (tables, chaises, planches, etc...), Le Roi Arthur (Alexandre Astier) refuse de sortir de son lit et d'assumer ses responsabilités. Pire : il choisit de planter l'épée Excalibur dans un nouveau bloc de pierre. Après qu'un incendie soit survenu dans la chambre qu'il partage avec Guenièvre, Arthur décide finalement de se rendre à la convocation de la nouvelle Table Ronde et y parvient au moment même où le sujet des quêtes provoque de houleux échanges. Les anciens estimant qu'ils n'ont plus rien à prouver s'agissant de leur courage et de leur témérité. Si Kaamelott : Deuxième Volet se retrouve partagé en deux parties, c'est sans doute parce que sur la longueur, et si l'on considère par avance que la seconde de ce deuxième volet aura peu ou prou la même durée, l'ensemble risquait de frôler les quatre ou cinq heures. Bref, l'indigestion pour certains spectateurs peu habitués aux cinés-marathons ! Et si cette première partie aligne déjà les cent-quarante minutes, c'est parce qu'Alexandre Astier semble avoir voulu faire ''son Peter Jackson'', époque Le seigneur des anneaux, en proposant une œuvre grandiose des points de vue visuels et scénaristiques...


Si la comparaison risque de donner des boutons aux fans de l’œuvre de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien, Kaamelott : Deuxième Volet, partie 1 souffre en effet de ce parallèle que l'on pourrait faire entre deux visions artistiques ne bénéficiant absolument pas dès le départ des mêmes moyens financiers. Alors que chaque volet de la trilogie réalisée par le néo-zélandais entre 2001 et 2003 revint en moyenne à quatre-vingt quatorze millions de dollars, Kaamelott : Deuxième Volet, partie 1 aura coûté un peu moins de vingt millions d'euros. Soit, presque quatre fois moins. Mais si cela se voit à l'écran, il ne faut surtout pas se sortir de la tête que le projet d'Alexandre Astier, si ambitieux puisse-t-il être, n'est au départ que l'adaptation sur grand écran d'une série télévisée à succès inspirée du Cycle Arthurien et mêlée de plusieurs influences dont l'une des plus essentielles semble être l'humour très britannique de la troupe des Monty Python composée des membres Terry Jones, Terry Gilliam, John Cleese, Graham Chapman, Eric Idle et Michael Palin. Autre source flagrante d'inspiration qui s'entend ici dans ce second volet lors des balbutiements de l'intrigue, Michel Audiard. Certains échanges entre les personnages semblent en effet se référer à ce grand dialoguiste français...


Après que le Roi Arthur ait enfin pris la décision de rejoindre les membres de la nouvelle Table Ronde, le récit de Kaamelott : Deuxième Volet, partie 1 est dispatché en divers aventures. En effet, la suite du script verra certains partir à la conquête du dernier dragon opalescent théoriquement installé sur les terres gelées du Désert des Dragons tandis que d'autres partiront jusqu'en Orcanie afin d'y dénicher la tyrannique Anna de Tintagel (interprétée par la superbe Virginie Ledoyen) et ses trois complices qui font régner la terreur dans leur ''royaume'' et dans les alentours. D'autres quêtes s'ajouteront pour un spectacle relativement attrayant, entre décors enneigés, catacombes et cités dévastées. Au titre de ces dernières l'on citera les Ruines de Ban où vit réfugié Lancelot. Sorte de Gollum qui a perdu de sa superbe et qui tente vainement de prendre contact avec le fantôme de son père. Des séquences qui permettent à l'humour d'Alexandre Astier et de son équipe de s'effacer au profit de quelque menue émotion. La spécificité de Kaamelott : Deuxième Volet, partie 1 semble être d'ailleurs le changement radical de ton. L'univers est ici plus sombre. Plus dur. Et donc moins drôle et ce même si le réalisateur, scénariste et acteur français perpétue ce qui faisait la particularité de sa série... Il y a donc deux manières de concevoir les nouvelles aventures du Roi Arthur et des Chevaliers de la (nouvelle) Table Ronde. Soit l'on hurle à la trahison et par effet boomerang, le film risque fortement de déplaire. Soit l'on voit dans cette nouvelle direction la meilleure idée qu'ait pu avoir Alexandre Astier pour perpétuer et faire avancer son univers et ses personnages. Perso, je suis de cet avis. Kaamelott : Deuxième Volet, partie 1 m'a permis de ''renouer'' avec un univers qui jusque là m'avait laissé totalement indifférent. Désormais, c'est certain, lorsque sortira la seconde partie l'on pourra me voir faire la queue devant le guichet du cinéma qui projettera à Narbonne les prochaines aventures du Roi Arthur, de Lancelot, de Guenièvre ou de Perceval...

dimanche 28 juillet 2024

Les infaillibles de Frédéric Forestier (2024) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Inès Reg, c'est quoi ? Après qu'une discussion endiablée ait été engagée entre mes cortex gauche, temporal et pariétal, laquelle a abouti à un match nul, je suis allé voir ce qu'avait pu faire dans sa courte carrière la jeune femme pour mériter d'être sur l'affiche de la dernière comédie réalisée par Frédéric Forestier. Une punition, diront certain, au regard d'une cinématographie qui ne brilla pas jusqu'à maintenant pour ses qualités artistiques ! Il paraît qu'Inès Reg est devenue populaire après la diffusion sur Tik Tok d'une vidéo qui serait devenue virale. J'espère m'être trompé en cliquant sur le mauvais lien parmi ceux qui me furent proposés car si vraiment l'engouement d'un certain public s'est construit autour de celle qui fut intitulée ''Des paillettes dans ma vie'', je crois bien que la France est foutue. Du moins, sa culture... Ensuite, et au regard du résultat qu'affiche à l'écran Les infaillibles, lire ici ou là que la jeune ''humoriste'' se sent plus à l'aise dans la comédie que dans la tragédie, c'est dire si le fossé qui l'aurait séparée d'une artiste de talent évoluant dans l'art dramatique aurait été pour elle parfaitement infranchissable. Quoique dans le domaine de la tragédie, après avoir découvert tout récemment que la demoiselle s'était épanchée sur le conflit l'opposant à la chanteuse québécoise Natasha St-Pier lors des enregistrements de l’émission ''Danse avec les stars'' en affirmant que la seule et unique victime, c'était elle, Inès Reg peut s'enorgueillir d'avoir un certain talent dans le domaine... de la ''comédie'', justement ! D'emblée, Les infaillibles pue ! Le titre évoque cette vague infâme de comédies françaises dont les pires représentants sont sans doute sortis ces dix dernières années. Parmi lesquels l'on retrouve Le dernier Mercenaire de David Charhon, Les Municipaux, Trop c'est Trop d'Eric Carrière et Francis Ginibre, Les SEGPAS de Ali Boughéraba et Hakim Boughéraba, Sentinelle de Hugo Benamozig et David Caviglioli, 38°5 quai des orfèvres de Benjamin Leher ou encore l'immonde Brutus vs César de Kheiron...


Mais ne nous arrêtons pas à ces quelques clichés qui voudraient que quelques jeunes ayant débuté sur les réseaux sociaux n'ont pas leur place sur les écrans de cinéma. Après avoir signé, au hasard, Le boulet en 2002, Les parrains en 2004, Astérix aux Jeux Olympiques en 2008 ou Chasse gardée il y a trois ans, Frédéric Forestier semble avoir choisi d'adopter le concept de certaines comédies assez bas du front voyant surgir dans la capitale des personnalités qui au demeurant auraient tout fait pour ne pas y être mutées. Paris n'étant d'ailleurs pas la seule ville de France que certains redoutent comme pu le démontrer en son temps Dany Boon avec Bienvenue chez les Ch'tis dans lequel le personnage incarné par Kad Merad, en homme du sud, était muté dans le Nord-Pas-De-Calais. Loin de moi l'idée de comparer l'un des plus gros succès du cinéma français avec le dernier long-métrage de Frédéric Forestier qui, quoi qu'on en dise, n'est pas non plus le pire cinéaste de l’hexagone ! Le problème provient surtout ici justement de la présence d'Inès Reg dans le rôle principal de la fliquette, Alia Samani. Prouvant qu'une seule année au Cours Florent au lieu des trois ans de formation exigés ne suffit pas à transformer un individu en acteur ou comédien de talent ! Pour une fois, commençons par la fin. J'ai faillit verser ma petite larme. Ces retrouvailles ou plutôt, cette rencontre entre l'héroïne et ce père qu'elle n'a jamais connu. Ouais, j'ai faillit couiner comme un chiard qui vient de sortir des entrailles de sa mère. Si seulement Inès Reg avait eu à ce moment très précis ne serait-ce qu'une once de talent, j'aurais sans doute mouillé une paire de Kleenex...


La meuf qui durant les quatre-vingt dix minutes qui viennent de passer n'a pas cessé de sortir une grossièreté toutes les deux phrases remporte lors de cette seule séquence de fin la palme de la pire interprétation dans la catégorie émotion. J'ai eu beau ressortir mes petites fiches, celles que je noircissais à l'époque où je ne tapais pas encore sur le clavier de mon ordinateur, et je vous jure qu'en comparant le jeu de l'actrice (un bien grand mot pour une si petite interprète) à celui de toutes celles qui sont passées devant mon regard ces quarante dernières années que je n'avais jamais eu l'occasion d'assister à un tel naufrage. D'ailleurs, dans les bons moments comme dans les galères, son personnage ne semble être doté que d'une seule et même expression. L’œil rond, le sourcil froncé et un léger sourire méprisant pour ses collègues au coin des lèvres ! À côté d'elle, son benêt de partenaire à l'air d'une lumière... Question charisme, Kévin Debonne semble avoir oublié son apparat de séducteur et de dur à cuir au vestiaire et comme lui rétorque si justement l'un de ses collègues lors de l'unique séquence où mes lèvres n'ont pu retenir un sourire : ''On dirait un pauvre sosie complémentent raté de Belmondo...''. Les infaillibles est un Buddy movie dans lequel une marseillaise vulgaire et un parisien un peu niais font équipe afin de faire tomber une équipe de braqueurs qui s'apprête à exécuter leur plus gros coup. Le duo Inès Reg/Kévin Debonne fonctionne mal. On ne croit pas à la complicité des deux interprètes qui logiquement aurait dû éclater au grand jour sachant qu'ils vécurent ensemble pendant six ans. La propension qu'a le scénario à rendre le rôle qu'incarne la jeune femme totalement détestable est assez effarante. Et ça n'est certainement pas les quelques séquences qui tentent d'apporter un peu de profondeur au récit qui arrangeront les choses. Comme on dit souvent, c'est dans les vieux pots que l'on fait les meilleures confitures. Ainsi, Philippe Résimont, Lionnel Astier et Moussa Maaskri sont ceux qui s'en sortent encore le mieux. Quant à ceux qui incarnent les collègues de nos deux (z)héros, si c'est ainsi que le réalisateur se représente les forces de l'ordre, avec leur ''parler'' de quartier, les français ont vraiment du soucis à se faire...

 

dimanche 25 juillet 2021

Kaamelott – Premier volet d'Alexandre Astier (2021) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

 

La série Kaamelott, c'est un peu comme Game of Thrones, Casa del papel ou Gomorra. À force de m'entendre dire que c'était culte, mortellement drôle et addictif, j'ai surpassé mon appréhension. De celle qui m'a fait abandonner Game of Thrones après seulement les quatre premiers épisodes. De celle qui fait des deux autres séries de vagues idées de projections futures... sans le moindre enthousiasme ni pourtant la moindre envie d'y perdre du temps. J'ai donc opté pour quelques épisodes avant de rapidement déchanter. Non pas que je sois réfractaire à l'univers d'Alexandre Astier puisque j'ai littéralement bu ses paroles durant son excellente Exoconférence même si je n'y ai pas tout compris et ait notamment apprécié Astérix : Le Domaine des dieux qu'il a co-réalisé en compagnie de Louis Clichy. C'est juste que Kaamelott, ça n'est pas fait pour moi. Il peut y avoir plusieurs hypothèses concernant le rejet dont peut faire preuve une partie d'un public qui, concernant cette série, m'a toujours semblé infinitésimale. Jamais réfractaire à l'humour français malgré des dizaines de déceptions, il fallait pourtant que je sois stupide, atteint d'insolation ou de sénilité pour que j'accepte de m'enfermer dans une salle de cinéma tandis qu'au dehors il faisait si beau. Pourquoi ? Pour suer des gouttes grosses comme le pouce, affublé d'un masque s'effilochant, mes lèvres goûtant alors des fibres aussi peu ragoutantes que les poils de plusieurs culs ! Et étrangers, comme cela va s'en dire. Le pire de tout, je crois, est de se retrouver dans une salle obscure avec autour de soi des dizaines de fans de la première heure. Qui ne sont en réalité pas vraiment venus assister à une version 2.0 cinématographique de leur série culte sur grand écran mais plutôt venus collaborer à une sorte de grand messe... limite sectaire ! Cette première aventure cinématographique d'une future trilogie a beau s'intituler Kaamelott – Premier volet, le novice aura surtout l'impression d'avoir loupé quelques séquences importantes de la série télévisée.


On retrouve fort logiquement les interprètes de la série originale, parmi lesquels Thomas Cousseau, Anne Girouard, Lionnel Astier (le papa d'Alexandre Astier qui joua notamment dans Le vent des moissons et Orages d'étés de Jean Sagols en 1988 et 1989), Joëlle Sevilla, Jean-Christophe Hembert, Franck Pitiot, Jacques Chambon, suivis par un nombre important de guests parmi lesquelles, Clovis Cornillac qui à l'époque de la série avait le vent en poupe sur grand écran, Christian Clavier, qui nous ''offre'' une énième alternative au personnage de Jacquouille des Visiteurs de Jean-Marie Poiré, le toujours excellent Alain Chabat dont le personnage du Duc d'Aquitaine est ici sous-exploité ou encore Guillaume Gallienne qui incarne un Alzagar qui en comparaison de pas mal de personnages demeure encore l'un des plus intéressants. Après deux heures de projection, j'me dis que les moins fans des fans n'ont peut-être pas davantage que moi résisté à l'avalanche de dialogues qu'assène le long-métrage. Encore aurait-il fallut que ceux-ci tiennent la distance car après quelques lignes fort évocatrices (on pense notamment parfois à ceux de l'immense Michel Audiard), le plus difficile est d'être capable de tenir la distance. Et en l'occurrence, ici, la durée. Assommé, épuisé, éreinté par ce perpétuel et très bavard ping-pong de dialogues, à peiné maintenu en éveil par les rarissimes rires du public (un signe qui ne trompe pas sur les qualités humoristiques du long-métrage), le long-métrage d'Alexandre Astier et l'aventure de ses personnages ne m'ont jamais intéressé. S'il fallait comparer Kaamelott – Premier volet à un autre titre du même ''acabit'', ça n'est certes pas du côté des Monty Python qu'on irait fouiller mais plutôt chez Jean-Marie Poiré et le quatrième et hypothétique volet des Visiteurs (les décors et les costumes sont d'ailleurs semblables à ceux dans lesquels sont transportés Jean Reno et Christian Clavier à l'époque de Louis VI dit le Gros) dans lequel le réalisateur nous conterait enfin un récit situé voilà mille ans en arrière et que les sains d'esprits que nous sommes ne sont pas pressés de découvrir... Parole de non-fan. Aux aficionados de se faire, maintenant, leur propre opinion...

mercredi 1 novembre 2017

L'Embarras du Choix d'Eric Lavaine (2017) - ★★★★★★★☆☆☆



Le cas Eric Lavaine est un peu particulier. En effet, l'auteur de L'Embarras du Choix, son dernier long-métrage, est capable de réaliser le pire en matière de comédie (Poltergay, son premier long-métrage en 2006, l'assez triste Protéger et Servir et le en 2010 et le ringard Bienvenue à Bord en 2011) tout en ayant réussi l'ahurissant le tour de force de me convaincre que Franck Dubosc et Florence Foresti avaient un réel potentiel. Le premier, dès Incognito, en 2008, et la seconde, en 2014 avec Barbecue. Alors, bien évidemment, l'auteur de Retour Chez ma Mère, lequel était déjà, principalement interprété par l'actrice Alexandra Lamy n'a jamais vraiment donné dans l'originalité. Mais quels que peuvent être les critiques formulées à l'encontre de ses meilleurs films, le cinéaste français y assure le spectacle. Et au fond, c'est tout ce qu'on lui demande.

Pour son dernier long-métrage, Eric Lavaine convoque donc une nouvelle fois l'actrice révélée par la série télévisée Un Gars, une Fille aux côtés de Jean Dujardin. Alexandra Lamy. L'Embarras du Choix est une comédie fraîche, dans l'air du temps, mais qui souffre peut-être de ressembler à beaucoup de films traitant d'un même sujet. Ici, le triangle amoureux. Si ailleurs (Un Profil pour Deux de Stéphane Robelin) d'autres s'en sont sortis à merveille avec quelques bonnes idées originales, Eric Lavaine, lui, n'a d'autre choix que de compter sur une solide interprétation de ses personnages. Ici, l'émotion ne primant malheureusement pas sur le reste, c'est avant tout grâce au judicieux choix qu'a entreprit le réalisateur concernant les actrices et acteurs de son dernier né. Si les personnages incarnés par Anne Marivin et Sabrina Ouazani ne sont clairement pas des plus, originaux et des plus intéressants, ceux qu'interprètent Arnaud Ducret, Jamie Bamber et Lionnel Astier demeurent par contre fort sympathiques. Arnaud Ducret, découvert dans la série télévisée Caméra Café 2 : La Boîte du dessus (un échec retentissant malgré les immenses qualités de ses interprètes qui ne dénotent finalement pas du tout par rapport aux interprètes de la série originale Caméra Café) permet à L'Embarras du Choix de prendre un second souffle alors que le film démarrait sous les pires augures. On retrouve d'ailleurs derrière le personnage d’Étienne, celui qu'Arnaud Ducret campait dans Caméra Café 2. toujours le bon mot, il s'érige cette fois-ci en séducteur au bagout maîtrisé. Jamais lourd. Fin cuisinier et gastronome. Face à son personnage, celui qu'incarne l'acteur britannique Jamie Bamber. Le troisième pion d'un binôme qui aurait dû demeurer à l'état de couple si le personnage central interprété par Alexandra Lamy n'avait la fâcheuse habitude d'être incapable de faire des choix. Le personnage de Paul est l'occasion pour Eric Lavaine de transporter ses personnages hors de France, jusqu'en Écosse. Des paysages magnifiques. Des lacs et des hectares de verdure à perte de vue. Lionnel Astier, père d'un certain... Alexandre, c'est une histoire d'amour avec le cinéma et la télévision qui remonte à presque quarante ans. Un acteur qui durant de nombreuses années se fit discret mais que l'on redécouvre aujourd'hui avec beaucoup de plaisir. Un peu bougon, certes, mais diablement attachant, Richard est le père de Juliette, l'héroïne de cette histoire. Lionnel Astier, Jamie Bamber, Arnaud Ducret. Le trio gagnant d'une petite comédie légère qui offre aux spectateurs les moyens de se vider l'esprit sans trop avoir à se prendre la tête.

Car le récit de L'Embarras du Choix est on ne peut plus simple. Quittée par son compagnon, Juliette déprime. Depuis des mois. Logée chez son amie Joëlle (Anne Marivin), cette dernière ainsi que la très « libre » Sonia (Sabrina Ouazani) décident de l'aider à se trouver un nouveau compagnon. Sur un malentendu, la voici désormais amourachée de Paul. Malheureusement, celui-ci doit bientôt se marier.. Juliette passe donc à autre chose. C'est ainsi que débarque dans le restaurant de son père, Étienne, un jeune homme fort sympathique qu'elle a rencontré la veille lors d'une sortie trop arrosée. C'est le coup de foudre. Malheureusement, Paul débarque à ce moment-là et confie à Juliette qu'il vient d'annuler son mariage et qu'il a quitté celle qui aurait du être sa future épouse. Pourquoi ? Parce qu'il est tombé amoureux de Juliette. Désormais, la jeune femme va devoir faire un choix crucial : choisir entre Paul et Étienne. Mais la décision va, une fois de plus, se révéler difficile à prendre...

L'essentiel étant de passer un agréable moment, l’œuvre d' Eric Lavaine rempli parfaitement son contrat. Alexandra Lamy demeure toujours aussi sympathique, Jamie Bamber est tour à tour séduisant, puis touchant à travers ce personnage d'écossais au français parfois approximatif. Lionnel Astier campe un restaurateur au caractère bien trempé, difficile, mais reste fort attachant, quant à Arnaud Ducret, il continue à grimper dans l'échelle des humoristes qu'il faut suivre. L'Embarras du Choix est donc une réussite. On regrettera cependant quelques petites facilités. Comme celle dont use le cinéaste pour délier l'imbroglio dans lequel est tombée son héroïne en faisant d'un Étienne qui jusque là se révélait passionnant en un individu plutôt lourd (la scène du restaurant chic). Un changement de comportement qui ne peut s'expliquer que par la volonté du cinéaste de résoudre les problèmes de ce triangle amoureux sans vraiment chercher à se prendre la tête. Sinon, c'est un sans fautes... A noter la présence du toujours excellent Jérôme Commandeur et du chat... Carole, et le passage éclair de Franck Dubosc en prêtre écossais...
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