Je n'ai jamais été fan de la série Kaamelott. Ni même ne
serait-ce que bon public pour ce genre de spectacle prétendument
humoristique dont l'esprit me passe cependant toujours au dessus de
la tête ! Après avoir tenté une approche timide de la série qui
s'est arrêtée après seulement deux ou trois épisodes et après
une première adaptation sur grand écran en 2021 avec KAAMELOTT
– Premier volet qui m'avait plongé dans la certitude
définitive que l'univers médiéval d'Alexandre Astier n'était
vraiment pas fait pour moi, j'ai malgré tout décidé de faire
l'effort d'aller voir la suite..... divisée en deux parties et dont
la seconde est prévue pour la fin de l'année 2026. INTÉGRISTE !
Toi qui prône l'idée selon laquelle seuls les fans peuvent avoir
une vue objective de l'univers Kaamelott. Toi qui ne conçoit pas que
le néophyte soit en mesure de le comprendre. Toi qui refuse de lire
ou d'entendre tout ce qui pourrait aller à l'encontre de ton propre
avis sur le sujet, deux options s'imposent à toi. Soit tu choisis de
cesser la lecture avant même d'avoir pu découvrir ce que j'ai pensé
de cette seconde partie, soit tu me lis et prends le risque, tel un
chevalier de la Table Ronde, d'affronter la houle d'un tsunami
de critiques supposées négatives... Revenons un instant sur
KAAMELOTT – Premier volet
dans lequel Lancelot régnait par la terreur sur le royaume de
Logres. Certains des Chevaliers de la Table Ronde fuyaient tandis que
d'autres furent enfermés. Alors que Guenièvre (incarnée à l'écran
par Anne Girouard) était la prisonnière de Lancelot (interprété
par Thomas Cousseau), la résistance finissait par s'organiser au
moment où Arthur faisait était de retour. Ce dernier se saisit à
nouveau de l'épée d'Excalibur et un combat s'engagea entre le roi
et ce traître de Lancelot. À l'issue duquel Arthur sortit
vainqueur, blessé, affaibli, tandis que le Royaume de Kaamelott et
la Table Rondes se retrouvaient détruits...
L'action
de Kaamelott : Deuxième Volet, partie 1
se situe peu de temps après les événements du premier
long-métrage. Alors que les Chevaliers s'apprêtent à se réunir
autour d'une Table Ronde reconstruite à partir de différents
éléments en bois appartenant à tous types d'objets (tables,
chaises, planches, etc...), Le Roi Arthur (Alexandre Astier) refuse
de sortir de son lit et d'assumer ses responsabilités. Pire :
il choisit de planter l'épée Excalibur dans un nouveau bloc de
pierre. Après qu'un incendie soit survenu dans la chambre qu'il
partage avec Guenièvre, Arthur décide finalement de se rendre à la
convocation de la nouvelle Table Ronde et y parvient au moment même
où le sujet des quêtes provoque de houleux échanges. Les anciens
estimant qu'ils n'ont plus rien à prouver s'agissant de leur courage
et de leur témérité. Si Kaamelott : Deuxième
Volet se
retrouve partagé en deux parties, c'est sans doute parce que sur la
longueur, et si l'on considère par avance que la seconde de ce
deuxième volet aura peu ou prou la même durée, l'ensemble risquait
de frôler les quatre ou cinq heures. Bref, l'indigestion pour
certains spectateurs peu habitués aux cinés-marathons ! Et si
cette première partie aligne déjà les cent-quarante minutes, c'est
parce qu'Alexandre Astier semble avoir voulu faire ''son Peter
Jackson'', époque Le seigneur des anneaux,
en proposant une œuvre grandiose des points de vue visuels et
scénaristiques...
Si
la comparaison risque de donner des boutons aux fans de l’œuvre de
l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien, Kaamelott
: Deuxième Volet, partie 1
souffre en effet de ce parallèle que l'on pourrait faire entre deux
visions artistiques ne bénéficiant absolument pas dès le départ
des mêmes moyens financiers. Alors que chaque volet de la trilogie
réalisée par le néo-zélandais entre 2001 et 2003 revint en moyenne à
quatre-vingt quatorze millions de dollars, Kaamelott
: Deuxième Volet, partie 1
aura
coûté un peu moins de vingt millions d'euros. Soit, presque quatre
fois moins. Mais si cela se voit à l'écran, il ne faut surtout pas
se sortir de la tête que le projet d'Alexandre Astier, si ambitieux
puisse-t-il être, n'est au départ que l'adaptation sur grand écran
d'une série télévisée à succès inspirée du Cycle Arthurien et
mêlée de plusieurs influences dont l'une des plus essentielles
semble être l'humour très britannique de la troupe des Monty
Python
composée des membres Terry Jones, Terry Gilliam, John Cleese,
Graham Chapman, Eric Idle et Michael Palin. Autre source flagrante
d'inspiration qui s'entend ici dans ce second volet lors des
balbutiements de l'intrigue, Michel Audiard. Certains échanges entre
les personnages semblent en effet se référer à ce grand
dialoguiste français...
Après
que le Roi Arthur ait enfin pris la décision de rejoindre les
membres de la nouvelle Table Ronde, le récit de Kaamelott
: Deuxième Volet, partie 1
est dispatché en divers aventures. En effet, la suite du script
verra certains partir à la conquête du dernier dragon opalescent
théoriquement installé sur les terres gelées du Désert des
Dragons tandis que d'autres partiront jusqu'en Orcanie afin d'y
dénicher la tyrannique Anna de Tintagel (interprétée par la
superbe Virginie Ledoyen) et ses trois complices qui font régner la
terreur dans leur ''royaume'' et dans les alentours. D'autres quêtes
s'ajouteront pour un spectacle relativement attrayant, entre décors
enneigés, catacombes et cités dévastées. Au titre de ces
dernières l'on citera les Ruines de Ban où vit réfugié Lancelot.
Sorte de Gollum qui a perdu de sa superbe et qui tente vainement de
prendre contact avec le fantôme de son père. Des séquences qui
permettent à l'humour d'Alexandre Astier et de son équipe de
s'effacer au profit de quelque menue émotion. La spécificité de
Kaamelott : Deuxième Volet, partie 1
semble
être d'ailleurs le changement radical de ton. L'univers est ici plus
sombre. Plus dur. Et donc moins drôle et ce même si le réalisateur,
scénariste et acteur français perpétue ce qui faisait la
particularité de sa série... Il y a donc deux manières de
concevoir les nouvelles aventures du Roi Arthur et des Chevaliers de
la (nouvelle) Table Ronde. Soit l'on hurle à la trahison et par
effet boomerang, le film risque fortement de déplaire. Soit l'on
voit dans cette nouvelle direction la meilleure idée qu'ait pu avoir
Alexandre Astier pour perpétuer et faire avancer son univers et ses
personnages. Perso, je suis de cet avis. Kaamelott
: Deuxième Volet, partie 1
m'a permis de ''renouer'' avec un univers qui jusque là m'avait
laissé totalement indifférent. Désormais, c'est certain, lorsque
sortira la seconde partie l'on pourra me voir faire la queue devant
le guichet du cinéma qui projettera à Narbonne les prochaines
aventures du Roi Arthur, de Lancelot, de Guenièvre ou de Perceval...
.png)
.png)
.png)
.png)
.png)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire