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mardi 17 septembre 2024

Resident Evil – The Final Chapter de Paul W.S.Anderson (2016) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Un programme informatique à l'effigie d'une gamine d'à peine dix ans qui trahit l'organisation à l'origine de sa création (Umbrela Corporation). Un scénario qui nous explique très tardivement quelques-uns des fondements de la mythologie. Une héroïne qui aura eu besoin de pas moins de six longs-métrages pour comprendre qu'il lui fallait remonter à la source (le Hive) pour mettre fin au projet génocidaire du co-fondateur de la société, le docteur Roland Isaacs. Des créatures en veux-tu, en voilà, du simple morts-vivant amélioré ou non en passant par les lickers (et leur variante Uber), le Némésis, la version tyrant du docteur Isaacs et jusqu'aux bourreaux et aux Cerbères ! On aura eu droit à tout mais surtout à du très mauvais comme le démontrera de manière métronomique et exemplaire Paul W.S.Anderson qui plutôt que de clore la saga de manière époustouflante va le faire de la façon la plus tragiquement grotesque ! Resident Evil – The Final Chapter s'avère être probablement le pire de tous les volets de la franchise. Dressant un sinistre tableau, aussi sombre que le fond d'une ruelle insalubre filmée de nuit, sans Lune et sans le moindre éclairage. Des effets-spéciaux numériques atroces pour un budget qui s'élève malgré tout à quarante millions de dollars. Vingt-cinq de moins que pour le précédent, Resident Evil – Retribution, ce qui laisse augurer du dédain sans doute exprimé de la part des producteurs qui ne comptèrent sans doute pas sur de futures recettes vu que Paul W.S.Anderson allait ici en finir avec son héroïne et l'univers apocalyptique quelle parcourait déjà depuis quatorze ans... Nanar intersidéral dont les ressources dans ce domaine semblent inépuisables, Resident Evil – The Final Chapter fait œuvre de testament renvoyant tout ce qui précéda au rang d'honnêtes productions fantastico-horrifiques. Tout dans ce dernier long-métrage est à l'image du reste, puissance mille. Plus caricatural, plus laid, les personnages sont aussi attachants qu'un pitbull qui vient de vous mordre à la jambe. Le réalisateur augmente le curseur dans tous les domaines en demandant à son monteur, Doobie White, de démultiplier notamment le nombre de plans à l'image. 
 

Crève Isaacs, Crève... !


Autant dire qu'à part quelques rares occasions de comprendre ce qui se passe à l'écran, l'essentiel du programme demeure parfaitement indigeste. À force d'imposer des plans qui parfois n'excèdent pas le dixième de seconde, la lecture des combats est brouillonne. Ce qui en soit est dommage vue la qualité évidente de certaines chorégraphies qui devant la boucherie orchestrée par le monteur s'avèrent finalement pénibles à regarder. En pleine crise d’épilepsie, Doobie White accélère même la mesure lors du dernier tiers du long-métrage, le spectateur n'ayant d'autre choix que de tenter de déchiffrer ce qui se déroule à l'écran. Autre aspect hautement crispant, véritable gimmick propre au cinéma de Paul W.S.Anderson : les Jump Scares. Quand d'autres cinéastes disséminent avec parcimonie quelques séquences d'effroi par effet de surprise, le réalisateur en propose par brassées entières. Je ne les ai pas comptés mais s'agissant de ce dernier opus, il est très envisageable de supposer que les Jump Scares se comptent par dizaines pour un total qui pourrait sans rire atteindre la soixantaine. Et même peut-être la centaine. Si en plus l'on prend en compte le fait que pas un seul d'entre eux ne fonctionne, le concept s'avère être dans le cas de Resident Evil – The Final Chapter d'un usage parfaitement inutile. Laid (les Bullet Time et les créatures en CGI ressemblent à de vieilles cinématiques de jeux vidéo), ridicule, caricatural, bourré de facilités, redondant (ce sixième opus nous refait le coup du clone d'Alice), perclus de retournements de vestes habituels, certains personnages sont comme d'habitude à pisser de rire. Apparats post-Matrix/Terminator proprement ridicules pour Albert Wesker et palme d'or revenant à l'acteur Iain Glen qui dans la peau du docteur Roland Isaacs est tout simplement IN-SU-PPOR-TA-BLE !!! Bref, il était temps que tout cela se termine... Du moins jusqu'à ce que la franchise ne revienne sur le devant de la scène en 2021 avec Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City de Johannes Roberts. Un reboot qui, croisons les doigts, demeurera peut-être comme l'un des derniers soubresauts d'une franchise vidéoludique qui pâtit de ses diverses adaptations sur grand écran même si la dernière itération s'avérera très au dessus des six volets réalisés entre 2002 et 2016...

 

lundi 16 septembre 2024

Resident Evil - Retribution de Paul W.S.Anderson (2012) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Avec le cinquième opus de la franchise Resident Evil, on sent bien que le réalisateur Paul W.S.Anderson a voulu se faire plaisir. On peut considérer qu'il a parfaitement atteint le but qu'il s'était fixé. Et cela, au mépris de toute vraisemblance en matière de réalisme ou de continuité scénaristique. Une habitude dans cette franchise qui part à vau-l'eau à chaque incartade du cinéaste américain dans l'univers du jeu initialement conçu par Capcom ! Proche d'un univers vidéoludique couplé au concept d'Escape Game couché sur un lit d'effets-spéciaux et d'action façon salle d'arcade, Resident Evil – Retribution aurait, isolé de la plupart des autres volets, mérité d'être nommé au titre de l'adaptation d'un jeu vidéo la plus nanardesque qui soit. Mais au regard des précédents, dont un Resident Evil – Extinction assez navrant, la cinquième aventure d'Alice et de ses compagnons (à géométrie variable) n'est pas la pire d'entre toutes. Après avoir intégré au fil des différentes intrigues la plupart des personnages iconiques de la franchise vidéoludique, il ne manquait plus que d'y voir apparaître l'un des deux principaux personnages du jeu vidéo Resident Evil 2 qui vit le jour pour la première fois en 1998 sur la console de salon de Sony, la Playstation ! En effet, Leon S. Kennedy y fait une apparition remarquée sous les traits de l'acteur et mannequin estonien Johann Urb qui pour le coup s'avère très ressemblant au personnage pixelisé de base. Quant à Ada Wong, dont Leon est apparemment amoureux, elle est également issue du second jeu de la franchise. Son passage sur grand écran sera exclusif à ce seul Resident Evil – Retribution. L'occasion pour l'actrice et chanteuse chinoise Li Bingbing de lui prêter ses traits. Dans cette aventure qui reprend tout d'abord les derniers instants du précédent épisode, Alice se réveille aux côtés de celui qui est désormais son époux. La jeune femme et Carlos Oliveira (toujours interprété par l'acteur israëlien Oded Fehr) vivent effectivement ensemble et sont parents de la jeune Becky (Aryana Engineer). Le couple et leur fille semblent désormais couler des jours heureux jusqu'à l'arrivée subite d'une horde de zombies qui vont tout remettre en cause. Subite, oui, comme cela est généralement l'habitude chez Paul W.S.Anderson...


Une pratique relativement crispante ayant pour principe de voir surgir d'un seul coup des zombies alors que jusque là régnait un véritable silence de mort (sans mauvais jeu de mots). Dans Resident Evil – Retribution, on finit par se demander qui est le véritable antagoniste du récit. Albert Wesker, désormais incarné par Shawn Roberts ? Ou bien Jill Valentine (Sienna Guillory) qui réapparaît désormais sous la coupe d'Umbrella Corportation grâce à un dispositif de contrôle accroché à sa poitrine (comme dans le jeu Resident Evil 5 sorti trois ans auparavant sur Playstation 3) ? Toujours est-il qu'avec l'aide d'Ada, Alice va devoir suivre un parcours très précis d'un point A, un laboratoire expérimental appartenant à Umbrella, jusqu'à un point B où l'attend une équipe notamment constituée de Leon et Luther West (toujours incarné par l'acteur Boris Kodjoe) dans une reconstitution en mode simulation d'un quartier de New York et de Moscou. Le film brille si peu par son scénario que même les méduses, les éponges, les vers de terre et autres créatures sans cervelle auraient pu tout à fait réserver leur place de cinéma à l'époque de sa sortie sur grand écran. Le film ne fait donc pas œuvre de réflexion et connaître la mythologie entourant Resident Evil n'a absolument aucune importance ! Le seul véritable intérêt de ce cinquième opus réside dans l'avalanche d'effets-spéciaux, de cascades, de combats à mains nues ou armées et de fusillades. Quand je dis que Paul W.S.Anderson s'est amusé, on sait pour une fois où sont passés les soixante-cinq millions de dollars de budget. Notons que parmi les antagonistes du récit réside le personnage de Rain Ocampo qu'incarne l'actrice dominico-portoricaine Michelle Rodriguez. L'occasion de retrouver le personnage et son interprète pour la seconde fois, dix ans après le premier opus sortit en 2002. Notons enfin que comme à son habitude, Paul W.S.Anderson ne laisse aucune ambiguïté quant à l'arrivée future d'un sixième opus avec son final ouvert. Ce sera d'ailleurs effectivement le cas quatre ans plus tard avec Resident Evil: The Final Chapter au titre très prometteur...

 

dimanche 15 septembre 2024

Resident Evil – Afterlife de Paul W.S.Anderson (2010) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Alors qu'en 2007 le réalisateur australien Russell Mulcahy était parvenu à offrir une certaine honorabilité à la franchise avec le troisième volet intitulé Resident Evil – Extinction, l'auteur de l’œuvre originale Paul W.S. Anderson a le malheur ici de reprendre les commandes de ce quatrième opus désormais intitulé Resident Evil – Afterlife. Alors que le précédent allait piocher dans l'un des classiques du cinéma post-apocalyptique, Mad Max de George Miller, Paul W.S. Anderson se prend pour Larry et Andy Wachowski et ouvre les hostilités avec une séquence pompeusement inspirée par le classique du duo, Matrix qui vit le jour huit ans auparavant. Vêtue de cuir noir, Alice, qu'interprète toujours Milla Jovovich qui décidément est toujours plus sexy, est submergée par une horde de soldats lors d'une séquence qui fait donc indéniablement références à quelques scènes iconiques des frères Wachowski (qui depuis, sont devenues sœurs !!!). Paul W.S. Anderson repoussant ainsi la référence au classique de la science-fiction en employant lui-même la technique du Bullet Time. Sauf que dans le cas de Resident Evil – Afterlife rien n'y est aussi artistiquement ou techniquement maîtrisé. Sans être un chef-d’œuvre, Resident Evil – Extinction avait tout de même relevé le niveau et le retour au sein de la franchise de Paul W.S. Anderson sonne surtout et avant tout comme un retour à la médiocrité. Confirmant que le bonhomme ne transforme jamais le plomb en or mais plutôt le rhodium en simple bout de métal rouillé, cette nouvelle itération de l'univers Resident Evil accumule les tares et confirme tout le bien ou le mal que l'on pense de la franchise. Que l'on soit amateur de séries Z ou de nanars et l'expérience s'avère plutôt riche en matière de séquences parfaitement incongrues. Que l'on ait un minimum d'exigences et là, c'est autre chose. Financé à hauteur de soixante millions de dollars, le long-métrage de Paul W.S.Anderson démarre à Tokyo lors d'une séquence opposant Alice à Albert Wesker, l'un des antagonistes de la licence qui apparu dès le premier jeu vidéo et à continué d'apparaître dans une majorité de suites ainsi que dans deux longs-métrages. Celui-ci ainsi que le précédent, Resident Evil – Extinction.


À l'époque incarné par l'acteur irlandais Jason O'Mara, il est désormais remplacé par le canadien Shawn Roberts. L'on retrouve Claire Redfield pour la seconde fois mais également son frère Chris (l'acteur Wentworth Miller) alors considéré comme un criminel par celles et ceux qui ont choisi de l'enfermer dans une cellule. Un groupe de survivants qui voit en l'apparition d'Alice, celle qui va pouvoir les sauver en les emmenant jusqu'à Arcadia que notre héroïne croyait être une ville située en Alaska alors même qu'il s'agit en réalité d'un cargo situé à quelques kilomètres du site où se déroule l'action. Une ville grouillant de centaines de milliers de zombies auxquels les personnages de ce quatrième opus vont tenter d'échapper à travers des gunfights toujours plus ridicules et grandiloquents mais qui font la force de cette franchise souvent nanardesque ! Le plus gros du récit s'articule autour d'une prison/refuge indigne de celle de celle dans laquelle s'abritèrent un temps les héros de la série The Walking Dead. Régulièrement filmés devant des fonds verts, les protagonistes s'intègrent souvent mal aux décors qui paraissent en général s'inscrire dans un thème artistique proche de cinématiques de piètre qualité. Après plus d'une heure d'intrigue, Alice et ses compagnons se dirigent vers la cargo, source d'espoir même si très vite un détail va précéder tout phénomène de surprise (le grognement diffusé par le message radio propagé par les équipes de l'Arcadia chargée de rameuter d'éventuels survivants). En bonhomme si peu inspiré qu'il lui faille piller ça et là des idées provenant de l'imagination de concepteurs ou de scénaristes de jeux vidéos, Paul W.S.Anderson va jusqu'à vaguement emprunter l'une des créatures emblématique d'une autre franchise de jeux vidéos autrement plus glauque et flippante, Silent Hill. Le Majini semble effectivement avoir été inspiré par le Pyramid Head. D'une laideur parfois indicible, Resident Evil – Afterlife se termine comme ses prédécesseurs par un final qui laisse augurer d'une nouvelle séquelle. Laquelle arrivera deux ans plus tard sous le titre Resident Evil – Retribution, toujours réalisée par Paul W.S.Anderson...

 

vendredi 13 septembre 2024

Resident Evil – Extinction de Russell Mulcahy (2007) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Après un second opus nanardesque réalisé par Alexander Witt en 2004, le troisième long-métrage cinématographique de la franchise Resident Evil a vu le jour trois ans plus tard, en 2007. Cette fois-ci,Resident Evil – Extinction est l'œuvre du réalisateur australien Russel Mulcahy. Et Russel Mulcahy, ça n'est pas n'importe qui puisqu'en 1984 il fut l'auteur de l'excellent Razorback qui remporta plusieurs prix dans de multiples festivals et fut même nominé lors du festival international du film fantastique d'Avoriaz un an plus tard, en 1985. Mais pour le grand public, Russel Mulcahy reste avant tout celui qui réalisa notamment Highlander en 1986. Film qui partage le public mais qui reste parfois visuellement remarquable, signant en outre la rencontre entre les stars Sean Connery et Christophe Lambert... Treize ans plus tard, le réalisateur australien signe un Résurrection généralement décrié, méprisé, raillé mais qui pourtant demeure un très sympathique thriller considéré comme un sous-Seven (David Fincher),ce qu'il demeure effectivement. Honnête artisan du septième art qui compte de sympathiques productions sans qu'aucune n'atteigne malheureusement le titre de chef-d’œuvre absolu du cinéma, Russel Mulcahy prend donc les commandes des troisièmes aventures d'Alice, laquelle est bien évidemment incarnée une nouvelle fois par l'actrice ukraino-serbo-américaine Milla Jovovich. Et une fois encore, nous la redécouvrons s'éveillant d'un long sommeil, dans un laboratoire immaculé et désertique d'où elle va tenter de s'échapper. Cette première séquence prend des allures d'ersatz de Cube, l'excellent film de science-fiction que réalisa en 1997 Vincenzo Natali. Pour les amateurs minutieux et rejetant la moindre incohérence, notons ce mémorable passage lors duquel Alice saute au plafond d'une pièce piégée par un laser plutôt que de se baisser pour l'éviter. Une manière sans doute pour le réalisateur de nous rappeler combien l'héroïne est dotée de facultés hors normes. Malheureusement, sa tentative d'évasion des lieux (toujours dirigés par le Dr Alexander Roland Isaacs qu'interprète une nouvelle fois l'acteur Iain Glen) se solde par sa mort. Sacrilège ! Russell Mulcahy aurait donc décidé aux côtés du scénariste et réalisateur Paul W. S. Anderson de tuer la poule aux œufs d'or ? Que les fans se rassurent, il ne s'agissait que d'un clone !


Car la véritable Alice, elle, est en chemin pour retrouver un convoi à la tête duquel se trouve son ancien compagnon d'infortune, Carlos Oliveira (toujours incarné par Oded Fehr) mais aussi et surtout Claire Redfield (interprétée par l'actrice américaine Ali Larter), l'un des personnages centraux de la saga de jeux vidéos créés par Capcom, laquelle apparu notamment dans Resident Evil 2 et Resident Evil: Code Veronica. L'occasion pour elle et Alice de faire connaissance et ainsi faire un bout de chemin ensemble avant d'être temporairement séparées. En effet, Milla Jovovich et Ali Larter se retrouveront sur le tournage de Resident Evil - Afterlife en 2010 ainsi que sur celui de Resident Evil - Chapitre final six ans plus tard. Une fois la séquence d'introduction achevée, la quasi totalité des plans qui suivront se dérouleront théoriquement aux États-Unis alors qu'ils seront en réalité tournés au Mexique. Dans ce troisième opus que l'on s'attendait voir tourné par Russell Mulcahy dans l'Outback australien (un paysage magnifique qui servit de décor à son Razorback), l'histoire se penche donc sur nos trois principaux héros ainsi que sur des personnages secondaires faisant partie d'un voyage vers l'Alaska. Un lieu supposé être un refuge pour les survivants d'une planète qui après que le Virus T se soit propagé est devenu un immense désert (allez savoir comment, perso, je n'ai pas la réponse). Là, Russell Mulcahy semble s'être remémoré les grandes étendues désertiques de son pays natal et fait de Resident Evil – Extinction une sorte de sous-Mad Max qui n'est pourtant pas si mauvais qu'on pourrait le croire. Et ce, grâce à une très belle photographie de David Johnson, à des costumes signés de Joseph A. Porro ou grâce au directeur artistique Marco Niro. Surtout, le film n'a absolument pas l'allure des nanars que sont la plupart des volets de la franchise. On sent chez l'australien le goût du travail bien fait même si une fois encore, le film pâtit d'un scénario rachitique apparemment écrit à l'encre sympathique ! Contrairement à l'épisode précédent, un soin particulier a été apporté aux maquillages des infectés qui, enfin, ressemblent à des zombies décharnés d'assez belle tenue. Si le sang n'est toujours pas en abondance, quelques efforts ont été également produits de ce côté là. Pas mal d'action à la ''Mad Max'', une Alice toujours prompt à produire des acrobaties et une attaque d'oiseaux relativement bien fichue. Notons qu'après Alexander Witt, Russell Mulcahy rend lui aussi hommage au Jour des morts-vivants de George Romero à travers cette base souterraine dont les extérieurs sont entourés d'un grillage qui tient à l'écart des milliers de zombies ou encore à travers le concept de rééducation chez l'un de ses représentants, lequel rappelle bien évidemment le personnage iconique du Jour des morts-vivant, Bub le zombie ! Au final, Resident Evil – Extinction est une très sympathique surprise. Pas un des meilleurs du genre mais une honnête série B qui permet de passer un agréable moment...

 

vendredi 19 juillet 2024

Le cinquième élément de Luc Besson (1997) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Ben merde alors ! Vingt-sept ans après avoir subit sur grand écran Le cinquième élément au point d'avoir eu un instant l'envie de mettre le feu au cinéma qui l'avait projeté, voilà que le film, selon moi, s'est bonifié avec le temps. Au point de penser qu'il s'agit sans doute de l'un des derniers bons crus de notre Luc Besson national. Vous savez, le bonhomme qui trente ans plus tard s'intéressa une nouvelle fois à la science-fiction en adaptant sur grand écran la série de bandes-dessinées de Pierre Christin, Jean-Claude Mézières et Évelyne Tranlé, Valérian et Laureline, sous le titre Valérian et la cité des mille planètes. Oui, oui, on parle bien de cette bouillie visuelle qui en terme de mise en scène et d'écriture reste tout simplement imbitable. Probablement qu'en revenant dessus dans un peu plus d'un quart de siècle, peut-être l'envisagerai-je d'un tout autre point de vue. Ce qui me semble couru d'avance puisque la seule raison pour laquelle j'ai choisi une fois de plus de m'engager dans le périple du Major Korben Dallas, du Père Vito Cornelius et de Leeloominaï Lekatariba Lamina-Tchaï Ekbat De Sebat que l'on nommera plus simplement Leeloo, fut la présence à l'écran de Bruce Willis, de Ian Holm ou encore de Gary Oldman. D'emblée, et alors qu'à l'époque je n'avais pas eu d'autre choix que d'aller découvrir le film en version française, ma première raison de grincer des dents fut le doublage de Bruce Willis qui selon la volonté de Luc Besson lui-même fut assuré non plus par Patrick Poivery mais par Bernard Métraux. Un choix plutôt étonnant mais que voulez-vous, Sieur Besson le voulut ainsi... Passons ensuite sur les placements de produits avec ces multiples plans montrant l'enseigne McDonald's, l'un des rois de la malbouffe et de la restauration rapide ou cette pseudo-refonte de l'univers propre à Blade Runner de Ridley Scott en version nettement moins sombre et anxiogène.


Un peu à la manière de Stargate ou La porte des étoiles de Roland Emmerich, Le cinquième élément ouvre les hostilités en Égypte au début du vingtième siècle. Là, un archéologue déchiffre une fresque gravée à l'intérieur d'un temple indiquant l'apparition du Mal tous les cinq-mille ans. Seul moyen de contrer ce dernier : cinq éléments dont l'un est représenté par une effigie de forme humanoïde. Cette séquence d'ouverture permet à Luc Besson de détruire l'image de bad boy de l'acteur américain Luke Perry (lequel est devenu mondialement célèbre grâce au rôle de Dylan McKay dans la série Beverly Hills 90210), lequel incarne un assistant dont le trouillomètre affiche un affligeant zéro ! Débarque alors un vaisseau d'assez belle allure conçu par la société d'effets-spéciaux créée quatre ans auparavant par le réalisateur James Cameron, Digital Domain. En sort une poignée d'extraterrestres atteints d'obésité et d'armures (exosquelettes?) venus délivrer un message. Près de trois-cent cinquante ans plus tard, le film met en scène Bruce Willis dans le rôle du chauffeur de taxi Korben Dallas sur le véhicule duquel tombe comme une enclume, Leelo. Jeune et jolie femme conçue à partir de cellules vivantes retrouvées in extremis à l'intérieur d'une main métallique appartenant à une entité extraterrestre. Le cinquième élément, c'est ELLE. Son apparition coïncide avec celle d'un étrange et gigantesque objet qui se promène tranquillou dans l'univers afin de détruire toute forme de vie qui croise son chemin. Et notre planète, malheureusement, semble être sa prochaine destination. Si de prime abord Le cinquième élément semble être une sorte de fourre-tout, Luc Besson vidant ainsi le trop plein d'imagination que contient sa caboche, il faudra sans doute pour certains, un deuxième visionnage pour saisir en grande majorité tout ce que nous conte le script écrit conjointement entre le réalisateur et le scénariste américain Robert Mark Kamen.


En effet, Luc Besson a tendance à remplir son film jusqu'à la gueule de personnages secondaires plus ou moins utiles, bien qu'en y réfléchissant, la majorité d'entre eux demeurent objectivement nécessaires à l'intrigue. Servant l'imaginaire parfois débridé de son auteur, si l'on entre dans la tête de cet homme sans doute trop inspiré, la présence de la Diva Plavalaguna (Maïwenn) a du sens. Comme celle de l'acteur et humoriste Chris Tucker qui dans le rôle de l'animateur radio Ruby Rhod est surtout là pour faire le show ! Aux côtés du personnage principal interprété par Bruce Willis l'on retrouve le Père Vito Cornelius, interprété par Ian Holm (l'androïde de Alien, le huitième passager de Ridley Scott), ainsi que Milla Jovovich dont la carrière débuta une dizaine d'années en arrière par quelques téléfilms et séries télévisées dont un épisode de Mariés, deux enfants et un autre de Parker Lewis ne perd jamais... Après avoir expérimenté les fonds marins avec Le grand Bleu, Luc Besson se montre déjà nettement plus timide lorsqu'il s'agit d'explorer l'espace qui nous entoure puisque la majeure partie des séquences sont tournées en intérieur dans des décors conçus par le chef décorateur et directeur artistique français, Dan Weil. Et ce malgré le fait que certaines zones de l'univers aient été théoriquement prospectées. Fidèle à Luc Besson depuis son court-métrage L'avant dernier en 1981, l'on retrouve une nouvelle fois aux commandes de la bande musicale Eric Serra, lequel crée notamment à cette occasion un court extrait d'opéra futuriste relativement plaisant. Avec ses soixante-quinze millions d'euros (soit trois fois moins que pour le futur Valérian et la cité des mille planètes), Luc Besson s'amuse déjà comme un gamin auquel l'on aurait confié les manettes d'un jeu vidéo en mode ''vies illimitées''. Il offre pour la seconde fois le rôle de l'antagoniste principal à Gary Oldman après l'avoir engagé sur le tournage de Léon trois ans auparavant. Un personnage haut en couleurs, affublé d'un costume ridicule comme beaucoup d'autres d'ailleurs et dont la conception fut confiée au styliste et couturier français Jean-Paul Gaultier. Souvent épuisant, un brin ringard, voire même parfois nanardesque mais moins bordélique qu'il ne m'était apparu à l'époque, Le cinquième élément gagne finalement à être redécouvert aujourd'hui...

 

lundi 31 janvier 2022

Resident Evil de Paul W. S. Anderson (2002) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

À l'origine de la franchise cinématographique Resident Evil, une série de jeux vidéos qui virent le jour pour la toute première fois sur la console de salon Playstation il y vingt-six ans en 1996. Un jeu de survival Horror parmi les plus célèbres et concurrent direct de la saga Silent Hill qui verra quant à elle le jour trois ans plus tard avant d'être à son tour adaptée sur grand écran avec l'excellent film éponyme réalisé par Christophe Gans en 2006. Adaptation très libre du jeu de Capcom, Resident Evil premier du nom est l’œuvre du réalisateur, scénariste et producteur britannique Paul W. S. Anderson qui n'en était pas à son premier coup d'essai en matière d'adaptation de jeu vidéo puisqu'en 1995 nous lui devions déjà celle du jeu de baston Mortal Kombat. Deux ans avant d'adapter deux mythes de la science-fiction à travers le crossover Alien vs. Predator, le réalisateur s'attaquait donc à l'un des plus grands jeux de la première console du géant Sony à voir le jour sur un marché dominé jusque là par Sega et Nintendo. Un long-métrage librement inspiré d'aventures qui en outre à l'époque mettaient en scène les personnages de Chris Redfield et Jill Valentine que le joueur pouvait incarner tour à tour. Mais à l'heure de son adaptation sur grand écran, ces deux personnages iconiques de la saga disparaissent au profit d'Alice qu'interprète l'actrice russo-serbe naturalisée américaine Milla Jovovich, l'ancienne compagne et égérie de Luc Besson ainsi que Rain Ocampo, dont l'américaine d'origine dominicaine Michelle Rodriguez (Avatar de James Cameron en 2009, Machete et Machetes Kills en 2010 et 2013) porte les traits ou encore Eric Mabius qui lui, endosse le costume de Matthew Addison (personnage qui à l'origine devait être interprété par l'acteur David Boreanaz ''malheureusement'' coincé sur le tournage de la série Angel)...


Ce premier long-métrage d'une franchise qui à ce jour en compte sept se décharge donc complètement des objectifs fixés dans le jeu vidéo d'origine puisque non seulement les personnages-clés n'y apparaissent pas, mais l'intrigue elle-même est bien différente de celle du jeu vidéo de 1996 qui situait une grand part de son action dans l'imposant et très luxueux manoir Spencer de la ville de Raccon City. Le récit se déroule tout d'abord dans un laboratoire scientifique souterrain, propriété de la multinationale Umbrella Corporation où un virus est sciemment libéré dans l'air. Tous les membres du personnel se retrouvent alors enfermés et périssent dans de douloureuses conditions. Une fois l'introduction passée l'on retrouve l'héroïne du récit qu'interprète donc la sexy Milla Jovovich, évanouie dans sa douche, le corps à peine recouvert d'un rideau de plastique. Les spectateurs noteront qu'au choix, et plutôt que de revêtir des vêtements chauds (les tremblements d'Alice témoignent d'une température assez fraîche), la jeune femme préférera porter sur le dos une robe de soirée rouge plutôt inconfortable si l'on tient compte des événements qui vont bientôt se produire ! Immédiatement rejointe par le flic Matthew Addison, ils sont rapidement capturés par les membres d'un commando d'élite avec lesquels ils vont quitter les lieux à bord d'un train pour s'enfoncer loin dans les profondeurs d'un complexe qui les mènera jusqu'au HIVE, le lieu même où au début du film les spectateur purent être les témoins de la mort de dizaines d'hommes et de femmes... qui bientôt reviendront à la vie pour s'en prendre à notre poignée de personnages coincés dans un laboratoire alors envahi de zombies...


Avec son budget de trente-trois millions de dollars, nous aurions pu espérer que Resident Evil bénéficie d'excellents effets-spéciaux ou de décors à la hauteur du jeu vidéo dont il s'inspire. Mais Paul W. S. Anderson ayant semble-t-il une ambition toute autre, on peut se demander où est passé le pognon car à l'écran, le film ressemble d'abord à ces innombrables productions de science-fiction horrifiques des années quatre-vingt dix bénéficiant de visuels atroces. Encore que le film du britannique s'en sorte un peu mieux. L'ampleur de la tâche en matière de décors semble si insurmontable vu le budget qui n'est pas non plus mirobolant, Paul W. S. Anderson trouve un subterfuge ingénieux et efficace dans l'emploi d'une cartographie des lieux en images de synthèse permettant aux spectateurs de situer très exactement les personnages en un moment donné de l'action. Une action qui justement bouffe une grande partie de l'intrigue dont l'un des principaux intérêts demeure l'exploration des divers lieux. Les zombies ressemblent davantage à ceux créés à l'époque à l'occasion du Zombie de George Romero. Soit assez peu défraîchis ou en tout cas, loin d'atteindre la perfection de ceux de la série The Walking Dead. Relativement peu sanglant si on le compare aux grands classiques du genre, le film est ponctué en outre de quelques séquences gore en images de synthèse relativement imbitables (le laser découpant scrupuleusement certains membres du commando). La bande-son est quant à elle un mélange de titres de métal assez assourdissants tentant vainement de donner du punch à un film visuellement décevant. On regretterait presque que George Romero qui au départ était pressenti pour écrire et réaliser le film lui-même ait été finalement mis de côté. Pour autant, la vision de Paul W. S. Anderson n'est pas l’infâme bouillie de pixels que l'on aurait pu craindre. Quant aux dernières images, elles rendent honneur aux toutes premières séquences jouables du jeu vidéo Resident Evil 2 qui vit le jour en 1998. Notons que le second volet de la franchise cinématographique intitulé Resident Evil: Extinction sortira sur les écrans en 2007 et sera réalisé cette fois-ci par le réalisateur australien Russel Mulcahy. Un gage de qualité... ?

 

lundi 26 avril 2021

Monster Hunter de Paul W. S. Anderson (2021) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Lorsque l'on veut passer des vacances bien pourries, il suffit de chercher sur n'importe quel moteur de recherche et la Syrie se situe en bonne position. Lorsque l'on veut mater un bon gros blockbuster bien naze, il suffit de taper Milla Jovovich pour être certain de toucher au but. Car on ne peut pas dire que l'ancienne épouse de Luc Besson soit une actrice de premier choix. C'en devient même tragique lorsque l'on énumère les purges dans lesquelles elle traîne sa silhouette depuis qu'elle a croisé la route de l'auteur du génial Subway mais aussi de tout un tas de nanars (dont Valérian et la Cité des mille planètes est sans doute la quintessence). Héroïne de la franchise Resident Evil depuis 2002 et jusqu'en 2017, du nanardesque Le Cinquième Élément de Luc Besson, capable de transformer un sujet passionnant (Phénomènes Paranormaux d'Olatunde Osunsanmi, 2010) en un bousin involontairement drôle, Milla Jovovich est le genre de virus cinématographique dont devrait se prémunir tout cinéphile qui se respecte. À moins, bien sûr, de ressentir parfois ce besoin vital de ''relâche'' qui ne peut se concevoir que devant ce genre de long-métrage. Avant même que le tournage du film ne commence, le scénario de Paul W. S. Anderson s'est perdu sous des tonnes de sable. Celui du désert dans lequel se situe l'action. Une fois encore le réalisateur et son actrice se retrouvent sur un projet inspiré d'un jeu vidéo. Et comme cela est souvent le cas (excepté pour l'excellent Silent Hill de Christopher Gans, en 2006), le résultat ne se fait pas longtemps attendre. Monster Hunter est mauvais. Paul W. S. Anderson n'étant de toute manière pas un réalisateur brillant par la qualité de sa production (on accordera tout de même quelques qualité à son Event Horizon, le vaisseau de l'au-delà réalisé en 1998), on ne pouvait s'attendre à rien d'autre qu'à une bouillie visuelle sans cohérence aucune et interprétée à l'arrache par des acteurs de seconde zone (parmi lesquels est malheureusement venu se perdre Ron Perlman)...


Action, guerre, fantastique, heroic-fantasy, Monster Hunter cherche évidemment à rapatrier le plus grand nombre de spectateurs avec son budget de soixante-millions de dollars et ses effets-spéciaux qui dans la bande-annonce donnent l'illusion d'un grand film épique. Tu as raison Paul. Laisse nous dans le flou. Ne nous donne aucune indication quant au pourquoi du comment... Il est d'ailleurs probable que l'auteur du scénario lui-même ne sache pas de quoi il parle. Un groupe de soldats en mission est soudainement projeté dans un monde parallèle où les créatures gigantesques sont légion. Entre arachnides et tricératops démoniaque, Monster Hunter bénéficie tout de même d'effets-spéciaux CGI de qualité. Malheureusement, le film s'égare entre Mad Max, Le Sixième Continent et une pléthore de films d'action, tout ceci enrobé de riches décors désertiques. Une fois que l'on a fait connaissance avec les monstres du titre, on en a malheureusement fait le tour au bout de cinq minutes et le long-métrage n'est alors plus d'aucun intérêt si ce n'est suivre l'héroïne dans sa quête pour retourner dans son monde. Quarante minutes après le début, on se dit que les trois-quart du long-métrage sont passés et que le plus gros du chemin a été parcouru. Mais c'est sans compter sur l'heure qu'il reste à subir. Si le confinement a fait des ravages sur le mental de beaucoup d'entre nous, la fermeture des cinémas a tout de même eu du bon. Imaginez s'il avait fallut débourser une dizaine d'euros pour aller voir Monster Hunter sur grand écran ! Le film tourne rapidement en boucle mais offre quelques sympathiques moments de rires involontaires à l'image de Ron Perlman et de sa perruque façon ''feu'' Patrick Juvet ! Paul W. S. Anderson mangeant à tous les râteliers, le réalisateur se prend en fin de parcours pour le Peter Jackson du Seigneur des Anneaux avec son dragon fançon dark-fantasy, ajoutant ainsi une nouvelle corde à l'arc de son dernier joujou. Et dire qu'une suite éventuelle risque de voir le jour comme semble l'indiquer la séquence pré-générique de fin... Au secours !!!

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