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lundi 16 septembre 2024

Resident Evil - Retribution de Paul W.S.Anderson (2012) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Avec le cinquième opus de la franchise Resident Evil, on sent bien que le réalisateur Paul W.S.Anderson a voulu se faire plaisir. On peut considérer qu'il a parfaitement atteint le but qu'il s'était fixé. Et cela, au mépris de toute vraisemblance en matière de réalisme ou de continuité scénaristique. Une habitude dans cette franchise qui part à vau-l'eau à chaque incartade du cinéaste américain dans l'univers du jeu initialement conçu par Capcom ! Proche d'un univers vidéoludique couplé au concept d'Escape Game couché sur un lit d'effets-spéciaux et d'action façon salle d'arcade, Resident Evil – Retribution aurait, isolé de la plupart des autres volets, mérité d'être nommé au titre de l'adaptation d'un jeu vidéo la plus nanardesque qui soit. Mais au regard des précédents, dont un Resident Evil – Extinction assez navrant, la cinquième aventure d'Alice et de ses compagnons (à géométrie variable) n'est pas la pire d'entre toutes. Après avoir intégré au fil des différentes intrigues la plupart des personnages iconiques de la franchise vidéoludique, il ne manquait plus que d'y voir apparaître l'un des deux principaux personnages du jeu vidéo Resident Evil 2 qui vit le jour pour la première fois en 1998 sur la console de salon de Sony, la Playstation ! En effet, Leon S. Kennedy y fait une apparition remarquée sous les traits de l'acteur et mannequin estonien Johann Urb qui pour le coup s'avère très ressemblant au personnage pixelisé de base. Quant à Ada Wong, dont Leon est apparemment amoureux, elle est également issue du second jeu de la franchise. Son passage sur grand écran sera exclusif à ce seul Resident Evil – Retribution. L'occasion pour l'actrice et chanteuse chinoise Li Bingbing de lui prêter ses traits. Dans cette aventure qui reprend tout d'abord les derniers instants du précédent épisode, Alice se réveille aux côtés de celui qui est désormais son époux. La jeune femme et Carlos Oliveira (toujours interprété par l'acteur israëlien Oded Fehr) vivent effectivement ensemble et sont parents de la jeune Becky (Aryana Engineer). Le couple et leur fille semblent désormais couler des jours heureux jusqu'à l'arrivée subite d'une horde de zombies qui vont tout remettre en cause. Subite, oui, comme cela est généralement l'habitude chez Paul W.S.Anderson...


Une pratique relativement crispante ayant pour principe de voir surgir d'un seul coup des zombies alors que jusque là régnait un véritable silence de mort (sans mauvais jeu de mots). Dans Resident Evil – Retribution, on finit par se demander qui est le véritable antagoniste du récit. Albert Wesker, désormais incarné par Shawn Roberts ? Ou bien Jill Valentine (Sienna Guillory) qui réapparaît désormais sous la coupe d'Umbrella Corportation grâce à un dispositif de contrôle accroché à sa poitrine (comme dans le jeu Resident Evil 5 sorti trois ans auparavant sur Playstation 3) ? Toujours est-il qu'avec l'aide d'Ada, Alice va devoir suivre un parcours très précis d'un point A, un laboratoire expérimental appartenant à Umbrella, jusqu'à un point B où l'attend une équipe notamment constituée de Leon et Luther West (toujours incarné par l'acteur Boris Kodjoe) dans une reconstitution en mode simulation d'un quartier de New York et de Moscou. Le film brille si peu par son scénario que même les méduses, les éponges, les vers de terre et autres créatures sans cervelle auraient pu tout à fait réserver leur place de cinéma à l'époque de sa sortie sur grand écran. Le film ne fait donc pas œuvre de réflexion et connaître la mythologie entourant Resident Evil n'a absolument aucune importance ! Le seul véritable intérêt de ce cinquième opus réside dans l'avalanche d'effets-spéciaux, de cascades, de combats à mains nues ou armées et de fusillades. Quand je dis que Paul W.S.Anderson s'est amusé, on sait pour une fois où sont passés les soixante-cinq millions de dollars de budget. Notons que parmi les antagonistes du récit réside le personnage de Rain Ocampo qu'incarne l'actrice dominico-portoricaine Michelle Rodriguez. L'occasion de retrouver le personnage et son interprète pour la seconde fois, dix ans après le premier opus sortit en 2002. Notons enfin que comme à son habitude, Paul W.S.Anderson ne laisse aucune ambiguïté quant à l'arrivée future d'un sixième opus avec son final ouvert. Ce sera d'ailleurs effectivement le cas quatre ans plus tard avec Resident Evil: The Final Chapter au titre très prometteur...

 

dimanche 15 septembre 2024

Resident Evil – Afterlife de Paul W.S.Anderson (2010) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Alors qu'en 2007 le réalisateur australien Russell Mulcahy était parvenu à offrir une certaine honorabilité à la franchise avec le troisième volet intitulé Resident Evil – Extinction, l'auteur de l’œuvre originale Paul W.S. Anderson a le malheur ici de reprendre les commandes de ce quatrième opus désormais intitulé Resident Evil – Afterlife. Alors que le précédent allait piocher dans l'un des classiques du cinéma post-apocalyptique, Mad Max de George Miller, Paul W.S. Anderson se prend pour Larry et Andy Wachowski et ouvre les hostilités avec une séquence pompeusement inspirée par le classique du duo, Matrix qui vit le jour huit ans auparavant. Vêtue de cuir noir, Alice, qu'interprète toujours Milla Jovovich qui décidément est toujours plus sexy, est submergée par une horde de soldats lors d'une séquence qui fait donc indéniablement références à quelques scènes iconiques des frères Wachowski (qui depuis, sont devenues sœurs !!!). Paul W.S. Anderson repoussant ainsi la référence au classique de la science-fiction en employant lui-même la technique du Bullet Time. Sauf que dans le cas de Resident Evil – Afterlife rien n'y est aussi artistiquement ou techniquement maîtrisé. Sans être un chef-d’œuvre, Resident Evil – Extinction avait tout de même relevé le niveau et le retour au sein de la franchise de Paul W.S. Anderson sonne surtout et avant tout comme un retour à la médiocrité. Confirmant que le bonhomme ne transforme jamais le plomb en or mais plutôt le rhodium en simple bout de métal rouillé, cette nouvelle itération de l'univers Resident Evil accumule les tares et confirme tout le bien ou le mal que l'on pense de la franchise. Que l'on soit amateur de séries Z ou de nanars et l'expérience s'avère plutôt riche en matière de séquences parfaitement incongrues. Que l'on ait un minimum d'exigences et là, c'est autre chose. Financé à hauteur de soixante millions de dollars, le long-métrage de Paul W.S.Anderson démarre à Tokyo lors d'une séquence opposant Alice à Albert Wesker, l'un des antagonistes de la licence qui apparu dès le premier jeu vidéo et à continué d'apparaître dans une majorité de suites ainsi que dans deux longs-métrages. Celui-ci ainsi que le précédent, Resident Evil – Extinction.


À l'époque incarné par l'acteur irlandais Jason O'Mara, il est désormais remplacé par le canadien Shawn Roberts. L'on retrouve Claire Redfield pour la seconde fois mais également son frère Chris (l'acteur Wentworth Miller) alors considéré comme un criminel par celles et ceux qui ont choisi de l'enfermer dans une cellule. Un groupe de survivants qui voit en l'apparition d'Alice, celle qui va pouvoir les sauver en les emmenant jusqu'à Arcadia que notre héroïne croyait être une ville située en Alaska alors même qu'il s'agit en réalité d'un cargo situé à quelques kilomètres du site où se déroule l'action. Une ville grouillant de centaines de milliers de zombies auxquels les personnages de ce quatrième opus vont tenter d'échapper à travers des gunfights toujours plus ridicules et grandiloquents mais qui font la force de cette franchise souvent nanardesque ! Le plus gros du récit s'articule autour d'une prison/refuge indigne de celle de celle dans laquelle s'abritèrent un temps les héros de la série The Walking Dead. Régulièrement filmés devant des fonds verts, les protagonistes s'intègrent souvent mal aux décors qui paraissent en général s'inscrire dans un thème artistique proche de cinématiques de piètre qualité. Après plus d'une heure d'intrigue, Alice et ses compagnons se dirigent vers la cargo, source d'espoir même si très vite un détail va précéder tout phénomène de surprise (le grognement diffusé par le message radio propagé par les équipes de l'Arcadia chargée de rameuter d'éventuels survivants). En bonhomme si peu inspiré qu'il lui faille piller ça et là des idées provenant de l'imagination de concepteurs ou de scénaristes de jeux vidéos, Paul W.S.Anderson va jusqu'à vaguement emprunter l'une des créatures emblématique d'une autre franchise de jeux vidéos autrement plus glauque et flippante, Silent Hill. Le Majini semble effectivement avoir été inspiré par le Pyramid Head. D'une laideur parfois indicible, Resident Evil – Afterlife se termine comme ses prédécesseurs par un final qui laisse augurer d'une nouvelle séquelle. Laquelle arrivera deux ans plus tard sous le titre Resident Evil – Retribution, toujours réalisée par Paul W.S.Anderson...

 

lundi 31 janvier 2022

Resident Evil de Paul W. S. Anderson (2002) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

À l'origine de la franchise cinématographique Resident Evil, une série de jeux vidéos qui virent le jour pour la toute première fois sur la console de salon Playstation il y vingt-six ans en 1996. Un jeu de survival Horror parmi les plus célèbres et concurrent direct de la saga Silent Hill qui verra quant à elle le jour trois ans plus tard avant d'être à son tour adaptée sur grand écran avec l'excellent film éponyme réalisé par Christophe Gans en 2006. Adaptation très libre du jeu de Capcom, Resident Evil premier du nom est l’œuvre du réalisateur, scénariste et producteur britannique Paul W. S. Anderson qui n'en était pas à son premier coup d'essai en matière d'adaptation de jeu vidéo puisqu'en 1995 nous lui devions déjà celle du jeu de baston Mortal Kombat. Deux ans avant d'adapter deux mythes de la science-fiction à travers le crossover Alien vs. Predator, le réalisateur s'attaquait donc à l'un des plus grands jeux de la première console du géant Sony à voir le jour sur un marché dominé jusque là par Sega et Nintendo. Un long-métrage librement inspiré d'aventures qui en outre à l'époque mettaient en scène les personnages de Chris Redfield et Jill Valentine que le joueur pouvait incarner tour à tour. Mais à l'heure de son adaptation sur grand écran, ces deux personnages iconiques de la saga disparaissent au profit d'Alice qu'interprète l'actrice russo-serbe naturalisée américaine Milla Jovovich, l'ancienne compagne et égérie de Luc Besson ainsi que Rain Ocampo, dont l'américaine d'origine dominicaine Michelle Rodriguez (Avatar de James Cameron en 2009, Machete et Machetes Kills en 2010 et 2013) porte les traits ou encore Eric Mabius qui lui, endosse le costume de Matthew Addison (personnage qui à l'origine devait être interprété par l'acteur David Boreanaz ''malheureusement'' coincé sur le tournage de la série Angel)...


Ce premier long-métrage d'une franchise qui à ce jour en compte sept se décharge donc complètement des objectifs fixés dans le jeu vidéo d'origine puisque non seulement les personnages-clés n'y apparaissent pas, mais l'intrigue elle-même est bien différente de celle du jeu vidéo de 1996 qui situait une grand part de son action dans l'imposant et très luxueux manoir Spencer de la ville de Raccon City. Le récit se déroule tout d'abord dans un laboratoire scientifique souterrain, propriété de la multinationale Umbrella Corporation où un virus est sciemment libéré dans l'air. Tous les membres du personnel se retrouvent alors enfermés et périssent dans de douloureuses conditions. Une fois l'introduction passée l'on retrouve l'héroïne du récit qu'interprète donc la sexy Milla Jovovich, évanouie dans sa douche, le corps à peine recouvert d'un rideau de plastique. Les spectateurs noteront qu'au choix, et plutôt que de revêtir des vêtements chauds (les tremblements d'Alice témoignent d'une température assez fraîche), la jeune femme préférera porter sur le dos une robe de soirée rouge plutôt inconfortable si l'on tient compte des événements qui vont bientôt se produire ! Immédiatement rejointe par le flic Matthew Addison, ils sont rapidement capturés par les membres d'un commando d'élite avec lesquels ils vont quitter les lieux à bord d'un train pour s'enfoncer loin dans les profondeurs d'un complexe qui les mènera jusqu'au HIVE, le lieu même où au début du film les spectateur purent être les témoins de la mort de dizaines d'hommes et de femmes... qui bientôt reviendront à la vie pour s'en prendre à notre poignée de personnages coincés dans un laboratoire alors envahi de zombies...


Avec son budget de trente-trois millions de dollars, nous aurions pu espérer que Resident Evil bénéficie d'excellents effets-spéciaux ou de décors à la hauteur du jeu vidéo dont il s'inspire. Mais Paul W. S. Anderson ayant semble-t-il une ambition toute autre, on peut se demander où est passé le pognon car à l'écran, le film ressemble d'abord à ces innombrables productions de science-fiction horrifiques des années quatre-vingt dix bénéficiant de visuels atroces. Encore que le film du britannique s'en sorte un peu mieux. L'ampleur de la tâche en matière de décors semble si insurmontable vu le budget qui n'est pas non plus mirobolant, Paul W. S. Anderson trouve un subterfuge ingénieux et efficace dans l'emploi d'une cartographie des lieux en images de synthèse permettant aux spectateurs de situer très exactement les personnages en un moment donné de l'action. Une action qui justement bouffe une grande partie de l'intrigue dont l'un des principaux intérêts demeure l'exploration des divers lieux. Les zombies ressemblent davantage à ceux créés à l'époque à l'occasion du Zombie de George Romero. Soit assez peu défraîchis ou en tout cas, loin d'atteindre la perfection de ceux de la série The Walking Dead. Relativement peu sanglant si on le compare aux grands classiques du genre, le film est ponctué en outre de quelques séquences gore en images de synthèse relativement imbitables (le laser découpant scrupuleusement certains membres du commando). La bande-son est quant à elle un mélange de titres de métal assez assourdissants tentant vainement de donner du punch à un film visuellement décevant. On regretterait presque que George Romero qui au départ était pressenti pour écrire et réaliser le film lui-même ait été finalement mis de côté. Pour autant, la vision de Paul W. S. Anderson n'est pas l’infâme bouillie de pixels que l'on aurait pu craindre. Quant aux dernières images, elles rendent honneur aux toutes premières séquences jouables du jeu vidéo Resident Evil 2 qui vit le jour en 1998. Notons que le second volet de la franchise cinématographique intitulé Resident Evil: Extinction sortira sur les écrans en 2007 et sera réalisé cette fois-ci par le réalisateur australien Russel Mulcahy. Un gage de qualité... ?

 

mardi 13 juin 2017

Alien Crossover : Alien VS Predator de Paul W. S. Anderson (2004) - ★★★★★☆☆☆☆☆



Alexa Woods est le genre de personnage hautement irritant qui aurait droit à une bonne leçon. Sous prétexte que l'équipe d'expédition formée autour de Charles Bishop Weyland (qui n'est autre que le grand patron de la société Weyland Industries dont la saga Alien nous rabâche les oreilles depuis le tout premier volet datant de 1979) compte sur cette jolie jeune femme, guide de haute montagne et experte en traitement des déchets pour mener à bien la mission, celle-ci se comporte en véritable despote, indiquant à qui veut l'entendre que l'expédition se fera selon ses règles. Même Weyland lui-même en prend pour son grade. Mais on n'en impose pas à un vieux briscard et Charles Bishop Weyland termine d'argumenter en faveur de sa participation malgré le mal dont il semble atteint. Les fans de Aliens, le Retour reconnaîtront l'acteur Lance Henrikson dans la peau du grand patron de Weyland Industries. Et pour ceux qui auraient encore un doute sur la paternité du personnage qu'il incarne sur celui que l'acteur interprétait dans le long-métrage de James Cameron, rappelez-vous donc le nom que portait l'androïde : Bishop. On peut donc supposer que ce dernier fut créé à l'image du mégalomane Weyland.
On l'aura compris assez rapidement, l'actrice new-yorkaise Sanaa Lathan sera donc l'héroïne de ce crossover inutile dans lequel vont croiser le fer les mythiques Alien de Ridley Scott et Predator de John McTiernan. Deux légendes du bestiaire fantastique et de science-fiction. Deux créatures extraterrestres que l'on ne s'attendait certainement pas à voir dans un seul et même long-métrage. Une infamie pour les fans des deux licences mais sans doute un spectacle réjouissant pour ceux qui ne sont pas encore coutumiers de ces deux prestigieuses sagas. Nombreux sont ceux qui ont certainement versé de chaudes larmes après avoir découvert Alien VS Predator. A commencer par les historiens spécialisés dans l'étude de l'effondrement de la civilisation Maya puisque l’œuvre du cinéaste Paul W. S. Anderson évoque, contrairement aux spécialistes, l'idée d'une pyramide souterraine au centre de laquelle se trouve une chambre sacrificielle où furent sacrifiés les mayas. Des sacrifiés servant de chambres d'incubation aux futurs xénomorphes, ces derniers devant permettre aux predators de prouver leur valeur lors de combats dantesques face à ces ennemis retors. Mais comme on l'apprendra lors un flash-back, les aliens finiront par avoir le dessus sur les predators et décimeront leur ennemi ainsi que a civilisation maya toute entière.

James Cameron travaillait sur le cinquième volet de Alien lorsqu'il apprit l'éventualité d'un tournage autour des mythes Alien et Predator. Cette idée farfelue, mais qui allait finalement faire son chemin, effraya tant l'auteur de Aliens, le Retour qui voyait dans cette alternative la mort de la franchise qu'il abandonna son propre projet. L'idée de mélanger les deux franchises n'est pourtant pas toute neuve puisque déjà, dès 1989, l'éditeur de comics Dark Horse Comics publie plusieurs ouvrages mettant en scène aliens et predators. En 2001, le studio de développement de jeux vidéo Monolith Productions sort même un jeu et plusieurs extensions dont le thème est identique. D'ailleurs, au sortir de la séance de Alien VS Predator, on a parfois l'impression d'avoir davantage assisté à une très longue cinématique de jeu vidéo plus qu'à un véritable long-métrage.
Le film de Paul W. S. Anderson est bourré d'incohérences et d'autant de scènes de bravoure, elles par contre totalement improbables. Tout au plus peut-on estimer que le cinéaste aura su gérer l'espace alloué et surtout cette immense pyramide où ont lieu les événements. Les effets-spéciaux demeure irréprochables et mêlent CGI et animatronic. L'histoire par contre laisse amer. Une fois les membres de l'expédition plongés au cœur de la pyramide, le scénario est en roue libre. Ne surnage alors que l'architecture changeante de l'édifice, d'où parvient à se dégager d'ailleurs un peu trop facilement l'héroïne. Paul W. S. Anderson convoque deux des plus emblématiques créatures du bestiaire fantastique mais sans jamais véritablement en tirer ce qui fait leur valeur. On assiste tout au plus à un combat de catch viril au final assez ennuyeux. Une suite sera mise en chantier et sortira en 2007. Réalisée par Les frères Colin et Greg Strause, Aliens vs. Predator: Requiem aura la particularité d'intégrer un personnage emblématique mais invisible jusque là de la saga Alien : John Yutani de la compagnie Weyland-Yutani, prenant ainsi la relève de Charles Bishop Weyland dont la mort était prévisible dans ce premier crossover d'Alien et de Predator...
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