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dimanche 3 décembre 2023

Saat Po Long II de Soi Cheang (2015) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

Dans cette suite qui n'en est pas vraiment une puisque Saat Po Long II ne partage ni les même personnages ni les acteurs qui les interprétaient lors du premier volet de la trilogie, nous pourrions étendre les différences entre les deux opus de manière infinie. Jusqu'à évoquer celles qui demeurent entre réalisateurs, scénaristes, producteurs (en dehors de Paco Wong qui revient ici pour la seconde fois à la production), directeurs de la photographie, costumiers, décorateurs, etc, etc... Avec un budget de vingt-trois millions de dollars, le réalisateur hongkongais Soi Cheang auquel on doit l'extraordinaire Limbo, signe une fausse séquelle qui efface l'original et remet donc les compteurs à zéro. Le compositeur Kwong Wing Chan est toujours aux manettes de la partition musicale même si cette fois-ci il est rejoint par Ken Chan qui dans le premier volet n'était employé que comme compositeur de musique additionnelle. La différence entre les deux bandes-son se fait ici très clairement entendre et les nouvelles compositions des deux hommes dynamisent davantage l'ensemble alors que Saat Po Long proposait une partition sirupeuse d'assez mauvais goût. À nouveaux personnages, nouvelle enquête. Si le thème de la maladie persiste une nouvelle fois (dans le premier, l'un des deux héros était atteint d'une tumeur au cerveau), ici elle touche la fille de l'un des protagonistes incarné par Tony Jaa qui dans le rôle du gardien de prison Chatchai et malgré l'apparente normalité de l’institution, incarne l'employé d'une organisation spécialisée dans le trafic d'organes. Son supérieur hiérarchique direct Ko Chun (l'acteur Zhang Jin) et quant à lui sous les ordres de Mr. Hung (Louis Koo). Ce dernier souffre d'une maladie cardiaque et a pour projet de récupérer le cœur de son propre frère Mun-Biu (Jun Kung) à des fins de transplantation ! Introduit au cœur du réseau afin de le faire démanteler, le policier Kit (Wu Jin), au contact des employés de Mr. Hung est tombé dans la drogue et va très vite se retrouver enfermé avec d'autres prisonniers dès lors que sa couverture sera détectée. Son oncle entreprendra alors tout pour le faire sortir de l'enfer dans lequel il l'a envoyé... D'un niveau très largement supérieur à son prédécesseur, Saat Po Long II le surpasse à tout point de vue. Et bien que cette suite dure une demi-heure de plus, le temps passe nettement plus vite que lors des premières aventures mettant en scène la police hongkongaise.


Si l'on peut de base déplorer l'absence de Donnie Yen dans cette séquelle, le spectateur n'aura pas à patienter bien longtemps pour comprendre que son remplacement par Tony Jaa, Zhang Jin et Wu Jin est la meilleure idée que pouvait avoir eu le réalisateur Soi Cheang. Notons que le premier d'entre eux est d'origine thaïlandaise et qu'il est notamment connu pour avoir incarné le rôle principal dans la franchise Onq-Bak entre 2003 et 2010. Son personnage y livre un combat sans merci dans une prison où forcément, la communication est difficile puisqu'elle se situe sur un territoire qui lui est étranger. Entrer de plain-pied dans Saat Po Long II n'est pas chose aisée puisque les différentes ramifications que propose le scénario de Lai-Yin Leung et Ying Wong complexifient le récit. Le spectateur est donc convié à partager le drame qui touche Chatchai et sa fille atteinte d'une leucémie et qui attend désespérément une transplantation de moelle osseuse. À suivre la tentative de survie du policier Kit dans une prison chinoise ainsi que celle du chef du réseau dont les jours sont comptés, lequel se montre près à sacrifier l'existence même de son frère. Il faudra sans doute un petit temps d'adaptation mais dès que les choses entrent dans l'ordre nous retrouvons là le brillant réalisateur du futur Limbo. Et même si l'impact émotionnel dû à un travail artistique remarquable n'est pas encore tout à fait à la hauteur de ce que le réalisateur nous offrira quelques années plus tard, sa maîtrise des espaces et de l'architecture est déjà admirable. Bien entendu, ce qu'attend le client friand de ce genre de productions se situe au niveau des affrontements : et là, pas de soucis à avoir puisque Saat Po Long II est tout à fait exemplaire. Les combats sont nombreux et les chorégraphies parfaitement millimétrées. On en prend plein les yeux. C'est brutal, intense et les interprètes n'hésitent pas à se jeter dans le vide pour le bien d'un spectacle parfois visuellement hallucinant. L'un des antagonistes du récit en la personne de Ko Chun est hyper charismatique et les décors mêlent l'horreur des prisons à un complexe ultra-moderne qui tranchent l'un à côté de l'autre. Bref, Saat Po Long II est une grande réussite et l'un des meilleurs représentant dans sa catégorie...

 

lundi 26 avril 2021

Monster Hunter de Paul W. S. Anderson (2021) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Lorsque l'on veut passer des vacances bien pourries, il suffit de chercher sur n'importe quel moteur de recherche et la Syrie se situe en bonne position. Lorsque l'on veut mater un bon gros blockbuster bien naze, il suffit de taper Milla Jovovich pour être certain de toucher au but. Car on ne peut pas dire que l'ancienne épouse de Luc Besson soit une actrice de premier choix. C'en devient même tragique lorsque l'on énumère les purges dans lesquelles elle traîne sa silhouette depuis qu'elle a croisé la route de l'auteur du génial Subway mais aussi de tout un tas de nanars (dont Valérian et la Cité des mille planètes est sans doute la quintessence). Héroïne de la franchise Resident Evil depuis 2002 et jusqu'en 2017, du nanardesque Le Cinquième Élément de Luc Besson, capable de transformer un sujet passionnant (Phénomènes Paranormaux d'Olatunde Osunsanmi, 2010) en un bousin involontairement drôle, Milla Jovovich est le genre de virus cinématographique dont devrait se prémunir tout cinéphile qui se respecte. À moins, bien sûr, de ressentir parfois ce besoin vital de ''relâche'' qui ne peut se concevoir que devant ce genre de long-métrage. Avant même que le tournage du film ne commence, le scénario de Paul W. S. Anderson s'est perdu sous des tonnes de sable. Celui du désert dans lequel se situe l'action. Une fois encore le réalisateur et son actrice se retrouvent sur un projet inspiré d'un jeu vidéo. Et comme cela est souvent le cas (excepté pour l'excellent Silent Hill de Christopher Gans, en 2006), le résultat ne se fait pas longtemps attendre. Monster Hunter est mauvais. Paul W. S. Anderson n'étant de toute manière pas un réalisateur brillant par la qualité de sa production (on accordera tout de même quelques qualité à son Event Horizon, le vaisseau de l'au-delà réalisé en 1998), on ne pouvait s'attendre à rien d'autre qu'à une bouillie visuelle sans cohérence aucune et interprétée à l'arrache par des acteurs de seconde zone (parmi lesquels est malheureusement venu se perdre Ron Perlman)...


Action, guerre, fantastique, heroic-fantasy, Monster Hunter cherche évidemment à rapatrier le plus grand nombre de spectateurs avec son budget de soixante-millions de dollars et ses effets-spéciaux qui dans la bande-annonce donnent l'illusion d'un grand film épique. Tu as raison Paul. Laisse nous dans le flou. Ne nous donne aucune indication quant au pourquoi du comment... Il est d'ailleurs probable que l'auteur du scénario lui-même ne sache pas de quoi il parle. Un groupe de soldats en mission est soudainement projeté dans un monde parallèle où les créatures gigantesques sont légion. Entre arachnides et tricératops démoniaque, Monster Hunter bénéficie tout de même d'effets-spéciaux CGI de qualité. Malheureusement, le film s'égare entre Mad Max, Le Sixième Continent et une pléthore de films d'action, tout ceci enrobé de riches décors désertiques. Une fois que l'on a fait connaissance avec les monstres du titre, on en a malheureusement fait le tour au bout de cinq minutes et le long-métrage n'est alors plus d'aucun intérêt si ce n'est suivre l'héroïne dans sa quête pour retourner dans son monde. Quarante minutes après le début, on se dit que les trois-quart du long-métrage sont passés et que le plus gros du chemin a été parcouru. Mais c'est sans compter sur l'heure qu'il reste à subir. Si le confinement a fait des ravages sur le mental de beaucoup d'entre nous, la fermeture des cinémas a tout de même eu du bon. Imaginez s'il avait fallut débourser une dizaine d'euros pour aller voir Monster Hunter sur grand écran ! Le film tourne rapidement en boucle mais offre quelques sympathiques moments de rires involontaires à l'image de Ron Perlman et de sa perruque façon ''feu'' Patrick Juvet ! Paul W. S. Anderson mangeant à tous les râteliers, le réalisateur se prend en fin de parcours pour le Peter Jackson du Seigneur des Anneaux avec son dragon fançon dark-fantasy, ajoutant ainsi une nouvelle corde à l'arc de son dernier joujou. Et dire qu'une suite éventuelle risque de voir le jour comme semble l'indiquer la séquence pré-générique de fin... Au secours !!!

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