Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


Affichage des articles dont le libellé est Horreurs animalières. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Horreurs animalières. Afficher tous les articles

lundi 31 août 2026

Shí ren sha de Huanxiang Chen (2023) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Derrière le titre Shí ren sha se cache en fait un énième film de requin tueur. Et si la principale originalité du long-métrage réalisé par Huanxiang Chen provient du fait qu'il soit originaire de Chine, l'autre minuscule intérêt de l’œuvre se situe peut-être dans son approche beaucoup plus sérieuse de son sujet face à une cohorte de films généralement originaires des États-Unis et qui pour une grande partie d'entre eux ont choisi entre autres séquences plus ou moins gore de donner dans un humour potache relativement misérable... Le film qui à l'internationale est sorti sous le titre Shark Evil s'ouvre sur la traque d'un grand requin blanc par des braconniers qui vont réussir à le harponner mais sans parvenir à le tuer. Bien au contraire, ce sont ces hommes qui vont mourir entre les mâchoires de la bête qui parviendra à fuir tout en étant cependant raccordée par une chaîne au chalutier désormais déserté de toute présence humaine... L'intrigue se poursuit ensuite avec des jeunes diplômés venus fêter leur réussite à bord d'un yacht loué pour l'occasion. Piégés en pleine mer et traqués à leur tour par le requin, nos quatre vacanciers vont devoir apprendre à survivre au danger qui rode tout autour d'eux... Le lieu de l'action étant donc très limité malgré la vaste étendue d'eau qui s'offre à nos personnages, le réalisateur ainsi que son scénariste Gao Feng n'ont tout d'abord pas d'autre choix que de remplir les vides du script par des lignes de dialogue aussi interminables qu'inintéressantes. À leur arrivée sur le quai avant qu'ils ne prennent le large, le cinéaste tente de créer des tensions entre certains individus. Et notamment entre Chen TongYan et Cheng YuFei qu'interprètent respectivement les actrices chinoises Xiaoxuan Wei et Fan Dong. La première est la petite amie de Wu Liang (Xin Zer Tan) tandis que la seconde est une vieille connaissance du beau jeune homme qui prépare avec cette dernière une surprise pour Chen TongYan. L'occasion pour Huanxiang Chen de multiplier les quiproquos dans ce qui semble n'être pour l'instant qu'une comédie romantique pour adolescent(e)s en fleur sur le visages desquel(le)s bourgeonnent leurs premiers boutons d'acné !


Malgré l'américanisation du titre qui une fois traduit signifie en réalité ''Requin mangeur d'hommes'', l'on pourrait croire à une énième variante hybridant l'une des ces puissantes créatures marines à des mythes ancestraux du cinéma fantastique et d'épouvante parmi lesquels l'on trouve notamment un requin fantôme (Ghost Shark), un requin à plusieurs têtes (dont le record semble avoir été obtenu avec 6-Headed Shark Attack), un requin-pieuvre (Sharktopus et ses suites), un requin qui évolue dans le sable (Sand Shark), un requin vampire (Sharkula), des requins déboulant après lors d'avalanches (Avalanche Sharks), un requin robot (Roboshark) et bien évidemment des requins transportés par des tornades avec la série des Sharknado dont le nouvel épisode devrait sortir sous peu. Beaucoup moins agité du bocal et malgré sa ''traduction'' en anglais, Shark Evil se rapprocherait donc potentiellement du style beaucoup plus premier degré des Dents de la mer de Steven Spielberg même si l’œuvre du cinéaste chinois s'en éloigne drastiquement d'un point de vue émotionnel et qualitatif. Ici, il ne se passe pas grand chose. Et si le requin, créé en images de synthèse, a parfois plutôt belle allure en comparaison de la majorité des créatures qui évoluent dans ce type de long-métrage, il faut reconnaître que l'on se fait souvent chier devant ces allers-retours incessants entre la surface et les fonds marins. Le film finit par opposer les deux jeunes femmes dont les ''accompagnateurs'' de sexe masculin sont déjà en train d'être digérés par la bête lors d'un dernier acte se déroulant à bord du chalutier appartenant aux braconniers. En dehors d'une toute petite exploration des lieux que l'on aurait sans doute aimé finalement voir se prolonger, là encore, Huanxiang Chen peine à exploiter les failles psychologiques de ses deux héroïnes et le reste du long-métrage n'est qu'une succession de séquences émotionnellement vides jusqu'à un acte final que l'on devine déjà bien en amont. Pour enfoncer le clou, Shí ren sha n'est même pas doté de la moindre petite séquence gore. Lorsqu'une victime finit dans l'eau, désormais entre les mâchoires du requin, seules quelques bulles de sang remontent à la surface. En dehors de la blessure exposée sur la jambe droite de Chen TongYan, il n'y a donc rien à se mettre sous la dent. Bref, le long-métrage de Huanxiang Chen n'est à conseiller qu'aux fans purs et durs du genre. Les autres risquent de s'ennuyer ferme...

 

samedi 13 juin 2026

L'Empire des Fourmis Géantes de Bert I. Gordon (1977)



Marilyn Fraser a l'intention de mettre tous les atouts de son côté. Elle doit vendre en effet un terrain marécageux en convainquant d'éventuels acheteurs qu'ils pourront en faire une zone résidentielle. Entouré par la jungle, le terrain est accessible par bateau. C'est ainsi que la jeune femme s'y rend accompagnée d'un certain nombre d'acheteurs potentiels.
Ce que Marilyn et ses invités ne savent cependant pas, c'est que la zone est infestée de fourmis géantes qui ont muté en raison de la présence de déchets toxiques dont elles se sont nourries.

Pour Marilyn et les autres, la seule solution pour échapper à la morsure de ces monstres est de fuir à travers la jungle. A bord d'une barque, ceux qui ont réussi à s'échapper de l'enfer ne sont pas encore au bout de leurs surprises : parvenu jusqu'en ville, le groupe se retrouve aux prises avec un shérif et ses adjoints particulièrement nerveux. En effet, sous l'emprise des créatures qui gazent littéralement leurs victimes emmenées de force dans une usine produisant des céréales, les autorités ont choisi d'obéir aux ordres des fourmis géante qui sont de les nourrir...

L'écrivain britannique Herbert George Wells est mondialement connu pour avoir écrit quelques-unes des œuvres littéraires de science-fiction les plus célèbres : La Machine à Explorer le Temps, L'Île du Docteur Moreau, L'Homme Invisible ou encore La Guerre des Mondes. Adapté de la nouvelle The Empire of the Ants, L'Empire des Fourmis Géantes n'est pas un premier coup d'essai pour le cinéaste américain Bert I. Gordon puisqu'un an auparavant, soit en 1976, il s'était déjà inspiré de H.G.Wells pour son long-métrage Soudain... les monstres adapté du roman de science-fiction The Food of the Gods and How It Came to Earth. Alors qu'il y exhibait diverses créatures victimes de mutations les ayant transformées en créatures géantes, cette fois-ci, seules les fourmis semblent atteintes par les effets néfastes de déchets radioactifs rejetés dans la nature par l'homme.

Si son précédent film n'était déjà pas un modèle de réussite, L'Empire des Fourmis Géantes est quant à lui, un ratage complet ! Une vraie bouse cinématographique qui malgré la volonté du cinéaste et visiblement celle des interprètes qui, les pauvres, font ce qu'il peuvent pour rendre crédible un scénario qui ne l'est jamais, est l'exemple type d'ouvrage mal fini. On a beau y retrouver quelques têtes bien connues du septième art et de la télévision (Joan Collins de la série Dynastie, Robert Lansing que l'on retrouvera onze ans plus tard dans une œuvre similaire signée Terence H. Winkless, Voyage au bout de l'horreur, Robert Pine (CHIPs), ou encore Albert Salmi (Brubaker)), le film ne rempli jamais son contrat. Pas le moindre sentiment de peur ou d'angoisse. Les interprètes ont beau gesticuler dans tous les sens, on n'y croit pas un seul instant.

La faute sans doute à des effets-spéciaux qui lors de la sortie de film étaient déjà cruellement datés. Quand à l'histoire, à part quelques passages durant lesquels certains personnages se montrent peu courageux (Robert Pine en l’occurrence), on se fiche du sort de chacun tant la psychologie de la plupart d'entre eux à été mise à l'écart. Quand au passage montrant le shérif et ses adjoints forcer les habitants du village à accepter leur sort en les gazant à l'aide de phéromones produites par les fourmis, on nage en plein ridicule. A oublier très vite donc...

mardi 17 mars 2026

The Bayou de Taneli Mustonen et Brad Watson (2025) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Ça débute comme un film sur le narco-trafic, se poursuit comme un ersatz de la série Lost avant de lorgner du côté du Survival à tendance '' Agression Animale''. Autant le dire tout de suite, c' est de la merde. Et donc, totalement indispensable. Parce mauvais ou pas, n'importe quel film mérite en réalité d'être découvert. Si mauvais soit-il. Si indigents soient la mise en scène ou l'interprétation. Aucune grande star au générique mais un petit groupe d'acteurs qui nous feraient presque regretter le temps où des requins avaient la capacité de voler dans le ciel dans l'objectif de s'en prendre notamment à l'un des protagonistes de la série culte américaine, Beverly Hills 90210. D'ailleurs, si vous avez le courage de lire ce post jusqu'au bout, je vous réserve une petite surprise qui n'a rien à voir avec le 1er Avril qui se profile lointainement à l'horizon. Bon, pour être tout à fait franc, j'ai bien cru que nous tenions avec The Bayou, la perle rare. Un début prometteur. Ô pas cette séquence d'ouverture présentant des trafiquants de drogue ou celle exhibant de jeunes adultes typiques du cinéma visant le jeune public pré et post-adolescent mais bien la suivante. Un décor et une ambiance présentant un cadre proche des plus grands Survival du vingtième siècle. Genre Massacre à la tronçonneuse ou Délivrance. Mais bon, faut pas rêver puisque tout tourne en eau de boudin dès qu'un groupe de passagers d'un avion de tourisme se retrouve échoué dans le bayou du titre. Lequel n'est accessoirement pas celui que l'on pouvait espérer puisque le long-métrage de Taneli Mustonen et Brad Watson a sans doute pour des raisons financières été majoritairement tourné aux Philippines ! Marquée par la mort de son frère lors du braquage d'une épicerie, la jeune diplômée en médecine Kyle (Athena Strates) part en avion en compagnie de plusieurs amis afin de disperser ses cendres. Mais en plein vol, une avarie contraint le pilote à atterrir en urgence. L'avion s'écrase alors en plein bayou, là où des dizaines d'alligators affamés attendent la moindre opportunité pour s'attaquer aux survivants du crash... Simple, efficace, le script d'Ashley Holberry et de Gavin Cosmo Mehrtens ne cherche pas à noyer le spectateur dans une pseudo-analyse comportementale des personnages même si certains d'entre eux se détachent sensiblement du groupe...


The Bayou n'étant évidemment pas d'une grande originalité ni d'une subtilité exemplaire, l'on a droit au connard en costard, chemise ouvert et téléphone portable rivé à l'oreille. Faisant fi des recommandations des autres passagers qui lui conseillent d'éteindre son appareil... En bref, le Gros Con dans toute sa splendeur. Lequel est dans le genre, très rapidement rejoint par l'une des ''amies'' de l'héroïne. Une certaine Malika qu'interprète l'actrice Elisha Applebaum et que l'on espère voir crever à petit feu, goulûment avalée par l'un des sauriens qui rôdent dans des paysages qui à défaut d'être représentatifs de l'image que l'on se fait des bayous de la Louisiane possèdent le charme typique des luxuriantes forêts philippines. Un point positif à mettre au crédit d'un film très basique dans son déroulement. Crispant non pas en raison des risques perpétuels qu'encourent les personnages à s'aventurer à l'extérieur de la cabane où ils se sont précédemment réfugiés mais bien à cause de deux ou trois parasites de l'espèce humaine dont la vie, dans ce genre de récit, ne tient fort heureusement qu'à un fil ! Le genre étant ce qu'il est, plusieurs influences sautent aux yeux. Et notamment l'excellent Rogue que l'australien Greg McLean réalisa voilà près de vingt ans en arrière et qui pour le coup était vraiment angoissant ! Si j'abuse évidemment en affirmant que The Bayou est une merde puisqu'il vaut bien toute une palanquée d'autres films portant sur le même sujet, son absence d'innovations, de caractérisation et la pauvreté du script liée à une mise en scène et une interprétation académiques en font une œuvre tout à fait dispensable. Concernant la surprise que je vous réservais, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, après une absence de sept années, la franchise Sharknado va bientôt ressurgir sur nos écrans à travers une préquelle intitulée Sharknado Origins qui comme son titre l'indique devrait revenir sur les origines du mal... Notons que le film n'en étant qu'à sa phase de pré-production, prévoir une date précise de sortie serait risqué. En attendant d'en savoir davantage, il vous est clairement conseillé de revoir les anciens opus plutôt que ce The Bayou qui demeure selon moi, sans intérêt...

 

mardi 3 février 2026

Great White Waters d'Anthony C. Ferrante (2025) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆


 

 

Depuis huit années que la franchise Sharknado a pris fin, le cinéaste américain Anthony C. Ferrante a tourné d'innombrables courts et longs-métrages cinéma et télévisuel avant de réapparaître en 2023 non pas avec un septième opus de sa drolatique série de films comico-horrifiques dans lesquels des requins volants s'en prenaient à la population mais des squales beaucoup plus classiques. Signant ainsi Blind Waters dans lequel un couple en vacances affrontait l'un de ses représentants parmi les plus récalcitrants ! En 2025, rien ne change vraiment, tout se recycle puisque à nouveau, Anthony C. Ferrante s'attaque à un nouveau film de requins mettant cette fois-ci en scène des créatures baignant autour d'une très grande quantité de cocaïne perdue au fond des mers. Intitulé Great White Waters, ce dernier long-métrage signé d'un auteur décidément très productif demeure dans la droite lignée des néo-nanars qu'il signa donc entre 2013 et 2018. Cependant, n'espérez pas voir cette fois encore les bestioles en question évoluer dans les airs... Et à l'issue des quatre-vingt treize minutes que dure le long-métrage, on serait en droit de dire que cela est presque regrettable tant Great White Waters est mauvais. Mais à un point, les amis, que vous n'êtes probablement pas prêts à concevoir, surtout si vous n'êtes pas habitués à voir nager dans les eaux troubles du film de requins ce genre de petit budget n'ambitionnant jamais d'atteindre les sommets du genre. Il y a bien longtemps que toute tentative a été abandonnée s'agissant de l'idée d'égaler THE classique du genre, Les dents de la mer de Steven Spielberg. Et encore, lorsqu'un cinéaste y parvient (presque) comme l'australien Sean Byrne l'année dernière, ça n'est qu'en passant par des chemins détournés comme avec l'excellent Dangerous Animals dont les squales ne servaient que de matière secondaire à un récit tournant surtout autour d'un psychopathe et de sa principale victime. D'emblée, rien d'anormal que de découvrir que ni l'interprétation, ni la mise en scène de Great White Waters ne peuvent prétendre à recevoir le moindre prix dans un quelconque festival en dehors de celui des Golden Raspberry Awards. Sauf que celui-ci a comme habitude de ne s'attaquer qu'à des œuvres qui ont d'abord su faire parler d'elles dans la presse, les réseaux ou plus directement en salle. Des films reconnus en tant que tels et non pas en tant que vastes fumisteries comme peut l'être justement considéré le dernier long-métrage d'Anthony C. Ferrante...


Je ne pensais pas devoir l'écrire un jour mais on a connu le bonhomme en meilleure forme ! Jouant ici le jeu du premier degré, Anthony C. Ferrante semble avoir perdu l'essence même de son art. Celui de ne surtout pas se prendre au sérieux et appliquer au genre qui promeut habituellement le frisson, une bonne dose d'humour totalement décomplexé. Mais en voulant entrer dans le rang tout en n'ayant ni les qualités pour le faire et encore moins les moyens pour s'en donner la peine, le cinéaste vient de produire dans le cas de Great White Waters, l'un des pires représentants de son espèce. Ici, pas de requins volants, nageant dans le sable ou dans la neige, hybridé avec Frankenstein, le mythe du zombie, radioactif, à trois, quatre, cinq et même six têtes ou encore je ne sais quelle autre espèce de délire improbable. Désormais, les requins sont eux aussi rentrés dans le rang de la normalité pour un programme qui au final s'avère aussi anodin que terriblement ennuyeux. L'on y suit pendant quatre-vingt dix minutes environ une équipe de narco-trafiquants chargé par le puissant Leo Reverend (incarné par le nullissime Steve Hanks) de récupérer des caisses contenant des fioles remplies de stupéfiants. Pour leur malheur, l'eau est infestée de requins en CGI. Mais par chance débarque la jeune et jolie Gia Shah (Angela Cole) qui a bord de sa petite embarcation transporte un appareil électromagnétique qui permet d'éloigner les requins. ''Embauchée'' par les malfrats sans se douter qu'ils sont de dangereux criminels, Gia ne sait pas qu'elle est en train de mettre son existence en danger. Des morts... des requins... de l'eau à perte de vue et un scénario aussi vide qu'une boite de chocolats qui serait tombée entre les mains d'un consommateur compulsif de friandises... Cerise sur le gâteau, les doublages français. On n'avait sans doute pas entendu des dialogues aussi atrocement récités par des doubleurs sans doute payés au SMIC depuis le glorieux temps des Nanars d'antan... A croire même que certains ont été conçus à l'aide d'une intelligence artificielle tant l'ensemble sonne faux. Et pourtant, malgré une somme relativement conséquente de défauts, Great White Waters n'est jamais drôle, jamais divertissant mais par contre, d'un ennui qui sidère par sa puissance. Bref, n'hésitez surtout PAS à ne PAS vous lancer dans l'aventure de ce nouvel étron...


dimanche 28 décembre 2025

Dangerous Animals de Sean Byrne (2025) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Parmi les tueurs en série ou de masse australiens ayant réellement existé et ayant fait l'objet d'une adaptation sur grand écran, nous connaissions notamment Mick Taylor du diptyque Wolf Creek 1 & 2, John Bunting des Crimes de Snowtown ou encore le personnage central de Nitram... Mais les véritables criminels ne servant pas toujours de source d'inspiration, on peut compter désormais sur Tucker, qui à l'âge de sept ans survécu miraculeusement à une attaque de requin. Ayant conservé comme souvenir de l'agression une très large blessure sur le flanc droit, cela ne l'empêche pas des décennies plus tard de proposer aux touristes avides de sensations fortes de participer à l'attraction Tucker's Experience ! En effet, l'homme met à dispositions de celles et ceux qui sont prêts à vivre une intense expérience en plongeant parmi les requins, une cage à l'intérieur de laquelle il prennent position avant d'être immergés au beau milieu d'un banc de squales. Une expérience que vont justement vivre Greg et Heather en ouverture du long-métrage. Mais ce que ne savent pas ces deux jeunes gens, c'est que le danger ne rode pas qu'au fond de l'océan Pacifique, au large des côtes australes et autour de la Gold Coast située dans le Queensland. En effet, plus que le propriétaire d'un chalutier rouillé de la cale jusqu'au pont, Tucker est un prédateur qui, visiblement très marqué par l'expérience traumatisante qu'il vécu étant enfant, chasse les touristes, et notamment des femmes, afin de les séquestrer dans une pièce proche de la salle des machines avant de les donner à manger aux squales ! Un passe-temps comme un autre pourrait-on dire si l'issue ne devait pas être irrémédiablement fatale et particulièrement sanglante pour les victimes. D'une perversité qui confine presque au raffinement, Tucker est né dans l'esprit du scénariste Nick Lepard qui crée ainsi avec ce personnage de tueur en série psychotique, le parfait alter ego de Mick Taylor. Même violence. Même désir de tuer avec la plus grande des perversions. Même esprit taquin qui le rendrait presque sympathique s'il ne se montrait pas si tordu. Le tueur, aussi monstrueux et apparemment déséquilibré soit-il, n'oublie cependant pas de filmer chaque mort à l'aide de sa caméra. Collectionnant ainsi des enregistrements qu'il annote à l'aide d'une mèche de cheveux et range méthodiquement dans une armoire ! Se rappelant au bon souvenir des atrocités commises par des requins qu'il appâte à l'aide de débris organiques et sanguinolents en regardant régulièrement les vidéos...


Mais Tucker n'est pas le seul ''héros'' du récit car face à lui, le réalisateur Sean Byrne lui impose Zephyr (l'actrice Hassie Harrison). Une jeune femme au caractère bien trempé, sans domicile fixe et qui vit à bord d'un van aménagé. Alors qu'elle rencontre un jour Moïse (Josh Heuston), jeune homme qui tout comme elle adore faire du surf, le contact est rapidement rompu lorsqu'une nuit Zephyr est kidnappée par Tucker et embarquée à bord de son chalutier. À fond de cale, entravée par des menottes et allongé sur un lit miteux, la jeune femme fait la connaissance de Heather (Ella Newton), laquelle a pour l'instant survécu et dont le copain Greg (Liam Greinke) a malheureusement été assassiné au tout début du récit... La principale originalité de Dangerous Animals, c'est quoi ? Et bien, c'est d'avoir mêlé deux types de récits. Car non seulement le long-métrage de Sean Byrne relate les méfaits d'un désaxé mais il exécute en outre ces derniers dans le plus pur style du film d'agression animale. Une émulsion qui fonctionne à merveille. Les requins servant alors d'armes impitoyables et de moyens ultimes permettant de faire disparaître le corps des victimes. Les amateurs de l'un et l'autre des deux genres seront ainsi réunis pour un festin de roi, doté d'un nombre appréciable de rebondissements et d'un jeu du chat et de la souris entre Tucker et Zephyr loin d'être négligeable ! Bref, le spectacle idéal pour quiconque désire passer plus d'une heure trente devant une œuvre parfaitement rythmée mais dont on connaît par avance, hélas, le classique dénouement. Une issue qui comme on le devine très vite signera la fin du tueur alors qu'il aurait mérité de survivre pour qu'un jour il refasse surface tout comme Mick Taylor afin de rejouer la même partition dans une séquelle. Cela ne devrait logiquement pas être le cas même si parfois, les aléas de certains scénarios permettent de faire revivre un antagoniste même après qu'il soit mort un ombre de fois presque incalculables (Exemple : Jason Voorhees). Bien que le scénario soit des plus sommaire, tout l'intérêt du long-métrage repose sur l'efficace mise en scène et sur le jeu des interprètes. L'on a même le droit à quelques plans absolument sublimes en fin de parcours lorsque Zephyr affronte un grand blanc ou lorsque Tucker finit entre ses mâchoires...

 

lundi 29 septembre 2025

Jurassic : Reborn de Marcel Walz (2025) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆

 


 

En temps normal, me semble-t-il, et à force d'entraînement, The Asylum devrait être en mesure de produire des Mockbusters de qualité bien supérieure à ses précédentes tentatives, hum ? Et pourtant, en produisant Jurassic : Reborn, la société américaine distributrice de films indépendants vient probablement de nous offrir l'un des pires produits de facture Z sorties de ses écuries ! Mon médecin m'avait pourtant prévenu : Encore un seul film de cette enseigne Monsieur Jodorolynchberg et je ne pourrai certainement plus rien pour vous. Et c'est vrai. À l'issue de la projection, j'ai notamment pu constater que mes sphincters anal et urétral ainsi que les muscles du périnée se sont subitement relâchés... Que je ne suis même plus en mesure de compter jusqu'à dix. Pire : figurez-vous que depuis quelques heures, Jul et Aya Nakamura sont mes artistes musicaux préférés ! De là à m'offrir l'intégrale de Michèle Laroque ''réalisatrice'', il n'y a qu'un pas... que je m'apprête allégrement à franchir... Fossoyeur devant l'éternel, The Asylum pompe la franchise Jurassic Park (dont certains volets, très mauvais, auraient pu rejoindre la longue liste de navets de cette société) avec des moyens financiers, techniques et artistiques si faibles que durant la première heure l'on suit un petit groupe de chercheurs tentant de fuir un laboratoire infesté de raptors dans de longues, trèèèèèèèès longues et interminables coursives. Si l'acteur Daniel Baldwin paraît se porter caution morale (et pécuniaire) en apparaissant dix ou quinze minutes tout au plus à l'image, Jurassic : Reborn met surtout en avant l'actrice Esmeree Sterling dans le rôle de Regina Webb. Sorte de Lara Craft produite dans une usine chinoise que le réalisateur Marcel Walz aurait d'ailleurs mieux fait d'éviter de filmer en gros plan une fois venue la mort de son personnage. Lèvres botoxées façon ''Mlle Wattechatte'' (Marina Foïs, à l'époque des Robins des Bois), épiderme portant les stigmates d'une varicelle tardive ou d'une acné sévère post-adolescente. Bref, plus désagréable à contempler que la plus légendaire héroïne du jeu vidéo au temps où son visage apparaissait sous forme cubique ! Une fois Regina et la plupart de ses compagnons décédés, le dernier tiers du long-métrage se déroule à bord d'un navire aux commandes duquel nous retrouvons donc Daniel Baldwin dans le rôle de l'antagoniste Eric Cranston...




Le méchant, quoi... qui de son côté devrait éviter de sourire. On a tous dans notre entourage un type qui s'est fait sauter toutes les dents de devant pour se retrouver avec une nouvelle dentition... blanche, certes, droite, il est vrai, mais causant chez la personne en question, un fort accent de hamster ! Bref, côté charisme, le frangin d'Alec l'a laissé au vestiaire ! Si vous avez réussi à tenir la première heure, vous êtes costaud ! Ou alors habitué à ce genre de merde caguée par l'équivalent de ceux qui produisent désormais chez nous et à la chaîne, les pires engeances en matière de comédies françaises. En dehors de quelques jolis plans aériens qui nous font regretter que Jurassic : Reborn n'ait pas été directement tourné en plein cœur d'une forêt tropicale et malgré le joli minois de Danielle Titus, débarquée en lieu et place d'Esmeree Sterling pour incarner de son côté le rôle du Docteur Marie Bessette, le film n'a AB-SO-LU-MENT AU-CUN in-té-rêt ! On pourrait reprocher à Jurassic : Reborn de ressembler à ces jeux vidéos scriptés et dont le héros semble guidé dans des tunnels invisibles limitant ses déplacements et son champ d'action. Ici, c'est pareil. Du moins pendant la première heure. L'on y voit Regina et ses compagnons longer des coursives interminables, au pas, lorsque surviennent quelques séquences d'action piteusement mises en scène et lors desquelles l'on constate à quel point l'équipe en charge des effets-spéciaux est incompétente. Dire que le fameux T-Rex de la version remastérisée du premier Tomb raider originellement sorti sur Playstation 1 est nettement plus crédible que la bouillie numérique que représente cette pauvre poignée de Raptors présentés à l'écran est un euphémisme. Le plaisir de suivre les aventures des protagonistes et le confort visuel qui en découle sont du même acabit que de mâcher du verre pilé ou que d'écouter geindre une voisine que vous ne portez pas spécialement dans votre cœur. BREF ! Inutile de perdre du temps devant cette daube...

 

samedi 13 septembre 2025

Lake Placid 2 de David Flores (2007)





Alors qu'est morte Delores Bickerman, la vieille dame qui vivait aux abords du lac de Lake Placid et qui nourrirait toute une famille d'énormes crocodiles, la paix semble avoir été retrouvée. Pourtant, lors de prélèvements effectués par deux écologistes, l'un d'eux meurt entre les crocs d'un saurien. Les œufs d'une femelle qui depuis les précédents événements ont eu le temps d'éclore ont donné naissance à plusieurs crocodiles aux proportions gigantesques. Après l'écologiste, c'est au tour de trois jeunes adultes d'être attaqués par la famille de reptiles. Puis au fils du shérif Riley, Scott, qui vient tout juste de se faire de nouveaux amis avec lesquels il a accepté de partir vers le lac malgré l'interdiction de son père.
Riley, aidé par sa son ex-femme Emma, Struthers, un chasseur lourdement armé, et son assistant Ahmad, va tout tenter pour déloger et tuer les quatre crocodiles qui font des ravages dans le coin. Il va même s'adjoindre l'aide de Sadie Bickerman, la sœur de Delores...

Huit ans après  Lake Placid premier du nom, le cinéaste américain Steve Miner laisse la place à David Flores dont il s'agit ici du quatrième long-métrage. Exit Bill Pullman, Bridget Fonda ou Brendan Gleeson. Désormais, on retrouve à l'écran l'acteur John Schneider rendu célèbre pour ses rôles de Bo Duke dans la série Shérif, Fais-Moi Peur et de Jonathan Kent dans Smallville. Lake Placid 2 est de loin, bien moins affriolant que son aîné. On sent bien que du statut de film cinéma du premier volet, on est passé à un téléfilm dont le budget a été rogné. Exit également l'époustouflant travail sur l'animatronic du spécialiste des effets-spéciaux Stan Winston.


Lake Placid 2 est bien dans l'air du temps et mise tout sur les CGI qui, soit dit en passant, sont d'une médiocrité stupéfiante. L'intégration des crocodiles dans les décors est tellement visible qu'elle décrédibilise l'ensemble des mises en situation. Impossible donc d'éprouver le moindre sentiment d'angoisse. Une impression accentuée par le choix d'y joindre une bonne grosse louche d'humour qui, cette fois-ci, génère un véritable sentiment de sympathie et évite à Lake Placid 2 de tomber dans l'ennui.
Les jeunes adultes sont une nouvelle fois représentés sous les traits de bouseux de la campagne, ce qui titille notre désir de les voir finir entre les mâchoires des sauriens. On pourra reprocher à David Flores sa manière d'aborder les scènes horrifiques. Car non content de parsemer son œuvre de quelques scènes gore (de manière générale représentées par des membres arrachés), il effectue des « cuts » assez gênants qui se produisent lors des contacts entre les bêtes et leurs proies. Comme si la censure était passée par là alors que certains passages témoignent pourtant de la grande « liberté d'expression » du cinéaste.

Le cinéaste tente d'émoustiller les esprits toujours avides « d'expressions corporelles » en nous montrant quelques jolies paires de seins appartenant à de jeunes femmes prenant un temps fou pour ôter leurs vêtements. Sans doute pour laisser aux lubriques, le temps de se rincer l’œil. Au final, et même s'il ne renouvelle pas le genre, Lake Placid 2 apprivoise son public. Avare en prouesses techniques, il ne mérite cependant pas les notes désastreuses que certains lui ont octroyé. Pas un chef-d’œuvre, pas même un bon film, mais sûrement pas un navet non plus...

dimanche 17 août 2025

Crocodile Swarm de Tyler-James (2023) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Dix minutes..... Allez, un quart d'heure. C'est à peu près le temps qu'il faut pour réunir la totalité des séquences d'action. Une concentration qui s'étale pourtant sur une durée peu excessive puisque Crocodile Swarm n'excède pas les soixante-seize minutes. Et pourtant, chers amis, si vous saviez... Déjà que la thématique n'est pas très originale puisque des agressions animales de type reptilien pullulent au cinéma, avec son septième long-métrage, le prolifique Tyler-James nous octroie d'une œuvre dont l'indigence est telle qu'il pourrait bien s'agir de l'un des plus calamiteux représentants de sa catégorie. ''Offert'' aux abonnés de Amazon Prime Video, le film démarre curieusement. Comme si le monteur avait oublié d'intégrer une séquence d'ouverture ou que le réalisateur avait purement et simplement oublié de la tourner. Quatre jeunes adultes apparaissent donc directement au cœur d'un réseau de grottes qui paraissent avoir été partiellement et artificiellement façonnées par la main de l'homme. En effet, alors qu'elles ont désormais été abandonnées et rendues interdites d'accès, celles-ci furent exploitées pour l'or qu'elles renfermaient. Un groupe d'adultes donc, formé autour de trois femmes et un hommes, est plongé dans les profondeurs de la terre supposément pour y dérober de l'or mais la réalité est ailleurs. L'homme a choisi cet endroit pour demander la main de sa fiancée. La jeune femme accepte lorsque l'une de leurs deux amies disparaît, arrachée au groupe par les mâchoires d'un crocodile. Effrayé, le reste du groupe désormais réduit à trois personnes prend la fuite. Le couple d'amoureux et leur amie prenant des chemins différents, cette dernière se retrouve à ton tour entre les mâchoires d'un crocodile après avoir tenté de remonter à la surface à l'aide des cordes qui servirent aux quatre amis à descendre dans la grotte. Retour à la surface, à des dizaines de kilomètres de là. L'on fait alors la connaissance de la sœur de la future mariée. Inquiète de n'avoir pas de nouvelles et après que la police ait fait preuve d'un certain désintérêt pour l'histoire qu'elle leur a raconté au téléphone, la jeune femme décide dès le lendemain d'aller chercher sa sœur dans la grotte.


Accompagnée de son petit ami, de deux amies, d'un homme qui travailla dans la grotte au moment où l'extraction de l'or était à son apogée et du capitaine d'un hors-bord qui va les transporter jusqu'aux abords du site, le groupe ainsi formé va être à son tour confronté à une armada de crocodiles plus affamés les uns que les autres... Si dans l'idéal l'on espère toujours que l'interprétation sauvera un projet cinématographique de l'indigence qui constitue l'ensemble des aspects techniques et artistiques qui l'entourent, le fait que les actrices et acteurs de Crocodile Swarm soient excessivement mauvais participe finalement au caractère inintéressant de chacun des personnages. Évoluant dans des grottes qui en tant normal sont probablement ouvertes au public et furent probablement louées à l'occasion du long-métrage, nos interprètes semblent à tout moment se demander ce qu'ils sont venus faire dans ce bousin. Ou du moins, attendre des directives de la part du réalisateur qui ne semble lui-même pas savoir comment les diriger. La faute, sans doute, à un script dont le niveau de profondeurs ne dépasse pas celle des lacs souterrains dans lesquels baignent patiemment des dizaines de crocodiles conçus en images de synthèse. Louant au passage les services de concepteurs qui ont l'air de toucher pour la première fois de leur existence à des outils informatiques tant le résultat à l'écran dépasse presque tout ce que l'on a pu voir jusqu'à maintenant. C'est simple, on n'y croit pas un seul instant. Non seulement les bestioles sont ratées mais de plus, leur intégration dans des décors naturels l'est tout autant. Mou, laid et sans le moindre intérêt puisque même les amateurs de films d'horreur n'y trouveront pas leur compte en matière de séquences gore, Crocodile Swarm vient rejoindre ces légions de films fauchés bourrés de CGI foireux qui contentent apparemment le public outre-atlantique puisque malgré des centaine de purges à avoir vu le jour depuis des décennies, certains continuent à faire fructifier leur compte en banque en produisant, réalisant et interprétant d'authentiques séries Z...

 

samedi 31 mai 2025

Blood Lake : Attack of the Killer Lampreys de James Cullen Bressack (2014) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Depuis le début de sa carrière au début des années quatre-vingt, l'actrice américaine Shannen Doherty continue son petit bonhomme de chemin, surtout à la télévision, où nous avons pu notamment la découvrir dans le rôle de Jenny Wilder dans La Petite Maison dans la Prairie lorsqu'elle n'était encore qu'une gamine ou quelques années plus tard dans Beverly Hills, série dans laquelle elle interprétait celui de Brenda Walsh. Deux séries extrêmement populaires à travers le monde qui ne l’empêchèrent cependant pas de tourner dans d'autres séries télévisées et d'apparaître dans un certain nombre de longs-métrages tels que la comédie Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ? de Peter Segal en 1994 ou Nowhere de Gregg Araki en 1997. Mais c'est bien sur le petit écran que l'actrice à fait l'essentiel de sa carrière et pas seulement dans des séries mais également dans de nombreux téléfilms. Produit par la société de cinéma et de distribution américaine The Asylum, Blood Lake : Attack of the Killer Lampreys met en scène des créatures marines qui s'attaquent à l'homme. En parallèle à la saga Sharknado qui elle-même voit l'un des anciens interprètes de la série Beverly Hills (l'acteur Ian Ziering qui interprétait alors le personnage de Steve Sanders) affronter une armada de requins volants (!!!), le film de James Cullen Bressack reprend à peu de chose près le même concept d'invasion sauf qu'ici, on n'est plus dans la même démesure que chez Anthony C. Ferrante puisque le cadre est désormais celui d'une petite bourgade balnéaire dont le maire, bien évidemment, va se montrer relativement retors à l'idée de fermer l'endroit et ainsi interdire l'accès aux touristes...


On a déjà vu ça mille fois ailleurs. À commencer par Les Dents de la Mer de Steven Spielberg même si de par leur taille et leur nombre, les lamproies de Blood Lake : Attack of the Killer Lampreys rapproche l’œuvre de James Cullen Bressack du classique de Joe Dante, Piranha. Tourné à l'aide de caméras numériques, on ne trouve à l'image aucun grain, aucun parasite qui faisait le charme de ses ancêtres dans le domaine des attaques animales. Si le réalisateur s'y connaît lorsqu'il s'agit d'utiliser sa caméra, autant savoir tout de suite que le film impose un style visuel ultra classique. Artistiquement, le film ne prend aucun risque et l'on est une fois de plus devant l'un de ces petits films tournés à la chaîne qui imposent des codes perpétuellement rabâchés. Sans être incroyablement performants, les interprètes s'en sortent honnêtement. À part sans doute l'actrice Ciara Hanna, laquelle incarne la fille de Cate (Shannen Doherty) et de Michael (Jason Brooks) sans être une seule seconde convaincante. Réalisées en images de synthèse, les lamproies arborent un design tantôt correct, tantôt râté. Shannen Doherty est sous-employée puisque le rôle principal revient à l'acteur Jason Brooks qui interprète un spécialiste venu résoudre sur place le problème lié à la présence de nombreuses lamproies dans un lac. À savoir que l'acteur Christopher Lloyd fait lui-même partie du casting dans le rôle du maire. Un maire ultra caricatural. À tel point que son personnage en devient invraisemblable. Blood Lake : Attack of the Killer Lampreys ne bouleversera pas les amateurs du genre. Sans une once d'imagination en dehors de certaines attaques de lamproies, ceux qui dénigrent en outre ce sous-genre continueront certainement de camper sur leur position... Bof, bof !!!

lundi 6 janvier 2025

Birdemic 3: Sea Eagle de James Nguyen (2022) - ★★ ☆☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Après Birdemic: Shock and Terror en 2010 et Birdemic 2: The Resurrection en 2013, il aura fallut attendre une décennie entière pour enfin découvrir le troisième volet de la franchise Z du réalisateur américano-vietnamien James Nguyen. Dix années d'attentes pour aboutir à un résultat, à minima, catastrophique! Car si les deux premiers épisodes de la franchise étaient eux-mêmes très Z, ils n'en demeuraient pas moins très drôles et très divertissants. Soixante ans après la sortie de The Birds d'Alfred Hitchcock qu'encense au moins l'un des deux principaux personnages de Birdemic 3: Sea Eagle incarné par Ryan Lord, la date tombe assez bien pour rappeler aux plus jeunes qu'en son temps, le réalisateur et scénariste britannico-américain fut l'auteur de l'un des chefs-d’œuvre du cinéma d'agression animalière. Peu ont sut faire, depuis, aussi bien. Et surtout pas Jams Nguyen dont le cinéma n'est vraiment pas du même acabit même si grâce à la bienveillance de certains spectateurs, sa trilogie a gagné au fil du temps ses galons d’œuvre culte! Du moins les deux premiers volets puisqu'au regard de Birdemic 3: Sea Eagle, il y a de quoi faire la gueule devant l'indigence crasse du spectacle qui nous attend. N'excédant pas les quatre-vingt trois minutes, ce dernier est d'un ennui tel que se déclenche invariablement et en toute situation le mécanisme du sommeil. Les paupières se font lourdes tandis que l'on s'empêche avec toute la peine du monde de bailler. Le principal soucis de Birdemic 3: Sea Eagle s'inscrit moins dans la somme, pourtant importante, de soucis techniques qui nuisent aux qualités du récit que le script lui-même. Dire que James Nguyen s'est foutu de ses spectateurs est un euphémisme. Car tout ce qu'attendaient depuis ces dix dernières années les ''fans'' du réalisateur et scénariste est concentré dans ses vingt dernière minutes. Et même moins si l'on soustrait le générique de fin. Merde, quoi ! Si l'on sait (ou pas, d'ailleurs) que James Nguyen est un artiste engagé très préoccupé par l'avenir de notre planète et donc de l'humanité, il y a dans le cas du troisième volet de la franchise Birdemic un abus dont il a franchit allégrement la frontière. Si d'ailleurs le réalisateur choisit deux héros essentiellement préoccupés par la nature et ses changements d'ordre climatique, ça n'est pas par hasard. Manquant cruellement d'imagination, c'est cette fois-ci au James Nguyen ''scénariste'' qu'il faudra faire des reproches.


Durant une heure et quelques minutes, le bonhomme passe son temps à filmer son couple nouvellement formé après leur rencontre sur une plage pour imposer des dialogues apparemment prélevés et appris par coeur à partir d'ouvrage spécialisés dans l'écologie et l'environnement. Une succession de séquences parfaitement assommantes qui finiraient presque par donner l'envie au spectateur de sortir en forêt pour y foutre le feu aux arbres et déverser des litres de polluants dans les rivières ! Si au bout de trois films James Nguyen n'a pas encore compris que l'essentiel de ses fans n'attend qu'une chose et une seule (voire des oiseaux attaquer les protagonistes) et bien qu'il change de métier! Filmé dans des conditions proches des soap opera, Birdemic 3: Sea Eagle ferait presque passer ces derniers pour des séries télévisées trash, gore et immorales ! Qu'est-ce qu'on peut se faire chier, nan mais! On se FOUT des préoccupations de Kim (Julia Culbert) et d'Evan, tout comme des quelques badauds qu'ils croisent en chemin. Comme ces manifestants qui veulent sauver la planète et qui se comptent sur les doigts d'une main. Des manifestants sur lesquels la caméra de James Nuguyen s’appesantit d'ailleurs bien trop longtemps. Birdemic 3: Sea Eagle n'est pas le film d'horreur fauché et mal fagoté que l'on attendait. Il s'agit plutôt d'un message écolo-environnemental en forme de docu-fiction ringard qui n'est même pas sauvé par les défauts inhérents à l'exercice du cinéma propre au cinéaste américano-vietnamien. Lorsque intervient l'attaque des oiseaux du titre, c'est avec une certaine forme d'ironie volontairement assumée ou non que rejoints par de nouveaux et tout récents personnages, Kim et Evan vont défourailler dans le tas en buttant du piaf à coups de kalashnikovs. Bref, si vous avez adoré les deux premiers volets de la franchise mais si les seuls défauts techniques ne suffisent pas à vous rendre perméable au style ''James Nguyen'', fuyez et surtout, ne vous retournez pas! Car si Birdemic 3: Sea Eagle conserve ce même soucis de post-synchronisation, de bruitages, de montage sonore et d'effets-spéciaux (sans compter la mise en scène, la direction d'acteurs ainsi que l'interprétation), le scénario demeure tellement vides que ces défauts qui pour les amateurs de nanars demeurent des qualités ne suffiront pas à les retenir devant leur écrans au delà des dix ou quinze premières minutes. Le temps qu'il faudra pour comprendre qu'il n'y a ici, rien à espérer!

 

samedi 14 décembre 2024

Cycle Crocodiles-Alligators: Lake Placid VS. Anaconda de A.B.Stones (2015)



Il fallait bien que la franchise Lake Placid s'y mette. Et oui, le mauvais goût ayant une place de choix dan le cœur du public télévisuel américain, la formule mettant en scène deux créatures du bestiaire fantastique se confrontant dans des joutes sanglantes vient de touché cette série qui connut tout de même un premier épisode pas si mal que cela. Aux commandes de ce nouveau nanar, A.B.Stones, cinéaste américain dont il semble ici s'agir de la toute première incursion au cinéma (après le téléfilm Cozmo's produit la même année). Lake Placid VS. Anaconda n'a, vous l'urez deviné, plus aucun rapport avec le film original. On y croise l'acteur Corin Nemec qui depuis quelques années semble s'être fait une spécialité dans le genre puisque on l'a déjà vu dans Beach Shark en très énervant organisateur de festivals, puis en 2013 dans le mockbuster Jurassic Attack et dans Robocroc, très certainement le sujet du prochain article. Pour une fois, l'acteur sait se tenir. Il n'en fait pas trop, laissant le rôle du crétin de service à l'adjoint du shérif, ce dernier étant campé par l'actrice Yancy Butler.

D'une manière générale, Lake Placid VS. Anaconda ne se départit pas d'une certaine constance dans la lourdeur, affirmant fièrement sa filiation avec des œuvres aussi bêtes que la série des Sharknado ou toute la série des Beach, Sand ou autre Avalanche Sharks. Est-ce par respect ou par ignorance totale du prestige qui entoure encore pour quelques temps l'acteur Robert Englund que le site Allocine a choisit d'ignorer sa présence dans le casting de A.B.Stones ?
Toujours est-il que l'acteur y fait une apparition remarquée, tout le coté gauche de son corps conservant les séquelles d'une attaque de crocodile datant de plusieurs années. Lake Placid VS. Anaconda ne nous bassinera pas, pour une fois, avec l'écologie. Ici, pas de déchets nucléaire ou d'océan servant d'immense poubelle. Par contre, et cela est malheureusement une constante dans le genre, la science s'en mêle.

C'est en effet lors d'une expérience visant à croiser un spécimen de crocodile mâle à un anaconda femelle que cette dernière parvient à fuir du laboratoire dans lequel elle est enfermée. Heureusement pour nous humains, puisque le requin lui-même se sauve et sème la terreur parmi les postulantes d'une confrérie dont le principal membre possède un quotient intellectuel frôlant celui d'un gastéropode. Outre le massacre perpétré par le crocodile, qui d'une certaine manière convient à tous ceux qui détestent ces jeunes américains qui passent leur temps à tenir des propos sans intérêt, à boire et à copuler, le crocodile et l'anaconda vont combattre l'un contre l'autre, mis en scène dans des effets-spéciaux (on ne le dira jamais assez) d'un autre âge.

On a droit à la fille d'un richissime propriétaire venue reprendre le flambeau de papa dans sa quête d'obtenir un hybride surnommé "crococonda". Un shérif au féminin sacrément "burné" dont l'adjoint est d'une bêtise qui confine à l'indigeste. Un garde-chasse traquant la bête tout en s'assurant que l'espèce soit préservée. Une maire corrompu dont les intérêts passent, comme d'habitude, avant tout le reste. Et enfin une bande d'adolescentes en bikini servant de diner à un saurien affamé. Que demander de plus ? Peut-être, pour une fois, une mise en scène à la hauteur des espérances ('il en demeure encore). Mais pour cela, il faudra repasser. Lake Placid VS. Anaconda n'est pas le film qui réconciliera les créatures génétiquement modifiées avec les cinéphiles et cinéphages amoureux du septième art. 

 

samedi 7 décembre 2024

Cycle Crocodiles-Alligators: Lake Placid de Steve Miner (1999)



Sur les conseils de deux amis qui me voient dépérir de jour en jour depuis que je me suis lancé dans cette vaste et funeste aventure menant sur la route des plus gros nanars animaliers, j'ai choisi aujourd'hui d'aborder Lake Placid, une œuvre signée Steve Miner. Pour ceux que le nom du cinéaste rappelle quelqu'un, disons simplement que le bonhomme a commis quelques films, et pas des moindres puisqu'il est l'auteur des second et troisième chapitres de l'immense saga Vendredi 13. Après avoir abandonné un temps le cinéma, il s'est fourvoyé pour la télévision. Miner aurait d'ailleurs dû y rester planquer car avec son Jour de Morts-Vivants, remake du bijou signé George Romero, il a réalisé l'une des bandes les plus nulles de l'histoire du cinéma. C'est peut-être ainsi la raison pour laquelle j'ai préféré retenir du personnage son excellent House qu'il a tourné en 1986. en gardant en mémoire que Steve Miner est capable du meilleur comme du pire, je me suis donc lancé dans ce Lake Placid situé en plein cœur du Maine, région où sévit un crocodile immense qui a traversé les continents pour venir s'installer dans les eaux calmes et opaques d'un lac (le Lake Placid en question).

Même si le film n'a absolument rien à voir avec le Jurassic Parc de Steven Spielberg, il y a comme une impression de déjà vu. Une paléontologue dépêchée d'urgence par son supérieur (et ancien compagnon), un garde forestier, un shérif, mais aussi un riche excentrique passionné de crocodiles. Bill Pullman, Bridget Fonda, Oliver Platt et Brendan Gleeson... Il y a pire comme casting. Le film a connu en salle un succès relativement modéré en ne remportant finalement que le double du budget qui lui était alloué.

Empruntant autant à la comédie qu'à l'horreur, ce dernier aspect n'est pas forcément mis en avant. L'humour décrédibilisant systématiquement toute tentative d'effroi, on assiste plus au cabotinage d'un shérif et d'un milliardaire se comportant comme deux enfants, face à un garde forestier et une paléontologue attirés l'un vers l'autre mais qui gardent leurs distances comme le feraient deu jeunes et timides adolescents. Tout ceci ne fait évidemment pas très sérieux mais on s'en contente tout de même.
La grosse surprise de Lake Placid vient surtout du fait de la présence au générique du génial maquilleur Stan Winston qui exécute un boulot incroyable sur le crocodile du film. Un monstre de plus de dix mètres rendu à la vie grâce à la magie des effets-numériques mais aussi et surtout du savoir-faire de Stan Winston, véritable génie de l'animatronic qui prouva déjà son immense talent dans des œuvres aussi diverses que le film de Spielberg cité plus haut, mais bien avant cela avec Predator de John McTiernan, Aliens, le Retour de James Cameron ou encore le film gore et morbide Détour Mortel de Rob Schmidt.

Dans l'immense œuvre que représentent les films basés sur des attaques animales, qu'elles soient crédibles ou totalement farfelues, Lake Placid conserve une place de choix. On regrettera peut-être cependant la trop grande place offerte à l'humour et qui désamorce l'aspect horrifique de certaines situations. Disons que le film de Steve Miner est plus un film d'horreur grand public qu'une œuvre purement horrifique réservée à un public averti. Bien interprété, bien mis en scène par un cinéaste capable de donner le meilleur de lui comme de pondre d'authentiques nanars, des effets-spéciaux parfaitement exécutés, que demander de plus ?


Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...