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samedi 31 mai 2025

Blood Lake : Attack of the Killer Lampreys de James Cullen Bressack (2014) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Depuis le début de sa carrière au début des années quatre-vingt, l'actrice américaine Shannen Doherty continue son petit bonhomme de chemin, surtout à la télévision, où nous avons pu notamment la découvrir dans le rôle de Jenny Wilder dans La Petite Maison dans la Prairie lorsqu'elle n'était encore qu'une gamine ou quelques années plus tard dans Beverly Hills, série dans laquelle elle interprétait celui de Brenda Walsh. Deux séries extrêmement populaires à travers le monde qui ne l’empêchèrent cependant pas de tourner dans d'autres séries télévisées et d'apparaître dans un certain nombre de longs-métrages tels que la comédie Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ? de Peter Segal en 1994 ou Nowhere de Gregg Araki en 1997. Mais c'est bien sur le petit écran que l'actrice à fait l'essentiel de sa carrière et pas seulement dans des séries mais également dans de nombreux téléfilms. Produit par la société de cinéma et de distribution américaine The Asylum, Blood Lake : Attack of the Killer Lampreys met en scène des créatures marines qui s'attaquent à l'homme. En parallèle à la saga Sharknado qui elle-même voit l'un des anciens interprètes de la série Beverly Hills (l'acteur Ian Ziering qui interprétait alors le personnage de Steve Sanders) affronter une armada de requins volants (!!!), le film de James Cullen Bressack reprend à peu de chose près le même concept d'invasion sauf qu'ici, on n'est plus dans la même démesure que chez Anthony C. Ferrante puisque le cadre est désormais celui d'une petite bourgade balnéaire dont le maire, bien évidemment, va se montrer relativement retors à l'idée de fermer l'endroit et ainsi interdire l'accès aux touristes...


On a déjà vu ça mille fois ailleurs. À commencer par Les Dents de la Mer de Steven Spielberg même si de par leur taille et leur nombre, les lamproies de Blood Lake : Attack of the Killer Lampreys rapproche l’œuvre de James Cullen Bressack du classique de Joe Dante, Piranha. Tourné à l'aide de caméras numériques, on ne trouve à l'image aucun grain, aucun parasite qui faisait le charme de ses ancêtres dans le domaine des attaques animales. Si le réalisateur s'y connaît lorsqu'il s'agit d'utiliser sa caméra, autant savoir tout de suite que le film impose un style visuel ultra classique. Artistiquement, le film ne prend aucun risque et l'on est une fois de plus devant l'un de ces petits films tournés à la chaîne qui imposent des codes perpétuellement rabâchés. Sans être incroyablement performants, les interprètes s'en sortent honnêtement. À part sans doute l'actrice Ciara Hanna, laquelle incarne la fille de Cate (Shannen Doherty) et de Michael (Jason Brooks) sans être une seule seconde convaincante. Réalisées en images de synthèse, les lamproies arborent un design tantôt correct, tantôt râté. Shannen Doherty est sous-employée puisque le rôle principal revient à l'acteur Jason Brooks qui interprète un spécialiste venu résoudre sur place le problème lié à la présence de nombreuses lamproies dans un lac. À savoir que l'acteur Christopher Lloyd fait lui-même partie du casting dans le rôle du maire. Un maire ultra caricatural. À tel point que son personnage en devient invraisemblable. Blood Lake : Attack of the Killer Lampreys ne bouleversera pas les amateurs du genre. Sans une once d'imagination en dehors de certaines attaques de lamproies, ceux qui dénigrent en outre ce sous-genre continueront certainement de camper sur leur position... Bof, bof !!!

jeudi 17 février 2022

Fortress (Sécurité maximale) de James Cullen Bressack (2021) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Lorsque l'on sait que derrière Fortress (Sécurité maximale) se cache l'auteur de Survive the Game, véritable purge sortie l'an passé, il y a de quoi se faire du mouron. Quand en plus l'on apprend qu'y sont présents en vedettes Bruce Willis et Chad Michael Murray qui pour la troisième fois sont réunis ensemble, c'est sûr, ce dernier projet que les trois hommes partagent ensemble a de fortes chances pour être du niveau des précédents. Bruce Willis... cette ancienne star du cinéma d'action qui ressemble de plus en plus à vieillard en maison de retraite à force de passer son temps assis sur des chaises pour n'ouvrir la bouche que ponctuellement. Dans ce nouveau film d'action dans lequel il retrouve également l'acteur Jesse Metcalfe un an après l'avoir croisé sur le tournage de Hard Kill de Matt Eskandari, Bruce Willis incarne le rôle de Robert, un ancien agent des renseignements coulant des jours heureux dans une zone de villégiature protégée par une enceinte inviolable. C'est là qu'au bout de quelques années il reçoit la visite de son fils Paul qui a besoin d'une importante somme d'argent pour faire tourner sa toute nouvelle entreprise. Malheureusement pour le père et le fils, c'est aussi le moment qu'a choisi un certain Balzary et sa bande de mercenaires pour débarquer afin de récupérer plusieurs millions de dollars que Robert lui avait dérobé il y a longtemps... D'une simplicité enfantine, le scénario de Fortress (écrit par Alan Horsnail sur une idée d'Emile Hirsch et Randall Emmett) ne rassure malheureusement pas sur le sort accordé à celui qui incarna le héro de la franchise Die Hard et qui depuis une bonne dizaine d'années maintenant n'est plus qu'une caricature de lui-même. Bruce Willis a certes pris un coup de vieux mais vue l'allure du bonhomme, on ne s'attendait tout de même à ce qu'il soit traité comme une vieille relique tout juste capable d'aligner quelques lignes de dialogue assis le plus clair du temps sur une chaise. Une attitude qu'ont malheureusement l'habitude de prendre avec lui des réalisateurs comptant sans doute sur son ancienne popularité pour engranger du billet vert...


Rien de nouveau sous l'horizon puisque Fortress est ''digne'' des quelques exemples cités plus haut et auxquels on ajoutera au hasard les immondes Anti Life, Cosmic Sin ou Apex sortis l'année dernière. Alors qu'une dizaine de longs-métrages ayant pour vedette Bruce Willis ont déjà été finalisés ou sont déjà en post-production, sachez que malgré ses piètres qualités, deux séquelles de Fortress sont déjà prévues au programme. Pourtant, lorsque l'on voit le résultat du premier volet de cette trilogie à l'écran, on se dit qu'il y en a qui ont de l'argent à jeter par les fenêtres. Pour un film d'action, le long-métrage de James Cullen Bressack est terriblement bavard. Des lignes de dialogue interminables opposant les différents interprètes masculins dont un Chad Michael Murray absolument pathétique. L'acteur en fait des caisses, surjoue systématiquement et termine de tourner son personnage en ridicule. Autant dire que l'inquiétant antagoniste du film se mue immédiatement en caricature absurde qui a surtout tendance à faire sourire. Et ce, dans le meilleur des cas puisqu'au final, la nervosité du spectateur s'expliquera surtout à travers l'interprétation pleine de ''manières'' de Chad Michael Murray qui a plutôt tendance à s'avérer agaçant. La touche féminine est assurée par Kelly Greyson, Katalina Viteri ainsi que Shannen Doherty, la Brenda de la série culte Beverly Hills entre 1990 et 1994. Visuellement, Fortress est souvent d'une laideur et d'un minimalisme peu communs et son directeur de la photographie Bryan Koss semble surtout s'être inspiré de l'esthétique générale du jeu vidéo Mirror's Edge développé par le studio suédois DICE il y a maintenant quinze ans. Étant donné que deux suites sont prévues, cette première partie nous assène un final en queue de poisson contraignant les plus courageux à patienter jusqu'au second volet intitulé Fortress: Sniper's Eye qui ne devrait plus tarder à voir le jour. Mais la question reste posée : qui après la découverte de cette nouvelle purge interprétée par Bruce Willis et réalisée par James Cullen Bressack aura le courage de patienter jusqu'à la sortie de Fortress: Sniper's Eye... ?

 

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