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jeudi 7 novembre 2019

Bis de Dominique Farrugia (2015) - ★★★★★★★☆☆☆



Bis ou le voyage dans le temps ''à la française''. Réalisé en 2015 par le réalisateur, scénariste, producteur et humoriste français Dominique Farrugia (ancien membre des Nuls), on n'a forcément pas envie de taper dessus. Parce que le nom de son auteur est synonyme de tant de plaisir donné dans notre cœur d'ancien téléspectateur, qu'on accepterait tout ou presque, même le pire (La Stratégie de l’Échec). Fort heureusement, avec cette histoire improbable adaptée pour le grand écran par le réalisateur lui-même ainsi que par Nans Delgado et Frédéric Hazan à partir d'une idée originale de Julien Rappeneau et Alexandre de La Patellière, Dominique Farrugia parvient à donner corps à une comédie qui ne passera finalement qu'à côté d'une certaine émotion. De celle qu'évoque ce temps révolu et que l'on rêverait de pouvoir changer sous certains de ses aspects les plus sombres. Une chance que vont pouvoir s'accorder les deux héros de ce drôle de récit auquel participent Franck Dubosc, pas encore auréolé par l'inattendu succès de son premier long-métrage en tant que réalisateur (Tout le Monde Debout), et Kad Merad, l'acolyte du productif Olivier Baroux avec lequel il partage une passion pour l'humour et la comédie depuis leur rencontre sur Oui FM en 1991.

Projetés en 1986, soit presque vingt ans en arrière, le restaurateur et vendeur de sushis Eric Drigeard et le gynécologue Patrice Olesky s'offrent l'occasion de revivre leurs années de jeunesse tout en fomentant au fil du récit, l'espoir de pouvoir changer certains petits détails qui leur permettront dès leur retour dans le présent d'en profiter des bénéfices apportés. Mais d'ici là, c'est la surprise. Pour Eric, cet éternel charmeur, divorcé et collectionneur de maîtresses inquiété par le fisc et le bougon Patrice, époux et père de famille qui sent bien que ses rapports avec sa femme Caroline (la toujours épatante Alexandra Lamy) ont changé avec le temps, il va falloir composer durant un temps avec ce retour aux sources. Car dans leur corps de quadragénaires (Dominique Farrugia et les scénaristes ont eu la bonne idée de laisser à leurs deux interprètes, l'opportunité d'incarner leur personnage à l'âge de l'adolescence, ce qui accentue l'effet comique de certaines situations), ils vont devoir faire à nouveau face à leur parents et leur entourages qui eux les perçoivent tels qu'ils étaient en 1986. A ce titre, le film s'amuse à révéler dans le reflet l'image de nos deux héros tels qu'ils furent à l'époque. On imagine alors le temps qu’exigèrent et les nombreux fous rires que provoquèrent ces séquences particulièrement bien orchestrées.

Si la passion n'est pas forcément au rendez-vous, on s'attache tout de même à ces deux hommes aux philosophies de vie diamétralement opposées mais cependant demeurés amis depuis les années collège. La fibre nostalgique est malheureusement peu efficiente. En effet, à part quelques objets (la cafetière, le téléphone fixe, la camionnette du père restaurateur d'Eric) et des standards de la variété issus du l'époque, rien d'autre ne nous rappelle que l'on est bien en 1986 et non pas en 2015 au moment du tournage. C'est sans doute l'un de ces détails qui fait que Bis n'obtient pas totalement ses galons de grande comédie française même s'il dépasse de loin la majeure partie de la production hexagonale en cette année 2015. Honnête mais trop peu touchante (le spectateur appréciera malgré tout la relation entre les personnages incarnés par Franck Dubosc et Gérard Darmon), le film de Dominique Farrugia est simple, léger, sans aucune prétention. À l'image du bonhomme...

mercredi 16 mai 2018

Le Marquis de Dominique Farrugia (2011) - ★★★★★★☆☆☆☆



Licencié sans ménagement, l'ancien vendeur de système d'alarme Thomas Gardesse se retrouve en prison après avoir tenté de cambrioler l'un des anciens clients de la boite pour laquelle il travaillait. Pour ne pas passer un séjour en taule trop désagréable, il se fait passer pour le Marquis, l'un des plus célèbres et des plus talentueux cambrioleurs dont personne ne connaît le visage. C'est la raison pour laquelle, deux semaines avant sa sortie de prison, Thomas est évadé de prison par des inconnus parmi lesquels se trouve un certain Quentin Tasseau, petit truand sans grande envergure qui décide d'un dernier coup avant de prendre sa retraite. Ayant emprunté cent-mille euros à un autre truand prénommé Jo afin de détourner l'attention d'un banquier et de s’infiltrer à l'intérieur du coffre d'une grande banque, les choses tournent au vinaigre et il se retrouve 'débarrassé' de la somme prêtée. Redevable des cent-mille euros, il propose à Jo un dernier braquage, aidé du Marquis. Sauf qu'en fait de perceur de coffre, Thomas n'y connaît rien. Lorsque Quentin l'apprend, les deux hommes vont tout faire pour mener à bien le projet et ainsi sauver leur peau alors même qu'il y a peu de chance qu'ils réussissent...

Le Marquis est le cinquième long-métrage du producteur, acteur et cinéaste Dominique Farrugia, célèbre membre de la bande des quatre Nuls aux côtés de Chantal Lauby, Alain Chabat et du regretté Bruno Carette. Afin de mettre en scène cette histoire de braquage auquel participent des truands de différentes envergures, l'humoriste, déjà notamment auteur de Trafic d'Influence et quatre ans plus tard de Bis fait appel à deux vedettes du cinéma en la personne de Richard Berry et Franck Dubosc qui jusque là, n'a malheureusement eu l'habitude d’interpréter que des rôles à l'image du personnage qu'il incarne sur scène. Heureusement, l'avenir prouvera bientôt qu'il est capable d'incarner autre chose que des éternels ringards (Camping pour ne citer que le plus incompréhensiblement populaire de ses films) et fera preuve d'une étonnante prédisposition en matière d'écriture et de mise en scène (Tout le Monde Debout sorti sur nos écrans cette année). Le premier, lui, a déjà une immense carrière derrière lui. Des dizaines et des dizaines de longs-métrages allant de la comédie (comme ici), jusqu'au policier en passant par le drame.

La recette se révèle détonante. Si Le Marquis n'est certainement pas un chef-d’œuvre puisqu'en comparaison avec le cinéma comique des années soixante-dix, quatre-vingt, celui des décennies suivantes n'a pas franchement évolué dans le bon sens, le duo fonctionne pourtant relativement bien. Et même si les gags ne sont pas extraordinairement drôle, il se dégage du film de Dominique Farrugia suffisamment de bonne humeur pour que le spectateur passe un agréable moment. L'un des atouts majeurs du film est contenu dans le récit lui-même qui fait par égale entre humour et thriller puisque l'histoire de ce couple improbable tourne autour d'un projet de braquage voué au désastre. Face à nos deux héros, on retrouve l'excellent Jean-Hugues Anglade dans le rôle de Jo, le truand à la solde duquel Thomas et Quentin vont braquer un fourgon rempli jusqu'à la gueule de billets de banque. L'actrice italienne Luisa Ranieri interprète quant à elle le rôle d'Olga, compagne officielle de Jo, maîtresse de Quentin, mais surtout d'une légèreté intellectuelle exaspérante (on retrouve là, dans la description de cette femme, l'humour typique de Dominique Farrugia).
Le Marquis n'est pas très fin en terme d'écriture, ce qui ne révèle pourtant aucune forme de grossièreté. Les gags se révèlent parfois éculés mais c'était sans compter sur Franck Dubosc et Richard Berry qui redynamisent l'ensemble avec un certain punch. Au final, on passe un très agréable moment tout en s'avouant qu'on oubliera certainement rapidement cette petite comédie française. A voir, une fois...

dimanche 10 septembre 2017

La Cité De La Peur de Alain Berberian (1994)



Red Is Dead, un petit film d'horreur minable est projeté dans une salle de cinéma lors du tout premier jour du festival de Cannes. A la recherche de critiques élogieuses, l'attachée de presse Odile de Ray est bien obligée d'accepter l'inévitable : Red Is Dead est un très mauvais film. Le projectionniste du filmest tué dans la salle de projection par un homme en possession des mêmes armes que le tueur du film, un marteau et une faucille. Odile Deray voit dans ce meurtre, une source de profit pour le film et la jeune femme décide de faire venir au festival de Cannes l’interprète principal, Simon Jérémi. Et puisqu'il faut assurer la sécurité du comédien, elle décide d'embaucher le garde du corps Serge Karamazov.

Lors du deuxième jour du festival, un nouveau projectionniste est retrouvé mort dans la salle de projection. Le commissaire Bialès est en charge de l'affaire et étudie les éléments laissés par le tueur. Deux lettres : Un O et un D.
Le troisième jour, une conférence de presse est donnée, suite à une nouvelle projection de Red Is Dead. Serge Karamazov demeure aux cotés du projectionniste, mais alors que le garde du corps quitte la salle en raison d'un sérieux problème digestif, le tueur en profite pour se faufiler dans la salle et tuer l'homme qui est aux commandes de la projection du film...

A la réalisation de La Cité De La Peur, Claude Berri fut le premier à être pressenti mais devant son refus, c'est Alain Berberian qui prit les commandes du film. Il faut dire que Berri demeura frileux devant un synopsis qu'il jugea grotesque. Berberian, qui réalisa de nombreuses fausses pubs et parodies pour le compte du groupe Les Nuls s'en sort très honorablement avec ce film qui demeure aujourd'hui comme l'une des grandes réussites du cinéma comique français.

En effet, si l'humour et l'interprétation apparaissent tout d'abord assez faibles au regard des grands classiques interprétés par des acteurs de la trempe de Pierre Richard et Louis de Funès, c'est justement son aspect léger et potache qui fonctionne et rappelle aux fans des Nuls les grands moments télévisuels du groupe. On notera la courte (et posthume) apparition de l'excellent Bruno Carette, quatrième membre de la troupe, mort à trente-deux ans d'une leucoencéphalopathie multifocale progressive.

Outre l'apparition de stars du petit et grand écran (Rosanna Arquette, Pierre Lescure, Patrice Laffont et James Cameron pour ne citer qu'eux), le film s'offre de savoureux moments, parodiant sans gène quelques classiques du septième art tels que Terminator, Basic Instinct ou encore Pretty Woman.

Beaucoup d'inventivité au niveau des gags est à noter, la séquence de la poursuite en pleine croisette entre le tueur et le garde du corps demeurant comme l'une des plus belles réussite. La Cité De La Peur, est une comédie, oui, mais aussi et surtout un vibrant (et décalé) hommage au cinéma. Depuis, le film a servi de référence à divers moments dans au moins trois versions françaises de jeux vidéos, ce qui laisse transparaître un héritage qui ne cesse d'inspirer les auteurs de tous bords. Un excellent film devenu un classique depuis sa sortie et les quelques rediffusions télévisées...

samedi 26 août 2017

Sous le Même Toit de Dominique Farrugia (2016) - ★★★★★★★☆☆☆



Lentement, mais très sûrement, l'acteur, réalisateur, producteur et ancien humoriste Dominique Farrugia qui se distingua brillamment dès 1986 en cofondant le quatuor culte Les Nuls auprès d'Alain Chabat, Bruno Carette et Chantal Lauby réussit à se foger une belle carrière en tant que cinéaste. Des prémices un peu timides mais néanmoins fort sympathiques que furent Delphine 1 -Yvan 0 (à consacrer tout de même aux les fans purs et durs) et Trafic d'Influence, vingt ans tout rond ont passé. Une Stratégie de l’échec étonnante, une comédie romantique (L'Amour c'est mieux à deux), un Marquis qui ne convainc pas tout le monde et un Bis, il y a deux ans, réunissait Franck Dubosc, Kad Merad, Alexandra Lamy et Gérard Darmon dans un même film. Cette fois-ci, on change complètement d'interprètes mais pas de genre. Sous le Même Toit est une comédie, qui dans la lignée des œuvres passées de Dominique Farrugia se donne tout d'abord des airs de redite.
Des couples qui s'engueulent, qui s'aiment et finissent par se haïr, on en a déjà vu des tonnes, Papa ou Maman 2, sorti quelques mois plus tôt, jouant dans le même registre. Première impression : mitigée. Et même inquiète. Le film de l'ancien Nuls commence assez mal. Une ouverture pauvre, passéiste, pas vraiment innovante. D'ailleurs, Sous le Même Toit ne le sera jamais vraiment. Une femme (Louise Bourgoin) et son époux (Gilles Lellouche) divorcent. C'est la rupture et l’obligation pour Yvan, de quitter la chaleur du cocon familial. Delphine, compte bien refaire sa vie. Sortir, se « faire baiser », découvrir l'orgasme multiple. Elle s'achète de nouvelles robes, des dessous sexy et sort avec des amis avec à la clé, pourquoi pas, faire des rencontres. Tout ça alors qu'Yvan, lui, est à la rue. Lorsqu'il demande de l'aide à ses amis il fait fasse au refus. A la rue, sans argent, il retourne voir Delphine avec laquelle les rapports ne se sont pas arrangés depuis qu'ils ont divorcé. Il lui rappelle que lors de l'achat de l'appartement, il avait participé à son financement à hauteur de vingt pour cent. Une raison suffisante selon lui pour prétendre pouvoir revenir y vivre. A moins que Delphine accepte de lui racheter sa part. Mais comme elle n'en a pas les moyens, elle est forcée d'accepter le retour de son ex-mari chez elle. Les enfants sont moyennement heureux d'apprendre que leur père revient à la maison. Surtout Violette (Adèle Castillon), qui va devoir partager sa chambre avec son frère Lucas (Kolia Abiteboul) tandis que celui-ci est contraint d'abandonner la sienne à leur père. Mais le retour d'Yvan ne pas va pas être de tout repos. Ni pour lui, ni pour Delphine, ni pour leur enfants et pas davantage pour leurs amis...

Alors que dans un premier temps l'interprétation de Gilles Lellouche sonne faux, comme si l'acteur ne se sentait pas vraiment à l'aise dans le registre de la comédie, et alors que Louise Bourgoin paraît elle, fatiguée, pas vraiment impliquée, un peu... ternie (?), quelques événements viennent déclencher le sourire. Puis le rire. Sous le Même Toit n'est peut-être jamais d'une extrême finesse, mais l'on y retrouve ce débit, cette cadence, cette accumulation de gags que l'on aime dans le cinéma humoristique français. Le sujet abordé n'est peut-être pas tout neuf, mais le couple formé par Gilles Lellouche et Louise Bourgoin a suffisamment de charme et d'énergie pour qu'à aucun moment on ne s'ennuie. Le dernier long-métrage de Dominique Farrugia agit comme un diesel. Plutôt lent à démarrer, il trouve cependant son rythme de croisière assez rapidement. Les situations comiques se comptent par dizaines, avec parfois de jolies trouvailles et c'est avec un large sourire barrant notre visage que l'on sort de la projection. Le casting tout entier assure le spectacle. Des interprètes déjà cités, jusqu'aux seconds rôles. De Nicole Calfan dans le rôle de la mère de Delphine, jusqu'aux excellents Julien Boisselier dans celui de l'amant un peu gauche, en passant par Lionel Abelanski (lors d'une très courte apparition) et Marie-Anne Chazel. Sans oublier évidemment l'un des plus importants, l'acteur Manu Payet, impeccable dans le rôle de Nico, meilleur ami du couple formé par Gilles Lellouche et Louise Bourgoin. Une très belle surprise...

jeudi 22 juin 2017

Casablanca Driver de Maurice Barthélemy (2004) - ★★★★★★☆☆☆☆



Pour savoir apprécier Casablanca Driver, sans doute faut-il être rompu à l'art de la troupe formée autour de Pierre-François Martin-Laval, Marina Foïs, Pascal Vincent, Élise Larnicol, Jean-Paul Rouve, ainsi que Maurice Barthélemy dont il s'agit ici du premier long-métrage en tant que réalisateur. Les Robins des Bois, cette troupe à l'humour volontairement ringard et beaucoup moins facile d'accès que celui des Inconnus ou des Nuls pour ne citer que ceux qui me viennent en premier à l'esprit. Un peu à la manière de Laurent Baffie (Les Clés de Bagnole) ou, ai-je raison d'oser, Bertand Blier (Les Acteurs), Maurice Barthélemy forme un impressionnant casting autour du personnage principal qu'il incarne lui-même et dont il nous raconte l'existence de son arrivée parmi le couple Driver formé par Chantal Lauby et Sam Karmann jusqu'au combat de boxe qui l'opposera au boxeur Jimmy La Renta (incarné par l'entraineur et coach sportif Whitfield One). L'une des particularité de Casablanca Driver est de nous présenter le plus mauvais boxeur de tous les temps. L'homme aux douze combats et aux douze défaites. Un sujet dont l'intérêt est donc au départ discutable. Toute la science du Robin des Bois va donc être mise à contribution. A commencer par l'humour si particulier du bonhomme et de ceux qui le suivent maintenant depuis maintenant plus de vingt ans. Casablanca Driver, s'il veut pouvoir retenir son public se doit d'enchaîner les vannes aussi consciencieusement que le firent les membres de l'excellente et cultissime équipe du Splendid dans les années soixante-dix, quatre-vingt.
Une véritable gageure que parvient à obtenir le film avec plus ou moins de succès. Si dans un premier temps, Casablanca Driver semble arriver très vite en bout de course, un événement totalement surréaliste vient redonner l'énergie dont il avait besoin pour aller jusqu'au bout. Malgré un humour qui ne conviendra pas à tout le monde, il faut avouer qu'il arrive à d'avoir des coups de génie. Rien que le passage durant lequel Casablanca est victime d'une tentative de meurtre à l'aide d'un vélo d'appartement ou celui durant lequel on assiste à son interview télévisée par l'animateur Christian Morin justifient la vision du film.

De plus, ce faux biopic est parfaitement reconstitué. Entre images d'archives tronquées (de nombreux stock-shots viennent émailler le récit) et mises en situation sublimées par des décors renvoyant aux années soixante, soixante-dix et quatre-vingt, on peut reconnaître à Casablanca Driver la valeur d'un travail parfaitement accompli. Reste donc toujours cet humour étrange, pas toujours drôle, que certains jugeront probablement et objectivement de pathétique aura autant d'intérêt pour ceux qui en sont coutumiers qu'il rebutera les anti-Robins des Bois.Casablanca Driver peut donc compter sur un impressionnant casting formé autour de Maurice Barthélemy. Outre Christian Morin et les anciens membres des Robins des Bois, le film peut notamment compter sur la présence d'Isabelle Nanty dans le rôle de l'épouse du héros (un bel hommage lorsque l'on sait que les Robins des Bois se rencontrèrent au cours de théâtre de l'actrice en 1989), sur celle de Dieudonné qui dans le rôle de l'entraîneur Bob Wise excelle, ou encore sur la présence de Patrick Chesnais dans celui du journaliste Coll Murray.
On croise également la route d'Alain Chabat dans le rôle d'un psychiatre, d'Elie Semoun dans celui de Monsieur X, de Tom Novembre dans un rôle bien particulier, de Lionel Abelanski lui également dans le rôle d'un journaliste, Dominique Farrugia en bookmaker ou encore l'ancien footballeur Dominique Rocheteau et le chanteur Plastic Bertrand dans leur propre rôle. Quand à Max Schurch, l'agent de La Renta, c'est l'acteur américain Thomas M. Pollard qui l'interprète, celui ayant fait une apparition dans l'excellente comédie Les Frères Pétard de Hervé Palud dix-huit ans plus tôt dans le rôle de Sammy le dealer.

Au final, Casablanca Driver est une comédie sympathique, généreuse, pas toujours très finaude mais qui a le mérite de ne jamais être avare en terme de situations comiques. Maurice Barthélémy réalisera par la suite Papa en 2005, Low Cost en 2011 ou encore Pas très normales activités en 2012...
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