mercredi 16 mai 2018

Le Marquis de Dominique Farrugia (2011) - ★★★★★★☆☆☆☆



Licencié sans ménagement, l'ancien vendeur de système d'alarme Thomas Gardesse se retrouve en prison après avoir tenté de cambrioler l'un des anciens clients de la boite pour laquelle il travaillait. Pour ne pas passer un séjour en taule trop désagréable, il se fait passer pour le Marquis, l'un des plus célèbres et des plus talentueux cambrioleurs dont personne ne connaît le visage. C'est la raison pour laquelle, deux semaines avant sa sortie de prison, Thomas est évadé de prison par des inconnus parmi lesquels se trouve un certain Quentin Tasseau, petit truand sans grande envergure qui décide d'un dernier coup avant de prendre sa retraite. Ayant emprunté cent-mille euros à un autre truand prénommé Jo afin de détourner l'attention d'un banquier et de s’infiltrer à l'intérieur du coffre d'une grande banque, les choses tournent au vinaigre et il se retrouve 'débarrassé' de la somme prêtée. Redevable des cent-mille euros, il propose à Jo un dernier braquage, aidé du Marquis. Sauf qu'en fait de perceur de coffre, Thomas n'y connaît rien. Lorsque Quentin l'apprend, les deux hommes vont tout faire pour mener à bien le projet et ainsi sauver leur peau alors même qu'il y a peu de chance qu'ils réussissent...

Le Marquis est le cinquième long-métrage du producteur, acteur et cinéaste Dominique Farrugia, célèbre membre de la bande des quatre Nuls aux côtés de Chantal Lauby, Alain Chabat et du regretté Bruno Carette. Afin de mettre en scène cette histoire de braquage auquel participent des truands de différentes envergures, l'humoriste, déjà notamment auteur de Trafic d'Influence et quatre ans plus tard de Bis fait appel à deux vedettes du cinéma en la personne de Richard Berry et Franck Dubosc qui jusque là, n'a malheureusement eu l'habitude d’interpréter que des rôles à l'image du personnage qu'il incarne sur scène. Heureusement, l'avenir prouvera bientôt qu'il est capable d'incarner autre chose que des éternels ringards (Camping pour ne citer que le plus incompréhensiblement populaire de ses films) et fera preuve d'une étonnante prédisposition en matière d'écriture et de mise en scène (Tout le Monde Debout sorti sur nos écrans cette année). Le premier, lui, a déjà une immense carrière derrière lui. Des dizaines et des dizaines de longs-métrages allant de la comédie (comme ici), jusqu'au policier en passant par le drame.

La recette se révèle détonante. Si Le Marquis n'est certainement pas un chef-d’œuvre puisqu'en comparaison avec le cinéma comique des années soixante-dix, quatre-vingt, celui des décennies suivantes n'a pas franchement évolué dans le bon sens, le duo fonctionne pourtant relativement bien. Et même si les gags ne sont pas extraordinairement drôle, il se dégage du film de Dominique Farrugia suffisamment de bonne humeur pour que le spectateur passe un agréable moment. L'un des atouts majeurs du film est contenu dans le récit lui-même qui fait par égale entre humour et thriller puisque l'histoire de ce couple improbable tourne autour d'un projet de braquage voué au désastre. Face à nos deux héros, on retrouve l'excellent Jean-Hugues Anglade dans le rôle de Jo, le truand à la solde duquel Thomas et Quentin vont braquer un fourgon rempli jusqu'à la gueule de billets de banque. L'actrice italienne Luisa Ranieri interprète quant à elle le rôle d'Olga, compagne officielle de Jo, maîtresse de Quentin, mais surtout d'une légèreté intellectuelle exaspérante (on retrouve là, dans la description de cette femme, l'humour typique de Dominique Farrugia).
Le Marquis n'est pas très fin en terme d'écriture, ce qui ne révèle pourtant aucune forme de grossièreté. Les gags se révèlent parfois éculés mais c'était sans compter sur Franck Dubosc et Richard Berry qui redynamisent l'ensemble avec un certain punch. Au final, on passe un très agréable moment tout en s'avouant qu'on oubliera certainement rapidement cette petite comédie française. A voir, une fois...

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