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jeudi 20 juin 2024

Furiosa : une saga Mad Max de George Miller (2024) - ★★★★★★★★★★

 


 

À travers cet article, je ne vais sans doute pas me faire que des amis, mais tant pis, je me lance :


Lorsqu'en 1895 les frères Auguste et Louis Lumière tournèrent La sortie de l'usine Lumière à Lyon, se doutaient-il qu'un jour, bien longtemps après eux, leur art en mènerait certains à mettre en scène des œuvres d'une puissance aussi démentielle que le tout dernier volet de la franchise Mad Max ? Pas sûr... Mais ce qui demeure en revanche une certitude est que l'Australie vient encore une fois de donner ses toutes nouvelles lettres de noblesse au cinéma d'action. Un blockbuster dont la technique, l'ampleur et la Vision humilient tout un pan d'un genre qu'avait un peu trop tendance à s'approprier jusque là le cinéma américain. En tant que simple projet, fruit d'une imagination aussi fertile qu'improbable, Furiosa : une saga Mad Max aurait pu se voir comme une créature inconcevable. Du moins jusqu'à ce que les progrès en terme de technologie ne fassent un bond immense dans le milieu des années quatre-vingt dix. Il aura pourtant fallut attendre encore bien des années avant que le génie du réalisateur australien George Miller ne vienne s'exprimer à nouveau pour foutre le souk face à l'hégémonie outre-atlantique, véritable laboratoire expérimentant tout et n'importe quoi jusqu'à accoucher de franchises à rallonge (Star Wars) et de super-héros se donnant du coude dans des œuvres parfaitement indigestes. Il y a presque dix ans sortait sur les écrans Mad Max : Fury Road, quatrième volet d'une saga post-apocalyptico-cyberpunk reposant sur les cendres d'une trilogie mythique dont les fans ne s'étaient pas encore remis. Créant ainsi un nouveau mythe ''féministe'' en la personne de Furiosa.


Croisant la route de Max, héros quasi exclusif des trois premiers longs-métrages sortis respectivement en 1979 (Mad Max), 1981 (Mad Max 2 : Le Défi) et 1985 (Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre), Furiosa devient en 2024 l'héroïne d'une préquelle en forme de spin-of où le héros de toujours est réduit à sa plus simple expression. Plusieurs dizaines d'années avant les événements de Fury Road, la jeune Furiosa (qui lors du premier acte est interprétée par l'actrice australienne Alyla Browne) est enlevée par les hommes de Dementus, chef mégalomaniaque d'une tribu de barbares se déplaçant à motos. Véritable figure du néo-péplum, il est incarné à l'écran par l'acteur australien Chris Hemsworth. Lequel se drape d'un linge blanc immaculé, tel un nouveau Messie et chevauche un char devant lequel sont harnachés trois motos. Originaire de la tribu des Vuvalini installée au cœur la Place Verte, Furiosa est donc kidnappée et malgré les tentatives de sa mère de la délivrer, celle-ci est tuée par Dementus dont la jeune fille se promet de se venger ! Lors d'un affrontement avec la tribu de Immortan Joe (l'acteur Lachy Hulme qui déjà incarnait le rôle dans Fury Road), personnage découvert dans le précédent volet de la franchise, ce dernier exige de garder Furiosa à ses côtés et propose à Dementus de les approvisionner lui et ses hommes selon ses propres règles. Immortan Joe avait les capacités mais aurait surtout pu tout à fait éliminer la bande rivale si Dementus ne détenait pas le pouvoir de détruire la principale ressource de son nouvel ennemi, chef de la Citadelle : le pétrole qu'abrite la raffinerie située à Pétroville, une cité implantée au beau milieu du désert australien...C'est donc autour de cet enjeux et de la soif de vengeance de Furiosa que tournera donc Furiosa : une saga Mad Max...


L'actrice américano-britannique Anya Taylor-Joy (Le jeu de la dame) prend le relais de Alyla Browne une fois atteint l'âge adulte mais aussi et surtout celui de l'américano-sud-africaine Charlize Theron qui dans Mad Max : Fury Road incarnait l'imperator Furiosa. Dans cette préquelle, tout apparaît comme monstrueusement disproportionné. Tourné dans les alentours de Sydney, de Broken Hill ou de Silverton, le film en impose à tous points de vue. À commencer par ses immenses paysages désertiques de toute beauté, à perte de vue et dont les sables sont remués par de dantesques tempêtes ou par les incessantes courses-poursuites à moto, à voiture ou à bord de camions. Les fans de la ''première heure'', ou plutôt celle correspondant au second volet de la franchise retrouveront le même type d'émotion qu'éprouvée lors de la longue séquence de poursuite du camion-citerne que George Miller remet au goût du jour en cette année 2024 lors de la longue incartade en extérieur à bord d'un camion blindé équipé d'une arme ultra-puissante. Qu'il s'agisse de cette séquence, de l'attaque de la Citadelle, ou de la plupart des situations, on reste bluffé par la mise en scène du réalisateur australien. Les maquillages et les costumes des principaux protagonistes comme ceux des simples figurants ont cette même ambition que ceux du remarquable Apocalypto que réalisa Mel Gibson dix-huit ans auparavant (Le monde étant petit, il fut le premier à avoir justement incarné le rôle de Mad Max au cinéma) ou ceux des plus grands péplums qui aient vu le jour des décennies en arrière. Ses cascades, sa myriade de personnages charismatiques, son héroïne, sa violence, son rythme ainsi que sa bande son tribale et guerrière signée de Junkie XL... tout concourt à faire de Furiosa : une saga Mad Max un véritable chef-d’œuvre qui, sans mauvais jeu de mots écrase tout sur son passage et n'a absolument pas à rougir face à ses prédécesseurs ou face à la concurrence... Déjà mythique... !

 

dimanche 18 juin 2023

Extraction (Tyler Rake) de Sam Hargrave (2020) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Tyler Rake est un nom sur lequel les amateurs de cinéma d'action débridé vont désormais devoir compter. Alors que les secondes aventures de ce mercenaire viennent de débarquer sur la plate-forme Netflix avant-hier seulement, retour sur les précédentes péripéties de ce valeureux héros situées au Bangladesh. Premier long-métrage après une poignée de courts pour Sam Hargrave, Tyler Rake réussi l'exploit de renouveler le genre tout en empruntant ses us et coutumes. Des codes réglés ici au cordeau pour un voyage exotique incroyablement intense. Ici, pas de guerre de territoire dans les quartiers les plus chauds des États-Unis ou du Mexique mais celle que mène un certain Amir Asif (Priyanshu Painyuli) contre Ovi Mahajan Sr. (Pankaj Tripathi) dont le fils du même nom (Rudhraksh Jaiswal) vient d'être enlevé par ses hommes alors que le jeune adolescent était de sortie avec l'un de ses amis. Deux narcotrafiquants rivaux dont l'un ''dispose'' d'une police totalement corrompue tandis que le second est en prison. De sa cellule, le père d'Ovi Jr. ordonne à son homme de main Saju Rav (Randeep Hooda) de retrouver son fils et de le libérer. De son côté, une certaine Nik Khan (l'actrice Golshifteh Farahani) propose à Tyler Kane un nouveau contrat : s'introduire dans le repaire où est retenu Ovi Jr. et l'extraire de la ville pour le mettre en sécurité. Voilà tout ce qu'il s'agit de savoir sur le déroulement du récit qui comme une grande majorité des films d'action repose sur une ligne de conduite relativement claire et basique : Soit, partir d'un point A pour se rendre jusqu'au point B. Écrit par le scénariste Joe Russo, le script repose sur le comic book Ciudad conjointement écrit et dessiné aux côtés de son frère Anthony et de Fernando Leon Gonzalez et Ande Parks. Les plus fervents amateurs de cinéma d'action observeront que le long-métrage de Sam Hargrave emprunte quelques situations à quelques grands films du genre. Et même un peu au delà avec cette éternelle histoire du héros chargé de maintenir en vie un homme, un enfant ou une femme...


Ici, en l'occurrence, un jeune indien. D'ailleurs, le casting est majoritairement interprété par des acteurs d'origine indienne. Une actrice, Golshifteh Farahani, sublime, et des partenaires masculins et charismatiques. À l'époque de sa sortie en 2006, Les Fils de l'homme d'Alfonso Cuarón semblait avoir posé les bases d'un style visuel et technique proprement vertigineux. On se rappelle notamment la fameuse séquence de la traversée de la ville d'une durée de quinze minutes environ et entièrement filmée en plan-séquence. C'est depuis devenu une habitude très largement employée même si beaucoup de cinéastes usent de subterfuges afin de tronquer le procédé en camouflant le montage à travers d'invisibles raccords. C'est le cas ici, mais qui oserait s'en plaindre lorsque Sam Hargrave nous offre au moins trois séquences parfaitement mémorables ? Une course-poursuite en voiture digne de certaines des plus belles ouvertures de FPS façon Call of Duty. Une seconde, à pieds cette fois-ci, opposant Tyler Rake et Ovi aux forces de l'ordre dans des ruelles et des immeubles aux allures de bidonvilles. Et enfin, une scène située sur un pont, dernier rempart avant que l'adolescent ne soit enfin mis à l'abri. Tyler Rake est le concurrent direct de la franchise John Wick de Chad Stahelski. Même manière d'aborder l'usage des armes ou les combats au corps à corps. Le long-métrage de Sam Hargrave paraît d'ailleurs emprunter l''une des idées centrales du troisième volet John Wick Parabellum dans lequel le héros incarné par Keanu Reeves semblait être pourchassé par tous les habitants de Manhattan tandis que Dhaka, ville où se situe l'action de Tyler Rake semble être poussée d'un seul même élan visant à tuer le mercenaire contre la promesse d'une très lucrative récompense. Visant prioritairement l'action, le long-métrage réserve quelques micro-séquences qui tentent à prouver que le réalisateur est attaché à ses personnages et à leur caractérisation. Si l'on ne doute pas que dans le prochain volet des aventures de Tyler Rake l'on en saura davantage sur sa personnalité, on peut notamment apprécier l'échange téléphonique entre Saju Rav, son épouse et son enfant. Entre décors d'une incroyable richesse, une gestion des figurants et des objets absolument démente et une action effrénée à peine ralentie par quelques moments de calme, on tient là une véritable pépite. Reste maintenant à savoir si Tyler Rake 2 confirmera que la relève est assurée...

 

lundi 22 juillet 2019

Men In Black: International de F. Gary Gray (2019) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆



En général, j'arrive assez rapidement à me faire un jugement sur les qualités d'une œuvre sans avoir pour autant besoin d'aller jusqu'au bout. Sauf que dans la plupart des cas et de façon réglementaire, il est obligatoire de visionner jusqu'à son terme le film incriminé pour avoir objectivement le droit d'en faire la critique. Ici, pas la peine d'espérer voir évoluer positivement le dernier long-métrage du cinéaste américain F. Gary Gray (auteur en 2017 de Fast & Furious 8 et bientôt de deux adaptations des jeux vidéo Kane & Lynch et de Saint Rows... enfin bref, vous avez compris de quoi il retourne) au delà de la première heure. Men In Black: International ne semble avoir d'autre légitimité que de rajeunir une franchise incarnée auparavant par le vieillissant mais néanmoins incontournable Tommy Lee Jones. Si les pitreries de son acolyte Will Smith pouvaient s'avérer agaçantes à la longue, l'émulsion entre les agents K et L demeurait en partie ce qui faisait le sel des trois premiers volets d'une saga qui donc, retourne sur la ligne de départ pour nous proposer un reboot qui, espérons-le, tuera cette nouvelle vision des hommes en noir dans l’œuf.

Parce qu'à vrai dire, ce Men in Black version 2019 est aux antipodes des trois premiers volets précédemment réalisés par le cinéaste Barry Sonnenfeld qui depuis, n'a pas fait grand chose (un long-métrage en 2016 et puis, POUF !!! Disparition des grands écrans et passage par la petite lucarne). En réalité, la seule qualité que l'on pourrait prêter au long-métrage de F. Gary Gray est peut-être (du moins, espérons-le) d'avoir à lui seul réconcilié les spectateurs auprès desquels Men in Black 1, 2 et 3 ne furent pas en odeur de sainteté à l'époque de leur sortie. Car à côté de ces trois là, le dernier-né est une engeance qui dans tous ses compartiments rate le coche. En fait, le film qui lui ressemble le plus et qu'il évoque à toutes les entournures, c'est le reboot (humpf!) de SOS Fantômes sorti en 2016, autre franchise qui, n'en déplaise à celles et ceux qui n'apprécièrent pas vraiment le style pittoresque des personnages issus des volets réalisés en 1984 et 1989 par Ivan Reitman, demeure cultissime. Un reboot qui cette fois-ci, tablait non pas sur le rajeunissement de ses protagonistes mais plutôt sur la féminité de ses principales interprètes. Jeunisme et féminisme ne font donc pas forcément l'unanimité, surtout sur grand écran.

Tommy Lee Jones et Will Smith ne faisant donc plus partie du voyage, ils sont remplacés dans ce quatrième épisodes, oups, reboot, par Chris Hemsworth et Tessa Thompson, le personnage incarné par Liam Neeson semblant vouloir évacuer en douceur l'image impérissable de celui qui incarnait l'agent K jusque sept ans en arrière. Une vague référence pour cet acteur capable, du meilleur (l'immense Batman Begins de Christopher Nolan) comme du pire (l'affreusement laid et épileptique Taken 3 d'Olivier Megaton). Anecdotique. Les véritables héros de ce reboot sont donc bien Chris Hemsworth et Tessa Thompson qui dans la peau respective des agents H et M vont tenter de faire oublier leurs... ancêtres (?)... sans pourtant JAMAIS y parvenir. Que l'on apprécie Jone et Smith ou qu'on les déteste, il faut reconnaître que leurs succédanés ne sont carrément pas à leur place. Le duo est inefficient au possible. Le problème provient d'abord des dialogues constitué de répliques et de punchlines poussifs. Si Chris Hemsworth n'est pas le plus mauvais dans ce domaine, Tessa Thompson frise le ridicule à force de vouloir faire oublier Will Smith dans une catégorie qui ne lui sied jamais. Les deux héros sont perclus d'attitudes clipesques insupportables. Leurs aventures communes débutant traditionnellement par leur rencontre dans le quartier général des MIB, les scénaristes Art Marcum et Matt Holloway tentent une approche similaire à celle du premier volet dans lequel l'agent J avait eu le malheur de toucher une sorte de balle provoquant un véritable cataclysme entre les murs de l'édifice. Cette fois-ci, l'agent M entre en contact avec une créature extraterrestre se démultipliant au moindre contact physique. Cette séquence est emblématique de ce reboot : elle n'offre aucun intérêt !

Comme la plupart des scènes qui ont tendance à ressembler à un immense marché dans lequel les concepteurs d'effets-spéciaux numériques (en tout point remarquables) s'en sont donné à cœur joie en matière de bestiaire extraterrestre. Des dizaines de créatures de toutes tailles, plus ou moins impressionnantes, frôlant même parfois le ridicule comme cet échiquier en trois dimensions recouvert de minuscules extraterrestres personnifiant chacun une pièce, tel l'un pion, ou tel autre, la reine ou le roi... Avec Men In Black: International, le spectateur aura davantage l'impression de se retrouver devant une production Walt Disney Animation Studios, Pixar, ou encore DreamWorks Animation. Le film de F. Gary Gray semble avoir été d'abord pensé pour les tout petits, et ensuite pour les amateurs de blockbusters écervelés (les blockbusters, hein, pas les amateurs............................). Ce petit détail dont la précision aurait permis de ne pas tromper les vrais fans de la première heure leur aurait sans doute permis d'éviter d'aller s'enfermer durant presque deux heures dans les salles obscures pour s'y ennuyer ferme ! Vous êtes prévenus...

samedi 18 novembre 2017

La Cabane dans les Bois de Joss Whedon (2012) - ★★★★★☆☆☆☆☆



Un long-métrage dont le synopsis, au départ, rappelle un certain Evil Dead de Sam Raimi ? Voici qui peut paraître bien alléchant. d'autant plus qu'une partie de la presse spécialisée s'est empressée d'en dire du bien. La Cabane dans les Bois démarre en effet sous les meilleurs auspices. Peut-être même un peu trop proche du film dont il semble être inspiré. Cinq adolescents, une vieille cabane perdue dans les bois, une trappe donnant sur une cave inquiétante, et un ouvrage à la lecture duquel, des événements surnaturels vont se déchaîner. Sauf que les rapports qu'entretiennent le film de Sam Raimi et celui de Drew Goddard (qui adapte ici un scénario qu'il a conjointement écrit avec Joss Whedon) s'arrêtent là. Tout au plus trouvera-t-on à ce dernier cette même envie de délirer avec une histoire qui va brusquement prendre une direction inattendue.
Et c'est bien à cause de cette bifurcation que prend La Cabane dans les Bois que je n'ai absolument pas adhéré à ce récit qui se disperse, à mon goût, un peu trop. Dans le cas présent, inutile d'attendre de frissonner le moins du monde. L’œuvre de Drew Goddard est un délire de tous les instants. Une pochade qui dégueule un dégoût pour le cinéma d'horreur autant qu'elle le vénère. On s'en bien que les deux auteurs du scénario d'origine ont voulu rendre hommage au genre en déployant une idée, au départ, fort séduisante. Laisser s'exprimer leur passion pour le bestiaire fantastique en faisant se croiser la route des loups-garous, des zombies, des vampires, et autre créatures fantastiques. On ne s'étonne pas, alors, d'apprendre que Joss Whedon est celui qui créa la série télévisée Buffy contre les vampires ainsi que son spin-off Angel.

Ceux qui me connaissent comprendront la raison pour laquelle c'est un pas en arrière, que je me suis finalement lancé dans l'aventure La Cabane dans les Bois. Le spectateur a tout d'abord droit à tous les poncifs du genre en matière de personnages adolescents : la blonde sexy se trémoussant comme une pu... devant ses amis. Son compagnon, populaire footballeur de l'université. La brune, elle aussi très jolie mais plus prude. Un quatrième garçon, l'intellectuel du groupe. Et le dernier, gros consommateur d'herbe faisant suivre un énorme bong. Et puis, interviennent de curieux locaux où travaillent des hommes et des femmes s'apparentant à des scientifiques. On se demande très vite quel peut être le rapport entre ces derniers et les cinq adolescents enfermés dans la cabane.

ATTENTION SPOILS !!!

La réponse arrive plutôt rapidement : sans le savoir, les cinq adolescents participent en fait à une émission de télé-réalité à l'échelle mondiale. En effet, un mur d'images retransmettant la même émission mais dans des versions différentes laisse supposer que partout sur la planète, les chaînes de télévision du monde entier ont adopté le même type de programmes. Vampires, morts-vivants, fantômes, serpents géants et autres représentants du bestiaire fantastique ne sont plus qu'une simple légende mais existent sous terre, dans des sortes de box qui n'attendent plus que leur activation afin de semer la mort sur Terre.
L'idée est bonne, et même très originale. Elle promet même quelques moments de pure jouissance graphique (la fin est particulièrement gore). Malheureusement, à trop être inspiré, La Cabane dans les Bois part dans toutes les directions. La présence un peu tardive de l'actrice Sigourney Weaver n'y change malheureusement rien. Quelques scènes, à force d'être plongées dans une obscurité trop prononcée, n'offrent quasiment aucun intérêt (les zombies attaquant la cabane). Et puis, il y a cette reprise du thème de l'émission de télé-réalité. Agaçante. Quitte à l'aborder, on aurait préféré carrément un copier-coller de ces émissions se terminant dans un boucherie indescriptible. La Cabane dans les Bois se voulait un hommage au cinéma d'horreur, d'épouvante et de fantastique mais au final, le résultat se révèle en tout point décevant...

mercredi 10 août 2016

Ghostbusters de Paul Feig (2016)



En 1984, Ghostbusters nous contait l'histoire des chercheurs Peter Venkman, Raymond Stantz et Egon Spengler qui, aidés de leur quatrième compagnon Winston Zeddemore et assistés de leur secrétaire Janine Melnitz, chassaient du fantômes dans la ville de New-York, et notamment Gozer, un dieu sumérien téléporté grâce à ses fidèles dont le naïf petit avocat Louis Tully. Cinq ans plus tard en 1989, nos chasseurs de fantômes avaient cette fois-ci maille à partir avec un tableau hanté par l'esprit d'un certain Vigo von Homburg Deutschendorf auquel son serviteur, le conservateur Janos du musée dans lequel se trouvait la peinture devait lui trouver un enfant afin de pouvoir s'y réincarner. La proie de Janos était Oscar, le fils de Dana Barrett et de Peter Venkman.

Vingt-sept ans plus tard, et alors qu'un troisième épisode comptant sur les mêmes personnages était pressenti depuis plusieurs années, le cinéaste abandonne l'idée de réaliser cette troisième mouture. Si Dan Aykroyd, Bill Murray, Ernie Hudson, Annie Potts et Sigourney Weaver, les héros des deux premiers épisodes acceptent de faire un caméo (principe consistant pour une personnalité à apparaître de manière éphémère dans une œuvre cinématographique), ils ne sont malheureusement plus les principaux interprètes de ce qui ne demeure plus comme le Ghostbusters 3 annoncé il y a plusieurs années mais comme un reboot du premier.

A la place d'une équipe de chasseurs de fantômes formée par quatre hommes, c'est désormais sur autant de femmes qu'il va falloir compter pour débarrasser la ville de New-York. Tout commence par la présentation du personnage campé par Kristen Wiig, Erin Gilbert, qui attend sa titularisation en tant qu'enseignante à la prestigieuse université de Columbia. Malheureusement pour elle, son passé ressurgit lorsqu'un homme lui parle de l'ouvrage qu'elle a écrit il y a plusieurs années en compagnie d'Abby Yates, sa plus vieille amie. Un livre sur les fantômes dont l'existence et la reconnaissance risque d’entacher sa crédibilité et l'empêcher d'accéder au poste qu'elle bride.

Kristen se rend très vite compte qu'Abby a décidé de promouvoir leur ouvrage et décide d'aller la retrouver afin de lui demander de faire machine arrière. C'est là qu'elle rencontre Jillian Holtzmann, l'assistante d'Abby, dans un laboratoire entièrement dévolue à la chasse aux fantômes. Par un concours de circonstances, les trois femmes vont être amenées à combattre une entité dans un manoir, et à former ainsi une nouvelle équipe au détriment de la carrière d'Erin qui finalement est mise à la porte de l'université. Au trio va bientôt s'ajouter Leslie Jones, employée du métro venue leur demander de l'aide avant de se joindre au groupe, ainsi que Kevin, nouvellement employé afin d'assurer la réception des appels téléphoniques. Les Ghostbusters, armées de toute une série d'armes conçues par Jillian vont devoir combattre un certain Rowan North, un petit employé aigri par des années d'humiliation et bien décidé a ouvrir l'accès à notre monde à une foule de fantômes...

Ghostbusters version 2016 n'est pas le film que tout le monde semblait déjà considérer comme un ratage complet. Et c'est bien un fan des deux premiers épisodes qui écrit cela. Alors, évidemment, on peut se demander où se situe la légitimité de réaliser un reboot alors que les deux premiers épisodes se suffisaient à eux-mêmes. On comprend l'envie des producteurs d'engranger de fortes sommes d'argent sur une licence qui a marqué toute une génération alors qu'il suffisait simplement de réaliser une suite au second volet tout en cherchant un scénario pouvant légitimer l'absence de nos héros préférés. Sans doute la mort de l'acteur Harold Ramis en 2014 tuait dans l’œuf toute possibilité des autres acteurs des œuvres originales, mais cela justifiait-il la présence dans ce reboot d'un casting radicalement différent ?

Certains évoquent le fait que l'équipe soit formée désormais non pas de quatre hommes mais de quatre femmes. Le sexe des interprètes ayant en réalité une importance toute relative, c'est plutôt l'absence des acteurs d'origine qui risquait de mettre à mal ces nouvelles aventures. Pourtant, le pire a été évité. Kristen Wiig, Melissa McCarthy, Kate McKinnon et Leslie Jones s'en sortent très franchement avec les honneurs. Durant presque deux heures les quatre actrices cabotinent mais sans jamais être lourdes. Le film est souvent drôle et l'on passe un agréable moment de cinéma humoristique. Le principal soucis demeure au niveau de l'intrigue. A moins qu'il ne s'agisse finalement de charisme, mais pourquoi donc ne ressentons-nous pas cette emprise que pouvaient avoir les films du cinéaste Ivan Reitman et qui nous permettaient aisément de s'y replonger à plusieurs reprises ? Car ici, c'est un fait, même si l'humour est présent au delà de nos espérances, à côté de cela, le récit est un peu creu. En fait, c'est du déjà vu, mais en moins bien. A aucun moment le film de Paul Feig ne parvient à égaler les deux classiques des années quatre-vingt. En terme d'effets-spéciaux, rien de neuf. On part ici du principe originale en l'améliorant quelque peu, mais rien de véritablement révolutionnaire n'est à attendre de ce SOS Fantômes nouvelle génération. N'écoutez pas ceux qui, radicalement, vous diront que ce reboot est une merde car il n'en est rien. Par contre, si vous êtes fans du (ou des) premier, vous risquez de déchanter un peu. A voir pour se convaincre que l'élève n'a pas fait mieux que le maître...
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