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vendredi 16 janvier 2026

La femme de ménage de Paul Feig (2025) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Ça me ronge l'esprit... Tandis que je m'étais rendu dans ma salle de cinéma préférée pour y découvrir le dernier long-métrage de Paul Feig, je m'y endormi au bout d'une demi-heure. Trente minutes intenses qui ne semblaient pas m'avoir menti sur la marchandise. Le livre à l'origine du film ? La femme de ménage de la romancière américaine Freida McFadden. Pas lu et c'est tant mieux. La bande-annonce ? Pas vue et là encore, c'était le meilleur choix à faire. Débarquer au cinéma vierge de toute information. De toute donnée qui aurait pu révéler des indices permettant de savoir par avance ce qui se cachait derrière l'intrigue. Il fallait donc que j'y retourne une seconde fois. Après avoir vidé un tube entier de Vitascorbol C500. Je me rendais donc dès le lendemain en salle... Mais entre-temps, tout fier d'avoir pu au moins découvrir la première demi-heure de La femme de ménage lors de la première projection, c'est avec un melon gros comme une pastèque et des chevilles aussi épaisses qu'un poteau électrique que je décidais de diffuser l'information autour de moi et selon laquelle le film de Paul Feig était une sacrée expérience. Alors même que je n'en avais découvert que le tiers. Ouais, ça me ronge l'esprit. Car une fois à nouveau sorti de la sallede cinéma après avoir cette fois-ci découvert le film dans son intégralité, ce fut la complète déconvenue. Et dire que dans mon entourage, certains se sont peut-être précipité au cinéma par ma faute pour le découvrir à leur tour... Certes, La femme de ménage n'est pas un mauvais film. Sydney Sweeney est toujours aussi mignonne et le Beau Mâle qu'elle va côtoyer (l'acteur Brandon Sklenar) ne laissera sans doute pas indifférente la gente féminine. Du moins, jusqu'à un certain point. La jeune interprète incarne le rôle de Millie, une ancienne détenue qui après avoir passé les dix dernières années de sa vie derrière les barreaux est sans emploi et dort dans sa voiture. Ayant échappé aux cinq dernières années qui auraient dû conclure sa période de condamnation, elle doit rendre des comptes à son agent probatoire et trouver rapidement un emploi si elle ne veut pas prendre le risque de retourner en prison. Le miracle a lieu lorsque Nina Winchester (l'actrice Amanda Seyfried), une femme mariée à un homme très riche, lui propose un emploi de femme de ménage. En effet, étant enceinte, cette dernière pense confier les tâches ménagères à sa future employée. Millie saute sur l'occasion. Outre le ménage, la jeune femme sera chargée de faire les courses ou de s'occuper de Cece (Indiana Elle), la fille du couple. Si Andrew, l'époux en question s'étonne de voir débarquer chez lui une nouvelle femme de ménage, Cece se montre carrément hostile à sa venue. Installée sous les combles, Millie effectue alors les tâches que lui confie la maîtresse de maison.


Mais bientôt, de graves problèmes de comportement vont faire surface chez Nina. Qui pour commencer accuse tout d'abord Millie d'avoir égaré un texte qu'elle pris le soin d'écrire la veille. Bientôt, l'ambiance devient étouffante. Et même si Andrew tente d'apaiser et de rassurer Millie, la pression devient de plus en plus insoutenable pour la jeune femme qui se sait innocente de tous les reproches que lui fait Nina... Toute cette première partie du long-métrage est impeccable ! Paul Feig réussit à instaurer un climat oppressant et un sentiment de malaise véritablement palpable. De la fiction un brin caricaturale à la réalité, il n'y a qu'un pas que franchit allégrement le cinéaste qui s'y connaît lorsqu'il s'agit de confronter le spectateur au mépris de classe dont est victime la pauvre Millie. Une jeune femme qui au demeurant semble posséder un fort caractère quand d'autres auraient ''lâché l'affaire'' après deux ou trois remarques ou mensonges ! Décrivant dans cette première partie un univers où l'américain moyen est ici représenté par le personnage qu'incarne Sydney Sweeney, la jeune femme doit faire face à des remarques incessantes, non seulement de la part de son employeuse mais également des amies proches de celle-ci. Des bourgeoises guindées qui forment avec Nina, l'élite de la société. Du moins en apparence puisque Paul Feig traite le personnage de Nina sous l'angle de la folie. Un personnage instable au moins aussi flippant que n'importe quel boogeyman du bestiaire fantastique et même parfois davantage puisque s'inscrivant dans le monde réel... Et puis, la rupture arrive. Dans tous les sens du terme, au propre comme au figuré. Entre les personnages, s'agissant du récit, mais également pour le spectateur qui éventuellement pourrait réagir à ma manière et devenir hostile face à la suite du spectacle. Comme l'avait évoqué une amie, celle-là même qui me convainquît d'aller voir le film, La femme de ménage est effectivement empli de retournements de situations, mais se transforme malheureusement en une sorte de romance/machination dont on peut sentir que le récit repose sur un ouvrage écrit par une femme tant le sujet transpire parfois l'engagement de certaines cinéastes ou écrivaines néo-féministes pour tout ce qui touche à la cause des femmes. Un fantasme ? Non, une certitude. Surtout lorsque à la fin, un personnage très secondaire témoigne du comportement violent de son époux. Autant dire que pour Freida McFadden et pour Paul Feig qui semble adouber le roman dans son ensemble, l'homme est un porc, adultère et agressif ! Mais ce fut moins ce ''détail'' de l'histoire qui me fit plonger dans un désintérêt presque total s'agissant de l'heure suivante que de découvrir que les apparences furent trompeuses alors même que j'espérais découvrir un face à face sans cesse renouvelé entre une employée et sa tyrannique maîtresse de maison. Je conçois aisément que cet article manque d'objectivité. Le problème, ici, n'a rien à voir avec l'interprétation ou la mise en scène. Il s'agit juste d'une histoire de goût...

 

mercredi 10 août 2016

Ghostbusters de Paul Feig (2016)



En 1984, Ghostbusters nous contait l'histoire des chercheurs Peter Venkman, Raymond Stantz et Egon Spengler qui, aidés de leur quatrième compagnon Winston Zeddemore et assistés de leur secrétaire Janine Melnitz, chassaient du fantômes dans la ville de New-York, et notamment Gozer, un dieu sumérien téléporté grâce à ses fidèles dont le naïf petit avocat Louis Tully. Cinq ans plus tard en 1989, nos chasseurs de fantômes avaient cette fois-ci maille à partir avec un tableau hanté par l'esprit d'un certain Vigo von Homburg Deutschendorf auquel son serviteur, le conservateur Janos du musée dans lequel se trouvait la peinture devait lui trouver un enfant afin de pouvoir s'y réincarner. La proie de Janos était Oscar, le fils de Dana Barrett et de Peter Venkman.

Vingt-sept ans plus tard, et alors qu'un troisième épisode comptant sur les mêmes personnages était pressenti depuis plusieurs années, le cinéaste abandonne l'idée de réaliser cette troisième mouture. Si Dan Aykroyd, Bill Murray, Ernie Hudson, Annie Potts et Sigourney Weaver, les héros des deux premiers épisodes acceptent de faire un caméo (principe consistant pour une personnalité à apparaître de manière éphémère dans une œuvre cinématographique), ils ne sont malheureusement plus les principaux interprètes de ce qui ne demeure plus comme le Ghostbusters 3 annoncé il y a plusieurs années mais comme un reboot du premier.

A la place d'une équipe de chasseurs de fantômes formée par quatre hommes, c'est désormais sur autant de femmes qu'il va falloir compter pour débarrasser la ville de New-York. Tout commence par la présentation du personnage campé par Kristen Wiig, Erin Gilbert, qui attend sa titularisation en tant qu'enseignante à la prestigieuse université de Columbia. Malheureusement pour elle, son passé ressurgit lorsqu'un homme lui parle de l'ouvrage qu'elle a écrit il y a plusieurs années en compagnie d'Abby Yates, sa plus vieille amie. Un livre sur les fantômes dont l'existence et la reconnaissance risque d’entacher sa crédibilité et l'empêcher d'accéder au poste qu'elle bride.

Kristen se rend très vite compte qu'Abby a décidé de promouvoir leur ouvrage et décide d'aller la retrouver afin de lui demander de faire machine arrière. C'est là qu'elle rencontre Jillian Holtzmann, l'assistante d'Abby, dans un laboratoire entièrement dévolue à la chasse aux fantômes. Par un concours de circonstances, les trois femmes vont être amenées à combattre une entité dans un manoir, et à former ainsi une nouvelle équipe au détriment de la carrière d'Erin qui finalement est mise à la porte de l'université. Au trio va bientôt s'ajouter Leslie Jones, employée du métro venue leur demander de l'aide avant de se joindre au groupe, ainsi que Kevin, nouvellement employé afin d'assurer la réception des appels téléphoniques. Les Ghostbusters, armées de toute une série d'armes conçues par Jillian vont devoir combattre un certain Rowan North, un petit employé aigri par des années d'humiliation et bien décidé a ouvrir l'accès à notre monde à une foule de fantômes...

Ghostbusters version 2016 n'est pas le film que tout le monde semblait déjà considérer comme un ratage complet. Et c'est bien un fan des deux premiers épisodes qui écrit cela. Alors, évidemment, on peut se demander où se situe la légitimité de réaliser un reboot alors que les deux premiers épisodes se suffisaient à eux-mêmes. On comprend l'envie des producteurs d'engranger de fortes sommes d'argent sur une licence qui a marqué toute une génération alors qu'il suffisait simplement de réaliser une suite au second volet tout en cherchant un scénario pouvant légitimer l'absence de nos héros préférés. Sans doute la mort de l'acteur Harold Ramis en 2014 tuait dans l’œuf toute possibilité des autres acteurs des œuvres originales, mais cela justifiait-il la présence dans ce reboot d'un casting radicalement différent ?

Certains évoquent le fait que l'équipe soit formée désormais non pas de quatre hommes mais de quatre femmes. Le sexe des interprètes ayant en réalité une importance toute relative, c'est plutôt l'absence des acteurs d'origine qui risquait de mettre à mal ces nouvelles aventures. Pourtant, le pire a été évité. Kristen Wiig, Melissa McCarthy, Kate McKinnon et Leslie Jones s'en sortent très franchement avec les honneurs. Durant presque deux heures les quatre actrices cabotinent mais sans jamais être lourdes. Le film est souvent drôle et l'on passe un agréable moment de cinéma humoristique. Le principal soucis demeure au niveau de l'intrigue. A moins qu'il ne s'agisse finalement de charisme, mais pourquoi donc ne ressentons-nous pas cette emprise que pouvaient avoir les films du cinéaste Ivan Reitman et qui nous permettaient aisément de s'y replonger à plusieurs reprises ? Car ici, c'est un fait, même si l'humour est présent au delà de nos espérances, à côté de cela, le récit est un peu creu. En fait, c'est du déjà vu, mais en moins bien. A aucun moment le film de Paul Feig ne parvient à égaler les deux classiques des années quatre-vingt. En terme d'effets-spéciaux, rien de neuf. On part ici du principe originale en l'améliorant quelque peu, mais rien de véritablement révolutionnaire n'est à attendre de ce SOS Fantômes nouvelle génération. N'écoutez pas ceux qui, radicalement, vous diront que ce reboot est une merde car il n'en est rien. Par contre, si vous êtes fans du (ou des) premier, vous risquez de déchanter un peu. A voir pour se convaincre que l'élève n'a pas fait mieux que le maître...
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