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samedi 26 octobre 2024

Cycle Les Charlots: À nous quatre, Cardinal ! de André Hunebelle (1974)



Afin de montrer son estime au Duc de Buckingham, la Reine de France lui a offert le collier de ferrets, cadeau de son époux le Roi, et que ce dernier aimerait lui voir porter pour leur prochaine apparition en public. Désemparée, elle envoie les mousquetaires d'Artagnan, Athos, Porthos, Aramis et leurs valets Planchet, Bazin, Mousqueton et Grimaud récupérer son bien en Angleterre avant que le Roi ne s'aperçoive de sa disparition et que son épouse ne soit déshonorée.
Ses ennemis, le Cardinal de Rochefort et le Père Joseph apprenant que les huit hommes partent afin de retrouver le collier de ferrets, envoient quant à eux Milady de Winter afin que la jeune femme séduise le Duc de Buckingham et lui dérobe le bijou avant que les amis de la Reine ne puissent mettre la main dessus. Alors que les huit hommes et Milady se retrouvent par hasard devoir passer la nuit dans la même auberge avant leur voyage pour l'Angleterre, les quatre mousquetaires tombent l'un après l'autre dans un piège fomenté par la jeune femme. Le lendemain matin, après avoir retrouvé leur maîtres profondément endormis au pied du lit de Milady, leurs valets s'emparent de leur costume et prennent le bateau en direction de l'Angleterre...

Suite directe des Quatre Charlots Mousquetaires, À nous quatre, Cardinal ! Nous conte donc les pérégrinations des Charlots en Angleterre. Toujours interprété par le célèbre quatuor de comiques, on retrouve une fois de plus le cinéaste André Hunebelle aux commandes de ce film de cape et d'épée humoristique qui n'économise pas sur l'action puisque les combats à l'épée sont assez fréquents et dynamisent un récit relativement simpliste.

André Hunebelle fait un clin d’œil à son propre film Fantômas contre Scotland Yard lors d'une scène qui voit le Cardinal de Rochefort et Milady batailler pour attraper un cheval. Comme le fera plus tard Dany Boon avec Bienvenue chez les Ch'tis, André Hunebelle enb met une couche concernant les clichés relatifs à l'Angleterre avec la non moindre pluie qui tombe dès l'arrivée de nos héros. Le film n'est pas spécialement drôle, plutôt amusant et même assez réussi si l'on tient compte du fait qu'avant André Hunebelle, les cinéastes qui se sont attachés à faire jouer Gérard Rinaldi, Gérard Filippelli, Jean Sarrus et Jean-Guy Fechner l'on fait à travers des œuvres comiques plutôt lourdingues.

André Hunebelle profite donc de l'engouement du public pour faire jouer ces quatre musiciens reconvertis dans le cinéma humoristique, demeurant toujours les auteurs des bandes originales, mais montre un certains respect en leur coltinant des rôles plus fins qu'à leurs habitudes, après avoir tout de même fait jouer d'illustres acteurs de la trempe de Jean Marais et de Louis de Funès. Siu cette suite est moins drôle que le premier round, À nous quatre, Cardinal ! demeure une belle réussite qui allie l'humour et l'aventure. Toujours aussi attachants, les Charlots se lâchent littéralement en fin de bobine. Une forme d'explosion burlesque qui rappellera au public leurs méfaits passés et qui firent leur gloire. Le reste de la production reste égale à elle-même bien que Paul Préboist soit moins visible à l'écran que lors du premier épisode. On y retrouve à nouveau Josephine Chaplin dans le rôle de Constance Bonacieux et qui n'est autre que la propre fille de l'acteur Charles Chaplin. Le film est une complète réussite... 


samedi 19 octobre 2024

Cycle Les Charlots: Les Quatre Charlots mousquetaires de André Hunebelle (1974)



Alors que les célèbres mousquetaires Athos, Porthos, Aramis et d'Artagnan remportent tous les suffrages auprès de leurs concitoyens, leurs valets Grimaud, Mousqueton, Planchet et Bazin rectifient le tir en expliquant que leur maîtres ont fait leur renommée en partie grâce à eux. Alors qu'un certain Alexandre Dumas assiste au témoignage des quatre hommes, ces derniers racontent comment ils ont empêché un complot ourdi par le Cardinal de Rochefort, le père Joseph et Milady de Winter de se mettre en place...

Très librement adapté du roman d'Alexandre Dumas Les Trois Mousquetaires, Les Quatre Charlots Mousquetaires est le sixième long-métrage à mettre à l'honneur le quatuor de comiques. Le tournage a été partagé entre studio et décors naturels, du château de Meillant, dans le département du Cher, tout comme celui de Culan, lui aussi situé dans la même région, et jusqu'aux studios de Billancourt à Paris. Le cinéaste André Hunebelle qui a beaucoup fait jouer l'acteur Jean Marais avec lequel à joué Louis de Funès dans la trilogie Fantômas, offre aux Charlots Jean-Guy Fechner, Gérard Filipelli, Gérard Rinaldi et Jean Sarrus leur premier film de cape et d'épée.

Beaucoup de costumes donc, et des gags moins nombreux et sans doute un peu moins lourds que par le passé. Les quatre comiques vont se voir offrir l'opportunité de porter de nombreux costumes donc, et de devoir par conséquent jouer sur plusieurs registres tout en conservant ce qui fait la particularité de leur personnage. D'abord Valets des célèbres mousquetaires créés par Alexandre Dumas, il vont se fondre au cœur d'une intrigue en revêtant des habits de gouvernantes, d'hommes d'église et même de mousquetaires. 


Les Quatre Charlots Mousquetaires mêle roman historique et comédie, et même si tout cela ne vole jamais très haut, on passe un moment relativement plaisant. Que les fans des Charlots qui n'auraient pas encore vu celui-ci se rassurent : si dans un premier temps, il est vrai qu'on ne les voit que très rarement à l'image, ils deviennent ensuite la pièce centrale du film,épaulés en cela par la très amusante prestation de l'acteur Paul Préboist dans le rôle du Père Joseph et qui illumine les scènes de sa présence et de son parler si particulier.

Outre ce dernier, le film de André Hunebelle compte pas mal d'acteurs connus puisqu'au générique, on peut noter la présence de Daniel Ceccaldi dans le rôle du Roi Louis XIII, Bernard Haller dans celui du Cardinal de Rochefort, Jacques Legras en Alexandre Dumas, Bernard Menez en Gouverneur par Intérim de la Bastille, et une fois encore, Jacques Seiler qui décidément demeure fidèle aux Charlots. De cette œuvre naîtra en cette même année 1974 une suite intitulée À nous quatre, Cardinal ! Toujours interprétée par les Charlots et par la distribution de ce premier film conjoint entre le cinéaste et les comiques...

mardi 9 juin 2020

OSS 117 se Déchaîne d'André Hunebelle (1963) - ★★★★★★★☆☆☆



Le personnage de OSS 117 est né de la plume de l'écrivain français Jean Bruce en août 1941. De son vrai nom Hubert Bonisseur de La Bath, il est agent secret. Il travaille tout d'abord pour l'OSS (Office of Strategic Services) avant d'entrer plus tard dans la CIA ( Central Intelligence Agency). Si l'on ne tient compte que des œuvres écrites par Jean Bruce lui-même, elles totalisent le nombre de quatre-vingt huit romans. Mais si l'on y ajoute le nombre vertigineux de 167 ouvrages écrits par plusieurs membres de sa famille à la suite de son décès, le nombre total de romans ayant pour vedette le personnage d'OSS 117 culmine à 255 !!! avec un tel héritage littéraire laissé derrière lui, l’œuvre de Jean Bruce ne pouvait pas raisonnablement laisser indifférent le septième art qui à partir de 1957 s'est lancé dans une série de projets cinématographiques. Le premier d'entre eux, réalisé par Jean Sacha est incarné par l'acteur Ivan Desny dont il s'agira de sa seule participation à la franchise. La suite, c'est le réalisateur André Hunebelle qui s'en chargera en réalisant pas moins de quatre longs-métrages mettant en scène Hubert Bonisseur de La Bath entre 1963 et 1968. À noter qu'entre le troisième et le quatrième d'entre eux, un épisode sera également tourné sous la houlette de Michel Boisrond en 1966...

OSS 117 se Déchaîne est donc le premier film d'André Hunebelle consacré au célèbre espion américain dont la famille est française d'origine. Situé dans le sud de la France, en Corse ainsi qu'à Nice, l'intrigue tourne autour de la mort d'un agent secret de l'OSS. William Roos (l'acteur français Jacques Harden). Est envoyé sur place pour enquêter, Hubert Bonisseur de La Bath alias OSS 117. Là-bas, il fait notamment la connaissance de la suédoise Lucia qui depuis trois mois est à la colle avec Nicolas Renotte. En enquêtant parmi une bande de truands, OSS 117 découvre bientôt l'existence d'une grotte à l'intérieur de laquelle, une organisation se charge d'installer un système de détection de sous-marins dont l'usage pourrait avoir des conséquences lourdes sur la planète au moment même où sévit la guerre froide. C'est sans doute pour cette raison que William Roos a été tué pour avoir eu la curiosité de s'en approcher. Et c'est sans doute pour ne pas rencontrer de problèmes avec le Milieu que Nicolas Renotte choisi de mentir lorsqu'il est interrogé, et par la police, et par OSS 117...

Tourné en noir et blanc en 1963, OSS 117 se Déchaîne est le vingt-quatrième long-métrage du réalisateur français André Hunebelle. Lui qui tourna notamment auprès de Jean Marais (Le Bossu, Le Capitan) et de Louis de Funès (Taxi Roulotte et Corrida) avant de les réunir dès 1964 pour la fameuse trilogie Fantômas, lui qui termina quasiment sa carrière aux côtés des Charlots en réalisant auprès d'eux et coup sur coup Les quatre Charlots Mousquetaires et Les Charlots en folie : À nous Quatre Cardinal! en 1974, s'est donc attelé dès 1963 à réaliser quatre longs-métrages consacrés au célèbre espion créé par Jean Bruce. Dans cette première aventure au titre légèrement trompeur (si pour OSS 117 se ''déchaîner'' signifie donner quelques gifles et coups de pieds, alors nous sommes d'accord. Autrement...), il offre à ses interprètes un voyage dans le sud de la France. Des paysages de rêves pour une intrigue semant les morts avec une régularité de métronome. Peu avare, le réalisateur et le scénario qu'il écrivit à huit mains en compagnie de Pierre Foucaud, Richard Caron et Patrice Rondard, inspirés par le roman OSS 117 prend le maquis de Jean Bruce font la part belle aux bagarres et aux règlements de compte. Séducteur invétéré, Hubert Bonisseur de La Bath passe son temps libre à courir le jupon.

Et parmi ceux-ci, celui de la délicieuse Irina Demick, actrice française qui incarne le rôle de la suédoise Lucia. Parfois irritant, surtout dans la première partie où dès qu'il aperçoit une femme il ne peut s'empêcher de la séduire, OSS 117 calme cependant le jeu en cours de route et se concentre sur l'essentiel. Alors que le tout premier James Bond est sorti un an auparavant, le personnage campé par l'acteur américain Kerwin Mathews ne fait pas tout à fait le poids. Ce qui n'empêchera absolument pas le spectateur de le trouver charmant et sympathique. Le long-métrage, malgré son statut de film d'espionnage, ne dénigre jamais un humour qui transpire dans nombre de séquences. En dehors de l'interprète principal et de la charmante actrice qui le colle à partir de la seconde moitié du récit, les spectateurs remarqueront la présence de quelques très intéressantes ''gueules'' du cinéma français, telle celle du chilien Daniel Emilfork que l'on découvrira beaucoup plus tard chez Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro (La Cité des Enfants Perdus en 1995), de Henri-Jacques Huet dans le rôle de Nicolas Renotte, ou encore de Henri Attal dans la peau de Manuel, l'homme de main. Pour une première incartade d'André Hunebelle dans l''univers d'OSS 117, OSS 117 se Déchaîne est une très bonne surprise, fraîche (pour l'époque) et surtout relativement divertissante...

jeudi 30 janvier 2014

Fantômas Contre Scotland Yard de André Hunebelle (1966)



Le lord Edward Mac Rashley reçoit dans sa demeure écossaise la visite de son ami Sir Walter Browne. Ce dernier a été en effet convoqué par Mac Rashley en raison d'un point qui l'intrigue concernant le contrat d'assurance sur la vie, et notamment une close qui ne couvre pas le suicide. Le lord demande alors à son ami de bien vouloir modifier cette dernière. Malheureusement pour lui, celui qu'il croit être Walter Browne est en réalité Fantômas, une nouvelle fois grimé. Le malfrat en profite pour imposer à Mac Rashley un impôt sur le droit de vivre avec, au cas échéant, une majoration de dix pour-cents. Les plus réfractaires à lidée de devoir payer cet impôts à Fantômas en subiront les frais, comme Walter Browne par exemple, dont le cadavre est jeté d'un hélicoptère par les hommes de main de Fantômas en signe de message.

L'affaire fait grand bruit, et en France, le commissaire Juve, le journaliste Fandor, ainsi que sa compagne et photographe Hélène Gurn sont conviés à se rendre au château des Mac Rashley. Au beau milieu d'invités de marque, le trio français tente de se fondre. Le commissaire Juve, qui est accompagné de l'inspecteur Bertrand, redoute la présence de Fandor et de sa compagne. Ridiculisé par le passé, il appréhende l'idée de faire la une des journaux et d'être une fois de plus humilié.

Dès leur arrivée, d'étranges phénomènes se déclarent dans la région écossaise. Alors qu'ils empruntent une forêt brumeuse, un arbre manque de s'écraser sur le toit de leur véhicule. Le commissaire Juve constate que le tronc a été volontairement scié. Plus tard, et alors qu'ils sont tous arrivés au château, le policier est témoin de curieuses apparitions de fantômes dans sa chambre. Malheureusement pour lui, il est le seul a en être témoin et finit une fois de plus par se ridiculiser.

Mais derrière tout ça se cache un homme bien connu du commissaire : Fantômas...

Troisième et dernier volet de la trilogie consacrée au célèbre bandit, Fantômas Contre Scotland Yard plonge davantage le spectateur dans une ambiance fantastique, mettant de côté l'aspect espionnage de l'épisode précédent. Les scénaristes Jean Halain et Pierre Foucaud ont créé une foule de situations pour mettre à mal la réputation du commissaire Juve qui aux cotés de Fandor et d'Hélène va traquer son pire ennemi. Louis de Funès en fait encore des tonnes et libère une sacrée énergie, notamment durant le manège incessant qui l'oppose à de pseudo-fantômes. Une très belle ambiance fantastique est créée autour du château de lord Edward Mac Rashley, qui contrairement à l'idée reçue n'est pas situé en Écosse mais bien en France, à Roquetaillade.

Fantômas Contre Scotland Yard demeure pour certains comme le meilleur épisode. Pour d'autres, une semi-déception. Il diffère c'est certain des précédents épisodes. Plus léger peut-être, il reste néanmoins d'une très bonne qualité. Louis de Funès prend un pas d'avance supplémentaire sur Jean Marais qui du haut de ses cinquante ans commence à fatiguer (notamment durant les scènes de cascade). La première moitié du film est absolument jouissive. Pas effrayante pour un sous, elle permet à l'acteur comique de se lâcher et de donner dans un registre qu'il connaît par cœur. Il court, gesticule, crie, chute, balbutie, transpire et grimace sur un rythme effréné. Ça va tellement vite que dès lors, la suite devient lourde et manque de rythme. La longue scène de la partie de chasse devient presque un supplice. Quand à la fin, elle ne consacre pas cette superbe trilogie. Mais il ne faut pas bouder son plaisir car le film, tout comme les deux autres, réserve un lot du situations qui font que l'on passe un très agréable moment en compagnie de Juve, Fandor, Hélène et Fantômas...

A voir également: 




                                                                  Fantômas                   Fantômas Se
                                                                                                       Déchaine 





vendredi 10 janvier 2014

Fantômas se Déchaîne de André Hunebelle (1965)



Voilà un an que Fantomas n'a pas reparu. Pour remercier comme il se doit le commissaire Juve pour ses bons et loyaux services à la France, un ministre fait de lui un Chevalier de la Légion d'Honneur. Devant un parterre d'invités, le ministre fait l'éloge du commissaire lorsque ce dernier reçoit un billet le félicitant pour sa décoration. Une missive signée FANTOMAS !!!

Ce dernier ne se fait pas attendre pour reprendre ses activités criminelles et fait enlever par ses hommes de main le professeur Marchand, génial inventeur d'un rayon télépathique permettant de prendre le contrôle de la pensée humaine. 


Le commissaire Juve est sur le coup. Prié par le ministre qui la décoré quelques jours auparavant, il met au point un stratagème pour piéger son ennemi juré. Réunissant son équipe au complet, il exhibe des gadgets censés réussir à mettre la main sur Fantomas. D'abord un cigare, qui une fois allumé est capable de tirer une balle. Puis une gabardine munie d'un faux bras permettant à celui qui la porte de cacher en dessous, l'un des véritables membres de son possesseur, alors armé.

Lors d'une conférence de presse à laquelle participe le bras droit de Marchand, le professeur Lefebvre, met à jour l'existence d'un appareil capable de contrôler l'homme à distance. Le journaliste Fandor exprime alors ses inquiétudes quand à ce que pourrait faire de cette invention Fantomas s'il l'avait en sa possession. Le professeur Lefebvre se veut rassurant et précise que sans les résultats de ses expériences, l'invention du professeur ne pourra pas aboutir.


Malgré la protection de la police et l'idée farfelue de Fandor de prendre la place du professeur Lefebvre, celui-ci finit par tomber aux mains de Fantomas...

Deuxième épisode de la saga Fantomas, Fantomas se Déchaîne a peut-être plus encore que le premier les allures d'une comédie d'espionnage. Louis de Funès y arbore effectivement une gabardine-gadget grotesque peut-être, mais fait de cette suite, un film à la manière du célèbre James Bond avec cependant, une prédisposition pour l'humour qui gagne en force à mesure que la saga avance.


Il faut savoir avant toute chose que le personnage de Fantomas, bien connu pour avoir été interprété par Jean Marais, devait être le principal, relayant celui campé par Louis de Funès au second plan. En pleine ascension, et après des années de galère, de Funès veut en découdre avec le personnage qui lui est confié et parvient sans peine à « bouffer » ceux de Fantomas et de Fandor. Jean Marais en tiendra d'ailleurs rigueur à Louis de Funès en affirmant que celui-ci en fait trop.

Et c'est vrai que Louis de Funès en fait beaucoup. Des tonnes même. Mais c'est pour ça qu'on l'aime. Ce second rôle qui lui est confié devient alors le premier, et chacune de ses interventions est un pur régal, mettant tous ses « adversaires » au tapis. Fantomas se Déchaîne est donc bien un film de de Funès. Peut-être l'un des meilleurs d'ailleurs parmi sa florissante filmographie. 
 

Petites anecdotes: On aperçoit le fils de Louis de Funès, Olivier, pour la toute première fois au cinéma dans Fantomas se Déchaîne. Louis de Funès faillit ne pas interpréter le rôle du commissaire Juve, aucun scénario n'étant été au préalable écrit pour lui. C'est grâce au succès remporté par le premier volet, ainsi que par Le Gendarme de Saint-Tropez et Le Corniaud, que le rôle a été crée dans cette suite...

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dimanche 24 mars 2013

Fantômas de André Hunebelle (1964)


Fantômas a encore frappé. A paris, une nouvelle bijouterie vient de se faire voler pour plus de cinq millions de nouveaux francs. Le commissaire Juve se veut rassurant et lors d'une intervention télévisée, il affirme être sur le point d'arrêter l'insaisissable criminel. De son coté, le journaliste Fandor ironise sur les capacités de la Police a stopper la vague de crimes dont se rend coupable Fantômas et décide de mener sa propre enquête. Il commence tout d'abord par inventer une fausse interview en compagnie de sa fiancée et photographe Hélène Gurn qui le prend en photo grimé en fantômas dans un cimetière. Dans cette interview, il égratigne la réputation du commissaire Juve qui rend visite au jeune journaliste pour lui donner son avis sur l'article qu'il a écrit. C'est dans le locaux du journal qu'une bombe explose, envoyée par le vrai Fantômas. Le commissaire Juve est alors persuadé que ce dernier et Fantômas ont un rapport et décide de remonter la piste du criminel en faisant suivre le journaliste.

Vêtu de haillons, le commissaire Juve opère dans le quartier où vit Fandor lorsqu'il est pris pour un soulard par deux agents de police qui l'emmènent au poste de police. Peu de temps après, Fandor est assommé chez lui et lorsqu'il se réveille, c'est pour constater qu'il a été transporté chez Fantômas...

Si c'est bien la série de films réalisés par André Hunebelle qui a popularisé le personnage de Fantômas, il ne s'agit pas d'une pure création cinématographique mais littéraire dont les auteurs furent Pierre Souvestre et Marcel Allain. Les deux hommes écrivirent à eux deux trente-deux romans inspirés des péripéties de Fantômas. Après le décès de Pierre Souvestre, Marcel Allain continua à écrire les aventures de leur héros et donna naissance à onze romans supplémentaires.

Au cinéma, Fantômas fit d'abord son apparition dans spet œuvres muettes et en noir et blanc entre 1913 et 1937. Puis trois autres, toujours en noir et blanc mais parlantes entre 1932 et 1949. Suibirent alors les trois volets de la trilogie d'André Hunebelle, Fantômas, Fantômas Se Déchaine et Fantômas Contre Scotland-Yard.

La trilogie faillit devenir une tétralogie devant l'énorme succès remporté par le premier volet Fantômas en URSS. Plus de 60 millions d'entrées, ce qui poussa les producteurs à envisager un épisode tourné en URSS et titré Fantômas A Moscou. Mais l'idée fut abandonnée et après les second et dernier volets de la trilogie, le personnage de Fantômas a disparu de la circulation au cinéma, jusqu'à ce projet de Christpohe Gans qui depuis 2003 est annoncé mais semble encore dans les cartons.
A la télévision, quatre épisode de Fantômas ont été réalisés en 1979 et s'inspirent de quatre des aventures écrites par Pierre Souvestre et Marcel Allain.

Dans le Fantômas de André Hunebelle, c'est Jean Marais lui-même qui exécute ses propres cascades. L'acteur qui interprète le journaliste Fandor se cache également derrière le visage de Fantômas lorsque celui-ci est grimé autrement qu'avec son angoissant masque bleu. Un masque qui ne laisse transparaitre aucune émotion. Plus que Fantômas ou Fandor, c'est bien évidemment la présence de Louis De Funès dans le rôle du commissaire Juve qui marque les esprits. On retrouve le jeu habituel de l'acteur comique. On s'amuse à le voir défier son pire ennemi, se ridiculisant plus souvent qu'à son tour, et sans jamais parvenir à mettre le grappin dessus.
Le rôle était au départ prévu pour un autre grand acteur français: Bourvil. Mais ce dernier refusa le rôle et c'est ainsi que De Funès se retrouva dans la peau du commissaire Juve. Le film est devenu l'un des films comiques français les plus populaires. A tel point qu'en 1995 une publicité utilisa le personnage de Fantômas, celui des films de Hunebelle, afin de faire la promotion d'une voiture.
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