Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


Affichage des articles dont le libellé est Cycle Larry Cohen. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cycle Larry Cohen. Afficher tous les articles

dimanche 19 février 2017

Cycle Larry Cohen - Island of the alive : It’s alive III (1987) - ★★★★★☆☆☆☆☆



Dernier article consacré au cinéaste américain Larry Cohen, La Vengeance des Monstres (Island of the alive : It’s alive III) est également le dernier volet de la trilogie consacrée aux bébés monstres. Treize ans après l'original et huit après sa suite, que reste-t-il d'une œuvre qui déjà à l'époque souffrait de défauts rédhibitoires ? En fait, pas grand chose si ce n'est un grand déballage de scènes qui n'ont souvent pas grand chose à voir les unes avec les autres. Larry Cohen n'est désormais plus que le producteur exécutif (la production étant assurée par Paul Kurta) d'une licence en fin de vie qui cherche à reprendre un peu de vigueur en établissant le domaine de ses créatures sur une île déserte. Un petit coin de paradis pour ces enfants malmenés par la presse et par les autorités mais qui retrouvent malgré tout un peu d'espoir grâce à quelques rares individus. C'est ainsi que l'on retrouve pour la troisième fois l'acteur Michael Moriarty dans une œuvre signée Larry Cohen. Avec davantage de cheveux sur le caillou, il interprète le rôle d'un père dont la femme a elle aussi enfanté un monstre. Toujours aussi hideuses, la créature imaginée par le maquilleur Rick Baker a gagné des gallons supplémentaires dans le domaine de la laideur.

Désormais, il ne s'agit plus de montrer des bébés monstrueux quelques jours après leur naissance mais des enfants à la croissance rapide et âgés de cinq ans. Autant d années à vivre reclus sur une île, et malgré leur bas âge, capables de procréer. Et c'est d'ailleurs ce qu'il ne se gêneront pas de faire. Aux côtés de Michael Moriarty, on découvre avec étonnement la présence de l'actrice américaine Karen Black qui fit vivre des jours heureux à un grand nombre de longs-métrages, tous genres confondus. Du film catastrophe (747 en Péril), au film de science-fiction politique (Capricorn One), en passant par l'épouvante pure (le chef-d’œuvre de Dan Curtis Burnt Offerings).

Avec La Vengeance des Monstres, l'aura de l'actrice dégringole dangereusement. On ne sait pas vraiment si elle y est simple serveur, entraîneuse, ou tapineuse. D'une blondeur qui la confine parfois au rôle de poule vulgaire, on se demande ce qu'est venue faire la star dans ce petit budget sans grand intérêt. Larry Cohen tourne à la dérision un sujet auquel avait pourtant tenté à l'origine de prendre le plus grand soin. Tout commence par un procès pas tout à fait digne de Perry Mason mais presque. Ou comment convaincre que tuer les vilaines créatures n'est peut-être pas la solution. Ensuite, c'est direction l'île en question. Un havre de paix pour les anciens bébés-tueurs devenus des adultes précoces mais par pour la majorité de ceux qui aimeraient y fouler le sol. Des chasseurs d'hommes. Pardon! D'enfants. Et un Michael Moriarty accompagné de plusieurs scientifiques et d'un flic qui cabotine exagérément, au désagrément d'une femme qu'il drague ouvertement.

On se surprend à sourire. Car si même l'acteur n'est pas des plus épatant, ses répliques de séducteurs raté sont parfois amusantes et créent une rupture avec une scène ayant précédé celle située sur un bateau. Un passage embarrassant d'ailleurs. Assez dérangeant lors duquel il est rejeté par une prostituée qui voit en cet homme dont l'épouse a donné naissance, un individu porteur d'une maladie. Sans faire preuve d'aucun tact, la jeune femme dégage notre sympathique héros de sa chambre. Assez troublant. Michael Moriarty ne se départissant jamais de son sourire, même dans les pires situations (on se demande d'ailleurs dans quelle mesure ce comportement est dû à son interprétation et non pas à son piètre jeu d'acteur), on oublie assez vite ce passage dénué d'humanité pour se concentrer sur une intrigue parfois confuse (passages entre des scènes situées sur un bateau et celles d'un bar). Des courses-poursuites dont le point de chute s'avère être une plage sur laquelle plusieurs individus vont tenter de violer Ellein (Karen Black). Larry Cohen se disperse un peu trop. Des scènes pas si inutiles que ça puisqu'elles permettent tout de même de maintenir le rythme. Jusqu'à un final qui aurait dû être émouvant mais qui, permettez-moi de le dire, confine au grotesque. Il était donc temps pour les bébés de Larry Cohen d'aller se coucher et moi, de mettre un terme au cycle lui étant consacré...

vendredi 17 février 2017

Cycle Larry Cohen - God Told Me To (1979) - ★★★★★★☆☆☆☆



Après The Stuff, j'ai le choix entre deux autres longs-métrages. Soit je commence par God Told Me To et je termine par It's Alive III: Island of the Alive. Soit je décide de commencer par le dernier volet de la trilogie It's Alive et je clôt le cycle avec ce qui demeure apparemment le mieux apprécié par les amateurs de l’œuvre du cinéaste américain Larry Cohen. N'ayant pas une once de patience et désireux de voir à quoi peut ressembler cette curieuse histoire mêlant meurtres en série et secte agissant selon la volonté de Dieu, je commencerai donc par God Told Me To, plus connu chez nous sous le titre Meurtres sous Contrôle. Il s'agit du cinquième long-métrage de Larry Cohen. Encastré entre It's Alive et The Private Files of J. Edgar Hoover, la chose est réputée pour être assez étrange. Qui a dit barrée ?

Été 1979, à New-York, USA. Il fait beau quand tout à coup, au cœur même de cette cité grouillante de vie, il pleut des balles. Un tireur fou juché au sommet d'une tour abat froidement et avec méthode hommes et femmes sans distinction d'âge. Cet homme est le premier d'une longue série d'individus qui tueront pour celui qui leur commandera de le faire en son nom. Un nouveau messie. En fait, un hybride, étonnant croisement entre une entité extraterrestre et une femelle terrienne demeurée immaculée. Une Marie des temps modernes, abductée, violée, inséminée et renvoyée à la surface de la planète pour donner naissance à une engeance que l’œuvre de Larry Cohen définira plutôt comme le principal ennemi de notre Seigneur, le Diable en personne.
Et pour convaincre ceux qui voudraient émettre une opinion, différente, il lui offre comme abri un sous-sol. Insalubre, décrépit, et surtout, une chaudière prodiguant des flammes faisant de ce lieu, l'Enfer tel qu'on l'imagine le plus souvent.

Curieux effectivement, ce God Told Me To où forniquent ensemble science-fiction, fantastique, horreur et policier. Des fous de Dieu tuant sous les ordres télépathiques d'un sociopathe hybride (le très flippant Richard Lynch, acteur immolé qui offre une fois de plus son incroyable visage brûlé). Et face à eux, un flic qui ne cesse de remettre en question sa foi, jusqu'à la révélation finale, inattendue. Tous les défauts du cinéma de Larry Cohen ressurgissent. Un trop plein d'idées qu'une mise en scène pâlotte et un montage incohérent finissent par plomber.
Merde, quoi ! Il y avait matière à donner naissance à un chef-d’œuvre, à un long-métrage intemporel. A un classique du genre. On se contera finalement de suivre l'enquête policière du lieutenant Peter J. Nicholas sans véritable passion mais avec un intérêt tout juste suffisant. Pour incarner le rôle du flic, Larry Cohen pense d'abord à l'acteur Robert Forster mais celui-ci abandonne au bout de deux jours. C'est Tony Lo Bianco qui prend alors sa place. Si chez nous, cet acteur qui a pourtant joué dans des dizaines de longs-métrages n'est pas des plus connu, certain reconnaîtront l'homme qui interpréta le rôle de Raymond Fernandez dans le film culte de Leonard Kastle, The Honeymoon Killers en de 1970 et tourné en noir et blanc.
God Told Me To laisse un curieux sentiment d'inachevé. On appréciera le cadre souvent déprimant d'une cité en décomposition. Des ruelles insalubres. Des bars en mode « coupe-gorge ». des maquereaux. Des putes. Bref, une ville qu'il est temps de nettoyer. Et surtout un flic barré. Tiens, comme le film d'ailleurs. Cette impression demeurant toute relative (on a vu des œuvres exigeant beaucoup de concentration avant et après le film de Larry Cohen), aurions-nous été trompés sur la légende qui entoure God Told Me To ? Peut-être un peu, oui...

mercredi 15 février 2017

Cycle Larry Cohen - The Stuff (1985) - ★★★★★☆☆☆☆☆



Larry Cohen débarque en 1985 avec The Stuff. Sur une idée totalement incongrue se cache en réalité un message à l'attention de ces grandes compagnies dont l'enseigne Coca-Cola fait partie et qui ont gangrené la quasi-totalité de la planète avec des produitsde consommation pas forcément bons pour la santé. Le cinéaste américain extrapole le sujet en proposant aux habitants d'une petite ville, puis au pays tout entier, une curieuse substance jaillissant du sol et possédant la texture crémeuse et le goût du yaourt. Le succès est immédiat. Mais, chaque médaille ayant son revers, le Stuff dont les médias martèlent l'esprit des gens a des conséquences inattendues. Ceux qui en consomment commencent à avoir un étrange comportement. D'abord incapables de s'en défaire, ils sont ensuite les victimes d'une curieuse transformation physique qui les vide de tout organe interne, se retrouvant ainsi comme de vulgaires coquilles vides remplies ensuite de ce même stuff qui fait des ravages dans les ménages. Engagé par une boite concurrente à celle qui a la main mise sur le Stuff, un homme va mettre à jour la terrible vérité liée à ce produit dont tout le monde raffole.

En fait, pas vraiment tout le monde. The Stuff vise aussi les tentatives d'assimilation à travers le portrait de ce gamin qui découvre bien avant d'autres que le yaourt incriminé semble être mu d'une vie propre. L’œuvre de Larry Cohen est une allégorie sur la consommation abusive de certains produits alimentaires, tels ceux que l'on trouve dans les innombrables chaînes de fast-food de par le monde. The Stuff a l'air d'en rajouter et pourtant, trente ans après, nous sommes encore les témoins des ravages de certaines substances (il n'y a qu'à voir l'histoire concernant Mary Allwood, cette jeune femmes qui durant quatre ans a bu jusqu'à vingt cannette de Red Bull par jour, avec toutes les conséquences que cela a pu avoir sur son organisme).

Certes The Stuff a pris un très méchant coup de vieux. Les ficelles utilisées pour créer les effets-spéciaux sont bien connues, et pourtant, on passe un moment relativement agréable. Dans le rôle principal, on retrouve l'acteur Michael Moriarty qui interprétait déjà un très désagréable personnage dans Q du même Larry Cohen. Assez piètre acteur, il n'est de plus, pas aidé par un montage et un scénario qui manquent parfois de crédibilité.
Original de par son concept, le film n'est toutefois pas tout à fait novateur puisqu'en regardant bien, Larry Cohen semble s'inspirer de deux œuvres de science-fiction des années cinquante : Danger Planétaire de Irvin S. Yeaworth Jr., ainsi que L'Invasion des profanateurs de sépultures de Don Siegel. Le premier inspirant la forme étonnante de l'organisme nommé Stuff. Le second, lui, inspire le comportement de ceux qui ont goûté au Stuff et surtout le fait que leur corps ne soit plus qu'un réceptacle accueillant leur hôte mal attentionné. Un petit film sympa, sans plus...

lundi 13 février 2017

Cycle Larry Cohen - The Ambulance (1990) - ★★★★★☆☆☆☆☆



Le cinéaste américain Larry Cohen entame les années quatre-vingt dix avec son dix-septième long-métrage. Et une fois encore, les blouses blanches font partie de l'aventure. Cette autorité entre les mains de laquelle nous confions habituellement nos « maux » va pourtant se révéler fort peu compatible avec ce que l'on attend généralement d'elle. Après le cri de désespoir de It's Alive (rappelons que le titre du film de Larry Cohen s'inspire de la célèbre phrase criée par le docteur Frankenstein dans le fameux long-métrage éponyme de 1931), L'Ambulance met en scène un individu que l'on nommera communément de « collant » et assistant à l'enlèvement d'une jeune femme qu'il tentait de séduire en pleine rue.
Cet homme, c'est Joshua Baker (l'acteur Eric Roberts, qui n'a malheureusement pas joué que dans de bons films). Le genre de type qui s'impose, sûr de son charisme et qui fort heureusement (ou pas) pour sa « victime » féminine, se trouvera présent lorsqu'elle fera un malaise. Atteinte de diabète, elle est immédiatement transportée à l’hôpital. Ou plutôt, c'est ce que l'on pense d’abord. En réalité, la jeune femme a été enlevée. D'ailleurs, cela n'a pas l'air d'étonner grand monde, mais l'ambulance qui la réceptionne est un modèle des années soixante qui n'a plus court en 1990. Mais bref, voici Joshua lancé dans une course effrénée pour retrouver la jolie jeune femme. Qui, soit dit en passant, lui fera un joli bébé dans le dos lorsqu'il la retrouvera.

Aux côtés d'Eric Roberts, on retrouve l'acteur noir James Earl Jones (le flippant Thulsa Doom du Conan le Barbare original) dans le rôle du Lieutenant Détective Spencer. L'Ambulance a tout du bon gros nanar. De part la présence d'Eric Roberts d'abord, mais aussi par son aspect. Mélangeant les genres avec plus ou moins de bonheur, le film de Larry Cohen est catégorisé en tant que comédie d'action horrifique. Je veux bien, oui, reconnaître que quelques gags demeurent amusants. Telle la scène durant laquelle ce bouffeur de chewing-gum de Lieutenant Détective Spencer rend son dernier souffle en mâchant sa chique préférée. Pour le reste...

C'est vrai également que le film fait preuve d'une énergie conférant à ses scènes d'action un rythme plutôt soutenu. Par contre, en matière de scènes d'horreur, il faudra aller voir ailleurs. En effet, L'Ambulance est excessivement avare en la matière. En fait, on a beau chercher, mais il ne demeure pas l'ombre d'une goutte de sang, si ce ne sont les éraflures du héros lors de la bagarre avec une bande de voyous toxicomanes. C'est un peu léger, mais bon, passons. Red Buttons participe lui aussi au projet. Et si son nom ne vous dit rien (il a notamment joué dans L'Aventure du Poséidon et même dans un épisode de La Petite Maison dans la Prairie), vous le reconnaîtrez aisément dans le rôle du compagnon de chambre du héros.
Autre acteur participant à L'Ambulance, Eric Braeden. Sous ce nom (presque) imprononçable se cache l'un des plus importants protagonistes du célèbre soap-opera, Les Feux de l'Amour. Victor Newman, c'est lui. Un rôle qu'il endosse depuis maintenant trente-sept ans. Dans L'Ambulance, c'est lui le médecin fou qui fait enlever des femmes et des hommes atteints de diabète afin de pratiquer sur eux des opérations dont le but ultime est de guérir définitivement la maladie.
Pas vraiment crédible, l'acteur est aussi rigide que dans la série qui l'a fait connaître dans le monde entier. En même temps, on s'en fiche un peu puisque de toute manière L'Ambulance n'est à priori pas le chef-d’œuvre auquel on ne s'attendait de toute manière pas du tout. Petite anecdote amusante : Larry Cohen aurait conçu le scénario de son film alors qu'il était à l'arrière d'une ambulance en direction d'un hôpital...

samedi 11 février 2017

Cycle Larry Cohen - It Lives Again (1978) - ★★★★★★☆☆☆☆



Quatre années se sont écoulées depuis le récit de It's Alive, premier volet de la trilogie consacrée aux bébés monstrueux du cinéaste américain Larry Cohen. Comme l'indique le titre français, Les Monstres sont Toujours Vivants. Larry Cohen voit plus grand, plus ambitieux, mais toujours avec un petit budget. Même si l'un de ses personnages annonce au début l'arrivé probables de milliers, voire de millions de cas, cette suite ne mettra en scène que trois bébés. Trois horribles petits monstres dont l'apparence n'a pas vraiment évoluée depuis quatre ans. C'est d'ailleurs toujours le maquilleur new-yorkais Rick Baker qui s'occupe des effets-spéciaux. Des créatures et des scènes d'horreur que l'on espérait en plus grand nombre mais malheureusement, çal n'est pas le cas. It Lives Again semble même en proposer un peu moins cette fois-ci. Les bébés possèdent toujours autant de faculté à se dérober à la caméra, quant aux effets sanglants, ils se font de plus en plus rares.

Reste à savoir si le film est suffisamment bon pour pallier au manque d'horreur. La réponse n'est pas vraiment évidente à apporter puisque Les Monstres sont Toujours Vivants possède autant de qualités que de défauts. Tout comme son ainé, le faible budget se fait ressentir. Même si le spécialiste des effets-spéciaux Rick Baker a su prouver plus tard qu'il faisait partie des meilleurs dans son domaine (Il a notamment collaboré au Loup-Garou de Londres, à Greystoke ou encore à Star Wars), on sent encore ici qu'il débute presque sa carrière dans le septième art. Ses bébés ressemblent trop à ce qu'il demeurent être : de gros joujoux en latex plutôt mal animés. On aurait pu espérer mieux.
On retrouve avec plaisir l'acteur John P. Ryan qui interprétait le rôle du père dans le premier volet de la trilogie ainsi qu'Andrew Duggan dans celui du Docteur Perry. Aux côtés des deux hommes, on retrouve John Marley qui joua notamment dans le très curieux Dead of Night de Bob Clark, et dans The Car de Elliot Silverstein.

Nouveaux venus, Frederic Forrest et Kathleen Lloyd campent désormais le couple victime d'un traitement dont l'intrigue de It's Alive faisait référence, principale cause des mutations chez les bébés. John P. Ryan revient cette fois-ci sans celle qui partageait sa vie dans le film précédent. Investit d'une mission de sauvetage, c'est en compagnie de deux médecins qu'il va tenter de sauver les bébés à naître. Car face aux trois hommes, le docteur Mallory et les autorités sont officieusement chargés de les éliminer.
De ce point de vue là, Les Monstres sont Toujours Vivants est plutôt réussi et assez dynamique durant la première moitié. Malheureusement, cela ne dure pas. Le film retombe dans les travers de son aîné avec, à savoir, des longueurs assez pénibles. Si l'actrice qui campait la mère du premier rejeton demeurait parfois étonnamment émouvante dans son rôle de femme cherchant à retrouver son bébé, Kathleen Lloyd, bien qu'ayant pour rôle d'exprimer le même genre de sentiments, a bien du mal à faire passer une quelconque émotion. Cette suite est donc en demi-teinte...


jeudi 9 février 2017

Cycle Larry Cohen - It's Alive (1974) - ★★★★★★★☆☆☆



Pour ce deuxième article consacré au cycle Larry Cohen, j'ai décidé de vous parler de It's Alive, plus connu chez nous sous le titre Le Monstre Est Vivant. L'affiche ne laissant planer aucun doute sur le contenu de ce petit film d'horreur datant de 1974, il met donc en scène un couple formé par les acteurs John P. Ryan (entre autres, Les Rescapés du Futur, L’étoffe des Héros, Cotton Club) et Sharon Farrell (Le fugitif, Des Agents très Spéciaux) dans les rôles respectifs de Frank et Lenore Davies. Père et mère d'un fils de onze ans, ils attendent donc un heureux événement lorsque tout bascule dans l'horreur. En effet, l'enfant qui vient au monde est monstrueux et attaque dès sa sortie du ventre de la mère, l'équipe de médecins et d'infirmiers assistant à l'accouchement. Dès lors, le bébé disparaît sans laisser de traces à par celles, sanglantes, qu'il dissémine dans la ville chaque fois qu'il tue quelqu'un. Car bien qu'il ne soit né que depuis quelques heures, il est pourvu d'une force exceptionnelle et surtout de dents très acérées.
La police, malgré ses nombreux renforts, semble incapable de mettre la main sur le petit monstre. Alors que Lenore éprouve le besoin de l'avoir à ses côtés, Frank, lui, ne désire qu'une seule chose : en être débarrassé. C'est ainsi qu'il collabore avec les autorités afin de retrouver sa progéniture...

Dès sa sortie, Le Monstre est Vivant rencontre un problème de taille. Non pas que son faible budget lui ai causé des dommages puisque son auteur a réussi à en faire un sympathique petit film d'horreur, mais les dirigeants du studio Warner ayant été remplacés, les nouveaux arrivants décident de limiter la distribution du film à quelque écrans américains avant qu'il ne soit tout simplement retiré de l'affiche en raison du thème abordé. Heureusement, et ça n'est pas la première fois, les honneurs seront sauvé grâce au continent européen qui offrira à l'oeuvre de Larry Cohen une seconde jeunesse.
Pourtant, lorsque l'on regarde Le Monstre est Vivant, il n'est pas la simple petite production horrifique qu'il semble être. Le cinéaste nous offre en réalité une œuvre très morale sur l'acte d'infanticide qu'est prêt à commettre le père de l'enfant afin d'avoir la paix. Mais en fait de paix, cette volonté de tuer son bébé aura en réalité des conséquences terrible sur son existence. Déjà, le regard de la population sur cet homme qui choisit d'en finir avec cette affaire sans même juger le pour et le contre (qui voudrait vivre avec cette créature monstrueuse et surtout, dangereuse à ses côtés?). Faisant de cette solution finale une mauvaise publicité pour la boite qui l'emploie, il est de plus, gentiment remercié par son ami et patron.

Et que dire de son couple qui, s'il ne se déchire pas vraiment, connaît des heures tragiques, la mère désirant plus que tout retrouver son bébé ? Larry Cohen extrapole en un sens le délicat sujet des enfants nés avec un handicap mental ou une difformité physique. Mais ici, pas de trisomie ou de cinquième membre. Pas de microcéphale ou d'autiste. Son bébé est un véritable monstre, si peu montré à l'écran que ses rares apparitions le dévoilent sous un aspect véritablement repoussant. Une créature dotée d'un crâne énorme, sous la peau duquel de larges veines pulsent. Des yeux globuleux aux sourcils froncés et surtout, une bouche nantie de dents monstrueuses. Il n'en faut pas plus pour ménager une ambiance angoissante. On regrettera peut-être la trop confuse scène se déroulant dans les égouts et quelques passages un peu mous, mais sinon, Larry Cohen propose une sympathique petite production horrifique à laquelle il donnera deux suites...

mardi 7 février 2017

Cycle Larry Cohen - Q (1982) - ★★★★★★☆☆☆☆



Premier article du cycle consacré au cinéaste américain « Larry Cohen ». L'homme derrière lequel se cache la création de la célèbre série des années soixante Les Envahisseurs avec Roy Thinnes dans le rôle de David Vincent. L'homme qui écrivit également les scénarios de Phone Game et Cellular. En tant que réalisateur, les amateurs de films d'horreur le connaissent sans doute pour sa trilogie It's Alive (Le Monstre est Vivant et ses deux séquelles), mais pas seulement. Car on le connaît pour avoir également tourné quelques curiosités telles que God Told Me To ou ce Q dont il s'agit ici. Chez nous, le film est sorti sous le titre Épouvante sur New-York. Un titre beaucoup plus proche de ce que peuvent ressentir les habitants d'une ville aux prises avec une créature ailée qui tue pour se nourrir et vit au sommet d'une immense tour où repose un œuf prêt à éclore.
En vedette, David Carradine, le petit scarabée de la série Kung-fu, Richard Roundtree, l'un des plus célèbres représentants de la vague « Blaxploitation », mais aussi et surtout Michael Moriarty dans le rôle d'une petite frappe sans envergure, complice d'un hold-up raté et surtout, seul à connaître l'endroit où vit la bête qui a déjà fait plusieurs victimes.

Pas facile d'endosser le costume d'un poltron qui chiale dans les jupe de sa compagne. Un lâche doublé d'un idiot puisque son personnage, persuadé d'avoir droit à l’immunité, va communiquer ses informations en échange de quoi, il devrait obtenir, en autre, la somme d'un million de dollars. Force est de constater que l'on n'a pas le temps de s'ennuyer. Épouvante sur New-York brasse différents genres, dont l'horreur, le fantastique, la comédie et le policier. Volontaire ou pas, l'humour est bien présent. Les effets-spéciaux parfois ringards participant à cela.
L'intrigue démarre sur une légende. Ce qui laisse une impression étrange alors que le film semble prendre plusieurs directions. Mais il y a une logique là-dedans. En effet, piochant dans la culture et les légendes mexicaines, le titre original, Q, fait directement référence au serpent à plumes de l'histoire pan-mésoaméricaines. On comprend alors ce que vient faire dans l'enquête ce cadavre entièrement dépecé et les recherches qu'effectue l'inspecteur Shepard que David Carradine interprète.

L’œuvre est typique des années quatre-vingt avec ses rues de New-York brassant tout un tas d'ethnies. Un cadre urbain qui renvoie aussi bien à L'inspecteur Harry et ses suites qu'à certaines séries américaines telles que Starsky et Hutch. Afin de montrer sa créature, le cinéaste emploie deux techniques. La ,première consiste à filmer certaines parties de la bête en gros plans (surtout lors des scènes durant lesquelles elle s'empare de ses victimes à l'aide de ses griffes), et la seconde, en « stop-motion », une technique chère au célèbre concepteur d'effets-spéciaux Ray Harryhausen qui travailla sur de nombreux films en employant cette technique consistant à filmer image par image des créatures sculptées en pâte à modeler. L'effet est plutôt cheap mais relativement réussi.
Notons que la créature n'a que peu de rapport avec Quetzalcoatl (le serpent à plumes) qui donne son initiale au titre original du film. Dénué de plumes, la bête ressemble en réalité davantage à une sorte de lézard ou de dinosaure imberbe et au cuir épais.

Épouvante sur New-York n'est pas avare en terme d'effets gore puisque dès les premières minutes on assiste à la décapitation d'un laveur de carreaux. Plus tard, on assiste à divers découvertes macabres comme des ossements encore sanguinolents ou des membres arrachés tombés du ciel et jonchant les rues de New-York. Q est une honnête série B, plutôt bien interprétée et à l'intrigue suffisamment intéressante pour que l'on ne s'y ennuie pas un instant...
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...