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mardi 21 juillet 2026

D'après une histoire vraie de Roman Polanski (2017) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Je me souviens encore très bien des quelques remarques qui me furent faites au sujet de La vénus à la fourrure de Roman Polanski. L'on jugeait moins des indéniables qualités de la mise en scène que du très mauvais jeu supposé de sa principale interprète Emmanuelle Seigner. Jugement hâtif ? Sans aucun doute, mais de ma part, aussi, probablement, un manque cruel d'objectivité puisque j'aime beaucoup celle qui me fit notamment vibrer en 1992 lorsqu'elle interpréta le rôle de Mimi dans Lunes de fiel, toujours signé de son époux, le cinéaste franco-polonais Roman Polanski... Tout risque d'être déjà nettement plus complexe que jamais s'agissant de D'après une Histoire Vraie que le couple tourna ensemble quatre ans plus tard après La vénus à la fourrure. Adaptation sur grand écran du roman éponyme de Delphine de Vigan à côté duquel j'eus visiblement la chance de passer si l'on en croit celles et ceux qui le comparent à sa transposition au cinéma, c'est donc l’œil non averti, l'esprit vierge et détaché de toute comparaison que je me suis lancé dans cette drôle d'histoire tournant autour de deux personnages féminins. À commencer par Delphine qu'interprète Emmanuelle Seigner et dont le prénom fait directement référence à la romancière à l'origine de l'ouvrage sorti en 2015. Car le roman D'après une Histoire Vraie de Delphine de Vigan s'inspire en effet en partie de sa propre existence. Du succès rencontré par un livre très intime dans lequel elle évoquait sa mère. Une œuvre qui provoqua diverses réactions de la part du public et de la critique qui occasionnèrent chez elle un véritable blocage créatif. De cette expérience personnelle, Delphine de Vigan tira donc un roman dans lequel elle détourna quelque peu le sujet pour le transformer en un thriller psychologique intense qui malgré certains avis me semble être parfaitement retranscrit à l'écran. Face à Emmanuelle Seigner, Roman Polanski lui impose la présence de l'actrice Eva Green. Une interprète dont on pourrait plus ou moins juger sa carrière comme étant exemplaire puisqu'elle ne se cantonne pas au cinéma hexagonal mais s'est vue notamment offrir l'opportunité de jouer pour Michael Haneke, Bernardo Bertolucci, Ridley Scott, Tim Burton ou encore Gregg Araki. Dans D'après une Histoire Vraie, Eva Green incarne le personnage de L. Jeune femme énigmatique et fascinée par Delphine, celle-ci s'immisce rapidement dans l'existence de la romancière qui depuis le succès de son premier roman est devenue incapable d'écrire la moindre ligne...


Au départ, tout va bien. L tente d'aider Delphine à se relancer dans l'écriture, l'aide à faire le ménage dans sa vie sociale, répond aux mails qu'elle reçoit à sa place et vient même s'installer dans son appartement après qu'elle ait apprit que son propriétaire allait la jeter dehors... Pourtant, peu à peu, la jeune femme se montre un peu trop entreprenante, prenant ainsi des décisions à la place de Delphine et sans même lui en parler. L resserre ainsi son étau autour de la romancière jusqu'à la manipuler et usurper son identité... Roman Polanski renoue ici avec l'une des facettes les plus fascinantes de son cinéma. Et si D'après une Histoire Vraie n'entretient aucun lien narratif avec la trilogie des appartements constituée de Répulsion, de Rosemary's Baby et du Locataire, il est clair que d'un point de vue psychologique, le personnage de Delphine rejoint ceux de Carol Ledoux, de Rosemary Woodhouse et de Trelkovsky dont l'esprit va dériver au cœur d'un récit mêlant délire et réalité. La différence entre D'après une Histoire Vraie et la trilogie étant qu'ici, l'entourage proche de l'héroïne n'est pas directement lié aux événements mais n'est que la conséquence des rapports qu'elle entretient avec cette nouvelle venue objectivement envahissante qu'Eva Green interprète avec tant ''d'intensité'' que l'on voit arriver le personnage mille lieues à la ronde ! Là où Roman Polanski cultive le mystère quant à l'existence réelle ou non du personnage de L se situe dans le dispositif qu'il met en place en évitant systématiquement de mettre la jeune femme en présence d'autres personnage que celui de Delphine. Ici, L agit comme un véritable poison dans l'existence de la romancière. Au sens propre comme au figuré d'ailleurs. Roman Polanski fait monter la pression et ce qui dans un premier temps ressemblait davantage à un petit (télé)film sans prétentions artistiques particulières se transforme en une redoutable machinerie de sape psychologique ! Moins clairement établi dans ce qui peut relever des domaines du réel et du fantasme que par le passé, la situation de Delphine se rapproche donc de l'univers des trois volets de la trilogie des appartements. À tel point que l'on peut se demander dans quelles mesures le cinéaste franco-polonais n'aurait pas choisi ici de la conclure par un quatrième et tardif opus. Brillant !

 

mardi 4 juillet 2023

Juste Ciel ! de Laurent Tirard (2023) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Juste ciel... pourrions-nous nous écrier devant cette indigence dont le titre est d'autant plus proche du ressentiment qu'évoque son contenu qu'il étonne plus ou moins lorsque l'on remonte le fil de la filmographie de son auteur. Car Laurent Tirard, dont les trois derniers longs-métrages étaient franchement très encourageants au regard d'un cinéma humoristique français périclitant, n'a pas toujours été prompt à signer des comédies de qualité. Sans pour autant penser aux deux premières adaptations du Petit Nicolas de René Goscinny et Jean-Jacques Sempé, Laurent Tirard démontra qu'il était capable du pire en signant le piteux Astérix et Obélix : au service de Sa Majesté en 2012. Après Un homme à la hauteur en 2016, Le retour du héros en 2018 et Le discours en 2020, le réalisateur français nous revient avec une comédie franchouillarde que l'on croirait presque sorti de l'esprit démesurément désuet de Michèle Laroque. Alors que jusqu'à présent Laurent Tirard s'était entouré de Grégoire Vigneron à l'écriture des scénarii de ses précédents films (en dehors du Discours qui reposait à l'origine sur le roman éponyme de Fabrice Caro), il confie celui de Juste ciel ! à Cécile Larripa et Philippe Pinel. Une ''chance'' pour ces deux là qui ne réussissent malheureusement pas à la saisir. Avant cela, d'un côté comme de l'autre, ils ne travaillèrent que sur une poignée de courts-métrages. D'emblée, le nouveau long-métrage de Laurent Tirard ne fait absolument pas mystère de son accointance avec le pire de la comédie hexagonale et s'en va rejoindre non plus la pléthorique liste des purges qui sont produites et réalisées depuis des années sur le sol français mais bien ce que l'on avait coutume d'appeler des ''comédies franchouillardes'' dans le courant des années soixante-dix et quatre-vingt. Consciemment ou pas, Laurent Tirard s'en va rejoindre les Max Pécas, Michel Gérard et autre Philippe Clair du cinéma le plus populaire qui soit, signant une excroissance à ce cinéma que l'on pensait perdu et oublié à tout jamais. Un film quasiment cent pour cent féminin où la masculinité n'est représentée que par Jean-Michel Lahmi qui interprète le Père Abbé et François Morel qui lui, interprète monsieur Pierre. On pourrait aussi évoquer Henri Guybet qui à une certaine époque était l'un des parangons de la comédie franchouillarde de qualité (les second et troisième volets de la trilogie La septième compagnie) mais celui-ci ne fait qu'une courte apparition dans le rôle d'un pensionnaire d'Ehpad. Ce mouroir qui depuis la sinistre affaire Orpea semble vouloir se rappeler au bon souvenir des scénaristes qui depuis exploitent ces lieux de fin de vie où patientent jusqu'à la mort nos anciens (Maison de retraite de Thomas Gilou)...


Le troisième âge étant ''à la mode'', l'on remarquera tout de même qu'il est difficile d'envisager d'exploiter ses représentants ailleurs que dans des productions qui produisent autant de désagréments que cette inconfortable odeur de rance que dégagent les vielles armoires ! Juste ciel ! ne déroge malheureusement pas à cette règle et la présence au générique de Valérie Bonnetion, de Camille Chamoux, de Claire Nadeau (dont les scénaristes exploitent désormais sa capacité à faire silence ou exprimer sa pensée sous forme de borborygmes comme dans le cas de la franchise Les Tuche) ou de Guilaine Londez (l’irrésistible secrétaire de Richard Berry dans Une journée de merde de Miguel Courtois en 1999) dans le rôle de religieuses n'y changera rien et aura même tendance à appuyer là où ça fait mal. Ici, aucune profondeur. On est dans la comédie d'entrée de gamme que l'on trouvera sans doute bientôt à l'entrée des caisses de supermarchés au format DVD pour une poignée d'euros. Pour sauver l'Ehpad du petit village de campagne où Mère Véronique et ses nonnes sont installées, celles-ci décident de participer à une course de cyclisme lors de laquelle le vainqueur remportera la somme de trente-cinq mille euros et une visite à Rome. De quoi satisfaire le rêve de Mère Véronique dont l'objectif est d'y rencontrer le souverain pontife et d'empocher l'argent qui permettrait de rénover l'Ehpad. Malheureusement pour elle et les sœurs Augustine, Bernadette, Béatrice et la stagiaire Gwendoline, une vieille connaissance débarque et s'installe à l'abbaye (le long-métrage a été tourné à celle de Saint-Pierre de Baume-les-Messieurs) afin de participer elle aussi à la course. Rivale depuis des décennies de Mère Véronique, Mère Joséphine (l'actrice danoise Sidse Babett Knudsen) lui a toujours fait de l'ombre. Ce sera cette fois-ci l'occasion pour la première de prendre sa revanche sur la seconde ! À scénario basique, mise en scène basique. Ce qui ne l'est pas en revanche, c'est l'interprétation abusivement théâtrale des principales intéressées qui en font des tonnes. En France comme en Belgique, le film sort sur les écran le 15 février dernier alors qu'il ne méritait sans doute qu'un passage à la télévision. Juste ciel ! est pathétique. Et même si lors de quelques très courtes occasions le film pourra faire sourire, dans sa globalité, le long-métrage de Laurent Tirard indispose. Sa carence en matière de séquences réellement amusantes et son aspect hautement ringard font de son dernier film l'une des pires comédies de cette première moitié de l'année 2023. Difficile donc d'imaginer derrière Juste ciel ! l'auteur du Discours ou du Retour du Héros...


 

mardi 22 novembre 2022

Pétaouchnock d'Édouard Deluc (2022) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Pas sûr que nous y aurions gagné au change, mais c'est dans l'espoir d'aller découvrir au cinéma CGR de Narbonne Jack Mimoun et les secrets de Val Verde de Malik Bentalha et Ludovic Colbeau-Justin que ma compagne et moi nous sommes retrouvés devant Pétaouchnok d'Édouard Deluc. L'un comme l'autre professant de par leur seul titre d'hypothétiques aventures exotiques, nous nous sommes donc pris en pleine figure ce genre de quiproquos dont nous nous serions bien passés. Du moins, dans les premiers instants et ce générique qui nous a très rapidement fait comprendre que l’œuvre à laquelle nous nous apprêtions à assister n'était pas celle espérée. Exit donc le Val Verde, ce pays imaginaire qui fut notamment évoqué ou fut le théâtre de nombres de longs-métrages d'actions tels que Commando de Mark L. Lester, L'arme fatale de Richard Donner ou encore du génial Predator de John McTiernan. Nous restons donc en France pour un voyage ''au cœur des Pyrénées'', là où deux amis ont décidé d'organiser des randonnées à cheval afin de subvenir à leurs besoins. Ludo (Pio Marmaï) espère surtout récupérer celle qu'il aime. Ou plutôt, CELLES qu'il aime puisque il ne perd pas l'espoir de renouer avec son épouse ainsi que sa fille. Pour cela, une seule méthode : se prendre en main. Après avoir effectué les démarches nécessaires et s'être procuré un car afin de transporter leurs premiers touristes, Ludo et Richard (Philippe Reboot) accueillent ces derniers à la gare et leur proposent un séjour en montagne. Un retour à la nature qui va de très loin dépasser l'espérance de tous. Parmi les touristes, Camille Chamoux dans le rôle de l'actrice Agnès. La chieuse de service. Olivia Côte dans celui de Sophie, la dépressive, accompagnée de Moussa Mansaly dans la peau de son époux Ali et de leur fille. Délia Espinat-Dief et Pablo Pauly campent le couple Valentine/Jonas tandis que Sami Ameziane (également connu sous le nom de scène ''Comte de Bouderbala'') interprète Fred, le père d'un adolescent mal dans sa peau. Sans oublier Emilio Zurano, dans le rôle du cassos de service, Kevin qui, selon ses propres termes, a tué ses parents !


Autant dire que la galerie de portraits qui nous est présentée ici a de quoi alimenter la base du scénario écrit à quatre mains par Édouard Deluc et Nathalie Najem. Mais ça, c'est sur le papier. Car si Pétaouchnok n'est pas la mauvaise comédie à laquelle nous habitue de manière un peu trop récurrente le cinéma français depuis des années, on ne peut pas dire que le film soit savoureusement drôle. En fait, tout l'intérêt du long-métrage repose sur les épaules du duo formé par Pio Marmaï et Philippe Reboot. Le stoïcisme et l'humanisme de l'un et de l'autre ménageant des séquences fort divertissantes même si là encore, le rire n'est que très rarement au rendez-vous. Retrouver le premier est toujours un authentique plaisir de par ses choix de carrière généralement bienvenus tandis que le second continue son petit bonhomme de chemin dans l'incarnation de personnages mêlant fantaisie et marginalisation. Philippe Reboot semble en effet s'être donné comme ligne de conduite de reprendre la relève du Michel Blanc de Viens chez moi j'habite chez une copine de Patrice Leconte en 1981 ou du Denis de Marche à l'ombre que l'ancien membre du Splendid réalisa et interpréta lui-même trois ans plus tard. Avec cette dégaine de semi-clochard aviné plein d'optimisme en sus ! Pétaouchnok, c'est un peu Les randonneurs de Philippe Harel en mode 2.0. Une mise à jour moins burlesque mais tout aussi grinçante et éprise de caricature, avec ses personnalités bigarrées de milieux sociaux apparemment divergeant. Si l'aventure n'est pas aussi rafraîchissante qu'elle paraissait sur le papier, c'est sans doute parce que le réalisateur a choisi de la traiter sur un ton plus proche de la mélancolie que de l'humour. Tous les poncifs rattachés à ce style d'exercice sont bien présents mais à contrario, la grande variété de personnalités empêche le réalisateur de s'intéresser à chacun à part égale. D'où le sentiment d'assister à un spectacle où tous n'ont pas les mêmes chances de pouvoir s'exprimer de manère équivalente. Des situations souvent rapidement évacuées pour ne concentrer l'essentiel que sur les bévues que rencontreront les deux organisateurs et leurs touristes. Quant au spectateur, il profitera moins des paysages que prévu, totalement absorbé dans la contemplation d'une épreuve longue à amorcer et rude à maintenir jusqu'à son terme. Pétaouchnok est donc une sympathique comédie, moins burlesque que la majorité de la concurrence mais en revanche, nettement plus convaincante...

 

mercredi 1 mai 2019

Larguées d'Eloïse Lang (2018) - ★★★★★★★☆☆☆




Larguées ? Avec un S ? C'est sans doute un peu plus tard après le générique d'ouverture que le spectateur comprendra la signification de cette ''plurielification'' d'un terme qui dévoile toute la tristesse du sort accordé à une femme qui s'apprête à fêter ses soixante-ans en compagnie de ses deux filles alors même que son mari est parti avec une autre. ''Une pute'' (c'est pas moi qui le dit mais l'une des deux sœurs) accessoirement infirmière, laquelle attend un bébé de l'époux (et père) adultère. A la réalisation, nous retrouvons la réalisatrice belge Eloïse Lang, ''coupable'' aux côtés de Noémie Saglio d'avoir créé la série télévisée Connasse (2013-2015) et réalisé son adaptation cinématographique en 2015 avec Connasse, Princesse des Coeurs. On ne s'étonnera donc pas de retrouver une fois de plus l'actrice ''sans filtre'' Camille Cottin qui contrairement aux apparences ne semble pas avoir participé à l'écriture du scénario auprès de la réalisatrice qui elle-même s'est inspirée du long-métrage de la réalisatrice, humoriste et actrice danoise Hella Joof, All Inclusive qu'elle réalisa en 2014 (rien à voir avec le film éponyme sorti cette année et réalisé par Fabien Onteniente).

On ne sait pourquoi l'on ressent ce sentiment, mais Larguées transpire la féminité de sa réalisatrice et de ses interprètes. Frais, drôle et parfois outrancier, l’œuvre d'Eloïse Lang rendrait presque coupable la gente masculine de s'immiscer dans un récit n'ayant à l'origine pour but que d'élever la femme au rang de victime/prédatrice de l'homme que l'on aimerait alors voir réduit à celui de chair à canon. Pourtant, rien n'est définitivement établi dès le départ. Certains clichés sont balayés et Larguées est là pour nous démontrer que rien n'est immuable : Thierry (l'excellent acteur belge Johan Heldenbergh) n'est pas l'alter ego du Popeye des Bronzés que l'on s'attend à croiser. Miou Miou abandonnera son comportement de sexagénaire abattue et acceptera de se prêter au jeu ''organisé'' par sa fille Rose. Cette dernière (incarnée par la formidable Camille Cottin) mettra un peu d'eau dans son vin lorsqu'il s'agira de remettre un peu d'ordre dans le bordel qu'elle aura causé. Quant à Alice (Excellente Camille Chamoux), sœur de Rose, elle aussi fera quelques concessions pour passer de la gentille fille à sa maman, de cette mère et épouse à laquelle tout le monde raccroche au nez, à une Alice mimant un peu maladroitement sa sœur, elle, beaucoup moins ''coincée''.

Pourtant, il faudra tout d'abord s'habituer au style. (Parfois un peu trop) léger, musique assourdissante, esprit ''Club Med''. Accepter de remettre la finesse aux calendes grecques. Tout ça pour constater qu'au fil du récit, on finit par s'attacher aux personnages. Pour réaliser également que le pathétique fait place neuve pour accueillir des dialogues et des séquences parfois réellement amusants. Dans l'esprit, c'est vrai, on retrouve un peu de l'humour façon ''punchline'' du classique de Patrice Leconte et de sa suite Les Bronzés font du Ski (toutes proportions gardées bien évidemment). Les répliques s'enchaînent sans discontinuer. Jamais vraiment très fin mais carrément jubilatoire, Larguées offre un panel de personnalités hautes en couleurs dont les trois principales interprètes n'ont pas l'exclusivité. En effet, à côté de Miou Miou, Camille Cottin et Camille Chamoux (sans oublier Johan Heldenbergh), on retrouve les indispensables second-rôles au titre desquels on peut relever la présence d'Olivia Côte (à l'origine de l'une des séquences les plus drôlatiques du film), de Gunther Love (Sylvain Quimène) dans le rôle de Romain, le barman ''barré'', ou encore de Thomas Scimeca et Elliot Daurat qui forme un tandem père/fils attachant.
Le film d'Eloïse Lang (tourné sur l'île de La Réunion) remplit parfaitement son objectif. On rit énormément, on ne s'ennuie pas un seul instant. Le spectateur ne se retrouvera pas forcément face à une grande comédie française mais prendra un pied total devant les élucubrations de ses interprètes. Jouissif !



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