Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


Affichage des articles dont le libellé est Henry Fonda. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Henry Fonda. Afficher tous les articles

jeudi 18 novembre 2021

Cité en feu (City on Fire) d'Alvin Rakoff (1979) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Les années soixante-dix furent une décennie florissante pour les films catastrophe de plus ou moins grande qualité. Au tout début, soit en 1970, vint au monde le premier volet de l'une des plus célèbres franchises du genre, Airport. Une œuvre située dans les airs qui en amena plusieurs autres dont l'une se termina même dans les profondeurs de l'océan (Les Naufragés du 747 de Jerry Jameson en 1977). Océan toujours avec l'excellent L'Aventure du Poséidon de Ronald Neame et Irwin Allen et sa séquelle sept ans plus tard signée cette fois-ci du seul Irwin Allen, Le dernier Secret du Poséidon. Le milieu maritime étant un terrain de jeu particulièrement propice aux angoisses et aux délires de certains individus atteints de troubles psychiatriques, nous y retrouverons également le Juggernaut de Terreur sur le Britannic de Richard Lester (1974). Ce dingue auquel l'on pourra directement affilier l'incendiaire de Cité en feu réalisé par Alvin Rakoff, réalisateur à l'imposante filmographie principalement consacrée à la télévision. Car ici, pas d'accident, mais un acte volontaire produit par l'employé d'une raffinerie de produits chimiques qui vient d'être licencié. Après avoir ouvert différentes vannes, libérant ainsi de grandes quantités de liquides inflammables, ce dernier se répand en ville au point de mettre le feu dans toute la cité. Une vengeance qui fera des milliers de morts. En réalité, une coïncidence entre l'acte du bonhomme et le feu qui s'est déclaré un peu plus tôt dans la matinée alors qu'un gamin tentait de se débarrasser de la cigarette que lui tendirent ses petits camarades...


Comme tout bon film catastrophe qui se respecte, Cité en feu démarre par une longue présentation des personnages. Et comme cela est parfois le cas, cette succession de séquences s'avère à minima ennuyeuse et ne semble se justifier que part la volonté de rallonger artificiellement une œuvre qui dépasse déjà très largement l'heure et demi. L'intrigue se déroule d'abord entre la raffinerie et la ville en question avant de se concentrer sur cette dernière et plus encore sur l’hôpital qui vient tout juste d'ouvrir ses portes. Tout comme beaucoup de longs-métrages du genre à l'époque, le film d'Alvin Rakoff (scénarisé par l'américain Jack Hill et les canadiens Dave Lewis et Céline La Frenière) est interprété par quelques grandes figures du septième art. Oh, peut-être pas aussi prestigieuses que celle rencontrées dans Tremblement de terre (de Mark Robson, avec Charlton Heston, Ava Gardner, George Kennedy ou la délicieuse Geneviève Bujold) ou dans Meteor (de Ronald Neame, avec Sean Connery, Natalie Wood et Karl Malden), mais l'on y retrouve malgré tout Barry Newman dans le rôle du docteur Frank Whitman, Susan Clark dans celui de Diana Brockhurst-Lautrec, Shelley Winthers dans l'uniforme de l'infirmière Andrea Harper, James Franciscus en patron de chaîne de télévision, mais aussi Leslie Nielsen en maire et Henry Fonda dans le rôle d'Albert Risley, le chef des pompier. Un casting intéressant pour une incarnation qui ne l'est pas toujours autant puisque Leslie Nielsen, Henry Fonda et plusieurs autres interprètes sont sous-exploités...


À vrai dire, Alvin Rakoff préfère laisser parler les images, parfois terribles, de cet incendie qui se propage en ville. Des images d'archives, nombreuses, qui tentent d'immerger le spectateur dans un spectacle pas toujours très convainquant mais qui offre parfois quelques visions sublimement tragiques comme ce travelling lattéral dont l'arrière-plan est en feu tandis qu'une femme, le corps enflammé, marche vers son tragique destin. Supposé porter sur les épaules le rôle du méchant maire qui imposa la construction d'une raffinerie de produits chimiques à proximité de la ville, le maire incarné par Leslie Nielsen s'avère plus pathétique qu'autre chose avec la manière si particulière (et si maladroite) qu'il a de boiter. Comparé à l'immense classique La tour infernale de John Guillermin réalisé pourtant cinq ans auparavant, Cité en feu fait pâle figure. Surtout qu'il demeure difficile de ne pas rapprocher les deux œuvres vu qu'elles font appel toutes les deux à un incendie. Bien qu'approchant les trois heures, le premier réussissait sans cesse à relancer l'intrigue tandis que le film d'Alvin Rakoff a tendance à tourner en rond. Au final, Cité en feu est peut-être parmi les films catastrophe les moins convainquant de cette décennie là. Pas... catastrophique, mais pas inoubliable pour autant...

 

vendredi 14 décembre 2018

The Swarm de Irwin Allen (1978)



Lorsque le Général Thalius Slater, le Major Baker et leurs hommes pénètrent l'enceinte d'une base américaine militaire secrète, ils y découvrent les corps d'un nombre important de soldats. Seuls parmi ces derniers, six hommes sont encore en vie dont deux s'apprêtent à mourir malgré les soins prodigués par le Docteur et Capitaine, Helena Anderson. Les deux officiers y trouvent également dans les couloirs de l'édifice, l'entomologiste Bradford Crane.

Si les militaires mettent en doute les propos de celui-ci, Crane affirme que les hommes sont morts victimes de piqûres d'abeilles mutantes originaires d'Afrique. Un très haut gradé de l'armée américaine impose au Général Thalius Slater et au Major Baker de se plier aux recommandations de Crane dont les connaissances en matières d'insectes sont mondialement reconnus. Une cellule de crise est créée au sein même de la base américaine. Armée, médecins et scientifiques travaillent ensemble à la mise en échec d'un immense essaim qui a déjà commencé à s'attaquer à des civiles en tuant un homme et son épouse, leur fils échappant de peu à la mort. Alertés, les habitants d'une petite ville située non loin de la base militaire fait bientôt les frais de la présence des abeilles tueuses...

Réalisé par l'un des maîtres ès catastrophes, Irwin Allen auquel on doit tout de même en tant que producteur les classiques L'Aventure du Poséidon en 1972 (la suite, c'est lui qui la réalisera sept ans plus tard), La Tour Infernale en 1974, ou encore Le Sous-marin de l'apocalypse en 1961 en tant que réalisateur, The Swarm (renommé chez nous L'Inévitable Catastrophe) est une œuvre qui dans la longue tradition du genre convoque un grand nombre de stars américaines et britanniques de l'époque. Michael Caine, Katharina Ross, Richard Widmark, Henry Fonda, Richard Chamberlain, Olivia de Havilland, Ben Johnson, Lee Grant, Bradoford Dillman ou encore José Ferrer.


Si l'on est loin d'atteindre le niveau d'excellence des plus grandes œuvres du genre (Tremblement de Terre pour ne citer que celui-là), le film n'est pas non plus une catastrophe (sans mauvais jeu de mots). La version ayant servi à l'écriture de cet article étant celle qui vit le jour sur support dvd au début des années 2000, impossible donc d'avoir un avis objectif sur la version cinéma qui fut expurgée de plus d'une demi-heure de séquences jugées nuisibles à l'époque de la sortie du film en 1978.

Déjà, à l'époque, les implications environnementales semblent être au cœur de l'intrigue. En effet, certains dialogues offrent une confrontation vigoureuse entre l'entomologiste (Michael Caine) qui refuse l'emploi d'armes chimiques qui auraient pour conséquence de tuer bien plus d'espèces animales que les seules abeilles tueuses, et le Général Thalius Slater, qui au contraire, fait peu de cas des conséquences écologiques que pourrait entraîner l'usage de telles armes.

On a évidemment droit à une bluette amoureuse un peu superficielle, cette fois-ci non pas entre un homme et une femme, mais entre cette dernière et deux hommes qui vont tout faire pour s'attirer les faveurs de la « belle ». Cent cinquante-six minutes de long-métrage, ça fait long. Il faut donc, pour que le public ne s'endorme pas, investir dans le projet, des scènes d'actions efficace et un tant soit peu crédibles. Ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas (comment la centrale électrique a-t-elle pu exploser?). Le rendu de l'essaim est plutôt bien fichu, l'interprétation est appréciable (logique lorsque l'on a entre les mains un tel panel d'actrices et d'acteurs de grande renommée mondiale), scénario assez bien mené, mais les trop longues scènes de dialogue (celles qui justement furent couper dans la version cinéma) nuisent un peu trop à la cohésion de l'ensemble. The Swarm ne demeure finalement qu'un gros projet ayant englouti plus de vingt millions de dollars et n'ayant même pas rapporté dans son pays la moitié de son investissement. Le film d'Irwin Allen ressemble surtout à un gros gâchis commercial et financier. Dommage...

mercredi 6 juin 2012

Ciné Fast-Food: Tentacules de Ovidio G. Assonitis (1976)



Un enfant et deux adultes disparaissent dans d'étranges conditions aux abords de l'océan. Leur corps est bientôt retrouvé atrocement mutilé. Le journaliste Ned Turner se mêle à l'enquête policière et suspecte d'abord la société Trojan d'être responsable des décès, mais son président, M. Whitehead, refuse que la responsabilité soit mise sur le dos de son entreprise, surtout lorsque d'autres corps sont retrouvés cette fois-ci loin du tunnel en construction. Les soupçons se portent alors sur l'éventuelle présence d'une pieuvre géante. Soupçons étayés par un expert en faune sous-marine.
La sœur de Ned prépare avec engouement son départ en compagnie de son fils tommy et de son camarade Jaimie pour la régate prévue à Solana Beach le lendemain. La course, prévue en pleine mer accueillera une cinquantaine de participants...


"Ennuyeux" est certainement le terme qui colle le mieux à l'œuvre de Oliver Hellman (pseudo sous lequel se planque Ovidio G. Assonitis, cinéaste italien responsable de quelques obscures pellicules). Évidemment rattaché au genre qui donna naissance au classique de Steven Spielberg "Les Dents De La Mer", "Tentacules" est bien trop bavard. Les dialogues, trop nombreux, ralentissent le rythme déjà léthargique d'un scénario pauvre en évènements. On s'attendait bien sûr aux sempiternelles plongées sous-marines mais force est de constater que leur intérêt est mitigé au point que l'on croirait parfois se trouver devant un documentaire réalisé par l'illustre commandant Jacques-Yves Cousteau.

On ne pourra pas reprocher aux acteurs d'être mauvais puisqu'ils font leur travail sans jamais plonger dans le ridicule. Il faut dire que certains ont la trempe des plus grands comme Henry Fonda connu pour ses nombreux rôles dans des westerns, tournant notamment sous la houlette de John Ford parmi les meilleurs du genre ("La Poursuite Infernale" et "Le Massacre De Fort Apache"). John Huston reste quand à lui surtout connu pour avoir réalisé des œuvres comme "Moby Dick" (adaptation du roman de Herman Melville) ou bien encore "Les Désaxés" avec Clark Gable et Marilyn Monroe. 

 
Le nom de Shelley Winters est peut-être aujourd'hui beaucoup moins connu que celui d'autres actrices et pourtant, cette blonde plantureuse interpréta des rôles qui firent d'elle une actrice à part entière. Elle joua de ses charmes dans le "Lolita" de Stanley Kubrick, interpréta le rôle de Ma Backer dans "Bloody Mama", et celui, particulièrement ambigu, de la concierge dans le traumatisant "Locataire" de Roman Polanski.


De grands acteurs donc, mais qui parviennent avec difficulté à changer la donne d'un film qui sombre dans un flot de dialogues qui le condamnent à l'ennui éternel. Même les effets-spéciaux ont beaucoup de mal à raviver la flamme d'un intérêt qui ne dépasse pas le premier quart-d'heure.
La musique quand à elle mêle avec plus ou moins de bonheur bande-son typique de l'époque à de curieuses expérimentations électroniques. 

  
Finalement, "Tentacules" ne se révèle être qu'un succédané du classique de Steven Spielberg, et c'est bien dommage. Car aborder un thème tout en y plaçant une créature aussi terrifiante qu'une pieuvre géante aurait pu faire du film de Oliver Hellman une oeuvre au fort potentiel horrifique. Ce qui, malheureusement, n'est pas le cas.

Bof, bof !!!

lundi 2 avril 2012

Les tueurs qui inspirent le 7ème art: Albert DeSalvo "L'étrangleur De Boston" de Richard Fleischer (1968)



De la fiction...

Boston dans le milieu des années soixante. Un tueur rode dans la ville et étrangle méthodiquement des femmes d'âge mûr. Pour la police, dresser le profil du tueur est facile. L'homme ne s'en prend qu'à de vieilles femmes seules et de race blanche vivant le plus souvent dans des immeubles. Malgré tout, les autorités piétinent. Et ce n'est pas le quadrillage qu'elle mettent en place à chaque coin de rue et dans les cinémas fréquentés par des pervers bien connus de la police qui vont les aider à mettre la main sur celui qui empoisonne l'existence des habitants de Boston. L'inspecteur Phil DiNatale et le chargé d'enquête John S. Bottomly sont dans l'impasse. Une lueur d'espoir pourtant semble frapper à la porte des deux hommes lorsqu'un extralucide talentueux leur propose ses services. Très vite, il donne un nom au tueur et mène les deux enquêteurs jusqu'à l'appartement d'un homme particulièrement douteux. Malheureusement, ce dernier se révèle être innocent. Le pire, c'est que le portrait que les autorités ont dressé de l'assassin est faussé lorsqu'une nouvelle victime est découverte. Beaucoup plus jeune, de race noire et ayant l'habitude d'être entourée, cette dernière dénote parmi toutes celles qui sont mortes jusqu'à maintenant. Les repères de l'enquête explosent et il faut attendre une erreur de l'étrangleur lui-même pour que la police parviennent enfin à le coincer.


Le film de Richard Fleischer ("L'étrangleur De La Place Rillington", prochainement chroniqué ici) étudie avec brio le fonctionnement d'une enquête policière, ses dérives, son inaptitude à obtenir des résultats concrets ainsi que l'implication de méthodes peu orthodoxes. Dans la seconde moitié du film, c'est plutôt le portrait du tueur qui nous est décrit à travers l'interrogatoire mené par le chargé d'enquête John S. Bottomly.

Durant une bonne heure, l'emploi par le cinéaste du procédé split-screen (dont s'est fait le spécialiste l'immense Brian De Palma) permet au spectateur d'entrer directement au cœur d'une enquête et de ses diverses ramifications. Aussi complexes qu'une somme colossales de preuves, d'indices et de témoignages à décortiquer, à analyser et à prendre ou à laisser, le montage exhorte le spectateur à réfléchir sur la difficulté d'une telle entreprise. Il devient parfois difficile d'accéder à la totalité des informations qui nous sont divulguées à travers la multiplications de plans qui se superposent. L'ouïe elle-même est mise à contribution puisqu'il faut tendre l'oreille afin de percevoir ce qu'il peut y avoir d'important dans ce conglomérat d'informations qui nous est alors imposé. Entre le sérieux de l'enquête menée par des hommes rompus à la tache et la subite intervention d'un voyant, on réalise combien les enquêteurs sont pris à la gorge. Il leur faut justifier l'absence de résultats auprès des médias et surtout de la population et sont prêts à passer par tous les moyens pour en obtenir. Ce qui ne sera évidemment pas une solution, le hasard faisant bien les choses, c'est le tueur lui-même, et peut-être sans doute trop confiant, qui leur permettra de mettre un terme à l'hémorragie dont sont victimes la ville de Boston et ses habitants. 


Lorsque se clôt le premier acte, le cadre et l'atmosphère diffèrent désormais radicalement. La plupart des intervenants disparaît laissant la place à la confrontation entre le chargé d'enquête John S. Bottomly (Henry Fonda) et l'étrangleur Albert DeSalvo (Tony Curtis). Le premier se doit de faite la preuve que le second est bien celui recherché par toute la police de la ville. Malgré l'avis des psychiatres qui ont déjà diagnostiqué un cas de schizophrénie chez le tueur supposé, Bottomly insiste pour interroger le suspect dont le comportement sème le doute. On se demande parfois s'il ne simule par la folie pour ne pas avoir à reconnaître ses actes ou s'il est bien sous l'emprise d'une maladie qui le condamnera alors à l'internement à vie. La superposition de plans de la première partie disparaît et l'unique décor qui sert de lieu d'interrogatoire dénote très largement avec le fourmillement des débuts. Une pièce d'un blanc immaculé dont un mur est orné d'un miroir sans teint. Deux chaises et une table autour de laquelle se font face Bottomly et DeSalvo. Le rythme change, devient pesant. Tony Curtis laisse exploser son immense talent d'interprète. Tantôt froid comme la mort qu'il a disséminée durant de longs mois, tantôt émouvant lorsqu'il tente de justifier son emploi du temps et que la part sombre de son esprit, celle responsable de ses actes, lui impose la vision des meurtres commis. Albert DeSalvo n'est finalement rien de plus qu'un homme pathétique dont on n'excuse pas les meurtres mais qui parvient à émouvoir malgré toute l'atrocité de ses actes, et notamment dans les dernières secondes, qui distillent un véritable malaise.


...à la réalité


Marié et père de deux enfants, Albert DeSalvo fut surnommé l'étrangleur de Boston en raison des méthodes qu'il employait pour tuer ses victimes. Apprécié par son entourage, l'homme ne pouvait s'empêcher de pénétrer chez des femmes. Il fut souvent arrêté mais ne connut jamais la prison. S'attaquant uniquement aux femmes, il en étrangla treize à l'aide de sous-vêtements entre 1962 et 1964, pénétrant chez elles et les violant indirectement par l'entremise d'objets divers. Il s'amusait à donner aux corps des postures grotesques afin de choquer la police lors de la découverte des cadavres. Albert DeSalvo fut arrêté puis emprisonné en 1964. Condamné à la prison à perpétuité, il fut retrouvé mort dans sa cellule en 1973, lardé de coups de couteaux. Des doutes planaient quand à sa culpabilité mais ce n'est qu'en 2001, après des analyses ADN que son innocence fut confirmée.

Curieuse histoire que celle d'Abert DeSalvo. Considéré comme l'un des tueurs en série américains les plus célèbres auquel plusieurs ouvrages et films furent consacrés et qui serait finalement lui-même une victime. Celle de la justice...
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...