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dimanche 8 mars 2026

La pire mère au monde de Pierre Mazingarbe (2025) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Avec son titre qui renvoie à une tripotée de comédies tournant autour d'éternels conflits familiaux, La pire mère au monde est trompeur. Pour son premier long-métrage après six courts réalisés entre 2010 et 2019, Pierre Mazingarbe se penche sur les rapports conflictuels qui opposent la substitut du procureur Louise de Pileggi et sa greffière de mère, Judith. N'étant pas déplaisante à contempler, l'ancienne ''Miss Météo'' du Grand Journal animé sur Canal+ par Michel Denisot, Louise Bourgoin, débute sa carrière au cinéma après que Fabrice Luchini lui ait conseillé de se présenter au casting de La fille de Monaco d'Anne Fontaine en 2008. Elle y décrochera au final l'un des deux rôles principaux... Un début de carrière au cinéma plutôt prometteur puisqu'elle enchaînera par la suite les interprétations sur grand écran et à la télévision, dans différentes séries télévisées... À ses côtés, l'ancienne humoriste........ Mince ! Comment s'appelle-t-elle déjà ? Aidez-moi, siouplez ! Bah, si. Souvenez-vous : Celle qui a pour habitude d'abandonner ses amis au moment où ils ont probablement besoin d'un maximum de soutien. Celle qui déballe sa vie quand personne ne veut d'elle comme interprète principale ou secondaire d'un nouveau projet cinématographique histoire de rester dans la lumière. Ou bien celle qui prétendait être la première ''AU MONDE'' à avoir annoncé son homosexualité alors qu'une recherche de quelques secondes sur le net suffit à la discréditer... Ben non, rien à faire, j'me souviens plus de son nom. Mais c'est pas grave, puisque le film tourne surtout autour de sa partenaire. Un peu comme si Pierre Mazingarbe lui avait offert le second rôle par pitié. Ou parce qu'elle le supplia peut-être à genoux de lui offrir le rôle de cette acariâtre mère qui au fond, lui va comme un gant ! Mais sans doute me trompe-je... Manipulateur, le titre ? Oui, effectivement. Ou alors, le réalisateur et scénariste s'est-il planté au moment de faire le choix de tourner une comédie. Ce que La pire mère au monde n'est pas vraiment. Ou alors, noire, mais là encore, le cinéaste échoue à dérider les spectateurs tant l'on reste fermé devant la confrontation entre mère et fille dans ce qui se rattache en réalité davantage au thriller. Développant, il est vrai, mais avec un niveau de psychologie relativement bas, la relation tendue entre une Louise et une Judith qui se détestent promptement...


Si bien que l'on a du mal à croire à cette farandole d'injures et de grimaces prenant place au sein d'un récit policier traitant d'un réseau de drogue touchant directement un chenil et son propriétaire, le toujours excellent Gustave Kervern incarnant ici le rôle de Dante Lounas. Et puisque l'humour, noir, connaît quelques faiblesses d'ordre scénaristique, Pierre Mazingarbe fait appel à la compositrice française Julie Roué afin d'appuyer son approche de la comédie qu'il désire être donc plutôt sombre avec une bande musicale parfois sinistre. Ce qui réussit d'ailleurs plutôt bien lorsque le cinéaste choisit de mettre de côté l'humour pour plancher davantage sur cette histoire écrite aux côtés de Thomas Pujol et Sara Wikler et dans laquelle, le réalisateur développe l'idée de chiens-mules facilitant le transport de cocaïne ! Pierre Mazingarbe tente en outre la critique facile et acerbe quand au manque de moyens ou de motivation de la justice lorsqu'il s'agit de traiter du Viol à travers une réplique qui tombe totalement à plat ! Compliqué, également, pour le réalisateur et scénariste de justifier l'animosité qui existe entre la fille et la mère. Ou de traiter des ambitions contrariées de Louise face à son insupportable rival Enguerrand de Rostein de Zboube interprété par Johann Cuny. Oscillant entre comédie faussement noire et thriller moite parfois en mode ''Seven du pauvre'', le film de Pierre Mazingarbe ne parvient jamais à rendre touchantes ou attachantes l'une et l'autre des principales interprètes. Pas même lorsque leurs rapports tendent à davantage de proximité comme lorsque est annoncé la rechute du cancer dont est atteinte Judith. Un personnage suffisamment froid et impersonnel pour que l'on se fiche royalement de son sort. Une protagonistes qui donc est incarnée par.......... Ben, non ! Rien à faire ! Impossible de me souvenir de son nom...

 

jeudi 26 septembre 2024

N'avoue jamais d'Ivan Calbérac (2024) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

La comédie française des années 2010 et 2020 représente tout le paradoxe du cinéma hexagonal. À trop produire des mauvais films, les spectateurs désertent les salles tandis que n'y retournent invariablement que ceux qui espèrent toujours y dénicher la perle rare. C'est ainsi que parfois l'on passe à côté de très belles surprises dont N'avoue jamais fait indéniablement partie. Des œuvres devenues si rares qu'elles se posent comme d'authentiques ovnis dans un paysage français dont la qualité baisse d'année en année. Découvert il n'y a pas si longtemps que ça à travers Venise n'est pas en Italie en 2019 et La dégustation il y a deux ans, l'écrivain, réalisateur, scénariste et producteur français semble devoir faire partie de ceux qui comptent. Du moins entendons-nous cette petite musique qui nous pousse à aller voir ce que cache chacune de ses nouvelles apparitions sur grand écran. Le couple Sabine Azéma/André Dussolier au cinéma est devenu l'une de ces habitudes qui n'ont pas échappées aux spectateurs français amoureux de leur langue et des personnalités qui la représentent... Dans le registre de la comédie, la référence qui vient immédiatement à l'esprit est Tanguy d'Étienne Chatiliez et nettement moins sa tardive et médiocre séquelle Tanguy, le retour réalisé dix-huit ans plus tard. On pourrait également citer Les Herbes folles d'Alain Resnais de 2008, ou encore la petite dizaine d'autres longs-métrages qui les réunirent en l'espace de plusieurs dizaines d'années de carrière. N'avoue jamais, lui, les réunit et en fait le duo principal d'une comédie aussi drôle que touchante. L'une de ces belles surprises qui justement n'attendait plus que son public pour révéler une fois encore le jeu tout en finesse et en expressions de Sabine Azéma et André Dussolier. L'un et l'autre incarnent un couple marié depuis un demi-siècle environ. Parents de trois enfants prénommés Capucine (Joséphine de Meaux), Adrien (Sébastien Chassagne) et Amaury (Gaël Giraudeau), ils vivent heureux dans une très belle demeure. Lui est en un ancien général de l'armée française prénommé François qui un jour, alors qu'il est en train d'effectuer du rangement dans le grenier, découvre que son épouse Annie l'a trompé il y a quarante ans en arrière...


La lecture de lettres enflammées écrites à l'époque par l'ancien amant Boris Pelleray (Thierry Lhermitte) lui cause un choc. Demandant des explications à Annie, celle-ci avoue mais veut le convaincre qu'après toutes ces années, il y a prescription. Sauf que pour François, il s'agit de laver son honneur. Décidant sur un coup de tête de divorcer de sa femme, l'ancien militaire choisit tout d'abord d'aller rendre visite à celui qu'il cru être son ami voilà quarante ans afin de lui mettre son poing sur la figure. Annie qui affirme qu'après toutes ces années elle sera capable de le reconnaître décide d'accompagner son mari furieux. Arrivés à Nice où vit toujours Boris, le couple part s'installer chez leur fille Capucine dont ils ignorent tous les deux qu'elle est en couple avec une femme... Difficile que d'aborder le thème de l'infidélité même si après tant d'années l'on peut être de l'avis d'Annie et supposer qu'il y a prescription. Mais face au personnage de François, comment réagir ? André Dussolier incarne un ancien général de l'armée française absolument savoureux. Fermé, voire irascible, usant sans cesse de terminologies propres à l'armée, l'acteur est extrêmement drôle, le faciès grimaçant, en totale opposition avec celui de Sabine Azéma dont la fraîcheur malgré ses soixante-quinze ans traverse littéralement l'écran. En incarnant ce couple aux caractères apparemment antinomiques, l'occasion est offerte aux deux acteurs de donner le plein talent qui est le leur. Entourés d'une brochettes d'interprètes tous aussi remarquables, notre duo fonctionne parfaitement. Mais le sujet du couple ainsi que ceux de l'adultère et de l'infidélité ne prêtant pas toujours à rire, le scénario d'Ivan Calbérac nous assène quelques beaux moments d'émotion (les larmes de François lors de la représentation théâtrale de son fils Adrien). Le réalisateur fait certains choix plutôt judicieux, d'ailleurs. Comme de ne surtout pas nous infliger une séquence que l'on voyait pourtant pointer de très loin en découvrant que Boris est professeur de karaté... Le choix de ses principaux interprètes est en outre l'élément clé du récit. Sabine Azéma et André Dussolier se connaissant parfaitement, le couple François/Annie est parfaitement crédible. Ajouté à cela la très belle partition musicale du compositeur Laurent Aknin, on tient là l'une des plus belles surprise de l'année en matière de comédie française et sans doute l'une des plus chaleureuses...

 

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