Avec son titre qui
renvoie à une tripotée de comédies tournant autour d'éternels
conflits familiaux, La pire mère au monde
est trompeur. Pour son premier long-métrage après six courts
réalisés entre 2010 et 2019, Pierre Mazingarbe se penche sur les
rapports conflictuels qui opposent la substitut du procureur Louise
de Pileggi et sa greffière de mère, Judith. N'étant pas
déplaisante à contempler, l'ancienne ''Miss Météo'' du Grand
Journal
animé sur Canal+
par Michel Denisot, Louise Bourgoin, débute sa carrière au cinéma
après que Fabrice Luchini lui ait conseillé de se présenter au
casting de La fille de Monaco
d'Anne Fontaine en 2008. Elle y décrochera au final l'un des deux
rôles principaux... Un début de carrière au cinéma plutôt
prometteur puisqu'elle enchaînera par la suite les interprétations
sur grand écran et à la télévision, dans différentes séries
télévisées... À ses côtés, l'ancienne humoriste........ Mince !
Comment s'appelle-t-elle déjà ? Aidez-moi, siouplez !
Bah, si. Souvenez-vous : Celle qui a pour habitude d'abandonner
ses amis au moment où ils ont probablement besoin d'un maximum de
soutien. Celle qui déballe sa vie quand personne ne veut d'elle
comme interprète principale ou secondaire d'un nouveau projet
cinématographique histoire de rester dans la lumière. Ou bien celle
qui prétendait être la première ''AU
MONDE''
à avoir annoncé son homosexualité alors qu'une recherche de
quelques secondes sur le net suffit à la discréditer... Ben non,
rien à faire, j'me souviens plus de son nom. Mais c'est pas grave,
puisque le film tourne surtout autour de sa partenaire. Un peu comme
si Pierre Mazingarbe lui avait offert le second rôle par pitié. Ou
parce qu'elle le supplia peut-être à genoux de lui offrir le rôle
de cette acariâtre mère qui au fond, lui va comme un gant !
Mais sans doute me trompe-je... Manipulateur, le titre ? Oui,
effectivement. Ou alors, le réalisateur et scénariste s'est-il
planté au moment de faire le choix de tourner une comédie. Ce que
La pire mère au monde
n'est pas vraiment. Ou alors, noire, mais là encore, le cinéaste
échoue à dérider les spectateurs tant l'on reste fermé devant la
confrontation entre mère et fille dans ce qui se rattache en réalité
davantage au thriller. Développant, il est vrai, mais avec un niveau
de psychologie relativement bas, la relation tendue entre une Louise
et une Judith qui se détestent promptement...
Si
bien que l'on a du mal à croire à cette farandole d'injures et de
grimaces prenant place au sein d'un récit policier traitant d'un
réseau de drogue touchant directement un chenil et son propriétaire,
le toujours excellent Gustave Kervern incarnant ici le rôle de Dante
Lounas. Et puisque l'humour, noir, connaît quelques faiblesses
d'ordre scénaristique, Pierre Mazingarbe fait appel à la
compositrice française Julie Roué afin d'appuyer son approche de la
comédie qu'il désire être donc plutôt sombre avec une bande
musicale parfois sinistre. Ce qui réussit d'ailleurs plutôt bien
lorsque le cinéaste choisit de mettre de côté l'humour pour
plancher davantage sur cette histoire écrite aux côtés de Thomas
Pujol et Sara Wikler et dans laquelle, le réalisateur développe
l'idée de chiens-mules facilitant le transport de cocaïne !
Pierre Mazingarbe tente en outre la critique facile et acerbe quand
au manque de moyens ou de motivation de la justice lorsqu'il s'agit
de traiter du Viol à travers une réplique qui tombe totalement à
plat ! Compliqué, également, pour le réalisateur et
scénariste de justifier l'animosité qui existe entre la fille et la
mère. Ou de traiter des ambitions contrariées de Louise face à son
insupportable rival Enguerrand de Rostein de Zboube interprété par
Johann Cuny. Oscillant entre comédie faussement noire et thriller
moite parfois en mode ''Seven du
pauvre'', le film de Pierre Mazingarbe ne parvient jamais à rendre
touchantes ou attachantes l'une et l'autre des principales
interprètes. Pas même lorsque leurs rapports tendent à davantage
de proximité comme lorsque est annoncé la rechute du cancer dont
est atteinte Judith. Un personnage suffisamment froid et impersonnel
pour que l'on se fiche royalement de son sort. Une protagonistes qui
donc est incarnée par.......... Ben, non ! Rien à faire !
Impossible de me souvenir de son nom...



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