Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


Affichage des articles dont le libellé est Freddie Jones. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Freddie Jones. Afficher tous les articles

lundi 13 juin 2022

Frankenstein must be Destroyed de Terence Fisher (1969) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Frankenstein must be Destroyed... C'est le titre du cinquième long-métrage qu'a consacré la société de production britannique Hammer Films Productions au mythe de Frankenstein. Un film traduit en France sous le titre, Le retour de Frankenstein. Une traduction pas vraiment fidèle du titre original qui signifie quant à lui : ''Frankenstein doit mourir''. Quelque peu violent, non ? Et peut-être sans doute beaucoup moins vendeur que la promesse de retrouver la célèbre créature décharnée qui fut absente du précédent long-métrage réalisé en 1967 par Terence Fisher même si une fois de plus il est nécessaire de préciser que le nom de Frankenstein se rapporte non pas au monstre mais bien à son créateur. On ne change pas un concept qui fonctionne à plein régime et une fois encore, le docteur Victor Frankenstein est à nouveau contraint de fuir et se réfugie cette fois-ci dans une pension familiale tenue par Anna Splengler (l'actrice Veronica Carlson), laquelle est fiancée à Karl (Simon Ward) qui pour subvenir aux besoins médicaux de sa belle-mère vient de dérober des stupéfiants. Malheureusement pour lui et sa petite amie, le docteur Frankenstein s'est aperçu du larcin et décide de faire chanter le jeune homme afin qu'il accepte de l'aider à faire sortir le docteur Frederick Brandt de l’hôpital psychiatrique dans lequel il est retenu prisonnier. En effet, ce dernier étant devenu fou, il s'est retrouvé interné sans aucun espoir de guérir. Mais c'était sans compter sur Victor Frankenstein qui, ne sachant plus où donner de la tête (à moins que le problème ne vienne plus simplement des scénaristes Bert Batt et Anthony Nelson Key), et après être passé par différentes étapes entre reconstitutions de puzzles humains et transferts d'âmes d'un corps à un autre a cette fois-ci décidé de transplanter le cerveau de son ami et assistant dans le corps d'un autre homme...


Pris au piège par un Victor Frankenstein qui n'aura jamais paru aussi méprisable (et méprisant) que dans ce retour de Frankenstein, Karl va commettre l'irréparable en poignardant un garde de l’hôpital psychiatrique et collaborer avec le scientifique sur ses expériences de transplantation. Terence Fisher durcit le ton et la caractérisation. Si malgré ses agissements, le docteur Frankenstein était tout de même apparu jusqu'ici comme relativement ''sympathique'' (quoique particulièrement orgueilleux), dans ce cinquième long-métrage qu'incarne encore et toujours Peter Cushing, son personnage se montre particulièrement odieux. Des premiers signes de radicalisation transpirent à travers les menaces faites à l'encontre de ses hôtes mais deviennent pires encore lorsque celui-ci se met à commettre l'irréparable au moment de violer la pauvre et innocente Anna. Victor Frankenstein aurait-il une vie sexuelle ? Aurait-il dans son existence d'autres préoccupations que ses expériences ? Mais ne nous emballons pas. La séquence demeure ''anecdotique'' et ne se répétera plus. Non, l'essentiel est toujours bien présent et les actes de chirurgie (boucherie?) toujours au rendez-vous. On a droit à quelques têtes coupées et à une intervention qui s’achèvera par une trépanation peu sanglante mais néanmoins inconfortable (l'on devenir la longue tige de métal s'enfonçant dans le cerveau de ce pauvre Frederick Brandt. Un personnage interprété par l'acteur George Pravda qui jusque là n'était intervenu dans aucun des autres récits inspirés par l’œuvre de la romancière Mary Shelley...


La séquence d'ouverture s'avère quant à elle très étonnante et semble s'inspirer d'un autre mythe du cinéma d'épouvante ayant pourtant réellement existé : Jack l'éventreur. Ruelles insalubres, obscurité menaçantes, on se croirait à Withechappel à la fin du dix-neuvième siècle. Une entrée en matière qui s'explique peut-être par la sortie quelques années en arrière de Sherlock Holmes contre Jack l'Éventreur, l'une des itérations du fait-divers s'hybridant avec le personnage créé par l'écrivain britannique Arthur Conan Doyle un an environ avant que ne soient perpétrés cinq meurtres atroces sur de pauvres prostituée de l'un des plus infâmes districts de Londres. Les créatures de Frankenstein semblent désormais avoir abandonné toute idée de laideur (ici, l'acteur qui incarne la créature porte une cicatrice tout autour du crâne et rien d'autre), ce qui n'empêche pas le film de revenir quelque peu à l'esprit d'origine même si ici, les éclairs et les machines ''infernales'' semblent surtout avoir laissé la place aux instruments chirurgicaux. Le retour de Frankenstein est une bonne surprise, tournant autour d'un trio principal, entre drame, horreur, épouvante et fantastique. À noter que le prochain volet intitulé The Horror of Frankenstein ne sera pas réalisé par Terence Fisher mais par Jimmy Sangler. Le public n'aura d'ailleurs pas à patienter bien longtemps puisqu'il sortira un an seulement après Le retour de Frankenstein... Une autre différence d'ampleur par rapport aux autres volets de la franchise est à d'ailleurs à noter. Patience, patience, vous saurez laquelle dans le prochain article du cycle consacré aux Frankenstein de la Hammer...

 

samedi 13 octobre 2018

Cycle Stephen King : Firestarter de Mark L. Lester (1984) - ★★★★★☆☆☆☆☆



J'ai bien failli regretter d'avoir passé presque deux heure devant Firestarter. Bien failli ne pas être tendre avec lui également. Parce que tout a relativement mal commencé. Mise en scène morose et montage mixant présent et flash-backs faillirent nuire au bon déroulement d'une séance dont je n'ai pas attendu les quinze premières minutes pour penser arrêter en route, la projection. Mais non, j'ai tenu. Jusqu'au bout. Jusqu'à ce qu'enfin perce ce détail qui m'a fait changer d'avis, du moins pendant quelques instants, avant que la routine ne reprenne le relais. Cette gamine, tendrement touchante, perdue dans une destinée de marginale, avec son père. Avec, également, leur pouvoir respectif. Lui, Andrew McGee, qui plus jeune, en compagnie de sa future épouse Vicky Tomlinson, morte depuis, accepta au temps de l'université, de suivre un programme scientifique visant à tester un hallucinogène du nom de LOT-6, dont ils ne se doutaient alors sans doute pas des conséquences qu'il aurait sur leur santé mentale. De leur expérience, de leur amour et de leur union est née Charlie, donc. Cette charmante petite tête blonde en possession d'un immense pouvoir de pyrokinésie qui intéresse de très près des membres d'une agence gouvernementale à la tête de laquelle se situe le Capitaine James Hollister.

Mignonne, Charlie... Mais aussi capable d'entrer dans des rages folles et dévastatrices. Drew Barrymore, la petite Gertie du E.T. l'extra-terrestre de Steven Spielberg, avec lequel, on le constate assez vite, Firestarter entretient des rapports. L'emploi de la jeune actrice n'est donc pas le fruit du hasard. Son père, lui, est incarné par l'acteur et réalisateur David Keith. Non, non, pas Kurt Russel... David Keith. Et si leur ressemblance est parfois troublante, il s'agit bien de lui. Son rôle à lui est aussi émouvant. Prenant également la place de son épouse décédée (Heather Locklear qui ne fera qu'une courte apparition), il sacrifie son existence pour celle de sa petite fille. Pour la protéger des méchants qui veulent l'utiliser à des fins militaires. Et pour incarner ces individus malveillants, le cinéaste Mark L. Lester (que l'on connaît surtout chez nous pour avoir réalisé Class of 1984 deux ans auparavant et Commando l'année suivante) convoque notamment Martin Sheen (qui incarnait déjà un gouverneur sociopathe relativement inquiétant dans The Dead Zone de David Cronenberg l'année précédente, ou le père d'un gamin victime des exactions de la secte Santeria dans l'anxiogène The Believers de John Schlesinger) et George C. Scott (l'un des principaux interprètes du Docteur Folamour de Stanley Kubrick ou celui du terrifiant The Changeling de Peter Medak).

Firestarter souffre d'un manque terrible d'implication de la part du réalisateur. Comme des bouts de pellicule mis bout à bout résumant un ouvrage écrit de la main de Stephen King sans véritable engouement. Après l'éveil miraculeux d'un scénario à l'encéphalogramme pratiquement plat, celui-ci fait une nouvelle crise lors du dernier tiers, et ça n'est certes pas le final apocalyptique qui fera oublier et regretter que Mark L. Lester n'ait pas fait preuve d'un peu plus de vigueur pour une œuvre dont le matériau de base était pourtant riche de promesses. Les protagonistes disparaissent comme ils sont apparus. Dans une certaine indifférence renforcée par l'immonde et cafardeuse bande musicale du groupe allemand Tangerine Dream. On imagine ce qu'aurait pu donner un Firestarter confié à John Carpenter qui au départ était pressenti à la mise en scène (un choix abandonné à la suite de l'échec du pourtant cultissime The Thing). Un long-métrage dispensable même si curieusement, le visage de la jeune Charlie reste imprimé durant de longues minutes après le générique de fin...

samedi 2 avril 2016

Terreur sur le Britannic de Richard Lester (1974)



A bord du paquebot Britannic, plus de 1200 passagers font route vers les États-Unis d'Amériques. Mené par le commandant Alex Brunel, l'équipage ne sait pas encore qu'à bord y ont été déposé des bombes par un homme qui exige des autorités que lui soit versée la somme d'un demi million de livres. Celui qui se fait appeler Juggernaut téléphone à Nicolas Porter, le directeur de la Sovereign Lines à laquelle le Britannic appartient et lui dicte ses conditions. Afin de prouver ses intentions, Juggernaut fait exploser l'une des bombes placée sur le pont du navire.

Alors que les autorités refusent de payer la rançon, le lieutenant Anthony Fallon va être dépêché en compagnie de son ami et assistant Charlie Braddock et de leur équipe à bord du paquebot. Spécialiste du déminage, ils vont chacun se présenter devant une bombe et sous les ordres de Fallon qui exécutera la tentative de désamorçage, ses hommes devront ensuite réagir en conséquence.
Dehors, le temps est déplorable et empêche le commandant Brunel de jeter les canots à la mer. Sur terre, les autorités mènent de front des recherches afin d'identifier et d'appréhender celui qui se fait appeler Juggernaut avant que l'heure fatidique durant laquelle l'homme a prévu de faire sauter les bombes n'arrive à échéance...

Réalisé en 1974 par Richard Lester auquel on doit entre autre les épisodes 2 et 3 de la franchise Superman avec Christopher Reeve dans le rôle-titre, Terreur sur le Britannic fait partie de cette vague de films catastrophes qui pullulèrent dans les années soixante-dix et dont il n'est pas l'un des moins glorieux représentants. Ici, pas de catastrophe naturelle. Plutôt un acte ressemblant à celui d'un terroriste désirant se faire une belle sommes d'argent tout en semant la terreur sur un paquebot rempli de passagers. Dans le rôle de Fallon, l'acteur Richard Harris, à la carrière remplie de westerns, de films de guerre et d'action efficaces. Son personnage ne manque pas d'humour mais dénote un certain esprit d'anarchie outrepassant parfois les ordres qui lui sont donnés. Le cinéaste réembauchera l'acteur deux ans plus tard pour La Rose et la Flèche. A ses côtés, Richard Harris peut compter sur des acteurs solides et de la trempe de David Hemmings, qui avant de devenir un acteur bis joua tout de même dans le chef-d’œuvre de Michelangelo Antonioni, Blow-Up, dont le cinéaste Brian de Palma réalisa un remake avec John Travolta. Et dans la pièce maîtresse du spécialiste du Giallo, Dario Argento, le magnifique Les Frissons de l'Angoisse. Le rôle du commandant du navire est quant à lui confié à Omar Sharif dont on ne compte plus les œuvres qui ont marqué le septième art (au hasard, Lawrence d'Arabie, Le Docteur Jivago ou bien L’île Mystérieuse). On reconnaîtra également les acteurs Ian Holm (Alien, le huitième Passager), Anthony Hopkins (Le Silence des Agneaux), et Freddie Jones (Elephant Man) à la douceur presque, inquiétante. Les femmes quant à elles demeurent sensiblement à l'écart puisqu'elles apparaissent de façon secondaires.

Contrairement à la majorité des films catastrophes, Terreur sur le Britannic joue dans le registre du suspens, les effets visuels se montrant relativement rares en dehors de quelques explosions. Le film se concentre sur l'opération consistant à désamorcer les bombes et sur l'enquête menée par les autorités anglaises afin de mettre la main sur Juggernaut. Le film a la bonne idée de ne pas s'éterniser sur des personnages demeurant secondaires et qui, dans le genre catastrophe, prennent habituellement une place si importante qu'une bonne première moitié des films leurs sont consacrées avant que n'entre enfin en jeu le sujet qui nous préoccupe. Terreur sur le Britannic est donc un bon film. Peut-être pas le meilleur du genre (comparé à une œuvre de la carrure de Tremblement de Terre, il fait tout de même pâle figure) mais reste tout de même un film divertissant et parfaitement interprété... 

 
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...