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vendredi 27 mars 2020

Lucky d'Olivier Van Hoofstadt (2020) - ★★★★★★★☆☆☆



Inutile de jeter un œil sur la fiche technique de Lucky pour se douter que le réalisateur et scénariste belge Olivier Van Hoofstadt se cache derrière. À dire vrai, avec son dernier long-métrage, le cinéaste propose une sorte de mixture entre son insurpassable comédie culte Dikkenek de 2006 et le film d'action Go Fast qu'il réalisa deux ans plus tard. En réalité, Olivier Van Hoofstadt n'emprunte à ce dernier que quelques rares éléments mais balance à la gueule des spectateurs une comédie absurde et délirante mais malheureusement pas tout aussi convaincante que son premier long-métrage. Ce qui n'empêche pas Lucky d'être relativement ambitieux en se penchant sur le cas de Willy et de son pote Tony. Le premier a perdu son chien et vient d'être licencié. Effet boule de neige : il risque de surcroît de perdre son logement. Tony est père d'un jeune adolescent mais divorcé de son ex, il lui doit plusieurs mois de pension alimentaire. Étant comme son meilleur ami sans le sou, les deux hommes sont dans la galère. Un jour, une idée lumineuse brille dans l'esprit de Willy. Lors d'une exhibition canine lui vient celle de voler un chien de détection appartenant à la brigade des stupéfiants. Persuadé de pouvoir grâce à son aide détecter des planques de drogue dans leur quartier, Willy appelle son nouveau compagnon Lucky. Mais alors que les deux amis s'attendaient à tomber sur de petites marchandises de cannabis, il mettent à jour plus d'une tonne de résine enfermée dans un garage. C'est là qu'intervient Caroline Jamar, flic ripoux et ambitieuse qui espère prendre prochainement la place du commissaire Daran qui a prévu de bientôt prendre sa retraite. Mais afin de l'appuyer pour qu'elle puisse passer commissaire, Daran exige la somme de trois-cent mille euros...

Ambitieux, le dernier long-métrage d'Olivier Van Hoofstadt l'est, puisque constitué d'un casting aussi hétéroclite qu'impressionnant dans le nombre de vedettes. C'est ainsi que l'on retrouve au générique de Lucky l'acteur Michael Youn qui depuis le début de l'année a tourné dans deux films dont Divorce Club qu'il a lui-même réalisé. Un rôle à la hauteur du personnage qui l'a rendu célèbre entre la fin du vingtième siècle et le début du suivant. Abandonnant pour un temps les rôles plus sérieux qu'on lui a vu interpréter ces dernières années il incarne dans le cas présent le rôle de Tony, un pauvre benêt travaillant dans un garage pour le compte de Monsieur Roger (l'irrésistible et éternel Daniel Prévost) qui a bien du mal à ''intégrer'' tout ce qu'on lui dit. Alban Ivanov, qui depuis le milieu de la décennie précédente fait décidément partie du paysage français (pas moins de dix longs-métrages en quatre ans dont Le Grand Bain de Gilles Lellouche en 2018, Hors Normes de Olivier Nakache et Éric Toledano en 2019 ou encore Une Belle Équipe de Mohamed Hamidi cette année) incarne quant à lui le rôle un peu plus modeste de Willy. L'actrice et humoriste Florence Foresti interprète le personnage de Caroline Jamar tandis que Sarah Suco (Les Invisibles de Louis-Julien Petit), qui au même titre qu'Alban Ivanov s'avère très présente sur grand écran depuis quelques années.

Si les gags de Lucky ne décollent pas toujours et s'avèrent amusants sans être véritablement drôles, Olivier Van Hoofstadt peut tout de même également compter sur quelques secondes rôles et incarnations relativement réjouissantes. On pense bien évidemment à Daniel Prévost dont le visage, idée fort amusante, s'étale sur le côté de sa camionnette, à François Berléand qui campe le personnage de Daran, ce commissaire aussi corrompu que Caroline Jamar, à l'acteur franco-suisse Yoann Blanc qui excelle dans le rôle de l'inspecteur de l'IGS obsédé par la gente féminine (les photos que renferme son portable en sont une preuve flagrante) et notamment par Jamar qu'il tente de faire ''tomber'', à l'excellente Corinne Masiero (que Sarah Suco croisa d'ailleurs sur le tournage des Invisibles) dans son rôle de bisexuelle sadomasochiste, ou encore le toujours impayable Estéban que l'on retrouve dans la peau de Narcos, le nom de son personnage ne laissant alors pas la place à la moindre ambiguïté. Lucky est surtout parcouru d'une foule de petits détails amusants (le patron du bar proxénète) qui viennent ponctuer une comédie ayant malheureusement parfois du mal à convaincre. L'humour belge y transpire cependant à chaque réplique et c'est aux amateurs de comédies (légèrement) trash que le film semble dédié. Ne boudons pas notre plaisir et notre bonheur...

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