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lundi 18 août 2025

Dernière limite (Deep Cover) de Bill Duke (1992) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

Bill Duke aura marqué les esprits des spectateurs dans les années quatre-vingt en incarnant notamment le rôle de Cooke dans Commando de Mark L. Lester en 1985 et celui du sergent Mac Elliot dans Predator de John McTiernan deux ans plus tard. Acteur d'origine afro-américaine, il aura également réalisé un grand nombre d'épisodes de séries télévisées ainsi que quelques longs-métrages cinématographiques tel que Dernière limite (Deep Cover) en 1992. Réunissant les acteurs Laurence Fishburne et Jeff Goldbum dans les principaux rôles du flic Russell Stevens et de l'avocat David Jason, le premier incarne un inspecteur fraîchement débarqué engagé par Carver (Charles Martin Smith) afin d’infiltrer non officiellement une organisation constituée de trafiquants de drogue. Mais pour pouvoir faire tomber la tête du réseau, un politicien véreux proche du président des États-Unis, il va tout d'abord s'agir de s'approcher de ses différents responsables. À commencer par un petit dealer employé par Barbosa (Gregory Sierra). Se faisant lui-même passer pour un revendeur de drogue, Russell Stevens change d'identité pour se faire appeler dans le milieu, John Hull. Parvenant à se rapprocher de Barbosa, sa mission est financée par Carver qui lui fournit l'argent nécessaire aux transactions menées avec les trafiquants de drogue. C'est ainsi que le personnage incarné par l'excellent Laurence Fishburne qui à l'époque se fait encore généralement prénommer Larry fait la connaissance de celui interprété par Jeff Goldblum. Avocat travaillant pour Barbosa, ce dernier est marié et semble vivre une existence tout à fait normale. Alors que Russell/John gravit peu à peu les échelons, le policier plonge peu à peu dans un univers violent, contraint lui-même d'assassiner un gros dealer concurrent pour assurer sa couverture... Et s'il s'était juré de ne jamais se laisser happer par cette violence et le milieu qu'il combat (il assista en effet à la mort de son père lors du braquage d'un magasin d'alcool vingt ans plus tôt), en fréquentant le Milieu, Russell/John va peu à peu se laisser glisser, jusqu'à la dérive. Son sens de la justice parviendra-t-il à le ramener dans le droit chemin? Écrit par le réalisateur et écrivain Michael Tolkin et le scénariste, producteur, acteur et réalisateur Henry Bean est un thriller méconnu du début des années quatre-vingt dix qui mérite amplement que l'on s'y intéresse. Tout d'abord parce qu'il est intéressant de découvrir une œuvre signée d'une vraie gueule du cinéma d'action de l'époque en la personne de Bill Duke.


Ensuite, parce que ses deux principaux interprètes et ceux qui les suivent dans cette histoire sont en général d'excellents acteurs. S'agissant de Laurence Fishburne, deux ans auparavant, il apparaîtra dans le rôle de Jimmy Jump, le bras droit de Frank White, personnage central du chef-d’œuvre d'Abel Ferrara, The King of New York ! Après y avoir incarné l'un des membres d'un gang de trafiquants de drogue au cœur d'une œuvre très sombre et remarquablement mise en scène par celui qui réitérera l'exploit de signer un classique du genre avec Bad Lieutenant deux ans plus tard, Laurence Fishburne est donc ici pris à contre-emploi. Face à des criminels et des trafiquants de drogue endurcis, le scénario lui oppose un Jeff Goldblum qui a connu la consécration six ans auparavant grâce à son personnage de Seth Brundle dans le mémorable La mouche du canadien David Cronenberg. Un personnage ici corrompu mais qui, au contact du flic se révélera relativement attachant. Un binôme inattendu dans un récit multipliant les moments de bravoure. Malgré d'innombrables critiques négatives, Dernière limite est en réalité un excellent thriller. Porté par un duo qui fonctionne parfaitement, le film décrit l'infiltration d'un flic dans un réseau de drogue. L'histoire nous est ponctuellement contée en voix-off. D'où l'intérêt de le découvrir dans sa version originale puisque c'est Laurence Fishburne lui-même qui évoque cette facette de l'existence de son personnage. Compositeur français né à Marseille et mort à Santa Monica aux États-Unis, Michel Colombier a signé de nombreuses bandes originale chez nous mais aussi à l'étranger. Collaborateur de Serge Gainsbourg dans le courant des années soixante, il signe avec Deep Cover une bande originale portée sur des rythmiques rap même si les textes sont relativement rares. Porté par l'excellente photographie de Bojan Bazelli, le long-métrage se nimbe d'une ambiance parfois très sombre, nocturne et humide qui rappelle celle des deux films d'Abel Ferrara cités plus haut. À cela, rien d'étonnant puisqu'il fut justement chargé deux ans plus tôt de celle de The King of New York. Notons enfin que parmi les rôles secondaires l'on retrouve l'acteur Sydney Lassick dont la carrière fut surtout marquée par sa présence au sein du casting de Vol au dessus d'un nid de coucou du réalisateur Miloš Forman. Il y incarnait effectivement le rôle de Charlie Cheswick, l'un des patients de l’hôpital psychiatrique où le héros interprété par l'immense Jack Nicholson allait être interné...

 

samedi 30 mai 2015

L'incroyable Alligator de Lewis Teague (1980)


A Chicago, un laboratoire pratique dans le plus grand secret, des expériences sur les hormones de croissances. Afin de mener à bien ces recherches, les scientifiques font appel à Luke Gutchel, un vendeur d'animaux qui n'hésite pas à les approvisionner en chiots lors de ses pérégrinations à la fourrière.
Lorsque le cadavre démembré d'un homme est retrouvé dans une station d'épuration des eaux, l'inspecteur David Madison est en charge d'enquêter sur sa mort. Il découvre l'existence du laboratoire où sont sacrifiés des animaux au nom de la science et avec l'aide inespérée de la jeune herpétologiste Marisa Kendall, Madison commence à comprendre que l'homme a peut-être été tué par un immense alligator dont la taille dépasse de loin celle des spécimens les plus grands découverts jusqu'ici.

La police et l'armée finissent par intervenir ensemble afin de mettre la main sur la mystérieuse bête enfouie sous les égouts et qui multiplie les victimes humaines. Malgré tous leurs efforts, les autorités décident de faire appelle à Brock, célèbre chasseur et peut-être unique espoir pour la ville de Chicago de mettre un terme au massacre.

Mais les conseils avisés de Madison et Marisa laissent Borck indifférent. L'homme se met tout de suite en chasse, aidé de trois jeunes hommes noirs. Malgré son expérience de chasseur, il termine entre les immenses mâchoires de l'alligator.

La bête, désormais furieuse, hante les ruelles de la ville en quête de victime et de sources d'eau...


Réalisé en 1980 par Lewis Teague, L'Incroyable Alligator est typique de ces films d'horreur qui pullulaient déjà au cinéma à l'époque. Particulièrement efficace, l’œuvre est interprétée par d'honnêtes acteurs dont Robert Forster (Vigilante, Magnum), Robin Riker, Sydney Lassick (Vol Au Dessus D'Un Nid De Coucou) et Henry Silva, habitué des rôles de méchants (Le Marginal, Nico). Lorgnant du côté des Dents De La Mer (dont il reprend vaguement le thème musical), L'Incroyable Alligator offre d'assez agréables effets-spéciaux gores et une ambiance quelque peu crapoteuse que l'environnement cradingue des égouts de la ville facilite beaucoup. On quitte les plages familiales pour un univers beaucoup plus sombre. Celui des trottoirs d'une ville gangrenée.

On se passionne pour cette enquête qui mène un flic au passé professionnel difficile et une jeune et très jolie jeune herpétologiste dans le monde de la corruption. Une décadence qui sera finalement punie par le résultat lui-même de recherches scientifiques particulièrement subversives. Et même si certaines situations apparaissent quelque peu exagérées (le maire de la ville et le boss du laboratoire se faisant dévorer par la bête aussi facilement que si elle les avait surpris en plein sommeil), on s'en fichent puisque l'essentiel est là. Un spectacle sanguinolent efficace. Une interprétation tangible, un rythme qui ne souffre pratiquement pas de temps morts, et des effets-spéciaux qui après plus de trente ans n'ont pas à rougir face à ceux d'aujourd'hui.
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