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samedi 16 septembre 2017

Le Trou Noir de Gary Nelson (1979) - ★★★★☆☆☆☆☆☆



Le Trou Noir, c'est un peu Bienvenue en Suisse version science-fiction. Le genre dont on ne devrait pas attendre grand-chose mais qui nous laisse espérer passer un agréable moment. Ni vraiment totalement raté, ni véritablement réussi, le film de Gary Nelson est surtout un immense vide scénaristique. Produit par Walt Disney Pictures, le film empiète sur le succès de La Guerre des Étoiles de George Lucas. Cela semble évident lorsque débarquent pour la toute première fois ces robots un peu ridicules formant une armée soudée autour du personnage du Docteur Hans Reihardt, seul homme vivant à bord de l'USS Cygnus, ou lorsque l'on aperçoit V.I.N.CENT ce petit robot dont l'apparence rappelle forcément R2D2. D'un point de vue strictement scientifique, les amateurs de Hard Science-fiction risquent d'être dépités. Le Trou Noir accumule en effet une telle somme d'incohérences qu'il est inutile d'y voir autre chose qu'un spectacle familial.

Concernant le récit, tout commençait pourtant sous les meilleurs augures. Un space opera s'ouvrant sur l'un des plus grands mystères de l'univers : un trou noir. Un objet céleste dont l'intensité du champ gravitationnel est si puissant que tout objet passant à sa portée (qu'il s'agisse d'étoiles ou de planètes) est condamné à disparaître en son centre. Différentes hypothèses étant émises, Gary Nelson s'empare de l'une d'elles. Ces fameux objets célestes ne seraient-ils pas des portes ouvrant sur d'autres dimensions ? Ce que va tenter de découvrir le Docteur Hans Reihardt au péril de sa vie. Mais aussi celle de ces étrangers venus s'enquérir sur l'immense plate-forme de la présence éventuelle du père de l'un d'eux, le Docteur Kate Mac Crae.

Voilà pour l’histoire. Mais du haut de ses quatre-vingt dix-huit minutes, Le Trou Noir n'a en réalité pas grand-chose à nous offrir de convenable à part des décors et des effets-spéciaux qui ont, avec le temps, très mal vieilli. Si l'on est pas trop regardant au sujet de ces derniers, encore est-il possible de passer un très agréable dernier quart-d'heure durant l'évacuation des derniers survivants. Une fin lorgnant du côté du final de 2001, l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick, mais sans le talent. C'est moche, pas très inspiré, et loin d'atteindre le degré de délire visuel du titre cité juste au dessus.
Anthony Perkins, Robert Forster, Yvette Mimieux, Ernest Borgnine et Maximilian Schell. Un très beau casting qui ne parvient pas à faire oublier les trop nombreuses carences du film de Gary Nelson.Visuellement, le film pique les yeux. Bien des œuvres de science-fiction datant de la même période s'en sortent avec davantage de succès. S'il demeure un point positif à accorder au long-métrage de Gary Nelson, c'est sa bande originale signée du compositeur John Barry qui, auparavant, habilla déjà deux longs-métrages de science-fiction, Starcrash : le Choc des Étoiles et Moonraker. Pour en revenir à l'aspect scientifique, certains souriront très certainement devant l'image de ce vaisseau voguant aux abords d'un immense trou noir alors même qu'en préambule les spectateurs étaient prévenu de la phénoménale puissance d'attraction de ce dernier.

Ça n'a rien à voir et ne fait que préparer l'article à venir mais, en comparaison de l'expérience cinématographique que ma compagne et moi nous nous apprêtions à vivre quelques minutes seulement après le générique de fin du Trou Noir, ce dernier pouvait encore s'envisager comme... regardable. Aspect qu'il sera évidemment délicat d'aborder puisque le prochain Je t'Aime, Je t'Aime d'Alain Resnais semble être considéré par beaucoup comme un chef-d’œuvre, une œuvre culte, un film-clé. Intouchable, donc ? Je vais me gêner...
à suivre : Je t'Aime, Je t'Aime.

samedi 11 juin 2016

Les tueurs qui inspirent le 7ème art: Dennis Rader - The Hunt For The BTK Killer de Stephen T. Kay (2005)




De la fiction...


La petite ville de Wichita peut enfin respirer. Le tueur en série qui depuis une trentaine d'années faisait régner la terreur vient enfin d'être arrêté. Derrière celui qui se fait surnommer BTK (Blind-Torture-Kill, en français Ligoter-Torturer-Tuer) se cache Dennis Rader président du conseil de l'église luthérienne du Christ et officier de surveillance des parcs urbains de Wichita. Son rôle est d'amener à la fourrière les chiens errants et de vérifier que les pelouses sont taillées réglementairement. Cet homme ne se différencie pas de tout autre habitant de la ville. Marié, il vit en compagnie de son épouse dans une classique demeure américaine et possède une cabane attenante à sa maison où il passe le plu clair de son temps libre.
Il y écrit depuis de années un manuscrit racontant sa vie de tueur en série, persuadé de tenir là un futur best-seller. Il cache également dans des tubes des objets ayant appartenu à ses victimes.

Le détective Jason Magida peut être fier et soulagé. Le monstre qui terrifie Wichita depuis tant d'années est enfin sous les verrous. Celui que l'on accuse d'avoir fait dix victimes avoue sans mal être responsable de ces meurtres. Après son arrestation, Dennis Rader est interrogé durant trente heures par le détective Magida avant d'être envoyé en prison jusqu'à son procès...

The Hunt For The BTK Killer n'est pa un film mai un téléfilm. Cela se voit d'ailleurs assez vite, ce qui ne veut pas dire que cette œuvre signée Stephen T. Kay ne mérite pa que l'on s'y attarde, bien au contraire. Car en effet, malgré l'esthétique un peu trop « lisse » de l'image qui donne à The Hunt For The BTK Killer des allures de téléfilm du dimanche après-midi, l'histoire qui nous est contée est particulièrement intéressante lorsque l'on se passionne de près ou de loin pour tout ce qui touche les tueurs en série. Le réalisateur choisit de montrer deux points de vue différents. D'un coté, celui du Detective Jason Magida, de l'autre, le plus intéressant, celui du tueur lui-même. Un homme apparemment banal mais qui dans son comportement montre des signes inquiétant. Facilement irritable, il s'enferme dans sa cabane renfermant les horribles trophées prélevés sur ses victimes. Gregg Henry (déjà grimé dans l'excellent Body Double de Brian de Palma) est méconnaissable en tueur en série. Il prend les mimiques de celui qu'il interprète et lui ressemble physiquement comme deux gouttes d'eau.

Stephen T. Kay s'attache plus à reconstituer la série de meurtres qui a terrorisé la petite ville de Wichita dans le comté du Texas que d'expliquer les raisons qui ont poussé cet homme à devenir un tueur en série sadique qui n'hésitait pas dans son enfance à s'en prendre aux animaux.
The Hunt For The BTK Killer est très bon téléfilm qui décortique certains aspects de la vie d'un tueur en série avec méthode. On regrettera que d'autres n'aient pas été abordés, toujours est-il que les deux principaux acteurs Gregg Henry et Robert Forster campent impeccablement leurs personnages. Et même si ce téléfilm n'est pas aussi réussi que certains des grands classiques du genre, il a au moins le mérite d'aborder pour la première fois l'histoire de l'un des plus terrifiants serial killers des États-Unis...

… à la réalité

Dennis Rader est un tueur en série né en 1945 et qui entre 1974 et 1991 a tué dix personnes. Lorsqu'il envoie des lettres à la police ou à la presse, il les signe des trois lettres BTK, un surnom qu'il s'est lui-même inventé. Ce n'est qu'en 2005 qu'il est arrêté alors qu'il n'a plus fait de victimes depuis plus de dix ans. Après un silence de plusieurs années, il décide d'envoyer une nouvelle lettre à la police. C'est elle qui va le trahir et mener les autorités jusqu'à lui. Toujours en prison, Dennis Rader a été condamné à dix fois la prison à perpétuité. BTK ne risque donc plus de faire parler de lui. Il passera le reste de ses jours en prison...

jeudi 29 octobre 2015

Vigilante-Justice Sans Sommation de William Lustig (1981)



Avant qu'il ne soit devenu tout à fait inenvisageable de faire d'un homme de couleur autre chose que le président des États-Unis d'Amérique ou un commissaire de police, le cinéma ne se gênait pas pour lui donner le mauvais rôle. Vigilante-Justice Sans Sommation est typiquement le genre de film glorifiant l'auto-défense comme le firent bon nombre d’œuvres dont Un Justicier dans la Ville demeure l'un des plus célèbres représentants.
Parce qu'elle a eu le malheur d'aider un vieux pompiste alors qu'une bande de loubards lui faisait des misères, une mère de famille et son fils sont les victimes de représailles sanglantes. L'enfant meurt tué par un coup de fusil, et sa mère est laissée pour morte, le visage et le corps lardés de coups de couteaux. Lorsque son époux Eddie rentre du travail le soir même, il ne peut que constater l'horreur de la situation. Après un procès expédié un peu trop vite et durant lequel le meneur de la bande est condamné à seulement deux ans de prison avec sursis, Eddie choisi de rejoindre les rangs d'une milice constituée des habitants d'un quartier peu tranquille de New-York afin de se faire justice lui-même...


Voici donc comment démarre ce film signé du cinéaste William Lustig. Son nom est bien connu des amateurs de films d'horreur puisqu'il a réalisé un an avant Vigilante, l'un des rares films réellement flippants de toute l'histoire du cinéma. Cette œuvre, c'est Maniac. Crapuleux, malsain, sanglant et véritablement angoissant, il a permis à l'acteur Joe Spinell d'entrer dans la légende. Joe Spinell d'ailleurs qui fait une courte mais remarquée apparition dans ce second film de William Lustig dans le rôle d'un avocat corrompu. Plu encore qu'un simple film d'auto-défense, Vigilante décrit avec un certain réalisme une cité urbaine en pleine décomposition.

La police est impuissante à venir en aide à ses concitoyens. Seuls moyens pour ces derniers de rester en vie, se défendre eux-mêmes. Et ce, par tous les moyens. Comme dit au début de cet article, c'est l'homme de couleur qui est à abattre. C'est lui le mauvais esprit qui plane au dessus de New-York. Pourtant, William Lustig ne lui oppose par l'homme blanc mais là aussi, un noir. Comme s'il fallait au cinéaste rétablir la balance pour qu'aucun bruit de couloir ne vienne faire grincer les dents des biens pensants ou des censeurs.
Drogue, prostitution, guerre des gangs, c'est un peu les mêmes ficelles qui nous sont resservies à chaque fois mais que voulez-vous, à l'époque ces maux là faisaient déjà l'actualité dans les médias. Vigilante est dans le registre de l'auto-défense un bon petit film qui consacre les eighties. On retrouve Jay Chattaway en compositeur, quelques courts thèmes empruntés d'ailleurs à Maniac. Principalement interprété par Robert Forster et Fred Williamson, le film n'est pas exempt de défauts. S'ils apparaissent mineurs, ils nuisent cependant au bon déroulement d'une œuvre devant permettre aux refoulés de la justice de se faire la main à travers ses personnages. Les courses-poursuites et les mises à mort font parfois peine à voir. On sent pourtant que William Lustig tient à son sujet. On retrouve un peu de cette ambiance viciée ayant éclaté avec quelques années de retard sur les grands écrans grâce à Maniac mais dans une moindre mesure.

Même si le cadre n'est pas joyeux (loi s'en faut), on adore cette description d'une ville qui s'effondre sur elle-même. L'homme blanc lui aussi est entaché d'une certaine responsabilité. Investissant les postes les plus importants de New-York (police, mairie, juge, avocat) c'est par son laxisme que certains en sont venus à se proclamer justicier. Que ceux qui considèrent Maniac comme leur film de chevet ne se trompent pas. Vigilante, s'il est plutôt violent, laisse de côté l'horreur de son prédécesseur. Ici, le réalisme demeure et c'est avant tout ce qui compte dans l’œuvre du cinéaste. L'interprétation est bonne et le film relativement jouissif. Un excellent divertissement...

samedi 30 mai 2015

L'incroyable Alligator de Lewis Teague (1980)


A Chicago, un laboratoire pratique dans le plus grand secret, des expériences sur les hormones de croissances. Afin de mener à bien ces recherches, les scientifiques font appel à Luke Gutchel, un vendeur d'animaux qui n'hésite pas à les approvisionner en chiots lors de ses pérégrinations à la fourrière.
Lorsque le cadavre démembré d'un homme est retrouvé dans une station d'épuration des eaux, l'inspecteur David Madison est en charge d'enquêter sur sa mort. Il découvre l'existence du laboratoire où sont sacrifiés des animaux au nom de la science et avec l'aide inespérée de la jeune herpétologiste Marisa Kendall, Madison commence à comprendre que l'homme a peut-être été tué par un immense alligator dont la taille dépasse de loin celle des spécimens les plus grands découverts jusqu'ici.

La police et l'armée finissent par intervenir ensemble afin de mettre la main sur la mystérieuse bête enfouie sous les égouts et qui multiplie les victimes humaines. Malgré tous leurs efforts, les autorités décident de faire appelle à Brock, célèbre chasseur et peut-être unique espoir pour la ville de Chicago de mettre un terme au massacre.

Mais les conseils avisés de Madison et Marisa laissent Borck indifférent. L'homme se met tout de suite en chasse, aidé de trois jeunes hommes noirs. Malgré son expérience de chasseur, il termine entre les immenses mâchoires de l'alligator.

La bête, désormais furieuse, hante les ruelles de la ville en quête de victime et de sources d'eau...


Réalisé en 1980 par Lewis Teague, L'Incroyable Alligator est typique de ces films d'horreur qui pullulaient déjà au cinéma à l'époque. Particulièrement efficace, l’œuvre est interprétée par d'honnêtes acteurs dont Robert Forster (Vigilante, Magnum), Robin Riker, Sydney Lassick (Vol Au Dessus D'Un Nid De Coucou) et Henry Silva, habitué des rôles de méchants (Le Marginal, Nico). Lorgnant du côté des Dents De La Mer (dont il reprend vaguement le thème musical), L'Incroyable Alligator offre d'assez agréables effets-spéciaux gores et une ambiance quelque peu crapoteuse que l'environnement cradingue des égouts de la ville facilite beaucoup. On quitte les plages familiales pour un univers beaucoup plus sombre. Celui des trottoirs d'une ville gangrenée.

On se passionne pour cette enquête qui mène un flic au passé professionnel difficile et une jeune et très jolie jeune herpétologiste dans le monde de la corruption. Une décadence qui sera finalement punie par le résultat lui-même de recherches scientifiques particulièrement subversives. Et même si certaines situations apparaissent quelque peu exagérées (le maire de la ville et le boss du laboratoire se faisant dévorer par la bête aussi facilement que si elle les avait surpris en plein sommeil), on s'en fichent puisque l'essentiel est là. Un spectacle sanguinolent efficace. Une interprétation tangible, un rythme qui ne souffre pratiquement pas de temps morts, et des effets-spéciaux qui après plus de trente ans n'ont pas à rougir face à ceux d'aujourd'hui.
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